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Sculpture de Soi Séduction

Ce qu’il faut savoir pour enfin avoir la classe

Savez-vous quelle est la bonne longueur d’une manche de chemise ? Le bon cintrage d’une veste ? Comment doit tomber un pantalon ? Si vous ne pouvez répondre avec assurance à ces questions, il est probable que vous portiez vos vêtements trop grands. Si vous voulez arrêter de ressembler à un clown dans vos vêtements, je vous conseille de lire la suite de cet article.

C’est un constat personnel : beaucoup d’hommes sont mal habillés. Pour bien se vêtir, il ne suffit pas d’acheter des vêtements chers, il faut connaître quelques règles élémentaires, et la plus élémentaire des règles, c’est d’acheter des vêtements à sa taille. À choisir, mieux valent des vêtements d’une qualité inférieure, mais qui tombent parfaitement. Dans le cas contraire, vous aurez seulement l’air d’un pingouin riche.

C’est d’autant plus vrai que nombreux sont les hommes qui portent un costume, non par goût, mais par obligation professionnelle. L’effet renvoyé par un costume mal taillé aux manches trop longues est catastrophiques.

En résumé, mieux vaut un homme dans un costume pas cher et bien taillé, qu’un homme dans un costume de luxe taillé comme un parachute.

Même si (bien) vous habiller ne vous intéresse pas, rappelez-vous ce principe élémentaire : vous ne pouvez pas ne pas communiquer. Que vous le vouliez ou non, à travers votre aspect extérieur, et notament vos vêtements, vous communiquez un message, vous exprimez une personnalité. La première impression est unique, autant ne pas la gâcher.

Vous trouverez donc dans ce petit guide toutes les informations nécessaires pour pouvoir acheter des vêtements qui vous vont bien.

Pourquoi vos vêtements ne vous vont pas

Ne dirait-on pas un gamin qui s’amuse à se déguiser en adulte ?

Si vous êtes comme 99% des hommes, vous achetez vos vêtements en prêt-à-porter. Et comme 99% des hommes, votre morphologie est différente de la morphologie type utilisée pour tracer les patrons standardisés utilisés par le prêt-à-porter. Chaque morphologie est unique. Les patrons sont standards. À moins d’une chance extraordinaire, il est donc trés difficile de trouver des vêtements qui correspondent pile à votre silhouette.

De plus, le vendeur de prêt-à-porter lambda n’a pas pour but de vous conseiller au mieux, mais de vous vendre un maximum. Inutile donc d’attendre des conseils avisés de la part de ces vendeurs : peu leur importe que le costume que vous êtes en train d’essayer vous rende ridicule, ils vous soutiendront toujours qu’il vous va trés bien.

Si vous voulez commencer à ressembler à quelque chose dans vos vêtements, vous ne pourrez donc compter que sur vous mêmes.

Comment trouver des vêtements à sa taille ?

Il existe toute une palette de solutions pour trouver des vêtements qui vous vont correctement, plus ou moins onéreuses.

La retouche

La première étape dans votre quête du vêtement correct, c’est de vous trouver un bon retoucheur. Pour une somme modique, un bon retoucheur pourra ajuster vos vêtements pour les faire correspondre à vos mensurations.

Évidemment, il n’est pas question de faire refaire un vêtement de A à Z. Si votre chemise n’est pas de la bonne taille, il n’y a pas grand chose à espérer. Toutefois, si votre chemise a la bonne encolure et tombe correctement aux épaules, mais est trop large au niveau de la taille, vous pourrez toujours aller faire rectifier son cintrage, ou la longueur des manches. Idem pour la longueur d’un pantalon, etc.

Le prêt-à-porter de qualité

Certaines marques, pour une même taille, proposent plusieurs encolures ou longueurs de manches. Si vous vous bornez d’habitude aux enseignes de prêt-à-porter bas de gamme, essayez pour une fois de mettre les pieds dans des magasins plus select. De plus, vous aurez plus de chances d’être mieux conseillés.

La mesure industrielle

De nombreux fabricants utilisent l’appellation sur mesure, qui veut tout et rien dire. En mesure industrielle, les vêtements restent fabriqués à partir de patrons standardisés, mais qui sont adaptés à votre morphologie grâce à des altérations codées. Vous pourrez espérer trouver des costumes d’une qualité correcte pour une somme souvent inférieure à celle de costumes prêt-à-porter de « grande marque ».

Quand aux chemises, de plus en plus de sites web vous proposent de les créer vous même option par option, et de les commander à vos mesures. Le résultat sera plus ou moins heureux, renseignez-vous bien avant, et faites l’expérience sur une seule pièce avant de commander en masse.

La grande mesure

Tout au bout de la chaîne, on trouve le top du top, la grande mesure, ou bespoke. Un tailleur crééra un patron entièrement personnalisé à vos mesures en fonctions de vos goûts et préférences, et vous ne pourrez prendre possession d’un costume qu’après plusieurs essayages et semaines (mois, parfois) d’attente.

Évidemment, à partir de 3500€ le costume, ce n’est pas à la portée de toutes les bourses. Toutefois, une chemise en grande mesure, créée artisanalement par un chemisier se trouve à partir de 200 ~ 250€, ce qui est somme toute raisonnable, dans la mesure ou vous pourrez espérer la garder des années.

Le guide des tailles

Voici venu le moment d’aborder en détail le sujet qui nous intéresse : apprendre la bonne façon dont un vêtement doit tomber.

La chemise

Exemple d’une chemise bien coupée.

Pour une chemise, quelques points sont à considérer en particulier.

La couture des épaules doit tomber pile sur l’os de l’épaule, mais pas plus bas. Une fois le col fermé, vous devez pouvoir glisser juste deux doigts dans l’encolure. Si vous ne pouvez pas tourner la tête sans faire tourner le col, c’est que celui-ci est trop serré.

Lorsque les bras sont au repos, la manche doit couvrir le poignet et tomber sur la naissance de la paume et la base du pouce, mais sans aller jusqu’à la couvrir la moitié de la paume de main. Vous devriez pouvoir étendre vos bras à 90° sans que les manches ne s’écartent du poignet de plus d’un centimètre ou deux. Les manches devraient être juste assez large pour ne pas laisser voir les détails de vos bras (vous ne portez pas un tee-shirt).

Le poignet devrait être juste assez serré pour vous empêcher de l’enlever sans le déboutonner. Vous devriez pouvoir lever les bras et bouger normalement sans que la chemise ne sorte du pantalon à tout bout de champs.

Au niveau de la taille, il devrait y avoir le moins possible de tissu excédentaire. Attention toutefois à ne pas faire l’erreur d’acheter une chemise trop petite, vous ne devez pas vous sentir serré, et on ne doit pas voir apparaitre de plis de tensions sur le tissu. Une chemise trop petite n’est pas « classe », elle est ridicule.

Pensez enfin qu’une chemise n’atteint en général sa taille définitive qu’au bout de quelques lavages. Tenez-en compte pendant l’essayage.

La veste

Exemple d’un costume bien taillé, qui fait toute la différence.

Passons à la veste. Vous devriez vous assurer de porter une chemise bien taillée avant d’aller acheter une veste, car les mesures de la veste et de la chemise doivent s’accorder pour produire une belle harmonie. Là encore, voici le minimum à savoir.

Commençons par la longueur : s’il s’agit d’une veste de costume, elle doit être suffisament longue pour couvrir vos fesses, mais sans descendre plus bas. Si la veste s’arrête au milieu des fesses (voire plus haut !), elle est trop courte.

Trés important également, la longueur des manches. Vos bras au repos, la manche doit s’arrêter juste au niveau des poignets, et donc laisser voir un à deux centimètres du poignet de la chemise (mais pas plus). La plupart des hommes ont des manches trop longues, qui vont jusqu’à la paume, ce qui est trés inélégant, et aussi trés inconfortable.

Autre point important : les épaules. Les épaules doivent être juste assez large pour permettre au tissu des manches de tomber sans plis en haut des bras. Vous devriez également pouvoir croiser les bras et poser chaque main sur l’épaule opposée sans inconfort au niveau du dos et des aisselles. Toutefois, il ne devrait pas y avoir de trou d’air entre votre bras et le tissu de la manche, signe d’une veste trop grande.

Lorque vous vous tenez dans une position naturelle, le col doit rester en contact avec le col de chemise. Si le col est trop lâche, il y aura un écart entre le col de chemise et le col de la veste. Si le col est trop serré, vous allez sentir une tension au niveau de la nuque, et des plis vont se former juste en dessous du col.

De même, le col ne doit pas monter trop haut au point de couvrir le col de la chemise, ni descendre trop bas au point d’exposer plus de 2cm environ du col de la chemise.

Au niveau de la taille, vous devez pouvoir boutonner la veste (dois-je rappeler qu’on ne boutonne jamais le bouton du bas ?) sans que n’apparaissent des plis de tensions en « X », qui indiquent que la veste est trop serrée1. Autres symptômes d’une veste trop serrée : le bas de la veste qui rebique au lieu de tomber naturellement, perpendiculairement au sol, et des revers qui s’écartent au lieu de rester plaqués contre la poitrine.

Veste boutonnée, vous devriez pouvoir glisser votre main à plat sous les revers de la veste. Glisser un poing devrait occasionner une tension sur les boutons. Vous devriez pouvoir écarter l’intérieur de la veste de votre ventre d’environ la largeur d’un poing. Plus serait un autre signe que la veste est trop grande.

Rappelez vous que vous achetez un vêtement censé convenir pour des activités citadines et formelles. Il est donc normal que vous ne puissiez pas gesticuler dans tous les sens : ce n’est pas fait pour. Un costume bien taillé doit néanmoins vous apporter un certain confort et liberté de mouvement.

Le pantalon

Parmi les erreurs les plus courantes, citons les désagréables habitude de porter les pantalons trop large, ou trop longs.

Notez d’abord que les pantalons de costume ne devraient pas se porter trop bas, sur les hanches, mais un peu plus haut au niveau de la taille. Surtout si vous portez des pantalons avec plis.

Au niveau de la ceinture, le pantalon devrait être juste assez serré pour tenir sans ceinture, justement. Si vous ne pouvez le boutonner sans arrêter de respirer, ou sans ressentir d’inconfort, il est trop serré.

Le pantalon ne devrait pas enserrer la jambe au point de créer un inconfort, de laisser apparaitre des plis de tensions, ou de laisser voir le détail des jambes.

Au niveau de la longueur, le pantalon devrait « casser » légèrement sur la chaussures. Ici, il existe différentes écoles. Toutefois, on ne devrait pas voir vos chaussettes quand vous marchez normalement.

Gilet, cravate et autres accessoires

Pour finir, quelques recommandations pour d’autres types de vêtements.

Une cravate a la bonne longueur lorsque sa pointe arrive au milieu de la boucle de ceinture. Plus courte, le proportion n’est pas harmonieuse. Plus longue, la connotation phallique devient par trop évidente.

Une fois enfilée, l’extrémité de la ceinture devrait terminer approximativement au milieu de la distance entre la boucle et le premier passant.

Un gilet devrait être suffisamment long pour ne pas laisser apparaitre la ceinture.

Au plus court, un short devrait arriver juste au dessus des genous. Au plus long, juste en dessous.

Le mot de la fin

J’espère que ces quelques conseils vous aideront à trouver vêtements à votre taille. Évidemment, s’habiller avec élégance requiert d’autres compétence, mais connaitre la bonne taille d’un vêtement est effectivement un premier pas.

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Séduction : les erreurs à ne pas commettre

Il y a quelques temps, j’ai écrit un article qui exposait les bases théoriques de la séduction. Mais comme le disait si bien Einstein, la théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne.

Dans la pratique, rateaux, gamelles et vestes sont le quotidien de l’apprenti dragueur. Dans cet article, je vais expliquer quelles sont les erreurs les plus souvent commises en matière de séduction, et comment les éviter.

La plupart des informations présentées ici sont issues d’un livre. Ceux qui voudraient en savoir plus sur le sujet peuvent lire LA référence en la matière, la Mystery Method.

Encore un peu de théorie

Le développement de la relation de sédution, de la rencontre à la copulation, suit grosso-modo toujours le même schéma

  1. L’attirance : Durant cette phase, l’homme et la femme développent une attirance mutuelle. Considérons que juste avant leur première rencontre, nos deux protagonistes ne sont pas du tout attirés l’un vers l’autre. En faisant connaissance, ils développeront éventuellement une attirance pour l’autre, signifiant qu’ils le considèrent comme un partenaire potentiel.Cette phase correspond à la parade nuptial, lorsque le mâme fait le beau et se pavane pour attirer l’attention des femelles. S’il y parvient, peut-être pourra-t-il passer à l’étape suivante.
  2. Le confort : À ce stade, les deux tourtereaux vont chercher à apprendre à se connaître et à se sentir bien ensemble. Ils développent une sensation de confiance et de « connexion ».Au cours de cette phase, il chercheront un peu d’intimité (mais pas trop), rechercheront la présence l’un de l’autre, et se feront de plus en plus proches, jusqu’à…
  3. La séduction : Après quelque temps, lorsque la présence de l’autre est preçue comme une source de confort, ils développent le désir sexuel, et vont « conclure ».Caresses, baisers, et… Vous voulez un dessin ?

(Je schématise en simplifie vachement, hein ! N’allez pas croire que c’est toujours aussi simple)

Sauf exception, ces trois phases sont déroulées dans cet ordre. Dans une séduction « active » (la drague), l’homme doit « provoquer » l’attirance de sa « cible »1 puis le développement du confort.

Bien des hommes inexpérimentés sont confrontés à des problèmes insolubles parce qu’ils ne prennent pas les choses dans le bon ordre. Si vous avez l’habitude de vous prendre des rateaux en cascade, si vous n’en pouvez plus d’entendre des phrases comme « je préfère qu’on reste amis », voici quelques explications qui devraient vous permettre d’avancer.

La séduction d’abord : le gros lourdingue

L’erreur la plus répandue est sans doute celle qui consiste à commencer par la fin, c’est à dire à commencer par les avances sexuelles. Pas besoin de vous faire un dessin, vous voyez de quoi je veux parler.

Les dames qui me lisent pourront sans doute confirmer qu’il est trés inconfortable de se voir proposer de faire des cochonneries par quelqu’un qu’on ne connait pas, ou peu. Bref, messieurs, ne témoignez pas un intérêt sexuel trop prononcé trop tôt, ou ce sera la veste.

Le confort avant l’attirance : le gentil garçon

Deuxième erreur : chercher le confort sans attirance. En général, c’est le cas typique du cas plein de bonnes intentions et un peu naïf qui croit que draguer, c’est juste être gentil et respectueux avec les femmes, et qui ne comprend pas pourquoi il n’a pas de succès.

C’est le genre : « Bonjour, vous habitez chez vos parents ? », « salut, quel est votre nom ? », ou encore « On ne se connait pas, mais je vous trouve charmante ». Et compliment, et cirage de pompes, et gnagnagna…

Messieurs, sachez que ce genre d’approche véhicule un message auprès de la dame : « je ne te connais pas, mais je veux coucher avec toi juste parce que ton aspect extérieur me plaît ».

Pensez que les jolies femmes se coltinent trés fréquemment des avances dans ce genre, croyez vous qu’elles vont aller boire un café avec tous les neuneus simplement parce qu’on leur demande ?

Bien sûr, qu’il faut être gentil et respectueux, mais si la demoiselle n’est pas d’abord attirée vers vous, il n’y a pas de raison qu’elle cherche le confort auprès de vous. Et si c’était le cas, vous resteriez un « bon copain ».

Oublier le confort : Ne brûlez pas d’étapes !

Imaginons que vous rencontriez une femme à votre goût, et que cette attirance soit réciproque. Au lieu de chercher à mieux la connaître, à batir une relation de confiance, vous vous montrez tout de suite trés entreprenant.

Il y a de fortes chances pour que l’attirance que madame éprouve pour vous diminue trés rapidement. Après tout, vous ne vous connaissez pas assez pour ça. Les femmes ont besoin de connaître leur partenaire avant de passer à l’acte.

Si vous passez à des avances trop poussées avant de vous connaître suffisamment, cela sera trés inconfortable pour madame, qui risque de se sentir coupable à cause de blocages culturels et instinctifs. Par conséquent, elle cherchera à s’éloigner de vous. Vous risquez de ne pas comprendre pourquoi, alors que tout semblait bien parti, votre futur conquête vous fait faux bond tout d’un coup.

On est pas au pièce, prenez quand même le temps de vous connaître.

Rester coincé dans le confort : le syndrome du bon copain

Ce problème est un peu le pendant du précédent. Vous avez rencontré une femme à votre goût et développé une attirance mutuelle, et vous avez bien pris soin de ne pas aller trop vite en besogne. Et finalement, quand vous vous décidez à faire avancer un peu les choses, vous vous prenez la pire des vestes que l’on puisse enfiler :

Tu sais, je préfère qu’on reste amis

|’-( <o>

Mais que s’est il passé ? Le problème, c’est que durant la phase de confort, vous n’avez pas suffisamment montré que vous étiez un partenaire sexuel potentiel. Votre nouvelle amie s’est habitué à se sentir bien auprés de vous, elle aime vos conversations, et le respect que vous lui témoignez. Vous êtes devenu son confident. En un mot, elle vous apprécie.

Mais du coup, votre présence non sexuelle est une telle source de confort qu’elle préférera en rester là. Si votre intérêt sexuel est trop soudain, vous lui ferez peur et la placerez dans un état d’inconfort. D’où la veste.

Comment éviter d’en arriver là ? Pendant que vous développez le confort entre vous, n’oubliez pas d’affirmer votre sexualité. Affichez vous comme un être sexué : évoquez vos précédentes expériences sexuelles, touchez la, prenez lui la main, etc. Mais faites quelque chose, sinon :

Tu sais, je préfère qu’on reste amis

Fin des soldes sur les vestes ?

J’espère que ces quelques petits conseils vous aideront au moment opportun. Je vous souhaite bonne chance dans vos amours, et à la prochaine.

  1. s’il tente de la séduire, c’est que lui est déjà attiré, logiquement []
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La séduction pour les nuls

Dans mes jeunes années, alors que j’étais pur et innocent, totalement ignorant des choses de la vie, j’étais absolument fasciné par une certaine catégorie de la population : les femmes. Ces créatures me paraissaient si fascinantes ! Si mystérieuses ! Elles étaient partout, et pourtant, dés qu’on voulait les approcher, elles disparaissaient !

Combien de fois ne fut-je pris au dépourvu, surpris par des comportements à mes yeux complètement irrationnels ? Combien de fois ne me suis-je interrogé sur les raisons de leur existence ? Combien de fois ne suis-je resté démuni face à mon incompréhension la plus totale de tout leur être ?

Et Diantre ! Je n’étais pas le seul ! Nombre de mes camarades partageaient mon incrédulité, et de longues heures nous devisions pour tenter de comprendre le pourquoi du comment. Pourquoi Diable les femmes nous regardaient-elles à la dérobée pour mieux nous ignorer lorsque nous approchions ? Pourquoi Diable se déplaçaient elles en groupe, rendant impossible l’approche d’une seule ? Et Grand Dieu ! Pourquoi à nous, si sympathiques et avenants, préféraient elles la compagnie des plus gros abrutis de la classe, qui ne savaient que gueuler, jouer au foot, et comparer les tailles de leurs instruments respectifs dans les vestiaires de la piscine !?

Heureusement, les choses ont bien changé ! Pas les femmes, bien entendu, mais moi ! Après des années de brouillard, ma quête de compréhension des rouages de la psychologie humaine m’a mené là ou même Freud avait trouvé ses limites : j’ai commencé à comprendre les femmes !

Aujourd’hui, je vous propose donc de partager avec moi certaines de mes connaissance sur … LA SÉDUCTION (tadadaaaam), ou comment mettre une femme dans son lit quand on est un homme et qu’on ne sait pas s’y prendre.

Commençons par la théorie

Les mécanismes de la séduction, l’amour, la passion, etc. sont immensément complexes en apparence, mais finalement, ils peuvent se résumer en un postulat :

Le but ultime d’un être vivant est d’assurer à ses gènes la vie la plus longue possible.

En pratique, ce peut être réalisé de deux façons différentes :

  1. Survivre
  2. Se reproduire

La reproduction permet d’assurer une longue vie à ses gènes en les transmettant à sa descendance. Ils peuvent alors voyager de génération en génération, et survivre virtuellement indéfiniment. Quand à la survie, plus elle dure, plus les chances de reproductions sont importantes.

Des millions d’années d’évolution, de lutte pour la survie et de sélection naturelle ont marqué ces instincts au fer rouge dans les tréfonds de nos esprits. Sans eux, jamais nos ancêtres n’auraient traversé tant d’épreuve pour nous donner vie. Tous, nous possédons ces deux mécanismes irrésistibles, le désir de survivre, et celui de se reproduire. Et la couche de vernis déposée par des milliers d’années de civilisation est bien mince, et parvient à peine à donner l’illusion que nous ne sommes plus des animaux.

Ces instincts sont la base même de tous les mécanismes de la séduction. Pour mieux comprendre, transportons nous loin en arrière, au temps des cavernes, lorsque chaque jour était une lutte pour la survie, lorsque le seul but de la journée était de ramener assez de nourriture pour tenir jusqu’au lendemain.

Au rude temps des cavernes, des silex et des fauves féroces

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Crédit photo : studio.es

En fait, j’ai déjà expliqué ce que pouvait être la vie au temps des cavernes, de quelle manière les rôles étaient répartis, et quelles furent les implications sur les compétences propres que développèrent chaque sexe.

À cette lointaine époque, la vie était rude, mais pas complexe. Les hommes avaient pour mission de chasser, ramener la pitance au logis, et protéger la tribu des invasions voisines, tandis que les femmes gardaient la caverne et s’occupaient des enfants1. Ainsi, le job principal de l’homme, c’était la survie. Celui de la femme, la reproduction.

Que devaient faire les hommes pour survivre ? Etre attentifs, rapides, précis, courir vite, être fort, pouvoir viser une cible, entendre approcher un ennemi ou un prédateur, et prouver son utilité au clan pour pouvoir être accepté et respecté. Que devaient faire les femmes ? Se déplacer en groupe pour contrebalancer leur moindre force physique, être capable de nouer des relations fortes, et compter sur les hommes pour rapporter de quoi se nourrir.

Que devaient faire les hommes pour se reproduire ? Copuler ! Et ? Et c’est tout, mission accomplie ! Pour un homme, la relation sexuelle est l’aboutissement ultime du processus de reproduction. D’un point de vue strictement biologique, l’homme a terminé son travail une fois qu’il a tiré son coup2, et ensuite, advienne que pourra. (Bien entendu, l’acte ne marque pas la fin du processus de survie, loin s’en faut, tout particulièrement si la partenaire choisie se trouve être la femme du chef…).

Ceci explique pourquoi les hommes accordent autant d’importance à l’acte sexuel. Ils sont programmés pour ça. Mesdames, si nous sommes des obsédés sexuels, ce n’est sommes toutes que la faute de l’évolution 🙂

Si nous considérons le point de vue de madame, en revanche, la relation sexuelle ne marque que le début du processus biologique de reproduction. Ensuite vient la période de gestation (9 mois) puis la naissance, et ensuite quelques années à nourrir le gamin, l’éduquer, lui apprendre à survivre par lui même tout en évitant qu’il ne se fasse dévorer par un fauve ou ne devienne débile en regardant trop la télé.

Durant toute cette période, la femme est particulièrement vulnérable, et dépend plus que jamais des autres pour assurer sa survie. Son instinct lui recommande de prendre toutes les précautions d’usage avant de s’aventurer au flirt.

Pour une femme enceinte, être en froid avec les autres femmes de la tribu, voire être bannie pour de bêtes raisons de jalousie ou d’adultère équivaut à coup sûr à la mort. Avant même de songer à copuler, elle doit s’assurer que sa relation sera acceptée et qu’elle continuera de bénéficier du soutien du clan.

Mais elle devra également faire en sorte que l’homme devienne son « garde du corps » personnel, qu’il s’engage auprès d’elle, et la protège et la nourrisse durant sa période vulnérable.

Et ceci explique, messieurs, pourquoi les femmes ont tant besoin d’engagement, de romantisme, etc. avant de passer à l’acte.

Pour être accepté, l’homme doit être préselectionné

Pour s’assurer qu’elles continueront de bénéficier du soutien de toute la tribu, si essentiel à sa survie, la femme recherchera donc l’accord tacite de ses camarades avant de s’engager. C’est ce qu’on nomme le mécanisme de la préselection.

Un homme augmentera significativement ses chances de copuler avec la partenaire de son choix s’il parvient d’abord à séduire ses ami(e)s, à leur plaire, et à être accepté par eux. Ceux-ci donneront alors leur accord tacite à la première, qui pourra considérer l’offre de monsieur avec plus d’attention.

De manière générale, la préselection est un mécanisme instinctif puissant que nous utilisons couramment pour juger la valeur de quelqu’un. Ainsi, une même personne paraîtra plus attirante si elle est bien entourée. Le même homme, trait pour trait, identique, paraîtra beaucoup plus séduisant et intéressant si de belles femmes se trouvent à ses côtés, ou même s’il arbore des traces de rouge à lèvres sur la nuque 😉

Ensuite, il doit prouver sa valeur

Sukaatoman @ Shibuya ( Tokyo-no-ningen / Gens de Tokyo / Tokyo people chap.7 )
Crédit photo : e-chan

Une fois qu’elle a l’assurance que fréquenter son prétendant ne lui attirera pas les foudres de son entourage, ni ne mettra sa vie en péril, elle doit encore s’assurer que monsieur pourra subvenir à ses besoins et à ceux de l’enfant.

Tout d’abord, monsieur est il capable de survivre lui même ? Sera-il capable de rentrer chaque soir en un seul morceau ? Pourra-t-il la protéger des avances des autres hommes ? Pourra-t-il chasser et ramener le bifteak à la maison ?

Plus un homme démontre ses capacités (ses valeurs), par exemple en térassant un fauve à mains nues, en dominant les autres mâles, ou en ramenant un gros salaire, plus il devient attirant aux yeux de sa dame.

Les prétendants sont évalués, jaugés, consciemment ou inconsciemment, et finalement, madame développera une attirance vers celui qu’elle juge arborer le plus de valeur. À ce moment seulement, elle lui donnera une chance de tenter de la conquérir. Autant dire qu’à ce stade, c’est encore loin d’être gagné.

Dernière étape : l’engagement

Tout ceci est bien beau, mais ne servirait pas à grand chose si monsieur délaissait madame après le premier calin. Celle-ci doit donc faire en sorte de « fideliser son client » pour s’assurer que monsieur restera présent à ses côtés et subviendra à ses besoins, au moins jusqu’à ce que le petit soit grand.

Et comme la nature à bien fait les choses, elle à prévu un mécanisme pour aider madame. J’ai nommé : l’amour ! Et oui ! D’un point de vue strictement biologique, l’amour n’a d’autre but que de renforcer et maintenir la cohésion du couple nécessaire à la survie du gosse.

Madame va alors adopter un comportement si déroutant pour tant d’hommes : elle va feindre de ne pas s’intéresser. Elle va se rendre inaccessible, distante, dédaigneuse, pour voir ce que monsieur va faire. Ce comportement présente plusieurs avantages :

  1. Il préserve son intégrité et sa bonne réputation au sein du clan.
  2. Il entraîne une sélection et décourage les moins motivés. De telles lopettes ne la méritaient pas, de toutes façons.
  3. Il met en application la théorie de l’engagement. Plus un homme devra faire d’effort pour la conquérir, plus il sera disposé à la garder longtemps. Par conséquent, plus elle le fait languir, plus fidèle il sera.

Monsieur devra alors redoubler d’effort pour conquérir le coeur de sa dulcinée, et si chacun à bien fait son travail, il vivront heureux et auront beaucoup d’enfants, etc.

Pour finir, un peu d’éthique

Une fois n’est pas coutume, cet article est purement théorique. Dans un soucis de clarté et de vulgarisation, de nombreux aspects sont passés à la trappe. Mais n’ayez crainte, d’autres articles vont suivre, qui rentreront un peu plus dans les détails, ce qui explique pourquoi j’ai voulu me limiter aux bases nécessaires à leurs compréhension.

Pour ceux qui ne le sont pas encore, n’hésitez pas à vous abonner pour ne pas manquer les articles suivants.

Deuxième point, sur le contenu de l’article en lui même. Encore une fois, c’est de la vulgarisation, des généralisations, rien n’est jamais noir ou blanc. Messieurs, quand je dis qu’une femme se rend inaccessible pour mieux séduire, cela peut aussi signifier que vous la gonflez, tout simplement. Je décline toute responsabilité si un mauvais comportement vous attire une bonne baffe en public.

Dans le doute, mieux vaut toujours s’abstenir, que d’adopter des comportements irrespecteux et irresponsables qui pourraient blesser des gens, vous attirer des ennuis, et que vous pourriez regretter plus tard, vu ?!

Enfin, la société dans laquelle nous vivons est un petit peu plus complexe que celle décrite plus haut, et les choses ne sont pas toujours aussi simple. Ce n’est donc pas la peine de venir geindre en disant « oui, des fois, c’est pas comme ça, etc. ». Je le sais déjà, merci.

Ceci dit, vous disposez maintenant d’une bonne base pour comprendre les mécanismes de la séduction, alors dormez sur vos deux oreilles, et à la prochaine fois 🙂