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L’art de la méditation

Je m’intéresse depuis quelques temps à la pratique de la méditation. Vu le nombre d’articles de magazines et de billets de blogs que je vois fleurir sur le sujet, on dirait bien que je ne suis pas le seul. Il semble que l’occident redécouvre avec enthousiasme une pratique qui existe depuis des siècles. Évolution spirituelle massive ou simple effet de mode, seul l’avenir nous le dira.

Quoi qu’il en soit, je vous avoue que j’avais des préjugés sur la méditation. Pour être plus précis, il faudrait plutôt dire que je n’avais absolument aucun préjugé sur la méditation. Tout ce que j’en connaissais, c’était l’image du moine assis en lotus, les yeux fermés, un léger sourire serein au coin des lèvres. Mais je n’avais absolument aucune idée des réels tenants et aboutissants de cette pratique.

Face à tant d’engouement, et après avoir lu quelques articles, j’ai décidé de ne plus rester ignorant, et j’ai acheté L’art de la méditation, de Matthieu Ricard, livre que j’ai terminé récemment. Je voulais vous faire partager les fruits de ma lecture, en résumant rapidement ce petit manuel sur la pratique de la méditation.

Présentation de Matthieu Ricard, l’auteur

Quand je lis ce genre de bouquins, j’aime m’interroger sur les compétences et la légitimité de l’auteur. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que sa biographie pose le bonhomme. M. Ricard est scientifique de formation, moine bouddhiste depuis des décennies, il est l’interprète français du Dalaï Lama. Il participe à des études scientifiques sur les effets de la méditation. Il est également auteur de plusieurs livres, photographe, et participe à de nombreux projets humanitaires. Je vous laisse lire sa biographie si vous souhaitez en savoir plus, mais en ce qui me concerne, je pense qu’on peut dire que c’est une source d’expertise légitime 🙂

L’art de la méditation

L’art de méditer est une pratique que les plus grands sages poursuivent tout au long de leur vie. Matthieu Ricard vous ouvre le chemin et vous guide pas à pas sur la voie d’une expérience universelle fondée sur l’amour altruiste, la compassion et les bienfaits de la méditation.

La résumé du livre nous éclaire sur ce que nous allons y apprendre. Qu’est-ce que la méditation ? Pourquoi méditer ? Et comment ?

Pourquoi méditer ?

Dans le premier chapitre, l’auteur répond à la question que se posent sans doutes tous ceux qui s’intéressent à la méditation sans vraiment savoir de quoi il s’agit : pourquoi méditer ?

M. Ricard commence par analyser nos vies actuelles, et montre qu’il n’y a plus beaucoup de place pour le développement personnel et la spiritualité dans notre monde moderne. Nous courons tout le temps, et ne prenons plus le temps de nous interroger sur les raisons de notre existence. Surtout, nous ne prenons plus le temps d’entraîner et développer notre esprit.

L’auteur s’interroge ensuite sur le changement. Est-il souhaitable, et surtout, est-il possible ? Pouvons nous devenir moins colériques, moins irritables, moins jaloux ? Ne serait-il pas merveilleux si nous pouvions être plus souvent heureux, joyeux, altruistes ? Cela semble souhaitable, et c’est toute notre vie qui en serait transformée.

On nous explique ensuite que le changement est possible grâce à la conscience humaine. La conscience, en effet, est ce qui nous permet de « connaître » nos états mentaux. Nous avons cette merveilleuse faculté de pouvoir nous interroger sur nos propres pensées, nos propres émotions, et par conséquent nous pouvons prendre suffisamment de distance avec nos propres états mentaux pour nous permettre de les transformer.

Mais il ne suffit pas de le vouloir. Il ne suffit pas de se dire « tiens, j’aimerai changer » pour que ce souhait se réalise. De la même manière qu’il ne suffit pas de faire trois pompes pour se muscler, de la même manière qu’il faut des années pour développer une compétence ou une capacité, entraîner et développer sa conscience et son esprit nécessite des efforts constants et réguliers.

Or, notre esprit est ce qui nous permet d’appréhender le monde extérieur, c’est un filtre au travers duquel toutes nos expériences matérielles sont passées. Si nous parvenons à améliorer ce filtre, c’est toute notre vie qui va se transformer, en bien. Et c’est cet entraînement de l’esprit que l’on appelle « méditation ».

Matthieu Ricard démontre ensuite les effets positifs de la méditation. En effet, des études scientifiques réalisées par différentes équipes de chercheurs ont montré que les méditants expérimentés étaient doués d’une plus grande faculté d’attention et de concentration, étaient beaucoup plus résistants au stress, à l’anxiété, à la colère, étaient dotés d’un meilleur système immunitaire, et avaient moins de problèmes d’hypertension.

Sur quoi méditer ?

Dans le second chapitre, M. Ricard nous en dit un peu plus sur ce en quoi consiste la méditation. Il corrige notamment quelques idées reçues sur la méditation. Non, méditer ne consiste pas à rester assis en bloquant toute pensée, car ne pas penser est impossible. Non, la pratique méditative n’est pas égoiste et égocentrique, car le but de la méditation est justement d’éradiquer ces défauts et de développer son altruisme. Non, méditer ne consiste pas à fuir la réalité, mais au contraire à apprendre à la voir plus clairement.

En revanche, la méditation est une pratique qui doit s’inscrire dans la durée, comme n’importe quelle discipline qui nécessite un apprentissage. Inutile, donc, d’espérer obtenir quelque bienfait si l’on ne médite que quelques minutes par mois.

Le méditant débutant apprendra d’abord à observer ses pensées sans se laisser distraire, et à calmer son esprit pour le rendre disponible. Au fur et à mesure, il sera capable de méditer sur différents sujets, de la même manière qu’une séance de musculation contient différents exercices qui ciblent différents muscles.

Durant ses méditation, le pratiquant pourra utiliser divers exercices mentaux proposés par des méditants plus expérimentés.

Comment méditer ?

Dans le chapitre suivant, nous abordons une question essentielle pour bien démarrer la méditation : comment méditer ? L’auteur commence par nous donner des conseils généraux.

D’abord, quelle position adopter. Vous avez tous en tête la fameuse position du lotus, chaque jambe repliée sur l’autre, mais ce n’est pas la seule position possible. En fait, tant que le corps est droit et relâché, toutes les positions sont possibles. Il est même possible de pratiquer la « marche méditative ».

L’auteur nous donne également quelques indications sur les meilleurs sources de motivation possibles. Il vaut mieux méditer un peu chaque jour que pratiquer de longues séances espacées. Par conséquent, il faut être réellement conscient des bienfaits de la méditation pour rester motivé et pratiquer régulièrement.

On nous recommande également de trouver un guide qui saura nous ouvrir la voie, nous inspirer et répondre à nos questions sur la méditation. Nous n’avons certes pas tous la chance de fréquenter des guides spirituels expérimentés, aussi l’auteur nous adresse quelques recommandations sur les meilleures manières de trouver conseil.

Sur quoi méditer ?

Durant tout le reste de l’ouvrage, l’auteur nous propose diverses réflexions vers lesquelles tourner nos méditations. Chaque grande idée, chaque leçon spirituelle que nous propose Matthieu Ricard est assortie de diverses sources d’inspiration, des citations de grands maîtres spirituels, ainsi que des propositions d’exercices méditatifs concrets.

Nous sommes ainsi invités à tourner notre esprit vers la valeur de la vie humaine, la nature éphémère des choses, les conséquences négatives ou positives de nos actes. Nous apprendrons à développer notre calme intérieur et à atteindre la pleine conscience. Nous découvrirons comment développer notre faculté de concentration, apaiser notre douleur physique et développer notre altruisme.

Enfin, nous en viendrons à développer notre vision pénétrante : comment ne plus surimposer nos filtres mentaux à la réalité, mais arriver à la percevoir telle qu’elle est réellement. Comment ne plus nous laisser perturber par nos émotions, et relativiser la force de notre ego.

À moyen et long terme, la pratique de la méditation nous permettra de véritablement nous transformer. Nous ouvrirons nos perspectives, apprendrons à être plus ouverts et sereins, à faire preuve de plus de sagesse et d’altruise. En définitive, c’est toute notre vie qui acquerra une meilleure qualité.

Ce que j’en pense

Même si je n’ai jamais pratiqué la méditation, j’ai toujours été porté sur l’introspection, et passe beaucoup de temps à m’interroger sur la vie, l’univers et le reste, comme en témoigne l’existence de ce blog. Par conséquent, je suis trés souvent déçu par les soi-disant « manuels spirituels » et autres livres de développement personnel, dans lesquels il est assez rare que je trouve de nouvelles idées.

Or, j’ai découvert dans l’ouvrage de Matthieu Ricard énormément de pistes de réflexion nouvelles, et des sources d’inspiration fascinantes. Je suis réellement impressionné par la qualité et la profondeur de la recherche spirituelle proposée, devant laquelle on ne peut que faire preuve d’humilité.

L’ouvrage en lui même est trés accessible. Assez court (env. 130 pages), il n’en reste pas moins trés concret et agréable à lire. Même si Matthieu Ricard est moine bouddhiste, son guide sur la méditation s’adresse à tous, reste libre de tout jargon, et est parfaitement adapté aux occidentaux que nous sommes.

L’art de la méditation remplit parfaitement son rôle. À celles et ceux qui veulent découvrir la méditation, il expliquera en quoi consiste cette pratique, et leurs donnera les conseils pour bien débuter. Les méditants débutants trouveront de nombreuses sources d’inspiration, et un texte accessible et concret pour les guider dans leur pratique. Quand à celles et ceux qui liront cet ouvrage par simple curiosité, parce qu’ils s’intéressent à leur développement personnel, ils en tireront de nombreuses réflexions, et trés certainement l’envie de s’essayer à la méditation.

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Le secret pour tenir ses bonnes résolutions

Après avoir survécu à la fin du monde et aux fêtes de noël, nous voici reparti pour une nouvelle année, pleine de promesses et d’espoirs. Entre le foie gras et les bises piquantes de tatie Marcelle sous le gui, une autre tradition est solidement ancrée dans la période du nouvel an : celle des bonnes résolutions.

« Cette année, c’est décidé, j’arrête de fumer » ou « Cette année, je vais perdre du poids ». Qui n’a jamais entendu ses proches s’engager sur des objectifs aussi ambitieux ? Et surtout, qui n’a jamais cedé à cette pulsion de s’engager à améliorer sa vie ?

Nous savons tous que ce genre d’engagement est plus facile à prendre qu’à tenir, et nombreuses seront les bonnes résolutions qui seront bientôt abandonnées telles un sapin sans aiguilles après les fêtes.

Évidemment, ce ne sera pas le cas des lecteurs de Palsambleu ! Notre bonne résolution cette année sera de tenir nos bonnes résolutions ; voici comment faire.

Le secret de ceux qui tiennent leurs résolutions

Tenir ses bonnes résolutions n’est pas si difficile, quand on connaît le secret que je vous révèle maintenant. En fait, il suffit de ne pas compter sur votre motivation.

Le problème des bonnes résolutions, c’est qu’on les prend pour de mauvaises raisons : parce que c’est la tradition, et qu’on fantasme sur la puissance de notre volonté pour l’année à venir.

Désolé de vous décevoir, mais vous ne serez pas plus motivé pour perdre du poids en 2013 qu’en 2012. Ce genre d’engagement nécessite des actions dans la durée, il ne suffit pas de le décider à un instant T. Et il est trés difficile de rester motivé durant une période de temps trés longue.

Voilà pourquoi les gens qui comptent uniquement sur leur motivation échouent. Il faut utiliser d’autres techniques, que je vais vous expliquer maintenant.

Ne prenez pas de bonnes résolutions

La méthode la plus efficace pour tenir ses bonnes résolutions, c’est assurément de ne pas en prendre ! Cela ne signifie pas qu’il ne faille jamais chercher à s’améliorer, mais pourquoi attendre le nouvel an pour cela ?

Si vous êtes dans une démarche de développement personnel honnête, vous savez qu’il n’y a pas besoin de prétexte pour décider de changer de vie. Par conséquent, soit vous décidez de prendre de bonnes résolutions pour de bonnes raisons, dans une démarche sincère et réfléchie, soit… n’en prenez pas.

Prenez des résolutions réalistes

« Cette année, je vais arrêter de fumer, perdre 20 kilos et devenir ceinture noire de karaté » – Mais bien sûr ! Le meilleur moyen de ne pas tenir ses bonnes résolutions, c’est de prendre des engagements complètement irréalistes.

Il est tellement facile de dire qu’on veut perdre du poids, qu’on oublie facilement que tenir cet engagement est un peu plus difficile. Mieux vaut définir des objectifs réalistes, que vous avez une chance de tenir. Et surtout, évitez de prendre 50 bonnes résolutions en même temps. Concentrez vous sur un objectif, deux maximum, pour éviter de vous disperser.

Définissez des objectifs

Beaucoup de mes amis n’arrivent pas à tenir leurs bonnes résolutions parce qu’ils ne définissent pas d’objectifs concrets. Ils n’ont alors aucun moyen de mesurer leur progrès, aucune cible à atteindre pour diriger leurs efforts. Cela les démotive et ils abandonnent, dépités.

Une bonne résolution devrait correspondre à un objectif concret et mesurable. Ne dites pas « Je veux perdre du poids » mais « Je veux perdre 10 kilos d’ici à l’année prochaine ». Ne dites pas « J’arrête de fumer » mais « Je ne fumerai pas plus de trois cigarettes par jour ».

Découpez alors cet objectif global en objectifs intermédiaires : perdre un kilo en janvier, un en février, etc. Il est plus facile de réaliser plusieurs petits objectifs qu’un seul gros.

D’une part, le fait d’avoir un objectif concret vous motivera, parce que vous aurez une cible à atteindre. Ensuite, le fait d’avoir des objectifs mesurables vous permettra de mesurer vos progrès, et vous donnera des victoires à célébrer, ce qui entretiendra votre motivation.

Engagez vous publiquement

À partir du moment ou vous avez honnêtement et fermement décidé d’un objectif, engagez vous publiquement à le tenir. Parlez-en à votre famille et à vos proches, expliquez leur quelles sont vos bonnes résolutions, et demandez leur de surveiller vos progrès.

Il est beaucoup plus difficile de renoncer quand on s’est engagé auprès de quelqu’un, et il est beaucoup plus gratifiant de progresser quand vous n’êtes pas seul.

Utilisez le pouvoir de l’habitude

Nous avons tous une réserve de volonté et de motivation finie. Vous pourrez peut-être vous empêcher de fumer ou résister aux sucreries pendant quelques jours, mais il est impossible de souffrir ainsi plusieurs mois d’affilé. C’est pour ça qu’il ne faut pas compter sur sa motivation. Au lieu de ça, la méthode la plus efficace pour vous contraindre à faire quelque chose, c’est d’en prendre l’habitude.

Il est trés difficile de se contraindre à aller courir dehors quand il fait froid et gris. Mais si vous avez l’habitude d’aller courir tel jour à telle heure, alors c’est un acte qui ne demande quasiment aucune volonté : vous êtes en pilote automatique.

Pour tenir des bonnes résolutions, il faut donc prendre des habitudes bénéfiques qui vous aideront à atteindre vos objectifs : faire une heure de sport deux fois par semaine, faire des étirements chaque fois que vous avez envie de fumer, que sais-je encore ?

Comment prend-on des habitudes ? Le sujet remplirait un livre à lui seul, mais en général, faire quelque chose 30 jours d’affilé permet d’en prendre l’habitude.

Faites des périodes d’essais de 30 jours, et engagez vous sur des objectifs clairs et temporellement définis : du 15 janvier au 15 février, j’irai courir 30 minutes tous les jours de 7h à 7h30.

Il est plus facile de s’engager sur un tel objectif quand il est limité dans le temps, et une fois les 30 jours passés, l’habitude est prise, il devient beaucoup plus facile de continuer sur sa lancée.

Célébrez vos victoires

Célébrez vos petites victoires est un excellent moyen d’entretenir votre motivation, et c’est aussi pour ça qu’il vous faut des objectifs intermédiaires.

Chaque fois que vous atteignez un objectif, marquez le coup en le célébrant à votre manière : allez au restaurant, offrez vous un cadeau, organisez une soirée, annoncez le à vos amis, etc. Bref, donnez-vous une bonne tape sur l’épaule virtuelle : vous pouvez être fier de vous !

Ainsi, même si à la fin de l’année prochaine, vous n’avez pas tenu parfaitement vos bonnes résolutions, au moins aurez vous rencontré quelques victoires.

Rendez-vous l’année prochaine

Armé de ces bons conseils, je vous donne rendez-vous l’année prochaine pour discuter de vos réussites. Et vous, quelles sont vos bonnes résolutions pour cette année ?

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7 bonnes raisons de devenir indépendant

Si j’en crois mon entourage, nombreux sont ceux qui s’ennuient au boulot. Horaires imposées, collègues stupides et patron con, embouteillages matin et soir. La vie d’employé n’est pas toujours de tout repos.

Avez-vous déjà envisagé de passer à votre compte ? Cela fait en général peur à ceux qui ont été employés toute leur vie. Pourtant, il y a tellement de bonnes raisons de devenir indépendant que de plus en plus d’ex-salariés franchissent le pas. Et pourquoi pas vous ? Voici sept bonnes raisons de devenir indépendants.

1. Vous pouvez travailler à domicile

Après plusieurs années en tant qu’indépendant, pouvoir travailler à domicile me procure toujours un plaisir incroyable. Pas besoin de sortir dans le froid avant même le lever du soleil. Pas besoin de perdre des heures dans le métro, au milieu des autres zombies mal réveillés. Pas besoin de me taper des heures d’embouteillages. Le pied, je vous dis !

Mais attendez, ce n’est pas le seul avantage à travailler à domicile : songez que vous pourrez choisir de rester en pantoufles et pyjama toute la journée. Même si je ne le fais jamais parce que c’est assez mauvais pour la motivation, le simple fait de savoir que je peux le faire me procure un plaisir inoui.

En contrepartie, il est vrai qu’il faut trouver la motivation de se lever, de s’habiller, de commencer à bosser… Et d’arrêter de bosser à des heures raisonnables. On n’a rien sans rien.

2. Vous pouvez faire ce qu’il vous plait

Le fait est que lorsque vous créez votre boîte, vous pourrez choisir d’exercer le métier qui vous convient, puisque vous créez votre propre activité. Par définition, vous allez donc choisir un emploi qui vous plaît. Enfin, vous serez en mesure de vivre de vos passions !

Évidemment, il faut que cette activité soit rentable et vous permette de vivre. Il faut également noter que la gestion d’une entreprise nécessite du temps, ce qui n’est pas du goût de tout le monde. Mais ça, on n’y coupe pas.

3. Vous n’aurez pas d’horaires imposées

Rendez-vous compte ! Vous avez fini de bosser à 14 ? Vous pouvez vous barrer à 14h ! Quel salarié peut en dire autant ?

Si être enchaîné derrière un bureau du matin au soir n’est pas de votre goût, vous allez adorer être maître de vos horaires. À vous la liberté de bosser la nuit si c’est ce que vous préférez. À vous la possibilité d’aller chercher vos enfants à l’école, et de passer plus de temps avec votre famille.

Là encore, il y a des contreparties. D’abord, il faut arriver à se motiver pour bosser suffisamment et remplir le frigo. Et puis, il y a fatalement des coups de bourre qu’il faudra absorber. Enfin, comme vous bossez à domicile, la plupart des gens penseront que vous êtes disponibles, et vous demanderont des services comme si votre temps était gratuit. Remettez vite ces parasites à leur place, en leur expliquant qu’indépendant ou pas, vous bossez !

4. Vous pouvez gagner gros

Quand vous êtes en CDI, vous savez à peu de choses pres ce que vous allez toucher à la fin du mois. Et à moins de bosser 90 heures par semaine pour monter dans la hiérarchie, il vous sera difficile d’optimiser votre temps pour toucher un plus gros salaire.

Alors qu’en étant votre propre patron, vous êtes seul maître de fixer vos tarifs, et de travailler moins pour gagner plus. Si votre entreprise a du succès, vous pourrez toujours vous montrer intelligent, optimiser, automatiser et déléguer, et à vous les pépettes sans passer votre vie au boulot.

Évidemment, c’est plus facile à dire qu’à faire. Car être indépendant, c’est n’avoir aucun revenu garanti. Vous pouvez gagner gros. Mais vous pouvez aussi vous planter, et là, il faut avoir le porte monnaie bien accroché.

5. Vous n’avez plus de patron

Vous êtes indépendant ! Le connard de patron, maintenant, c’est vous !Fini les petits chefs qui vous cassent du sucre sur le dos et s’arrogent les mérites de vos actions. Fini le grand patron qui n’en rame pas une et engrange ses millions en stock-options. Vous êtes libre ! Libre !

Idem pour les collègues ! La vieille assistante de direction médisante ? Disparue ! Le stagiaire incompétent ? Envolé ! Le collègue lourdingue qui pue du bec ? Adieu !

Évidemment, ça signifie qu’en cas de problème, vous n’aurez personne sur qui vous appuyer. Sans personne sur qui rejeter la faute de vos erreurs, il faudra être prêt à assumer vos responsabilités. Et puis, fini les discussions autour de la machine à café. Vous êtes libre, mais vous êtes seul.

6. Vous allez apprendre énormément

Outre le fait que vous allez devoir être au top de votre domaine d’activité pour vivre de votre entreprise, vous allez également devoir étudier des sujets qui jusque là vous étaient inconnus : marketing, réseautage, comptabilité, gestion d’entreprises, etc.

Dans tous les cas, vous apprendrez bien plus en étant indépendant que salarié. Par contre, ce sera à vous de vous payez vos propres formations. Et oui !

7. C’est relativement simple

Aujourd’hui, devenir indépendant est relativement simple, d’un point de vue administratif. Vous pouvez trés bien tester une activité en devenant auto-entrepreneur1, et hop ! Paperasse limitée, démarches simplifiées, et le tour est joué !

Attention ! Ne commettez pas l’erreur de croire que ce genre de démarches est anodine ! Que vous le vouliez ou non, vous créez bel est bien une entreprise, et cela ne saurait se faire sans s‘être dûment renseigné sur les conséquencesavant. Si vous remplissez le formulaire « juste comme ça », ou que vous vous lançez sans un business plan bien établi, ou que vous souhaitez juste vous « faire un peu d’argent de poche », vous allez au devant de sérieux ennuis.

Pour obtenir le meilleur des deux mondes, vous pouvez également négocier un passage à temps partiel, ce qui vous assure une certaine sécurité tout en vous mettant le pied à l’étrier de l’indépendance.

En revanche, il vous faudra bien vous renseigner sur quelques questions, comme les mutuelles, retraites, responsabilité civile professionnelle, etc. Vous êtes indep, vous êtes seul au monde, n’oubliez pas.

Alors, faut-il se mettre à son compte ?

Une fois qu’on a fait le tri des clichés et fausses idées sur la création d’entreprise, on se rend compte que chaque système a ses avantages et inconvénients. À vous de voir ce qui vous convient le mieux, et le cas échéant, sauter le pas ?

  1. Je parle pour la France. Pour les autres pays, je ne sais pas. []
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Un guide concis et pratique contre le stress

De nombreux lecteurs découvrent ce blog via Google grâce à des recherches sur le thème du stress. Il est vrai que ce sujet a déjà été abordé dans ces colonnes. J’ai parlé par exemple des effets du stress sur la santé, et donné plusieurs astuces pour lutter contre le stress et l’anxiété.

Pourtant, de nombreux lecteurs me contactent pour me poser des questions relatives à des problèmes de stress. C’est pourquoi j’ai réfléchi à un moyen d’aborder le sujet plus en profondeur, afin d’aider au maximum celles et ceux qui se sentent débordés par l’anxiété.

Je vous présente donc en exclusivité mon nouveau projet : la création des guides Palsambleu, des ebooks concis et pratiques pour aborder son développement personnel en profondeur.

Et à tout seigneur tout honneur, le premier guide aura pour thème le stress. Il me reste énormément de travail, mais je lance cette page afin de mesurer l’intérêt des gens, et d’orienter le travail afin de vous proposer la meilleure qualité possible.

N’hésitez pas à me contacter, en commentaire ou en privé, pour me donner votre avis, ou pourquoi pas, vos témoignages sur le thème du stress.

Au plaisir !

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Et si le gros con, c’était vous ?

Nous sommes entourés de gros cons. C’est en tout cas ce qu’il faut penser si l’on en croit mon entourage.

Si on leur pose la question, la plupart des gens répondront qu’ils fréquentent beaucoup de connards. Par contre, bien peu reconnaissent faire eux même partie de cette catégorie.

Tout le monde fréquente des cons, mais personne ne l’est. Il y a là une bizzarerie mathématique. Où sont donc passés tous ces cons ?

« Ces cons ne savent même pas qu’ils sont cons », direz vous peut-être ? Mais vous vous doutez bien que tout le monde pense exactement la même chose, n’est-ce pas ?

Et si le gros con, c’était vous ?

On est toujours le con de quelqu’un

Loin de moi l’idée de vouloir vous insulter. Je sais en effet que les lecteurs de Palsambleu ! représentent la fine fleur de l’élégance et de la distinction.

Toutefois, toute personne sincèrement intéressée par son développement personnel se doit de se poser la question au moins une fois. Suis-je un gros con qui s’ignore ?

Personne ne veut être un gros con, et même les cons avérés nient faire partie de cette catégorie. Les cons ignorent-ils leur condition ? Ou bien se contentent-ils de la nier ?

Et si les cons ne se rendent pas compte de leur état, comment pourriez vous savoir si vous êtes vraiment con ou pas ? Pas de panique ! Je suis là pour vous aider.

Alors docteur ? C’est grave : vous êtes con !

Voici une série de question et d’affirmations. À chaque fois, répondez par oui ou par non, et notez votre nombre de oui et de non. Rendez-vous plus bas pour lire les résultats.

  • Vous pensez que vous êtes entourés de cons ;
  • Vous êtes absolument certain de ne pas être un gros connard ;
  • Vous êtes toujours aimable avec vos supérieurs, mais vous pensez que vos subordonnés ont parfois besoin d’être brusqués pour être efficaces ;
  • Vous êtes trés sûr de vous ;
  • Vous aimez critiquer et dire du mal d’autres personnes en leur absence ;
  • Vous pensez que vos réussites ne dépendent que de vous, mais vos échecs ont toujours une cause extérieure ;
  • Vous n’avez jamais tort et par conséquent, vous ne ressentez jamais le besoin de vous excuser ;
  • Vous pensez qu’il est sain de piquer une bonne colère de temps en temps ;
  • Vous pensez que vous êtes entourés d’incapables ;
  • Vous avez trés souvent l’impression de pouvoir faire mieux que les autres ;
  • Vous n’hésitez pas à insulter ou humilier une personne qui l’a bien mérité ;
  • Vous ne pouvez pas faire confiance aux gens qui vous entourent ;
  • Quand vous entrez dans une pièce, si les gens partent, c’est parce que vous les intimidez ;
  • Vous n’êtes jamais invité chez vos collègues ;
  • Vous pensez qu’on peut généraliser certaines qualités / défauts à des populations entières (les arabes, les immigrés, les homos, etc.) ;
  • Vous êtes contre le droit au mariage pour les couples homosexuels ;
  • Vos phrases contiennent souvent l’expression « Ces gens là » ;

Avez-vous répondu à toutes les questions avec franchise et honnêteté ? Si vous avez obtenu plus de 4 ou 5 « Oui », je crois bien que j’ai une mauvaise nouvelle pour vous…

Pourquoi est-ce si dur d’admettre que vous êtes un con ?

Avant d’aller plus loin, peut-être convient-il de définir ce qu’est un con ? On utilise parfois ce terme pour définir un idiot, mais ce n’est pas vraiment la définition qui nous intéresse. Un con n’est pas non plus un beauf, car la « beaufitude » désigne plutôt une vacuité, et on trouve des cons trés cultivés.

Dans Objectif Zéro Sale Con, Robert Sutton ne définit pas les cons par leur qualité, mais par leurs actions. L’auteur considère qu’un con est une personne qui à des comportements de nature à humilier, agresser, démoraliser ou rabaisser les gens avec qui il entre en contact, et surtout un con s’attaque principalement aux plus faibles.

Une autre caractéristique que me paraît indissociable du con, c’est le sentiment de supériorité. Le con se croit au dessus de la masse des crétins qu’il méprise. Il a par conséquent une trés haute opinion de lui même. Or, des études sociologiques ont montré que nous souffrons en général d’un biais de perception, et que nous avons tendance à nous voir sous un jour beaucoup plus favorable et clément que la réalité.

C’est d’ailleurs un mécanisme bien connu des charlatans de tous poils qui l’utilisent pour dire la bonne aventure.

En résumé, être persuadé de ne pas être un gros con est l’une des caractéristiques principales des gros cons.

Être un connard est un handicap

Pourtant, être un gros con n’a que peu d’avantages, et beaucoup d’inconvénients. Voyez plutôt.

Les gens vous craignent

À force d’humilier et de rabaisser les autres, ceux-ci apprennent à vous éviter et à vous craindre. Cela ne veut pas dire qu’ils ne vont pas vous torpiller dans votre dos à la première occasion.

Vous vivez dans le déni

Personne n’ose vous apporter les mauvaises nouvelles, et tout le monde se tient à carreau en votre présence, pour éviter d’attirer votre attention. Votre vision de la réalité est donc complètement biaisée. Jusqu’au jour ou la réalité vous ratrappe.

La liste de vos ennemis s’allonge

À force de vous comporter comme un enfoiré, la liste des gens qui ont quelque chose à vous reprocher d’allonge. Vous pouvez être certain qu’à la première occasion de vous rendre la monnaie de votre pièce, vos ennemis ne se priveront pas.

Vous êtes seul

Peut-être avez vous l’impression d’être apprécié et respecté, parce que votre entourage vous lèche les bottes et reste courtois par peur et intérêt. Mais si vous êtes vraiment un gros con, le jour ou il vous arrivera une tuile, vous pouvez être certain que personne ne lèvera le petit doigt pour vous aider. Vous serez seul. Terriblement seul.

Vous êtes inefficace

Dans un cadre professionnel, des études ont montré que les équipes dans lesquelles règne un climat de peur et de stress sont beaucoup moins efficaces que celles ou confiance et collaboration sont les maîtres mots.

Vous êtes manager ? Vous avez l’impression d’être efficace, parce que dés que vous entrez dans une pièce, tout le monde à l’air de bosser à fond ? Je vous assure qu’en votre absence, c’est une autre histoire. Au contraire, les employés qui subissent des gros cons sont bien plus susceptibles de se rendre coupable de sabotage.

Vous préparez la mort de votre couple

Une relation de couple épanouissante devrait être basée sur la tendresse et le respect mutuel, qualités dont vous ne faites pas preuve si vous êtes vraiment un gros con. En ne rendant pas votre partenaire aussi heureux qu’il pourrait l’être, vous vous privez vous même des plus grandes joies qu’offre une vie de couple réussie.

Vous êtes entouré de sales cons

Si l’on dit souvent que les contraires s’attirent, il n’en est pas moins vrai que les gros cons ont tendance à s’agglutiner en grappes. Si vous êtes un gros con, il est donc probable que vous soyiez entouré d’autres gros cons, avec toutes les conséquences désagréables et dangereuses que cela engendre.

Vous êtes en sursis

Désolé de vous le dire, mais les gros cons ne sont plus à la mode. De plus en plus d’études et de livres démocratisent l’idée que les gros cons n’ont pas à être tolérés, et sont nuisibles pour leur entourage comme pour les résultat de l’entreprise.

Peut-être que votre comportement vous a permis de gravir les échelons de la hiérarchie pour arriver à une position de pouvoir. Mais les temps changent, et ce même comportement pourrait trés bien être la cause de votre perte demain. Songez-y !

Comment arrêter d’être un gros con ?

Découvrir que l’on est un gros con est douloureux, et la guérison nécessite une remise en question drastique. Voici quelques conseils qui peut-être vous permettront de faire quelques progrès.

Le reconnaître, c’est faire le premier pas

Nombreux sont les gros cons qui nient leur état. Accepter la vérité, et admettre que vous avez un problème est assurément la première étape sur le chemin de la guérison.

Si vous êtes prêt à reconnaître que votre comportement n’est pas toujours adéquat, et que vous décidez de changer pour de bon, profitez-en pour faire un check-up complet. Listez les comportements que vous aimeriez modifier, les réactions que vous aimeriez susciter, et fixez vous des objectifs.

Arrêtez de penser qu’être un gros con est cool

Si certains enfoirés s’ignorent, d’autres en sont bien conscient, et en sont même fier. Toutefois, peut-être fait-il préciser les faits suivants : 1) On peut avoir de l’autorité sans être con. 2) On peut s’affirmer sans être con. 3) On peut être performant sans être con. 4) On peut avoir du succès sans être con. 5) On peut avoir du charisme sans être con. Etc.

Bref ! Quoi que vous en pensiez, être un gros con n’est pas une qualité, et ne peut que vous désservir.

Arrêtez de fréquenter des gros cons

Il faut bien reconnaître que la connerie est souvent contagieuse. Le fait étant que les cons se soutiennent mutuellement, il est difficile de changer si vous baignez dans un environnement peuplés d’enflures.

Essayez de vous rapprocher de personnes plus ouvertes, plus modérées, plus réfléchies, plus gentilles, bref ! Moins connes…

Évidemment, ce ne sera pas facile au début, car les gens fuient les cons comme la peste, surtout si vous êtes catalogué comme tel. Il faudra montrer patte blanche, et faire preuve de patience.

Changez votre vision des autres

Les gens ne sont pas automatiquement des gros cons parce qu’ils vous ont contrarié, ou commis une erreur. Oui, parce qu’avoir des avis trés tranchés et juger sur des informations supercificelles est une autre caractéristique du connard. Au lieu de cataloguer les autres, pourquoi ne pas laisser le bénéfice du doute ? Après tout, vous même êtes certainement moins parfait que vous ne voudriez le laisser entendre.

Essayez de voir le bon côté des gens. Attachez-vous à leurs qualités, plutôt qu’à leurs défauts. À ce qui vous rassemble, plutôt qu’à ce qui vous différencie. Ne soyez pas trop prompt à juger, et évitez d’émettre des critiques négatives à tout bout de champ.

Pensez gagnant − gagnant

Le con pense souvent que pour gagner, les autres doivent perdre. Pour monter dans la hiérarchie, il doit écraser les autres. Pour avoir des résultats, il voit ses collègues comme des concurrents.

Et si vous changiez de paradigme ? Et si vous tentiez l’approche gagnant − gagnant ? Le principe est simple : partez du principe que vous gagnerez plus si tout le monde gagne.

Cela vous amènera à adopter une approche collaborative plutôt que compétitive. À mettre en valeur vos collègues plutôt qu’à les enfoncer. À travailler en équipe plutôt qu’en individualiste. À penser un peu moins à vous, et un peu plus aux autres. Et qui sait, peut-être les résultats dépasseront-ils vos espérences ?

Lisez Palsambleu !

Sans blague ! Ce blog regorge de bons conseils sur le développement personnelAbonnez-vous pour ne rater aucur article.

Pratiquez au quotidien

Arrêter d’être un gros con nécessite des efforts quotidiens. En guise d’exercice, vous pouvez par exemple vous forcer à reconnaître que vous avez eu tort au moins une fois par jour. Vous pouvez aussi vous contraindre à présenter des excuses, à propos de n’importe quoi, au moins une fois par jour.

Ce genre d’exercice quotidien vous aidera à inscrire votre guérison dans la durée, et à ne pas perdre de vue vos objectifs.

Nous avons suffisamment de gros cons

J’espère qu’un lecteur ne se sera senti insulté par ce billet, car ce n’est pas l’enjeu. J’espère également vous avoir convaincu qu’être un gros con, ce n’est pas sexy ni efficace.

La prochaine fois que vous aurez envie de prononcer un truc du genre « Mais quel gros con celui-là » ou « Quelle conne ! », résistez à cette impulsion pendant quelques secondes, et posez vous la question : Et si le gros con, c’était moi ?

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Marre d’être timide ? Suivez le guide !

Je suis un ancien timide. Le genre de timidité suffisamment prononcée pour qu’elle vous pourrisse la vie au quotidien. Vous savez, cette angoisse qui vous prend quand le téléphone sonne ? Ou quand il faut demander sa route à un badaud ? Je l’ai vécue au quotidien, pendant longtemps.

Je détestais être timide, et considérais ma timidité comme un vrai handicap. Je fantasmais sur un moi futur, débarrassé de tout complexe, capable de m’intégrer dans n’importe quel groupe, d’être le centre de l’attention avec panache, et d’emporter le cœur de n’importe quelle femme.

Il y a de ça plusieurs années, j’ai décidé de me prendre en main. Je ne voulais plus être timide. Aujourd’hui, sans correspondre à 100% à l’archétype du « supersocial », je suis plutôt satisfait du résultat. Décrocher mon téléphone n’est plus qu’un acte banal, et je peux me rendre à une soirée ou je ne connais personne et arriver à y prendre du plaisir.

Évidemment, Rome ne s’est pas faite en un jour, et je ne suis pas du genre à vous promettre de vaincre votre timidité en une semaine grâce à un secret bien gardé mais disponible dans mon ebook à 22€. Et puis, je ne suis pas psychologue, et j’imagine qu’il y a autant de timidités différentes que de timides. Toutefois, j’ai eu envie d’écrire cet article, peut-être donnera-t-il le petit coup de pouce à ceux qui en ont besoin.

D’où vient la timidité ?

Qui connaît son ennemi comme il se connaît, en cent combats ne sera point défait.

Comme le recommande le sage Sun Tzu, commençons par tâcher de comprendre notre ennemi. Qu’est-ce que la timidité ? Nous en connaissons les symptômes, mais quelles en sont les causes ?

À mon avis (ce qui va suivre est une définition personnelle), la timidité est un ensemble de comportements et d’émotions d’autoprotection provoqués par une simple névrose : la peur d’être rejeté.

De cette simple peur vont en découler d’autres : peur d’être jugé, peur de prendre des risques, peur de l’échec, peur de la critique. Toutes ces crispations mentales vont conduire le timide à mettre en œuvre les comportements que nous connaissons bien : éviter de se mettre en avant, limiter au maximum les relations avec des inconnus, prendre le moins de risques possibles, etc.

Pourquoi la timidité est-elle un calvaire ?

Être timide est une névrose qui peut devenir terriblement handicapante. Si vous n’en êtes pas (encore) convaincu, voici une liste non exhaustive des risques que encourez si vous ne soignez pas votre timidité.

La paralysie sociale

La timidité nous conduit à éviter au maximum les contacts avec les gens. Par conséquent, votre cercle social sera fatalement réduit, vous manquerez des opportunités de rencontrer des gens intéressantes et utiles.

Un inconfort permanent

Dans la mesure ou la majeure partie de notre vie fait intervenir des relations avec l’autre, votre timidité vous rend la vie difficile et inconfortable, puisque l’angoisse de la timidité marque chaque action de la vie quotidienne.

Rater des opportunités

Dans la mesure ou être timide vous pousse à l’immobilisme, à limiter les risques et les rencontres, vous risquez tout simplement de passer à côté de beaucoup d’opportunités de toutes sortes : professionnelles, amoureuses, etc. Par conséquent, à moins de vous appeler Pierre Richard, vos chances de vivre la vie trépidante dont vous rêviez sont minces.

Devenir trop gentil

Par peur de blesser, d’être jugé et rejeté, le timide n’ose pas dire non, pensant qu’être gentil est le meilleur moyen pour s’assurer la bienveillance de son interlocuteur. Nous savons ce qu’il en est, n’est-ce pas ?

Devenir un sale con

La réaction inverse est également possible. Ayant du mal à être lui-même, le timide ne peut concevoir les relations sociales que sur le mode dominant / dominé. Il devient alors un sale con tyrannique et persécute ceux qui ont le malheur d’être assez proche de lui.

Vivre dans sa bulle

Cantonné dans son inaction, le timide fini parfois par vivre une vie de fantasmes, et perd le sens des réalités. Il idéalise les relations qu’il aimerait vivre avec la jolie secrétaire du service comptable qu’il n’a pas le courage d’aborder, ou le super boulot qu’il pourrait avoir s’il avait le courage de demander une mutation.

Ne pas échanger

En limitant au maximum vos échanges avec vos pairs, vous passez à côté de beaucoup d’opportunités d’échanger avec autrui, d’apprendre de nouvelles choses. Vous préférerez stagner et vous contenter de ce que vous avez plutôt que de prendre des risques pour évoluer.

Je ne veux pas être cette personne là

Quelle personne voulez-vous être ? Quelles sont les qualités que vous souhaiteriez obtenir ? À qui voulez vous ressembler ?

Le minimum, c’est de vous débarasser du sentiment d’inconfort qui entâche tous vos rapports avec les autres. Voyons comment nous y prendre.

Comment vaincre sa timidité ?

J’ai trouvé énormément d’articles sur le web qui traitent de la timidité. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ne sont pas terrible. La plupart professent des banalités en proposant des conseils comme « acceptez-vous tel que vous êtes » ou « n’ayez pas peur du jugement des autres », ou encore « apprenez à contrôler votre anxiété ». Super Albert ! Comment n’y ai-je pas pensé moi même ?!

Vous vous rendez bien compte que ces « conseils » n’ont aucun intérêt, et n’ont jamais aidé personne. Ce qu’il nous faut, c’est de la pratique.

La timidité est une réaction émotionnelle. Instinctive. C’est un conditionnement. Pour s’en débarasser, un seul moyen :

Il faut conditionner le cerveau à ne plus être timide.

Et comment s’y prend-on ma bonne dame ? La théorie est assez simple (mais la pratique l’est moins). Voici une méthode en trois étape.

1) Sortez un pied hors de votre zone de confort

La première étape, c’est de faire quelque chose que vous ne feriez pas d’habitude, par timidité. Il faut sortir de votre zone de confort, et vous mettre en danger de manière à déclencher volontairement une réaction de timidité.

Vous êtes terrorisé par votre téléphone ? Appelez la piscine locale pour demander les horaires d’ouverture. Vous détestez parler à des inconnus ? Arrêtez le premier passant pour lui demander votre chemin (même si vous n’êtes pas perdu. Vous allez voir, c’est amusant). Vous êtes tétanisé à l’idée d’adresser la parole à un membre du sexe opposé ? Profitez d’une file d’attente pour échanger une ou deux banalités avec la personne qui vous précède.

Ne vous mettez pas la pression. Si vous vous fixez des objectifs insurmontable, vous n’allez pas les atteindre, et votre confiance en vous va se dégonfler un peu plus, alors que nous cherchons l’effet inverse. Au fur et à mesure de votre progression, vous pourrez vous lancer des défis plus ardus. En fait, l’idéal serait d’arriver à considérer ça comme un jeu.

Je vous ai compilé une petite liste d’exercices, que vous trouverez plus bas dans l’article.

2) Constatez que vous ne vous en portez pas plus mal

Après chaque petit défi, prenez quelques minutes pour un face à face avec votre cerveau1. Rappelez-vous de votre réaction d’anxiété quelques minutes auparavant, et constatez à quel point elle était irrationnelle, puisque vous êtes manifestement encore vivant, et personne ne vous a ri au nez.

Du simple fait d’avoir réalisé votre objectif, d’être sorti de votre zone de confort, de vous être dépassé, vous devriez ressentir un léger boost de confiance en vous. Vous sentez ? C’est votre timidité qui a reculé, un peu.

En avant pour la troisième étape !

3) Recommencez

Et c’est tout. Je vous avait prévenu que la théorie était facile. Tout ce que vous avez à faire, c’est de vous lancer un défi chaque jour. Chaque jour, faites quelque chose, même une toute petite chose, pour faire reculer de quelques centimètres les frontières de votre timidité.

Cette méthode permet réellement de conditionner le cerveau à ne plus être timide. À force de dépasser vos limites, l’esprit assimile que les conséquences terribles qu’il envisageait sont sans fondement. Dans le même temps, il apprécie ces petits pics de confiance en soi jusqu’à en devenir dépendant.

Au fil du temps, vous sentirez votre anxiété sociale devenir de moins en moins présente, et votre confiance en vous augmenter petit à petit.

Facile à dire, n’est-ce-pas ? Moins facile à faire. Au boulot !

Exercices pratiques

Si vous êtes en manque d’inspiration, voici une petite liste d’exercices que vous pouvez pratiquer au quotidien, dans le cadre de la méthode décrite plus haut. Ils sont plus ou moins triés par ordre de difficulté, n’hésitez pas à en proposer d’autres dans les commentaires.

Visionner « The Power of Vulnerability »

Ok, ce n’est pas vraiment un exercice. Je vous conseille néanmoins de visionner cette magnifique conférence, au cours de laquelle Brené Brown explique trés bien que ce sentiment de vulnérabilité qui peut s’apparenter à de la timidité n’est pas une tare, bien au contraire.

Si une vidéo peut vous convaincre que vous n’avez pas besoin d’être parfait, et que l’imperfection ne doit pas vous empêcher d’agir, c’est bien celle-ci. À titre personnel, cette conférence m’a vraiment touché aux tripes, et aidé à relativiser chaque fois que je me suis senti imparfait.

S’habiller correctement

Dans son désir de passer inaperçu, le timide s’habille souvent de la manière la plus insignifiante possible. Jean, baskets, tee-shirt ou vieux pull. N’importe, du moment qu’il n’attire pas l’attention.

Et si pour une fois vous décidiez de vous habiller avec élégance ? Faites un effort, et habillez-vous d’une manière plus classe que d’habitude. Chemise ? Costume ? Cravate ? Pourquoi pas ?

Certes, vous allez attirer le regard. Certes, cela vous mettra mal à l’aise. C’est parfait, c’est le but. Vous allez vite vous y habituer, et attention, vous ne pourrez plus revenir en arrière.

Note : bien s’habiller ne s’improvise pas. Demander à l’une de vos élégantes connaissances de vous accompagner faire les boutiques pourrait être un autre exercice intéressant.

Rentrer dans une boutique pour demander son chemin

Comme ça, pour le fun, même si vous n’êtes pas perdu. Rentrez dans la première boutique qui passe, et demandez votre chemin. Si la personne qui vous répond se montre avenante (et pas trop occupée), pourquoi ne pas engager la conversation ensuite ?

Adresser la parole a un(e) inconnu(e) dans une file d’attente

Vous poireautez à la Poste ? À la gare ? À la caisse du supermarché ? Profitez de l’opportunité, et adressez la parole avec la personne qui vous suit. Tournez vous, complimentez la sur son joli pull, ou prévenez la que son poireau dépasse et risque de tomber2, souriez et retournez vous. Point bonus si vous entamez une conversation.

Accepter un compliment sans fausse modestie

Le timide qui reçoit un compliment botte en touche. Sachez néanmoins que la fausse modestie est le début de l’orgueil. La prochaine fois que quelqu’un vous adressera un compliment, recevez-le comme un cadeau au lieu de le refuser. Dites quelque chose comme « Merci, cela me va droit au cœur », plutôt que « Oh, vous savez, ce n’était pas grand chose ».

Soutenir le regard d’un inconnu

Voici un petit exercice amusant, pour jouer dans les transports en commun. Établissez un contact visuel avec une personne qui vous entoure, et maintenez ce contact pendant au moins 5 secondes, yeux dans les yeux ou jusqu’à ce que l’autre baisse le regard.

Attention, ce genre de contact peut être perçu comme un acte extrêmement aggressif. Je ne voudrais pas que vous vous fassiez aggresser par ma faute, ou que vous vous retrouviez en taule. Pendant l’exercice, souriez pour ne pas paraître menaçant, et si vous êtes un homme, ne jouez pas à ça avec des femmes. Si vous êtes une femme, vous pouvez jouer à ça avec des hommes, mais vous allez vous faire aborder…

Un jour que je pratiquais cet exercice, je suis tombé sur quelqu’un qui jouait visiblement à la même chose. Nous sommes restés les yeux dans les yeux deux bonnes minutes, visiblement trés embarrassés mais refusant de céder. Les deux minutes les plus inconfortables de toute mon existence.

Raconter un truc personnel

Le timide pense souvent qu’il est trop insignifiant pour intéresser autrui. À la prochaine occasion, lors d’une pause clope, ou autour de la machine à café, racontez un truc personnel à une personne dont vous n’êtes pas spécialement proche (sinon c’est de la triche).

Racontez une anecdote personnelle, votre week-end ou dernière sortie théâtre. N’importe. Pas besoin de savoir parler en public, mais essayez quand même de tenir votre auditoire en haleine une bonne minute.

Pratiquer un art martial

Vous inscrire dans un club d’arts martiaux vous aidera à rencontrer de nouvelles personnes, et vous pourrez vous intégrer dans un groupe hétérogène, peut-être différent des populations que vous fréquentez d’habitude.

Et puis, pratiquer un art martial améliorera votre physique et votre santé, et vous vous sentirez plus à l’aise dans votre esprit à mesure que vous serez mieux dans votre corps. Travailler à libérer les crispations physiques libère aussi les crispations mentales.

Faire du théâtre

Inscrivez vous à un club de théâtre, c’est une chouette occasion de parler en public. Vous allez rencontrer du monde, gagner en aisance orale et en prestance scènique. En plus, c’est amusant. Chouette défi, n’est-ce pas ?

S’inscrire à un club de danse

Quelle meilleure activité pour fréquenter de manière décomplexée des membres du sexe opposé ? Vous inscrire à un club de danse (de préférence une danse de salon) vous fera rencontrer du monde, et vous aurez ensuite l’occasion de vous rendre à de nombreuses soirées.Danser rapproche, au propre comme au figuré.

Et puis, si vous êtes un homme, vous serez sans doute accueilli avec enthousiasme : la plupart des clubs de danse sont en sureffectif féminin.

Le mot de la fin

Ce ne sont que quelques idées d’exercices à réaliser, mais je pense que vous avez saisi le principe.

J’espère que ces quelques conseils vous aideront à vous débarrasser de ce manque de confiance en soi que vous empoisonne. Ça ne se fera pas en un jour, c’est un processus lent et régulier, qui nécessite un travail constant. Soyez tolérant avec vous même, et n’oubliez pas que la vie existe pour en profiter.

Et vous, avez-vous un retour d’expérience à nous communiquer ?

  1. Je sais, ça peut paraître étrange, dit comme ça. []
  2. ou n’importe quelle autre sottise. []
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Ce qu’il faut savoir pour enfin avoir la classe

Savez-vous quelle est la bonne longueur d’une manche de chemise ? Le bon cintrage d’une veste ? Comment doit tomber un pantalon ? Si vous ne pouvez répondre avec assurance à ces questions, il est probable que vous portiez vos vêtements trop grands. Si vous voulez arrêter de ressembler à un clown dans vos vêtements, je vous conseille de lire la suite de cet article.

C’est un constat personnel : beaucoup d’hommes sont mal habillés. Pour bien se vêtir, il ne suffit pas d’acheter des vêtements chers, il faut connaître quelques règles élémentaires, et la plus élémentaire des règles, c’est d’acheter des vêtements à sa taille. À choisir, mieux valent des vêtements d’une qualité inférieure, mais qui tombent parfaitement. Dans le cas contraire, vous aurez seulement l’air d’un pingouin riche.

C’est d’autant plus vrai que nombreux sont les hommes qui portent un costume, non par goût, mais par obligation professionnelle. L’effet renvoyé par un costume mal taillé aux manches trop longues est catastrophiques.

En résumé, mieux vaut un homme dans un costume pas cher et bien taillé, qu’un homme dans un costume de luxe taillé comme un parachute.

Même si (bien) vous habiller ne vous intéresse pas, rappelez-vous ce principe élémentaire : vous ne pouvez pas ne pas communiquer. Que vous le vouliez ou non, à travers votre aspect extérieur, et notament vos vêtements, vous communiquez un message, vous exprimez une personnalité. La première impression est unique, autant ne pas la gâcher.

Vous trouverez donc dans ce petit guide toutes les informations nécessaires pour pouvoir acheter des vêtements qui vous vont bien.

Pourquoi vos vêtements ne vous vont pas

Ne dirait-on pas un gamin qui s’amuse à se déguiser en adulte ?

Si vous êtes comme 99% des hommes, vous achetez vos vêtements en prêt-à-porter. Et comme 99% des hommes, votre morphologie est différente de la morphologie type utilisée pour tracer les patrons standardisés utilisés par le prêt-à-porter. Chaque morphologie est unique. Les patrons sont standards. À moins d’une chance extraordinaire, il est donc trés difficile de trouver des vêtements qui correspondent pile à votre silhouette.

De plus, le vendeur de prêt-à-porter lambda n’a pas pour but de vous conseiller au mieux, mais de vous vendre un maximum. Inutile donc d’attendre des conseils avisés de la part de ces vendeurs : peu leur importe que le costume que vous êtes en train d’essayer vous rende ridicule, ils vous soutiendront toujours qu’il vous va trés bien.

Si vous voulez commencer à ressembler à quelque chose dans vos vêtements, vous ne pourrez donc compter que sur vous mêmes.

Comment trouver des vêtements à sa taille ?

Il existe toute une palette de solutions pour trouver des vêtements qui vous vont correctement, plus ou moins onéreuses.

La retouche

La première étape dans votre quête du vêtement correct, c’est de vous trouver un bon retoucheur. Pour une somme modique, un bon retoucheur pourra ajuster vos vêtements pour les faire correspondre à vos mensurations.

Évidemment, il n’est pas question de faire refaire un vêtement de A à Z. Si votre chemise n’est pas de la bonne taille, il n’y a pas grand chose à espérer. Toutefois, si votre chemise a la bonne encolure et tombe correctement aux épaules, mais est trop large au niveau de la taille, vous pourrez toujours aller faire rectifier son cintrage, ou la longueur des manches. Idem pour la longueur d’un pantalon, etc.

Le prêt-à-porter de qualité

Certaines marques, pour une même taille, proposent plusieurs encolures ou longueurs de manches. Si vous vous bornez d’habitude aux enseignes de prêt-à-porter bas de gamme, essayez pour une fois de mettre les pieds dans des magasins plus select. De plus, vous aurez plus de chances d’être mieux conseillés.

La mesure industrielle

De nombreux fabricants utilisent l’appellation sur mesure, qui veut tout et rien dire. En mesure industrielle, les vêtements restent fabriqués à partir de patrons standardisés, mais qui sont adaptés à votre morphologie grâce à des altérations codées. Vous pourrez espérer trouver des costumes d’une qualité correcte pour une somme souvent inférieure à celle de costumes prêt-à-porter de « grande marque ».

Quand aux chemises, de plus en plus de sites web vous proposent de les créer vous même option par option, et de les commander à vos mesures. Le résultat sera plus ou moins heureux, renseignez-vous bien avant, et faites l’expérience sur une seule pièce avant de commander en masse.

La grande mesure

Tout au bout de la chaîne, on trouve le top du top, la grande mesure, ou bespoke. Un tailleur crééra un patron entièrement personnalisé à vos mesures en fonctions de vos goûts et préférences, et vous ne pourrez prendre possession d’un costume qu’après plusieurs essayages et semaines (mois, parfois) d’attente.

Évidemment, à partir de 3500€ le costume, ce n’est pas à la portée de toutes les bourses. Toutefois, une chemise en grande mesure, créée artisanalement par un chemisier se trouve à partir de 200 ~ 250€, ce qui est somme toute raisonnable, dans la mesure ou vous pourrez espérer la garder des années.

Le guide des tailles

Voici venu le moment d’aborder en détail le sujet qui nous intéresse : apprendre la bonne façon dont un vêtement doit tomber.

La chemise

Exemple d’une chemise bien coupée.

Pour une chemise, quelques points sont à considérer en particulier.

La couture des épaules doit tomber pile sur l’os de l’épaule, mais pas plus bas. Une fois le col fermé, vous devez pouvoir glisser juste deux doigts dans l’encolure. Si vous ne pouvez pas tourner la tête sans faire tourner le col, c’est que celui-ci est trop serré.

Lorsque les bras sont au repos, la manche doit couvrir le poignet et tomber sur la naissance de la paume et la base du pouce, mais sans aller jusqu’à la couvrir la moitié de la paume de main. Vous devriez pouvoir étendre vos bras à 90° sans que les manches ne s’écartent du poignet de plus d’un centimètre ou deux. Les manches devraient être juste assez large pour ne pas laisser voir les détails de vos bras (vous ne portez pas un tee-shirt).

Le poignet devrait être juste assez serré pour vous empêcher de l’enlever sans le déboutonner. Vous devriez pouvoir lever les bras et bouger normalement sans que la chemise ne sorte du pantalon à tout bout de champs.

Au niveau de la taille, il devrait y avoir le moins possible de tissu excédentaire. Attention toutefois à ne pas faire l’erreur d’acheter une chemise trop petite, vous ne devez pas vous sentir serré, et on ne doit pas voir apparaitre de plis de tensions sur le tissu. Une chemise trop petite n’est pas « classe », elle est ridicule.

Pensez enfin qu’une chemise n’atteint en général sa taille définitive qu’au bout de quelques lavages. Tenez-en compte pendant l’essayage.

La veste

Exemple d’un costume bien taillé, qui fait toute la différence.

Passons à la veste. Vous devriez vous assurer de porter une chemise bien taillée avant d’aller acheter une veste, car les mesures de la veste et de la chemise doivent s’accorder pour produire une belle harmonie. Là encore, voici le minimum à savoir.

Commençons par la longueur : s’il s’agit d’une veste de costume, elle doit être suffisament longue pour couvrir vos fesses, mais sans descendre plus bas. Si la veste s’arrête au milieu des fesses (voire plus haut !), elle est trop courte.

Trés important également, la longueur des manches. Vos bras au repos, la manche doit s’arrêter juste au niveau des poignets, et donc laisser voir un à deux centimètres du poignet de la chemise (mais pas plus). La plupart des hommes ont des manches trop longues, qui vont jusqu’à la paume, ce qui est trés inélégant, et aussi trés inconfortable.

Autre point important : les épaules. Les épaules doivent être juste assez large pour permettre au tissu des manches de tomber sans plis en haut des bras. Vous devriez également pouvoir croiser les bras et poser chaque main sur l’épaule opposée sans inconfort au niveau du dos et des aisselles. Toutefois, il ne devrait pas y avoir de trou d’air entre votre bras et le tissu de la manche, signe d’une veste trop grande.

Lorque vous vous tenez dans une position naturelle, le col doit rester en contact avec le col de chemise. Si le col est trop lâche, il y aura un écart entre le col de chemise et le col de la veste. Si le col est trop serré, vous allez sentir une tension au niveau de la nuque, et des plis vont se former juste en dessous du col.

De même, le col ne doit pas monter trop haut au point de couvrir le col de la chemise, ni descendre trop bas au point d’exposer plus de 2cm environ du col de la chemise.

Au niveau de la taille, vous devez pouvoir boutonner la veste (dois-je rappeler qu’on ne boutonne jamais le bouton du bas ?) sans que n’apparaissent des plis de tensions en « X », qui indiquent que la veste est trop serrée1. Autres symptômes d’une veste trop serrée : le bas de la veste qui rebique au lieu de tomber naturellement, perpendiculairement au sol, et des revers qui s’écartent au lieu de rester plaqués contre la poitrine.

Veste boutonnée, vous devriez pouvoir glisser votre main à plat sous les revers de la veste. Glisser un poing devrait occasionner une tension sur les boutons. Vous devriez pouvoir écarter l’intérieur de la veste de votre ventre d’environ la largeur d’un poing. Plus serait un autre signe que la veste est trop grande.

Rappelez vous que vous achetez un vêtement censé convenir pour des activités citadines et formelles. Il est donc normal que vous ne puissiez pas gesticuler dans tous les sens : ce n’est pas fait pour. Un costume bien taillé doit néanmoins vous apporter un certain confort et liberté de mouvement.

Le pantalon

Parmi les erreurs les plus courantes, citons les désagréables habitude de porter les pantalons trop large, ou trop longs.

Notez d’abord que les pantalons de costume ne devraient pas se porter trop bas, sur les hanches, mais un peu plus haut au niveau de la taille. Surtout si vous portez des pantalons avec plis.

Au niveau de la ceinture, le pantalon devrait être juste assez serré pour tenir sans ceinture, justement. Si vous ne pouvez le boutonner sans arrêter de respirer, ou sans ressentir d’inconfort, il est trop serré.

Le pantalon ne devrait pas enserrer la jambe au point de créer un inconfort, de laisser apparaitre des plis de tensions, ou de laisser voir le détail des jambes.

Au niveau de la longueur, le pantalon devrait « casser » légèrement sur la chaussures. Ici, il existe différentes écoles. Toutefois, on ne devrait pas voir vos chaussettes quand vous marchez normalement.

Gilet, cravate et autres accessoires

Pour finir, quelques recommandations pour d’autres types de vêtements.

Une cravate a la bonne longueur lorsque sa pointe arrive au milieu de la boucle de ceinture. Plus courte, le proportion n’est pas harmonieuse. Plus longue, la connotation phallique devient par trop évidente.

Une fois enfilée, l’extrémité de la ceinture devrait terminer approximativement au milieu de la distance entre la boucle et le premier passant.

Un gilet devrait être suffisamment long pour ne pas laisser apparaitre la ceinture.

Au plus court, un short devrait arriver juste au dessus des genous. Au plus long, juste en dessous.

Le mot de la fin

J’espère que ces quelques conseils vous aideront à trouver vêtements à votre taille. Évidemment, s’habiller avec élégance requiert d’autres compétence, mais connaitre la bonne taille d’un vêtement est effectivement un premier pas.

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Le guide du cycliste débutant

Jusqu’à l’année dernière, j’utilisais essentiellement les transports en commun (TEC) pour me déplacer. J’ai la chance de vivre dans une ville bien desservie, et le bus s’arrête à 100m de chez moi. Et puis, je suis passé au vélo. Au début, je me suis dit que je ne l’utiliserai que de temps en temps, sur des petits trajets, pour gagner un peu de temps. Depuis, j’ai complètement délaissé bus et tramway, pour ne me déplacer que sur ma fidèle bicyclette.

C’est un choix que je n’ai jamais regretté. J’en suis complètement accro, et je serai bien incapable de m’en séparer. La vie sans bicyclette ? Impossible !

Entendons nous bien. Je parle de vélo de ville. Le vélo qu’on prend pour aller au boulot et faire ses courses. Bien des gens n’envisagent pas le vélo autrement que pour des courses cyclistes, pour faire du VTT ou des balades le dimanche. Et pourtant, le vélo est bien un mode de transport, qu’on peut utiliser au jour le jour en remplacement de sa voiture.

Pourquoi passer au vélo ?

Le vélo est source de bien des avantages, comparé aux autres moyens de transport (à pied, voiture, transports en communs)

  • Le vélo est rapide : contrairement à une idée reçue, le vélo est un moyen de transport extrèmement rapide. En fait, c’est même le plus rapide sur des trajets compris entre 300m et 6km, devant la voiture ou les TEC. Et oui ! En vélo, on se faufile partout, on évite les bouchons, et on ne passe pas trois heures à trouver une place de parking.Maintenant, question : quand vous prenez votre voiture, combien de vos trajets dépassent 6km ?
  • Le vélo est bon pour le porte monnaie : Saviez vous que l’automobile est actuellement le deuxième poste de dépense des ménages, derrière le logement ? Avec des budgets qui atteignent plusieurs centaines d’euros par mois1, la voiture coûte cher. Le hors-série de l’argus de l’automobile a calculé que le prix de revient kilométrique (le prix que vous coûte votre voiture pour chaque kilomètre parcouru) était au minimum, pour une petite voiture, de 0.20€. Ce qui nous fait un café au comptoir tous les 6km. Mais ce coùt peut facilement atteindre quelques €uros.À côté de ça, un vélo ne coûte quasiment rien, pour peu que vous investissiez dans du bon matériel, et sera trés vite rentabilisé.

    Alors, ça ne vous dirait pas d’économiser 500€ par mois ?

  • Le vélo est bon pour la santé : Vous n’avez pas le temps de faire du footing ? Pas grave ! Se déplacer en vélo, c’est s’assurer une santé de fer. Le vélo réduit les risque de maladies cardio-vasculaires et de diabète, d’obésité et d’hypertension, et augmente l’espérance de vie.« Oui, mais les cyclistes respirent des gaz d’échappements » -me direz vous. Faux ! Sachez que l’air de l’habitacle des voitures est bien plus pollué que l’air sur le bord des routes. Alors ? Marre de respirer du gaz ?
  • Le vélo ne prend pas de place : En bas de chez moi, il y a … un parking. Qui n’est rempli que la nuit. Et un peu plus loin, il y a… un autre parking, qui lui, est vide 99% du temps. Et au dessus de chez moi, il y a … devinez quoi ? Encore un parking. Maintenant, imaginez la scène : à la place de ces horribles, stériles et inutiles étendues de béton, un espace vert. Avec une balançoire pour les mômes, des bancs pour se retrouver, se rencontrer, discuter, partager, échanger, pic-niquer (!). Un vrai rêve, un peu utopique j’en conviens. Parce qu’une bagnole, c’est généralement à l’arrêt, et ça prend de la place pour rien. Et on peut rajouter les autoroutes, les rocades, etc.Ah ! Oui ! Avez vous entendu parler de l »étalement urbain » ? La ville s’étale littéralement, et il faut aller de plus en plus loin pour acheter son pain. Mais c’est pas grave, on n’a qu’à prendre la voiture.

    Tandis qu’un vélo, ça ne prend pas de place sur la route, ça ne créé pas d’embouteillages, et ça ne prend pas de place au garage. Après tout, si je ne m’abuses, c’est bien le slogan publicitaire d’une certaine voiture qui disait : « et si le vrai luxe, c’était l’espace ? ». Des espaces, oui, mais des espaces verts 🙂

  • Le vélo est écolo : S’il y en a qui sont un peu concernés par l’avenir de leurs enfants, ceci devrait les intéresser. Une voiture, ça pue et ça pollue. Je m’adresse à tous les naïfs : mettez vous bien dans le crâne que la voiture verte, ça n’existe pas ! Et puis, il n’y a pas que les gaz à effet de serre, il y a aussi les microparticules, etc.Un vélo rejette combien de CO2 au km ? 0 ! Pour un air pur, passez donc au vélo !

Bon, je pourrai sans doute écrire un roman là dessus, mais je vais m’arrêter là. J’espère vous avoir convaincu des avantages du vélo. Envie de vous convertir ? Suivez le guide !

Comment passer au vélo

Ça-y-est, vous avez décidé de franchir le pas ? Vous voulez passer au tout vélo ? Trés bien ! Félicitations, vous ne le regretterez pas.

Toutefois, je vous recommande d’aller à votre rythme. Si vous tâchez de passer au tout vélo d’un coup, alors que vous n’avez pas fait de sport pendant 10 ans, et que vous n’êtes pas prêt, pas équipé, mal conseillé, vous allez rapidement être dégoûté. Mieux vaut commencer en douceur à mon avis.

Si vous avez des doutes, prenez le vélo une fois par semaine, pour aller au travail. Puis deux fois. Allez-y progressivement, vous verrez, vous y prendrez goût. Enfin, c’est à vous de voir comment vous voulez procéder.

Passer au vélo, c’est véritablement un autre mode de vie. Ne perdez pas de vue qu’il vous faudra sûrement un petit temps d’adaptation, alors ne vous découragez pas à la prmière côte. Pour partir sur de bonnes bases, voici quelques conseils tirés de mon expérience personnelle :

  • Investissez dans un vélo de bonne qualité : Par pitié, n’achetez pas votre vélo dans une grande surface ou chez décathlon. Au bout de quelques semaines d’utilisations, il commencera à se dérégler, s’user, se gripper. En plus, certaines pièces ne seront pas standards, voir non démontables non démontables, et ce que vous avez économisé sur la qualité, vous le perdrez dix fois en réparations. Sans compter le confort d’utilisation médiocre.N’hésitez pas à prendre de la qualité. Un vélo, c’est un investissement. Chez un bon vélociste, on vous fera une première révision gratuite au bout du premier mois, et vous serez tranquille un bon bout de temps. Et puis, il faut relativiser. Un vélo neuf haut de gamme vaut souvent moins cher qu’une voiture d’occasion. En deux mois, votre achat sera rentabilisé.

    Faites également attention aux vélos d’occasion, notamment sur les marchés aux puces. Ne vous faites pas refourguer un vélo volé…

  • Choisissez un vélo à votre usage : Combien de kilomètres par jour roulerez vous ? Ferez vous vos courses avec ? Avez vous des enfants ? Bref ! Demandez bien conseil à votre vélociste, car il ne vous recommendera pas le même vélo selon l’usage.Je vois beaucoup de gens qui ressortent leur vieux VTT pour se déplacer en ville. Mais pour la ville, rien ne vaut un bon… vélo de ville, avec éclairage, et porte bagage. Là encore, réfléchissez bien, c’est un investissement, et quand vous pédalerez, la différence se fera sentir.

    Pour un vélo de ville, pensez que l’éclairage est indispensable. Avec une dynamo dans le moyeu (c’est à dire directement intégrée dans la roue), vous gagnerez en confort.

  • Pensez aux accessoires : À côté du vélo, il y a les accessoires indispensables. Je pense notamment aux sacoches. Parce que vous savez, le vélo, on y prend goût. Au début, on s’en sert pour aller au boulot, et puis, on finit par faire ses courses avec. De bonnes sacoches vous aideront à transporter de lourdes charges, au lieu de vous trimbaler un immense sac à dos.Ensuite, on trouve des charettes qui se rattachent au vélo pour transporter des trucs vraiment volumineux. Mais ça, vous pourrez toujours voir plus tard.

    Et puis, il y a l’antivol, indispensable contre le vol. Nous en reparlerons plus loin.

  • Ne faites pas le radin sur la sécurité : Même si votre vélo dispose d’un bon éclairage, on n’est jamais trop visible. Un gilet réfléchissant ne coûte pas cher, et peut sauver une vie. À défaut, quelques bandes lumineuses sont un strict minimum.Et le casque. Hum… Sur le port du casque, tout le monde n’est pas d’accord, car il aurait des effets secondaires néfastes. Par exemple, les automobilistes feraient moins attention aux cyclistes qui portent un casque… À vous de voir.

    Vous pouvez également attacher à votre vélo un écarteur de danger. C’est un simple bout de plastique qui dépasse, et qui décourage les voitures de vous doubler de trop près.

  • Et l’entretien :
    Cycling through the rain
    Crédit photo : PhotoA.nl

    Un vélo reste une machine mécanique, qui réclame de l’entretien. Vous pouvez l’emmener chez le réparateur chaque fois que vous crevez un pneu, mais vous allez douiller.

    En bricolant un peu, vous économiserez beaucoup de temps et d’argent. Et puis, même si les vélos ont beaucoup évolués, ça ne sont quand même pas des boeings.

    Le minimum, c’est de savoir réparer un pneu crevé. Il vous faudra pour cela un nécessaire à rustine. Il est également utile de savoir régler le câble des vitesse. Et puis, il est essentiel d’huiler de temps en temps les parties en mouvement, pour limiter l’usure. Demandez conseil à un ami bricoleur, ou trouvez vous un bon bouquin sur le sujet. Ensuite, vous pourrez vous contenter de faire réviser votre vélo une fois par an chez un bon vélociste, et vous serez tranquille.

    Ah ! J’oubliais ! Une petite chose toute simple, que tout le monde peut faire, et qui change la vie : gonflez bien vos pneus ! C’est dingue comme il faut faire plus d’efforts pour avancer quand on a des pneus sous-gonflés. En plus, les pneus s’usent plus vite, et crèvent plus facilement. Pour un bon confort, rien ne vaut un bon gonflage.

  • Hum ! Et quand il pleut ? : Et oui, le vélo, c’est aussi un retour à la nature et aux éléments. À bicyclette, on n’a que le ciel au dessus de sa tête. Il existe de trés bons vêtements spéciaux qui protègent parfaitement de la pluie, pour arriver bien sec à un rendez-vous d’affaire.En cas de froid, couvrez vous bien, mais n’en faites pas trop : on se réchauffe vite quand on pédale.

Paré à rouler ? Bienvenue sur la route !

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Crédit photo : wvs

Vous voilà paré ? Et bien, c’est parti ! Sur la route, l’objectif principal, c’est la sécurité. Un cycliste est plus fragile qu’une voiture, donc, prudence. Je vous laisse consulter ces quelques conseils sur la sécurité en vélo. Si vous les suivez, vous diminuerez grandement les risques, et gagnerez en confort.

Le plus grand danger qui vous guette (c’est prouvé par les stats), c’est de vous manger une portière qui s’ouvre alors que vous longez une file de voiture à l’arrêt. Pour cette raison, il est bon de toujours laisser un bon mètre entre vous et les voitures garées. D’ailleurs, en règle générale, il vaut mieux ne jamais trop serrer votre droite : ça dissuadera les automobilistes de vous doubler s’ils n’ont pas la place de le faire.

Je ne vous mentirai pas : la vie n’est pas rose tous les jours pour les cyclistes. Entre les automobilistes qui vous klaxonnent, les pistes cyclables souvent de mauvaise qualité (quand elles existent), et les élus qui vous rient au nez quand vous réclamez des infrastructures, il y a des moments de blues ou on regrette le temps de l’ignorance. Vous l’aurez compris, les pires ennemis du cycliste sont l’intolérance, l’incivilité, et les cons qui roulent en 4×42.

La plupart des automobilistes considèrent que les vélos sont des jouets qui n’ont rien à faire sur la route. Par conséquent, ils ont une fâcheuse tendance à « oublier » de vous accorder vos priorités et à vous klaxonner parce que vous n’avancez pas assez vite (et peu importe si il y a un feu 10m plus loin). Le plus énervant reste l’abruti qui prend la piste cyclable pour une place de parking, même si c’est « juste pour 2 minutes ».

Face à ça, la bonne attitude à mon avis, c’est de la jouer zen et détendu, et de ne pas répondre. Ma sécurité passe avant ma priorité. Je ne vais pas assez vite ? Peut-être, mais tant pis, chacun son rythme. J’évite de m’énerver à chaque incivilité dont je suis la victime, sinon, je deviens vite un gros paquet de nerfs, et ça ne vaut pas coup. Donc, la plupart des cas, je souris et je laisse filer, en méditant cette douce maxime de Lao-Tseu :

Si quelqu’un t’a offensé, ne cherche pas à te venger. Assieds-toi au bord de la rivière et bientôt tu verras passer son cadavre.

Quand j’ai l’occasion de croiser le conducteur de la voiture garée sur une piste, il m’arrive de m’arrêter pour discuter et lui expliquer mon point de vue. Souvent, ce sont simplement des gens qui n’ont pas conscience de la gêne occasionnée.

Dites vous que vous ferez la plupart du temps les mêmes trajets. Par conséquent, vous pourrez adapter votre itinéraire pour emprunter le chemin le plus sécurisé.

Un point important : rouler à vélo ne vous dispense aucunement de respecter le code de la route, comme semblent le penser de nombreux cyclistes. Bien entendu, pour des questions de sécurité, il est de temps en temps nécessaire de passer outre des règles qui ont été édictées pour des automobilistes, et qui sont parfois absurdes pour des vélos, mais ce n’est pas une raison pour ne pas tenir compte des feux, des stops, etc.

Enfin, une recommendation : soyez civils ! Ce n’est pas parce que les plus gros (les voitures) vous manquent parfois de respect, que vous devez reproduire ce comportement sur les plus petits (les piétons). Et que vous soyez dans une voiture ou sur un vélo, vous devez laisser la priorité aux piétons sur les passages cloutés (et avec le sourire, s’il vous plaît).

Ce n’est qu’en respectant ces règles de bonnes conduites et en adoptant le bon état d’esprit que la pratique du vélo restera un plaisir sans gêner les autres et sans vous mettre en danger.

Se protéger contre le vol

Theft
Crédit photo : ibcbulk

Le vol de vélo est un fléau, qui décourage bien des cyclistes débutants, et dégoûte même les confirmés. Retrouverai-je mon fidèle cycle là où je l’ai attaché ? J’ai rencontré pas mal de gens qui ont peur de se mettre au vélo à cause de ça. D’ailleurs, on m’a moi même déjà délesté de mon engin, et je sais à quel point c’est désagréable. Le respect de quelques règles élémentaires vous permettra de diminuer voire d’annuler les risques.

Règle n°1 : ne faites pas le radin sur l’antivol. Les câbles sont les meilleurs amis des voleurs. Ils resistent environ 3 secondes à une bonne pince. En fait, les seuls antivols vraiment valables sont les « U » rigides. Ne comptez pas vous en sortir à moins de 50€, et comptez 80-90€ pour un antivol haut de gamme. Pensez que cet achat sera largement rentabilisé à la première tentative de vol. De plus, ils sera vendu avec une attache qui vous permettra de l’accrocher au cadre. Ça vous évitera de le porter dans un sac, et surtout de l’oublier !

Quand vous attachez votre vélo, attachez le cadre ET une roue, et pas seulement la roue. Et choisissez un support solide, cela va de soit (mais pas pour tout le monde, semble-t-il). Attachez votre vélo dans des endroits le plus passants possibles, évitez les lieux déserts. Ne laissez pas un vélo toute la nuit dans un endroit peu sûr. Et ne laissez jamais votre vélo sans l’attacher, même 30 secondes pour acheter le pain. L’occasion fait le larron, et la plupart des vols ont lieu dans de tels cas. Pensez également à attacher votre vélo, même chez vous. De nombreux vols ont lieu à domicile.

La plupart des vélos utilisent encore souvent des attaches rapides, facilement démontables à la main, pour fixer les roues et la selle. Préférez un bon gros boulon, qui découragera les voleurs de selles à la petite semaine.

Enfin, il est possible de faire graver votre vélo. Ainsi, même en cas de vol, vous aurez plus de chance de le retrouver.

Si vous suivez ces quelques conseils, les risques de vols seront quasiment nuls, et vous pourrez garrer votre machine en toute tranquilité.

Rejoindre une association

L’automobilisme est une activité tout ce qu’il y a de plus individaliste. Je suis tout seul dans ma grosse voiture, et je t’emmerde. En revanche, le vélo est plus convivial. Peut-être parce que les cyclistes forment encore une minorité, et qu’il est plus facile de relationner quand on est pas enfermé dans une carapace de métal.

Quoiqu’il en soit, il existe de nombreuses associations de cyclistes regroupés pour partager, échanger, et aussi pour promouvoir leur cause. Pourquoi ne pas les rejoindre ? En France, par exemple, existe la Fédération des Usagers de la Bicyclette.

Parce qu’à plusieurs c’est quand même plus marrant.

Bien, j’espère que ce petit guide sera un bon point de départ pour les débutants qui veulent se mettre au vélo. Malgré quelques inconvéniants, vites effacés si l’on sait s’y prendre, la pratique du vélo reste un plaisir, et les avantages sont tellement nombreux qu’on aurait tort de s’en priver. Alors, à bientôt sur les pistes 🙂

  1. Source : automobile club []
  2. pardon, je n’ai pas pu me retenir []
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15 moyens de combattre le stress

J’ai déjà parlé des effets désastreux du stress sur la santé. Je ne vous refait pas le topo. Stress = maladie, impuissance, perte de productivité, etc. Je ne vous parle pas du stress au travail, coupable de nombreux burn out, dépressions et suicides.

Pour autant, il ne faut pas se leurrer. Une vie sans aucun stress, aujourd’hui, est-ce vraiment envisageable ? Est-ce même souhaitable ? En effet, il y a stress et stress. Car si un stress trop important a les effets que l’on sait, un stress modéré en intensité et en temps, en revanche, peut décupler nos capacités et nous pousser à faire des merveilles.

Le problème, c’est que la plupart du temps, nous sommes déjà loin de l’autre côté de la barrière. Nous sommes trop stressés, et notre productivité, notre efficacité, et notre joie de vivre descendent en flèche.

Je vous propose donc une petite compilation de trucs pour lutter contre ce fléau des temps modernes.

Défoulez vous

Quand nous sommes sous pression 24h/24h 7j/7, le stress n’a aucun moyen de s’évacuer. Pour éviter l’explosion, il faut se défouler. Pratiquer une activité sportive est un trés bon moyen de se vider le corps et l’esprit, pour repartir de 0 sur un bon pied. Certains arts martiaux, comme l’Aïkido, par exemple, permettent de vraiment s’épuiser tout en apprenant à se détendre, et sont donc trés efficaces pour combattre le stress.

Mangez sainement

C’est un peu un lieu commun, mais ce n’est pas pour rien. Une alimentation saine, régulière et équilibrée vous apportera l’énergie nécessaire pour faire face sereinement aux impératifs de la journée. Mangez lentement, et mastiquez bien. Ainsi, vous éviterez de gaspiller de l’énergie inutilement en digérant.

Ralentissez

Courir partout, vouloir tout faire, c’est la meilleure façon de ne rien faire bien, et de se stresser inutilement. Quand vous voyez que vous commencez à vous dépecher inutilement, forcez vous à ralentir. Faites donc comme le Petit Prince, qui disait :

Si j’avais cinquante-trois minutes à dépenser, je marcherai tout doucement vers une fontaine.

Faites des pauses

Parfois, ralentir ne suffit pas. Quand on a tellement la tête dans le guidon au point de ne plus voir où l’on va, la meilleure chose à faire, c’est encore de faire une pause. Les pauses peuvent prendre plusieurs formes : de la pause café de 10 minutes pendant le boulot, jusqu’à l’année sabbatique. Une pause, c’est toujours utile pour faire le bilan et se remettre en question.

N’en faites pas trop

Travaillez plus, qu’ils disaient. Balivernes ! Au lieu d’en faire le plus possible, faisons peu, mais faisons le bien. Inutile de vous charger de plus de travail que vous ne pouvez en supporter. Vous ne savez pas comment choisir ? Demandez-vous : ce truc urgent que je dois faire, est-ce vraiment important ? Est-ce important pour moi, ou pour quelqu’un d’autre ? Il n’y a pas de raisons que vous vous chargiez de tous les maux de la Terre, mais pour résister, il vous faudra…

Apprendre à dire non

On vous propose un projet encombrant ? Une tâche inutile ? De signer une enième pétition ? Respirez un bon coup, et dites le bien haut : non ! Et dites vous bien que vous n’avez pas à vous sentir coupable d’avoir du temps libre. Ceux qui vous le repprochent ne savent pas gérer leur temps, c’est tout.

Préparez vous à l’avance

La procrastination est une immense source de stress. À force de tout remettre au lendemain, on se retrouve en situation d’urgence permanente, avec pour conséquence… Du stress, bravo madame ! Pour éviter de vous retrouver au pied du mur, agissez toujours le plus tôt possible, c’est à dire dés que vous le pouvez. Vous serez tranquille pour la suite, et vous obtiendrez sereinement de meilleurs résultats.

Relativisez

À force d’agir sans penser, on finit par prendre des grains de poussière pour des montagnes. Rappelez vous les deux étapes : 1) Ne faites pas une montagne de ce qui n’est pas grave et 2) n’oubliez pas que rien n’est grave. Quand vous avez un souci, posez vous les questions : Quelle est la pire chose qui puisse m’arriver ? Est-ce vraiment grave ? Relativiser vos problèmes vous permettra de vivre plus sereinement.

Voyez le côté positif

Dans la lignée du précédent, on peut toujours trouver un aspect positif dans une situation négative. Rien n’est jamais tout noir ou tout blanc, alors, faites un peu le mélange des couleurs.

N’essayez pas de tout contrôler

De toutes façons, c’est impossible. Que ce soit pour vos employés, vos enfants, voire même le hasard, plus tôt vous accepterez le fait que certaines choses échapperont toujours à votre contrôle, mieux vous vous porterez. En voyant les choses sous cet angle, vous apprendrez à guider, plutôt qu’à contrôler. À vous adapter, plutôt qu’à soumettre. Et vous vous sentirez mieux.

Ne faites qu’une chose à la fois

Faire 10 trucs en même temps peut vous donner l’impression d’être productif et utile. Tout ça, c’est bien beau, mais c’est faux. On ne peut pas mener de front plusieurs travaux, et tous les faire bien. Quand vous travaillez sur quelques chose, mettez des oeillères, coupez vous du reste (fermez vos programmes de mails, messagerie instantanée, fermez votre porte, branchez le répondeur). Et apprenez à gérer les interruptionsefficacement.

Évitez les sales cons

il y a des gens qui ne peuvent pas s’empêcher de faire ch*** leur monde. C’est comme ça. Ok, souvent, ces gens ont besoin d’aide, mais parfois, il sera plus profitable pour vous de leur claquer la porte au nez, de les éviter comme la peste, de ne pas les approcher. Car la connerie peut être horriblement contagieuse, vous ne voudriez pas d’un con comme modèle, si ?

Rangez

Une maison pleine de b**del, un bureau recouvert de vieux papiers, voilà qui sature le cerveau d’informations inutile, qui entrave vos mouvements, et qui génère du stress. À l’inverse, un environnement propre et bien dégagé est source de sérénité. En plus, je vais vous apprendre un truc : une étude psychologique1 a montré que les employés dont le bureau est bien rangé ont plus le chances 1) d’obtenir une promotion et 2) de sortir avec le/la collègue qui leur plaît bien.

Passez du temps avec les gens que vous aimez

Parfois, quand on travaille trop, on se sent coupable de délaisser sa famille. N’oubliez pas que les gens que vous aimez sont autant, sinon plus important que votre boulot. Si vous ne pouvez pas faire autrement, prenez rendez-vous avec vos gosses ou votre conjoint pour une sortie ou une activité en commun, et traitez ça comme n’importe quel rendez-vous avec un client important.

Soyez utile

C’est un peu paradoxal de se rajouter du travail, mais faire partie d’une association, aider les plus démunis, se rendre utile à sa communauté est une source de joie, de bonheur et de sérénité. Tous, nous aspirons à laissez notre trace sur cette Terre. Venir en aide aux autres est un excellent moyen de le faire.

Découvrez notre méthode complète contre le stress

J’espère que ces quelques techniques de gestion du stress vous seront utiles. Cela dit, si vous cherchez vraiment à combattre le stress, il vous faudra bien plus que quelques simples techniques de relaxation, aussi efficaces soient-elles.

De nombreux lecteurs m’ont demandé plus d’articles pour apprendre à lutter contre leur stress. J’ai décidé de m’attaquer à la rédaction d’un véritable guide de survie face au stress.

  • Découvrez quelles sont les véritables origines du stress
  • Des nombreux conseils et astuces pour nettoyer votre environnement du stress
  • La technique pour devenir beaucoup plus resistant et arrêter de stresser
  • Des dizaines de techniques de relaxation et de gestion du stress
  • Et bien d’autres choses encore

Si vous cherchez une méthode simple et efficace pour vous débarrasser définitivement du stress et de l’anxiété, n’attendez pas, ce livre est fait pour vous.

  1. Dont je ne retrouve pas la référence []
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La vie est une question d’équilibre

Surtout, quand il faut être…

  • Gentil, mais pas faible
  • Optimiste, mais pas naïf
  • Ferme, mais pas dur
  • Confiant, mais pas crédule
  • Calme, mais pas amorphe
  • Affecueux, mais pas collant
  • Indépendant, mais pas associal
  • Courageux, mais pas inconscient
  • Énergique, mais pas surmené
  • Généreux, mais pas dispendieux
  • Souple, mais pas mou
  • Viril, mais pas macho (pour les hommes)
  • Abordable, mais pas facile (pour les femmes)
  • Fier, mais pas arrogant
  • Curieux, mais pas indiscret
  • Prudent, mais pas lâche
  • Sensible, mais pas fragile
  • Discret, mais pas timide
  • Audacieux, mais pas inconvenant
  • Humble, mais pas modeste
  • Compatissant, mais pas condescendant
  • Sérieux, mais pas triste
  • Minutieux, mais pas perfectionniste
  • Organisé, mais pas obsessionnel
  • Fou, mais pas dément
  • Ponctuel, mais pas psychorigide
  • Pacifique, mais pas débonnaire
  • Poli, mais pas maniéré
  • Élégant, mais pas faraud
  • Persévérant, mais pas irréaliste
  • Vigilant, mais pas paranoïaque
  • etc.

Si vous en avez d’autres, je suis preneur 🙂

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L’importance du savoir

Le développement personnel passe inévitablement par la connaissance, la compétence et l’information. L’ignorant est comme celui qui avance à taton dans une pièce sans lumière. Il ne sait pas où il est, il ne sait pas où il va, il trébuche sur tous les obstacles et tourne en rond sans arriver nulle part.

En revanche, celui qui sait est comme éclairé. Il sait ce qu’il veut. Il sait ou il va, quelle est la route à suivre, et quels obstacles éviter1.

Connais-toi toi-même

Il est important, il est vital de se connaître soi même. Quels sont vos pouvoirs et vos limites ? Quelles sont vos valeurs ? Quels sont vos principes ? Qu’attendez vous de la vie ? Que voulez vous ? Tant qu’on ne sait pas vers quoi l’on veut aller, à quoi bon avancer ? Emprunter des chemins au hasard n’est il pas le meilleur moyen de se tromper de route, et de se perdre ?

Si je vous demande : « quelles sont vos plus grandes valeurs dans la vie ? Quels sont vos plus grands principes ? », serez vous capable de me répondre du tac-au-tac, sans réfléchir2 ? Avez vous une liste de buts, quel est le sens de votre vie ?

« Connais toi toi-même », nous dit Thalès de Millet, injonction reprise par le philosophe Socrate. Mais comment faire ? Et bien, méditez, pensez à vous même. Aimez vous et regardez vous. Il existe de nombreux moyens pour mieux faire connaissance avec soi même.

Pourquoi ne pas pratiquer un art martial ?3 En règle générale, le sport est un bon moyen de découvrir ses facultés, et de repousser ses limites. Vous pourriez également tenir un journal intime. Notez-y ce qui vous semble important, et relisez-le de temps en temps. Pas trop souvent, surtout, pas plus d’une fois l’année. Ainsi, au fil des ans, vous pourrez constater vos progrès.

Dans l’ensemble, pour mieux se connaître, il faut s’aimer. L’estime de soi, c’est important. Quand on s’aime, on se regarde, on s’observe. Pas seulement en se regardant dans un miroir, mais en général. Il n’est pas question de narcissisme, ni de complaisance, mais de franchise. Aimez vous, regardez vous, observez vous, réfléchissez à vos actes.

Comprendre le monde qui nous entoure

Se connaître soi même, c’est bien. Un capitaine ne peut naviguer s’il ne connait pas son bateau. Mais cela ne suffit pas pour arriver à bon port, encore faut-il connaitre la mer4.

Mais il est également important de connaître votre environnement. De comprendre le monde qui vous entoure. La compréhension amène la compassion. L’ignorance entraîne la peur, la xénophobie, le racisme5.

L’être avisé et son environnement ne font qu’un. L’Homme fait partie intégrante de l’environnement, il agit sur lui, et en subit les conséquences. Dans nos contrées, malheureusement, la nature est considérée comme une adversaire qu’il faut maîtriser, plier à sa volonté, mettre à sa botte. Et l’Harmonie, bordel !?

Tâchez de comprendre le monde qui vous entoure. Vivre sans comprendre le monde, c’est se retrouver dans un cockpit d’avion sans savoir piloter. On peut appuyer sur quelques boutons au hasard, en espérant qu’on ne déviera pas trop de son plan de vol, et surtout qu’on ne s’écrasera pas.6

En bref, je pense qu’il faut apporter beauoup d’importance à l’information. La VRAIE info, celle qui vous rend plus intelligent et vous permet de comprendre le monde. À ne pas confondre avec l’info des journaux télévisés qui vous foutent le cafard et vous font voter Le Pen ou Sarko.

Informez vous ! Lisez les journaux (en fait, des journaux indépendants, en France, il n’y en a pas des miliers). Débatez ! Réfléchissez ! Allez à des conférences et des expositions ! Et pourquoi pas, donnez des conférences ! Lisez ! Cultivez vous ! Banissez la télé, et les loisirs qui ne vous demandent que d’être passifs ! Poursuivez des études, même en candidat libre, formez-vous et soyez autodidactes ! Développez vos compétences ! Acroissez votre savoir et votre culture générale ! La connaissance est une formidable source de richesse.

Si vous développez votre savoir, vos connaissances, votre compréhension du monde et de vous même, vous n’en tirerez que du bon. De nouvelles possibilités s’offriront à vous, votre personalité ne pourra qu’évoluer dans le bon sens, vous accéderez à une plus grande indépendance d’esprit, vous serez plus ouvert, plus libre et plus heureux ! Tout ça !

  1. Oula, je commencerais presque à donner dans le religieux. Faut que je fasse attention, moi. []
  2. Parce que vous aurez réfléchi avant, bien entendu []
  3. Attention, pratiquez un véritable art martial traditionnel. Trop d’entre eux sont devenus en occident de simples sports de combats compétitifs. Renseignez vous avant. []
  4. Si ça c’est pas de la comparaison, je sais pas ce qu’il vous faut []
  5. Prends garde au côté obscur de la force, Luke []
  6. Décidément, je me sens d’humeur lyrique aujourd’hui []
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Comment devenir sympathique

Étymologiquement, sympathie signifie « souffir / ressentir avec ». Celui qui est sympathique, c’est celui qui partage nos joies et nos peines. Celui qui inspire de la sympathie, c’est celui que l’on a envie de cotoyer, avec qui l’on veut partager nos émotions et nos sentiments. La sympathie vous offre la posibilité d’entrer dans l’univers de l’autre.

En fait, savoir susciter la sympathie est un formidable pouvoir, qui vous ouvrira bien des portes. L’autre est la plus formidable source de richesse à votre disposition, et si vous savez vous rendre sympathique, vous verrez que votre vie sera bien plus facile et agréable.

Inspirer la sympathie est somme toute assez simple. Seulement, certains aiment se compliquer la vie, et rendent les choses plus compliquées qu’elles ne le sont. Et puis, certaines personnes ont un potentiel de sympathie bien plus élevé que la moyenne, et s’attirent facilement la bienveillance d’autrui.

Si vous mêmes cherchez une recette pour susciter la sympathie, voici quelques points de réflexion.

  • Souffrez avec : Comme je l’ai dit plus haut, sympathie vient de souffir avec. « C’est votre problème ! » : voilà une phrase qui attire à coup sûr l’antipathie sur son auteur. Rien n’est plus désagréable qu’un insensible qui se moque de nos soucis.Au contraire, faites preuve d’empathie. Montrez à autrui que vous comprenez ses problèmes, et que vous partagez ses émotions. « Je comprends ce que tu ressens », « je sais ce que c’est », « je vois ton problème ». Voilà qui devrait vous attirer de la sympathie.
  • Apportez des solutions à ses problèmes : Être compatissant, c’est bien beau, mais si en plus, vous aidez autrui à régler ses problèmes, si vous lui prétez main forte pour solutionner ses soucis, votre capital sympathie fera un bon.Ne soyez donc pas avare de coups de mains, de dépannages, d’entraide et de bénévolat.
  • Synchronisez vous : C’est prouvé, nous apprécions d’avantage les gens qui nous ressemblent. Qui se ressemble s’assemble, et qui s’assemble finit par se ressembler. Pour vous en convaincre, observez les groupes dans la rue : même âge, mêmes postures, mêmes attitudes, même style, etc. Observez également les vieux couples : ils emploient les mêmes mots, les mêmes expressions, certains finissent même par se ressembler physiquement.Qui se ressemble s'assemble

    On dit que les contraires s’attirent. Parfois, nos différences ajoutent certes un peu de piment, mais en définitive, on apprécie d’avantage les gens qui nous ressemblent, qui pensent comme nous, qui partagents les mêmes centres d’intérêt.

    D’ailleurs, c’est une règle de base dans le domaine de la persuasion. Pour rallier quelqu’un à sa cause, il faut commencer par souligner ce qui vous rassemble en évoquant vos points et intérêts communs.

    Je vous propose donc d’adopter la technique du miroir. Elle consiste à imiter votre interlocuteur pour le persuader que vous êtes similaires. Lorsque nous communiquons, seule une faible partie de l’information passe par les mots. Le reste passe par le ton de la voix, et surtout par le corps.

    Faites bon usage du mimétisme. Imitez les gens que vous rencontrez1. Faites-le de manière naturelle. Calquez vos attitudes, vos postures sur celles de votre interlocuteur. Empruntez ses expressions. Parlez au même débit et volume que lui. Respirez au même rythme. Voici quelques points que vous pourriez travailler :

    • La voix : timbre, rythme, hauteur, pauses, les mots, les expressions, etc.
    • Le visage : les expressions, mouvements de la bouche, des yeux, des sourcils
    • La respiration : calquez la sur celle de l’autre et respirez en rythme
    • Les postures : position de la tête, des bras, des mains, des jambes
    • Les mouvements : les changements de points d’appui, les déplacements, etc.
    • Et pour être perfectionnistes, la moiteur de la peau, le rythme cardiaque, la tension musculaire…

    Il faut pour appliquer cette technique être attentif à l’autre, et cela requiert de l’entraînement. Cela n’en reste pas moins un moyen étonnament puissant de susciter la sympathie. Essayez, vous serez probablement surpris du résultat.

  • Donnez des signes de reconnaissance : Les signes de reconnaissance sont une véritable nourriture spirituelle pour quiconque. Ils constituent un véritable besoin fondamental, nécessaire à la survie psychologique de l’individu.J’ai déjà parlé des pouvoirs des compliments. En donnant des signes de reconnaissance, vous reconnaissez l’existence de l’autre. Et l’autre vous en sera immensément reconnaissant. Et bien sûr, il vous trouvera sympathique 😉

    Allez, en vrac, quelques idées de signes de reconnaissance que vous pourriez donner : sourire, serrer la main, féliciter, caresser, taper sur l’épaule, admirer, mentionner le nom, faire un cadeau, offrir des fleurs, apporter un café, apprécier le travail, ébouriffer les cheveux, demander de vous accompagner, emmener en voyage, faire l’amour, faire la cour, regarder, parler, applaudir, rire, donner une prime, une promotion, une voiture de fonction, des responsabilités, une décoration, etc.

    Des signes de reconnaissance peuvent être aussi bien positifs que négatifs. Cest le principe de la carotte et du baton. Attention aussi, les signes de reconnaisance sont évalués en fonction de la source (vous). Plus vous serez charismatique, plus les signes de reconnaissance que vous donnez seront évalués positivement.

  • Montrez vous sympathique : Enfin, par réciprocité, plus vous vous montrerez sympathique envers l’autre, plus celui-ci vous trouvera sympathique. Logique, non ? Alors, bonne humeur de rigueur.

Si avec tout ça, vous avez toujours du mal à vous faire des amis, ben, c’est à désespérer 🙂

  1. Discrètement et subtilement, bien entendu, où ils vont croire que vous vous moquez []
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Les dérives du développement personnel

Ceux qui ont quelques notions d’économies savent que lorsque l’on lance un produit ou un service sur le marché, il est important d’analyser ce que fait la concurrence. Tout simplement pour ne pas découvrir qu’une autre entreprise offre le même service en mieux et moins cher.

Lorsque j’ai lancé ce site, j’ai passé quelques heures à rechercher les blogs similaires, traitant de développement personnel. Ô joie ! En français, ce type de blog ne court pas les rues, et à part newway, il n’y a pas grand monde à se bousculer au portillon. En revanche, dans le monde anglophone, ils sont tout simplement légion. J’ai pu en trouver des dizaines et des dizaines.

Seulement, après en avoir parcouru un certain nombre, je me suis rendu compte d’une chose. La plupart des gens ont une vision erronée de ce que représente réellement le développement personnel.

Ce que n’est pas le développement personnel

Pour beaucoup de monde, le développement personnel, c’est améliorer son charisme pour être capable de mettre des foules dans sa poche en trois mots. C’est améliorer sa mémoire au point de pouvoir mémoriser un dictionnaire en une seule lecture. C’est savoir gérer son temps avec une telle efficacité qu’il devient possible d’avoir deux métiers à plein temps et de poursuivre des études en parallèle sans sacrifier sa vie de famille. C’est développer son intuition jusqu’à savoir décrypter les émotions et les pensées d’autrui d’un coup d’oeil. C’est pouvoir séduire n’importe qui d’un simple regard.

le surfer d'argent

De fait, certains des experts les plus influents dans le domaine se présentent comme des espèces de surhommes, des êtres supérieurements intelligents, supranormalement productifs, à la mémoire phénoménale, et qui guident le commun des mortels sur le chemin pour leur ressembler.

Savez vous à quoi ça me fait penser ? Cela me rappelle mon enfance, lorsqu’en lisant les bandes dessinées relatant les supersaventures des superhéros, je rêvais moi même de détenir je ne sais quel superpouvoir. J’aurais aimé pouvoir voler, être invisible, marcher sur l’air, et que sais-je encore ?

Seulement, s’il y a bien une chose que les comics de Marvel m’ont appris, c’est que les superhéros sont rarement des gens superheureux.

Des outils pour le bonheur ?

Ne nous voilons pas la face, être capable de prouesses mentales ne vous apportera pas le bonheur sur un plateau. Bien sûr, ces superfacultés sont bien pratiques, mais elles restent des outils. Et un outil, si on ne sait pas comment ni pourquoi l’employer, ne sert strictement à rien.

En revanche, il existe des tonnes et des tonnes de compétences que vous pourriez développer, et qui elles auraient un effet significatif sur votre vie. Ce sont des facultés plus « ordinaires », moins impresionnantes sur le papier, et avec lesquelles vous ne pourrez pas frimer en soirée. Je parle de capacités ordinaires, comme celle de gérer son stress, maîtriser ses émotions, se faire des amisrégler des conflits personnels sans en venir aux mains, etc.

Banal, me direz vous ? Peut-être. Toujours est-il qu’autour de moi, je vois sans arrêt des gens qui n’ont pas appris ce b.a.-ba. Je vois des gens qui ne savent pas mener leur vie convenablement, et qui sont incapable de gérer correctement leurs problèmes émotionnels. Je vois des différends stupides, des divergences d’opinions mineures, qui dégénèrent en brouilles à vie, ou pire.

L’être parfait existe-t-il ?

Alors, chers lecteurs qui êtes en quête de développement personnel, décompressons, et déculpabilisons nous. Nous ne serons jamais parfait1. De la même manière qu’il est vain et malsain pour une jeune fille de tenter de ressembler aux supermannequins superminces qu’on nous montre dans les magazines2, il serait bien stupide de croire que le développement personnel se résume à acquérir un set complet de superpouvoirs.

Soyons réalistes et clairvoyants. Ne nous départissons pas de notre sagesse, et analysons ce que l’on nous propose avec intelligence. L’attrait exercé par les supercompétences des gourous du développement personnel peut-être trés fort, et la dérive est facile. Mais surtout, ne perdons pas de vue notre objectif : devenir des êtres meilleurs, pas des animaux de foire.

  1. Et encore heureux []
  2. d’autant que les photos sont retouchées… []
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Comment paraître plus intelligent que vous ne l’êtes ?

Cet article peut vous intéresser dans deux cas :

  1. Vous êtes un abruti de première, et vous voulez vous la jouer en paraissant être génial
  2. Vous êtes un génie, mais vous manquez d’aisance relationnelle et de charisme, et vous êtes souvent pris pour un abruti de première

Certains naïfs s’imaginent que pour paraître intelligent, il suffit de l’être. Rien n’est moins vrai, malheureusement1. Les gens se font une première opinion sur l’intelligence d’une personne au premier coup d’oeil. C’est à dire, en se basant quasiment essentiellement sur l’apparence.

Partant de là, il est courant que l’intelligence d’une personne soit sous-/sur-évaluée. Du coup, il est beaucoup plus facile de paraîtreintelligent plutôt que de l’être. Voici quelques conseils.

  • Soyez beau, grand et mince : C’est malheureux, mais c’est comme ça. Si vous êtes beau, grand et mince, vous serez spontanément évalué comme plus intelligent que quelqu’un de moins gâté par la nature. Ensuite, sur ce point, c’est la loterie, et on ne peut pas y faire grand chose.
  • Habillez vous classe : Ah ! Ça, tout le monde peut le faire. Si vous avez l’habitude de ne porter que trés peu d’attention à vos vêtements, peut-être est-il temps de renouveler votre garde robe ?Laissez donc tomber vos vieux t-shirts sans âge et tout tâchés. Oubliez un peu les pantalons de jogging. Faites un petit effort pour paraître élégant. Les gens bien habillés paraissent plus malins que les ploucs.
  • Portez des lunettes : Les gens associent souvent les lunettes à un QI élevé.
  • Parlez vite et fort : Un signe d’intelligence qui permet d’en imposer. Lorsque vous parlez, tâchez d’avoir un débit régulier et assez rapide. Et parlez haut (mais n’en abusez pas).
  • Exprimez vous correctement : Lorsque vous parlez, utilisez un vocabulaire varié, avec si possible des mots compliqués, qui font trés « intelligents ». Des mots comme « paradigme », « conjoncture » ou « épistcopal ».Votre débit doit être régulier, et articulez clairement. Banissez les « heu… », « hem », les hésitations, les blancs, et les mots d’argot. Tout ceci demande quand même pas mal d’entraînement.
  • Interrompez les autres : C’est peut-être un peu grossier, mais quoi qu’il en soit, les gens qui interrompent souvent les autres passent pour plus malins.
  • Choisissez avec soin vos sujets de conversation : car certains font plus intelligent que d’autres. Parmi les sujets de premier choix, on trouve la littérature, la politique, et le droit. Banissez la météo, le foot, et les ragots, qui donnent plutôt une impression de médiocrité intellectuelle.
  • Riez franchement : des études ont montré que les rires francs étaient plus appréciés que les rires dans sa barbe, les rires contenus et autres bruits de gorge. Alors, si vous voulez vous esclaffer, faites le à gorge déployée.
  • Travaillez vos postures : Ayez une attitude sûre de vous, tenez vous droit et décontracté. Vous aurez l’air plus malin que si vous êtes avachi. Et regardez les gens dans les yeux. Un regard fuyant ne fait pas intelligent.

Si vous suivez tous ces conseils, et avec un peu d’entraînement, vous ne devriez pas avoir top de mal à vous faire passer pour plus intelligent que vous ne l’êtes. Sympa, non ?

  1. ou heureusement, ça dépend pour qui []
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Êtes vous intelligent ?

Howard Gardner - Les intelligences multiples

Êtes vous intelligent ? Vous vous êtes sûrement déjà posé la question. Qui n’a jamais rempli le sacro-saint test de QI ? Malheureusement, si les maths et la logique ne sont pas votre fort, vous avez peut-être été déçu par le résultat. Pourtant, vous n’avez pas la sensation d’être plus bête qu’un autre. Alors quoi ?

En fait, l’intelligence est un concept plus que flou, à laquelle il n’existe aucune définition consensuelle. Howard Gardner, professeur de psychologie cognitive à Harvard, à émis la théorie de l’intelligence multiple. Selon lui, il n’existe pas un mais plusieurs types d’intelligence. Il est tout à fait possible d’être intelligent dans certains domaines, et stupides dans d’autres.

Voici, d’après cette théorie, les différents types d’intelligence :

  • L’intelligence linguistique : C’est l’intelligence des mots, qui permet de construire et de comprendre des phrases au sens complexe. C’est l’intelligence des politiques, des journalistes, des poètes et des écrivains.Les gens qui excellent dans ce domaine aiment lire, écrire, jouer au scrabble ou faire des mots croisés.
  • L’intelligence logico-mathématique est la faculté de compter, calculer, quantifier, considérer des hypothèses, utiliser des raisonnements inductifs et déductifs. Elle permet de détecter les relations et les connections entre les choses, d’abstraire et de synthétiser. C’est l’intelligence des mathématiciens, des détectives et des joueurs d’échecs.Ceux qui excellent dans ce domaine aiment lire des romans policiers, résoudre des énigmes et jouer à des jeux de stratégie.
  • L’intelligence visuo-spatiale est la faculté de penser en trois dimensions. Elle permet de visualiser des images et des formes, d’avoir le sens de l’orientation. C’est l’intelligence des marins, des architectes, des géomètres.Ceux qui excellent dans ce domain aiment les labyrinthes et les puzzles, le dessin et la photographie.
  • L’intelligence kinesthésique ou l’intelligence du corps permet d’utiliser son corps efficacement, de faire appel à des facultés physiques, confère le sens du timing et l’union corps-esprit. C’est l’intelligence des danseurs, des sportifs et des chirurgiens.
  • L’intelligence musicale est la capacité de mesurer la hauteur, la tonalité et le rythme des sons. Elle permet de reconnaître, apprendre et rejouer facilement des mélodies, et d’éviter les fausses notes. C’est l’intelligence des musiciens, des chanteurs et des compositeurs.Ceux qui détiennent ce type d’intelligence aiment la musique, chantonnent ou battent la mesure pour eux même, et distinguent des sons que d’autres n’entendent généralement pas.
  • L’intelligence interpersonnelle est la faculté de comprendre et d’intéragir avec autrui. Elle permet d’utiliser efficacement le langage verbal et corporel, de détecter les émotions, l’humeur et la personalité d’autrui. C’est l’intelligence des enseignants, des vendeurs et des supersociaux.
  • L’intelligence intrapersonnelle désigne la conscience de soi, la faculté de percevoir ses forces et ses faiblesse, se maîtriser, comprendre ses propres motivations.C’est l’intelligence de ceux qui aiment méditer et des adeptes du développement personnel.
  • L’intelligence naturaliste est la faculté de comprendre la nature, la classer en catégories. C’est l’intelligence des zoologistes, des botanistes, des chasseurs.
  • L’intelligence spirituelle est la capacité de réfléchir aux questions existentielles telles que le sens de la vie, de la mort, etc.

Malheureusement, l’éducation contemporaine, et par extension l’ensemble de la société glorifient l’intelligence verbale et logico-mathématique, et laissent se développer de graves lacunes dans les autres types d’intelligence. Au point qu’on préfère paraître intelligent plutôt que de développer réellement ses facultés.

Maintenant, vous savez qu’on n’est pas forcément un abruti lorsqu’on est nul en maths. Et vous, c’est quoi votre type d’intelligence ?

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Il ne faut pas confondre bonheur et …

Je connais pas mal de personnes qui passent leur temps à se morfondre, à gémir et à soupirer des phrases telles que « De toutes façons, je n’ai pas droit au bonheur », « le bonheur, ce n’est pas pour moi », etc.

Et pourtant, elles cherchent. Ça, on ne peut pas leur reprocher de rester chez elles les bras croisés. Elles sortent, s’occupent d’elles, de leur habitat, bref « font des trucs ». Alors qu’est-ce qui ne va pas ?

** Interlude **

C’est l’histoire d’un gars qui rentre chez lui en pleine nuit, après une soirée entre amis. En chemin, il croise quelqu’un qui semble chercher quelque chose au pied d’un lampadaire. Il lui demande :

– Vous avez perdu quelque chose ?
– Oui, j’ai perdu mes clés là-bas, je n’arrive pas à remettre la main dessus
– Là-bas ? Mais alors, pourquoi cherchez vous ici ?
– Parce que là-bas, on n’y voit rien, alors qu’ici, j’ai de la lumière.

** Fin de l’interlude **1

Cette petite blague illustre bien ce dont je vais parler. Il y en a qui cherchent le bonheur là où il n’est pas. Et ensuite, ils s’étonnent de ne pas le trouver.

Pour clarifier un peu les choses, attachons nous à comprendre ce que le bonheur n’est pas.

Le bonheur n’est pas le plaisir

L’erreur la plus courante, c’est de confondre bonheur et plaisir. La confusion est parfois compréhensible : les deux représentent un certain état d’esprit positif. Une satisfaction du corps et de l’esprit.

Pourtant, il est possible d’éprouver beaucoup de plaisir sans être heureux pour autant. Du coup, ceux qui confondent ne comprennent pas : ils prennent du plaisir. Ils jouissent de la vie. Pourquoi ne sont ils pas heureux ? Bigre ! C’est sans doute qu’ils ne prennent pas assez de plaisir encore, Pardi ! Un peu plus de plaisir, et ce sera bon.

Le plaisir, c'est bien

S’ensuit une course au plaisir, de plus en plus fort, de plus en plus intense, de plus en plus souvent. Mais le plaisir consumme, il aveugle, il fait perdre de vue tout le reste. Trop de plaisir tue le plaisir.

Le plaisir est immédiat, instantané, alors que le bonheur se construit sur le long terme, dans le plaisir, mais aussi dans le travail, l’effort, le pénible2.

Prenons du plaisir, mais attention à ne pas nous brûler les ailes.

Le bohneur n’est pas le confort

L’autre erreur commise trés souvent, c’est de confondre le bonheur et le confort. Ou plutôt, le bonheur et l’absence d’inconfort. De nos jours, et tout particulièrement dans notre société qui prône le rapide, le pas cher, on considère que l’inconfort est une atrocité qui doit être éliminée absolument.

Ainsi, si l’on dort mal, on s’achètera un nouveau matelas plus confortable. Si l’on est stressé en fin de journée, on tiendra à coup de prozac. On privilégie la voiture par rapport à la bicyclette, pour aller toujours plus vite. Nous ne devons plus attendre, car l’attente est source d’inconfort.

[exergue gauche]Il faut aller toujours plus vite, car l’attente est source d’inconfort[/exergue]

Mais à force de supprimer tout ce qui pourrait causer de l’inconfort, nous en oublions que la vie est par essence inconfortable. Qu’est-ce qui nous fait apprécier un bon repas, si ce n’est la faim ? Qu’est ce qui nous fait apprécier des retrouvailles avec un proche, si ce n’est la séparation ?

Tout ceci me rappelle une publicité que j’ai vu il y a quelques années déjà, pour un téléphone portable, je crois. La pub montrait deux personnes, marchant au milieu d’une gare, et conversant par mobile interposé. Puis, elles se rejoignent au milieu de la gare, raccrochent leur portable, et continuent leur conversation comme si de rien n’était.

Ce clip voulait mettre en avant la possibilité de rester en contact avec ses proches vie le mobile trucmuche. Je trouve ceci horrible. Où est l’émotion de la retrouvaille ? Sous prétexte de supprimer l’inconfort de la séparation, on a annihilé toute émotion positive qu’aurait pu provoquer, au final, cet inconfort.

[exergue droite]La vie est par essence inconfortable[/exergue]

Bien entendu, un confort insuffisant peut nuire au bonheur. Difficile d’être heureux, quand on ne mange pas à sa faim et qu’on dort sur une planche. Mais un trop grand confort peut également avoir des effets désastreux sur la qualité de vie. Une vie trop confortable est ennuyeuse à mourir. Et une recherche exacerbée du confort parfait peut causer un stress terrible.

Il ne s’agit pas de supprimer tout confort, mais de trouver un juste équilibre, et d’accepter l’inconfort comme faisant partie intégrante de la vie. D’ailleurs, d’autres vous diront tout ça mieux que moi3.

Le bonheur n’est pas dans la consommation

Celui-là est un cas un peu particulier, inhérent à notre société de consommation. Les publicités qui nous assaillent chaque jour (télévisions, radio, affiches, panneaux routiers, journaux, etc.) n’ont de cesse de créer des besoins pour nous faire consommer, afin que puisse tourner l’économie.

Soyez belle avec telle crème. Soyez un Homme (un vrai) avec le rasoir X. Chopez des gonzesses comme s’il en pleuvait avec le déodorant Y. Quand vous aurez telle voiture, votre besoin sera comblé, vous serez heureux.

l'ane et sa carotte

Et c’est bien là le problème : il manque toujours quelque chose. La publicité nous fait miroiter le bonheur comme quelque chose d’accessible à travers la consommation de biens et de services. Et nous nous retrouvons un peu comme des ânes avec un carotte juste sous le nez, pendue à une canne attachée à notre propre corps. On croit qu’il suffit d’un petit pas, mais la carotte recule, encore et encore. Tant et si bien qu’on fini par s’épuiser à tenter de l’attraper.

Il est pourtant utopique de croire que nous pourrons répondre à des besoins spirituels et philosophiques par des objets matériels, de même qu’il serait stupide de penser qu’un débat d’idée ou qu’un poème pourraient donner de la lumière. Quand la solution ne se trouve pas dans le même plan que le problème, ça ne marche pas. Et on vous l’a déjà dit, mais l’argent ne fait pas le bonheur.

Travailler pour rouler, rouler pour travailler.

Nous passons donc des heures à travailler pour gagner de quoi payer les objets que nous achetons pour nous soulager du stress occasionné par notre travail. Délicieusement pervers, n’est-ce pas ? Et si nous… travaillions mois ? Si nous passions moins de temps à consommer, et plus de temps… à vivre ?

Récapitulons

Chercher quelque chose au mauvais endroit est frustrant, parce que plus on cherche, et moins on trouve. Chacun doit réfléchir à ce qu’il veut vraiment, et faire preuve de bon sens et de souplesse comportementale pour se débarrasser de ses habitudes néfastes qui ne pourront que l’amener vers la mauvaise direction.

Prenons du plaisir, jouissons de la vie, mais ne faisons pas du plaisir notre unique raison de vivre. Cherchons le confort, mais n’oublions pas que l’inconfort est la plus grande source de plaisir. Et puis, prenons du temps pour nous, au lieu de le sacrifier sur l’autel de l’économie. Si vous travaillez pour combler les besoin de votre famille, n’oubliez pas que votre famille à plus besoin de vous que de votre porte-monnaie.

Et surtout, n’attendez pas pour réfléchir à tout ceci. Par ce qu’une vie gâchée, c’est toujours une catastrophe.

  1. Hahahahahaha ! Hum… []
  2. On croirait entendre mon grand-père []
  3. Ben ouais, on a les références qu’on mérite []
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Les 4 clés du charisme

Le charisme, c’est une de ces notions qu’il est difficile de définir avec des mots, mais qu’on reconnait à coup sûr quand on la voit. Voici la définition du charisme par le wiktionnaire :

Aura indéfinissable que possède quelqu’un, souvent liée à sa prestance, qui est capable de susciter l’adhésion, la fascination d’un grand nombre de personnes.

De cette définition, je retiendrai principalement trois choses :

  1. L’aura : c’est ce petit plus, un mélange indéfinissable mais perceptible qui fait que la personne est charismatique.
  2. Capable de susciter l’adhésion : Les gens charismatiques sont ceux dont on cherche la compagnie, et qu’on a envie de suivre.
  3. De personnes : Le charisme est une compétence sociale par définition. Vous ne pouvez pas être charismatique si vous vivez sur une île déserte.

La plupart d’entre nous connaissent des gens charismatiques dans leur entourage. Ces gens sont fascinants, mais d’où vient leur charisme ? Je me suis souvent posé la question, et il m’est apparu qu’il n’existe pas une, mais plusieurs sortes de charisme, qui font appel à des compétences et des qualités légèrement différentes.

Tordons tout de suite le cou à quelques idées reçues : le charisme n’a pas grand chose à voir avec la beauté, pas plus qu’avec la richesse (ou alors, seulement la richesse intérieure). J’ai connu des gens trés beaux qui n’avaient pas un poil de charisme. Et j’ai connu des gens relativement communs qui rayonnaient. Le fait est que le charisme confère en lui même une certaine beauté.

Ça n’a pas non plus à voir avec l’autorité. Ce n’est pas parce que vous êtes le supérieur hiérarchique de centaines de personnes que vous êtes charismatiques pour autant. Ne confondez pas être charismatique et autoritaire. On se sent bien auprès des gens charismatiques, pas auprès des gens autoritaires. Le charisme est une source de pouvoir, il confère un leadership naturel. Mais le leadership découle du charisme, et non l’inverse.

Enfin, ce n’est pas une qualité innée, on ne naît pas charismatique, on le devient (même si étymologiquement, « charisme » signifie « don », « qualité »).

C’est donc une bonne nouvelle : même si vous n’êtes pas charismatiques, vous pouvez apprendre à le devenir. Ce qu’il faut savoir, c’est que le charisme est une qualité qui découle de beaucoup d’autres. Par conséquent, il faut un gros travail de développement personnel avant de devenir charismatique.

À l’inverse, si vous êtes un adepte du développement personnel, votre charisme progressera automatiquement, à mesure que vous gagnerez en cohérence intérieure, en confiance en vous et en sérénité.

Pour vous aider dans vos recherches, voici les 4 principales qualités, à mon avis, qu’il vous faudra développer :

Développez votre force intérieure

Tous les gens charismatiques que j’ai rencontré présentaient cette caractéristique : une personalité forte. Cela ne signifie pas qu’il étaient colériques, têtus, et râlaient après tout le monde. Cela signifie que leurs limites étaient bien définies, qu’ils savaient ce qu’ils voulaient et où ils allaient, et qu’on savait toujours à quoi s’attendre avec eux.

Si vous êtes charismatiques, vous avez des opinions fermes, parce que vous y avez réfléchi longuement, et êtes prêt à les défendre parce que vous êtes convaincu qu’elles en valent la peine. Cela ne signifie pas que vous ne changez jamais d’avis par principe, mais que vous n’adoptez pas une idée sans y avoir pensé avant.

Vous avez des principes forts, que vous suivez en toutes circonstances. Vous savez ce qui est juste et ce qui ne l’est pas, vous connaissez vos limites, ce que vous êtes prêt à faire ou à ne pas faire, et il est par conséquent difficile de vous faire changer d’avis. Vous savez dire nonquand il le faut, sans pour autant froisser votre interlocuteur.

Comme vous ne doutez pas de vous, vous ne ressentez pas le besoin de protéger à tout prix votre petit amour propre. Par conséquent, vous n’êtes ni borné ni têtu, vous n’avez pas non plus peur de changer d’avis si vous constatez que vous êtes dans l’erreur, ni d’avouer vos petites imperfections, sans pour autant vous autodévaluer. Vous acceptez les critiques et n’avez pas peur de vous remettre en question.

Votre cohérence intérieure vous permet d’agir conformément à vos principes et à vos valeurs. Vous n’avez pas peur de vous mettre en danger pour obtenir ce que vous désirez, parce que vous avez confiance en votre faculté de retomber sur vos pattes. Vous vivez donc sereinement dans la certitude d’être dans le droit chemin. Vous agissez conformément à vos pensées, et vous acquérez petit à petit une réputation de fiabilité et de crédibilité.

Votre confiance en vous vous permet de ne pas rechercher sans cesse la validation de vos actes par autrui, mais plutôt à l’intérieur de vous. Cette force intérieure vous permet de devenir proactif et de prendre des initiatives. Quand les autres restent indécis, vous êtes capable de décider pour eux. Cette faculté de décider par vous même vous conférera un leadership naturel, et vous entraînerez facilement ceux qui sont moins sûrs d’eux.

Vous êtes de fait une personne de confiance, puisque vous ne donnez pas votre parole ni ne faites de promesses à la légère. Vous arrivez à l’heure à vos rendez vous, et tenez vos engagements. Comme vous êtes ferme dans vos opinions et dans vos décisions, les autres savent que vous êtes fiable, qu’ils peuvent s’appuyer sur vous et vous faire confiance.

L’autre conséquence, c’est qu’on écoute vos paroles, puisqu’on sait que vous ne parlez pas en l’air. Il vous est donc plus facile de faire prendre en compte votre opinion.

Améliorez votre visibilité

J’ai déjà rencontré des gens qui étaient de vrais fantômes. Bien qu’ayant passé quelques minutes en leur compagnie, j’étais à peine capable de me remémorer leur visage. Ils étaient absolument transparents, ne laissaient aucune trace dans l’esprit de ceux qu’ils croisaient, et c’est à peine si on les remarquait.

Chez de trés rares personnes, ça en devenait presque surnaturel. Ils venaient, repartaient, et personne ne les avait même remarqué. C’étaient les anti-charismatiques par excellence. J’avoue que ce type de compétences peut parfois être utile (comme en classe, lorsque le prof cherche quelqu’un pour aller au tableau), mais ce n’est pas ce qui nous intéresse ici.

Si vous voulez du charisme, il vous faudra de l’aisance relationnelle, et surtout de la présence. Vous ne pouvez pas rester dans un coin en espérant qu’on remarquera votre beauté intérieure, ça ne marchera pas. Montrez vous ! Il faut qu’on vous remarque, que vous soyez visible. Dans les soirées, il y a celui qui observe, et celui qui est observé. Devenez donc celui là.

En devenant plus visible, vous marquerez les esprits à plusieurs niveaux. Supposons que vous fassiez montre d’une grande visibilité au cours d’une soirée ou vous ne connaissez pas tout le monde. D’abord, il vous sera plus facile de nouer de nouvelles relations : les gens recherchent la compagnie de ceux qui ont une grande aisance sociale1 Ensuite, quand les gens repenseront à cette soirée, ils repenseront aussi à vous. Vous aurez donc marqué leur mémoire, c’est pas génial, ça ?!

Comment accroitre votre visibilité ? Ce n’est pas si compliqué, croyez moi. N’hésitez pas à utiliser tous les sens à votre disposition. Pour vous faire voir, soyez dynamique, déplacez vous, ayez l’air sûr de vous, et adoptez un style vestimentaire qui vous est propre. Faites des choses, soyez celui qui danse comme un Dieu, ou fait de la magie.

Pour être entendu, parlez haut, et même parlez tout court. Prenez part active à une conversation, et n’ayez pas peur de parler. Lancez des sujets, racontez des choses intéressantes, des anecdotes amusantes, valorisez vous en racontant vos exploits (mais faites le de manière subtile, pour ne pas passer pour un gros lourd). N’hésitez pas à utiliser une voix forte, pour être entendu (toujours sans en abuser, bien entendu).

Ne négligez pas les sensations kinesthésiques, touchez les gens sur le dos, l’épaule, la main, le bras, etc. Un simple contact par-ci par-là fera des miracles, notamment en matière de séduction. N’oubliez pas que les contacts corporels sont des signaux trés puissants. Utilisez les à bon escient.

Pour vous faire sentir, vous pourriez peut-être utiliser un léger parfum ? Et pour le goût…. Bon, là, je vous laisse le soin de trouver des idées 🙂

Quelques techniques relativement simples vous permettront d’accroitre votre visibilité de manière impressionnante. Commencez par être réellement présent. Cessez de planer, redescendez sur terre, et soyez à ce que vous faites. Concentrez vous sur la conversation en cours, focalisez vous sur le moment présent. Si vous flottez, les gens s’en aperceveront, et si vous donnez l’air de ne pas vous intéresser, vous n’intéresserez pas.

Entraînez vous à appeler les gens par leur nom, vous marquerez leur esprit et leur mémoire. C’est une méthode qui ne coûte qu’un petit effort de mémoire, et qui donne des résultats spéctaculaires. De plus, retenir le nom d’une personne vous forcera à vous concentrer et à vous intéresser à elle.

Développez un style vestimentaire bien à vous. Cela ne signifie pas qu’il faille devenir une fashion victim, mais vous devez prendre conscience que votre apparence véhicule un message, et que les gens se font une opinion sur vous en 30 secondes. Vous n’y pouvez rien, alors acceptez le, et prenez le temps de soigner votre apparence.

Travaillez votre contact visuel, jusqu’à obtenir un regard franc et amical. N’ayez pas peur de regarder les gens dans les yeux (sans les fixer au point de les mettre mal à l’aise). Un regard fuyant et timoré est le meilleur moyen pour devenir invisible.

Accroitre votre visibilité aura un autre effet : vous serez soumis à une pression sociale plus forte, c’est à dire que vous deviendrez sans doute la cible de commentaires, et serez plus souvent jugés que d’autres. Restez confiant ! Si vous montrez que vous êtes à l’aise avec ça, vous prouverez que vous avez l’habitude d’être regardé, et votre charisme montera en flèche.

Intéressez vous aux autres

Ce point est extrèmement important, et trop souvent négligé. Même si vous parvenez à développer tous les autres points cités ici, si vous oubliez de vous intéresser sincèrement aux autres, vous entretiendrez peut-être l’illusion quelques minutes, mais vous finirez par être catalogué comme le boulet de service.

J’ai déjà discuté avec des gens qui étaient parfaitement à l’aise en société, avaient des choses intéressantes à raconter, mais qui ne m’ont pas posé la moindre petite question pour savoir qui j’étais, ce que je faisais, quels étaient mes projets, mes passions, etc. Bref ! Qui ne s’intéressaient pas à moi. Savez vous quel effet cela m’a fait ? Et bien, un effet foncièrement désagréable.

J’ai éprouvé un malaise, presque du ressentiment vis à vis de ces gens si égoistes. À première vue, ils paraissaient trés agréables, mais plus le temps passait, plus mon malaise grandissait. Ma seule envie était de prendre le large, et ma seule activité, dans cette relation sociale, se bornait à chercher un prétexte pour partir.

J’ai également rencontré des gens qui avaient un immense talent pour montrer à quel point ils étaient doués. En les croisant, je me disais « Wow ! Cette personne est intelligente / compétente / douée / etc. ! » Mais ces personnes m’ont surtout laissé un goût amer dans la bouche, et pas du tout l’envie de passer du temps avec eux.

En revanche, j’ai déjà croisé quelques personnes trés charismatiques, et leur talent était tout autre : avec elles, je me sentais intelligent / compétent / doué / etc. En fait, c’était incroyable de constater à quel point leur contact était agréable, parce qu’elles me renvoyaient ce qu’il y avait de meilleur en moi.

Ce n’était absolument pas de la flatterie, ni de la complaisance. Simplement, ils remarquaient mes plus grandes qualités, et mentionnaient trés subtilement à quel point elles leurs plaisaient.

Récapitulons donc. Le premier point, c’est de s’intéresser sincèrement aux autres. Sincèrement signifie que vous ne pourrez pas faire illusion, à moins d’être un trés grand acteur, et de jouer 24h/24, 7j/7. Acceptez les autres tels qu’ils sont, avec leurs qualités et leurs défauts, et sachez que tout le monde à quelque chose d’intéressant à raconter. Les gens sontintéressants. Si vous ne vous sentez pas intéressé, c’est de votre faute, alors faites un effort.

Soyez sincèrement curieux. Posez des questions sur la vie des autres, leurs passions, leurs projets, leurs rêves, leurs activités, leur métier, leur famille, leurs états d’âmes. Il est trés important de pratiquer une écoute active : soyez attentif et compatissant. Même si la conversation ne semble être qu’un échange de banalités, faites l’effort d’en retenir le contenu principal. Si quelqu’un vous explique un aspect de son métier, ce n’est pas pour que vous l’oubliiez au bout de quelques minutes. S’il vous demandez à quelqu’un s’il est marié, ou s’il a des enfants, vous devrez vous en souvenir pour lui demander des nouvelles de sa famille la prochaine fois que vous le rencontrererez

Ensuite, vous devez faire en sorte que les gens se sentent bien avec vous. Qu’ils se sentent important à votre contact. C’est une compétence trés rare, je ne l’ai rencontré que chez une poignée de personne au cours de ma vie. Elle réclame beaucoup de subtilité, et est difficile à acquérir, mais les effets sont sidérants. En fait, ce n’est ni plus ni moins qu’une manière trés spéciale de faire de compliments. Comment s’y prendre ? Ce sera le sujet d’un prochain article détaillé 😉

Soyez visionnaire

Avez vous déjà essayé de parler en public sur un sujet que vous ne maîtrisiez pas ? Les résultats ont sans doute été assez décevants, non ? Mais avez vous déjà parlé de votre plus grande passion ? De quelque chose qui était réellement important pour vous ? D’un sujet que vous maîtrisiez sur le bout des doigts, dont vous connaissiez les moindres détails ? D’un sujet qui vous emballait, qui vous exaltait, vous transportait ? Je parierai que les réactions furent meilleures.

La passion peut transformer n’importe qui en un Cyrano, dissertant sur son sujet avec une maestria telle qu’il est impossible de ne pas être emballé. Lors d’une conférence, l’orateur le plus intéressant est toujours celui qui est intéressé par ce dont il parle. Cela se sait, parce que cela se sent.

Que vous devisiez sur les timbres, votre collection d’insectes ou vos vacances au ski, du moment que votre sujet vous passionne vraiment, vous parviendrez à entraîner votre auditoire. Un orateur passionné communique une vie incroyable à son sujet, et dégage une énergie puissante qui rayonne autour de lui.

La passion est un excellent moyen de booster son charisme, parce qu’elle confère de la puissance, elle est capable de transformer une personne timide en interlocuteur exaltant. Celui qui est passionné, parce qu’il est extremement intéressé, prend toute l’apparence de quelqu’un d’extremement intéressant, et c’est pourquoi il est capable d’attirer les foules.

Mais plus que la passion, c’est la vision qui confère le plus de charisme. Pensez aux hommes politiques qui haranguent les foules en promettant un monde meilleur. Ce sont leurs visions passionnées et leur faculté à les partager qui ont donné tant de pouvoir à Gandhi et Bill Gates qui, à la base, étaient des hommes somme toute trés communs.

L’aisance relationnelle, la personalité, et même le charisme ne sont que des moyens. Mais la vision est une fin. Des moyens sans fins ne mènent nulle part, et développer son charisme sans avoir de vision, c’est un peu comme sortir la Grosse Bertha pour tuer une mite2.

Vous seriez sûrement surpris de connaître le nombre réel de personnes qui ont des projets à long terme (plus d’1 ou 2 ans). Ça ne fait pas beaucoup. Les gens sont attirés pas les visionnaires, parce qu’ils donnent un sens à leur existence. Ils leur épargne la peine de concevoir leurs propres projets, et leurs fournissent des buts dans la vie.

Si vous avez des projets, que vous êtes prêt à les partager, et savez les « vendre », si vous êtes capable de faire appel à l’imaginaire des gens pour leur prédire ce qu’ils désirent le plus, vous détiendrez sur eux un pouvoir fabuleux, et les effets pour votre charisme seront extraordinaire. Vous deviendrez un leader, quelqu’un qu’on a envie de suivre, qu’on écoute, et qu’on admire.

Le charisme, c’est un mélange de tout ça

Pour détenir du charisme, il faut un mélange de tous ces éléments. Si vous avez confiance en vous mais que vous ne vous intéressez pas aux autres, ou si vous avez une vision mais êtes incapable de communiquer, vous ne deviendrez pas charismatique.

Vous voulez devenir celui qu’on admire, qu’on écoute, qu’on respecte, et dont on recherche la compagnie ? Et bien, au boulot !

  1. à supposer que vous soyez visible pour de bonnes raisons. Si vous vous faites remarquer parce que vous êtes bourré et vomissez partout, ça ne marchera pas. []
  2. J’ai emprunté cette expression à un pote, finissez vite de la lire que je puisse la lui rendre, merci []
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Développement personnel Sculpture de Soi

Physiologie et état d’esprit

De nos jours, pratiquement tout le monde sait que notre état d’esprit a une influence sur la posture que nous adoptons. Regardez vous la prochaine fois que vous serez déprimé. Vous vous verrez courbé, replié, vous marcherez en traînant des pieds et en regardant par terre. En revanche, lorsque vous êtes joyeux, vous vous déplacez d’un pas alerte, vous vous tenez droit, le torse bombé, et votre regard se porte au dessus de l’horizon.

En fait, votre esprit influence tout votre corps, vos expressions faciales, vos mouvements, votre respiration, votre maintien, etc. D’où les expressions « S’effondrer de tristesse », « Sauter de joie », etc.

En revanche, ce qui est moins connu, c’est que votre état corporel influe lui aussi directement vos émotions. En fait, s’il est impossible de ressentir une émotion sans voir un changement sur la physiologie, il est inversement vrai qu’il est impossible de changer sa physiologie sans répercussions sur l’état d’esprit.

Si vous recherchez un moyen simple, rapide et efficace de manipuler le ressenti de vos émotions, en voici un : Il vous suffit d’adopter la physiologique caractéristique d’un état interne, et cet état sera bientôt le votre.

Lutter contre le stress, la fatigue ou la déprime

Lorsque vous êtes déprimé, votre corps s’affaisse, vos épaules tombent, vous courbez la tête et votre regard se dirige vers le sol, vous respirez faiblement, vos mouvements sont ralentis et peu marqués.

La prochaine fois que cela vous arrivera, tentez l’expérience suivante : adoptez la posture de quelqu’un plein de vigueur et d’optimisme. Tenez vous droit, rejetez les épaules en arrière, redressez la tête et regardez au loin, au dessus de l’horizon. Respirez profondément, et même si vous n’en avez pas la moindre envie, souriez jusqu’aux oreilles. Marchez quelques instants d’un pas vif. Vos mouvements doivent être souples, fluides et puissants.

Je veux bien être pendu si vous ne sentez absolument aucune amélioration de votre état. Normalement, presque immédiatement, votre vision du monde sera transformée et deviendra moins noire et pessimiste. Votre sentiment d’inutilité et de renoncement s’estompera, pour laisser place à une envie de sourire réellement.

Bien entendu, je ne dis pas que toute trace de tristesse disparaîtra. Simplement, vous pouvez êtes certain que votre manière de percevoir le monde deviendra un peu moins négative.

Même si vous êtes complètement déprimé, au bout du rouleau, le fait de sourire jusqu’aux oreilles vous fera vous sentir mieux. Cela peut paraître stupide, mais c’est un fait.

Si vous souffrez de stress, prenez quelques secondes pour passer en revue mentalement les muscles de votre corps. Vous vous aperceverez qu’ils sont durs et inutilement tendus. Essayez de relâcher les épaules et le cou, au besoin massez les, et faites quelques étirements. Dés que votre corps sera moins tendu, vous même vous sentirez beaucoup moins stressé.

Si vous ressentez une forte fatigue, comportez vous comme si vous débordiez d’énergie. Adoptez la position que vous prenez lorsque vous vous levez en pleine forme le matin. Parlez d’une voix forte, bien timbrée et rythmée, redressez la tête, tenez vous droit, et vous verrez l’énergie vous revenir petit à petit.

L’effet d’incorporation

Vous qui me lisez, peut-être doutez vous qu’une simple posture puisse exercer autant d’influence sur l’état d’esprit ? Je n’ai qu’une recommandation : faites l’expérience. Là, tout de suite, levez-vous, et adoptez la posture d’une personne pleine de pouvoir et de puissance, fière et sûre d’elle. Vous constaterez qu’à ce moment précis, votre confiance en vous devrait nettement s’améliorer..

Sachez que la relation entre état physiologique et état mental à été mise en évidence par des psychologues1, qui lui ont donné le nom d’effet d’incorporation (ça, c’est pour que vous puissiez frimer en soirée).

Dans son livre pouvoir illimité, Anthony Robbins explique qu’en adoptant exactement le même état physiologique qu’une autre personne, il parvient même à ressentir les mêmes choses qu’elle.

Si vous voulez adapter votre physiologie, voici les éléments à prendre ne compte :

  • La posture globale, le maintien : Êtes vous debout, assis, couché ? Vous tenez vous droit ou courbé ? Comment est votre port de tête ? Cessez de regarder vos pieds, l’idéal est de vous tenir droit, les épaules en arrière, le regard portant loin vers l’horizon.
  • L’allure : C’est la manière dont vous marchez et vous déplacez. Ne traînez plus des pieds, marchez d’un pas vif et alerte.
  • La respiration : Une respiration profonde est bénéfique, elle aide à la circulation de l’air dans le sang, oxygène les muscles et favorise la digestion.
  • L’expression faciale : C’est là qu’il est le plus facile de lire les émotions, alors, n’oubliez l’importance de la bonne humeur.
  • Les gestes : Vos gestes ne doivent plus être saccadés, ou nerveux. Adoptez des mouvements souples, amples, et précis.

J’espère vous avoir convaincu de l’influence que peut avoir votre physiologie sur votre état d’esprit. Alors, si vous ne vous sentez pas bien dans votre tête, essayez déjà d’être mieux dans votre peau. Comment faire ? Cela sera traité dans un autre article 😉

  1. Strack, Martin et Stepper en 1988, Stepper et Strack en 1993, Tom, Petterson, Lauu, Burton et Cook en 1991, etc. []
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Le guide du rasage

Cet article s’adresse aux hommes, aux vrais, et notamment aux adultes pubères, heureux possesseurs d’une capilarité pleinement développée. Attendez mesdames ! Ne partez pas si vite ! Je suis sûr que vous trouverez tout de même une ou deux choses intéressantes pour vous. Vous allez comprendre trés bientôt.

Je vais parler d’un acte quotidien et fort répandu, j’ai nommé le rasage. Aujourd’hui, tout le monde ou presque se sert de rasoirs jetables et de mousse en bombe pour se raser tous les matins. J’ai moi même commencé ainsi.

Les inconvéniants des rasoirs jetables

Si ces accessoires sont si répandus, c’est sans doute qu’il sont trés pratiques. Une pression, et hop ! De la mousse à disposition. On sort le rasoir du paquet et hop ! Paré à raser, capitaine !

L’ennui, c’est qu’en dehors des aspects pratique et rapide si attractifs, rasoirs jetables et mousse en bombe présentent de nombreux inconvéniants :

  • C’est cher ! Je n’ai jamais vraiment calculé en détail, mais les rasoirs jetables reviennent vite cher. Bien entendu, il existe des qualités différentes, mais si on ne veut pas se passer la barbe à la rape à fromage tous les matins, et bénéficier d’un minimum de confort, il faut y mettre le prix.
  • Ca pollue : Un rasoir jetable, comme son nom l’indique, ça se jette. Imaginez que vous vous rasiez tous les jours pendant toute votre vie. Cela représente un bon paquet de rasoirs en plastique qui partent dans la nature. S’ils ne sont pas recyclé, bonjour les dégâts. Pareil pour les bombes de mousse à raser, qui se rajoutent à nos déchets déjà trop nombreux.
  • L’efficacité est limitée : Et oui, le truc, c’est que la plupart des rasoir jetables disposent d’une petite bande lubrifiante qui passe sur la peau juste après les lames. Vous pouvez alors avoir l’impression que le rasage est trés efficace puisque votre peau vous paraît lisse. Je vous assure qu’il n’en est rien.Personnellement, si je me rase le matin avec un jetable, le soir, je suis déjà rapeux comme du papier de verre. D’autres systèmes sont bien plus efficaces, et permettent de garder la peau douce au moins une journée complète.
  • C’est crade : Il est horriblement difficile de nettoyer un jetable. Vous pouvez le passer sous l’eau, il restera toujours des poils coincés sous la lame. C’est trés personnel, mais j’ai horreur de ça 🙂 Quand à la bombe, son tube s’encrasse, et au bout de quelques jours, on se retrouve avec un paquet de vieille mousse dans le bouchon.

Il existe de nombreuses alternatives aux rasoirs jetables. Certaines sont trés peu utilisées. D’autres ont complètement disparues. Je ne les ai pas toutes testées, mais j’en ai tout de même retenu deux intéressantes.

Le coupe-choux

Vous souvenez vous de ces vénérables lames qu’utilisaient les barbiers jadis ? Vous en avez peut-être déjà vu dans quelque western ? Encore utilisé chez les coiffeurs et les barbiers, le coupe-choux est un rasoir à lame unique, laquelle se replie pour rentrer dans le manche. Admirez l’image si vous ne voyez toujours pas de quoi je parle.

L’avantage de ce type de rasoir, c’est qu’il ne laisse absolument aucune chance au poil. Le coupe-choux procure tout simplement le meilleur rasage possible, et jamais vous n’aurez la peau aussi douce. Il m’est arrivé de garder la peau lisse deux jours entiers après en avoir utilisé un.

Autre avantage du coupe-choux : si vous en prenez soin, vous pourrez le garder toute votre vie. Une fois acheté, vous n’aurez plus guère de frais que le matériel d’entretien. Pas de déchet, rien à jeter, le coupe-choux est parfaitement écolo, et assez abordable sur le long terme.

Ajoutons qu’il s’agit d’un objet de grande classe. Le manche peut-être en bois et acier, ou en corne, et la lame imposante est souvent décorée. Si vous avez l’occasion de voir un vrai coup-choux, vous verrez qu’il s’agit d’un objet vénérable, preque une oeuvre d’art. Cela peut paraître stupide à lire, mais si vous faites réellement l’expérience d’en utiliser un un jour, vous comprendrez de quoi je parle.

Le coupe-choux est un objet imprégné d’histoire, qui rappelle à nous des souvenirs enfouis, une atmosphère empreinte de nostalgie, de films en noir et blanc, de respect des valeurs et de bon vieux temps. A l’inverse d’un rasoir jetable, simple objet remplaçable et échangeable, chaque coupe-choux possède son identité et son histoire. En utilisant un coupe-choux, vous réintroduirez dans votre famille le rituel ancestral qui consistait pour les pères à apprendre aux fils à se raser.

Vous avez déjà vu un jetable avec une histoire ? Avez vous déjà eu besoin d’enseigner à quelqu’un à utiliser un jetable ? Bref ! Tout ça pour dire qu’avec un coupe-choux, vous pourrez vous la péter grave !

Inconvéniants du coup-choux

Le coupe-choux possède de réelles qualités, mais il faudra les payer. Tout d’abord, sachez que son maniement est loin d’être aisé. Il vous faudra de nombreuses heures de pratiques avant de maîtriser son utilisation, et d’être capable de vous raser sans vous entailler le visgage.

Et oui, la moindre erreur sera immédiatement sanctionnée : coupure ! Et profonde, encore. Le coupe-choux peut-être dangereux, et il est possible de se couper assez profondément avec, étant donné que la lame n’est pas protégée.

Dans tous les cas, un rasage au coupe-choux prend du temps. La précipitation n’a pas sa place, et il faudra compter au moins une bonne demi-heure pour une séance complète.

Et puis un tel rasoir demande de l’entretien. Il faudra régulièrement l’affuter au moyen d’une pierre à aiguiser ou d’un cuir, et il faudra s’assurer que la lame reste propre pour qu’elle ne s’abîme pas.

Je dois avouer que ces inconvéniants ont fini par avoir raison de ma motivation, et après quelques semaines d’utilisation, j’ai fini par essayer un autre type de rasoir.

Le rasoir de sécurité

Après avoir abandonné le coupe-choux, je me suis rabattu sur le rasoir de sécurité à lame interchangeable à double tranchant (cf. photo) C’est à ma connaissance la solution présentant le meilleur rapport entre efficacité, efficience, sécurité, rapidité, écologie, et prix.

Ce type de rasoir possède un manche fixe surmonté d’une sorte de capuchon dévissable, et comme son nom l’indique, seule la lame doit être changée. Cette opération se fait de la manière la plus simple possible : on dévisse, on enlève l’ancienne lame, on met la nouvelle, on revisse, et voilà. Vous n’aurez donc plus besoin de passer des heures à entretenir votre rasoir.

Si le coupe-choux demeure le leader incontesté dans ce domaine, ce rasoir fourni tout de même un rasage de qualité sans commune mesure avec un jetable. Et si le risque de coupure reste un tout petit peu plus élevé, il reste indéniablement plus sûr que le coupe-choux. Et fini les poils coincés dans la microscopique lame. On dévisse un petit coup, on rince, et c’est tout propre.

De plus, quand un jetable s’essoufle au bout d’un ou deux rasages, les lames interchangeables sont beaucoup plus resistantes. Il m’est arrivé de me raser plus de dix fois avec une même lame, sans perte de confort notable. Du coup, le rasoir à lame interchangeable produit moins de déchets, et est beaucoup plus écologique.

Enfin, s’il est moins prestigieux qu’un coupe-choux, un tel rasoir reste un objet que l’on peut conserver longtemps, et conserve une certaine identité. Pour info, mon rasoir actuel appartenait au grand-père de ma dulcinée. C’est dire s’il a vécu.

Je suis réellement convaincu que ce type de rasoir est celui qui me convient le mieux. Cela dit, si le choix du rasoir est important, cela n’est pas la seule manière de modifier vos habitudes de rasage. Voici quelques conseils qui vous permettront de gagner en confort.

Utilisez un savon et un blaireau

Si vous ne deviez suivre qu’un conseil, ce serait celui-ci : remplacez votre bombe de mousse à raser par un blaireau et un savon à barbe. Je n’ai jamais vraiment apprécié la mousse en bombe. Son utilisation suppose que vous l’étaliez sur vos mains, et j’avais tendance à en mettre un petit peu partout.

L’utilisation du blaireau change tout. Le matin, au lieu de devoir saisir à pleine main la froide et impersonnelle bombonne, au lieu de vous tartiner les mains de mousse disgracieuse et peu pratique, vous aurez le plaisir de garder vos doigts propres et disponibles tout en sentant avec délice la caresse soyeuse des poils du sympathique mustélidé masser vos poils en douceur. C’est une sensation trés agréable.

Lorsque vous étalez du savon à barbe à l’aide de votre blaireau, vous massez le poil ainsi que la peau, et vous facilitez le rasage tout en diminuant le risque de coupures. De plus, les mouvements du blaireau contribuent à se débarasser des peaux mortes, et augmentent l’efficacité du rasage. Enfin, les poils sont relevés, et ils devient plus facile de les raser net. Comme le dit le proverbe : « Barbe bien savonnée est à moitiée rasée ».

Je vous déconseille d’acheter un blaireau synthétique à 5€ que l’on trouve en supermarché. Vous allez vous coller des poils partout, et ce ne sera pas confortable. Un vrai blaireau qui se respecte doit être en vrai poils de vrais blaireaux (d’où le nom, pour ceux que se demandaient). Ensuite, il existe différentes qualités, mais compter 50€ pour un bon blaireau. C’est un investissement, un bon blaireau se garde longtemps. La maque Plisson, par exemple, à fait ses preuve depuis belle lurette, et était déjà utilisée par de Gaulle ou Napoléon. De même, préférez un savon spécial conçu explicitement pour cet usage.

Une fois utilisé, le blaireau doit être rincé, et surtout rangé la tête en bas. Cela permettra à l’eau de couler, et vous éviterez de voir moisir votre blaireau.

Utilisez une pierre d’alun

La pierre d’alun est un minéral naturel que l’on trouve sous forme de pierre blanche légèrement translucide. On l’utilise en la passant sur la peau après le rasage. Les effets bénéfiques sont nombreux.

La pierre d’alun permet d’hydrater et d’adoucir la peau, et surtout de calmer le feu du rasoir. C’est à dire que si votre peau est irritée après le rasage, un passage de la pierre calmera les brûlures. Elle va même cautériser les coupures en stopper les saignements. Enfin, elle empêchera l’apparition de petits boutons suite aux micro-coupures.

La pierre d’alun est totalement naturelle, antiallergique, non polluante, efficace, et pas chère. Ce serait bête de s’en priver, non ? En bonus, elle peut même servir de déodorant, puisqu’elle empêche la formation d’odeurs sans arrêter la transpiration.

Utilisez de bonnes lames

A la base, j’utilisais des lames Gilettes trés classiques. Il s’est avéré que des lames d’autres marques étaient de bien meilleurs qualités. Maintenant, j’utilise la marque Merkur (cf. photo plus haut). Je recommande de tester plusieurs lames pour choisir celle qui vous convient le mieux.

Rasez vous au bon moment

Vous avez sûrement remarqué qu’il est trés dur de se raser le soir. Faites l’expérience. Lorsque vous vous rasez le matin, tout se passe bien. Mais en fin de journée, vous serez beaucoup plus sensibles aux coupures et aux irritations.

Cela vient du fait que votre peau se fatigue durant la journée. Pour un plus grand confort, mieux vaut donc se raser au saut du lit. Si vous devez vous raser le soir, prenez une douche juste avant pour assouplir la peau, et massez vous longuement au blaireau.

Connaissez les caractéristiques de votre barbe

Après plusieurs tentatives, j’ai remarqué que mon rasage était plus efficace et plus confortable avec deux passages : le premier dans le sens du poil, et le second dans le sens inverse du poil.

Je commence donc par raser entièrement mon visage en suivant scrupuleusement le sens du poil, puis je rince, je réétale du savon, et je recommence dans le sens inverse. Sachez tout de même que j’ai une barbe dure, et que je ne me rase qu’un jour sur deux environ.

Si votre barbe est plus douce, peut être qu’un passage vous suffira, à vous d’expérimenter. Tout ceci nécessite tout de même que vous connaissiez parfaitement l’orientation de votre barbe, c’est à dire le sens dans lequel pousse vos poils.

Pour ma part, je me suis rasé pendant des années avec un jetable sans y prendre vraiment garde. Ce n’est que lorsque je me suis mis au coupe-choux que j’ai étudié ma barbe de plus près. J’ai par exemple constaté que ma barbe n’est pas symétrique, et j’ai dû en tenir compte pour mon rasage. Vous aussi, faites cette étude si ce n’est déjà fait. Vérifiez l’orientation des poils, et leur dureté. Vous y gagnerez en confort et en efficacité.

Où trouver tous ces accessoires ?

Depuis tout à l’heure, je parle de rasoir, de blaireau, de pierre d’alun, etc. Mais où trouver tout ça ? Pour tout ce qui est rasoirs et lames, rendez vous dans une coutellerie. Normalement, vous devriez trouver votre bonheur sans trop de problèmes.

Pour le savon, si la coutellerie n’en vends pas, vous pouvez tenter d’aller faire un petit tour à la pharmacie.

Pour la pierre d’alun, le principal fournisseur est le laboratoire Osma, et vous pourrez en trouver dans des pharmacies de la chaîne Parashop, dans les grands centres commerciaux.

J’espère que comme moi, vous prendrez le temps de définir le rasage le mieux adapté pour vous. N’oubliez pas que vous allez probablement vous raser presque tous les jours, toute votre vie, et quelques heures de réflexion et de tests vous feront sûrement gagner beaucoup de confort, et économiser pas mal d’argent.