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Sculpture de Soi

Le guide du rasage

Cet article s’adresse aux hommes, aux vrais, et notamment aux adultes pubères, heureux possesseurs d’une capilarité pleinement développée. Attendez mesdames ! Ne partez pas si vite ! Je suis sûr que vous trouverez tout de même une ou deux choses intéressantes pour vous. Vous allez comprendre trés bientôt.

Je vais parler d’un acte quotidien et fort répandu, j’ai nommé le rasage. Aujourd’hui, tout le monde ou presque se sert de rasoirs jetables et de mousse en bombe pour se raser tous les matins. J’ai moi même commencé ainsi.

Les inconvéniants des rasoirs jetables

Si ces accessoires sont si répandus, c’est sans doute qu’il sont trés pratiques. Une pression, et hop ! De la mousse à disposition. On sort le rasoir du paquet et hop ! Paré à raser, capitaine !

L’ennui, c’est qu’en dehors des aspects pratique et rapide si attractifs, rasoirs jetables et mousse en bombe présentent de nombreux inconvéniants :

  • C’est cher ! Je n’ai jamais vraiment calculé en détail, mais les rasoirs jetables reviennent vite cher. Bien entendu, il existe des qualités différentes, mais si on ne veut pas se passer la barbe à la rape à fromage tous les matins, et bénéficier d’un minimum de confort, il faut y mettre le prix.
  • Ca pollue : Un rasoir jetable, comme son nom l’indique, ça se jette. Imaginez que vous vous rasiez tous les jours pendant toute votre vie. Cela représente un bon paquet de rasoirs en plastique qui partent dans la nature. S’ils ne sont pas recyclé, bonjour les dégâts. Pareil pour les bombes de mousse à raser, qui se rajoutent à nos déchets déjà trop nombreux.
  • L’efficacité est limitée : Et oui, le truc, c’est que la plupart des rasoir jetables disposent d’une petite bande lubrifiante qui passe sur la peau juste après les lames. Vous pouvez alors avoir l’impression que le rasage est trés efficace puisque votre peau vous paraît lisse. Je vous assure qu’il n’en est rien.Personnellement, si je me rase le matin avec un jetable, le soir, je suis déjà rapeux comme du papier de verre. D’autres systèmes sont bien plus efficaces, et permettent de garder la peau douce au moins une journée complète.
  • C’est crade : Il est horriblement difficile de nettoyer un jetable. Vous pouvez le passer sous l’eau, il restera toujours des poils coincés sous la lame. C’est trés personnel, mais j’ai horreur de ça 🙂 Quand à la bombe, son tube s’encrasse, et au bout de quelques jours, on se retrouve avec un paquet de vieille mousse dans le bouchon.

Il existe de nombreuses alternatives aux rasoirs jetables. Certaines sont trés peu utilisées. D’autres ont complètement disparues. Je ne les ai pas toutes testées, mais j’en ai tout de même retenu deux intéressantes.

Le coupe-choux

Vous souvenez vous de ces vénérables lames qu’utilisaient les barbiers jadis ? Vous en avez peut-être déjà vu dans quelque western ? Encore utilisé chez les coiffeurs et les barbiers, le coupe-choux est un rasoir à lame unique, laquelle se replie pour rentrer dans le manche. Admirez l’image si vous ne voyez toujours pas de quoi je parle.

L’avantage de ce type de rasoir, c’est qu’il ne laisse absolument aucune chance au poil. Le coupe-choux procure tout simplement le meilleur rasage possible, et jamais vous n’aurez la peau aussi douce. Il m’est arrivé de garder la peau lisse deux jours entiers après en avoir utilisé un.

Autre avantage du coupe-choux : si vous en prenez soin, vous pourrez le garder toute votre vie. Une fois acheté, vous n’aurez plus guère de frais que le matériel d’entretien. Pas de déchet, rien à jeter, le coupe-choux est parfaitement écolo, et assez abordable sur le long terme.

Ajoutons qu’il s’agit d’un objet de grande classe. Le manche peut-être en bois et acier, ou en corne, et la lame imposante est souvent décorée. Si vous avez l’occasion de voir un vrai coup-choux, vous verrez qu’il s’agit d’un objet vénérable, preque une oeuvre d’art. Cela peut paraître stupide à lire, mais si vous faites réellement l’expérience d’en utiliser un un jour, vous comprendrez de quoi je parle.

Le coupe-choux est un objet imprégné d’histoire, qui rappelle à nous des souvenirs enfouis, une atmosphère empreinte de nostalgie, de films en noir et blanc, de respect des valeurs et de bon vieux temps. A l’inverse d’un rasoir jetable, simple objet remplaçable et échangeable, chaque coupe-choux possède son identité et son histoire. En utilisant un coupe-choux, vous réintroduirez dans votre famille le rituel ancestral qui consistait pour les pères à apprendre aux fils à se raser.

Vous avez déjà vu un jetable avec une histoire ? Avez vous déjà eu besoin d’enseigner à quelqu’un à utiliser un jetable ? Bref ! Tout ça pour dire qu’avec un coupe-choux, vous pourrez vous la péter grave !

Inconvéniants du coup-choux

Le coupe-choux possède de réelles qualités, mais il faudra les payer. Tout d’abord, sachez que son maniement est loin d’être aisé. Il vous faudra de nombreuses heures de pratiques avant de maîtriser son utilisation, et d’être capable de vous raser sans vous entailler le visgage.

Et oui, la moindre erreur sera immédiatement sanctionnée : coupure ! Et profonde, encore. Le coupe-choux peut-être dangereux, et il est possible de se couper assez profondément avec, étant donné que la lame n’est pas protégée.

Dans tous les cas, un rasage au coupe-choux prend du temps. La précipitation n’a pas sa place, et il faudra compter au moins une bonne demi-heure pour une séance complète.

Et puis un tel rasoir demande de l’entretien. Il faudra régulièrement l’affuter au moyen d’une pierre à aiguiser ou d’un cuir, et il faudra s’assurer que la lame reste propre pour qu’elle ne s’abîme pas.

Je dois avouer que ces inconvéniants ont fini par avoir raison de ma motivation, et après quelques semaines d’utilisation, j’ai fini par essayer un autre type de rasoir.

Le rasoir de sécurité

Après avoir abandonné le coupe-choux, je me suis rabattu sur le rasoir de sécurité à lame interchangeable à double tranchant (cf. photo) C’est à ma connaissance la solution présentant le meilleur rapport entre efficacité, efficience, sécurité, rapidité, écologie, et prix.

Ce type de rasoir possède un manche fixe surmonté d’une sorte de capuchon dévissable, et comme son nom l’indique, seule la lame doit être changée. Cette opération se fait de la manière la plus simple possible : on dévisse, on enlève l’ancienne lame, on met la nouvelle, on revisse, et voilà. Vous n’aurez donc plus besoin de passer des heures à entretenir votre rasoir.

Si le coupe-choux demeure le leader incontesté dans ce domaine, ce rasoir fourni tout de même un rasage de qualité sans commune mesure avec un jetable. Et si le risque de coupure reste un tout petit peu plus élevé, il reste indéniablement plus sûr que le coupe-choux. Et fini les poils coincés dans la microscopique lame. On dévisse un petit coup, on rince, et c’est tout propre.

De plus, quand un jetable s’essoufle au bout d’un ou deux rasages, les lames interchangeables sont beaucoup plus resistantes. Il m’est arrivé de me raser plus de dix fois avec une même lame, sans perte de confort notable. Du coup, le rasoir à lame interchangeable produit moins de déchets, et est beaucoup plus écologique.

Enfin, s’il est moins prestigieux qu’un coupe-choux, un tel rasoir reste un objet que l’on peut conserver longtemps, et conserve une certaine identité. Pour info, mon rasoir actuel appartenait au grand-père de ma dulcinée. C’est dire s’il a vécu.

Je suis réellement convaincu que ce type de rasoir est celui qui me convient le mieux. Cela dit, si le choix du rasoir est important, cela n’est pas la seule manière de modifier vos habitudes de rasage. Voici quelques conseils qui vous permettront de gagner en confort.

Utilisez un savon et un blaireau

Si vous ne deviez suivre qu’un conseil, ce serait celui-ci : remplacez votre bombe de mousse à raser par un blaireau et un savon à barbe. Je n’ai jamais vraiment apprécié la mousse en bombe. Son utilisation suppose que vous l’étaliez sur vos mains, et j’avais tendance à en mettre un petit peu partout.

L’utilisation du blaireau change tout. Le matin, au lieu de devoir saisir à pleine main la froide et impersonnelle bombonne, au lieu de vous tartiner les mains de mousse disgracieuse et peu pratique, vous aurez le plaisir de garder vos doigts propres et disponibles tout en sentant avec délice la caresse soyeuse des poils du sympathique mustélidé masser vos poils en douceur. C’est une sensation trés agréable.

Lorsque vous étalez du savon à barbe à l’aide de votre blaireau, vous massez le poil ainsi que la peau, et vous facilitez le rasage tout en diminuant le risque de coupures. De plus, les mouvements du blaireau contribuent à se débarasser des peaux mortes, et augmentent l’efficacité du rasage. Enfin, les poils sont relevés, et ils devient plus facile de les raser net. Comme le dit le proverbe : « Barbe bien savonnée est à moitiée rasée ».

Je vous déconseille d’acheter un blaireau synthétique à 5€ que l’on trouve en supermarché. Vous allez vous coller des poils partout, et ce ne sera pas confortable. Un vrai blaireau qui se respecte doit être en vrai poils de vrais blaireaux (d’où le nom, pour ceux que se demandaient). Ensuite, il existe différentes qualités, mais compter 50€ pour un bon blaireau. C’est un investissement, un bon blaireau se garde longtemps. La maque Plisson, par exemple, à fait ses preuve depuis belle lurette, et était déjà utilisée par de Gaulle ou Napoléon. De même, préférez un savon spécial conçu explicitement pour cet usage.

Une fois utilisé, le blaireau doit être rincé, et surtout rangé la tête en bas. Cela permettra à l’eau de couler, et vous éviterez de voir moisir votre blaireau.

Utilisez une pierre d’alun

La pierre d’alun est un minéral naturel que l’on trouve sous forme de pierre blanche légèrement translucide. On l’utilise en la passant sur la peau après le rasage. Les effets bénéfiques sont nombreux.

La pierre d’alun permet d’hydrater et d’adoucir la peau, et surtout de calmer le feu du rasoir. C’est à dire que si votre peau est irritée après le rasage, un passage de la pierre calmera les brûlures. Elle va même cautériser les coupures en stopper les saignements. Enfin, elle empêchera l’apparition de petits boutons suite aux micro-coupures.

La pierre d’alun est totalement naturelle, antiallergique, non polluante, efficace, et pas chère. Ce serait bête de s’en priver, non ? En bonus, elle peut même servir de déodorant, puisqu’elle empêche la formation d’odeurs sans arrêter la transpiration.

Utilisez de bonnes lames

A la base, j’utilisais des lames Gilettes trés classiques. Il s’est avéré que des lames d’autres marques étaient de bien meilleurs qualités. Maintenant, j’utilise la marque Merkur (cf. photo plus haut). Je recommande de tester plusieurs lames pour choisir celle qui vous convient le mieux.

Rasez vous au bon moment

Vous avez sûrement remarqué qu’il est trés dur de se raser le soir. Faites l’expérience. Lorsque vous vous rasez le matin, tout se passe bien. Mais en fin de journée, vous serez beaucoup plus sensibles aux coupures et aux irritations.

Cela vient du fait que votre peau se fatigue durant la journée. Pour un plus grand confort, mieux vaut donc se raser au saut du lit. Si vous devez vous raser le soir, prenez une douche juste avant pour assouplir la peau, et massez vous longuement au blaireau.

Connaissez les caractéristiques de votre barbe

Après plusieurs tentatives, j’ai remarqué que mon rasage était plus efficace et plus confortable avec deux passages : le premier dans le sens du poil, et le second dans le sens inverse du poil.

Je commence donc par raser entièrement mon visage en suivant scrupuleusement le sens du poil, puis je rince, je réétale du savon, et je recommence dans le sens inverse. Sachez tout de même que j’ai une barbe dure, et que je ne me rase qu’un jour sur deux environ.

Si votre barbe est plus douce, peut être qu’un passage vous suffira, à vous d’expérimenter. Tout ceci nécessite tout de même que vous connaissiez parfaitement l’orientation de votre barbe, c’est à dire le sens dans lequel pousse vos poils.

Pour ma part, je me suis rasé pendant des années avec un jetable sans y prendre vraiment garde. Ce n’est que lorsque je me suis mis au coupe-choux que j’ai étudié ma barbe de plus près. J’ai par exemple constaté que ma barbe n’est pas symétrique, et j’ai dû en tenir compte pour mon rasage. Vous aussi, faites cette étude si ce n’est déjà fait. Vérifiez l’orientation des poils, et leur dureté. Vous y gagnerez en confort et en efficacité.

Où trouver tous ces accessoires ?

Depuis tout à l’heure, je parle de rasoir, de blaireau, de pierre d’alun, etc. Mais où trouver tout ça ? Pour tout ce qui est rasoirs et lames, rendez vous dans une coutellerie. Normalement, vous devriez trouver votre bonheur sans trop de problèmes.

Pour le savon, si la coutellerie n’en vends pas, vous pouvez tenter d’aller faire un petit tour à la pharmacie.

Pour la pierre d’alun, le principal fournisseur est le laboratoire Osma, et vous pourrez en trouver dans des pharmacies de la chaîne Parashop, dans les grands centres commerciaux.

J’espère que comme moi, vous prendrez le temps de définir le rasage le mieux adapté pour vous. N’oubliez pas que vous allez probablement vous raser presque tous les jours, toute votre vie, et quelques heures de réflexion et de tests vous feront sûrement gagner beaucoup de confort, et économiser pas mal d’argent.

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Développement personnel

L’arme ultime contre le stress

Y a-t-il quelqu’un parmi vous qui ne se sente jamais stressé ? Si oui, vous pouvez partir, ya rien à voir. Pour les autres, vous devez savoir que le stress est quelque chose de particulièrement pénible à supporter.

Le sujet d’aujourd’hui consiste donc à apprendre à nous débarrasser du stress une bonne fois pour toute.

Le stress, fléau des temps modernes

Le stress est une calamité, une force terrible qui sape notre moral et mine notre santé. Des recherches ont montré qu’un fort niveau de stress pouvait avoir des conséquences désastreuses sur la qualité de vie :

  • Hypertension, risques cardio-vasculaires
  • Mauvaise qualité du sommeil, insomnie
  • Anxiété, tristesse, désespoir, déprime
  • Irritabilité, hostilité, violence
  • Fatigue, épuisement
  • Perturbation de la digestion, diarrhée, ulcère
  • Affaiblissement du système immunitaire, réactions allergiques
  • Problèmes de concentration et de réflexion, perte de mémoire
  • Diminution de la productivité personnelle, mauvaise créativité
  • Diminution des performances sexuelles (et oui !)

Et la liste est encore longue. Vous l’aurez compris, stress = pas glop1 ! A ce rythme là, autant se tirer tout de suite une balle dans la tête, on gagnera du temps.

Et pourtant, partout autour de moi, j’entends des gens dire « Ohlala, je n’arrête pas de courir partout », « J’ai jamais le temps de rien faire », « Pfou ! vivement les vacances » Et j’en passe. Et ces gens stressent, stressent, stressent ! Ils feraient bien de se poser deux minutes, et de réfléchir tranquillement aux conséquences de leurs actes. À quoi bon vivre en étant stressé en permanence ?

Remonter à la source

Pour soigner le stress, nombreux sont ceux qui prônent la relaxation, le sommeil, une alimentation équilibrée, etc. Ces remèdes sont excellents, et constituent de toutes manières de bonnes pratiques de vie, mais ils s’attaquent aux symptômes, et pas au mal. Pour guérir le stress, ma méthode est encore plus efficace : il suffit de ne pas stresser 🙂

Cette méthode, je l’ai développé au fil des années, et je l’utilise quotidiennement. Je peux vous assurer qu’elle est efficace : mon entourage pourrait vous le confirmer. Je suis souvent qualifé de « trés calme ». On m’a même plusieurs fois reproché de l’être « trop ».

Cette méthode miraculeuse se résume à peu près ainsi :

  1. Ne faites pas une montagne de quelque chose si ce n’est pas vraiment grave
  2. Souvenez vous que rien n’est vraiment grave

Et voilà, vous êtes maintenant paré à affronter sereinement les situations les plus impitoyables de la vie. Pardon ? Plus de détails ? Trés bien, trés bien… Voici donc quelques conseils pour mettre en pratique ce que vous venez d’apprendre.

Vous êtes responsable de votre stress

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’aucun événement n’a de signification intrinsèque. C’est à dire que rien n’est grave en soi. Les événements n’ont que la signification que vous voulez bien leur accorder. Ainsi, si vous décidez que quelque chose n’a pas d’importance, et qu’il n’y a pas lieu de s’en faire, alors vous ne vous ferez pas de mauvais sang.

L’inverse est vrai. Nombreux sont ceux qui considèrent le moindre imprévu anodin, le moindre contre-temps, le moindre souci comme des catastrophes. Ces gens stressent à tout bout de champ, sans arrêt, avec les conséquences que l’on sait.

Pour illustrer ceci, prenons un exemple un peu extrême : celui de la mort. A priori, chez nous, il n’y a rien de plus terrible que de perdre un proche. Pourtant, dans d’autres cultures, ce même événement est fêté avec joie, et les gens se réjouissent en pensant que le défunt est plus heureux dans l’au-delà.

Le fait qu’un événement vous stresse n’est pas la faute de l’événement, c’est votre faute à vous. C’est vous qui vous le représentez d’une certaine manière, en fonction de vos expériences, vos valeurs, vos croyances, votre physiologie, et bien d’autres paramètres (je les détaillerai dans un prochain article).

Le schéma est toujours le même : un événement survient (panne de voiture), vous le représentez d’une certaine manière (arhr, j’en ai marre, quelle tuile), ce qui vous conduit à certains états (stress).

A priori, vous n’avez aucun contrôle sur les « tuiles » qui vous tombent dessus. En revanche, vous pouvez influer sur vos représentations pour parvenir aux états qui vous conviennent le mieux. Première étape, prenez conscience de cet état de fait, et assumez l’entière responsabilité de votre stress. Quand vous aurez cessé de l’attribuer à des causes externes, vous aurez fait un grand pas en avant.

La bonne nouvelle, c’est que puisque vous créez votre stress, vous détenez également le pouvoir de le faire disparaître.

Une question de perspective

Tout est une question de perspective. Face aux événements, nombreux sont ceux qui ne voient que le côté négatif. Pourtant, chaque situation à des côtés négatifs et positifs. Pourquoi ne pas se focaliser sur le positif, et délaisser le négatif ?

La prochaine fois que vous manquerez votre train, au lieu de vous lamenter « Ahrr ! Je vais être en retard à ma réunion d’affaire trés importante, c’est une catastrophe ! », pourquoi ne pas penser en souriant « Bon, et bien il me reste deux heures avant le prochain. Ça tombe bien, j’ai toujours rêvé de visiter la ville ».

Parfois, les conséquences négatives de quelque chose sont directement visibles, tandis qu’il faut fouiller un peu pour découvrir le côté positif. Les avantages d’une situation désagréable sont souvent indirects. Faites l’effort de chercher. Faites vraiment l’effort. Si vous vous contentez de lever les yeux en l’air 5 secondes avant de dire « non, désolé, je suis vraiment dans la m…, je ne vois rien de positif là dedans », alors cette situation n’aura réellement aucun aspect positif pour vous.

C’est un travail de l’esprit. Faites le test maintenant : pensez à une situation de votre vie qui vous déplaît, ou un problème que vous affrontez en ce moment, et qui génère du stress. Maintenant, essayez de dégager tous les points positifs relatifs à cette situation, même les plus indirects. Si vous pratiquez souvent, ce mode de pensée deviendra un réflexe.

C’est exactement ce que font ceux qui prétendent que marcher dans la m.. porte bonheur 😉

Vous venez de vous faire virer ? Peut-être que ce job n’était pas fait pour vous, et qu’il ne vous rendait pas heureux ? Voici une excellente opportunité de rechercher quelque chose de mieux. En attendant, vous voilà avec plein de temps libre pour profiter de la vie.

Votre copine vient de vous plaquer ? Après tout, vous êtes bien mieux sans elle. À vous la liberté ! Vous allez pouvoir sortir, vous éclater, et peut être enfin trouver le temps de faire du sport, pour vous façonner un corps d’athlète. Et qui sait ? Peut-être que la prochaine fois qu’elle vous reverra, elles tombera en pamoison devant votre nouveau corps de rêve ?

Vous avez sûrement déjà entendu cette phrase : « Bha ! Dans 20 ans, j’en rirai ». Peut-être même l’avez vous déjà employée ? Et bien, pourquoi ne pas commencer à en rire dés maintenant ?

L’humour est une arme formidable contre le stress, et tourner vos soucis en dérision vous aidera considérablement à les relativiser. Le rire a des vertues innombrables, et ses effets sont diamétralement opposés à ceux du stress. Et n’oublions pas cette dévise de Figaro, personnage de Beaumarchais :

Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer

Relativisez le côté négatif

Suddenly things seem crystal clear to me ...
Crédit photo : annia316 ღ

En plus de voir le côté positif, tâchez également de relativiser le côté négatif des choses. Vos problèmes sont-ils si grave que ça ? Méritent-ils vraiment que vous en perdiez le sommeil ? Prenez 5 minutes pour y réfléchir.

Imaginez quelles seront les conséquences réelles qu’auront sur vous les événements qui vous causent tant de stress. Projetez vous dans le futur. Dans une semaine, un moins, un an. Que restera-t-il vraiment de vos problèmes ?

Une autre technique intéressante, c’est d’utiliser le « et alors ? ». Parfois, quand quelqu’un me fait part d’un « grave problème », je le considère d’un air surpris en lui demandant « et alors ? ». Et l’autre me répond « Mais c’est une catastrophe ! Ah bon ? Pourquoi ? Mais parce que c’est trés embêtant ! Mais pourquoi ? Oh ! Tu m’énerve, à la fin ! »

Quand vous croulez sous les soucis, utilisez le « et alors ? » pour en découvrir la gravité réelle. Après plusieurs « et alors », vous découvrirez souvent que les catastrophes qui vous tombent dessus ne sont pas plus graves que des cloques aux pieds2.

« Arh ! J’ai raté mon train ! Et alors ? Je vais arriver en retard ! Et alors ? Je vais rater le début de la réunion ! Et alors ? Je vais devoir me taper le compte rendu de réunion ! Ben, tu en as pour 5 minutes à le parcourir ?! Oui, mais… bon! »

Une dernière méthode, pour relativiser, c’est de comparer vos malheurs à ceux qui sont encore plus malheureux. Il y a une chose que j’ai remarqué de nombreuses fois, c’est que les gens qui ont subis des soucis vraiment importants (problèmes de santé, perte d’un être cher, etc.) sont souvent gentils, serviables et généreux, et respirent le bonheur et la joie de vivre.

Peut-être cela vient-il du fait que ceux-là ont appris à relativiser, et qu’à côté de leurs plus grands malheurs, rater un train n’est pas grand chose ? Alors, pourquoi attendre de subir de tels ennuis pour apprendre à relativiser ?

Faites preuve de souplesse

Devise shadock : s'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème

Une devise shadock dit « s’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème ». Sous l’apparence comique second-degré se cache un véritable principe de vie (si si !). Tout problème a sa solution, y compris les votres.

Quels que soient les ennuis qui vous tombent dessus, il existera toujours un moyen d’en venir à bout. Si vous parvenez à vous en persuader, vous aborderez les épreuves de la vie beaucoup plus sereinement.

En pratique, quand un problème me tombe dessus, je m’imagine dans le futur à un moment ou le problème sera résolu. Ensuite, je pense à ce qui s’est passé entre ce moment et le moment présent. Même si la solution ne vient pas forcément toute seule, cela me soulage énormément de penser à quel point cette situation déplaisante n’est que provisoire.

Si vous pensez réellement qu’une solution au problème existe, vous allez réellement agir pour la trouver. En revanche, si vous considérez d’emblée le problème comme insoluble, vous vous contenterez de subir les événements en vous laissant abattre. Dans le premier cas, le fait d’agir pour résoudre vos problèmes vous aidera effectivement à trouver une solution.

Si vous séchez décidément sur un problème, c’est peut être que vous ne le considérez pas sous le bon angle. C’est l’essence même de la devise shadock : si vous ne trouvez pas de solution, c’est peut-être que vous ne vous attaquez pas au bon problème.

Vous n’arrivez pas à trouver un nouveau job ? Avez vous pensé à créer votre boite ? Votre petit copain refuse de vous revoir ? Au lieu de le harceler, peut-être est-il temps de commencer à chercher quelqu’un d’autre ?

Faites preuve de souplesse. Cette philosophie est à la base d’un art martial tel que le judo3, utiliser la force de l’adversaire, et non aller contre elle. Si vous êtes coincé par quelque chose, ne vous acharnez pas. Allez voir ailleurs, et peut-être qu’au retour, vos soucis auront d’eux même trouvé réponse. Et adieu le stress !

Voyez les échecs comme de l’expérience

Dans la vie, il n’y a pas que des réussites. Nous avons tous nos quotas d’échecs. Face à nos ratés, nous avons deux possibilités : Nous pouvons nous enfoncer, et penser « Je suis nul, je n’arriverai jamais à rien ». Nous pouvons également en tirer de la force, penser « Ok, je me suis planté. Ça arrive à tout le monde. Maintenant, tirons les leçons de nos échecs, et allons de l’avant ».

Ce sont deux façons différentes de considérer la même situation. Mais l’une vous affaiblira, vous fera douter de vous, ronger votre frein, et tourner du mauvais sang. L’autre vous rendra plus forte, et augmentera votre pouvoir personnel. Laquelle choisissez vous ? N’oubliez pas les leçons du brave Nietzsche :

Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort

Une fois que vous aurez fait votre cette sage devise, la peur de l’échec vous tourmentera bien moins. En considérant certaines situations, non comme des dangers, mais comme des opportunités, vous rendrez votre vie beaucoup moins désagréable.

Travaillez vos positions

Vous souvenez vous que votre physiologie influe énormément sur votre état d’esprit ?. Le stress, qui équivaut à une tension de l’esprit, va causer d’énormes tensions dans vos muscles. Si elles persistent, elles peuvent finir par être douloureuses.

C’est ce qui explique la douleur que vous pouvez ressentir dans la nuque, les épaules et le dos durant les périodes de stress. D’ailleurs, c’est dans ces moments qu’on accueille un bon massage avec le plus de plaisir.

Ainsi, si vous voulez vous détendre l’esprit, commencez par détendre votre corps. Faites vous masser, ou bien pratiquez l’auto-massage. Respirez profondément, prenez conscience de vos tensions musculaires, et appliquez vous à les faire disparaître consciemment. Au fur et à mesure de la disparition de vos tensions, votre esprit, lui aussi, se sentira libéré.

Sur le long terme, pourquoi ne pas pratiquer des arts qui mettent l’accent sur la connaissance de soi et le relâchement des muscles, tels que l’aïkido, le yoga, ou le tai chi chuang ? Une pratique régulière permet d’apprendre à se détendre le corps comme l’esprit dans la vie de tout les jours.

Découvrez notre méthode complète contre le stress

De nombreux lecteurs m’ont demandé plus d’articles pour apprendre à lutter contre leur stress. J’ai décidé de m’attaquer à la rédaction d’un véritable guide de survie face au stress.

  • Découvrez quelles sont les véritables origines du stress
  • Des nombreux conseils et astuces pour nettoyer votre environnement du stress
  • La technique pour devenir beaucoup plus resistant et arrêter de stresser
  • Des dizaines de techniques de relaxation et de gestion du stress
  • Et bien d’autres choses encore

Si vous cherchez une méthode simple et efficace pour vous débarrasser définitivement du stress et de l’anxiété, n’attendez pas, ce livre est fait pour vous.

Pour conclure

Ces quelques conseils sont ceux que j’applique au jour le jour pour m’épargner le stress. Essayez-les, vous m’en direz des nouvelles. Si ça ne suffit pas, d’autres solutions existent. Maintenant, attention à ne pas tomber dans l’excès inverse. Il ne s’agit pas de perdre le sens des réalités, mais simplement de se soulager l’esprit, et de rester en bonne santé.

N’oubliez pas qu’à la base, le stress est une réaction naturelle nécessaire à la survie. Ne négligez pas les messages que vous envoie votre corps.

  1. Pour ceux qui se demanderaient d’où vient cette sympathique expression, et quelle est sa signification exacte, sachez qu’il s’agit de l’expression employée par Pifou, pour manifester son mécontentement. Pour mémoire, Pifou est un personnage de bande-dessinée, et également le fils de Pif le chien []
  2. Quoique parfois, les cloques aux pieds peuvent être extrèmement dérangeantes. Mais nous nous égarons. []
  3. Judo signifie « voie de la souplesse » []
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Développement personnel

Qui sont vos modèles ?

Rien ne sert de courir, il faut partir à point. Telle est la maxime proposée par le sage Jean de la Fontaine. Seulement, le brave homme a oublié un point essentiel : encore faut-il avancer dans la bonne direction.

Comme une plante nécessite parfois un tuteur pour pousser droit, les hommes ont besoin de modèles pour évoluer. Durant l’enfance, ce rôle est tenu par les parents, puis par d’autres personnes au cours des différentes phases de la vie (les copains de classe, le chanteur à la mode, le superhéros de film, les collègues de bureau, le conjoint, etc.)

Choisir un modèle permet de se donner une image idéale à atteindre, des exemples de comportements, d’idées, parfois même de styles à adopter. Bref, quelqu’un à qui ressembler.

Malheureusement, une fois un certain âge atteint (variable, selon chacun), la plupart des personnes estiment qu’il est temps de « vivre par elles mêmes », et cessent de prendre exemple sur autrui. Une fois leurs schémas comportementaux bien établis, elles cessent d’en rechercher de nouveaux autour d’elles, et se contentent de vivre sur leurs acquis sans plus se remettre en question.

Un autre problème courant est l’adoption de mauvais modèles. L’exemple classique, c’est l’ado en recherche d’identité qui cherche à imiter les « gros durs » de l’école, adoptant parfois des comportements dangereux voire autodestructeurs.

Pourtant, il n’y a pas d’âge pour évoluer. Et quand on évolue, on a toujours besoin de modèles pour avancer dans la bonne direction. Voici donc quelques conseils pour vous choisir le modèle qui vous convient.

Se remettre en question

La première étape du processus, c’est d’accepter de se remettre en question. Un modèle doit servir de tuteur pour l’évolution, et qui dit évolution dit changement. Commencez par admettre que nul n’est parfait, et que vous ne faites pas exception à la règle. Même moi, j’ai des défauts ! Vous imaginez1 ?!

Commencez par faire le point sur les aspects de votre personalité que vous voudriez améliorer. Quels sont les défauts que vous voudriez corriger ? Quels sont les qualités que vous souhaiteriez développer ? Quelles compétences voudriez vous acquérir ? Dressez une liste, et triez les éléments par ordre d’importance.

Si vous hésitez, une bonne méthode consiste à passer en revue les gens que vous admirez. Quelles sont les caractéristiques de leur personalité que vous appréciez le plus ? Qu’est-ce qui fait que vous les admirez tant ? Il est probable que ce seront les points que vous souhaiterez développer chez vous.

Par exemple, vous pourriez arriver à la conclusion suivante : « J’aimerais être plus patient, plus persévérant, et moins renfermé ».

Je pense qu’il est bon, au moins dans un premier temps, de ne considérer qu’un nombre restreint d’éléments. Après tout, personne ne vous demande de devenir parfait du jour au lendemain. Le développement personnel est une route, pas une destination. Ainsi, concentrez vous sur une ou deux caractéristiques.

Je me répète peut-être, mais pour parvenir à évoluer, il faut réellement le vouloir. Si vous n’avez aucune envie d’évoluer, libre à vous. Je ne suis pas là pour vous forcer. Vous êtes grands, maintenant 🙂 Mais tant que vous n’aurez pas effectué cette démarche, vous ne trouverez aucun modèle valable. Comme le dit un proverbe boudhiste : Quand l’élève est prêt, le maître apparait.

Se choisir un modèle

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Crédit photo : Ol.v!er [H2vPk]

Vous voilà maintenant pleinement conscient de vos imperfections, et désireux de faire évoluer votre personalité. L’étape suivante va être de choisir un modèle approprié, lequel saura vous inspirer pour atteindre votre but.

Vous allez devoir choisir une ou deux personnes qui détiennent ces facultés que vous devez acquérir. Vous souhaitez devenir plus social ? Pensez à un fêtard de vos amis pour qui la communication n’a pas de secret. Vous souhaitez devenir moins stressé ? Choisissez quelqu’un dont la philosophie et le calme sont à toute épreuve.

Tout à l’heure, vous avez passé en revue les gens que vous admiriez ? Et bien c’est sans doute parmi eux que se trouvent les meilleurs modèles. Puisqu’en général, les gens que l’on admire détiennent des qualités et les compétences que l’on convoite. Et c’est d’eux qu’on aimerait le plus être admiré.

Un bon modèle est quelqu’un que l’on connait bien, et dont ou peut facilement prévoir le comportement. Préférez donc un proche, un membre de la famille ou un ami. Évitez de prendre pour modèle le chanteur à la mode, ou je ne sais quelle star médiatisée que vous n’avez même jamais aperçu en vrai. Ces gens sont souvent admirés pour de mauvaises raisons, et leur personalité est idéalisée.

Nous avons tous dans notre entourage des gens que nous admirons pour certaines de leurs capacités, ou pour certains aspects de leur personalité. Généralement, le choix d’un ou plusieurs modèles se fait assez naturellement. Passons maintenant à l’étape suivante, à savoir…

Suivre l’enseignement de votre modèle

Nous allons donc apprendre à suivre l’enseignement d’un modèle. Avant toute chose, vous devez savoir qu’un modèle n’est pas un mentor, qui vous enseignera tout ce qu’il sait. Ce n’est pas non plus un coach, qui vous guidera activement à travers les étapes de votre développement personnel. Ce n’est pas un enseignant auquel vous poserez des questions pour savoir « comment il fait ».

Le concept clé, ici, est l’imitation. Vous allez devoir analyser de quelle manière votre modèle réalise ce qu’il réalise, et vous servir de votre étude pour faire la même chose. Pour cela, je pense qu’il est mieux que votre modèle ne soit même pas au courant de la chose. En gros, évitez d’aller le voir en lui disant « eh ! tu sais, tu es mon modèle ».

Si vous procédez ainsi, vous risquez de biaiser son comportement lorsqu’il sera en votre présence, puisqu’il se saura observé. Comme en physique quantique, la mesure modifie l’état du système. En clair, votre observation modifiera ce que vous voulez étudier, et vous l’aurez dans l’os.

Procédez plutôt comme un journaliste animalier, qui observe en évitant autant que possible de se montrer. Moins intrusive sera votre observation, mieux ce sera.

Délimiter le contexte de l’étude

Il est important de délimiter le contexte précis de l’étude, pour ne pas vous disperser. Pour cela, posez vous les questions suivantes :

  • Quelles sont les compétences / qualités que je souhaite observer ?Tout n’est pas forcément bon à prendre chez votre modèle, et ses qualités ne l’empêchent pas d’avoir d’autres défauts. Sachez dés le début délimiter les points que vous allez observer.
  • Quelles sont les situations propices à l’observation ? Si vous voulez découvrir comment votre modèle parvient à se faire des amis, à quoi bon l’observer quand il fait la vaisselle ?

L’apprentissage passe par l’observation

Vous voilà dans la bonne situation, vous savez quoi observer : vous êtes maintenant fin prêt pour l’étude. Il faut maintenant analyser les comportements de votre modèle, en vue de les reproduire plus tard.

Que pense-t-il ? Quel est son état d’esprit ? Que dit-il, avec quels mots, quand, à qui, et à quelle fréquence ? Que fait-il ? Comment se tient-il ?Quelles sont les expressions faciales qu’il affiche ? Est-il souriant ? Confiant ? Taquin ? Lance-t-il des blagues ou est-il sérieux ?

Ne vous contentez pas d’une analyse superficielle, essayez vraiment de vous imprégnez de sa personalité, son état d’esprit, sa physionomie, ses idées, ses valeurs, ses croyances, etc.

Reproduire ce que vous avez observé

Radiateur !
Crédit photo : Fanch The System !!!

Nous en arrivons au point crucial du processus. Le temps est venu de mettre en pratique ce que vous avez appris ! tatadadaaaam (musique grandiose) !

Et bien, que dire, sinon « lancez vous ! » ? Vous savez dans quelles situations vos défauts s’expriment. Vous savez dans quel contexte vous mettriez en application vos nouvelles compétences. Et bien à ces moments là, au lieu de laisser s’exprimer vos schémas comportementaux habituels, prenez quelques secondes pour réfléchir.

Si j’étais Machin, qu’est-ce que je penserais ? Que dirais-je ? Que ferais-je ? Comment me tiendrais-je ? Comment réagirais-je ? etc. C’est à vous de jouer.

Avant de conclure cet article, je voudrais ajouter quelques petites précisions. D’abord, ne perdez pas de vue votre objectif. Vous allez devoir « copier » certains aspects de votre modèle, certes. Mais n’oubliez pas qu’il ne s’agit pas d’imiter pour imiter, mais de s’approprier des compétences et des qualités. Vous devez les faire votre, et pas vous contenter de les simuler.

Ensuite, n’oubliez pas de rester vous-même. Un modèle ne sera jamais rien d’autre qu’un tuteur qui vous aide à pousser dans la bonne direction. Vous ne devez pas devenir quelqu’un d’autre, ni vivre dans sa réalité. Il s’agit simplement d’évoluer.

Enfin, peut-être vous poserez vous la question : pendant combien de temps devrai-je continuer à prendre des modèles ? Ma réponse : tant que vous ne serez pas parfait 😉 Continuez, et un jour, le modèle, ce sera vous.

  1. Je sais, je sais, c’est dur à croire, mais c’est ainsi. Cela dit, je n’en ai pas tant que ça, rassurez vous 😉 []
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Amour/ Couple

Pourquoi les femmes ne disent jamais ce qu’elles pensent ?

Bernard et Bernadette sont mariés depuis des années. Un jour, alors que Bernard passait près d’elle, Bernadette lâche innocemment « Tiens, ça fait longtemps que nous ne sommes pas allé au restaurant ». « C’est vrai », répond nonchalemment Bernard en cherchant sa bière dans le frigo, avant de retourner s’asseoir devant la télé.

Au bout d’une heure ou deux, Bernard constate que quelque chose ne va pas. Mais quoi ? Après quelques secondes de réflexion, il comprend : la maison est silencieuse. Beaucoup trop silencieuse, et cela le met mal à l’aise.

Après encore quelques secondes, Bernard comprend ce qui ne va pas : Bernadette n’a rien dit depuis de longues minutes. Elle qui habituellement meuble le silence de son babillage incessant, voilà qu’elle n’émet plus un son.

De longes années de mariage ont fait de Bernard un mari expérimenté, et il sait que lorsque Bernadette se tait, c’est trés mauvais signe. Il décide d’aller au devant des ennuis pour limiter les dégâts, et appelle « Bernadette ! Ça va ? ». Pas de réponse. Il s’extrait de son fauteuil, et trouve Bernadette dans sa cuisine, en train de préparer le diner du soir, la mine renfrognée.

« Bernadette, quelque chose ne va pas ? Ca va trés bien ! » répond elle séchement sans détourner la tête de ses fourneaux. « Tu es sûre que tout va bien ? Bien sûr, pourquoi ça n’irait pas ?! S’il y a quelque chose, tu peux me le dire ».

Bernadette se retourne alors, et déverse un torrent de bile, un flot implacable de récriminations, une montagne de reproche. Bernard ne l’écoute pas ! Il ne pense qu’à lui ! De toute façon, ses émotions à elle ne comptent pas, elle n’est bonne qu’à préparer le repas et faire le ménage ! Ça fait des mois qu’il ne sont pas allé au restaurant, et quand elle lui en parle, il ne lui vient même pas à l’idée de l’inviter !

Profitant d’une seconde de répit, Bernard s’exclame « Mais, si tu voulais aller au restaurant, pourquoi ne me l’as tu pas demandé ? » Sur quoi Bernadette enchaîne « Je t’en ai parlé, tu ne m’écoute jamais, tu n’as aucune sensibilité, tu es un monstre, de toutes façons, mes parents m’avaien prévenu, etc. »

Ça vous rappelle quelque chose ?

Communication homme / femme : mission impossible ?

Dispute

Si la scène décrite plus haut éveille en vous quelque douloureux souvenir, c’est que vous avez déjà expérimenté les difficultés de communications homme / femme.

Vous souvenez vous ? Hommes et femmes ne parlent pas pour les mêmes raisons. Pour résumer, les hommes parlent avant tout pour informer et trouver des solutions aux problème. Les femmes parlent d’abord pour tisser des liens sociaux et soulager leur stress.

En plus de ces différences, un autre problème vient entraver la communication entre les sexes : les hommes sont directs, les femmes sont indirectes.

Discours direct, discours indirect

Comme dans le cas de Bernard, beaucoup d’hommes ont des difficultés à comprendre quand une femme leur demande quelque chose, parce qu’elle utilise généralement un discours indirect. Elle reste floue, vague, imprécise, et tourne autour du pot sans jamais en venir au fait. Du moins, c’est l’impression qu’ont les hommes.

Parallèlement, beaucoup de femmes trouvent que les hommes sont trop directs, agressifs voire grossier dans leur discours, et qu’il feraient bien, de temps en temps, de « mettre des gants ».

Par exemple, voici des exemples de la même demande, formulée d’un ton plus ou moins direct :

  1. Invite-moi au restaurant
  2. Tu veux bien m’inviter au restaurant ?
  3. Pourrais-tu m’inviter au restaurant ?
  4. Penses-tu qu’on pourrait aller au restaurant ?
  5. Ce serait pas chouette d’aller au restaurant ?
  6. T’as pas envie d’aller au restaurant ?

Ces formulations vont d’un discours complètement direct à un discours complètement indirect. Les hommes utiliseront généralement plutôt les trois premières formes, tandis que les femmes préfèreront les trois dernières.

Pour un homme, le discours obéit toujours à un objectif précis, il doit être pratique et direct. Ainsi, s’il décide qu’il a envie d’emmener sa compagne au restaurant, il le dira sans ambiguïté ni fioritures : « Allons au restaurant ».

Pour une femme, en revanche, le discours possède une vocation sociale. Les femmes sont les gardiennes du nid, elles doivent préserver l’harmonie, maintenir des bonnes relations et éviter les conflits.

Elles préfèrent donc parler tout en nuance, et éviter les confrontations en n’étant pas trop directes. C’est pourquoi elles utilisent tant des expressions telles que je pense, si je ne me trompe pas, il me semble, du genre, quelque chose comme ça, etc.

Les hommes sont pratiques, les femmes évitent les conflits

Confidence
Crédit photo : Enzo D. (Zoen)

Entre femmes, ces imprécisions ne posent aucun problème. Elles sont en effet trés douées pour repérer les nuances dans les discours, et lisent trés bien le langage corporel de leurs interlocutrices, leur cerveau étant bien plus performant dans ce domaine que celui des hommes.

Les ennuis arrivent lorsqu’une femme utilise le discours indirect avec un homme. Ce dernier, en effet, est généralement incapable de comprendre toute la subtilité du discours et du langage corporel de madame. Par conséquent, le message passe complètement à côté de sa cible : le pauvre n’a rien compris, il s’énerve, et la discussion dégénère en scène de ménage.

Même topo quand il s’agit de signaler un problème, les hommes seront directs, et diront : « Tu as oublié d’éteindre la lumière ». Les femmes beaucoup moins : « Tiens, tu laisse la lumière allumée ? ».

Ce manque de subtilité dans la fonction discursive à une autre conséquence amusante (attention, mesdames, vous allez sourire) : les hommes prennent littéralement les mots au pied de la lettre. Ainsi, si une femme se plaint : tu ne m’emmène jamais au restaurant, elle veut dire : cela fait longtemps que nous sommes allés au restaurant, et j’aimerais que tu m’invite à sortir manger dehors. Mais l’homme comprendra : Tu ne m’emmène jamais au restaurant.

Il s’empressera donc de démentir cette assertion complètement fausse : Ce n’est pas vrai, nous sommes allé au restaurant le mois dernier ! Ce qui ne risque pas de faire avancer la conversation.

Comment faire agir un homme ?

De même, lorsqu’une femme demande : peux-tu sortir la poubelle ?, cela signifie : Sors la poubelle maintenant ! Mais un homme comprendra : peux-tu sortir la poubelle ? Ce à quoi il répondra : oui (implicitement : je peux le faire), alors que la femme comprendra : oui (je vais le faire). Pour l’homme, sa réponse n’est pas considérée comme une promesse, et ne l’engage à rien. Je sais de quoi je parle, c’est du vécu…

Et c’est ainsi qu’on en arrive à des déchirements dans les couples, tout ça à cause d’une simple histoire de poubelle. « De toutes façons, c’est moi qui me tape toutes les tâches ménagères. T’es qu’un gamin irresponsable ! Oh ! Lâche moi la grappe ! T’en as pas marre de me harceler !? »

Si elles veulent qu’un homme agisse, les femmes doivent le dire clairement et directement, et formuler leur demande de manière qui appelle un engagement. Les questions commençant par « peux-tu » ou « pourrais-tu » sont donc à exclure. Préférez plutôt commencer par « veux-tu ». Veux-tu réparer l’ampoule ?

Si l’homme donne son assentiment, demandez lui quand précisément il compte le faire, et ne le lâchez pas tant qu’il n’aura pas donné une réponse précise dans le temps. « Après mon film », ou « tout de suite après manger » sont ok. « Dans 5 minutes », « Bientôt » ou « Dés que j’aurai le temps » ne sont pas valable.

Comment régler ces problèmes

Sunset Discussion
Crédit photo : Automania

Pour surmonter ces différences, les hommes doivent prendre conscience que les femmes utilisent le mode indirect, que c’est leur façon de faire, et qui obéit à un objectif précis : maintenir l’harmonie. Ils n’y a donc pas lieu de s’en offusquer. Lorsqu’une demande leur paraît floue, ou qu’une femme tourne autour du pot, ils doivent demander « explique moi exactement ce que tu attend de moi, s’il te plaît ».

De leur côté, les femmes doivent accepter le fait que les hommes ne sont pas aussi bien équipés qu’elles en matière de communication. Par conséquent, il est normal qu’ils soient « largués » de temps en temps. Elles doivent comprendre que les hommes parlent dans un but précis, et qu’il n’est pas besoin de tourner autour du pot avec eux.

J’espère que cet article pourra contribuer à éviter quelques disputes dans les couples. La prochaine fois, nous verrons pourquoi les femmes ne savent pas faire des créneaux 😉

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Compétences sociales

Tout sur les poignées de main

Parmi les nombreux gestes que nous accomplissons tous les jours, serrer des mains est un des plus courant. A force de le répéter, il devient machinal, et nous n’y pensons même plus.

Pourtant, saviez vous qu’il était possible d’apprendre énormément de choses d’une personne en lui serrant la main ? D’ailleurs, la réciproque est vrai : quand vous saluez quelqu’un en lui serrant la main, vous lui transmettez beaucoup d’informations sur vous.

La poignée de main est particulièrement importante lors de la première rencontre. Votre maman avait raison, les gens se font une opinion de vous dés les premières secondes. Or, quelle est la première chose que l’on fait lorsqu’on est présenté à quelqu’un ? On lui serre la main, bravo ! (yen a au moins un qui suit, ça fait plaisir)

Par conséquent, si votre poignée de main n’est pas convainquante, si vous ne serrez pas comme il faut, vous pourrez trés bien passer dés les premières secondes pour une minable lopette, un tyran dominateur, ou un abruti dégénéré. Ce n’est pas ce que vous voulez, n’est-ce pas ?

Et bien, voyez comme je pense à vous ! Pour vous permettre de projeter une bonne première impression, pour vous apprendre à distribuer des poignées de mains convainquantes, je vous ai concocté ce petit guide des poignées de mains.

soumission, domination et statut social

Globalement, le fait de montrer ses paumes de main est un signe de non aggression, d’excuse et de soumission. Lorsque vous voulez montrer à quelqu’un que vous ne portez pas d’armes, vous montrez vos paumes ouvertes en écartant les bras du corps. Vous faites le même mouvement lorsque vous voulez prouver votre bonne foie ou votre innocence. Vous montrez encore vos paumes en disant « tu as raison », ou en mendiant quelque chose, ou encore en suppliant quelqu’un.

En revanche, cacher ses paumes en tournant les mains vers le bas est un geste d’autorité et de domination. Vous désignez quelqu’un avec votre paume tournée vers le sol lorsque vous lui donnez une directive ou un ordre.

Vous désirez connaître celui qui porte la culotte dans un couple ? Observez les marcher main dans la main. Trés souvent, celui dont la paume recouvre l’autre (paume vers le bas, donc) sera le dominant. La plupart du temps, c’est à monsieur que revient cet honneur.

Sur les photos, les hommes politiques tentent toujours de se placer à gauche, parce qu’ainsi, leur main recouvrira celle de leur interlocuteur. Malin, non ?

Ces différents mouvements trouvent un écho dans la poignée de main. Lorsque vous serrez une main, vous pourrez grosso-modo transmettre trois attitudes : autoritaire voire dominateur en tournant la paume vers le bas, ouvert voire soumis vers le haut, ou égalité avec l’autre.

Bien entendu, à moins d’être un maître en communication expert en langage corporel, toutes ces attitudes ne sont pas volontaires. Le message est transmis et reçu de manière inconsciente. Mais il est bien là, je peux vous l’assurer.

Autorité ou domination ?

Un individu dominateur aura tendance à diriger sa paume vers le bas en serrant les mains, pour montrer son autorité. De plus, la pression exercée par sa main sera plus importante que la moyenne. Vous pouvez avoir recours à ce type de poignée de main si vous saluez un subordonné, par exemple, ou encore si vous voulez paraître autoritaire et sûr de vous.

En revanche, prenez garde à ne pas abuser, car si vous transmettez un message trop autoritaire, vous pourrez provoquer un sentiment d’hostilité plus ou moins conscient chez votre interlocuteur.

Un jour, dans un cadre professionnel, j’ai salué quelqu’un qui m’a tendu sa main à l’horizontale, c’est à dire avec la paume complètement parallèle au sol. Si je rajoute qu’il m’a broyé la main, vous imaginerez bien que ce brave homme est immédiatement passé à mes yeux pour un australopithèque décérébré.

Une poignée de main trop autoritaire dissimule souvent un manque de confiance en soi ou un sentiment d’infériorité. Ce malaise est alors surcompensé par des signes de confiance et d’autorité trop appuyés pour être parfaitement honnêtes.

Faites également usage avec parcimonie de la poignée à deux mains. Il peut s’agir d’un geste extrémement chaleureux et convivial, et il est donc à réserver à vos proches. Dans le cas contraire, votre interlocuteur risque de trouver que vous « en rajoutez », et doutera de votre sincérité. Ce n’est pas pour rien que les hommes politiques emploient couramment ce type de poignée de main 😉

Ouverture ou soumission ?

Jusqu’à maintenant, vous aurez compris que paume vers le bas = autorité. En revanche, en tendant votre main paume tournée légèrement vers le haut, vous envoyez un message d’ouverture et de non aggression, indiquant que vous vous soumettez symboliquement à votre interlocuteur.

C’est un geste approprié lorsque vous saluez votre supérieur hiérarchique, ou quand vous voulez présenter des excuses à quelqu’un. Certaines écoles de commerce conseillent également à leurs vendeurs d’utiliser ce type de poignée de main1. Un client a plus de chances d’acheter ce qu’on lui vend s’il ne se sent pas influencé et a l’impression de dominer l’entretien.

En revanche, évitez ce type de poignée de main si vous souhaitez vous placer sur un pied d’égalité avec votre interlocuteur.

Gérez la pression

Si l’orientation de la paume envoie un certain message, la pression compte également beaucoup. Là encore, il faut trouver le juste milieu entre le morceau de guimauve et le casse noisette.

Avez vous déjà serré une main molle comme une éponge ? Pas trés agréable, n’est-ce pas ? Ce type de poignée de main traduit souvent une introversion, un manque de détermination, d’initiative et de confiance en soi, et le refus ou la peur de s’impliquer dans une relation. En résumé, une personalité faible.

Si votre main est molle, froide et humide, vous aurez définitivement raté le premier contact, et l’effet de sympathie suscité sera trés moyen. En effet, lors des périodes de stress ou de danger, le sang quitte les extémités du corps pour irriguer les muscles des bras et des jambes, pour préparer le corps au combat ou à la fuite2.

Par conséquent, comme le sang circule moins dans les mains, celles-ci se refroidissent et transpirent, leur procurant un toucher assez semblable à celui d’un poisson mort. Vous passerez immanquablement pour un froussard mal dans sa peau.

À l’inverse, si vous serrez trop, au lieu de vous montrer extraverti et dynamique, vous passerez pour quelqu’un de trop rigide, manquant de souplesse, d’aggressif, voire, encore une fois, de dominateur.

Le bras et les distances

Les personnes qui ont un grand besoin d’espace ont tendance à tendre le bras raidi pour serrer la main. C’est le cas des populations rurales qui ont l’habitude de la vie au grand air.

Si votre besoin d’espace est plus faible que celui de votre interlocuteur, vous pourriez être surpris, et avoir l’impression qu’il cherche à vous repousser tout en vous serrant la main. Et bien, c’est sans doute le cas, même s’il s’agit d’un geste inconscient. L’autre tente de défendre son territoire. C’est aussi parfois le signe qu’il refuse de s’impliquer dans la relation.

A l’inverse, d’autres personnes ont un besoin d’espace intime beaucoup plus réduit, et se tiendront donc beaucoup plus près pour vous saluer. L’exemple des citadins japonais est peut-être le plus expressif.

Il arrive que celui que vous saluez tire sur votre bras comme pour vous attirer à lui. Peut-être manque-t-il de confiance en lui, et préfère rester sur son territoire, ou bien cherche-t-il à vous dominer ? Sinon, c’est simplement que sa bulle intime est plus réduite que la votre.

N’oubliez pas que tout est relatif

Bien entendu, tout ce que je raconte ne doit pas être mangé comme du pain béni. Gardez à l’esprit que les gens peuvent avoir de bonnes raisons de donner des poignées de main molles ou peu dynamiques.

Ceux pour qui leurs mains sont particulièrement précieuses, par exemple, ont tendance à serrer beaucoup moins que la moyenne, pour protéger leur outil de travail. C’est le cas des pianistes, des chirurgiens, etc. Si votre interlocuteur est mou, cela ne signifie pas forcément qu’il est timide, peut-être souffre-t-il simplement d’une blessure aux doigts.

Dans certaines cultures, notamment asiatiques, les poignées de main « normales » sont beaucoup moins fermes que les notres, qui sont considérées comme aggressives.

Enfin, gardez à l’esprit que les mains d’un homme peuvent exercer une pression deux fois plus importante que celle d’une femme. Un homme considérant sa poignée de main comme dynamique sera peut-être surpris d’apprendre que les femmes redoutent d’en échanger une avec lui, par peur de finir avec les doigts en sang. C’est d’autant plus désagréable quand madame porte des bagues.

La poignée de main parfaite

Depuis le début de l’article, j’ai beaucoup parlé de ce qu’il ne faut pas faire. Voici maintenant ce que je considère comme étant la poignée de main parfaite, qui vous permettra de transmettre le meilleur message corporel.

Cette poignée vous permettra de vous montrer comme quelqu’un de chaleureux, ouvert, sociable, sympathique, dynamique, sans pour autant être faible et soumis.

Avant tout, assurez vous que vos mains sont sèches, et pas trop froides. Petit truc pour les réchauffer : imaginez vous face à un bon feu de cheminée, mains tendues vers le feu. Sentez la chaleur qui envahit vos paumes, entendez les craquements du bois, et respirez l’odeur du feu. Vous devriez gagner ainsi quelques degrés.

Si vous prenez l’initiative de la poignée, tendez la main vers l’autre, la paume légèrement tournée vers la haut pour transmettre une image d’ouverture d’esprit. Si c’est l’autre qui a pris l’initiative, adoptez une distance correcte (ni trop près, ni trop loin) avant de saisir sa main.

A ce moment, vos deux paumes doivent être parfaitement à la verticale, pour vous mettre sur un pied d’égalité. Adaptez votre pression à celle de votre interlocuteur. S’il serre, serrez aussi au même niveau. S’il est mou, soyez juste un peu plus dynamiques que lui. Ne tentez pas d’avoir absolument une poignée ferme c’est le meilleur moyen de vous transformer en casse noisette ambulant.

Si vous êtes une femme qui saluez un homme, n’hésitez pas à serrer un peu plus que votre habitude. En revanche, si vous êtes une homme qui salue une femme, faites bien attention de ne pas lui broyer la main.

Il arrive que les poignées de main soient « tronquées », c’est à dire que vous ou votre interlocuteur ne saisissiez que le bout des doigts de l’autre. Auquel cas, n’hésitez pas à recommencer en saisissant sa main, et en la glissant convenablement dans la votre avec un grand sourire. Ainsi, vous montrez que cette rencontre compte pour vous.

Respectez le besoin d’espace de l’autre. S’il vous attire à lui, approchez vous légèrement. S’il vous repousse, gardez vos distances.

Avant, et pendant la poignée de main, regardez votre interlocuteur dans les yeux, tout en affichant un sourire franc et montrant les dents. S’il y a une chose qui me déplaît particulièrement, c’est lorsque quelqu’un me serre la main sans même me jeter un oeil. Profitez-en pour le saluer en prononçant son nom. Après la poignée de main, soutenez encore son regard pendant une a deux secondes.

Entraînez vous

Je suis souvent surpris de constater à quel point certaines personnes sont inconscientes d’avoir des poignées de main aussi catastrophiques.Des gens qui pensent être dynamiques alors qu’ils sont brutaux, d’autres qui pensent être calmes alors qu’ils sont mous, ou d’autres encore qui pensent être chaleureux alors que leurs mains sont moites et froides.

Pour être certain de l’effet que donne votre poignée de main, demandez à vos amis ce qu’ils en pensent. Choisissez quelqu’un de franc, qui vous dira toute la vérité. Nombreux seront désagréablement surpris. Mais c’est comme ça qu’on progresse 😉

N’oubliez pas le but premier d’une poignée de main : établir un contact pacifique, et transmettre votre meilleur message corporel. Vous n’avez plus aucune excuse pour ne plus réussir de bonnes poignées de mains.

  1. J’ai perdu mes références. Si un vrai vendeur pouvait confirmer, ça m’éviterait de raconter des con**ies []
  2. Si vous vous disputez avec quelqu’un, et que cette personne se met soudain à palir, vous feriez mieux de prendre vos distances, conseil d’ami []
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Compétences sociales

Vaincre la peur de l’autre

Durant notre court passage sur cette planète, nous ne vivons pas tous les mêmes expériences. Chacun à son propre parcours, son histoire, ses espoirs et ses échecs. C’est ce qui fait que nous sommes tous uniques, et c’est tant mieux. Mais je pense pouvoir affirmer qu’il est une expérience que nous avons tous vécu, au moins une fois dans notre vie. J’ai nommé la tristement célèbre braguette ouverte.

Qui parmi vous ne s’est jamais rendu compte au beau milieu de l’après-midi que sa zipette était grande ouverte, laissant entrevoir au monde entier la couleur de ses sous-vêtements ? Qui n’a jamais subi la déconfiture de découvrir qu’il s’était baladé toute la journée la frite à l’air ?

Durant ces grands moments de solitude, un sentiment de honte nous submerge. La gêne d’avoir exposé son intimité à l’air libre nous envahit, et nous donne l’envie de rentrer sous terre et de s’y cacher pour l’éternité. Nous imaginons les rires moqueurs, les sarcasmes de tous ceux que nous avons croisé dans la journée, et qui doivent être en ce moment même en train de plaisanter sur notre étourderie.

Le regard de l’autre

Ce genre d’expérience arrive plus souvent qu’on ne le croit. Par exemple, lorsque l’on découvre avac horreur le soir que l’on a un bouton sur le nez, ou que sa chemise est tâchée. La première chose à laquelle on pense, c’est au regard de l’autre. L’autre, celui qui nous a vu, qui n’a pas manqué de remarquer nos imperfections, et qui n’a pu qu’éprouver du dédain, voire du mépris à notre encontre.

Nous avons une conscience aïgue de ce regard. Quoi que nous fassions, dés lors que nous ne sommes plus seuls, nous éprouvons une certaine pudeur, une retenue vis à vis d’autrui, qui nous empêche de commettre les pires excès. C’est cette conscience qui nous empêche de sortir tout nu dans la rue. C’est elle qui nous pousse à manger plus proprement au restaurant que lorsque nous sommes seuls chez nous. C’est encore elle qui nous empêche de hurler pour dire bonjour à une connaissance que l’on aperçoit de l’autre côté de la rue.

En général, nous préférons éviter d’être le centre de l’attention. Nous n’aimons pas attirer le regard des foules, au risque d’y voir du dédain, ou de la désapprobation. Nous faisons tout pour rester discret, invisible. Surtout, ne pas se faire remarquer.

Cette retenue est trés importante dans la vie sociale. Sans elle, la vie serait intenable. Plus de retenue, plus de pudeur ! Vous imaginez si tout le monde se comportait en public comme vous vous comportez chez vous 😉 ?

D’après les chercheurs, la conscience du regard de l’autre s’est développée trés tôt dans l’histoire de l’humanité. Dés la préhisoire, à l’époque ou un individu ne pouvait survivre sans appartenir à un groupe. Celui qui était banni de la tribu était tout simplement condamné à mourir, dévoré par je ne sais quel monstre ancestral aux dents pointues, ou tout simplement incapable de subvenir seul à ses besoins. A cause de cela, ne pas indisposer autrui était une question de vie ou de mort.

Aujourd’hui, ce besoin est resté (même si certains individus, moins développés que des hommes-singes, n’hésitent pas à faire la fête chez eux après 22h, ou à écouter de la musique à tue tête dans les transports en commun bondés.)

L’effet projecteur

La conscience du regard d’autrui peut être bénéfique, et nous conduire à nous dépasser si nous voulons susciter l’admiration. Mais elle peut parfois être trés handicapante, et nous freiner, voire nous bloquer dans nos entreprises. C’est ce qui se passe chaque fois qu’un excès de timidité nous empêche de faire quelque chose que nous désirerions, par peur du « qu’en dira-t-on ».

C’est cette peur qui va nous empêcher d’aborder une séduisante inconnue, nous donner le trac lorsque nous devons parler en public, détruire notre confiance en nous lorsque nous découvrons une tâche sur nos vêtements, et nous bloquer dans nos relations sociales. Bien des fois dans ma vie, j’ai désiré moins souffrir du regard d’autrui.

Il y a quelques temps, j’ai fait d’énormes progrès dans cette direction. Cela s’est fait trés rapidement, pratiquement du jour au lendemain. Quand j’y repense, ça a été presque magique. Pour cela, il a suffit que je tombe sur un bouquin qui décrivait ce que ce que les psychologues appellent « l’effet projecteur ».

Des recherches ont montré que nous surestimons systématiquement l’attention que les autres nous portent. C’est à dire que lorsque notre braguette est ouverte, nous imaginons que tout le monde l’a remarqué. Lorsque nous trébuchons, nous imaginons que tout le monde en rira encore dans deux heures.

Prenons mon propre cas, par exemple. Lorsque j’ai démarré ce blog, je l’ai fait de manière assez discrète, sans en parler à tout mon entourage. Pourtant, je me suis attendu à voir mes amis arriver dés le lendemain pour me taper sur le dos en me disant « Alors ? Te voilà blogueur ? ». C’est complètement irrationnel, si l’on y pense bien, quand on connaît la taille de l’Internet. La probabilité qu’une de mes connaissance tombe sur ce site par hasard et ne remarque mon nom est infiniment faible.

En fait, il semble que les autres sont en fait trés peu nombreux à remarquer nos petits défauts, et quand ils le font, ce n’est généralement pas pour nous mépriser férocement . D’où « l’effet projecteur », nommé ainsi parce que nous avons sans arrêt l’impression qu’un projecteur est braqué sur nous, et que nous sommes le centre de l’attention.

L’expérience

Beautyproof
Crédit photo : larskflem

Des chercheurs ont réalisé une expérience pour mettre ce phénomène à jour1. Durant cette expérience, des étudiants des deux sexes devaient enfiler un tee-shirt particulièrement ringard et démodé. Ensuite, chacun devait s’asseoir dans une salle d’attente, en compagnie de cinq autres étudiants qui n’étaient au courant de rien.

Les chercheurs ont demandé à leurs victimes d’estimer la quantité de personnes qui avaient remarqué leur affreux tee-shirt. Ensuite, ils demandaient aux étudiants de la salle d’attente s’ils pouvaient se rappeler comment étaient habillés les premiers.

Les étudiants vêtus du tee-shirt ont estimé que 50% des personnes dans la salle d’attente avaient remarqué leur look horrible. En réalité, ils n’étaient que 10% à 20% environ.

Cette expérience montre bien à quel point les autres sont peu soucieux de notre propre apparence. Ils ne remarquent que trés rarement nos fautes de goût, nos imperfections et nos petites erreurs. Le blocage que la peur du regard de l’autre engendre n’a donc souvent pas lieu d’être.

Le simple fait d’avoir pris conscience de cet effet m’a permis de m’affranchir en grande partie de cette peur. Je sais maintenant que la ville entière ne va pas rire si ma braguette reste ouverte, et que mes imperfections ne resteront pas dans les annales de l’histoire. Du coup, ma confiance en moi à fait un bond en avant, et cela m’a permis de guerir en partie de ma timidité.

Bien entendu, je ne prétends pas qu’il s’agisse d’une méthode miracle, capable de guérir n’importe quel timide. Je ne prétends pas que vos complexes vont s’envoler du jour au lendemain, ni que vous allez acquérir d’un coup une confiance inébranlable. Toutefois, cette méthode fut efficace pour moi, peut-être le sera-t-elle pour vous ?

Voici donc la manière dont je procède lorsque la peur du regard d’autrui me bloque : Lorsque ma braguette est ouverte, je me dis « Et moi, est-ce que je remarque les braguettes ouvertes des autres ? Auquel cas, est-ce que je les classe automatiquement dans la catégorie « Gros looser minable ? » » Lorsque mon réveil ne sonnait pas le matin (c’est toujours la faute du réveil) et que je devais partir au boulot mal coiffé, j’étais gêné. Maintenant, je pense « Beaucoup sont dans mon cas. Est-ce que je remarque qu’ils sont mal coiffés ? ».

A chaque fois que vous avez peur que l’on remarque l’une de vos erreurs ou imperfections, pensez « Et moi, est-ce que je le remarquerais ? Et quelle serait ma réaction ? ». Bien souvent, vous découvrirez que ce que vous pensiez être une tare ignoble ou un problème honteux, n’a en fait pas plus d’importance qu’un pet de lapin. Vous saurez alors qu’il n’y a pas lieu d’être gêné, et votre blocage aura de bonnes chances de disparaître.

  1. Gilovich, 2000 []
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Travailler sur un ordinateur vous tue

Mon boulot et une partie de mes loisirs nécessitent un ordinateur, et je passe par conséquent beaucoup de temps l’arrière train posé sur une chaise à tapoter sur un clavier.

D’ailleurs, je suis loin d’être seul dans ce cas. De nos jours, beaucoup de métiers nécessitent l’outil informatique, et que l’on soit graphiste, avocat, secrétaire, entrepreneur, et j’en passe, nous passons souvent de longues heures derrière un pc.

Les troubles liés à l’utilisation intensive de l’ordinateur

Ces longues heures ne sont pas sans conséquences sur la santé. Ceux qui ont déjà connu de telles journées savent à quel points elle peuvent être pénibles et éprouvantes pour le corps comme pour l’esprit. Les troubles musculosquelettiques1 sont de plus en plus fréquents, et le tristement célèbre syndrome du canal carpien2 fait des ravages parmi les utilisateurs de claviers.

Certains troubles reviennent plus souvent que d’autres. Voici pour ma part les symptômes que je prsente les jours ou j’utilise mon ordinateur trop intensivement :

  • Doigts et poignets : A force de taper au clavier, le soir, les articulations de mes doigts et de mes poignets sont douloureuses. Attention, si pour votre part vous sentez un engourdissement, des picottements, si vous avez l’impression que vos doigts sont boudinés, vous êtes peut-être victime du syndrôme du canal carpien.
  • Le dos : Ouh ! Que ça fait mal ! Quand je me lève de ma chaise, j’ai parfois l’impression de déplier une plaque de tôle. Je crois que le mal de dos est la pire affection liée à l’utilisation de l’ordinateur. Autant, si je prends une semaine de vacances, la douleur aux doigts disparaitra, autant mon dos continuera de me faire souffrir.
  • Le cou : Je ressens des raideur dans le cou, mes cervicales craquent, coincent et grincent quand je tourne la tête.
  • Les yeux : Mes yeux piquent et brûlent, j’ai du mal à me focaliser sur un point proche.
  • La concentration : A la fin de la journée, ma productivité chute comme un avion d’une compagnie low-cost. J’ai l’impression d’avoir de la purée à la place du cerveau, je deviens incapable de réfléchir, et je flotte dans le brouillard.
  • Extrème fatigue : La fin de journée, c’est dur. La fatigue extrème me rend amorphe, me déprime, et m’ôte l’envie de faire quoi que ce soit.

Je précise que je ne souffre pas forcément de tous ces maux en même temps, et que je ne me transforme pas en épave ambulante tous les soirs. L’intensité de mes troubles dépend essentiellement de ma journée. Je souffre également plus le week-end si la semaine entière à été dure.

Quoi qu’il en soit, je n’apprécie pas de rentrer chez moi le soir transformé en légume rouillé. D’abord parce que je n’aime pas faire passer mon boulot avant mes projets personnels (c’est un choix), et puis parce que végéter toute la fin de journée sans rien faire, ça fait quand même pas mal de temps perdu.

Les troubles que j’expérimente sont trop occasionnels et pas assez dérangeants pour que j’aie jamais pris la peine de consulter. Toutefois, j’ai quand même mis en place certaines stratégies pour me préserver. Comme je suis sympa (et qu’en plus c’était un peu le but de l’article), je vous les livre ici.

Préserver son corps

Pour éviter les troubles musculosquelettiques, il faut apprendre à travailler dans de bonnes positions, pour ne pas soliciter son corps de manière abusive. Là, par exemple, vous qui me lisez en ce moment même : Êtes vous bien droit sur votre chaise ? Vos poignets sont-ils dans l’alignement parfait de vos avant-bras ? Utilisez vous correctement les raccourcis-claviers ?

Toutes ces bonnes pratiques ergonomiques sont encores trop peu connues, et pas assez appliquées. Voici quelques conseils simples à prendre en compte pour prévenir plutôt que guérir.

  • Le clavier : Faites cette petite expérience. Asseyez vous convenablement sur votre chaise, et laissez pendre les bras le long du corps en détendant complètement les épaules. Ensuite, ne modifiez ni la position des épaules, ni la position des bras, mais pliez les avant-bras à 90°. La position idéale pour votre clavier se trouve alors juste sous vos doigts.L’idéal, c’est de disposer d’une tablette coulissante sous votre bureau, qui ne monte pas plus haut que les accoudoirs de votre siège. Dans le cas contraire, vous allez forcer sur vos épaules, et accentuer votre mal au dos.Les touches du clavier doivent être souples, sans que vous ayez besoin de les enfoncer comme un barbare pour que la lettre correspondante veuille bien s’afficher. Elles ne doivent pas non plus être trop hautes, pour ne pas avoir à lever les doigts.

    Apprenez la dactylographie pour utiliser correctement vos 10 doigts lorsque vous tapez. Cela vous permettra de répartir les efforts au lieu de surexploiter deux ou trois doigts. Si vous en avez le courage, pourquoi ne pas apprendre la disposition dvorak3 ?

    Vous aurez sûrement remarqué que la plupart des claviers disposent de petits clapets qui permettent de surélever l’arrière. Si si, regardez sous le votre. Beaucoup de personnes préfèrent ouvrir ces clapets pour que l’arrière du clavier soit plus élevé que l’avant. C’est une grossière erreur, car en procédant ainsi, le poignet ne se trouve plus dans l’alignement des avant-bras, mais « cassé » vers le haut. En fait, c’est l’avant du clavier qui devrait être plus élevé. Donc, première chose à faire, on rabat les clapets !

    Enfin, vous ne devez en aucun cas comprimer vos poignets ou vos avant bras lorsque vous écrivez. Sinon, vous vous exposez au terrible syndrôme du canal carpien. Méfiez vous des repose-poignets. Vous pouvez plutôt essayer de porter des protèges poignets comme ceux utilisés par les joueurs de tennis. Choisissez les bien épais, ils ne doivent surtout pas comprimer les poignets !

  • La souris : Ici, le diagnostic est simple. La souris, moins on s’en sert, mieux on se porte. J’ai effectué une petite statistique rigolote, grâce à un outil de mesure approprié. En une heure d’utilisation, ma souris à parcouru environ 400m, pour la moitié seulement de mouvement utile. Dans cette même heure, j’ai effectué plus de 7000 clics (contre 15000 frappes clavier). Et encore, j’utilise trés peu ma souris par rapport à la moyenne.Deux choses sont dangereuses dans l’utilisation de la souris. D’une part, les clics répétitifs, et d’autre part, le fréquent voyage de la main du clavier à la souris, qui provoque des mouvements trop brusques pour l’avant bras.Pour éviter cela, placez votre souris le plus près possible du clavier, et à la même hauteur. L’idéal est d’utiliser un clavier sans pavé numérique, pour réduire les distances et les mouvements de l’avant-bras.

    Enfin, si ce n’est déjà fait, apprenez à utiliser les raccourcis claviers. Un clic évité, c’est toujours ça de gagné.

  • L’écran : L’écran est la principale source de problèmes occulo-visuels. Pour éviter ces soucis, l’écran doit être situé le plus loin possible des yeux, si possible à plus de 60cm. Pour cela, il vous faudra un écran d’une taille suffisante (15′, ça comment à faire juste), et ne pas hésiter à augmenter les polices de caractères.Le sommet de l’écran doit être juste dans votre axe de vision, c’est à dire que vous ne devez pas avoir à lever les yeux. En effet, lorsque vous regardez quelque chose de surélevé par rapport à vous, vos yeux s’aggrandissent, et sèchent plus rapidement. Mieux vaut un écran trop bas que trop haut.Evitez tout reflet sur l’écran. Votre source de lumière principale devrait se trouver sur votre côté, et non derrière vous. Faites également attention aux contre-jours. Si vous voyez une fenêtre derrière votre écran, ou si vous avez une lampe de bureau braquée sur vous façon interrogatoire, vous obligez vos yeux à constamment se réajuster, et vous augmentez votre fatigue oculaire.

    Enfin, pour les mêmes raisons, évitez les contrastes trop forts entre votre écran et votre environnement, et ne travaillez pas dans des pièces trop sombres.

  • La chaise : Une bonne position assise vous préservera du diabolique mal de dos. Votre dos doit être bien calé dans le dossier de votre chaise, et vos pieds doivent toucher le sol, pour soulager vos jambes. Vous pouvez également utiliser un repose-pieds, ce qui vous aidera à mieux vous enfoncer au fond de votre siège.L’idéal est d’utiliser un fauteuil réglable, qui s’adaptera à vos besoin et votre morphologie. Un fauteuil à roulette devrait également vous donner une plus grande mobilité si vous avez besoin de vous déplacer sur votre plan de travail (par ex. pour passer du pc au téléphone)Ce dessin récapitule une position de travail ergonomique.

Préserver l’esprit

Pour éviter la surcharge mentale liée à une rude journée le nez plongé dans l’écran, la méthode la plus efficace que j’ai trouvé est de faire des pauses régulières. Auparavent, j’avais tendance à enchaîner ma journée d’un seul bloc. A aucun moment, je ne prenais de pause, sauf une petite demi-heure pour manger (et encore, il m’arrivait de rester rivé a ma chaise pour surfer sur le web).

Aujourd’hui, je sais que cette pratique est mauvaise. Pas Glop ! De telles journées se terminaient invariablement par un cerveau transformé en sauce blanche. J’étais réduit à l’état de zombie, tout juste bon à végéter en regardant le plafond.

Qui veut aller loin ménage sa monture. Pour éviter d’en arriver à de tels extrèmes, il faut laisser au cerveau le loisir de se reposer de temps en temps, en se ménageant une pause régulièrement. Je distingue trois types de pauses fondamentales : la micropause, la pause prolongée, et la pause de mi-journée.

  1. La micropause : La micropause, comme son nom l’indique, est une pause à la durée trés courte, à peine quelques secondes, mais prise de façon trés régulière. Toutes les 5 minutes, par exemple, vous pourriez prendre 15 secondes pour détourner le regard de l’écran, cligner des yeux, secouer les doigts, tirer le dos, avant de repartir au combat.
  2. La pause prolongée : La pause prolongée est la traditionnelle pause café. Elle doit être prise toutes les heures environ, et dure de 5 à 15 minutes. Profitez de cette pause pour vous lever de votre siège, vous éloigner de votre poste de travail, vous détendre, effectuer quelques étirements, discuter avec des collègues (et parlez d’autre chose que du boulot), bref ! Détendez vous.
  3. La pause de mi-journée : La pause de mi-journée est la pause repas de midi. Il est important de couper la journée en deux parties, et de s’arrêter longuement (une demi-heure est un grand minimum) pour prendre le temps de manger convenablement, et de penser à quelque chose de complètement différent du boulot.

Enfin, j’estime qu’il est important de ne pas dépasser son quota d’heures durant la journée. Comme dirait l’autre, quand c’est l’heure, c’est l’heure. Assignez vous une limite fixe le soir, et arrangez vous pour vous y tenir.

Ainsi, au lieu d’étaler vos heures en fonction de votre charge de travail et de vous taper des journées à rallonge, vous apprendrez à travailler en fonction de vos horaires, et vous contrôlerez mieux votre emploi du temps. Cela vous permettra également de ne pas quitter le boulot à l’heure des embouteillages.

Conclusion

N’attendez pas que votre corps soit irremediablement endommagé avant de réagir. Reflechissez : combien de temps allez vous garder votre boulot ? 10 ans ? 20 ans ? Et combien de temps allez vous garder votre corps ? Tout le reste de votre vie ! Quand on sait que quelques règles simples d’ergonomie peuvent améliorer grandement votre qualité de vie, ce serait dommage de s’en priver.

  1. Les troubles musculosquelettiques sur Wikipédia []
  2. Le syndrome du canal carpien []
  3. Les claviers actuels utilisent une disposition azerty (qwerty, pour les claviers américains). Cette disposition a une origine historique, et est complètement obsolète. Il existe une disposition de clavier optimisée pour augmenter le confort et la rapidité de la frappe. Vous pouvez vous renseigner sur la disposition dvorak []
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L’art de la pause avec Workrave

Dans mon article sur les problèmes de santé liés à l’ordinateur, j’ai parlé de prendre des pauses régulières pour s’aérer l’esprit, et pour détendre le corps.

Les bénéfices de la pause

Depuis que j’applique moi-même ces principes sur mon lieu de travail, j’ai constaté une réelle différence à la fin de la journée. Lorsque j’enchaînais mes heures d’un seul bloc, je finissais le soir comme un zombie, incapable de réflexion et de concentration. Je n’exagère pas, il m’arrivait vraiment de me retrouver dans un état d’épave ambulante.

Maintenant que j’ai appris à ménager des pauses pendant mon temps de travail, je suis capable de me concentrer mieux et plus longtemps. Je suis beaucoup plus productif au travail, et capable de plancher sur des problèmes complexes même en fin d’après-midi.

Je prends également tout simplement plus de plaisir à travailler. Même les jours ou je bosse sur des projets moins motivants, les pauses sont les petits moments de plaisir de la journée, durant lesquels je sirote mon café en tapant la causette avec les collègues.

Ensuite, mes journées sont beaucoup moins fatiguantes. Quand je rentre chez moi après le boulot, je ne ressens plus l’envie irrépressible de dormir jusqu’au lendemain. Je suis encore capable de pratiquer des activités créatives ou qui demandent de la réflexion (genre écrire pour ce blog) jusqu’à une heure avancée. Cela me permet d’avoir de vrais projets personnels que je peux conduire parallèlement au boulot.

Je ressens également la différence au niveau du corps. Mes articulations sont moins fatiguées, mes yeux ne me font plus souffrir, et mon mal de dos s’est envolé.

De la difficulté de prendre des pauses

Seulement voilà, il n’est pas toujours facile de prendre des pauses. Lorsque l’on est concentré sur une tâche, il peut-être difficile de s’interrompre. Quand je planche sur un projet complexe et motivant, et que je suis « à fond dedans » (comme disent les jeunes), j’ai parfois l’impression que tout devient facile, et les problèmes les plus complexes trouvent des solutions comme par magie. Je suis alors prit d’une certaine frénésie, qui me pousse à continuer à travailler encore et encore jusqu’à l’épuisement. Prendre une pause à ce moment là reviendrait à interrompre ce moment de grâce, ce que je ne désire à aucun prix.

Ensuite, il est vrai qu’on ne pense pas toujours à prendre des pauses. Lorsque l’on est concentré sur son travail, le réflexe de prendre une micropause toutes les 5 minutes ne vient pas naturellement.

Pour ces raisons, il existe de nombeux outils qui permettent d’assister l’utilisateur dans sa prise de pauses. Parmi ces outils, mon préféré est Workrave.

Workrave, l’outil de l’informaticien intelligent

Si vous travaillez régulièrement sur votre ordinateur, vous devez installer workrave, ne serait-ce que pour le tester. C’est un logiciel léger, rapide à installer, simple d’utilisation, disponible sous linux et windows, et en plus, devinez son prix ? Gratuit !1 et gratuit. Vous pouvez télécharger workrave ici, ou consulter d’abord sa plaquette commerciale.

Le but initial de Workrave est d’aider à la récupération et à la prévention des troubles muscolosquelettiques. Il surveille votre temps d’utilisation de l’ordinateur, et vous rappelle quand prendre des pauses. Il gère plusieurs types de pauses : la micropause, la pause prolongée, et la limite quotidienne.

Une fois installé et configuré, Workrave affiche un compte à rebours avant la prochaine pause. Lorsque ce compte à rebours atteint zéro, Workrave vous rappelle poliment mais fermement qu’il est temps de s’arrêter. Si au début, il se contentera d’afficher un discret message de rappel dans un coin de votre écran, il ira jusqu’à vérouiller votre pc si vous l’ignorez trop longtemps.

Cela dit, si pour une raison quelconque, vous ne voulez ou ne pouvez pas vous interrompre, vous conservez la maîtrise de votre pc, en gardant la possibilité de reporter une pause pendant quelques minutes.

Ménagez vos pauses

Workrave vous permet un contrôle trés fin sur les délais entre les pauses, et sur les durées de celles-ci. Vous pouvez à loisir activer et désactiver tel ou tel type de pause selon vos préférences.

Il n’est pas facile de trouver la configuration qui vous conviendra. Pour ma part, je trouve confortables une micropause de 15 secondes toutes les 5 minutes, et une pause de 10 minutes toutes les heures et demi. Si vous souffrez de troubles musculosquelettiques, il vous faudra sans doute des pauses beaucoup plus fréquentes.

Il n’y a malheureusement pas de règle précise pour définir quelle configuration est optimale. Cela dépend de vous. Vous êtes libres de tester les différents paramètres pour définir le réglage le plus confortable.

Prenez des pauses utiles

Le but d’une pause est de détendre le corps et l’esprit. Lorsque workrave bloque votre pc, ne vous contentez pas de fixer le compte à rebours d’un oeil morne, ou vous perdrez tous les bénéfices d’une bonne interruption.

Pendant une bonne micropause, vous devriez détournez le regard de votre écran, regarder un point éloigné pour détendre les yeux, tirer les bras vers le haut pour le dos et les épaules, étirer les cervicales en tournant la tête d’un côté puis de l’autre, et de haut en bas, et secouer les mains pour relaxer les articulations des doigts et des poignets.

Pendant les pauses prolongées, Workrave affiche des exercices musculaires (cf. capture) que vous pouvez réaliser pour détendre votre corps. Ainsi, vous pourrez facilement relaxer les doigts, le cou, les épaules, les yeux, le dos, les jambes, etc.

Une bonne pause prolongée devrait commencer par quelques uns de ces exercices d’étirement. Ensuite, éloignez vous de votre poste de travail, marchez un peu, détendez vous, discutez avec les collègues. Bref, relaxez vous.

Important aussi : pensez à autre chose qu’à ce que vous étiez en train de faire avant le début de l’interruption. Une pause, ce n’est pas fait pour penser au boulot, mais pour se changer les idées. Peut-être aurez vous l’impression de perdre votre temps, surtout si vous êtes du genre « homme pressé », mais en fin de compte, quand vous reprendrez votre travail, votre esprit sera plus clair, et vous y gagnerez en productivité.

Des pauses conviviales pour se changer les idées

Workrave, jamais à court de ressources, peut également fonctionner en réseau. Concrètement, cela signifie deux choses. D’abord, vous pouvez synchroniser plusieurs installations de Workrave, par exemple si vous êtes mobile sur votre lieu de travail, et utilisez plusieurs ordinateurs. Même en passant d’une machine à une autre, vous ne perdrez jamais le décompte de vos pauses, Workrave les gère pour vous.

Ensuite, et c’est là à mon avis une fonction inestimable : il est possible de synchroniser les pauses de tous les utilisateurs sur un même lieu de travail. Ainsi, si vous êtes manager, vous pouvez installer Workrave sur les machines de vos employés, et configurer l’ensemble de manière à ce que tout le monde prenne sa pause café en même temps.

Synchroniser toutes les pauses permet à tous les employés de se retrouver ensembles pour discuter d’autre chose que du boulot, ce qui contribuera à créer une atmosphère de travail détendue et conviviale. N’oubliez pas : un employé heureux est un employé productif.

Le mot de la fin

J’espère vous avoir convaincu d’installer et d’utiliser Workrave. Si vous l’utilisez correctement, vous ne pourrez qu’y gagner, votre corps comme votre esprit vous diront merci.

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Comment convaincre votre patron de vous laisser prendre des pauses ?

Si vous avez lu les deux derniers articles sur les problèmes de santé liés à l’ordinateur et sur l’art de la pause café, j’espère que vous êtes maintenant convaincu des bénéfices des pauses au travail.

Pourtant, dans certaines entreprises aux méthodes de gestion des RH un peu, disons… old school, les managers ne voient pas d’un trés bon oeil que les employés prennent trop de pauses. Pour eux, pause = perte de temps = perte d’argent = pas glop ! (cet exemple démontre bien à quel point le processus de réflexion d’un manager peut être primaire, parfois…).

Voici donc quelques arguments pour convaincre votre patron que lui aussi y gagne si vous prenez des pauses.

La pause café ? Tout le monde y gagne !

  1. Ses employés travailleront mieux : Un employé qui ne prend pas de pause voit sa concentration et sa capacité de réflexion décroître au fil des heures. En revanche, prendre des pauses permet de rester frais et dispos, et d’être au maximum de ses capactités intellectuelles quasiment toute la journée.
  2. Ses employés travailleront plus longtemps : Un employé qui ne prend pas de pauses a l’impression que la journée dure des siècles. Sans interruptions régulières, le temps semble trés long. Du coup, dés 17h, l’employé n’a qu’une envie : tout plaquer pour rentrer chez lui se reposer.En revanche, le fait de s’arrêter régulièrement rythme la journée, et le temps passe plus vite. L’employé trouve alors moins pénible de rester plus tard au bureau pour finir ce qu’il a à faire.
  3. Ses employés seront plus heureux : Pour un employé qui ne prend pas de pause, une journée de travail est tout ce qu’il y a de plus barbant et monotone. Le pauvre travailleur se lève le matin la mort dans l’âme, déprimé à l’idée de la morne journée qui l’attend, et il se couche le soir, désespéré de savoir que le schéma se répétera le lendemain, et le jour d’après, et celui d’après, etc.Par contre, si l’employé peut prendre des pauses, il se lèvera de bonne grâce le matin, et sera naturellement d’humeur guillerette en évoquant les agréables moments qu’il pourra passer à se détendre avec ses collègues, à discuter de tout et de rien en sirotant un excellent café payé par la direction, et à effectuer quelques étirements simples pour assouplir son corps. Il sera également enchanté de penser qu’il rentrera chez lui le soir en pleine forme, encore capable d’avoir une vraie vie de famille.
  4. Ses employés seront plus créatifs : C’est un corollaire du point précédent. Des études ont démontré que la bonne humeur a une influence trés importante sur la créativité1. Un état mental positif provoque une ouverture d’esprit, porte d’entrée à des associations d’idées originales.Des employés créatifs sont d’un bénéfice inéstimable pour une entreprise. Ce sont des employés qui ont des idées, et prennent des initiatives.
  5. Ses employés coûteront moins cher : De plus en plus d’accidents du travail sont liés aux troubles musculosquelettiques. Or ces problème peuvent en grande partie être évités par l’utilisation de positions de travail ergonomique, et par la prise de pauses régulières.Un employé qui prend des pauses est un employé qui s’absente moins, et qui contribue à reboucher le trou de la sécu.
  6. Ses employés seront mieux coordonnés : Des employés qui prennent leurs pauses en même temps discutent ensembles, apprennent à mieux se connaître, ce qui contribue à détendre l’atmosphère, et à créer un climat de confiance. Lorsque ces mêmes employés doivent travailler en équipe, ils sont plus efficaces, et c’est encore l’entreprise qui en bénéficie.

Si avec tout ça, votre patron n’est pas convaincu, et bien, peut-être faudrait-il changer de boulot ? Ou mieux encore, remplacez le 😉

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Savoir dire non

Si vous me disiez que vous n’avez jamais accepté une requête, tout en souhaitant secrètement avoir refusé, je ne vous croirais pas. Tous, un jour ou l’autre, nous avons connu les déboires liés à l’incapacité de dire non. Etude de cas :

Le directeur :
– Roger, je vous confie la rédaction de ce rapport, j’en ai un besoin urgent, je le veux demain matin sur mon bureau à la première heure

Roger pense :
– Non mais dis donc, espèce d’andouille incompétente ! Tu crois peut-être que je suis ton esclave personnel ?! C’est manager depuis deux mois, et ça se croit le maître du monde !? Ton rapport, tu peux te le foutre là ou je pense ! Comme si je n’avais pas assez de trucs à faire, avec ce projet prioritaire à finir pour hier, et la grippe du gosse !

Mais Roger dit :
– Bien, monsieur le directeur.


La coiffeuse, en tenant un miroir :
– Alors, ça vous plaît, Mme Michu ?

Madame Michu pense :
– Non mais qu’est-ce que c’est que cette horreur ?! Où tu as eu ton diplôme de coiffeuse ? Dans une pochette surprise ?! De quoi j’ai l’air, moi, maintenant ?! Je ne vais pas pouvoir sortir sans chapeau pendant un mois !

Mais madame Michu dit :
– Oui, oui, c’est trés bien, merci beaucoup


Henri, un collègue de Robert :
– Robert, tu es mon dernier espoir. J’ai oublié mon portefeuille chez moi, et j’ai absolument besoin d’argent. Pourrais tu me prêter 50€ ? Je te les rends sans faute lundi !

Robert pense :
– Et puis quoi encore ! La dernière fois, tu es allé te saouler avec, espèce de pochtron ! Tu peux pas bosser, comme tout le monde ? Moi aussi, j’ai des dettes, figure toi ! Et je te rappelle que j’attends toujours tous les tickets restaurants que je t’ai avancé le mois dernier ! Je te connais, mon billet de 50, je ne vais jamais le revoir.

Mais Robert dit :
– Bon, bon, d’accord. Mais lundi sans faute, hein ?!


Qu’ont en commun tous ces personnages ? Tous, ils ressentent de la frustration et du dépit face à des situations courantes de la vie réelle, parce qu’ils n’ont pas été capable de dire non. Être incapable de refuser une demande peut parfois nous amener à ressentir des sentiments violents et négatifs vis-à-vis de nous même et des autres.

Ainsi, celui qui n’a pas su dire non va se sentir coupable de son manque de courage. L’impression de ne pas maîtriser sa vie provoquera de la frustration, et il éprouvera du ressentiment face à celui qui lui a « imposé » quelque chose qu’il ne désirait pas.

Pourquoi est-il si difficile de dire non ?

Pourtant, ceux qui ont déjà expértimenté ces sentiments savent que dire non n’est pas toujours aisé. La plupart du temps, répondre par l’affirmative est beaucoup plus facile, et surtout beaucoup moins effrayant.

C’est bien de peur que l’on parle. C’est souvent la peur qui nous bloque, et nous empêche de poser nos limites.

  • La peur d’être jugé : Certains considèrent que dire non équivaut à un aveu de faiblesse, et ils ont peur d’être jugés en conséquence. Si je refuse de prendre ce dossier supplémentaire, je vais passer pour un fainéant, et adieu ma promotion. Si je refuse d’aller à cette soirée, je vais passer pour un rabat-joie.
  • Les peur des conflits : En disant non, certains ont l’impression de tenir tête à leur interlocuteur. Ils préfèrent alors dire oui, à condition d’éviter les ennuis à tout prix.
  • La peur de blesser : Essuyer un refus n’est pas toujours agréable. Par conséquent, il arrive à certains de dire oui dans le seul but de ne pas décevoir leur interlocuteur. Ceux dans ce cas se résignent à dire oui car ils s’estiment responsables de la déception de l’autre.
  • La peur de décevoir : Certains s’imaginent absolument indispensables, et se considèrent des obligations extravagantes envers les autres. C’est le cas de celui qui ne manque aucune soirée parce que « sans moi, ils ne s’amuseront pas autant ».

Les bénéfices du non

La plupart du temps, ces peurs sont irrationnelles, et sont le reflet d’un problème d’affirmation de soi. Pourtant, utilisé avec parcimonie, le non peut être trés bénéfique.

  • Gagner du temps : Si vous refusez à votre patron les tâches qui ne vous reviennent pas, si vous refusez de vous rendre à une soirée qui ne vous intéresse pas, vous dégagerez du temps libre, et serez un peu plus maître de votre emploi du temps. Je suis sûr que vous ne seriez pas contre une ou deux heure libres en plus de temps en temps, si ?
  • Être en accord avec soi même : Si vous apprenez à affirmer vos préférences, à refuser ce qui ne vous convient pas, vous vous sentirez bien plus confortable mentalement. Vous éviterez ainsi les problèmes de frustration liés au manque d’affirmation de soi.
  • Donner de la valeur au oui : Si vous acceptez tout ce que l’on vous demande, mais faites preuve de mauvaise volonté, vous ne serez pas considéré comme quelqu’un de confiance. En revanche, si vous savez dire non quand quelque chose ne vous convient pas, les autres sauront que vous êtes parfaitement franc lorsque vous dites oui.
  • Affirmer sa personnalité : En affirmant franchement vos préférences, vous aiderez les autres à cerner votre personalité. Avez vous remarqué comme certains ne donnent jamais leur opinion ? Et comme ces gens sont pénibles, insondables, sans personalité ? En apprenant à dire non, vous deviendrez moins « flou », moins superficiel, et gagnerez en charisme.

Comment dire non ?

Bon, ce n’est pas tout ça, mais si vous avez lu jusqu’ici, vous devez trépigner d’impatience : « Oui, moi aussi, je veux apprendre à dire non ». Trés bien, trés bien (on ne peut rien vous refuser). Voici donc une méthode en six étapes pour apprendre à dire non, sans être aggressif ni blesser votre interlocuteur.

  1. Sachez ce que vous voulez : Il nous arrive d’accepter une invitation avant de savoir si nous désirons réellement nous y rendre. Ce n’est que plus tard, trop tard, que viennent le remord et la frustration de n’avoir su dire non.La première chose à faire, c’est de savoir ce que vous voulez. Si vous hésitez sur la réponse à donner à une requête, prenez le temps d’y réfléchir convenablement. Tant que vous balancerez entre deux choix, vous ne pourrez pas déterminer quelle est la réponse qui vousconviendra. Quand vous aurez reglé vos problèmes d’ambivalence, passez à l’étape suivante.

    Parfois, votre interlocuteur vous pressera pour obtenir une réponse rapide. N’hésitez pas à temporiser en expliquant que vous avez besoin de réflexion pour lui donner une réponse viable. Précisez à quel moment précis votre décision définitive sera disponible, ce qui l’aidera à patienter. Si l’on exige de vous une réponse immédiate, affirmez que vous ne disposez pas de tous les éléments pour la donner, et que toute affirmation de votre part ne pourra qu’être aléatoire et approximative.

  2. Dites non : Maintenant que vous savez que vous devez répondre par la négative, et bien, faites le. Un simple « non, je suis désolé » suffira pour l’instant. Cela permettra à votre interlocuteur de prendre acte de votre refus.Soyez franc, précis et direct. Vous refusez, faites le savoir, et surtout faites le comprendre. Ne vous embarquez pas dans des phrases du genre « Euh… Tu comprends… ça ne va pas être pratique… ».

    Ne soyez pas non plus aggressif ! Même si votre patron vous surcharge de travail, il ne le fait pas forcément pour vous nuire personnellement, et il n’est pas censé savoir que votre emploi du temps est déjà rempli. Contentez vous d’exprimer clairement et simplement votre volonté.

  3. Expliquez pourquoi : Puisque vous savez pourquoi vous dites non, et bien expliquez le. Après tout, personne ne sait ce que vous pensez. Donnez des raisons objectives qui permettront à votre interlocuteur de comprendre que votre refus est motivé par des raisons valables.Expliquez votre point de vue en utilisant le « je ». Ne dites pas « vous me donnez trop de travail », mais « je n’aurai pas le temps de faire tout le travail que vous me donnez ».
  4. Exprimez votre sentiment : Expliquez ce que vous ressentez devant cette situation, pour aider l’interlocuteur comprendre votre position, et à se rendre compte de la validité de vos explications.Le fait d’exprimer vos sentiments permet d’atténuer le choc du refus, ce qui aidera l’autre à l’accepter.
  5. Cherchez une solution : Proposez une solution à votre interlocuteur pour régler le problème, afin de parvenir à un accord. Par exemple, si vous refusez d’aller à une soirée, proposez de venir à la prochaine. Si vous devez refuser une réunion, expliquez qu’en cas de question urgente, vous serez joignable au téléphone.Expliquez quels seront les bénéfices commun que chacun d’entre vous pourrez gagner grâce à ce accord.

Exemple 1 : refuser une invitation à une soirée entre amis

Non, je suis désolé, mais je ne pourrai pas venir à cette soirée. Je sais que tu comptais sur ma présence, et cela me désole de te décevoir, mais j’ai eu une semaine chargée, et j’ai vraiment besoin de repos, j’ai un examen dans trois jours. Si tu veux, dés la fin de mes partiels, on se fera des sorties ensembles pour rattraper le temps perdu. Comme ça, je sera débarrassé du stress des exams, et ce sera plus agréable pour toi

Exemple 2 : refuser d’aller à une réunion

Non, je ne peux pas aller à cette réunion. Je suis déjà surchargé de travail, et il faudra encore que j’emporte des dossiers à la maison pour les terminer ce week-end. Cela m’ennuie, mais vous devrez vous passer de moi. Si vous avez une question urgente, je reste disponible par téléphone, et je m’informerai du compte rendu de la réunion. Ainsi, je peux espérer finir à temps le projet urgent que vous m’avez vous même confié pas plus tard que ce matin.

Exemple 3 : refuser de prêter de l’argent

Non, désolé, mais je ne peux pas te prêter d’argent. Je sais que tu en as besoin, mais je suis pas riche, et je te rappelle que j’attends toujours mes 50€ que je t’ai prêté le mois dernier. Peut-être que tu pourrais demander à quelqu’un d’autre ? Pourquoi pas Georges ? Il ne refuse jamais rien à personne. Je suis sûr que lui te les prêterai, tes 50€. Et moi, cela m’éviterai de me faire étriper par mon banquier.

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Compétences sociales Développement personnel

De l’importance de la bonne humeur

Tous, nous ressentons des émotions, et comme vous devez le savoir, toutes n’ont pas les mêmes valeurs ni les mêmes effets.

Quand vous vous levez de bonne humeur le matin, en débordant d’optimisme, de joie et d’énergie, vous sentez bien que ces émotions sont positives, elles vous rendent heureux et productif. En revanche, quand dés le matin vous vous sentez fatigué, las, démoralisé, irritable, vos chances de passer une bonne journée sont bien minces. Ainsi, certaines émotions sont plutôt positives, d’autres sont plutôt négatives.

Nous avons chacun notre caractère, qui nous fait globalement pencher d’un côté ou de l’autre de la balance. Quand certains sont généralements optimistes et joyeux, d’autres sont acariâtres et aigris. D’autres, encore, oscillent en équilibre. Nous connaissons également des variations minimes d’un jour à l’autre, et même les plus joyeux se sont un jour ou l’autre senti démoralisés, irrités ou énervés.

Or, il se trouve que les émotions sont communicatives. Avez vous remarqué comme certaines personnent parviennent à faire partager leur optimisme et leur gaité à leur entourage ? Face à quelqu’un de particulièrement ouvert, gentil, généreux et souriant, n’aurez vous pas le réflexe de sourire à votre tour ? En revanche, les personnes malpolies et sarcastiques sont pénibles, elles nous irritent et nous énervent. Les sentiments positifs appellent d’autres sentiments positifs. Les sentiments négatifs appellent d’autre sentiments négatifs.

N’êtes vous jamais sorti de chez un commerçant particulièrement sympathique un peu plus heureux que lorsque vous y êtes rentré ? Et n’êtes vous jamais sorti de chez un autre marchand aigri et méchant d’un peu moins bonne humeur que vous n’y avez pénétré ?

Les émotions sont communicatives

Tout ceci implique une conséquence trés grave. Cela signifique que les émotions que vous exprimez ont une influence directe sur votre environnement. Le monde peut être vu comme une immense balance contenant sur ses plateaux de gigantesques réserves de forces positives et négatives s’équilibrant à peu près. Et vous avez la possibilité, à tout moment, d’appuyer du doigt sur l’un ou l’autre des plateaux.

Ainsi, lorsque vous exprimez un sentiment positif, par exemple en complimentant quelqu’un, en montrant de la gentillesse, de la générosité ou de la gratitude, vous instillez un peu de positif dans votre environnement. A l’inverse, si vous faites preuve de méchanceté, d’égoïsme ou de mesquinerie, ou que sais-je encore, vous contriburez à rendre votre monde pire qu’il n’est.

Ceci est vrai à différentes échelles. Par exemple, le repas du soir en famille pourra être un agréable moment si vous vous montrez enjoué et distrayant, mais vous pourriez aussi bien vous montrer froid et cassant et ainsi pourrir l’ambience. Plus globalement, chaque supporter peut contribuer à changer un match de foot en catch. Bien évidemment, plus l’échelle considérée est grande, et moins l’individu isolé détient de pouvoir.

Les émotions et votre environnement

I am just
Crédit photo : *Zara

Avez vous déjà entendu l’expression « Recevoir la monnaie de sa pièce » ? C’est exactement ce qui se passe, tous les jours, partout dans le monde. Nous récoltons les fruits que nous semons, car si nous agissons sur notre environnement, notre environnement peut rétroactivement agir sur nous.

C’est un simple constat personnel : généralement, il arrive beaucoup plus de bonnes choses aux gens positifs qu’aux personnes pénibles. Inversement, ces derniers subissent beaucoup plus de « tuiles » que les premiers.

Ok, ok, je vous vois rouler des yeux derrière votre écran. Qu’est ce qu’il raconte, celui-là ? Encore un gourou qui va nous vendre sa secte ? Et puis quoi encore ? Personne ne me fera croire à ces sornettes !

Avant d’allumer le bûcher, laissez moi préciser mon propos. Je ne crois pasen une justice du monde, pas plus qu’en l’existence d’une quelconque entité surpuissante qui surveille nos actions nuit et jour, et qui récompense les gentils et châtie les méchants. Il y a des gens parfaitement honnêtes et intègres qui subissent les pépins comme s’il en pleuvait, quand certains tyrans passent leur vie au soleil sans problèmes. Il ne s’agit pas de métaphysique, mais d’une simple histoire de statistiques.

Une histoire de statistiques

Prenons un exemple plus parlant. Imaginons que suite à un dégât des eaux, mon assurance paie une entreprise de rénovation pour changer le papier peint. Le jour du rendez-vous, l’ouvrier se pointe pour les travaux.

Dans un cas, je peux me comporter en homme civilisé, l’accueillir poliment en lui serrant la main, lui proposer un café, et me tenir à sa disposition en cas de besoin. D’un autre côté, je peux également me contenter de lui ouvrir la porte, et retourner me rasseoir devant mon pc finir mon article, sans lui accorder plus d’importance qu’à un pet de lapin.

Maintenant, supposons qu’en finissant de poser le nouveau papier en fin d’après-midi, cet ouvrier remarque une fissure dans le mur, qui laisse passer l’humidité et risque de ruiner la tapisserie. C’est la fin de la journée, il est fatigué, et n’a qu’une envie, c’est de rentrer chez lui goûter un repos bien mérité. Il a alors deux possibilités : il peut m’avertir du problème, mais alors il devra suspendre ses travaux, et revenir plus tard en attendant que j’ai pris les mesures qui s’imposent, ce qui va lui faire perdre du temps et lui coûter des efforts. Ou il peut se contenter de finir rapidement le travail pour lequel il est payé, et me laisser me débrouiller quand les premiers signes de moisissures aparaîtront dans quelques semaines.

A votre avis, dans quel cas ai-je le plus de chances qu’il perde un peu de son temps pour m’avertir du problème et m’éviter de nombreux ennuis plus tard ? Si je me suis montré sympathique, ou complètement odieux ?

La philosophie de la balance

La vie est pleine d’exemples de ce genre. Si vous prenez les autres en considération, si vous avez à coeur de faire de votre mieux pour aider votre prochain, il y a toujours un moment ou quelqu’un vous le rendra. Si vous vous comportez mal, c’est un peu comme si vous sciez la branche sur laquelle vous êtes assis.

the difference engine
Crédit photo : zachstern

Sous la lumière de ces constats, il serait peut-être bon que nous réfléchissions un peu plus à nos actions, car tout ce que nous faisons peut avoir des conséquences insoupçonnées. Posez vous la question : Etes vous généralement quelqu’un d’apprécié et d’estimé ? Ou êtes vous plutôt considéré comme associal, ennuyeux ou énervant ? Nos actes anodins n’ont généralement que des conséquences anodines. Mais à l’échelle d’une vie, la différence est bien visible.

Ainsi, si vous avez parfois l’impression que le monde vous rejette, peut-être est-ce tout simplement de votre faute ? Banissez donc vos pulsions négatives. Ne laissez plus s’exprimer votre irritabilité. Laissez de côté défaitisme, moqueries, sarcasmes et vengeances. En définitive, c’est à vous que vous faites du mal.

Favorisez plutôt l’expression de sentiments positifs, soyez ouverts et généreux, n’hésitez pas à exprimer votre gratitude, devenez quelqu’un de sympathique, aimable et respectable. Vous n’en tirerez que du bien

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Compétences sociales

Appelez les gens par leur nom

Voulez vous connaître un moyen simple, efficace et rapide pour faire impression sur les gens ? Pour attirer leur attention, susciter leur sympathie, et marquer leur esprit ? Simple ! Il suffit de les appeler par leur nom.

Cela vous paraît simpliste ? Ca l’est ! Et qui plus est, c’est terriblement efficace. Savez vous que d’après certaines études1, le nom d’une personne est le mot qu’elle préfère entendre ? Et que les lettres qui composent son nom sont ses lettres préférées ?

C’est bien simple, les gens adorent entendre leur nom. Appeler quelqu’un par son nom est considéré comme une marque de respect. Dédicacer une oeuvre, c’est à dire apposer un nom sur un livre, un monument, etc. est une marque de haute considération. Pour rendre hommage à quelqu’un, on donne son nom à des rues, des écoles, des bibliothèques, etc. Les gens sont si fiers de leur nom qu’ils souhaitent à tout prix le transmettre à leur descendance.

N’oubliez pas les noms

D’ailleurs, qu’y a-t-il de plus énervant que quelqu’un qui écorche votre nom, ou qui l’orthographie mal ? Qu’y a-t-il de plus vexant que quelqu’un qui a oublié votre nom ? Mal prononcer un nom délibérément est une insulte grave, qui provoque généralement chez la personne visée une vive réaction.

Pourtant, bien peu de gens connaissent le vrai pouvoir du nom. Ainsi, lorsqu’on leur présente quelqu’un pour la première fois, il leur faut parfois faire répéter son nom plusieurs fois avant de le retenir. Sous prétexte qu’il n’ont pas la mémoire des noms, ils n’accordent pas plus d’importance au patronyme de leur interlocuteur qu’à leur première tétine.

Sachez que les gens sont fiers de leur nom. Ils apprécient de l’entendre prononcé. Voici les avantages que vous pourriez obtenir en appelant plus souvent les gens par leur nom :

  • Attirer l’attention : Si, en interpelant quelqu’un, vous prononcez son nom, vous aurez beaucoup plus de chances de le voir réagir. En effet, le cerveau humain ne peut traiter qu’un nombre limité de sources d’informations en même temps. Cette information est filtrée par le cerveau qui ne garde que le signal « utile », et élimine le bruit. C’est ce qui explique pourquoi vous êtes capable de soutenir une conversation même au beau milieu du brouhaha, en faisant abstraction du bruit autour.En revanche, lorsque le cerveau détecte parmi le bruit un son qu’il juge « potentiellement utile », il le soumettra tout de même à votre conscience. C’est pourquoi, même s’il règne une horrible cacophonie autour de vous, vous parviendrez à entendre quelqu’un qui vous interpelle par votre nom, même à un niveau sonore relativement bas2.

    De plus, en utilisant le nom, vous ciblez le destinataire de vos propos. La personne à qui vous parlez se sentira plus concerné, et aura plus de scrupules à détourner son attention.

  • Susciter la sympathie : Comme je l’ai dit, les gens sont fiers de leur nom. Ils aiment l’entendre, et si vous le prononcez régulièrement au cours de la conversation, vous déclencherez une réaction inconsciente de sympathie à votre égard. Les gens vous seront reconnaissant de prononcer leur patronyme.Quelqu’un qui prononce fréquemment le nom de ses interlocuteurs est considéré par ceux-ci comme plus attentif, prévenant, aimable, et même plus intelligent3. A ce prix là, ce serait dommage de s’en priver, non ?
  • Marquer les esprits : Les gens se souviendront mieux de vous si vous les appelez par leur nom. Chaque fois que vous prononcez le patronyme de quelqu’un, c’est un peu comme si vous tapotiez du doigt sur son front pour imprimer votre propre image dans son crâne. A terme, en employant le nom des gens, vous renforcez votre image, et gagnez en charisme.

Quand utiliser le nom ?

Bien entendu, lorsque je vous dis de prononcer fréquemment le nom de votre interlocuteur, ça ne veut pas dire qu’il faut vous mettre à le lui répéter 15 fois d’affilé avec un sourire niais. Non, quand même, restons naturels et civilisés.

Toutefois, je recommande de toujours prononcer le nom de ceux que vous saluez. Au lieu de dire, « Salut ! », Dites « Salut, Robert ! ». Ne dites plus « Bonjour, M. le directeur », mais « Bonjour, M. Dupond ».

Dans une conversation, n’hésitez pas à insérer le nom de temps en temps. Disons, une fois toutes les deux ou trois minutes. Augmentez la fréquence si vous parlez à un supérieur hiérarchique, ou à n’importe quelle personne dont le statut social est supérieur au votre. Ainsi, vous paraitrez plus respectueux.

En revanche, si votre interlocuteur a un statut social inférieur au votre, diminuez la fréquence d’utilisation du nom, sous peine de paraître condescendant.

La mémoire des noms

Knot with child
Crédit photo : Roby72

Je dois vous avouer quelque chose. Si je n’y prends pas garde, j’oublie trés rapidement les noms des gens que je ne connais pas depuis longtemps. Un peu comme si ça rentrait par une oreille pour aussitot ressortir par l’autre.

Cela peut parfois donner des situations trés ambarrassantes, obligeant à des contorsions syntaxiques cocasses. Un beau jour, j’ai passé un coup de fil à un bon copain, et je suis tombé sur son père, que je connaissais également depuis longtemps. Sauf qu’au moment de le saluer, je me suis aperçu que j’étais victime du tristement célèbre « trou de mémoire inopiné et impromptu ». Extrait :

« Tuuuut ! Tuuuut ! (tonalité d’acheminement) Clic ! (Décroché) Allo ? (Le père du copain, que je reconnais aussitôt, et que je m’empresse de saluer chaleureusement) Salut … (bête trou de mémoire) heu… (genre, le nom me reste coincé en travers de la gorge) … (encore 5 secondes à me creuser la cervelle en passant pour un abruti) Ça va !? (hop ! Contorsion verbale !) »

Je suis sûr que tout le monde pourrait raconter une ou deux anecdotes de ce genre (d’ailleurs, si ça vous chante, lâchez vous dans les commentaires). Le pire, je crois, c’est quand il m’arrive de devoir présenter deux personnes, alors que je ne me souviens pas des noms de chacun.

Comment retenir les noms ?

Lorsque l’on vous présente quelqu’un, son nom est stocké par défaut dans votre mémoire à court terme. On considère que ce type de mémoire peut stocker environ sept éléments pendant quelques secondes. Si vous n’y prêtez pas plus attention, vous aurez normalement tout oublié au bout d’une demi-minute.

Pour éviter ceci, quelques méthodes peuvent être mises en oeuvre. Au moment de la présentation, saluez la personne par son nom. « Enchanté de vous rencontrer, Mme Michu ». Si vous ne l’avez pas bien compris ou entendu, n’hésitez pas à le faire répéter : « Pardonnez moi, je ne suis pas sûr d’avoir bien compris… » Eventuellement, si vous avez un doute, demandez également l’orthographe. « Emanuel ? Avec un ou deux m ? » Ne vous contentez pas d’écouter le nom, mais ayez une démarche active pour le retenir, ce sera déjà un grand pas en avant.

Ensuite, tâchez de développer des méthodes mnémotechniques qui vous sont propres, et qui vous aideront à mémoriser plus facilement. Il n’existe pas vraiment de règle, chacun développe ses propres stratégies, qui vont différer si l’on est plutôt visuel, auditif, tactile, etc.

Personnellement, j’essaie de repérer les caractéristiques physiques dominantes de la personne, et de lui associer un surnom qui rime avec son nom. Ok, cela demande une certaine gymnastique mentale, mais une fois qu’on a pris le coup, cela vient plus facilement.

D’autres méthodes existent. Vous pouvez par exemple essayer d’associer un animal à la personne (Roger a une tête de bouledogue), associer le nom à la couleur des yeux (Isabelle a les yeux bleus). Procédez par association entre une caractéristique de la personne et son nom.

Pendant les quelques minutes qui suivent, prononcez deux ou trois fois le nom en visualisant mentalement la personne. L’idéal, c’est d’avoir une conversation avec elle et de l’appeler par son patronyme.

Et pour finir, une méthode pour présenter des gens dont le nom ne nous revient pas : « Et bien, je vais vous laisser vous présenter, je suis sûr que vous ferez cela mieux que moi » 😉

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Le pouvoir des compliments

J’adore recevoir des compliments, pas vous ? J’aime qu’on me flatte, qu’on me dise que ce que je fais est bien, qu’on m’encourage par des paroles élogieuses qui valorisent mon travail ou mon comportement. Quoi de plus motivant qu’un petit mot d’encouragement et de reconnaissance ?

Je suis loin d’être un cas isolé. L’Homme est un animal social, que l’instinct grégaire pousse à vivre en groupe et entretenir un minimum d’interactions sociales. Communiquer avec d’autres membres de son espèce est un besoin primaire nécessaire à la survie1, au même titre que les besoins physiologiques (manger, boire, dormir, etc), et qui se traduit par l’envie irrépressible de gagner l’estime de ses congénères, preuve de son acceptation au sein de la tribu.

La reconnaissance, un besoin vital

Quand quelqu’un vous offre un compliment, il vous signifie que vous existez à ses yeux et que vous êtes dignes de considération. Ce faisant, il vous donne la reconnaissance dont vous avez besoin pour assouvir votre besoin d’appartenance au groupe.

La satisfaction d’un besoin provoque toujours une émotion positive. Dans ce cas, l’assouvissement provenant d’une source extérieure, à savoir l’auteur du compliment, c’est vers lui que sera dirigée cette émotion. C’est ce qui vous donne cette bouffée de gratitude lorsqu’on vous fait l’honneur de reconnaître votre mérite. Plus le besoin est fort à la base, et plus le plaisir sera intense, et plus le sentiment de reconnaissance sera marqué.

Comment faire plaisir ?

La question que je pose est la suivante : si dispenser des louanges sincères peut apporter tant de plaisir, pourquoi ne nous exécutons pas plus souvent ? Réfléchissez : quelle est la dernière fois que vous avez complimenté votre conjoint ? Et vos amis ? Comment pouvez vous désirer recevoir des paroles élogieuses alors que vous même en êtes si avare ? Un vieux précepte dit « Agis envers les autres comme tu voudrais qu’ils agissent envers toi ». Cette règle s’applique ici : si vous voulez créer du plaisir et du bohneur autour de vous, dispensez vos compliments avec largesse.

Attention ! Je ne parle pas de flatterie. Il n’y a rien de plus pénible que les flagorneries hypocrites qui ne visent qu’à s’attirer la bienveillance et les faveurs. Vous devez être sincère, vos louanges doivent venir du coeur. Cela nécessite un entraînement pour apprendre à voir ce qui est bien au lieu de se focaliser sur ce qui l’est moins. Attachez vous aux qualités des autres, pas à leurs défauts. Voici une parole de Ralph Waldo Emerson qu’il est bon de méditer :

Tout homme m’est supérieur en quelque matière, c’est pourquoi je puis m’instruire à son contact.

En chaque personne, il y a quelque chose que vous pouvez trouver digne de considération. Faites l’effort d’aller au délà des apparences, soyez curieux de découvrir la vraie personnalité des gens. Trés souvent, les vraies qualités ne se remarquent pas au premier coup d’oeil.

Soyez honnête, n’admirez pas des choses qui n’ont pas lieu d’être. Si vous soulignez par un compliment un aspect positif de la personalité d’une personne, vous avez toutes les chances de voir cette qualité s’exprimer encore plus vivement. Vous aidez votre interlocuteur à prendre conscience de ses qualités. Mais si vous complimentez à tort et à travers, vous n’apportez plus aucune information utile à l’autre pour l’aider à s’améliorer.

Le pouvoir des compliments

Si votre femme a préparé un délicieux repas, dites-le lui, rien ne lui fera plus plaisir. Si votre mari s’est couvert de cambouis en rangeant le garage, montrez lui que vous reconnaissez ses efforts, et vous le verrez arborer un air béat. Si votre enfant a pris l’initiative de ranger sa chambre, félicitez-le chaleureusement, et vous augmenterez vos chances de le voir recommencer plus souvent. Si un de vos collègues à brillé lors d’une réunion, faites lui part devant témoin de votre admiration, vous vous assurerez sa reconnaissance et sa gratitude.

Bien des problèmes de couple viennent du fait que les conjoints ne reconnaissent pas assez les mérites de l’autre. Et pourtant, une parole positive, un encouragement peuvent provoquer des miracles. Ayez-donc toujours un mot positif aux lèvres, ne soyez pas avare de louanges, restez honnêtes, et vous vous attirerez la sympathie, la considération, et le respect des autres.

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La fausse modestie

J’ai parlé il y a peu de l’importance et du pouvoir des compliments. De nos jours, nous avons perdu ce réflexe si sain d’exprimer de vive voix notre considération pour ceux que nous admirons ou dont nous reconnaissons le talent. A tel point que, lorsque nous recevons nous-mêmes une parole élogieuse, nous ne savons plus comment nous comporter.

La politesse nous enseigne qu’il est de bon ton d’être modeste et discret, car ce sont des qualités nécessaires à la vie en communauté. Celui qui a déjà été entouré par une bande de possesseurs de téléphones portables diffusant une musique dont la qualité est inversement proportionnelle au volume dans les transports en commun comprendra pourquoi.

C’est pourquoi, lorsqu’on nous fait l’honneur de remarquer nos talents, un élan d’humilité nous pousse souvent à minimiser nos mérites. Tous, nous avons au moins une fois prononcé ces paroles « Oh ! Tu sais, ce n’était pas grand choses ». Et bien même si cette réaction paraît saine et naturelle au premier abord, je prétends qu’elle est en fait néfaste.

La fausse modestie est le début de l’orgueil

Un excès de modestie n’est jamais que de l’orgueil déguisé, car en minimisant vos mérites, vous ne faites que grandir votre talent. Imaginez que vous félicitiez Baudelaire d’avoir écrit les fleurs du mal, et qu’il vous réponde « Oh, ben c’était pas grand chose, hein ! J’ai juste fait ça comme ça, pour me détendre. De toutes façons, j’étais bourré, alors »1. Une telle retenue devient indécente. C’est comme si notre ami Baudelaire nous disait « Cette oeuvre pour laquelle vous me félicitez n’était qu’un passe temps pour moi. Imaginez les chefs-d’oeuvre dont je suis capable quand je m’applique. »

Ma grand-mère avait pour habitude de dire2 : « Ne te fais pas si petit, tu n’es pas si grand ». Cet adage ancestral résume parfaitement mes propos : à force de s’aplatir devant les louanges, on finit par obtenir l’effet inverse en devenant un monstre d’orgueil.

Apprendre à accepter les compliments

Je pense que minimiser ou refuser un compliment ne sont pas de bonnes solutions. Au contraire, des louanges doivent être considérées comme un cadeau, et refuser un cadeau est en général considéré comme quelque chose d’impoli. Il faut donc apprendre à recevoir les éloges comme il se doit : avec franchise et honnêteté.

Pour autant, accepter un compliment n’est pas si aisé. Il est facile de tomber dans l’excès inverse en faisant montre d’orgueil, et je ne connais que de trés rares personnes qui méritent les louanges et sachent les accepter.

Je vais prendre l’exemple d’Eric-Emmanuel Schmitt3 (EES, pour les intimes et les fainéants, catégorie qui est la mienne). EES est un auteur francophone trés lu et trés joué qui a réalisé récemment son premier film, Odette Toutlemonde, que j’ai eu la chance de voir en avant-première. Le film était suivi d’un débat en présence du réalisateur qui répondait alors aux questions du public, lequel n’a pas tari d’éloges à propos de l’oeuvre.

EES m’a impressionné par son honnêteté et… comment dire ? Il dégage une impression de vrai, et possède ce rare talent de savoir recevoir les compliments, sans les rejeter, mais sans en tirer d’orgueil non plus. En recevant les paroles flatteuses des spectateurs, EES semblait en tirer du plaisir, sans chercher à diminuer son mérite, mais son exploit (j’ose qualifier cela d’exploit) fut de rester au niveau de son auditoire alors que celui-ci aurait voulu le placer sur un piédestal. A aucun moment il n’a laissé transparaître l’impression qu’il aurait pu se considérer comme inférieur ou supérieur à ses interlocuteurs.

C’est donc mon conseil pour cet article : si vous êtes digne de recevoir des compliments, alors ne les refusez pas. N’hésitez pas à les accepter et à remercier leurs auteurs, et surtout, évitez de tomber dans un excès d’humilité ou de vous montrer trop orgueilleux. Soyez honnête avec les autres et avec vous même, et surtout soyez vrai.

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7 façons de trouver des sujets de conversation

Mon article sur les moyens de soutenir une conversation a remporté un certain succès. Toutefois, au vu des retours obtenus, il me semble important de revenir sur certains points pour approfondir le sujet.

Comme les plus attentifs d’entre vous me l’auront fait remarquer, certaines situations sont incompatibles avec la technique de l’écoute active, laquelle donne alors de mauvais résultats, ou ne peut tout simplement plus être appliquée.

Quand l’écoute ne suffit pas

La première faiblesse de cette méthode, c’est qu’elle suppose un faible nombre de participants à la conversation, c’est à dire pas plus de deux ou trois. En effet, si vous entretenez quelqu’un en tête à tête, il est facile de lui laisser le privilège de s’exprimer en vous réservant le rôle d’auditeur. En revanche, dans une conversation mondaine mettant en jeu plus de 4 personnes, la dynamique n’est pas la même, et repose plus sur des échanges rapides que sur le discours d’une seule personne. Le temps de parole imparti à chacun a tendance à raccourcir, et il est par conséquent plus difficile d’aborder des questions personnelles.

Si vous tentez d’appliquer la technique de l’écoute attentive dans un groupe, notamment avec des personnes que vous ne connaissez pas ou peu, la personne que vous écoutiez se vera ravir la parole en un rien de temps, et la conversation portera sur d’autres sujets. Au final, vous vous retrouverez dans la situation de départ : vous restez comme deux ronds de flands sans rien à dire.

Le deuxième cas dans lequel le premier article ne s’applique pas, c’est quand vient votre tour de parler. Et oui, c’est bien beau d’écouter, mais viendra bien un moment ou il faudra vous exprimer. Lorsque votre interlocuteur est aussi timide que vous, par exemple. Ou bien s’il lit le même blog que vous 😉 . Si chacun écoute l’autre, on ne va pas s’en sortir.

Pour pallier à ces inconvéniants, voici 7 méthodes pour briller dans une conversation :

1) Commencez par les grands classiques


Le grand art de la petite conversation
Debra Fine 

Utiliser un sujet passe-partout est toujours un bon point de départ. Après tout, peut-être que votre interlocuteur est aussi perdu que vous, et se creuse désespérement la mémoire pour trouver quelque chose à dire. D’ailleurs, Jules Renard ne disait-il pas :

Si le temps ne changeait jamais, la moitié des hommes n’auraient aucun sujet de conversation

En commençant par une banalité, vous êtes sûr que quelqu’un pourra rebondir. De plus, si vous ne connaissez pas ceux auxquels vous vous adressez, vous ne savez pas à priori quels sont leurs centres d’intérêts. En commençant par évoquer le beau temps, vous pourrez prendre la température du groupe. Avec de la chance, vous tomberez sur un météorologue qui se lancera sur une thèse portant sur les anticyclones et les courants d’air chaud 🙂 .

Voici quelques sujets de base à utiliser :

  • La météo : Le summum de la banalité. Evoquez le beau temps pour la saison, les chutes de neige à venir, la pluie incessante, etc. Faites attention, si vous ne procédez pas avec finesse, vous risquez de passer pour un abruti complet, surtout si vous vous contentez de regarder par la fenêtre en proférant avec fierté une énorme évidence du genre : « Tiens, il pleut ».

    Faites donc preuve d’un minimum de subtilité. Demandez aux autres s’ils n’ont pas eu d’embouteillages à cause de la pluie, si personne n’est enrhumé à cause du froid, que sais-je encore ? Creusez vous la cervelle un minimum, je ne vais pas tout faire pour vous 😉

  • La politique : Si vous vous y connaissez un peu, lancez un débat politique. Faites remarquer l’éloquence de tel candidat, commentez les derniers sondages. Si vous avez la chance de vous trouver en periode d’élections, vous avez toutes les chances de lancer un débat enflammé. Au pire, vous ferez un flop, mais passerez pour quelqu’un d’engagé et cultivé.
  • Le sport : Si votre auditoire est majoritairement masculin, il peut être intéressant de commencer par commenter quelque résultat sportif actuel. Il est trés probable que vous déclencherez de vives réactions. Attention, toutefois : les supporters sont souvent trés attachés à leur équipe favorite, et vous devrez procéder avec diplomatie si vous ne voulez pas vous faire d’ennemis ni voir le débat dégénerer en bataille de hooligans 🙂 .
  • L’actualité : Commentez un fait divers d’actualité, cela permettra trés souvent de rebondir sur des sujets un peu plus profond. N’hésitez pas à lire la presse pour être en mesure d’avoir matière à alimenter les débats.
  • Le cinéma : Racontez le dernier film que vous êtes aller voir, demandez ce qu’il en est pour vos interlocuteurs, annoncez que le dernier chef-d’oeuvre de tel réalisateur est en fait une vraie bouse, encensez tel film d’auteur (ce qui aura l’avantage de vous parer d’une aura d’intelligence et du culture), les sujets de manquent pas en matière de cinéma.
  • Les commérages : Si les membres du groupe se connaissent déjà un minimum, vous pouvez évoquer les frasques de telle personne absente (les absents ont toujours tort), ou gloser sur la relation naissante entre machine et machin. Mon expérience personnelle à prouvée que ces sujets fonctionnent beaucoup mieux avec un auditoire majoritairement féminin.

Ces divers sujets bateaux ont fait leur preuve lorsqu’il s’agit de lancer une conversation. Attention toutefois de ne pas en abuser, sous peine d’être rapidement étiqueté comme celui ou celle qui n’a pas de conversation. Si vous lisez ceci, c’est que vous voulez l’éviter, n’est-ce pas ? Les grands classiques doivent si possible être réservés aux débuts de conversation.

2) Identifiez ce qui intéresse les autres

Soyez assez observateur pour découvrir quels seront les sujets qui intéresseront tout le monde. En général, les groupes ne se forment pas par hasard, il y a souvent des points communs entre ses différents membres. Une fois que vous avez identifié ces affinités, lancez une question à la ronde en rapport avec un sujet qui concerne l’ensemble du groupe.

Voici quelques points que vous pouvez considérer pour déterminer la tendance d’un groupe :

  • Le sexe : Le groupe est-il mixte ? majoritairement masculin ? féminin ? Si la répartition des sexe dans le groupe est équilibrée, la conversation portera sur des sujets plus généraux. Si l’un des deux genre est trés majoritairement représenté, certains sujets plus « typiques » (l’autre sexe, le sport, les voitures, le boulot, la famille, les relations interpersonnelles, etc.) seront sûrement abordés.
  • L’âge : Avez vous affaire à une bande de jeunes ? A un groupe de vieux croutons ? Là encore, comme les centres d’intérêts, les sujets préférés diffèrent en fonction de l’âge. Je me rappelle d’une époque ou j’étais trés porté sur les jeux vidéos, alors qu’aujourd’hui je me fous des nouvelles consoles comme de ma première tétine. Il est bien évident que vous ne pourrez pas demander des nouvelles sur les oreillons du petit dernier si la moyenne d’âge est de 17 ans. A vous de vous adapter.
  • La catégorie socio-professionnelle : Examinez discrètement les vêtements, le vocabulaire, la posture, les coiffures de vos interlocuteurs, et tentez d’en déduire leur catégorie socioprofessionnelle. Ne parlez pas de fusions de PME si vous vous adressez à un groupe d’ouvriers.
  • Les convictions politiques et religieuses : Attention, danger ! Evitez d’aborder le sujet si vous ne savez pas qui pense quoi. Les gens sont souvent trés attachés à leurs convictions, et vous aurez vite fait de commetre une gaffe si vous n’y prenez garde.

3) Soyez cultivé


Comment se faire des amis
Dale Carnegie 

A priori, dans une conversation, on ne peut jamais savoir à l’avance quels sujets vont être abordés. Qui n’a jamais eu la surprise, après un moment d’inattention, de constater que l’on débat ardemment de la sexualité des drosophiles alors qu’il y a trentes secondes à peine, vous déploriez la hausse du prix du gruyère ?

Le meilleur moyen de rester dans la conversation, c’est d’avoir de la culture. On ne peut disserter sur les sujets que l’on ne maîtrise pas, à moins de passer pour le lourd prétentieux qui n’y connait rien. Si vous êtes cultivé, si vous savez tout sur tout, vous aurez toujours une information à ajouter au débat, vous pourrez rebondir sur une affirmation pour la corriger ou la compléter, vous pourrez répondre aux questions posées, bref ! vous aurez quelque chose à dire, ce qui normalement est ce que vous cherchez, si vous lisez cet article.

Certains sujets reviennent plus souvent que d’autres (cf. les grands classiques). Essayez de devenir incollables dans ces domaines. Abonnez vous à des revues spécialisées, et parcourez-les régulièrement. Ne vous contentez pas de regarder le JT, savoir ce que tout le monde sait, c’est ne rien savoir. Tenez vous au courant de l’actualité scientifique et politique, c’est un excellent moyen d’avoir des anecdotes intéressantes à raconter.

Si la conversation porte sur un sujet que vous ne maîtrisez pas, vous pouvez également jouer au naïf. Prétendez que vous êtes intéressé, mais que vous n’y connaissez pas grand chose, et posez des questions techniques et précises. Si votre interlocuteur connait son domaine, il se retrouvera au centre de la conversation, et vous accordera toute son attention pour satisfaire votre curiosité. Ce sera à vous d’en tirer avantage en ne laissant pas s’épuiser le sujet.

Si vous êtes spécialiste dans certains domaines, ce sera peut-être même vous que l’on interrogera. N’ayez pas peur d’ennuyer les gens en leur parlant des sujets techniques qui vous tiennent à coeur. S’ils posent la question, c’est que ça les intéresse. Mais n’hésitez pas à vous mettre au niveau de vos interlocuteurs, soyez compréhensible, vulgarisez. Et surtout, soyez passionné. Si vous aimez un sujet, partagez votre enthousiame.

Moi même, je maîtrise relativement bien le domaine de l’informatique. Lorsqu’un non initié m’interrogeais, j’avais pour habitude de répondre « Bof, tu sais, c’est trés technique, ça ne t’intéressera pas ». Forcément, un tel manque de conviction ne pouvait passionner les foules. Pourtant, il y a tellement de choses à raconter ! Maintenant, je disserte avec volubilité des logiciels libres, d’Internet, des nouvelles technologies de l’information, etc. Le tout est de trouver le juste milieu entre partager vos passions et ennuyer l’auditoire avec votre petite personne.

4) Racontez des anecdotes

Rien de tel qu’une petite anecdote ou une parabole1 pour illustrer et pimenter la conversation. Au cours du débat, n’hésitez pas à lancer un « Ca me rappelle la fois ou… » ou un « C’est comme l’histoire de ce type qui… » avant d’enchaîner sur une petite histoire en rapport avec le sujet. C’est un excellent moyen de capter l’attention, et surtout de la retenir pendant un temps. Si vous savez bien raconter, personne ne vous interrompra, et celui qui s’y risquera se fera remettre à sa place illico-presto.

Plusieurs précautions à prendre toutefois. D’abord, votre histoire ne doit pas tomber comme un cheveux sur la soupe, restez en rapport avec le sujet, et apportez quelque chose de concret à la conversation. Si vous racontez les vacances de votre mémé jacquotte pour illustrer les derniers résultats sportifs, vous allez gentiment vous faire rembarrer, et passer pour un gros lourd.

Votre anecdote ne doit pas être trop longue. N’oubliez pas que pendant que vous la racontez, vous détenez le monopole exclusif de la parole. Si vous le conservez trop longtemps, vous allez finir par lasser, voire énerver. Soyez courtois : une conversation est un échange, alors ne volez pas le tour du voisin.

Si possible, tâchez de n’utiliser que des histoires véridiques. Elles auront plus de poids, et surtout, vous risquez moins de vous embrouiller en les racontant. Si vous inventez, ne mentez pas quand à la véracité de vos paroles, et si on vous questionne, prenez un air mystérieux, ça passera pour de l’humour.

5) Ayez de l’humour


Comment appelle-t-on un chat qui…
Veron & Bancel 

Plutôt qu’une anecdote, pourquoi ne pas raconter une bonne blague pour détendre l’atmosphère ? Dans ce cas, vous allez de même monopoliser l’attention du public pendant quelques secondes. Ce sera à vous, et rien qu’à vous de parler. Notez que les précautions indiquées juste au dessus s’appliquent également dans ce cas : restez dans le sujet, et ne soyez pas trop long.

Prenez également garde au fait que les histoires drôles sont potentiellement blessantes si elles mettent en jeu des membres de minorités (les belges, les blondes, les juifs, les noirs, etc.) Ayez du tact, et faites bien attention à ne froisser personne, car comme le disait Desproges, on peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui.

Notez que vous ne pourrez jamais faire de plus gros bide qu’en oubliant la fin d’une histoire, alors soyez sûr de votre mémoire. Et soyez original. Certaines histoires ont déjà été entendue maintes et maintes fois, tâchez de sortir du lot. Il existe de trés bons dictionnaires d’histoires drôles, n’hésitez pas à vous documenter.

Par ailleurs, en fonction de votre public et du sujet de conversation actuel, une histoire drôle ne sera pas forcément trés bien perçue. Ne sortez pas la dernière de toto en plein milieu d’un repas d’affaire, ou lorsqu’untel évoque l’enterrement de mémé jaquotte. Certaines histoires sont plus « fines » que d’autres, et seront mieux acceptées en fonction des circonstances. Sachez vous adapter, et ne pas aller trop loin.

Et surtout, surtout, surtout… Sachez raconter ! Il n’est rien de plus pénible, rien de plus ennuyeux, rien de plus pathétique que quelqu’un qui ne sache pas raconter les histoires drôles. Si vous n’êtes pas capable de jouer un rôle, de donner vie à votre histoire, de grâce, par pitié, abstenez vous ! Raconter une blague est une affaire serieuse.

A part les histoires drôles, vous pouvez également vous permettre d’interrompre votre interlocuteur pour placer un calembour, un jeu de mot, etc. Soyez taquin. Mais l’humour ne s’improvise pas. Si vous n’êtes pas sûr de vous, mieux vaut attendre d’avoir acquis un peu d’entraînement.

6) Parlez de vous


Comment se faire des amis
Dale Carnegie 

Puisqu’il faut absolument parler, et bien pourquoi ne pas aborder le sujet que vous connaissez le mieux, à savoir vous ? Parlez de votre vie, de vos sentiments, de vos opinions, de vos émotions, lâchez-vous, que diantre !

Un excellent moyen d’immiscer votre petite personne dans la conversation, c’est de commencer par exprimer votre opinion. Vous avez des opinions, n’est-ce pas ? Pourquoi ne pas rebondir sur un sujet en commençant votre phrase par « Je pense que », « A mon avis », « Il me semble que », etc. Donnez votre avis, expliquez ce que vous pensez, faites part de vos réflexions personnelles (ce qui bien sûr suppose que vous ayez des réflexions personnelles)…

L’avantage, en exprimant ce que vous pensez, c’est que vous prouvez tout simplement que vous êtes capable de penser. Si vous procédez avec suffisamment de tact, étaler votre point de vue vous confèrera un air intelligent et cultivé. Attention toutefois de ne pas raconter tout et n’importe quoi. Sélectionnez vos idées avec soin, et si vous ne vous sentez pas capable de les défendre, abstenez vous. Si la majorité du groupe partage vos opinions, vous n’aurez pas de problème, mais dans le cas contraire, soyez prêt à vous engager dans une joute verbale. Ne soyez pas non plus à 100% catégorique, accordez vous une marge d’erreur, et acceptez de vous tromper. Vous aurez l’air moins bête si quelqu’un vous démontre que vous avez tort.

Si votre public est majoritairement féminin, faites lui part de vos sentiments, en restant dans les limites de la pudeur. Pour les hommes qui lisent ceci, sachez que les femmes accordent beaucoup d’importance aux émotions, et qu’elles n’hésitent pas à les partager entre elles. Aussi, si vous savez exterioriser les vôtres, vous gagnerez en crédit auprès de la gente féminine. Attention toutefois, n’appliquez jamais ce conseil si des hommes se trouvent dans l’auditoire, les résultats seraient catastrophique pour votre image. N’oubliez pas que pour un homme, exposer ses sentiments est un signe de faiblesse.

7) Un peu de conviction, que diable !

Si vous voulez être certain que les autres vous considèrent charismatique, si vous désirez qu’ils vous trouvent du bagout, commencez par en être convaincu vous même. Saviez vous que l’opinion qu’ont les autres de vous n’est jamais que le reflet de ce que vous pensez de vous-même ?

Si vous commencez à parler en regardant vos pieds, si vous interpelez quelqu’un en murmurant dans votre barbe, personne ne vous écoutera, et vous ne pourrez pas finir la moindre phrase de plus de trois mots sans être interrompu. Jamais vous ne susciterez l’intérêt chez vos interlocuteurs s’ils ne vous entendent même pas. Jamais vous ne pourrez les rallier à vos idées si vous n’avez pas l’air vous mêmes convaincu.

Il va falloir que vous sachiez ce que vous voulez. Si vous désirez vous adresser à une personne, alors faites le vraiment. Regardez-la, appelez-la par son nom, et parlez haut et fort (sauf si vous êtes au cinéma). Si vous voulez être entendu, pourquoi marmonnez vous ? Si vous voulez qu’on vous écoute, pourquoi discutez-vous avec le sol ?

Un bon orateur doit savoir capter l’attention de son public. Parmi les éléments les plus importants à prendre en compte, on trouve le regard et le timbre de voix. D’une part, contraignez vous à maintenir un contact oculaire avec vos interlocuteurs, et d’autre part parlez distinctement, avec un volume suffisant pour pouvoir être entendu sans effort, mais sans pour autant hurler.

Pour finir (enfin)

Avec tout ça, vous disposez de bonnes bases pour vous lancer dans des conversations à batons rompus. Ne pensez pas toutefois que vous allez devenir un redoutable bretteur verbal du jour au lendemain. C’est quelque chose qui requièrt un peu d’entraînement, si vous y mettez du vôtre, vous verrez trés rapidement apparaître les premiers progrès. Et si vous connaissez d’autres méthodes auxquelles je n’aurais pas pensé, n’hésitez pas à en faire profiter les copains en laissant un commentaire.

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Compétences sociales

Comment raconter les blagues ?

Comme je l’ai dit dans cet article sur les sujets de conversation, savoir raconter des blagues est un excellent moyen de relancer une discussion ou de détendre l’atmosphère. Et pour cause, les vertues de l’humour ne sont plus à démontrer. Celui qui sait maîtrise l’art délicat de l’histoire drôle s’assure de briller dans les réunions mondaines, et sera vu comme un bon vivant à la compagnie recherchée.

Et pourtant, savoir raconter n’est pas inné. Au contraire, il s’agit d’une compétence qui fait appel à de nombreux talents comme la mémoire, le jeu d’acteur, le sens du timing, etc. Et comme toutes les compétences, celle-ci doit être travaillée pour se développer.

Voici quelques éléments à prendre en considération pour devenir un bon conteur :

L’originalité

Le nombre de blagues existantes est pratiquement infini, et pourtant, avez-vous remarqué que ce sont toujours les mêmes que l’on entend ? Et généralement pas les meilleures, soit dit en passant… Une blague entendue plusieurs fois ne fait plus rire, et si vous vous contentez de répéter encore et toujours les mêmes histoire de toto usées jusqu’à la chute, vous avez toutes les chances de vous manger un « je la connaissais ».

Faites l’effort de vous documenter. Il existe de trés nombreux bouquins qui recensent des tonnes de bonnes histoires dont certaines sont fort peu connues. Vous pouvez également faire des recherches sur Internet pour trouver des sites humoristiques1, qui regorgent d’histoires (plus ou moins) drôles.

Les histoires drôles peuvent jouer sur plusieurs types d’humour pour faire rire. Citons l’humour gras, l’humour noir (je l’adore, celui-là), l’humour absurde (je l’aime bien aussi), etc. Essayez d’être éclectiques, plus vos blagues sont variées, plus facilement vous pourrez les placer.

La mémoire

Faire-part
Crédit photo : NguyenDai

C’est bien beau de raconter des blagues, mais encore faut-il être capable de s’en rappeler. Il vous faudra un minimum de mémoire pour enregistrer toutes ces histoires drôles. Vous voulez connaître un moyen de faire un énorme bide ? En voici un infaillible : commencez à raconter votre blague, et prenez bien soin d’avoir un trou de mémoire au moment de la chute. Imparable !

Pour éviter ces mésaventures, évitez d’avoir du Gruyère à la place du cerveau. Si vous n’arrivez pas à mémoriser des milliers de blagues, focalisez vous sur une petite dizaine. En matière d’humour, il faut privilégier la qualité à la quantité.

Si vous racontez une de vos blagues favorites, vous n’avez pas trop de crainte à avoir. En revanche, lorsque vous tombez pour la première fois sur une histoire qui vous semble digne d’être ressortie, entraînez vous au moins une fois ou deux devant un miroir. Vous vous épargnerez l’embarras de vous rendre compte au moment de la chute que vous avez oublié le petit détail sans lequel votre blague n’a aucun sens.

Le sens du timing

Vous êtes devenu un dictionnaire d’histoires drôles ambulant, votre mémoire est infaillible ? Parfait ! Il manque quelque chose, mais quoi ? L’occasion, pardi ! Vos blagues, il va bien falloir trouver un moment pour les raconter, non ?

C’est là que le sens du timing entre en jeu, et qu’il va falloir respecter ce bon vieil adage plein de sagesse : avant l’heure, ce n’est pas l’heure, après l’heure, ce n’est plus l’heure. Il va falloir faire preuve d’attention. Imaginez que vous êtes un fauve tapi dans les fourrés, guettant le bon moment pour bondir sur sa proie. Voilà l’état d’esprit qui doit être le votre si vous espérer placer votre vanne dans la conversation.

Votre blague aura beaucoup plus de légitimité, et beaucoup plus d’impact si son sujet est en rapport avec la conversation. Je distingue deux cas différents : dans le premier, vous suivez normalement la conversation, et êtes d’humeur taquine. A un moment précis, par une association d’idées, une blague en rapport avec le sujet vous vient à l’esprit. N’hésitez pas ! Dés que c’est votre tour de parler, lancez vous. Attention, n’interrompez pas celui qui détient la parole, d’abord parce que c’est trés impoli, ensuite parce que cela augmente à votre tour vos chances de vous voir ravir votre temps d’expression.

Dans le deuxième cas, vous avez une histoire précise en tête, que vous voulez absolument replacer. C’est dans cette situation que vous devrez être le plus attentif. Vous allez devoir manoeuvrer avec finesse et saisir le moindre prétexte pour balancer votre blague. Si besoin est, vous pouvez même tenter de dévier la conversation vers le sujet qui vous intéresse. Petite précaution : ne vous lancez pas dans votre histoire tout de suite après avoir vous même changé de sujet. Je vous assure que ça va se voir.

Dans tous les cas, si vous manquez le coche et laissez passer l’occasion, soyez beau joueur, et attendez une meilleure occasion. Ce serai dommage de gâcher une bonne histoire parce qu’elle tombe comme une cheveu dans la soupe.

Avoir du tact

Avez vous remarqué que la plupart des blagues se moquent du malheur des membres de groupes ethniques ou de minorités ? Que ce soient les blondes, les belges, les militaires, les noirs, les juifs, les chasseurs, les américains, les hommes, les femmes, les musulmans, les homosexuels, les fonctionnaires, les flics, les jeunes, les vieux, les animaux, les hommes politiques, les pompiers, les belles-mères, et j’en passe… Tous, ils en prennent pour leur grade (il y en a qui le méritent, mais je ne dirai pas lesquels 😉 ).

Avant de vous lancer dans une grande diatribe sur la prétendue légereté des blondes, prenez la précaution de vérifier qu’une de ces charmantes demoiselles à la chevelure dorée ne se trouve pas a portée d’oreille. Pour peu qu’elle soit susceptible, vous pourriez regretter votre étourderie.

Il ne s’agit pas d’hypocrisie, mais de tact. Le but d’une blague est de faire rire, non ? Faites preuve d’empathie, surtout si vous vous adressez à des personnes que vous connaissez peu. Même si une saillie humoristique peut vous sembler anodine et sans conséquences, il n’est pas impossible que vous blessiez quelqu’un. Tout le monde n’a pas le même sens de l’humour que vous.

Les talents de conteur

Grâce aux quelques conseils précédents, vous avez réussi à placer la bonne blague au bon moment. Et maintenant ? Et bien, il reste le plus difficile : raconter la blague. Des talents de conteur seront indispensable si vous espérez déclencher la moindre hilarité chez vos interlocuteurs.

Pour comprendre à quel point la manière de raconter est importante, amusez vous à réaliser l’expérience suivante. Commencez par trouver un bon recueil d’histoires drôles, parcourez-le, et sélectionnez la meilleur blague que vous puissiez trouver. Ensuite, choisissez un interlocuteur habituellement jovial et enjoué, et contez lui votre histoire d’un ton monocorde en lisant votre livre mot-à-mot. Si vous parvenez à lui arracher autre chose qu’un sourire poli, vous aurez bien de la chance.

En matière de communication interpersonnelle, saviez vous que le langage corporel véhicule une trés grande majorité de votre message, contrairement aux mots qui n’en font passer qu’une trés petite partie ? Si vous voulez que vos histoires aient un effet, il va falloir donner de votre personne.

En fait, quand vous racontez une blague, vous êtes un peu dans le cas d’un orateur qui s’adresse à une assemblée, et les mêmes règles s’appliquent. Je ne vais pas détailler les différents moyens de parler en public, puisque cela nécessiterait un article complet (que j’écrirai sans doute un de ces jours). Toutefois, voici quelques règles de bases :

  • Parlez fort : Vous voulez que tout le monde vous entende, non ? Alors parlez suffisamment fort pour atteindre vos auditeurs les plus éloignés, mais ne cassez pas non plus les oreilles de votre public en hurlant.
  • Respirez, sinon, vous allez exploser. Bien des orateurs débutant s’imaginent que pour parler en public, il faut nécessairement parler vite. Je me rappelle des premières fois où je me suis addressé à une assemblée. Une vraie mitraillette. Erreur, grossière erreur ! N’allez pas plus vite que la musique, ménagez des pauses, modulez votre débit. Un orateur qui prend son temps est beaucoup plus agréable pour les auditeurs. Attention tout de même à ne pas laisser s’endormir vos interlocuteurs.
  • Le contact oculaire est trés important. C’est ce qui vous permettra de maintenir votre public en éveil. Regardez tour à tour les membres de l’assemblée, et soutenez leurs regards quelques secondes chacun. Si quelqu’un regarde ailleurs, fixez le jusqu’à capter son regard.
  • Structurez votre discours. Personne ne comprendra une histoire sans queue ni tête (à moins qu’il ne s’agisse d’humour absurde). Votre histoire doit avoir un début, un milieu et une fin, alors n’oubliez pas d’aller réviser votre schéma narratif2

Il y a en plus quelques éléments un peu plus spécifiques aux histoires drôles que vous devez maîtriser :

  • Le jeu d’acteur : Impliquez tout votre corps dans le récit, laissez libre court à votre expression corporelle. Si votre histoire comporte des personnages, imitez leurs attitudes, leurs comportements, leurs mimiques, bref ! donnez leur vie.
  • L’accent : Une blague belge sans accent belge ? Impensable ! Imiter l’accent de vos personnages est essentiel pour accentuer l’effet comique. Si votre histoire met en jeu des belges, ou des québecois, vous pouvez vous en donner à coeur joie.
  • Le suspense : Trés fréquemment, l’humour d’une blague réside dans sa chute. Entretenez le suspense, créez l’attente chez vos auditeurs, maintenez-les en haleine. Plus ils voudront connaître la fin, plus l’impact sera important.

Le mot de la fin

Voici donc quelques conseils qui feront de vous, même si la liste est loin d’être exhaustive, un redoutable conteur de blagues. Et maintenant, quart d’heure récréation. Vous connaissez quelques blagues qui mériteraient de sortir de l’ombre ? Et si vous les laissiez en commentaire ?

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Amour/ Couple

Pourquoi les hommes ne trouvent jamais le beurre dans le frigo ?

Mesdames, laquelle d’entre vous n’a jamais été confrontée à un homme cherchant désespérement sa cravate dans la penderie, alors que ladite cravate se trouvait juste sous ses yeux ? Laquelle n’a jamais vu un homme retourner tout le frigo pour y trouver le beurre, qui pourtant était bien en évidence ? Laquelle n’a jamais été attérée de voir un homme fouiller la maison de fond en comble pour retrouver ses clés de voiture, qui pourtant se trouvaient juste sur le rebord de la cheminée ?

Vous devez vous dire, mesdames, que ces messieurs ont une vision particulièrement défectueuse, et qu’ils sont bien distraits pour ne pas voir ce qui est juste sous leur nez. Et bien mesdames, sachez que vous n’avez pas tout à fait tort. Mais vous n’avez pas tout à fait raison non plus.

En fait, il faut savoir que les hommes et les femmes ont une vision qui fonctionne différemment. Vous, mesdames, vous êtes capable d’appréhender tout ce qui vous entoure d’un simple coup d’oeil. Vos yeux sont de véritables radars, qui captent le moindre détail dans un angle d’au moins 45 degrés. Forcément, cela vous semblerait naturel qu’il en soit de mêmes pour les hommes. Or, ce n’est pas le cas, et cet état de fait est la source de bien des ennuis dans les couples.

Tout a commencé quand…

Pour comprendre l’origine de nos différents modes de vision, il faut se baser sur la théorie de l’évolution1, et revenir longtemps en arrière, à la préhistoire, au temps des hommes des cavernes. A l’époque de ces sociétés primitives, les rôles de chaques sexes étaient clairement définis, et chacun savait ce qu’il avait à faire. Ainsi, les hommes chassaient, et les femmes gardaient la caverne et les enfants.

Comme on pourrait s’en douter, nos ancêtres ne disposaient pas de réfrigérateur pour conserver la nourriture, ni de centre commercial pour aller faire les courses le samedi. Par conséquent, c’étaient aux hommes de quitter leur nid douillet pour partir chasser le mammouth (ou toute autre espèce préhistorique comestible), et ramener la pitance au foyer.

La chasse est une tâche qui nécessite certaines capacités, comme pouvoir s’orienter sur de longues distances, repérer une proie de loin, ou toucher une cible en mouvement. C’est pourquoi les hommes ont développé une vision en tunnel, sont capable se focaliser sur un point précis à une longue distance, et sont naturellement doués pour évaluer les distances et les trajectoires.

Les femmes, de leur côté, étaient responsables de la maternité. Elles avaient pour tâches de garder la caverne, et de s’occuper des enfants. Les compétences nécessaire pour mener ces missions à bien étaient complètement différentes. C’est pourquoi les femmes ont développé une vision périphérique, capable de les informer sur les changements infimes de leur lieu de vie, et une faculté à décoder les émotions et à lire le langage corporel.

Soit dit en passant, tout ceci explique pourquoi une mère connaît absolument tout de ses enfants, alors qu’un père se rappelle tout juste de leurs dates d’anniversaire. C’est également pour ceci que les femmes ont tant de mal avec les créneaux 🙂 .

A courte distance, les hommes sont aveugles

Quand une femme cherche le beurre dans le réfrigérateur, elle n’a qu’à jeter un coup d’oeil, sa vision périphérique lui permet de détecter instantanément ce qu’elle cherche. Mais pour un homme, l’exercice est tout autre. Il lui faut balayer chaque centimètre carré de l’intérieur de frigo jusqu’à ce que sa vision en tunnel se pose exactement sur la motte de beurre. Sans quoi, la matière grasse tant convoitée lui restera invisible.

Mesdames, sachez que les hommes ne sont pas fait pour trouver un objet précis à une courte distance, et que pour eux, fouiller un placard à la recherche d’une paire de chaussette précise est un exercice non trivial. Alors soyez indulgente, et ne vous énervez pas. Si vous voulez le beurre, allez le chercher vous mêmes, vous gagnerez du temps.

Messieurs, si vous ne trouvez pas votre cravate, et que votre femme vous affirme qu’elle se trouve bien dans ce placard, persévérez un peu avant de déclarer forfait, car il y a de trés fortes chances pour qu’elle ait raison.

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Développement personnel

Vos sources de pouvoir

Il est temps de commencer notre revue sur les techniques de manipulation. Comme expliqué dans cette petite introduction, la manipulation n’est autre que l’art d’obtenir ce que l’on souhaite. La vie est pleine de situations dans lesquelles vous aimeriez influencer autrui pour qu’il agisse comme vous l’entendez.

Encore une fois, il n’y a rien de mal là dedans. Ce n’est pas un procédé démoniaque. Les jeux de pouvoirs sont un des fondements de la société humaine. Range ta chambre ! Robert, pourriez vous me terminer votre rapport sur le dossier Dupont pour demain ? Chéri, si tu ne fais pas la vaisselle, tu seras privé de câlins…

Les chercheurs qui se sont penchés sur la question ont réalisés une classification des principales sources de pouvoir1 qui s’exercent d’une source vers une cible. Dans cet article, nous allons apprendre quels sont les leviers à notre disposition pour détenir une emprise sur les autres, et les faire agir à notre guise.

Qu’est-ce que le pouvoir ?

Commençons par un peu de théorie (ça ne sera pas long). Si je détiens du pouvoir sur quelqu’un, cela signifie que je peux lui faire faire des choses qu’il ne ferait pas de sa propre initiative. Si j’ai du pouvoir sur mes enfants, cela signifie que je peux leur demander légitimement de ranger leur chambre, et d’aller se coucher après manger. Si je suis patron d’une société, j’ai du pouvoir sur mes employés, et je suis en droit d’attendre qu’ils effectuent les travaux que je leur assigne. Si je suis abordé par cinq individus à l’air aussi louche que costaud dans une ruelle sombre, ils peuvent me contraindre à leur donner mon portefeuille.

Tous ces exemples ont un point en commun : à chaque fois, la cible du pouvoir est dans un état de dépendance. Mes enfants dépendent de moi pour vivre, mes employés dépendant de mon entreprise pour gagner un salaire et je dépends des cinq loubards pour garder toutes mes dents.

Pour résumer trés simplement, on peut dire que le pouvoir est une notion de dépendance relative entre deux parties. Mais quels sont les différentes sources que vous pouvez utiliser pour rendre les autres dépendants, et donc obtenir du pouvoir ? C’est ce que nous allons voir maintenant.

Le pouvoir légitime

Si votre statut social est supérieur à celui de votre cible, alors vous détenez un pouvoir légitime, c’est à dire qu’en vertue de règlements tacites et traditionnels (les enfants obéissent à leurs parents) ou juridiques (si mes employés ne font pas ce que je leur demande, je peux légalement les renvoyer), vous êtes en droit de la diriger.

Le pouvoir légitime est trés puissant, il est à la base de l’organisation hiérarchique de toute notre société. Plusieurs recherches ont montré à quel point nous sommes sensibles aux signes extérieurs d’autorité. C’est à dire que nous sommes beaucoup plus enclins à obéir à un commandement si la personne qui l’a formulée porte un uniforme, par exemple.

‎Si vous disposez d’un ascendant hiérarchique sur quelqu’un, vous n’aurez probablement pas besoin d’utiliser d’autre source de pouvoir pour le faire obéir, il vous suffira d’un ordre ou d’un injonction. Cette personne deviendra en quelque sorte l’agent de votre volonté, avec pour conséquence directe qu’elle se sentira délestée d’une partie de la responsabilité de ses actes2.

Attention toutefois, si vous utilisez votre pouvoir légitime, gardez à l’esprit que l’on obéit à votre fonction, pas à votre personne. Si pour une quelconque raison vous deviez perdre votre statut social, vous pourriez être surpris…

Le pouvoir coercitif

Demon Pumpkin!
Crédit photo : Great Beyond

Si votre cible s’imagine que vous avez la possibilité de la punir d’une quelconque manière, alors vous détenez sur elle un pouvoir de coercition. Les punitions peuvent être d’ordre physique (fessée, coup sur la g…), ou sous forme de privation (privilège, liberté, calin). L’utilisation du pouvoir coercitif passe généralement par des menaces implicites ou explicites, et entraîne la cible à agir contre son gré.

Ce pouvoir ne doit être utilisé qu’en dernier recours, car il entraîne chez la cible un sentiment de rancune qui peut-être néfaste. La plupart du temps, menacer pour obtenir ce que vous voulez n’est pas la chose la plus intelligente à faire, car l’obéissance obtenue ne durera que tant que vous serez « à portée » de punition.

Le pouvoir de récompense

Si votre cible s’imagine que vous êtes en mesure de la récompenser d’une quelconque manière, alors vous détenez sur elle un pouvoir de récompense. Si le pouvoir coercitif est le bâton, celui de récompense est la carotte. Si une personne s’imagine que vous pouvez lui accorder quelque faveur, que ce soit sous forme de cadeau, de promotion, d’argent, de félicitations, ou d’un simple sourire, elle deviendra dépendante de vous.

Si vous voulez exercer votre pouvoir de récompense, vous devez avant tout connaître ce que désire votre cible, ce dont elle a besoin, et ce que vous êtes en mesure de lui apporter. Ensuite, vous devez faire savoir à la cible que vous êtes en mesure de la récompenser si elle se plie à vos désirs.

L’avantage du pouvoir de récompense, c’est que la motivation est réelle pour la cible. Vous n’aurez donc pas à la surveiller en permanence ni même à rester dans les parages.

Le pouvoir de compétence

Si votre cible s’imagine que vous êtes en mesure de lui apporter une information dont elle a besoin, alors vous détenez un pouvoir de compétence. C’est le pouvoir des experts et des gens qualifés. Si vous n’y connaissez rien en informatique et que vous demandez conseil à un vendeur pour acheter un ordinateur, vous allez sans doute suivre ses conseils, n’est-ce pas ? C’est une forme de pouvoir particulièrement utilisée dans le monde du travail, dans lequel vous pouvez vendre votre temps et votre compétence contre un salaire.

Certaines personnes usent et abusent du pouvoir de compétence. Je connais une entreprise dont l’activité repose principalement sur le fonctionnement d’un certain matériel électronique, et parmi tous les employés de cette compagnie, un seul est un spécialiste dans son utilisation. Cette personne est un cauchemar pour les autres employés, car chaque projet doit passer par elle pour être réalisé, et notre expert ne se prive pas pour prendre son temps. A cause d’une seule personne de mauvaise volonté, c’est toute une équipe qui est pénalisée. Et le pire, c’est que notre expert est indéboulonnable, tant que le DRH n’aura pas trouvé quelqu’un d’autre ayant les mêmes compétences.

Bref, si vous détenez une compétence unique, un talent particulier, une information capitale, un monopole dans un domaine, alors votre pouvoir est immense.

Le pouvoir charismatique

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Crédit photo : rent-a-moose

Si vous êtes charismatique, si vous faites preuve de leadership, il est probable que d’autres personnes voudront vous ressembler, et vous prendront pour modèle. Dans ce cas, vous détenez un pouvoir charismatique, ou pouvoir de référence.

C’est le pouvoir des gens connus, des leaders qui possèdent le talent de susciter l’admiration et le respect, qui peuvent amener les autres à partager leur vision, qui savent mobiliser les énergies et communiquer leur enthousiasme. Ce sont les gens que l’on admire et auxquels on s’identifie facilement.

Plus vous serez charismatique, plus vous serez admiré, imité, plus on s’identifiera à vous, et plus vous détiendrez de pouvoir. « Dommage, je n’ai aucun charisme » me direz vous peut-être. Et bien j’ai une bonne nouvelle pour vous : le charisme, ça s’apprend. Cela dit, un article n’y suffirait pas, donc nous ne rentrerons pas dans les détails maintenant. Je reviendrai bientôt sur le sujet.

Comment utiliser le pouvoir ?

Lors d’une négociation, à vous d’évaluer quelles sont les jeux de pouvoir en présence, avant de manoeuvrer avec subtilité les leviers à votre disposition. Voici une petite liste des éléments que vous pourriez prendre en compte :

  • Soyez le chef… : C’est une terrible évidence, mais pour utiliser le pouvoir hiérarchique, vous devez détenir un statut social plus élevé que votre cible. Si vous êtes patient, faites ce qu’il faut pour monter l’échelle sociale. Sinon, créez votre entreprise.
  • …et montrez-le : Si l’habit ne fait pas le moine, il en donne l’apparence. Des études ont montré que nous sommes particulièrement sensibles aux signes extérieurs de pouvoir. Par conséquent, plus vous aurez l’air d’avoir de l’autorité, et plus vous en aurez 🙂 . Laissez tomber votre vieux survêtement, et habillez vous « classe ».
  • Le règlement sur le bout des doigts : les lois, les règlements, les procédures, les statuts, etc. sont d’excellents moyens d’obtenir ce que vous voulez quand ils jouent en votre faveur. A vous de les faire appliquer pour tirer votre épingle du jeu.
  • Le pouvoir du faible : Il existe un autre cas dans lequel vous pouvez légitimement exercer un pouvoir, c’est lorsque vous êtes impuissant à satisfaire vous même un besoin ou un désir. Si vous avez un bras dans le plâtre, vous pouvez demander à quelqu’un de faire la vaisselle à votre place. J’ai connu un ancien qui usait et abusait de ce pouvoir en jouant les vieux séniles pour être assisté en permanence 🙂 .
  • Utilisez la séduction : Si votre physique est avantageux, pourquoi ne pas en profiter ? Je suis sûr que vous saurez utiliser vos charmes pour accroître votre charisme.
  • Détenez un monopole : Les entreprises savent bien que lorsqu’elles détiennent un monopole, elles sont le champ libre pour imposer leur loi. Si vous aussi, vous parvenez à devenir l’unique détenteur d’une certain talent, si vous avez de la compétence, de l’expertise, de l’expérience, vous n’aurez aucun mal à faire pencher la balance de votre côté. Faites attention à ne pas en abuser, car si vous devenez trop dangereux, il se pourrait bien qu’on cherche à tout prix à vous remplacer.
  • Ne soyez pas avare : N’hésitez pas à exprimer votre gratitude, ne soyez pas avare de cadeaux, de félicitations, de faveurs. Montrez que vous pouvez être généreux, mais surtout, surtout, montrez bien que ces faveurs ne tomberont pas du ciel, mais qu’elles devront se mériter
  • Faites appel aux leaders chrismatique : Si vous n’avez pas la chance d’être charismatique, faites appel à ceux qui le sont. « Comment, tu n’aimes pas le épinards ? Même Superman mange des épinards ! ».
  • Faites du sport : Comme je l’ai dit, le pouvoir de coercition ne doit être employé qu’en dernier recours, et à plus forte raison lorsqu’il s’agit de faire usage de sa force physique. Quoi qu’il en soit, vous serez toujours plus impressionnant si vous ressemblez à Schwartzy qu’à Bob l’éponge.
  • Mobilisez les foules : A votre avis, dans quel cas avez vous le plus d’influence ? Quand vous êtes seul, ou quand vous mobilisez toute une foule ? Alors ?
  • Le pouvoir de l’information : Comme dirait l’autre, l’information, c’est le nerf de la guerre. Plus vous en saurez sur vos cibles, plus vous détiendrez de pouvoir. Pour vous renseigner, utilisez votre réseau social, et faites appel aux technologies de l’information (ex : moteurs de recherche)

Ces catégories peuvent vous servir de checklist pour vérifier quels sont les sources de pouvoir à votre disposition. La plupart du temps, vous devrez combiner plusieurs formes de pouvoir pour parvenir à vos fins. N’oubliez pas qu’en général, le pouvoir n’est pas unidirectionnel. Si vous êtes chef d’entreprise, vous disposez d’un pouvoir légitime (je suis le chef) et d’un pouvoir de coercition (je peux te virer), mais vos employés détiennent un pouvoir de compétence.

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Organisation

Gérer les interruptions : la méthode ADRA

Il m’est arrivé de travailler dans une trés petite entreprise en temps que technicien en informatique. Pour survivre, une entreprise de cette taille doit constamment traiter plusieurs devis à la fois, et par un corollaire surprenant à la loi de Murphy1, il est fréquent de constater que les échéances des devis tombent souvent au même moment, entraînant ce qu’on appelle dans un jargon technique d’initiés des « charettes« .

Dans ce genre de situations, il faut en général jongler entre les différents projets, ce qui fait qu’il est difficile de se concentrer pleinement sur une tâche bien précise.

Avez vous déjà remarqué à quel point l’imprévu, les interruptions continuelles et les projets de dernières minutes sont chronophages2 ? N’est-il pas rageant, alors que vous êtes concentré à effectuer un travail important, de voir s’intercaler une « tâche urgente à faire en priorité », qui va vous distraire, vous déconcentrer, et vous faire perdre votre temps ? N’aimeriez vous pas pouvoir terminer d’un bloc ce que vous avez à faire, sans avoir à jongler sur 15 projets à la fois, tous plus prioritaires les uns que les autres ?

Si vous avez répondu « oui » à l’une de ces questions, alors la méthode ADRA, pour Abandonner, Déléguer, Reporter ou Agir est pour vous. La méthode ADRA est un outil qui vous permettra de gérer les interruptions en vous aidant à déterminer facilement et rapidement quelles sont les tâches prioritaires que vous devez effectuer impérativement, et celles que vous pouvez mettre de côté.

ADRA est en fait un arbre de décision, c’est à dire un ensemble ordonné de questions qui vous conduira immanquablement à un résultat. Cet arbre doit être appliqué à chaque tâche parasite qui vient interrompre votre travail. Voici les questions que vous devrez vous poser :

Abandonner

Lorsqu’une nouvelle tâche vient à votre connaissance, la première question à vous poser est « Cette tâche doit-elle être impérativement réalisée ? ». Si la réponse est négative, c’est à dire que vous n’avez pas vraiment besoin d’effectuer ce travail, alors vous n’avez tout simplement qu’à le laisser tomber. Oubliez-le, envoyez-le dans les oubliettes de votre mémoire, et tirez un trait dessus de façon définitive. Attention, il ne s’agit pas de reporter le travail à plus tard. Il s’agit bien de l’oublier purement et simplement. Plus jamais vous n’y repenserez, que ce soit dans une minute ou dans un an.

Cette étape est la plus importante, car c’est celle qui vous fera gagner le plus de temps. Supposons qu’une nouvelle besogne vous tombe dessus de manière impromptue, et que vous sachiez qu’il vous faille au moins 4 heures pour l’abattre. En la laissant purement et simplement tomber, vous gagnerez tout bonnement… 4 heures, et vous vous épargnerez dans doutes beaucoup d’efforts.

Le coeur de cette branche de l’arbre, c’est de déterminer si la tâche doit être effectuée ou pas, et ce n’est pas si facile. Pour répondre à cette question, il vous faudra tout de mêmes quelques instants de réflexion, car la solution n’est pas forcément triviale.

Si vous avez du mal à vous décider, je vous conseille de vous poser la question suivante : « Pourquoi dois-je réaliser ceci ? Si le travail est fait, quels seront les bénéfices réels, et sinon, quelles seront les conséquences à court, moyen et long terme ? ». En comparant les conséquences de votre inaction avec les bénéfices que vous pourriez tirer de l’action, vous découvrirez souvant que le jeu n’en vaut pas la chandelle, et que vous avez mieux à faire.

Déléguer

Si la tâche à réaliser est essentielle, et ne peut être abandonnée sans conséquences, alors il faut vous demander si vous ne pouvez la déléguer. Faire faire le travail par quelqu’un d’autre est également une excellente façon de gagner du temps, tout en sachant que le travail sera fait. Là encore, il faut prendre certains éléments en considération avant de déléguer.

Tout d’abord, vous devez vous demander si la tâche en question peut effectivement être déléguée. Un examen d’urine ou une prise de sang sont des exemples typiques de corvées que vous ne pouvez pas déléguer.

Ensuite, assurez vous que vous avez effectivement quelqu’un à qui faire faire le sale boulot. Si vous êtes manager, ou chef d’entreprise, vous avez des employés sous votre responsabilité, qui accepteront de faire ce que vous leur demanderez. Si vous êtes parents, et que le travail à effectuer concerne la vie de famille, faites le faire par vos enfants, au lieu de les laisser avachis devant la télé à regarder des âneries.

Quoi qu’il en soit, assurez vous que la personne choisie détient les compétences et le temps nécessaire pour faire le boulot. Cela dit, la gestion du temps deviendra son problème (niark niark).

Enfin, vous devrez déterminer quels seront les efforts que vous devrez déployer pour vous assurer que le travail est fait. Déléguer, c’est savoir accepter de s’en remettre à autrui, mais cela implique un travail de vérification plus ou moins poussé. Si vous pensez que déléguer vous coûtera plus d’efforts que de faire le travail vous même, ne déléguez pas.

Reporter

Vous savez que votre tâche ne peut-être abandonnée, ni déléguée. Vous devrez donc la réaliser vous même. La prochaine question à se poser est la suivante : « Cette tâche doit-elle être effectuée maintenant ? Si je la remets à plus tard, quelles seront les conséquences ? Jusqu’à quand puis-je reporter ce travail ? ». En fait, cette étape va vous servir à ordonnancer au mieux les différentes tâches que vous devez réaliser, en écartant celles qui vous embêtent pour les remettre à plus tard.

Sachez que chaque fois que vous passez d’une besogne à une autre, il vous faut quelques minutes pour vous reconcentrer, entraînant une perte de temps dramatique. L’intérêt du report est d’optimiser l’ordonnancement des tâches pour les effectuer les unes après les autres, au lieu de toutes les mélanger.

Si vous décidez de reporter, faites attention à ne pas sombrer dans la procrastination, car vous prenez le risque de voir le labeur en retard s’accumuler et de réaliser à la dernière minute qu’il vous reste une tonne de travail non fait. Reporter oui, mais reporter intelligemment.

« Facile à dire ! », me direz vous, « mais comment reporter intelligemment ? ». La meilleure pratique, je pense, est de vous fixer une limite temporelle fixe et immuable. Ainsi, si une interruption vous tombe dessus alors que vous travaillez à autre chose, ne vous contentez pas de dire « Bon, je verrai ça plus tard », mais prenez quelques secondes pour décider exactement à quel moment vous allez vous y atteler. Vous pouvez par exemple décider de terminer votre travail en cours, ou définir une heure fixe dans la journée.

En vous fixant une échéance fixe, vous définissez une barrière de sécurité, qui vous permettra d’éviter la procrastination. Comment croyez vous que je fais, pour écrire deux billets par semaine sur ce blog ? Avez vous vu le compte à rebours avant le prochain billet ? En fait, au moment ou j’écris, il reste 30 minutes avant le prochain billet 🙁 . Cette échéance m’a forcé à me lever une heure plus tôt (et dieu sait que j’aurais préféré dormir) pour terminer ce billet en temps et en heure.

L’important, c’est de connaître les conséquences de vos choix. Si vous décidez de prendre en compte l’interruption, vous allez forcément reporter votre travail en cours. Des deux tâches, laquelle souffrira moins le retard ?

Agir

Enfin, si vous êtes arrivé à ce noeud de l’arbre, c’est que votre tâche ne peut être abandonnée, ni déléguée, ni reportée. Quelles sont les options restantes ? Et bien, les choix sont pour le moins réduits : au boulot !

Pour conclure

Ce petit arbre de décision tout simple peut-être un outil précieux si vous avez parfois du mal à gérer vos interruptions. Bien des fois, vous constaterez qu’il vous fera gagner un temps précieux, et vous gagnerez en productivité.

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Compétences sociales

Détecter le mensonge

Allez, ne mentez pas : qui ne s’est jamais sauvé d’une situation désagréable grâce à un mensonge ?

Imaginez que vous soyez invité à manger chez votre belle famille, et votre belle mère a consacré énormément de temps et d’efforts à cuisiner. Seulement voilà, le gigot est à peine mangeable, et quand à la purée de pommes de terre, elle a à peu près autant de goût qu’un morceau de platique. Alors que vous vous réjouissez intérieurement d’être venu à bout de votre assiette, la piteuse cuisinière vous demande : Vous en reprendrez bien un peu, mon petit Jean-Louis ? (en plus, elle ne se rappelle même pas votre prénom).

Qu’allez vous lui répondre ? Non, merci, mais c’était infect, j’ai eu l’impression de mastiquer du pneu. Je mangerai mieux ce soir. Ok, ça serait peut-être jouissif, mais je pense que vous préférerez vous abstenir si vous souhaitez conserver de bonnes relations avec votre partenaire. En fait, il est probable que vous répondiez quelque chose comme Je vous remercie, c’était trés bon, mais je n’ai plus faim.

Où seriez vous si vous ne mentiez pas ?

Avez vous déjà essayé d’imaginer ce que serait votre vie si vous ne mentiez jamais ? Si tout ce qui sortait de votre bouche n’était rien que la pure vérité, toute nue et sans artifice ? Sans doute seriez vous seul, sans ami, peut-être à la rue, et en tout cas dans une position sociale peu enviable.

Vous rappelez vous de la dernière fois que vous avez menti ? Même un tout petit mensonge ? En fait, si vous y réfléchissez bien, votre dernière entorse à la vérité ne date sans doute pas de si longtemps. Il n’y a pas à en avoir honte. Il faut savoir que le mensonge est couramment utilisé dans la vie de tous les jours, car il permet de mettre de l’huile dans les rouages sociaux. Je dirai même plus, le mensonge est un ingrédient nécessaire à la vie en communauté.

La plupart des gens n’aiment pas se voir asséner une vérité brutale et potentiellement blessante. C’est pourquoi la plupart des boniments que l’on débite sont des pieux mensonges, destinés à ménager les susceptibilités, à ne pas froisser les orgueils, à ne pas insulter ni offenser. Ces mensonges sont commis pour la bonne cause, et font plus de bien que de mal.

Malheureusement, il y a également les mensonges malveillants, destinés à servir l’intérêt de celui qui les profère. Duperies, escroqueries, arnaques, supercherie, etc. appartiennent à cette catégorie. Ceux-là, il serait intéressant de savoir les détecter pour s’en protéger.

Comment savoir si l’on vous ment ? Si vos enfants vous racontent des bobards ? Si le type qui essaye de vous vendre sa voiture vous cache un défaut dans le moteur ? Et bien ça alors, mais quelle coincidence (Saperlipopette, dirais-je) ! C’est justement ce dont je vais parler maintenant (la vie fait bien les choses) !

Les signaux corporels du mensonge


Je sais que vous mentez
Paul Ekman 

Le plus important, lorsqu’on cherche à détecter le mensonge, c’est de savoir reconnaître les signaux corporels caractéristiques de la tromperie.

Il faut savoir que mentir n’est pas un acte anodin. En général, proférer un mensonge provoque un certain malaise, voire du remord, et s’accompagne par conséquent de signaux corporels caractéristiques plus ou moins prononcés selon l’importance du mensonge, et l’entraînement du menteur. Pas besoin d’être un détecteur de mensonge pour reconnaitre ceux qui « ne savent pas mentir ».

S’il est facile de contrôler ses paroles, par exemple en répétant son texte à l’avance, il est plus complexe de maîtriser son langage corporel. Par conséquent, les signaux de tromperie sont à rechercher dans le langage du corps, sur le visage, dans les mouvements des mains et des pieds.

Voici un panel de ces signaux. Attention toutefois, il faut considérer ces éléments comme un ensemble, et non pas individuellement. Chaque élément en soi ne signifie pas qu’il y a mensonge. En revanche, si vous parvenez à détecter plusieurs de ces signaux chez votre interlocuteur, il y a de bonnes chances pour qu’il soit en train de vous raconter un bobard.

  • Autocontact de la main au visage : Lorsque nous discutons avec quelqu’un, il nous arrive de nous toucher le visage. Mais lorsque nous mentons, cette tendance augmente de façon spectaculaire. Le mouvement le plus courant est la main qui couvre la bouche, suivi de la main qui touche le nez.Avez vous déjà vu un enfant mentir ? Alors vous avez sûrement remarqué qu’il était trés mauvais menteur, et facilement repérable. Les enfants qui mentent ont souvent le réflexe de plaquer maladroitement la main sur la bouche, et c’est un geste bien trop évident pour être crédible.

    En grandissant, on apprend à être plus discret, mais le mouvement de base reste le même. La main s’élève, et gratte le coin de la bouche, ou frotte la lèvre supérieure, etc. Dans son livre La clé des gestes, Desmond Morris avance l’explication que le cerveau, qui éprouve de la gêne, donne l’ordre à la main de couvrir la bouche pour empêcher les paroles mensongères de sortir, et c’est pourquoi le mouvement est amorcé pour « museler » le menteur. Cela dit, ce mouvement n’empêche pas le mensonge d’être proféré, mais le geste est fait.

    Un autre grand classique est la main qui touche le nez. Souvent, le mouvement de la main pour toucher la bouche est amorcé, mais reste incomplet, et termine en grattement ou en frôlement du nez.

    Les autres gestes d’autocontact utilisés par les menteurs, quoique moins fréquemment, sont la main qui caresse le menton, qui passe dans les cheveux, qui frotte la joue, et qui caresse l’oreille.

    Si votre interlocuteur se gratte le menton, cela ne signifie pas forcément qu’il ment. Mais si vous observez une multiplication des autocontacts de ce type, vous savez qu’il faut faire attention.

  • Les trémoussements : Le menteur mal à l’aise affiche une tendance élevée au trémoussement et aux infimes changements de positions. Comme si son plus cher désir était de prendre la poudre d’escampette, il se dandine, passe d’une jambe à l’autre, remue sur sa chaise, bref, ne tient pas en place. Si votre interlocuteur gigote comme une anguille, soit il a une envie pressante, soit il vous cache quelque chose.
  • Les signaux du visage : Un menteur présente certaines incohérences faciales, il est victime de tics et de micro-expression. Ces mouvements trés légers sont quasiment invisibles à l’oeil nu, et il faut beaucoup d’entraînement pour arriver à les détecter. Ainsi, les muscles du visage se contractent trés légèrement, les pupilles se dilatent et se contractent, la fréquence de clignement des yeux augmente de manière significative, un rougissement apparait, etc.D’autres signaux sont plus facilement visibles. Un menteur a tendance à avaler sa salive plus souvent, et être victime de transpiration. La fréquence des sourires à également tendance à diminuer.
  • Les gestes des mains : Lorsque nous parlons normalement, nous soulignons naturellement nos propos par une gestuelle des mains. Mais lorsque nous mentons, nous avons tendance à diminuer les mouvements de nos mains le plus possible. Nous pouvons par exemple les glisser dans nos poches, nous asseoir dessus, les placer dans notre dos, les joindre et les laisser pendre, etc.Les mains peuvent également être révélatrice d’un état de tension interne, lorsqu’elles jouent avec un trousseau de clé dans un poche, ou lorsqu’elles présentent une activité fébrile.

Apprendre à reconnaître le langage corporel


Ces gestes qui parlent à votre place
Joe Navarro 

Comme je l’ai dit, il ne sert à rien de considérer chaque signal individuellement, car il fait en fait partie d’une posture globale. Mais si vous parveniez à détecter en même temps deux ou trois signaux de tromperie chez votre interlocuteur, alors vous feriez bien de vous méfier.

Je peux vous donner plusieurs recommandantions pour mieux détecter ces signaux. Premièrement, arrangez vous pour que le langage corporel de votre interlocuteur puisse s’exprimer sans contrainte. Si le menteur potentiel porte un objet encombrant lorsqu’il parle, ou s’il est enfoncé dans un profond sofa, ses gestes parasites seront beaucoup moins visible que s’il est debout en face de vous.

Ensuite, vous devez vous même être dans de bonnes conditions pour décrypter sa gestuelle. Vous imaginez bien qu’on pourra vous raconter le plus grossier mensonge en arborant les gesticulation les plus visibles, il y a peu de chances que vous vous rendiez compte de quoi que ce soit si vous écoutez d’une oreille distraite tout en regardant la télé (tiens, encore une raison de la balancer). Soyez disponible et attentif, en ayant une vue globale sur le corps de votre interlocuteur. Ainsi, vous augmenterez vos chances de repérer des signaux parasites.

Enfin et surtout, entraînez vous à décrypter le langage corporel. A la base, certaines personnes sont plus perspicaces que d’autres, mais rien n’est jamais définitif. Les femmes détiennent d’ailleurs un avantage indéniable, car elles sont en général beaucoup plus douées pour décoder le langage gestuel. Si vous découvrez que l’on vous ment souvent, et que vous ne vous en rendez que trés rarement compte, peut-être faudrait il prêter plus d’attention à ceux qui vous entourent ?

Repérez les incohérences dans le discours

Par définition, un menteur vous tiendra un discours différent de la réalité pour vous tromper. Or, dans la plupart des cas, une histoire inventé ne sera pas aussi complète que la réalité elle-même, et contiendra forcément certaines incohérences, qui vous permettront de découvrir le pot aux roses1.

Selon les cas, le discours du menteur sera plus ou moins bien préparé. Par exemple, un mensonge complètement improvisé contiendra de nombreuses lacunes, de la redondance, des oublis, des contradictions, etc. En revanche, un mensonge longuement répété sera beaucoup plus crédible, et il vous faudra parfois beaucoup de jugeotte pour démasquer la supercherie.

Sachez également repérer les explications trop préparées. Les menteurs ont tendance à débiter tout le discours qu’ils avaient préparé sans même qu’on leur ait rien demandé. Si votre conjoint se lance dans une longue diatribe pour justifier un retard de quelques minutes, gardez-le à l’oeil.

Voici quelques techniques pour détecter les incohérences dans un discours :

  • Confrontez le menteur à la réalité : Cette méthode est certainement la plus directe et la plus efficace. En confrontant les propos du menteur avec la réalité, vous parvindrez à coup sûr à le démasquer. Par exemple, supposons que votre fils prétende passer la nuit chez un ami, et imaginons que le soir même, ce même ami appelle pour prendre de ses nouvelles. Alors vous saurez que quelque chose cloche, et vous serez en droit d’exiger des explications franches de la part du fautif. C’est ce qu’on appelle un flagrant délit.
  • Demandez des détails : Si un menteur à préparé un discours crédible en surface, il suffit parfois de gratter un peu pour découvrir des absurdités. Par exemple, si votre partenaire rentre tard en prétextant une réunion qui s’est éternisée, alors que vous avez de bonnes raisons de penser qu’il a passé l’après midi en galante compagnie, vous pourriez demander « Alors, comment s’est passé cette réunion ? Vous étiez nombreux ? Etes vous parvenu à un résultat intéressant ? Roger était là ? Sa femme m’avait dit qu’il était malade ces derniers temps. etc. »Si ledit partenaire semble réfléchir avant de donner une réponse, s’il affiche une réticence a vous raconter sa réunion, s’il tente à tout prix de changer de sujet, ou s’il s’embrouille dans des explications incohérentes et peu claires, vous feriez bien d’être sur vos gardes.

    Attention, il ne s’agit pas de projeter une salve de question à tout va. Si votre interlocuteur a l’impression de subir un interrogatoire, il va se braquer, et vous n’obtiendrez aucun résultat valable. Au contraire, vous devez absolument procéder comme si de rien n’était, et ne surtout pas laisser apparaitre vos soupçons. Apprenez à doser, pour pousser le menteur dans ses retranchements, sans pour autant le laisser exploser.

  • Faites répéter : Demander à un menteur de répéter une partie de son discours peut être un excellent moyen d’en débusquer les incohérences, tout spécialement pour un mensonge improvisé. Cette technique ne marche que si le discours est assez long. Par exemple, « mon portable était déchargé, je n’ai pas pu t’appeler » ne convient pas. En revanche, si votre menteur invente au fur et à mesure des détails à son histoire pour répondre à vos demandes de précisions, il y a forcément un moment ou il va s’empêtrer.Pour en profiter, demandez lui mine de rien de répéter une phrase qu’il a prononcé quelques secondes avant. Vous pouvez par exemple jouer à l’étourdi qui a oublié un détail « Attends, pardonne-moi, tu as bien dit à l’instant que … ? Non, pour rien, c’était pour être sûr d’avoir bien compris. »

    Si le menteur a inventé son mensonge sur le coup, il est probable qu’il oublie une partie de ce qu’il a raconté. A vous d’en profiter pour le pousser à se contredire. « Dis-moi, tu m’as bien dit que …, n’est-ce pas ? Alors pourquoi viens tu de m’annoncer le contraire ? »

  • Pas de point ouvert : Certains personnes n’éprouvent pas trop de remords quand elles mentent par omission, lorsqu’elles « oublient » de préciser certains points, restent dans le vague et donnent peu d’information. En revanche, elles éprouvent plus de difficulté à mentir « franchement » (si j’ose dire) en soutenant ouvertement une assertion fausse.Si vous détectez une zone d’ombre dans le discours de votre interlocuteur, tâchez de l’éclaircir en posant des questions fermées. Par exemple, si vous avez décidé d’acheter une voiture à un particulier en passant par les petites annonces, vous voudrez savoir si le véhicule est en bon état. Si vous demandez au propriétaire « Comment est cette voiture ? », il n’aura que peu de scrupules à vous répondre que c’est une excellente mécanique, fiable et robuste, même s’il sait pertinemment que le radiateur fuit. En revanche, si vous lui demandez s’il peut vous assurer qu’aucune pièce n’a besoin d’être changée, il y réfléchira sûrement à deux fois avant de mentir aussi effrontément.

    Formulez toujours vos questions de manière à ce que les mensonges pour y répondre soient le plus gros possible. Car plus le mensonge est gros, plus facilement il est détectable.

  • Utilisez le bluff : Voici une technique particulièrement machiavelique pour détecter un mensonge. Il s’agit de confronter le menteur à une situation difficile, en lui faisant croire qu’il est démasqué. Par exemple, si votre conjoint affirme « J’ai passé la soirée avec Robert. », vous pouvez rétorquer naïvement « Tiens, c’est bizarre, mais alors pourquoi Robert a-t-il appelé hier soir pour prendre de tes nouvelles ? ».Bien sûr, vous savez trés bien que Robert n’a pas appelé, simplement, vous mettez le menteur dans l’embarras. Il va s’apercevoir qu’il a commis une bourde, et s’empêtrera sûrement dans des explications tordues pour expliquer l’incohérence de ses propos.

    Un conseil toutefois : ne soyez pas trop péremptoire quand vous bluffez, car s’il advient que vous vous soyez trompé, et que le supposé menteur aie dit la vérité, vous seriez en mauvaise posture. Au contraire, laissez vous une porte de sortie : « Ah, suis-je bête, ce n’est pas Robert, c’est François qui a passé un coup de fil ! »

  • Laissez mariner : Lorsqu’il profère son mensonge, un menteur s’attend souvent à devoir donner plus d’explications. Par conséquent, il reste sur ses gardes pour pouvoir déjouer les tentatives de démystification. Parfois, il faut ruser pour amener un menteur à baisser sa garde. Pour cela, il peut être intéressant de le laisser mariner quelques minutes avant d’essayer une des techniques précédentes.Au lieu de tenter de démasquer le menteur tout de suite, agissez comme si vous aviez gobé son mensonge comme le plus gros naïf que la Terre ait jamais porté. Soulagé de ne pas avoir à se justifier plus avant, votre menteur sera moins méfiant lorsque vous reviendrez à la charge quelques minutes après.


Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens
Joule & Beauvois 

Quoi qu’il en soit, ne soyez jamais agressif et ne montrez jamais vos soupçons. Le cas échéant, vous donneriez un prétexte au menteur pour couper court à la conversation et vous accuser de jalousie, ou d’être « toujours sur son dos ». De plus, imaginez que vous vous trompiez, et que votre interlocuteur soit de bonne foi. Votre comportement soupçonneux pourrait être trés mal reçu.

Enfin, et ceci est un point trés important : prenez bien garde à ne pas sombrer dans la paranoïa. Etre accusé de mensonge est quelque chose de trés blessant lorsque l’on est sincère, et si vous passez votre temps à harceler vos connaissances en doutant de leur sincérité, vous n’allez pas arranger votre vie sociale.

Cet article n’est qu’un outil, et les connaissances qu’il contient ne doivent servir qu’occasionnellement. En général, et sauf si vous avez de bonnes raisons, partez du principe que votre interlocuteur est sincère. Dans le cas contraire, vous allez interpréter chaque mouvement anodin comme un signal de tromperie et réagir, à tort, en conséquence.

Sur ces quelques considérations philosophiques, je vous laisse. Dans un prochain article, nous apprendrons comment mentir sans être repéré 😉 .

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Organisation

Rangez votre temps

Avez vous déjà eu l’impression que le temps passait trop vite ? Que les heures filaient à une vitesse incroyable, et que vous n’aviez jamais le temps de faire tout ce que vous auriez voulu ? N’avez vous jamais rêvé de pouvoir rallonger vos journées pour y caser deux heures de sommeil en plus, ou pour enfin trouver le temps de vous inscrire à votre club de fitness ? N’y a-t-il pas des tâches que vous vous promettez de réaliser depuis des lustres, et qui ont sombré dans un coin poussiéreux de votre conscience, assorties d’une étiquette « A faire » jaunie ?

Si, comme l’immense majorité de la population, vous avez répondu « oui » à l’une de ces questions, c’est que vous avez sans doute un problème d’organisation temporelle. Pour de nombreuses personnes, le temps est un adversaire implacable, comme un rouleau compresseur qui nous forcerait à courir du lever au coucher sans nous laisser une seconde de répis, transformant chaque minute en course contre la montre.

La plupart des gens n’ont même pas conscience de ce problème. Pour eux, il est normal d’être toujours pressé, d’avoir toujours à courir à gauche et à droite sans s’arrêter. Après tout, nous vivons dans la société de l’information et de la communication., un monde moderne ou il faut en faire toujours plus pour survivre. Pour ces gens là, seuls les fainéants, les oisifs et les parasites ont le droit de se reposer et de se détendre. Pas une minute, il n’imaginent qu’ils pourraient trés bien faire tout ce qu’ils font aujourd’hui, mais en moins de temps.

Ranger son temps comme sa chambre

Le temps est comme l’espace, il est tout à fait possible de l’optimiser, seulement, rares sont ceux qui en ont conscience. Prenons l’exemple de votre habitation : normalement, vous avez organisé un minimum votre espace, non ? Vous avez collé les meubles au mur, les vêtements sont rangés dans un placard, et selon votre niveau d’organisation, vous avez défini une place pour chaque chose, et chaque chose a sa place. Ainsi, vous pouvez circuler de la cuisine au salon sans avoir à contourner le lit, et il ne vous viendrait pas à l’idée de placer votre télé dans la salle bain, si ?

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Crédit photo : ºDaines

Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, il m’arrive souvent de constater que mon chez-moi n’est pas aussi ordonné qu’il le devrait. Lorsque j’utilise quelque chose, je ne le remets pas forcément à sa place, et au fil des jours, petit à petit, le bazar s’installe sournoisement pour entraver ma circulation. A certaines périodes, le désordre est tel qu’il me faut nager plus que marcher pour passer d’une pièce à une autre.

Et qu’est-ce qu’on fait, quand le désordre devient trop insupportable ? Et bien on range, ma bonne dame ! On ramasse tout ce qui traîne, et on le remets à sa place. Ainsi, on rétablit la circulation, et on évite les risques d’accidents par asphyxie.

La plupart des gens, quand ils réalisent que le désordre devient intenable, pensent « Il faudrait que je range », et pas « Bigre ! Je n’ai pas assez de place ». Et pourtant, quand il s’agit de temps, ils font exactement le contraire « Fichtre ! Je n’ai pas assez de temps » au lieu de « Bon ! Il faut que je m’organise ». Etrange, non ?

Organisations spatiale et temporelle

A présent, nous allons si vous le voulez bien tenter une petite expérimentation (d’ailleurs, même si vous ne voulez pas, ce sera pareil). Nous allons examiner quelles sont les règles de bon sens qui s’appliquent en matière d’organisation spatiale. Ensuite, nous étudierons de quelles manières ces principes peuvent s’appliquer à l’organisation temporelle. Puisque ranger les choses peut faire gagner de la place, peut-être que ranger ses heures peut faire gagner du temps ?

Le plus encombrant d’abord

Vous rappelez-vous votre dernier déménagement ? Que vous ayez fait appel à des professionnels ou tout fait vous même, vous avez bien eu à décider comment seraient disposés toutes vos affaires dans votre nouvelle habitation, non ?

Dans quel ordre avez vous procédé ? Est-ce que vous avez commencé par ouvrir votre carton « spécial babioles » pour disposer tous vos menus objets à même le sol ? Ce serait un peu bête, ou auriez vous mis vos meubles ? En fait, je pense que comme tout le monde, vous avez commencé par décider d’où placer l’armoire, puis le lit, la bibliothèque, le canapé, la table, le buffet, etc. Ensuite, vous avez placé les chaises et tous les autres éléments moins volumineux. Enfin, vous avez fini par disposer vos objets de décoration un peu partout sur vos meubles fraîchement installés.

Dans le domaine de l’organisation spatiale, il faut toujours procéder dans l’ordre, en commençant par le plus encombrant, avant de disposer ce qui prend le moins de place. Les éléments les plus gros sont souvent fixes, et servent d’articulation pour votre espace. Ils servent de soutien et de support aux menus objets qui gravitent autour. Si vous procédez de la manière inverse, vous risquez de gâcher de l’espace et de ne pas pouvoir ranger tous vos objets encombrants.

Ce principe s’applique parfaitement en organisation temporelle. Dans une journée, vous devez articuler les tâches qui vous prennent le moins de temps autour de celles qui accaparent la plus grande partie de votre journée.

La plupart des gens disposent de deux ou trois activités principales qui consomment la majorité de leur temps. Pour ma part, par exemple, sur les 24 heures que dure une journée, j’avoue en passer un nombre conséquent à dormir, puis à occuper un emploi, puis à me nourrir, me laver, me déplacer, etc. Quand je dois organiser mon emploi du temps, à votre avis, par quoi je commence ? Par prévoir l’heure de mes déplacements, ou par examiner mes horaires de travail ?

Evidemment, à ce niveau, cela relève de l’évidence. Mais examinons l’exemple suivant. Ecrire un billet pour ce blog me demande un certain temps, voire même un temps certain. Comme je m’impose de publier de nouveaux articles régulièrement, il faut donc que je dégage de longues plages horaires chaque semaine pour écrire.

Supposons que j’aie l’immense courage de me lever une heure plus tôt le matin pour écrire un article en retard. Lorsque j’allume mon ordinateur, j’ai le réflexe de vérifier mes emails, puis d’envoyer quelques réponses, ensuite je vais lire d’autres blogs pendants quelques minutes, avant de vérifier les statistiques de mon site. Enfin, je commence à écrire. Sauf que oh ! Stupeur ! Mon heure libre s’est déjà écoulée, et mon article n’est toujours pas écrit.

Si j’avais commencé par le plus important, rédiger mon billet, avant de me laisser aller à effectuer des tâches moins importantes, peut-être n’aurais-je pas eu le temps de lire complètement mes emails, mais peu importe. J’aurais facilement pu dégager un créneau de 30 secondes ailleurs dans ma journée pour lire quelques messages. Tandis que maintenant, je me retrouve condamné à devoir me relever tôt le lendemain. Finalement, rien qu’en définissant correctement mes priorités, j’aurais pu gagner une heure. Pas mal, non ?

Objets similaires au même endroit

En règle générale, nous avons tendance à regrouper les éléments similaires. Chez moi, par exemple, tous mes livres sont dans la bibliothèque (si l’on fait abstraction de ceux qui traînent par terre), et toute la vaisselle se trouve dans un placard de la cuisine (si l’on oublie de considérer celle qui attend d’être nettoyée).

J’avoue qu’il ne me viendrait jamais à l’idée d’intercaler un roman de science fiction au milieu d’une pile d’assiette, ni de coincer une fourchette entre deux livres de cuisine. L’avantage de ce système de classement est tellement évident que je me demande même pourquoi je prends la peine de l’écrire : quand je cherche une poêle à frire, je sais tout de suite que je n’ai pas besoin de regarder dans la bibliothèque.

Appliquer ce principe à l’organisation temporelle consiste à regrouper les tâches similaires au même moment. Par exemple, supposons que je doive faire la vaisselle, et écrire un article pour ce blog. Je ne vais pas m’amuser à rédiger un paragraphe, aller jusqu’à l’évier pour laver une cuillère et trois assiettes, avant de revenir à mon clavier pour changer trois virgules, etc.

Si je dois me déplacer en centre ville pour acheter une carte postale pour un anniversaire, je vais rentabiliser mon temps de trajet en en profitant pour faire quelques courses, passer récupérer les photos qui étaient à développer, porter ma montre à réparer, et que sais-je encore ?

A chaque fois que vous passez d’une tâche à une autre, vous perdez du temps, que ce soit en déplacement, ou en temps de concentration. Lorsque j’écris pour mon blog, je m’interdis de consulter ma messagerie toutes les trois minutes, et de vérifier les mises à jours de mes flux RSS. Car si je le faisais, il me faudrait à chaque fois plusieurs minutes pour me reconcentrer totalement sur mon article, d’où une perte de temps considérable.

Au lieu de voleter de tâche en tâche, astreignez vous à vous concentrer sur un seul travail à la fois. Ce peut-être tentant de s’interrompre sans arrêt, mais au bout du compte, vous allez perdre énormément de temps. Apprenez-donc à gérer les interruptions.

Rangez régulièrement

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Crédit photo : -sel

J’imagine que chez vous, vous avez plus ou moins défini une place pour chaque chose, et que vous ne vous amusez pas à déplacer vos meubles chaque semaine. La table va dans la cuisine, l’ordinateur sur le bureau, le tableau sur le mur, et le vase offert par votre grand-mère trône sur je ne sais quelle étagère.

Lorsque vous décidez d’acquérir un nouvel objet, que ce soit un meuble ou une simple babiole décorative, vous allez devoir lui trouver une place. Peut-être vous faudra-t-il réorganiser quelque peu votre espace en libérant une place pour placer votre nouvelle acquisition. Eventuellement, vous allez devoir jeter ou donner un vieux truc qui ne sert plus et prends de la place inutilement (votre télé, par exemple).

Il est curieux de constater que nous n’aimons pas vivre dans des environnements trop dépouillés. J’ai connu des gens qui avaient déjà déménagé parce qu’ils se trouvaient trop à l’étroit chez eux. Or, la première chose qu’ils ont fait une fois installé dans leur nouvelle demeure, c’est acheter de nouveaux meubles pour remplir la place libre. Au bout du compte, même en habitant un lieu plus grand, ils n’ont obtenu aucun gain de place.

Peut-être savez vous que la nature n’aime pas le vide, et tend naturellement à le remplir, pour aboutir à un équilibre. Je vous épargnerai les considérations scientifiques, mais sachez en tout cas que ce phénomène semble également se produire à l’échelle humaine 🙂 . Lorsque nous voyons du vide autour de nous, nous avons tendance à le combler avec de nouveaux objets, ou bien du désordre. J’ai pour ma part remarqué que plus mon habitat était propre et ordonné, plus j’avais tendance à laisser traîner mes chausettes sales par terre.

Le problème est que lorsque vous désirez disposer d’un espace libre pour ranger un nouvel objet, vous réalisez que vous êtes à court de place. La solution est simple, il suffit de rétablir l’ordre en rangeant le bazar ambiant, libérant ainsi de l’espace à combler.

Ce principe s’applique également au temps. Quelque soit l’épaisseur de votre agenda, vous constaterez toujours que votre journée est remplie. En général, nous n’aimons pas rester sans rien faire. Ainsi, si vous disposez d’une heure de libre dans votre journée, vous la remplirez avec je ne sais quelle activité, que ce soit un loisir ou du travail supplémentaire.

Maintenant, si vous voulez disposer d’un certain temps d’une certaine façon, par exemple en vous inscrivant dans un club de sport, en créant votre entreprise à temps partiel, en pratiquant des activités avec vos enfants, ou que sais-je encore, vous allez devoir libérer des créneaux de votre agenda.

Pour ce faire, il vous faudra identifier quelles sont vos tâches importantes et prioritaires, celles qui ont leur place dans votre agenda, et celles qui se sont greffées au fur et à mesure pour remplir votre temps libre. Ce sont ces tâches que vous pourrez escamoter sans trop de remords, pour insérer quelque chose d’important à la place.

Mesurer avant d’acheter

Décider d’acheter une nouvelle armoire, ou une table, ou n’importe quel élément encombrant ne se fait pas à la légère. Si ça ne vous est pas arrivé à vous même, peut-être connaissez vous quelqu’un qui fit l’acquisition d’un encombrant avant même d’avoir vérifié qu’il pourrait le mettre quelque part. Ce doit être particulièrement rageant, une fois rentré chez soi, de constater que la nouvelle étagère en kit ne rentre pas entre le buffet et le coin du mur.

Et que fait-on, éviter ce genre de mesaventure ? On mesure, bravo (ça fait plaisir, yen a qui suivent). En général, on commence par vérifier que l’on dispose d’assez de place pour faire rentrer un nouveau meuble avant de l’acheter. Pas besoin d’être Einstein pour comprendre que si j’ai un mur de 5m, et un placard qui prend déjà 4m, ce n’est pas la peine d’espérer y caser une armoire de 3,5m.

Pour le temps, c’est la même chose. Beaucoup de personnes se lancent dans de nouvelles activités sans réfléchir, et se retrouvent dans une position difficile, obligées de courir pour tenir leurs engagements, arrivant sans cesse en retard partout où elles vont. Ces personnes ont oubliées de vérifier que leur nouveau projet pouvait s’insérer dans leur emploi du temps, et qu’elles disposaient d’assez de temps libre.

Pour ne pas vous retrouver dans la même position, gardez à l’esprit que le temps pas plus que l’espace n’est extensible à l’infini. Comme le disait Aristote1 : « Quand yen a plus, yen a plus ». Si votre emploi du temps est plein à craquer, vous devez accepter de refuser une nouvelle activité chronophage, aussi intéressante soit-elle.

Vous n’auriez pas l’idée d’acheter un nouveau lit géant pour le placer dans votre F2 en vous disant « je trouverai bien ou le mettre », n’est-ce pas ? Et pourtant, nombreux sont ceux qui formulent des projets faramineux en pensant « je m’organiserai bien », alors même que la liste de leurs tâches en retard s’allonge démesurément.

Apprenez également à prendre la mesure réelle du temps. Si vous disposez d’une heure de temps libre le midi, cela ne signifie pas forcément que vous puissiez y caser une activité d’une heure. N’oubliez pas de compter le temps de transport, de préparation, etc.

Pour finir

Il est amusant de remarquer à quel point des règles simples du pur bon sens en matière d’organisation spatiale sont tout simplement ignorées quand il s’agit d’organisation temporelle. Maintenant que vous avez conscience du phénomène, vous allez sûrement gérer votre temps plus efficacement.

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Mentir sans se faire repérer

Dans un article récent, j’ai expliqué comment démasquer les menteurs. Et bien aujourd’hui, comme promis, nous allons apprendre à mentir sans être repéré.

Comme expliqué dans l’article susmentionné, bien mentir n’est pas chose aisée. Il ne s’agit pas que d’une question de mots. Un bon mensonge bien crédible suppose un discours cohérent et préparé, une maîtrise de soi, une connaissance de sa propre gestuelle, autant d’éléments difficiles à acquérir.

Les types de mensonge

On distingue communément plusieurs types de mensonges. Dans l’article précédent, j’avais parlé du mensonge social, à but altruiste et résultant de bonnes intentions. En revanche, certains mensonges sont plus pernicieux, ils visent clairement à nuire à autrui (escroquerie, etc.). Enfin, on trouve des mensonges égoistes, utilisés par leurs auteurs pour leur conférer un quelconque avantage, pour valoriser leur image, ou pour éviter une punition.

Comme toute personne à peu près normalement constituée vivant en société, j’utilise régulièrement la forme sociale du mensonge. Il n’y a généralement pas besoin d’entraînement pour mentir de cette façon, car il s’agit d’une pratique communément admise, et qui ne représente pas quelque chose de mal en soi (nonobstant quelques débats philosophiques sur lesquels nous passeront).

En revanche, je dois avouer que mon éthique personnelle m’interdit le mensonge pernicieux. Plus précisément, j’ajouterai que nuire à autrui de cette façon n’apporte jamais rien de bon en définitive, que cette pratique n’est pas intelligente, et par conséquent inutile.

Il reste donc la troisième forme, le mensonge égoiste. Ici, le cas est plus complexe, puisqu’il s’agit d’obtenir fallacieusement un avantage personnel, sans toutefois nuire à autrui. Je ne compte absolument pas me lancer dans un débat éthique aujourd’hui, ce n’est pas le but de l’article. Mais il faut bien reconnaître que dans certains cas, un léger mensonge finement placé peut grandement simplifier la vie, non ?

Pourquoi mentir ?

Allez, nous sommes entre nous, vous pouvez l’avouer : est-ce que vous n’avez jamais affirmé à votre patron que vous êtiez en retard parce que le bus n’était pas passé, ou parce que votre voiture avait refusé de démarrer, alors que vous aviez tout simplement oublié de vous lever ? Est-ce que vous n’avez jamais prétendu à votre partenaire que le magasin était en rupture, alors que vous aviez tout simplement oublié la date de son anniversaire ? Alors ?

Il est des cas ou un petit mensonge ne fait rien de mal, et peut nous tirer de situations trés délicates. Parfois, la vérité apporterait tellement de complications, une petite entorse à la vérité résoudrait tellement de problèmes qu’il est bien difficile de resister à la tentation.

Seulement voilà ! Peut-être votre partenaire ou votre patron lisent-ils Palsambleu ? Auquel cas, ils n’auront pas manqué de parcourir l’article sur les techniques pour repérer les menteurs, et sont par conséquent devenus de véritables détecteurs de mensonge 😉 .

Mais pas de panique ! Car pour rétablir l’équilibre des forces, voici en retour quelques conseils pour apprendre à mentir sans être détecté 🙂 !

Cacher son langage corporel


Je sais que vous mentez
Paul Ekman 

Si vous avez lu l’article dont je vous parle depuis tout à l’heure (bon, ok, si vous insistez, je vous remets le lien, mais c’est la dernière fois !), vous savez que les menteurs sont trop souvent trahis par leur langage corporel. L’intention de tromper autrui s’accompagne généralement de signaux significatifs plus ou moins marqués, qui sont autant d’indices risquant de vous trahir.

Pour être convainquant, le menteur doit donc éviter à tout prix de laisser traîner ces signes, sous peine d’être rapidement démasqué. Pour ce faire, plusieurs solutions sont à votre disposition. Vous pouvez soit apprendre à contrôler vos gestes pour ne plus le laisser s’exprimer sans votre accord, soit vous arranger pour masquer votre langage corporel à la vue de votre interlocuteur.

A long terme, la meilleure méthode est la première. Vous allez devoir en apprendre beaucoup sur vous même pour parvenir à maîtriser vos émotions et votre corps. Vous détiendrez alors un énorme avantage, et pourrez mentir à loisir sans crainte d’être démasqué. Toutefois, ce type de compétence ne peut s’acquérir qu’avec beaucoup de travail. De plus, c’est peut-être beaucoup de travail si vous ne mentez qu’occasionnellement.

La deuxième méthode est plus pratique, en ce sens où elle peut servir de manière ocasionnelle. Elle sera donc bien suffisante pour vos menus mensonges. Bien évidemment, il se pourrait que vous tombiez sur des situations ou elle ne peut être appliquée, et là, vous risquez d’avoir des problèmes. Quoi qu’il en soit, voici quelques techniques pour parvenir à vos fins :

  • Utilisez le téléphone : Les technologies de l’information ont ceci de merveilleux pour le menteur qu’elles lui permettent de rester à distance. Si vous avez un mensonge à faire avaler, faites le donc par téléphone. Ainsi, personne ne pourra voir si vous vous dandinez frénétiquement d’un pied sur l’autre. L’autre avantage, c’est que vous éprouverez tout simplement moins de scrupules à mentir à quelqu’un si cette personne n’est pas en face de vous, et le mensonge sortira d’autant plus facilement.
  • Mentez par email : Le téléphone a encore un inconvéniant : votre voix peut vous trahir. Si votre discours est entrecoupé de trémolos, si vous hésitez, cherchez vos mots, bagayez, ce sera louche. Dans ce cas, un email pourra vous tirer d’affaire. Ainsi, vous aurez tout le temps de formuler vos phrases correctement, et vous ne risquez pas de vous empêtrer. Bon, l’ennui, c’est que vous ne pouvez pas envoyer d’email à votre conjoint pour lui expliquer pourquoi vous n’avez pas trouvé de cadeau d’anniversaire. Il y a des moments ou l’on ne peut éviter le face-à-face.
  • Ne mentez jamais à une femme en face ! : Messieurs, ceci est pour vous. Sachez que les femmes sont en général trés douées pour lire le langage corporel. Elles disposent d’un sixième sens, ont des yeux derrière la tête, et vous perceront trés vite à jour si vous n’êtes pas un menteur surentraîné.Si vous avez le choix, préférez toujours mentir à un homme, bien moins perspicace en général. Le corollaire de ceci, mesdames, c’est que vous pouvez débiter les pires mensonges à un représentant du sexe masculin, il ne se rendra le plus souvent compte de rien, le pauvre 🙂
  • Trouvez une occupation : Préférez prononcer votre mensonge pendant que votre corps est occupé à autre chose. Par exemple, pendant que vous déménagez de lourds cartons, ou quand vous bricolez, cuisinez, conduisez, ou que sais-je encore. Ainsi, les signaux parasites que votre corps pourrait envoyer seront bloqués.Faites tout particulièrement attention à vos main. Ne les laissez pas se balader partout, elles vont vous trahir. Donnez leur quelque chose à faire, ou à défaut, glissez les dans vos poches ou derrrière votre dos.

Maîtriser ses émotions

Vous préférez la technique du self-control ? C’est tout à votre honneur. Mais n’oubliez pas qu’atteindre une bonne maîtrise de soi est une tâche ardue, qui nécessite beaucoup de travail. En fait, un article au complet ne suffirait pas à couvrir le sujet. Si vous désirez apprendre à maîtriser vos émotions, pour éviter de souffrir du syndrome du « je-rougis-je-bagaye-je-suis-grillé », voici quand même quelques principes de base :

  • Entraînez vous : La maitrise de soi s’acquiert, et comme pour n’importe quelle compétence, plus vous pratiquez, meilleur vous devenez. Commencez donc par quelques petits mensonge de-ci de-là, choisissez quelque chose d’innocent, qui ne provoquera pas de forte réaction psychologique chez vous. Ainsi, vous aller vous habituer petit à petit à la simple idée de mentir. Ensuite, vous pourrez passer progressivement à quelque chose de plus conséquent.
  • Connaissez vos propres réactions : La conscience de soi est quelque chose de trés important. D’aucuns diraient même que c’est une des choses que font la spécificité de l’être humain. Quoi qu’il en soit, si vous prenez conscience de vos propres émotions, vous pouvez prévoir quelle sera votre réaction lorsque vous devrez mentir.Observez vous lorsque vous mentez. Quelles sont les réactions physiques et psychologiques qui se manifestent chez vous ? A partir de quel niveau de mensonge commencez vous à souffrir de bagaiement ? Avez vous tendance à jouer avec vos clés ? A vous balancer ? Ou bien à rester figé comme une statue ? En prenant conscience de votre corps, vous vous permettez de mieux le contôler.

    Cette connaissance vous permettra également de savoir quand vous pourrez espérer mentir sans être repéré, et quand vous devrez trouver une autre méthode.

  • Visualiser pour réussir : C’est une méthode parfois recommandée aux sportifs pour se donner confiance, par exemple avant une compétition. Il s’agit d’élaborer une représentation mentale de la scène, telle qu’elle devra se passer. Essayez de vous imaginer en détail et de façon réaliste la manière dont vous aller débiter votre mensonge à votre interlocuteur, et quelle sera sa réaction. Cet exercice vous permettra d’améliorer votre confiance en vous, et vous préparera à la confrontation réelle.

Eviter les incohérences

Lorsque l’on improvise un mensonge, il n’est pas facile de construire un discours clair, crédible, sans incohérences ni erreurs. Généralement, les menteurs débutants s’emmèlent les pinceaux, s’empêtrent dans des histoires à dormir debout sans queue ni tête, et sont facilement démasqués.

Ces quelques conseils vous aideront à éviter ce genre de problèmes en restant crédibles :

  • N’improvisez pas : Si vous en avez la possibilité, préparez votre mensonge à l’avance. Plus tôt vous vous y prendrez, et mieux vous aurez le temps de peaufiner les détails, gommer les incohérences les plus grossières, et prévoir les questions que l’on pourrait vous poser.N’hésitez pas à répéter. Imaginez la personne à qui vous devez mentir, et débitez votre discours dans le vide. Quelle sera sa réaction ? Quelles précisions demandera-t-elle ? Quelles justifications exigera-t-elle ? Ainsi, vous serez paré à toutes les éventualités.
  • N’en faites pas trop : Bien des menteurs se sentent obligés de servir tout le discours qu’ils ont si soigneusement préparé. Ils racontent à grand renforts de détails comment une collision sur la nationale à créé un embouteillage monstre, et décrivent l’itinéraire compliqué qu’ils ont dû emprunter pour finalement arriver en retard à la réunion.Si vous commettez cette erreur, vous serez rapidement démasqué. Observez vous la prochaine fois que vous aurez une bonne raison d’être en retard. Si cette histoire de carambolage avait été vraie, vous vous seriez sûrement contenté d’un « j’ai eu des problèmes sur la route » en guise de justification, et personne ne vous aurait demandé plus de détails.

    Restez simple, concis et direct dans vos justifications : les trop bonnes excuses sont toujours suspectes.

  • Faites simples : Evitez d’inventer des histoires complètement abracadabrantes, car plus votre mensonge sera complexe, plus la possibilité d’y oublier une incohérence sera grande. Entre deux excuses, la plus simple sera toujours la plus crédible.
  • Mentez le moins possible : Moins vous mentirez, moins vous risquerez d’être attrapé. Plutôt que d’inventer une histoire tirée du néant, déformez légérement la réalité en procédant par omission, par imprécision, ou en reformulant légèrement certains détails. Votre mensonge sera d’autant plus cohérent qu’il collera à la réalité.
  • Ne tendez pas la perche : Lorsque vous inventez un mensonge, évitez de faire appel à des éléments connus de votre interlocuteur. Préférez dire « j’étais chez un collègue » plutôt que « j’étais chez Michel ». Vous éviterez des réponses du genre « C’est bizarre ! Michel a pourtant passé l’après-midi ici ?! »
  • Croyez vos propres mensonge : Soyez vous même convaincu que votre histoire est vraie. Cela demande un effort mental, certes, mais c’est terriblement efficace. Faites appel au mythomane en vous, visualisez la situation dépeinte par votre mensonge, immergez vous dans votre histoire, jusqu’à vous persuader qu’elle est véridique.
  • Ma technique a moi : Il y a une technique que j’utilise parfois, et qui donne en général de bons résultats. Il s’agit de formuler intérieurement une phrase exacte, et de n’en prononcer qu’une partie à haute voix. Par exemple, je dis « Je te promets que je ferai la vaisselle… » et je pense « … la semaine prochaine sans faute ! ».Le fait d’avoir formulé la phrase entière correcte permet de s’affranchir des effets psychologiques négatifs du mensonge, et réduit les chances d’être repéré. Ca demande un peu d’entraînement, mais l’essayer, c’est l’adopter 😉

Vous voilà donc paré pour mentir à tout va. Je terminerai tout de même par cette considération éminemment philosphique : Le meilleur moyen de ne pas se faire prendre, c’est encore de ne pas mentir.

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Les « supersociaux »

J’ai remarqué qu’il existe une catégorie de trés rares personnes qui possèdent une capacité relationnelle hors du commun. Ces gens ont une aisance dans la communication, une facilité dans le contact humain qui m’impressionnent toujours. Où qu’ils aillent, ils savent se faire accepter en un rien de temps, et ils sont universellement appréciés. Je fréquente moi même deux ou trois personnes de ce type, et il m’arrive de les observer avec une curiosité « scientifique » (notez les guillemets). Je les appelle des « supersociaux ».

La compagnie des supersociaux est eminemment agréable. Ils savent vous mettre à l’aise en toute circonstances et sont toujours prêt à échanger quelques paroles avec chacun. Même le plus timide prendra du plaisir à communiquer avec eux, car ils possèdent un talent incomparable pour vous faire sortir de votre coquille et vous encourager à vous exprimer.

Les supersociaux disposent généralement d’un réseau de connaissances trés étendu, et parviennent à s’intégrer rapidement dans des communautés existantes, jusqu’à devenir rapidement indispensables. Leur faculté la plus exceptionnelle, je pense, est celle de parvenir à se faire aimer. Ils dégagent une aura de sympathie, ils possèdent un charisme irrésistible qui en font des être dont on recherche la compagnie, et qu’il est difficile de ne pas apprécier.

Voici certaines caractéristiques communes que j’ai pu observer chez les supersociaux que j’ai pu rencontrer :

  • Le sourire : Lorsqu’ils communiquent, les supersociaux ont toujours un sourire aux lèvres. Le sourire est à la base un signal de non agression, qui signifie : « regarde, je ne suis pas dangereux, je ne te veux pas de mal, tu n’as rien à craindre de moi ». Il est inconsciememnt décodé et déclenche automatiquement une réaction positive chez celui qui le reçoit.
  • La bonne humeur : C’est un point qui est complémentaire du précédent. En public, les supersociaux ne sont jamais maussade, ne semblent jamais avoir d’ennuis ou être fatigués. Au contraire, ils respirent le bonheur et la joie de vivre (ça fait un peu « petite maison dans la prairie », écrit comme ça). Par le principe de réciprocité, cette bonne humeur est communicative, et contribue à leur conférer une aura de sympathie.
  • L’importance du contact : C’est un élément fortement caractéristique des supersociaux : ils emploient trés fréquemment le contact corporel. Ainsi, lorsqu’un supersocial salue quelqu’un, il ne se contentera pas d’un petit signe distant. Il se déplacera pour faire la bise ou serrer la main, et y ajoutera un toucher du bras ou de l’épaule. Durant une conversation, le supersocial à une tendance plus marquée que la moyenne à toucher son l’interlocuteur.Les contacts corporels ont des effets trés puissants. Il existe une importante corrélation entre les distances d’interactions et les rapports affectifs. En touchant quelqu’un, vous pénétrez son territoire personnel, sa bulle d’intimité. Ce bref rapprochement physique, s’il est couplé à des signaux de sympathie et de non agression, provoque inconsciemment une réaction psychologique fortement positive.
  • Le regard : Durant une conversation, les supersociaux ont une tendance à regarder l’interlocuteur dans les yeux plus fréquemment et plus longtemps que la moyenne. La façon dont deux individus se regardent est révelatrice de leurs relations. Ainsi, deux amoureux ne se quitteront pas des yeux, tandis que des collègues de travail ne se jetteront que de brefs coups d’oeil en discutant. Un regard appuyé peut avoir deux interprétations : il est soit le signe d’un intérêt marqué, soit un signal de menace. Le regard appuyé d’un supersocial doublé de signaux de non-aggression ne laissent aucune ambiguïté au message et confèrent à son auteur une cordialité inhabituelle
  • L’intérêt pour les autres : Les supersociaux ne se cantonnent pas à leurs groupes de proches, mais n’hésitent pas à provoquer le contact avec des inconnus, et sont avides de nouvelles rencontres. De plus, ils ne communiquent pas pour parler d’eux mêmes, mais savent écouter, s’intéressent et posent des questions à leurs interlocuteurs. Le supersocial n’est pas un « m’as tu vu ? » narcissique, son plaisir n’est pas d’attirer les regards à lui et d’être le centre de la conversation, mais réside plutôt dans les échanges interpersonnels
  • L’ouverture d’esprit : Tous les supersociaux que j’ai rencontré montrent une ouverture d’esprit trés importante. Ils parlent plusieurs langues, ont vécu ou voyagé dans différents pays, et sont la plupart du temps moins sujets aux préjugés que la moyenne. La majorité des personnes préfèrent entretenir des conversations amicales avec des gens qui leurs ressemblent : même age, même apparence, même catégorie socio-professionnelle, etc. Les supersociaux sont en général plus éclectiques dans le choix de leurs relations.
  • La conciliation : La plupart du temps, les supersociaux essaient d’éviter les conflits, les polémiques et les désaccords. Ils ne cherchent pas à imposer leurs idées ni leurs opinions, et quand ils le font, ils utilisent le discours indirect. Ils portent une attention tout particulière à ne pas froisser leur interlocuteur.
  • Le plaisir de communiquer : Les supersociaux recherchent sans arrêt le contact. Ils ont une démarche active d’ouverture aux autres et montrent un réel désir de communiquer et d’échanger.

Si vous parvenez à développer chez vous certaines de ces caractéristiques, nul doute que votre vie sociale et votre faculté de communication n’en seront que décuplées.

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Petite introduction à l’art de la manipulation

Dans le domaine des relations humaines, la manipulation est l’art d’influencer autrui par des moyens détournés, afin de le pousser à adopter un certain comportement. Le but étant généralement d’obtenir quelque chose du manipulé.

Le terme de manipulation est fortement connoté négativement. Il évoque l’idée d’une perte de liberté au profit d’un individu qui nous ferait agir à sa guise. Hors, chacun est trés attaché à l’illusion de son libre arbitre. L’indépendance d’esprit est une qualité trés valorisée et la pensée que quelqu’un puisse décider à notre place à notre insu est géneratrice de malaise.

L’art d’obtenir ce que l’on souhaite

Pourtant, la manipulation au sens le plus large n’est rien d’autre que l’art d’obtenir des autres ce que vous désirez. Les techniques de manipulation sont essentielles dans de nombreux domaines, comme la diplomatie, le management, le commerce, la séduction, etc. Partout où il y a interactions sociales, il y a manipulation. Même vous qui me lisez (oui oui, vous, là, derrière), lorsqu’un vendeur vous vante un produit, lorsque votre conjoint tente de vous convaincre que la Côte d’azur, c’est mieux que la Bretagne pour les vacances, lorsqu’un quelconque politique vous affirme qu’il va faire baisser les impôts et la criminalité si vous votez pour lui1 … Tous, ils emploient des techniques de manipulation.

La plupart du temps, ces méthodes sont employées inconsciemment. Il n’y a pas besoin d’avoir parcouru des centaines d’ouvrages de psychologie sociale pour apprendre à diriger ses semblables. Chacun dispose d’une compréhension instinctive du fonctionnement de la logique humaine, et il est à la portée de tout le monde d’essayer de détourner cette logique à son avantage, et ce dés le plus jeune âge.

Je discutais un jour avec une personne qui était assistante maternelle de profession. Au cours de la conversation, elle me fit part d’un phénomène courant : il arrive trés fréquemment que les jeunes enfant laissés à la crèche piquent des colères lorsque leurs parents viennent les chercher le soir, et refusent catégoriquement de partir. D’après elle, le but des enfants est de rendre les parents jaloux en tentant inconsciemment de les faire culpabiliser pour cet abandon. Je ne suis malheureusement pas compétent en psychologie enfantine, et ne m’étendrai pas plus sur les tenants et les aboutissants de ce phénomène, mais toujours est-il que ceci me semble consituer un trés bel exemple de manipulation. D’ailleurs, les jeunes enfants sont souvent de trés bons manipulateurs, comme l’apprenent les parents à leurs dépens.

L’intérêt de la manipulation

Par ailleurs, il faut savoir que la manipulation des autres ne se fait pas forcément à leur désavantage. Dans certains cas, la méthode indirecte peu faire des miracles quand le méthode frontale donne des résultats catastrophiques. Par exemple, si vos enfants jouent au ballon dans la maison en détruisant tout sur leur passage, vous pouvez les forcer à s’arrêter en les menaçant d’un punition. Dans ce cas, ils obéiront, mais ressentiront de la frustration, et n’auront que l’envie de recommencer. En revanche, si vous manoeuvrez bien et leurs proposez une activité plus intéressante et moins dévastatrice, le résultat sera le même (limitation des dégâts materiels), mais vous aurez obtenu ce que vous désirez sans froisser les sensibilités.

Certaines techniques de manipulation sont complexes, et nécessitent des connaissances en psychologie et beaucoup d’entrainement pour être mises en pratiques. Ce sont par exemple les méthodes mises en oeuvre par les supermarchés pour accroïtre les ventes par tous les moyens2. Mais d’autres sont simplissimes, elles peuvent être appliquées immédiatement, et donnent des résultats surprenants. Avez vous déjà eu besoin de demander de la monnaie à des inconnus dans la rue ? Vous aurez sans doute remarqué que le taux d’acceptation est trés faible. Et bien savez vous qu’avec quelques mots bien employés, vous pouvez doubler voire tripler cette quantité ?

Des techniques simples et pratiques

Je vous entends venir, vous allez me demander : « Mais que font des techniques de manipulation sur un site en rapport avec le développement personnel ? ». A votre place, j’aurais été tout aussi intrigué, et vous avez tout à fait raison de poser la question. Voici quelques éléments de réponse :

  • C’est instructif : Etudier les techniques de manipulation est une aide précieuse pour comprendre la psychologie humaine. Et comprendre la psychologie humaine permet de mieux se connaître soi-même, ce qui à mon avis est d’une importance capitale pour son développement personnel.
  • C’est défensif : Apprendre à reconnaître les techniques de manipulation vous permettra de parer aux plus grossières et de gagner en liberté.
  • C’est formateur : Connaître et utiliser les techniques de manipulation vous permettra de progresser dans les domaines cités plus haut. De plus, une bonne maitrise de l’art de la manipulation fera de vous un fin diplomate, et vous sera d’une aide inestimable dans toutes vos négociations.
  • C’est utile : Parce que tout le monde se retrouve un jour sans monnaie avec un coup de fil urgent à passer depuis une cabine 😉

Même si un certain entraînement est nécessaire avant d’acquérir les bons réflexes, les techniques les plus simples ne requièrent que peu de moyens. Et pourtant, les résultats sont là ! Une tournure de phrase, un mot approprié, un contact corporel au bon moment, et le tour est joué. Bien maîtriser l’art de la manipulation vous ouvrira de nombreuses portes, et vous sera d’une aide précieuse dans la vie. Vous développerez votre sens de la diplomatie, votre contrôle mental et émotionnel, votre intuitivité, vos connaissances en psychologie, et bien d’autres qualités.

Sur ce blog, j’exposerai des techniques pratiques de manipulation quotidienne faciles à mettre en oeuvre. N’hésitez pas à revenir régulièrement sur le site pour consulter les nouveaux articles.

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Compétences sociales

Comment soutenir une conversation ?

Lorsque j’étais plus jeune, il y a quelques années de cela, j’étais excessivement timide. Parmi les nombreux problèmes que cela me posait, il y en avait un que je haïssais particulièrement : j’étais incapable de soutenir une conversation avec un(e) inconnu(e). Lorsque l’on me présentait quelqu’un, je n’arrivais jamais à trouver quoi que ce soit à lui dire. Après un court échange de banalités, je restais comme deux ronds de flans, les bras ballants, en me creusant désespérément le ciboulot à la recherche d’un sujet de conversation qui ne venait pas. Et j’espérais secrètement une diversion providentielle qui pourrait empêcher le malaise de s’installer. Ce n’est qu’après avoir cotoyé la personne pendant de nombreuses heures que je parvenais à me décoincer.

Ces troubles étaient fort pénibles. D’abord, cela a transformé en calvaire mes sorties du soir, dans lesquelles je ne me sentais pas à l’aise. Ensuite, cela a beaucoup handicapé ma vie sociale. Ce n’est pas facile de connaîtres des gens lorsqu’on à du mal à lier connaissance.

Docteur, qu’est-ce que je dois faire ?

Pendant longtemps, j’ai réfléchi au meilleur moyen de mettre un terme à ces soucis. La solution paraissait simple : puisque je n’avais rien à dire, il fallait que je m’entraîne à trouver des sujets de conversation. Je décidai alors de me mettre à parler de tout et de rien, d’exprimer tout haut tout ce qui me passait par la tête, sans me poser de questions sur l’intérêt de la chose. Jamais, plus jamais je ne devais me trouver à cours de mots.

Naïf que j’étais !

L’expérience m’a démontré à maintes reprises que cette tactique ne produisait pas l’effet escompté. Bien au contraire. Au lieu de m’attirer la sympathie de mon interlocuteur, elle le fatigait, le lassait, l’ennuyait. Je n’étais plus seulement un interlocuteur muet, j’étais un interlocuteur rasoir. Celui-là même que l’on tente d’éviter à tout prix pour n’en pas subir le poids barbant.

Bonne nouvelle : la solution existe

Si je vous parle de tout ceci, vous vous doutez bien que c’est parce que j’ai mieux à vous proposer. Et bien vous ne vous trompez pas, lecteurs adorés (permettez-moi ce brin de familiarité, voulez-vous). J’ai en effet découvert qu’il n’est pas difficile de soutenir une conversation. La solution tient en quelques mots : (suspense) Pour être un bon interlocuteur, il n’est point besoin de parler, il suffit d’écouter.

Dit comme cela, ça à l’air si simple ! Et bien ça l’est. La plupart du temps, les gens adorent discourir, pour peu qu’ils trouvent en face une oreille attentive. Cela vous est-il déjà arrivé de tomber sur quelqu’un qui était littéralement fasciné par vos paroles ? N’était-ce pas flatteur ? N’était-ce pas gratifiant ? Lorsque vous écoutez quelqu’un, vous lui faites sentir son importance. En accordant votre attention à votre interlocuteur, vous lui montrez votre considération pour lui. Vous flattez son orgueil, et cette personne vous en sera reconnaissante. C’est un moyen trés habile et trés simple de gagner sa confiance et son respect. Car c’est une règle élémentaire de psychologie sociale : on apprécie d’autant plus les gens qui nous apprécient, et on ne respecte que ceux qui nous respectent.

Ok, j’ai compris. Dorénavant, je ne dirai plus rien

Malheureux ! Ecouter les gens n’est pas si aisé. Il ne s’agit pas de rester coi tout en laissant l’autre parler. L’écoute n’est pas un phénomène passif, cela demande de s’impliquer dans la conversation, et de porter une attention non feinte à votre interlocuteur. Ne faites pas semblant de vous intéresser, cela se remarquera, et fera trés mauvais effet. Si vous voulez donner une mauvaise impression de vous, ne pas être aimé, voici la tactique à suivre : ne vous intéressez pas à ceux qui vous parlent. Moquez vous comme d’une gigne de ce qu’ils vous racontent. Baillez aux corneilles en écoutant leurs histoires. Interrompez-les pour parler de vous-même. Après tout, vous êtes un sujet tellement plus intéressant. Effet garanti !

Vous devez vous intéresser réellement à la personne qui vous parle.Montrez vous curieux à son sujet. Ayez envie de tout savoir d’elle. Buvez ses paroles. Admirez-la sincèrement. Vous devez chercher à adopter un état d’esprit d’ouverture et de curiosité. Si vous y parvenez, vous en viendrez naturellement à poser des questions intéressantes, sur lesquelles votre interlocuteur aura plaisir à rebondir et à discourir.

Ne pensez pas à vous, pensez à celui qui vous fait face. Mettez vous à sa place, n’auriez vous pas envie d’avoir un confident, un auditeur attentif ? Posez lui des questions ouvertes sur les sujets qu’il maîtrise est sur lesquels il aime discourir. Ne l’interrompez pas pendant qu’il parle. Contentez vous de lui montrer votre attention en le relançant de temps en temps par un grognement d’assentiment ou une autre question.

Illustration

Je vais prendre un exemple personnel. Jusqu’à trés récemment, j’étais horriblement gêné de rencontrer un voisin de pallier dans les couloirs de mon immeuble. En effet, nous nous connaissons suffisamment pour nous saluer, mais pas assez toutefois pour entamer une conversation. Aussi, lorsque nous sortions par hasard au même moment, nous descendions les escaliers de concert et restions côte-à-côte pendant un long moment dans le silence le plus absolu et le plus pesant.

Mais un jour, je décidai de faire l’effort de m’intéresser sincèrement à ceux qui vivaient près de moi, et je réalisai que je n’en savais presque rien. Aussi, croisant une voisine sur son pallier, je commençai par m’enquérir de sa santé (un grand classique, mais qui a fait ses preuves). J’embrayai en lui demandant si elle appréciait ses congés, car nous étions en période de vacances scolaire. Ainsi, elle me parla de son métier, de ses loisirs, et la conversation se poursuivit quelques minutes avant que nous ne nous séparions cordialement.

Devenez un auditeur recherché

Par la suite, quand j’ai généralisé cette méthode à toutes mes interactions sociales, j’ai appris une autre chose importante : tout le monde à une histoire à raconter. Chaque personne est intéressante. Pour certaines, c’est moins évident que d’autres (et pour certaines, il faut chercher trés longtemps et trés loin, il est vrai), mais tout le monde à quelque chose à dire.

Lorsque j’ai commencé à mettre cette technique en oeuvre, j’étais souvent freiné par le fait que je trouvais indiscret de poser des questions personnelles aux gens que je ne connaissais pas. Ne faites pas la même bêtise. Sachez que chaque personne est au centre de son propre univers, et par conséquent, elle est le sujet qu’elle maîtrise le mieux.

Si vous voulez devenir un interlocuteur brillant, à la conversation recherchée, suivez ces conseils : commencez par vous taire, et apprenez à écouter.