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Le guide ultime du travailleur à domicile

Le télétravail est à la mode. De plus en plus de personnes, dégoûtées par les embouteillages et souhaitant profiter de la vie au maximum, voudraient commencer le travail à domicile. Vous aussi, peut-être ? Quels sont les bénéfices du travail à domicile ? Comment se lancer, ou convaincre son employeur ? Quel fonctionnement adopter, et outils utiliser ? Comment rester motivé et ne pas sombrer dans la solitude et l’isolement ?

Moi même travailleur à domicile depuis de nombreuses années, d’abord en tant qu’employé puis en indépendant, je vous ai concocté ce guide dans lequel vous trouverez les réponses à vos questions.

Pourquoi travailler à domicile

Pourquoi travailler à domicile ? Nous avons tous des raisons différentes. Pour ma part, je me suis lancé parce que je voulais être maître de mon emploi du temps et de mes horaires. D’autres le feront pour éviter les embouteillages ou le temps de transport. En fait, les bonnes raisons ne manquent pas pour avoir envie de travailler à domicile.

  • Maîtriser ses horaires et son emploi du temps
  • Perdre moins de temps dans les transports
  • Éviter le stress des embouteillages ou des transports en commun
  • Être autonome dans son organisation
  • Profiter du confort de votre domicile
  • Passer plus de temps avec votre famille / vos enfants
  • Éviter les petits-chefs et les collègues désagréables
  • Pouvoir travailler sans être interrompu
  • Polluer moins
  • Pouvoir travailler dans des endroits farfelues ou différents
  • Éviter la routine
  • Travailler avec des entreprises étrangères
  • Ne plus être obligé de déménager en cas de délocalisation

Excitant, non ? Mais attention, loin du fantasme, le travail à domicile ne représente pas que des avantages. Derrière se cachent également des contraintes et des risques qu’il faut bien évaluer avant de se lancer, sous peine de déchanter trés vite. J’en parle un peu plus bas.

Le télétravail est-il pour moi ?

La bonne nouvelle, c’est que le travail à domicile n’est pas réservé à quelques cas exceptionnels. Même si la France est trés en retard dans son adoption du travail à distance, d’autres pays ont intégré cette pratique de manière beaucoup plus importante. En Finlande et en Belgique, par exemple, le taux de télétravailleurs dépasse les 30%. De plus, grâce aux technologies de l’information, il n’a jamais été aussi facile d’effectuer un travail à distance tout en restant en contact avec son équipe ou ses managers.

À part pour les métiers qui réclament nécessairement votre présence physique, les obstacles au travail à domicile sont surtout dans votre tête. En fait, si vous avez un emploi de bureau, un métier de création intellectuelle, ou travaillez derrière un ordinateur, vous êtes un bon candidat au travail à distance.

Mais même si vous aviez la possibilité de travailler à domicile, est-ce que cela vous conviendrait vraiment ? Aurez-vous la discipline pour vous lever tous les matins ? Saurez-vous éviter le piège de l’isolement ? Pourrez-vous garder votre bonne humeur sans collègues avec qui prendre votre pause-café ? Êtes-vous capable d’être autonome et de vous organiser ? Pourrez-vous maîtriser les outils informatiques qui vous permettront de rester en contact avec vos clients ou collègues ?

Encore une fois, je ne dis pas ça pour vous décourager. Mais pour les nouveaux travailleurs à domicile, constater l’écart entre le fantasme et la réalité est parfois douloureux, et mieux vaut s’y préparer.

Si vous pensez encore que le télétravail est pour vous, félicitations. Nous allons maintenant voir comment nous lancer.

Travail à domicile, comment se lancer ?

Il y a plusieurs solutions à étudier pour celui qui veut se lancer dans le travail à domicile. La méthode la plus radicale, c’est de devenir indépendant. Beaucoup de professions libérales ne prennent pas la peine de payer un loyer pour un bureau et travaillent à domicile avec joie.

Mais vous n’êtes pas obligé de vous mettre à votre compte pour bosser de chez vous. Les employeurs sont de plus en plus sensibilisés au télétravail, et vous pouvez trés bien négocier un accord de travail à distance avec vos responsables.

Par ailleurs, travailler à domicile ne signifie pas forcément que vous ne mettrez plus les pieds dans l’entreprise. Si vous démarrez le télétravail dans le cadre de votre emploi actuel, il est tout à fait possible (et même recommandé) de commencer par du temps partiel. Pourquoi ne pas commencer par une journée, le mercredi ou le vendredi ? Si l’expérience est concluante, vous pourrez l’étendre à un mi-temps, voire plus en fonction de vos envies et de vos contraintes.

Attention, il faut savoir que ce n’est pas parce que vous êtes télétravailleur que votre statut change. Seul votre lieu de travail est modifié, vous continuez à disposer des mêmes droits que les autres salariés : salaire, congés, formations, durée de travail, etc.

Il existe aussi une solution intermédiaire, qui consiste à travailler à temps partiel, et à créer une activité à côté, par exemple sous le statut d’auto-entrepreneur. Cela dit, créer une entreprise ne doit pas s’entreprendre à la légère. Si votre seul but est de pouvoir bosser depuis chez vous, cette solution est à rejeter.

Enfin, méfiez vous des employeurs filous qui vous demanderont d’adopter vous même le statut d’auto-entrepreneur et de leur facturer votre salaire. Cette pratique est illégale, il s’agit de salariat déguisé, et est totalement déloyale à votre égard. Si votre employeur a l’outrecuidance de vous faire cette proposition, riez-lui au nez et menacez de lui coller une inspection du travail aux fesses, cela devrait le calmer. En fait, appelez quand même l’inspection du travail, car d’autres collègues, qui ne lisent pas Palsambleu, se sont peut-être laissé avoir avant vous.

Convaincre votre employeur de vous laisser travailler à distance

Il faut savoir qu’en France, le télétravail pour les salariés est réglementé. Voici quelques règles qui devront être respectées dans le cadre de la mise en place de votre accord de télétravail :

  • Vous restez salarié de l’entreprise
  • Vous avez les mêmes droits que les autres salariés
  • Vous devez recevoir une charge de travail équivalente à cele des autres employés
  • Le télétravail s’exerce sur la base du volontariat pour les deux parties, ce qui signifie que votre employeur ne peut pas vous forcer à travailler à distance
  • Avec réversibilité possible pour chacun, ce qui signifie que vous ou votre employeur pouvez décider d’annuler votre accord de télétravail à tout moment
  • Votre employeur doit vous former, et vous rencontrer régulièrement
  • Votre employeur assume vos frais professionnels

Vient maintenant la partie la plus difficile : convaincre votre employeur. Si celui-ci est sensibilisé au télétravail, cela devrait bien se passer. Mais s’il est de la vieille école, vous allez devoir négocier finement pour tirer votre épingle du jeu. Attendez-vous à trois objections principales de sa part :

  1. Peur d’une baisse de votre productivité
  2. Peur de la perte de contrôle et de difficultés de management
  3. Peur de votre isolement

Voici les bons arguments pour convaincre et rassurer votre employeur.

1) Peur de la baisse de votre productivité

Beaucoup d’employeurs ont peur que leurs employés travaillant à domicile se laissent distraire ou se relâchent, et deviennent moins productifs. Voici quelques éléments à mettre en avant pour contrer cette objection.

D’abord, sachez qu’une étude réalisée par l’Institut de Médecine Environnementale (IME), montre que la productivité au travail diminue directement dés que le stress augmente. En d’autres termes, le bon stress n’existe pas. N’hésitez pas à mettre en avant à quel point vous seriez moins stressé, et donc plus productif, en travaillent à domicile.

D’autres recherches montrent la quantité d’interruptions que nous subissons chaque jour, et le temps passé à se replonger dans une activité ensuite. À domicile, le nombre d’interruptions sera beaucoup moins important, et votre productivité s’en ressentira trés fortement.

Expliquez que les fois ou vous avez du travailler à domicile (maladie, problèmes de transport, etc.) vous vous êtes senti beacoup plus productifs et avez abattu une somme de travail considérable, et que vous aimeriez bien retenter l’expérience.

Enfin, proposez à votre employeur de définir ensemble des mesures concrètes de contrôle de votre productivité, et de définir une période de test de deux ou trois mois pendant laquelle vous travaillerez à domicile un jour par semaine. Évidemment, vous prendrez soin, durant cette fameuse période, de vous défoncer au travail pour que les chiffres soient sans équivoque : à la maison, vous êtes vraiment plus productif et efficace. Mis devant le fait accompli, il faudra à votre manager beaucoup de mauvaise foi pour refuser la prolongation de cette expérience.

2) Peur de la perte de contrôle

Beaucoup de managers ne sont pas trés à l’aise avec le management par objectif, et préfèrent pratiquer le contrôle permanent présentiel. En clair, ils n’osent pas laisser à leurs subordonnés l’autonomie d’atteindre les objectifs qu’ils leurs fixent, et préfèrent leur confier des tâches au coup par coup.

Proposez à votre employeur de vous fixer des objectifs clairs pour chaque journée que vous passerez à travailler chez vous. Expliquez que votre poste de travail sera configuré pour que vous soyiez joignable à tout moment, et définissez là encore des mesures concrètes de contrôle de votre productivité.

Montrez à votre manager les avantages que lui va en retirer : au lieu de perdre des heures à être sur votre dos, il lui suffira de vous confier quelques objectifs, et de s’assurer qu’ils ont bien été atteints. Que de temps et d’efficacité gagnés.

Enfin, insistez sur le fait que l’accord de télétravail peut être interrompu à tout moment sur sa décision, et que par conséquent le risque est minime.

3) Peur de votre isolement

Comme nous le verrons plus loin, l’isolement est l’un des plus gros risques qui guettent le travailleur à domicile, et les employeurs en sont en général conscient. Il y a toutes les chances pour que votre manager refuse votre accord de télétravail par peur que vous vous déconnectiez de l’entreprise et de vos collègues.

Là encore, proposez une expérience sur un temps prédéterminé, et expliquez par quels moyens vous allez rester en contact avec l’entreprise (voire plus loin). Insistez également sur le fait que vous souhaitez de toute manière pouvoir être présent dans l’entreprise au moins un jour par semaine, pour rencontrer vos collègues de visu et faire régulièrement le point sur votre situation. Je vous conseille de choisir le vendredi, car les vendredis sont toujours plus cool que les autres jours de la semaine.

Les outils à utiliser

Ça-y-est ! Vous avez décidé de devenir télétravailleur, et vous avez convaincu votre employeur. Nous allons maintenant jeter un petit coup d’œil aux outils que vous pouvez utiliser pour rester en contact avec vos collègues et travailler hors de l’entreprise. Si vous n’êtes pas le premier télétravailleur de votre entreprise, les chances sont grandes pour que des outils de travail à distance soient déjà en place, vous n’avez plus qu’à vous former à les utiliser. Mais si vous défrichez le terrain, il est intéressant d’avoir une liste d’outils pour démarrer.

Attention, de nouveaux outils naissent et meurent chaque jour, et d’innombrables logiciels existent pour tous les besoins. Renseignez-vous autour de vous, avant de faire votre choix.

Travailler n’importe où, tout simplement

Même si vous pouvez travailler de chez vous depuis n’importe quel bon vieux pc, je vous recommande d’utiliser un ordinateur portable dés le départ. Cela vous permettra de pouvoir effectivement travailler n’importe où sans avoir à reconfigurer votre poste de travail à chaque fois. En déplacement professionnel, dans le train ou au bar en face, vous serez content d’avoir tous vos outils à disposition.

Par ailleurs, la plupart des smartphones proposent maintenant des fonctionalités de routeurs wifi, c’est à dire que vous pouvez configurer votre téléphone, qui accède au réseau 3g, pour agir comme un modem wifi, et accéder au web même quand aucune borne wifi n’est accessible. Génial, non ?

Stocker, partager et synchroniser des fichiers

Dropbox est un service simple et intuitif qui permet de stocker vos fichiers sur un serveur distant, et de les synchroniser de manière transparente sur différentes machines (y compris des smartphones). Vous aurez également la possibilité de partager des fichiers avec d’autres personnes, de travailler sur des répertoires communs, ou de rendre des fichiers publics et accessibles via n’importe quel navigateur. Le service est gratuit jusqu’à 2 go d’espace disque. Dropbox fournit également un service dédié spécifiquement aux entreprises, avec une gestion plus fine des équipes, une sécurité renforcée, un plus grand contrôle sur la gestion des partages de fichier, plus d’espace disque, etc.

Avant d’utiliser ce genre de service, vérifiez toutefois que vous ne violez pas la politique de confidentialité de votre entreprise.

Rester en contact

Bien sûr, les forfaits téléphoniques sont beaucoup moins onéreux aujourd’hui, mais rien de tel qu’un véritable outil de vidéo-conférence pour ne pas perdre de vue vos collègues et responsables, et rester joignable en cas de besoin. De nombreuses alternatives existent, mais Skype reste la plus répandue. Grâce à cet outil, vous aurez la possibilité de chatter ou de passer de véritables coups de fil, et même d’avoir de la vidéo si vous disposez d’une bonne webcam.

Je vous recommande également d’investir dans un bon casque micro, pour bénéficier d’une qualité de transmission suffisante.

Collaborer à distance

Il existe de nombreux outils qui permettent aux équipes dispersées de centraliser la gestion d’un projet commun. L’un des plus récents, et qui offre des fonctionnalités trés intéressantes, est Trello. Trello est un outil de gestion de projet collaboratif qui peut être assigné pour assigner des tâches à différentes personnes, à indiquer qui travaille sur quoi, partager des fichiers et des calendriers, gérer des deadlines. Il est de plus trés visuel et intuitif, ce qui facilite grandement son adoption.

Emails, calendriers, documents, etc.

Peut-être avez-vous l’habitude d’utiliser Gmail pour gérer votre messagerie, ou Google docs pour écrire des documents. Savez-vous que vous pouvez utiliser ces outils pour le compte de votre entreprise ? Google propose en effet des services d’intégration afin que vous puissiez utiliser ses applications dans un cadre professionnel.

Il existe de nombreux autres outils en fonction des besoins, tous les lister serait impossible. Toutefois, vous trouverez votre bonheur avec une recherche telle que « outils télétravail » ou « remote working tools ».

Les pièges à éviter

On l’a dit plus tôt, travailler à domicile n’est pas sans risque ni contraintes. S’il n’est pas attentif, le nouveau télétravailleur risque de tomber dans quelques pièges qui pourraient bien le dégoûter de ce qui est pourtant une formidable opportunité. Voici quelques conseils sur les principaux problèmes que vous pourriez rencontrer, et comment les éviter.

Comment ne pas se laisser distraire et rester productif

Lorsqu’on travaille à domicile, l’un des risques est de céder aux nombreuses distractions qui nous entourent et de voir sa productivité fondre comme neige au Soleil. Sans personne pour vous surveiller, il faudra vous discipliner vous-même pour résister aux tentations que constituent télé, musique, livres, jeux vidéos, frigo rempli, chat qui dort, etc.

Si vous avez du mal à rester concentré, un excellent moyen de vous aider à resister, c’est de rendre la tentation difficile à satisfaire. Par exemple, débranchez votre console de jeu, rangez-là dans un carton et enfouissez là au fond d’un placard. Ainsi, vous serez moins tenté de jouer « juste 5 minutes ». Idem, installez un logiciel de contrôle parental qui bloque Facebook, Twitterou tout autre site sur lequel vous avez l’habitude de traîner. Vous y connecter deviendra beaucoup plus contraignant.

Vous pouvez également utiliser la technique du Pomodoro. Elle consiste en l’utilisation d’un minuteur pour alterner des périodes de pause et de temps de travail.

Enfin, vous pouvez vous forcer à travailler moins. Si vous vous laissez beaucoup distraire et terminez votre journée à 18h, pourquoi ne pas décider de bosser au maximum en éliminant toute distraction pour finir à 15 ou 16h ? Vous aurez ensuite le temps de pratiquer toutes les activités de loisir que vous voulez, mais sans la culpabilité associée.

Comment rester motivé et réussir à se lever tous les matins

Votre bureau est à quelques mètres de votre lit. Vous n’avez qu’à chausser vos pantoufles et faire trois pas pour vous y affaler. Aucune contrainte extérieure ne viendra vous forcer à être à votre poste de travail à l’heure prévue. Là encore, votre seule arme contre la perte de motivation et la tentation de la grasse matinée, c’est la self-discipline.

Je vous recommande de vous créer une routine, qui vous aidera à démarrer votre journée à l’heure. Se lever tous les jours à la même heure et suivre le même rituel n’est pas difficile quand c’est une habitude.

Soyez également trés ferme avec vos horaires de travail. Décidez d’une heure après laquelle il n’est pas envisageable que vous ne commenciez à travailler. Profitez-en pour décider d’une heure après laquelle vous ne pourrez pas continuer à travailler.

Convenez avec votre responsable que vous aurez une vidéo-conférence de 5 minutes tous les jours à 9h15 (par exemple) pour définir vos missions et objetifs de la journée. Ainsi, vous serez de toutes manières obligé de vous lever (et de vous habiller).

Comment continuer à distinguer vie professionnelle et vie personnelle

Lorsqu’on travaille chez soi, il est souvent plus difficile de distinguer vie professionnelle et personnelle. Votre bureau n’est jamais qu’à quelques pas, les mails professionnels arrivent sur votre smartphone, y compris les week-ends. Ce n’est pas une situation trés saine.

Il est important que vous arriviez à faire la distinction entre la vie familiale et le boulot, ou chacun de ces aspects risque d’interférer avec l’autre. Commencez par définir clairement une zone de travail physiquement limitée chez vous, qui sera uniquement dédiée à cet emploi. Si vous avez l’espace nécessaire, créez une pièce réservée à votre travail. Sinon, installez votre bureau quelque part, et limitez-y vos activités professionnelles.

Mieux vaut également utiliser deux forfaits téléphonique séparés : un pour le téléphone personnel, un pour le professionnel. Ce dernier sera éteint le soir et week-end, pour vous empêcher de consulter sans cesse appels, sms et emails pros.

Soyez également trés ferme sur vos horaires de début et de fin de travail. Ne prenez pas d’appels persos pendant la journée, et faites comprendre à votre entourage que quand vous bossez, vous bossez.

Comment éviter les parasites qui s’imaginent que vous avez plein de temps libre

Votre entourage, parlons-en, justement. De nombreuses personnes s’imaginent que parce que vous êtes à la maison, vous êtes disponible. Certains membres de votre entourage auront peut-être du mal à comprendre que ce n’est pas parce que vous êtes à domicile que vous n’êtes pas en congé, et ne verront pas le mal à vous interrompre à tout moment pour n’importe quelle raison.

Comme je l’ai dit, vous ne pouvez pas laisser votre vie personnelle trop interférer avec votre travail. Il faut donc bien faire comprendre à ceux qui vous sollicitent que même si vous êtes présent physiquement, vous n’êtes pas disponible. Vous êtes au travail. À vous de poser clairement les limites, et d’en discuter avec ceux qui auraient des difficultés à le comprendre.

Comment ne pas sombrer dans l’isolement

Nous en arrivons maintenant au principal risque encouru par les travailleurs à domicile : l’isolement. Travailler de chez soi veut parfois dire que vous ne verrez personne de toute la journée. Aucun collègue à qui parler. Personne pour échanger les potins récents ou la dernière blague de toto. Personne à qui poser une rapide question technique ou demander une information.

Certaines personnes le vivront sans aucun problème, et trouveront dans cette solitude un moteur de productivité important. Mais pour d’autres, cet isolement sera une grande source de stress et peut vite tourner au cauchemar. Voici quelques conseils pour surmonter ce problème.

D’abord, rappelez vous que vous êtes nomade. Vous n’êtes pas obligé de travailler de chez vous, vous pouvez également vous installer dans un café local, à la bibliothèque, ou dans n’importe quel lieu public qui offre un minimum de confort. Vous pouvez également vous renseigner sur l’existence d’espaces de co-working à proximité de chez vous. De plus en plus nombreux et populaires, ces structures vous proposent un lieu de travail à la carte et partagé moyennant une cotisation qui reste en général trés abordable.

Vous pouvez également inviter ou vous déplacer chez des amis, eux-même télétravailleurs, pour partager une journée de travail chez l’un ou chez l’autre. Si la solitude vous pèse, arrangez-vous au moins pour manger le midi avec des collègues ou connaissances disponibles.

Organisez avec votre responsable des vidéo-conférences régulières, pour rester en contact avec vos collègues et ne pas être laissé de côté. Enfin, si vous êtes indépendant, ne négligez pas de développer votre réseau professionnel : inscrivez-vous à des conférences, suivez des formations, participez à des soirées d’échanges professionnels, rejoignez une association ou un syndicat, etc. Mais surtout, évitez de rester isolé.

N’oubliez pas de vous éclater

Ma dernière recommandation aux nouveaux télétravailleurs sera : « n’oubliez pas de vous éclater ». Des millions de personnes rêveraient d’être dans votre situation, vous avez la possibilité d’accéder à un confort de vie impensable pour les générations précédentes, et les possibilités sont infinies. Ne faites pas l’erreur de considérer votre chance comme quelque chose de banal. Voici quelques idées pour vous donner un peu d’inspiration, mais votre imagination est la seule véritable limite.

Vous pourriez travailler dans des conditions extrèmes : partez en randonnée et sortez votre laptop lorsque vous aurez atteint le point de vue le plus incroyable. Prenez une photo et envoyez-là à vos collègues pour les faire enrager.

Partez en voyage, louez un appartement en Espagne, en Thaïlande, à la montagne ou n’importe où ailleurs, travaillez durant la journée et visitez le soir et le week-end.

Travaillez quand vous en avez envie. Levez-vous tôt pour bénéficier du calme et de la sérénité des premières heures, quand tout le monde dort encore. Ou installez-vous dans un bar bondé avec une bonne chopine à portée de main.

Pliez votre emploi du temps à vos désirs. Passez le mercredi avec vos enfants, et rattrapez votre retard le soir ou le week-end.

Si vous êtes célibataire, ou vivez avec un partenaire également mobile, rendez votre location, et installez vous à l’autre bout du monde, vivez pour quelques euros par jour, et économisez des sommes folles par an, tout en vivant une vie de patachon.

Ou travaillez comme tout le monde, aux horaires de tout le monde, et appréciez pleinement le bonheur de pouvoir siroter votre propre café et de sentir à vos pieds vos pantoufles préférées.

Bref, vous l’aurez compris, les possibilités de profiter de la vie sont énormes ! Le travail à domicile, populaire dans de nombreux pays, n’en est qu’à ses débuts en France. Ne laissez pas quelques obstacles vous démotiver. Vous verrez, le jeu en vaut vraiment la chandelle.

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La semaine de 4 heures, une grande imposture !

Avec des millions d’exemplaires vendus, La semaine de 4 heures de Timothy Ferris est sans doute le livre de développement personnel le plus lu de la planète. Il est d’ailleurs fréquemment cité parmi les meilleurs ouvrages de productivité et de développement personnel.

Pourtant, parmi les nombreux lecteurs de ce bouquin, je ne vois que peu de « nouveaux bienheureux », comme les appelle Tim, qui parviennent à appliquer cette recette avec succès. Le forum du livre est surtout rempli de pauvres ères tentant désespéremment d’atteindre le but fixé par leur maître à penser.

Alors, La semaine de 4 heureslivre brillant, ou géniale arnaque ?

Résumé de La semaine de 4 heures

Pour ceux qui n’ont pas lu le livre, il me parait important d’en faire un petit résumé, afin que nous sachions de quoi on parle.

Ce livre se propose de vous aider à vous organiser pour gagner en un mois, en bossant 4 heures par semaine, ce que vous gagner actuellement en un an, et d’utiliser cette liberté pour vivre la vie de vos rêves sans attendre la retraite. Il introduit le concept de revenu relatif, et explique qu’il vaut mieux gagner 1000€ en bossant 4h que 4000€ en en travaillant 25.

L’ouvrage nous propose ensuite de faire le point sur nos rêves et nos passions, en nous conseillant de voir grand, afin de pouvoir nous organiser pour les vivre dés maintenant.

S’ensuit une longue partie ou Tim nous explique comment améliorer au maximum notre efficience pour nous débarasser de toutes les tâches inutiles, et gagner un maximum de temps : déléguer tout ce qui est possible, louer les services d’assistants, se concentrer sur les tâches à forte valeur ajoutée, refuser les interruptions et se débarrasser du superflu, se couper des flots d’informations inutiles, externaliser au maximum, etc.

L’auteur nous présentera ensuite comment créer une entreprise génératrice de revenus qu’il sera possible d’automatiser afin de ne pas avoir à s’en occuper plus de quelques heures par mois. Il nous offre un mini-cours de marketing afin de tester et lancer des idées d’entreprises à moindre coût.

Enfin, l’auteur expliquera qu’il est important de vivre la vie de ses rêves dés maintenant, en s’accordant des « mini-retraites », et de ne pas attendre d’être riche à millions ou vieux pour s’éclater. Il nous démontre que le travail n’est souvent qu’en remplissage, et que trouver sa véritable voie n’est jamais évident. D’après lui, la liberté n’est pas si facile à apprécier, s’interroger sur le sens de la vie n’en a pas beaucoup (du sens), il faut privilégier l’action à la réflexion, et il faut un temps d’adaptation pour apprendre à profiter pleinement de la vie.

Je précise toutefois que ce court résumé ne rend pas honneur au livre, j’ose espérer que vous me pardonnerez ma concision.

Devenez riche sans rien faire et glandez sous les cocotiers

J’ai une fâcheuse tendance au scepticisme maladif, et j’étais naturellement méfiant au regard de la couverture et du titre du livre, ainsi que des quelques commentaires que j’en avais entendu. On retrouve en effet dans cet ouvrage de nombreuses caractéristiques des livres poubelles qui vous vendent des recettes miracles pour devenir riche en dormant. Jugez plutôt :

  1. la méthode pour créer une entreprise trés rentable parait extrêmement simple et efficace ;
  2. de nombreux témoignages de nouveaux riches parsèment le livre, comme ci ce dernier souffrait d’un sérieux manque de crédibilité à combler ;
  3. l’auteur, qui promet de vous apprendre à devenir riche, est surtout devenu riche en vendant… des livres pour vous apprendre à devenir riche.

Ce genre de caractéristiques me fait tiquer, et allume mon détecteur à bullshit marketing immédiatement. Après lecture du livre, je note deux éléments :

L’un des points clés du livre est qu’il faut créer un business qui rapporte, pour ensuite en simplifier et déléguer au maximum la gestion. Allo ? Créer un business qui rapporte, vous pensez peut-être que ça se fait en une nuit ? C’est évidemment possible, mais ce n’est pas une sinécure. Au contraire, cela représente une charge de travail titanesque. Prétendre que n’importe qui peut se lancer dans ce genre d’aventure facilement, sans connaissances et un minimum de compétences est un mensonge.

L’autre point clé est qu’il est possible d’automatiser cette même entreprise au point que 4 heures par semaine seront suffisantes pour en assurer la pérénité. Là encore, j’aimerais souligner qu’arriver à ce niveau d’automatisation nécessite une expérience et des facultés non négligeables. N’est pas aussi efficace qui veut.

Bref, la méthode décrite est loin d’être une panacée, et ne s’adresse déjà pas à tout le monde.

Partant de ces constats, peut-on dire que le livre est une gigantesque arnaque ? S’est-il vendu si bien à cause de l’étroitesse d’esprit de millions de crédules ? Ce n’est pas ce que je suis en train de dire.

Vous allez vivre la vie de vos rêves, b**el ?

J’avoue avoir été tiraillé entre deux sentiments opposés tout au long de ma lecture. Car malgré mes critiques précédentes, je trouve que les conseils de M. Ferris en matière de marketing sont pétris de bon sens et forts avisés, même s’ils sont plus facile à énoncer qu’à mettre en œuvre.

Mais surtout, au delà de l’aspect « créez un business et vivez vos rêves facilement », il y a un message dans ce livre qui n’est pas inintéressant. Dans son ouvrage, Timothy dénonce cette vieille idée que le travail est une valeur en soi, et qu’il n’est pas condamnable de faire du travail sa raison de vivre. Il propose en fait plusieurs leçons pleines de sagesses. La richesse et la possession ne font pas le bonheur. Ne pas s’identifier à son boulot. Ne pas faire de son travail une activité par défaut. Ne pas se contenter d’une vie banale et médiocre. Ne pas oublier de vivre. Ne pas attendre de vivre, mais agir maintenant sans attendre le bon moment.

Finalement, la qualité du message spirituel délivré dans La semaine de 4 heures n’a pas à rougir devant les meilleurs ouvrages philosophiques.

Tim Ferris, génie du marketing

Que conclure de cette courte revue de l’ouvrage ? On peut penser ce qu’on veut de La semaine de 4 heures, mais il faut reconnaître à Timothy Ferris une qualité : c’est un génie du marketing. Il a su dissimuler son message spirituel de valeur dans un emballage rutilant, commercial et moderne d’ouvrage sur la richesse facile et immédiate pour tous.

La délégation à l’extrême, bosser quatre heures par semaine, ce ne sont que des prétextes, et s’arrêter à ces points serait faire preuve de mauvaise foi, ou passer à côté du véritable message.

Vous ne deviendrez probablement pas riche grâce à cet ouvrage, et je doute que vous puissiez vivre en ne travaillant que 4h par semaines. À vrai dire, je ne doute pas que Tim soit un forcené du travail qui bosse plus d’heures que quiconque lorsqu’un projet l’intéresse. La semaine de 4 heures reste néanmoins un ouvrage plein de valeur, terriblement motivant et exaltant, et transporte un message spirituel profond.

Reste à savoir si le lecteur sera suffisamment avisé pour percevoir le fond par delà la forme.

Avez-vous La semaine de 4h ? Qu’en pensez-vous ?

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Gérez votre stress et arrêtez de courir tout le temps

Je suis sûr que vous adorez le stress. Vous adorez être sous pression, et courir partout du lever au coucher. Vous adorez les jours ou vous êtes tellement surmené que vous n’arrivez pas à trouver 5 minutes pour faire une pause et vous détendre. Vous adorez terminer vos journées de travail comme une grosse pelote de nerfs bien tendus.

Non ? Ah bon !? Vous voulez dire que vous aimeriez bien apprendre à ne plus vivre des journées comme ça ? Ça tombe bien, c’est ce que nous allons voir dans cet article.

Le stress, notre pain quotidien

Je dois bien admettre que parfois, nous menons des vies de dingues.Entre le boulot, les trajets, les gamins, les courses, la maison, on ne s’en sort plus. Nous avons tellement de choses à faire, tant de trucs à penser que la journée passe en un éclair, sans que nous ayions pu prendre une seule minute de repos. C’est le fameux syndrome du « Je n’arrête pas de courir partout ».

Cette pression constante est un facteur de stress important : sans même nous en rendre compte, nous nous épuisons, heure après heure, jour après jour, au risque d’approcher dangeureusement de la falaise du burn-out.

Enfin, je dis nous, je devrais dire vous, parce que pour ma part, il y a longtemps que j’ai appris à éviter ce genre de journée. Je déteste le stress, et j’ai développé de nombreuses stratégies pour en débarrasser ma vie, avec je dois dire un succès assez satisfaisant. Si vous aussi, vous voulez devenir un pro de la gestion du stress, suivez ces quelques conseils.

D’où vient cette sensation de courir tout le temps ?

Cela va peut-être vous surprendre, mais cette sensation d’urgence n’est pas toujours justifiée. Je connais des personnes qui ont cette impression alors qu’ils sont parfaitement improductifs. N’avez vous jamais découvert le soir, alors que vous n’aviez pas arrêté une seconde de la journée, que vous n’aviez finalement « rien eu le temps de faire » ?

À l’inverse, il vous arrive d’abattre des montagnes de travail et de rester serein et détendu le soir. Qu’est-ce que cela signifie ?

Il y a en fait plusieurs causes qui provoquent ce sentiment d’urgence :

  • vous faites trop de choses ;
  • vous faites trop de choses en même temps ;
  • vous ne prenez pas le temps de faire des pauses.

Mettez votre agenda au régime

Première cause du stress de l’urgence : vous en faites trop ! Votre journée ne compte que 24h, votre journée de travail ne compte que 7 ou 8h, et surtout vos ressources mentales ne vous permettent d’être 100% productif que 3 ou 4h par jour. Tenez vous compte de ces limites lorsque vous planifiez votre emploi du temps ?

C’est un constat personnel qui n’a aucune valeur statistique, mais j’ai l’impression que ce sont surtout les femmes qui sont victimes de ce problème : elles veulent à la fois être une super employée, une super maman, une super conjointe, une super maîtresse de maison, etc. Cela représente une montagne de travail quotidienne que beaucoup d’hommes considéreraient comme insurmontable1.

Il faut donc développer des stratégies pour réduire la liste quotidienne des choses à faire. Organisez des roulements entre voisines pour mutualiser les gardes d’enfants à tour de rôle. Exigez de votre homme et de vos enfants qu’ils accomplissent leur part de tâches ménagères2. Soyez un peu moins maniaque quand à la propreté de votre logis (dans une certaine mesure, tout de même). Négociez une journée de travail à domicile avec votre employeur pour économiser sur les temps de trajets. Apprenez à refuser les tâches qui ne vous concernent pas directement. Tout ce qui peut alléger l’emploi du temps est bon à prendre.

Une autre cause de suractivité réside dans la difficulté à faire la différence entre ce qui est important et ce qui est urgent. Parce qu’une tâche est urgente (elle doit être accomplie immédiatement) ne signifie pas nécessairement qu’elle est importante. Nous avons souvent tendance à privilégier les tâches ayant une brève échéance aux tâches vraiment importantes. Se dégager de cette tyrannie permet de se débarrasser de nombreuses tâches parasites.

Enfin, ce qui est important pour les autres n’est pas forcément important pour vous. Il y a peut-être des activités que vous pourriez laisser tomber, pour vous concentrer sur des tâches qui vous permettraient d’avoir une plus grande influence ?

Ces différents points sont le sujet de mon livre de développement personnel préféré, Priorité aux priorités, de Stephen R. Covey, que je vous recommande chaudement.

Forcez vous à ne faire qu’une chose à la fois

Jongler entre différentes tâches est le meilleur moyen de plomber son efficacité, tout en augmentant la charge mentale déployée.

L’attention humaine est mono-tâche. Vous ne pouvez vraiment vous concentrer que sur une seule action complexe en même temps.Chaque fois que vous êtes interrompu pendant un travail complexe, ou chaque fois que vous passez d’une tâche à l’autre, il vous faut quelques secondes à quelques minutes pour parvenir à vous concentrer vraiment sur ce que vous êtes en train de faire.

De plus, le cerveau conserve une trace des tâches non terminées. J’ai lu récemment une étude3 qui expliquait que des garçons de cafés expérimentés étaient capable de mémoriser un nombre impressionnant de commandes en cours. En revanche, ils ne gardaient aucun souvenir des commandes livrées et payées.

Plus vous avez de tâches entamées, plus votre cerveau travaille pour en conserver la trace, ce qui augmente la sensation stressante d’être dépassé. Si vous effectuez une tâche après l’autre, séquentiellement, alors votre esprit est plus disponible, vous êtes plus efficace et moins sous pression.

Si vous avez vraiment du mal à vous organiser pour n’effectuer qu’une seule chose à la fois, vous pouvez étudier diveres méthodes proposées par les gourous de l’efficacité personnelle. La plus célèbre est Getting Things Done (GTD), de David Allen. Cette méthode propose un système complet pour accomplir le plus de choses possibles de la manière la plus efficace. À vous de voir si cela vous convient.

Néanmoins, gardez à l’esprit qu’il est inutile de faire plus si c’est pour faire n’importe quoi. Mieux vaut aller à l’essentiel en simplifiant son emploi du temps, avant de chercher à gagner en productivité « brute ».

Faites des pauses

Soyons honnête : malgré tous ces bons conseils, il est inévitable que certaines journées soient plus remplies que d’autres. À moins de vivre dans une caverne, je doute que le syndrôme de la « journée de fou » puisse être définitivement éliminé. Pour autant, il existe une stratégie qui permet de supporter ce genre de journées relativement sereinement : il suffit de prendre des pauses.

Il existe différents types de pauses. D’abord, la micro-pause. Toutes les 4 ou 5 minutes, ou lors d’un changement de tâche, arrêtez ce que vous êtes en train de faire, fermez les yeux, détendez vous au maximum, et prenez deux ou trois inspirations bien profondes. Cela ne vous prendra pas plus de quelques secondes. Ça n’ai l’air de rien, mais essayez de le faire sur toute la journée, vous m’en direz des nouvelles.

Vient ensuite la pause prolongée. Elle doit durer entre 5 et 15 minutes, c’est la traditionnelle « pause café ». Essayez d’en prendre une en milieu de matinée, et une l’après-midi. Levez-vous, quittez votre poste de travail, déplacez-vous, faites des étirements, massez vous la nuque et les yeux, allez à la fenêtre pour regarder le plus loin possible, et surtout, surtout, ne travaillez pas. Perdre son temps sur Facebook n’est pas non plus une option satisfaisante.

Il peut sembler paradoxal de prendre des pauses alors que vous êtes surchargé. Toutefois, ces pauses sont salutaires, elles permettent de faire redescendre l’adrénaline, la pression et le niveau de stress, et vous permettront de rester efficace au maximum toute la journée.

Il est également important de ménager des périodes de transitions quand vous passez d’une activité à une autre. Par exemple, quand vous quittez le boulot pour rentrer chez vous, ne vous jetez pas immédiatement dans vos tâches ménagères ou les devoirs des enfants. Expliquez à votre famille que vous avez besoin de vous détendre un peu, et que vous serez de nouveau disponible d’ici dix petites minutes, mais pas avant. Profitez de ce moment pour caser une mini-séance de méditation.

Devenez un pro de la gestion du stress

Ces quelques petites stratégies de gestion du stress devraient vous permettre de ne plus subir ce genre de « journées de fou », qui devraient être l’exception et non la règle. Le stress n’est pas une fatalité, et vous n’avez pas à courir partout du matin au soir, même si nous avons souvent du mal à nous persuader que nous ne pouvons pas faire autrement.

Si vous voulez en savoir plus sur la gestion du stress, vous pouvez télécharger notre méthode complète pour en finir avec le stress. Vous y trouverez de nombreux conseils et techniques pour faire du stress un mauvais souvenir.

Au plaisir !

  1. Messieurs, si vous voulez un jour faire pleurer votre femme de bonheur, offrez lui des fleurs en lui expliquant que vous êtes impressionné par la masse de travail qu’elle abat chaque jour, et offrez lui de la soulager et prenant une part plus active aux tâches ménagères. Vous m’en direz des nouvelles. []
  2. La serpillère ou la porte ! []
  3. que je ne retrouve pas quand j’en ai besoin, comme d’habitude []
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Le secret pour tenir ses bonnes résolutions

Après avoir survécu à la fin du monde et aux fêtes de noël, nous voici reparti pour une nouvelle année, pleine de promesses et d’espoirs. Entre le foie gras et les bises piquantes de tatie Marcelle sous le gui, une autre tradition est solidement ancrée dans la période du nouvel an : celle des bonnes résolutions.

« Cette année, c’est décidé, j’arrête de fumer » ou « Cette année, je vais perdre du poids ». Qui n’a jamais entendu ses proches s’engager sur des objectifs aussi ambitieux ? Et surtout, qui n’a jamais cedé à cette pulsion de s’engager à améliorer sa vie ?

Nous savons tous que ce genre d’engagement est plus facile à prendre qu’à tenir, et nombreuses seront les bonnes résolutions qui seront bientôt abandonnées telles un sapin sans aiguilles après les fêtes.

Évidemment, ce ne sera pas le cas des lecteurs de Palsambleu ! Notre bonne résolution cette année sera de tenir nos bonnes résolutions ; voici comment faire.

Le secret de ceux qui tiennent leurs résolutions

Tenir ses bonnes résolutions n’est pas si difficile, quand on connaît le secret que je vous révèle maintenant. En fait, il suffit de ne pas compter sur votre motivation.

Le problème des bonnes résolutions, c’est qu’on les prend pour de mauvaises raisons : parce que c’est la tradition, et qu’on fantasme sur la puissance de notre volonté pour l’année à venir.

Désolé de vous décevoir, mais vous ne serez pas plus motivé pour perdre du poids en 2013 qu’en 2012. Ce genre d’engagement nécessite des actions dans la durée, il ne suffit pas de le décider à un instant T. Et il est trés difficile de rester motivé durant une période de temps trés longue.

Voilà pourquoi les gens qui comptent uniquement sur leur motivation échouent. Il faut utiliser d’autres techniques, que je vais vous expliquer maintenant.

Ne prenez pas de bonnes résolutions

La méthode la plus efficace pour tenir ses bonnes résolutions, c’est assurément de ne pas en prendre ! Cela ne signifie pas qu’il ne faille jamais chercher à s’améliorer, mais pourquoi attendre le nouvel an pour cela ?

Si vous êtes dans une démarche de développement personnel honnête, vous savez qu’il n’y a pas besoin de prétexte pour décider de changer de vie. Par conséquent, soit vous décidez de prendre de bonnes résolutions pour de bonnes raisons, dans une démarche sincère et réfléchie, soit… n’en prenez pas.

Prenez des résolutions réalistes

« Cette année, je vais arrêter de fumer, perdre 20 kilos et devenir ceinture noire de karaté » – Mais bien sûr ! Le meilleur moyen de ne pas tenir ses bonnes résolutions, c’est de prendre des engagements complètement irréalistes.

Il est tellement facile de dire qu’on veut perdre du poids, qu’on oublie facilement que tenir cet engagement est un peu plus difficile. Mieux vaut définir des objectifs réalistes, que vous avez une chance de tenir. Et surtout, évitez de prendre 50 bonnes résolutions en même temps. Concentrez vous sur un objectif, deux maximum, pour éviter de vous disperser.

Définissez des objectifs

Beaucoup de mes amis n’arrivent pas à tenir leurs bonnes résolutions parce qu’ils ne définissent pas d’objectifs concrets. Ils n’ont alors aucun moyen de mesurer leur progrès, aucune cible à atteindre pour diriger leurs efforts. Cela les démotive et ils abandonnent, dépités.

Une bonne résolution devrait correspondre à un objectif concret et mesurable. Ne dites pas « Je veux perdre du poids » mais « Je veux perdre 10 kilos d’ici à l’année prochaine ». Ne dites pas « J’arrête de fumer » mais « Je ne fumerai pas plus de trois cigarettes par jour ».

Découpez alors cet objectif global en objectifs intermédiaires : perdre un kilo en janvier, un en février, etc. Il est plus facile de réaliser plusieurs petits objectifs qu’un seul gros.

D’une part, le fait d’avoir un objectif concret vous motivera, parce que vous aurez une cible à atteindre. Ensuite, le fait d’avoir des objectifs mesurables vous permettra de mesurer vos progrès, et vous donnera des victoires à célébrer, ce qui entretiendra votre motivation.

Engagez vous publiquement

À partir du moment ou vous avez honnêtement et fermement décidé d’un objectif, engagez vous publiquement à le tenir. Parlez-en à votre famille et à vos proches, expliquez leur quelles sont vos bonnes résolutions, et demandez leur de surveiller vos progrès.

Il est beaucoup plus difficile de renoncer quand on s’est engagé auprès de quelqu’un, et il est beaucoup plus gratifiant de progresser quand vous n’êtes pas seul.

Utilisez le pouvoir de l’habitude

Nous avons tous une réserve de volonté et de motivation finie. Vous pourrez peut-être vous empêcher de fumer ou résister aux sucreries pendant quelques jours, mais il est impossible de souffrir ainsi plusieurs mois d’affilé. C’est pour ça qu’il ne faut pas compter sur sa motivation. Au lieu de ça, la méthode la plus efficace pour vous contraindre à faire quelque chose, c’est d’en prendre l’habitude.

Il est trés difficile de se contraindre à aller courir dehors quand il fait froid et gris. Mais si vous avez l’habitude d’aller courir tel jour à telle heure, alors c’est un acte qui ne demande quasiment aucune volonté : vous êtes en pilote automatique.

Pour tenir des bonnes résolutions, il faut donc prendre des habitudes bénéfiques qui vous aideront à atteindre vos objectifs : faire une heure de sport deux fois par semaine, faire des étirements chaque fois que vous avez envie de fumer, que sais-je encore ?

Comment prend-on des habitudes ? Le sujet remplirait un livre à lui seul, mais en général, faire quelque chose 30 jours d’affilé permet d’en prendre l’habitude.

Faites des périodes d’essais de 30 jours, et engagez vous sur des objectifs clairs et temporellement définis : du 15 janvier au 15 février, j’irai courir 30 minutes tous les jours de 7h à 7h30.

Il est plus facile de s’engager sur un tel objectif quand il est limité dans le temps, et une fois les 30 jours passés, l’habitude est prise, il devient beaucoup plus facile de continuer sur sa lancée.

Célébrez vos victoires

Célébrez vos petites victoires est un excellent moyen d’entretenir votre motivation, et c’est aussi pour ça qu’il vous faut des objectifs intermédiaires.

Chaque fois que vous atteignez un objectif, marquez le coup en le célébrant à votre manière : allez au restaurant, offrez vous un cadeau, organisez une soirée, annoncez le à vos amis, etc. Bref, donnez-vous une bonne tape sur l’épaule virtuelle : vous pouvez être fier de vous !

Ainsi, même si à la fin de l’année prochaine, vous n’avez pas tenu parfaitement vos bonnes résolutions, au moins aurez vous rencontré quelques victoires.

Rendez-vous l’année prochaine

Armé de ces bons conseils, je vous donne rendez-vous l’année prochaine pour discuter de vos réussites. Et vous, quelles sont vos bonnes résolutions pour cette année ?

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7 bonnes raisons de devenir indépendant

Si j’en crois mon entourage, nombreux sont ceux qui s’ennuient au boulot. Horaires imposées, collègues stupides et patron con, embouteillages matin et soir. La vie d’employé n’est pas toujours de tout repos.

Avez-vous déjà envisagé de passer à votre compte ? Cela fait en général peur à ceux qui ont été employés toute leur vie. Pourtant, il y a tellement de bonnes raisons de devenir indépendant que de plus en plus d’ex-salariés franchissent le pas. Et pourquoi pas vous ? Voici sept bonnes raisons de devenir indépendants.

1. Vous pouvez travailler à domicile

Après plusieurs années en tant qu’indépendant, pouvoir travailler à domicile me procure toujours un plaisir incroyable. Pas besoin de sortir dans le froid avant même le lever du soleil. Pas besoin de perdre des heures dans le métro, au milieu des autres zombies mal réveillés. Pas besoin de me taper des heures d’embouteillages. Le pied, je vous dis !

Mais attendez, ce n’est pas le seul avantage à travailler à domicile : songez que vous pourrez choisir de rester en pantoufles et pyjama toute la journée. Même si je ne le fais jamais parce que c’est assez mauvais pour la motivation, le simple fait de savoir que je peux le faire me procure un plaisir inoui.

En contrepartie, il est vrai qu’il faut trouver la motivation de se lever, de s’habiller, de commencer à bosser… Et d’arrêter de bosser à des heures raisonnables. On n’a rien sans rien.

2. Vous pouvez faire ce qu’il vous plait

Le fait est que lorsque vous créez votre boîte, vous pourrez choisir d’exercer le métier qui vous convient, puisque vous créez votre propre activité. Par définition, vous allez donc choisir un emploi qui vous plaît. Enfin, vous serez en mesure de vivre de vos passions !

Évidemment, il faut que cette activité soit rentable et vous permette de vivre. Il faut également noter que la gestion d’une entreprise nécessite du temps, ce qui n’est pas du goût de tout le monde. Mais ça, on n’y coupe pas.

3. Vous n’aurez pas d’horaires imposées

Rendez-vous compte ! Vous avez fini de bosser à 14 ? Vous pouvez vous barrer à 14h ! Quel salarié peut en dire autant ?

Si être enchaîné derrière un bureau du matin au soir n’est pas de votre goût, vous allez adorer être maître de vos horaires. À vous la liberté de bosser la nuit si c’est ce que vous préférez. À vous la possibilité d’aller chercher vos enfants à l’école, et de passer plus de temps avec votre famille.

Là encore, il y a des contreparties. D’abord, il faut arriver à se motiver pour bosser suffisamment et remplir le frigo. Et puis, il y a fatalement des coups de bourre qu’il faudra absorber. Enfin, comme vous bossez à domicile, la plupart des gens penseront que vous êtes disponibles, et vous demanderont des services comme si votre temps était gratuit. Remettez vite ces parasites à leur place, en leur expliquant qu’indépendant ou pas, vous bossez !

4. Vous pouvez gagner gros

Quand vous êtes en CDI, vous savez à peu de choses pres ce que vous allez toucher à la fin du mois. Et à moins de bosser 90 heures par semaine pour monter dans la hiérarchie, il vous sera difficile d’optimiser votre temps pour toucher un plus gros salaire.

Alors qu’en étant votre propre patron, vous êtes seul maître de fixer vos tarifs, et de travailler moins pour gagner plus. Si votre entreprise a du succès, vous pourrez toujours vous montrer intelligent, optimiser, automatiser et déléguer, et à vous les pépettes sans passer votre vie au boulot.

Évidemment, c’est plus facile à dire qu’à faire. Car être indépendant, c’est n’avoir aucun revenu garanti. Vous pouvez gagner gros. Mais vous pouvez aussi vous planter, et là, il faut avoir le porte monnaie bien accroché.

5. Vous n’avez plus de patron

Vous êtes indépendant ! Le connard de patron, maintenant, c’est vous !Fini les petits chefs qui vous cassent du sucre sur le dos et s’arrogent les mérites de vos actions. Fini le grand patron qui n’en rame pas une et engrange ses millions en stock-options. Vous êtes libre ! Libre !

Idem pour les collègues ! La vieille assistante de direction médisante ? Disparue ! Le stagiaire incompétent ? Envolé ! Le collègue lourdingue qui pue du bec ? Adieu !

Évidemment, ça signifie qu’en cas de problème, vous n’aurez personne sur qui vous appuyer. Sans personne sur qui rejeter la faute de vos erreurs, il faudra être prêt à assumer vos responsabilités. Et puis, fini les discussions autour de la machine à café. Vous êtes libre, mais vous êtes seul.

6. Vous allez apprendre énormément

Outre le fait que vous allez devoir être au top de votre domaine d’activité pour vivre de votre entreprise, vous allez également devoir étudier des sujets qui jusque là vous étaient inconnus : marketing, réseautage, comptabilité, gestion d’entreprises, etc.

Dans tous les cas, vous apprendrez bien plus en étant indépendant que salarié. Par contre, ce sera à vous de vous payez vos propres formations. Et oui !

7. C’est relativement simple

Aujourd’hui, devenir indépendant est relativement simple, d’un point de vue administratif. Vous pouvez trés bien tester une activité en devenant auto-entrepreneur1, et hop ! Paperasse limitée, démarches simplifiées, et le tour est joué !

Attention ! Ne commettez pas l’erreur de croire que ce genre de démarches est anodine ! Que vous le vouliez ou non, vous créez bel est bien une entreprise, et cela ne saurait se faire sans s‘être dûment renseigné sur les conséquencesavant. Si vous remplissez le formulaire « juste comme ça », ou que vous vous lançez sans un business plan bien établi, ou que vous souhaitez juste vous « faire un peu d’argent de poche », vous allez au devant de sérieux ennuis.

Pour obtenir le meilleur des deux mondes, vous pouvez également négocier un passage à temps partiel, ce qui vous assure une certaine sécurité tout en vous mettant le pied à l’étrier de l’indépendance.

En revanche, il vous faudra bien vous renseigner sur quelques questions, comme les mutuelles, retraites, responsabilité civile professionnelle, etc. Vous êtes indep, vous êtes seul au monde, n’oubliez pas.

Alors, faut-il se mettre à son compte ?

Une fois qu’on a fait le tri des clichés et fausses idées sur la création d’entreprise, on se rend compte que chaque système a ses avantages et inconvénients. À vous de voir ce qui vous convient le mieux, et le cas échéant, sauter le pas ?

  1. Je parle pour la France. Pour les autres pays, je ne sais pas. []
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Comment gérer les urgences

Qui n’a jamais agit dans l’urgence ici ? Levez la main bien haut. Personne ? Bien, dans ce cas, je ne parlerai pas pour rien. Car le temps, aujourd’hui, est une ressource cruciale. On n’a jamais assez de temps pour tout faire, il faut toujours courir d’un point à un autre, se dépêcher, se presser, et on se retrouve à faire 10 000 choses en même temps. Et c’est là qu’apparaît ce redoutable adversaire : l’urgence.

Qu’est-ce qu’une tâche urgente ? Et bien, c’est une tâche (terminer un rapport, aller chercher son gamin à l’école) qui ne peut pas (plus ?) être remise à plus tard, et doit être réalisée maintenant, sous peine de sanction négative (engueulade du patron, perte de son boulot, problèmes avec les services sociaux, etc.) Et plus l’échéance approche, plus le risque de retard augmente, plus l’urgence est importante. On entre alors dans une situation de crise.

Les situations de crises sont extrémement désagréables, car elles ont la sinistre tendance à se multiplier par effet domino. Je suis en retard pour un rapport urgent, donc je m’y met à fond en délaissant mes autres activités, donc je prends du retard sur d’autres projets importants, que je devrai rattraper plus tard, etc.

De plus, les crises sont fortement génératrices de stress, qui a les effets désastreux que l’on sait sur la santé. Et puis, si une certaine dose de stress permet d’accroitre ses performances, un stress trop important et continu devient insuportable et complètement improductif.

Nous allons donc analyser comment naît l’urgence, et de quelles manières nous pouvons nous en prémunir.

Mauvaise planification des tâches

mauvaise estimation du temps = urgence

Les gens qui travaillent dans l’informatique le savent bien : il est quasiment impossible de terminer un projet dans les délais. En fait, comme dans le bâtiment, la plupart des projets sont rendus en retard, et l’équipe de travail termine par un « coup de bourre », une « charrette », et sur les rotules.

La première raison de cet état de fait vient sans doute du fait qu’il est trés difficile d’évaluer le temps que nous prendrons les différentes tâches à réaliser. Je vous ai fait une belle image pour illustrer mon propos. En bleu, la durée planifiée, et en rouge, la durée effective de la tâche.

Comme la durée du travail à réaliser a été sous évaluée, on se retrouve dans un état d’urgence à mesure que l’échéance se rapproche. On travaille plus et plus vite (du moins, on essaye) pour rattraper le retard, et donc, paf ! État de crise, stress, overdose de café, nuits blanches, infarctus, et tout le toutim.

C’est un problème tellement courant qu’il a été la source de nombreux (pseudos) théorèmes, tels que le théorème d’Eric Bourreau1 :

Il faut toujours plus de temps que prévu, même en tenant compte du théorème d’Eric Bourreau2

Comment y remédier ? J’entrevois principalement deux solutions. La première, c’est de se fixer soi même une échéance avant l’échéance officielle. Je dois terminer ce rapport pour vendredi ? Ok, je considère qu’il doit être fini pour mercredi. Ainsi, cela dégagera un « tampon de temps » qui permettra d’absorber les retards sans trop de stress. Attention toutefois à la loi de Parkinson :

Le travail se dilate jusqu’à remplir le temps disponible

La deuxième solution, la plus efficace à mon avis, c’est de faire appel à son expérience, et d’apprendre à mieux évaluer la durée des tâches. Vous êtes toujours en retard de deux jours sur des projets d’une semaine ? Apprenez à sur-évaluer ces projets. La planification, cela s’apprend, et se maîtrise.

Une autre cause qui peut rallonger indéfiniment la durée des tâches, c’est de souffrir d’un perfectionnisme excessif. Dites vous bien qu’il est impossible d’atteindre 100% d’efficacité dans tout ce qu’on entreprend.

« Le diable est dans les détails ». En général, 20% de nos activités apportent 80% des résultats. Ensuite, nous passons 80% de notre temps à pinailler, à perfectionner, à fignoler, à tergiverser, ce qui n’apporte en général que 20% des résultats.

Il faut apprendre à lâcher prise, et accepter que tout ce que nous faisons ne peut pas être parfait. Il est bien plus productif de consacrer 80% de ses efforts aux 20% d’activités qui apportent 80% des résultats.

Ne pas savoir gérer les interruptions

Attention aux interruptions

Dans un monde parfait, une fois nos tâches planifiées, il suffirait de s’y mettre suffisamment tôt, et hop ! Nous serions à l’heure. Malheureusement (ou heureusement), la vie n’est pas si simple, et nous sommes sans arrêt soumis à de nombreux stimulus, et victimes de sollicitations et d’interruptions quasi-constantes.

Si on ne sait pas les gérer convenablement, les interruptions peuvent devenir extrèmement chronophages. Il est bon de distinguer les interruptions de deux catégories :

  • Les sollicitations externes : Ce sont vos amis qui vous invitent à prendre un café, vos gamins qui vous demandent de jouer avec eux, votre patron qui vous demande de participer à une réunion vitale dont vous n’avez rien à foutre, votre collègue qui vous demande de l’aide. Bref, la perte de temps, c’est les autres.
  • Les sollicitations internes : Ce sont toutes les interruptions qui viennent de votre part. C’est le cas lorsque vous interrompez votre travail pour consulter vos emails, ou votre aggrégateur RSS, ou les statistiques de votre blog, ou lorsque vous faites une pause café et passez une demi-heure à papoter avec vos collègues, ou tout simplement quand vous commencez à rêvasser. Bref ! Toutes ces pertes de temps dues à une mauvaise concentration.

Comment gérer ces interruptions pour qu’elles ne vous mettent pas systématiquement en retard ? J’ai déjà plus ou moins traité ce sujet dans un autre article. Vous pouvez utiliser la méthode ADRA, pour Abandonner, Déléguer, Reporter ou Agir :

  • Abandonner : Si l’interruption n’est pas importante, faites vous plaisir : laissez-là tomber !
  • Déléguer : Eh ! Cette tâche inutile qui vous interrompt et qui vous ennuie, peut-être qu’elle sera importante pour quelqu’un d’autre. Un collègue, ou un subordonné, par exemple.
  • Reporter : Si l’interruption n’a pas besoin d’être traitée tout de suite, remettez-là à plus tard.
  • Agir : Ce n’est qu’en dernier recours, si l’interruption est importante et doit être traitée tout de suite, qu’il faudra vous y mettre.

En matière d’interruption externes, il est important de savoir dire non aux solliciteurs de toutes sortes. Vous n’avez pas le temps, et vous n’êtes pas responsable de la misère du monde. S’il ne faut pas s’enfermer dans sa tour et devenir complètement innaccessible, il est aussi tout à fait légitime d’avoir des priorités, et de ne pas pouvoir tout faire. Ensuite, c’est à vous de choisir. Mais j’ai déjà écrit un article là dessus, je ne vais pas me répéter.

Quand aux sollicitations internes… Aïe aïe aïe ! Difficile de se concentrer, alors que nous sommes sollicités par de plus en plus d’informations. Mails, portable, RSS, etc. Pour s’en sortir, un seul mot : discipline et concentration3 !

Imposez vous de finir telle tâche ou tel sous-projet avant de consulter vos mails. Ne répondez pas systématiquement à tous les coups de téléphones. Et si vous avez du mal à résister aux distractions, alors il faut diminuer leurs sources. Fermez votre aggrégateur dans la journée, et ne l’ouvrez qu’une ou deux fois par jour. Éteignez votre portable et fermez la porte de votre bureau lorsque vous travaillez sur un truc important.

La procrastination, ou toujours commencer en retard

la procrastination entraîne les retards et l'urgence

Parfois, il est bon de remettre une tâche à plus tard. Par exemple, parce qu’on a besoin de plus d’informations ou de préparation. Ou tout simplement parce que ce n’est pas le bon moment (ça ne sert à rien d’aller cherchez les lardons à l’école deux heures avant la fin des cours). Ou pour une autre raison rationnelle.

Mais parfois, cette temporisation devient systématique et compulsive. Le fait de toujours tout remettre à plus tard s’appelle la procrastination.

C’est une réaction émotionnelle, dont nous souffrons tous plus ou moins à différents niveaux. Qui n’a jamais remis quelque chose au lendemain ? Qui n’a jamais révisé un partiel la veille ? Mais parfois, la chose prend une telle ampleur que ça en devient handicapant pour des gens qui ne peuvent plus rien entreprendre tant ils procrastinnent tous azimuts.

La procrastination créé artificiellement de l’urgence. Au fur qu’on remet à plus tard, l’échéance se rapproche, et la tâche devient de plus en plus urgentes. Jusqu’à au moment ou la pression engendrée devient suffisante pour faire sortir le procrastinateur de son inertie et le fasse agir.

L’exemple le plus célèbre, c’est bien sûr celui du lièvre, de la fable du lièvre et de la tortue, qui s’imagine avoir le temps, remets son départ, et finalement termine la course bon dernier derrière la tortue.

Pourquoi procrastinons nous ? Pour plusieurs raisons :

  • Par manque de motivation : j’ai un rapport important à taper, mais ça m’ennuie profondément. Comme ce n’est pas urgent et que je ne suis pas motivé, je vais remettre à plus tard pour me consacrer à d’autres tâches plus plaisantes et moins pénibles, même si elles sont moins importantes.
  • Par peur de ne pas être à la hauteur : Procrastiner fournit une excuse commode pour échouer. Oui, j’ai tapé ce rapport à la dernière minute, et il n’est pas d’une trés bonne qualité. Mais si j’avais disposé de plus de temps, nul doute qu’il aurait été parfait.Ainsi, nombreux sont ceux qui n’osent pas agir, par peur de mal agir ou de révéler leur incompétence.
  • Par peur d’être trop bon : Si je m’y mets tout de suite, je ferai un super boulot sur ce rapport, et j’aurai en plus du temps libre. Mais du coup, on va me refiler encore plus de travail, et on s’attendra toujours à ce que je fournisse un super travail. Donc, je procrastine, je « sabote » un peu mon boulot, et on n’attendra pas trop de moi.
  • Par sabotage : Certains utilisent la procrastination comme une arme de protestation, et sabotent leur travail pour se venger. Ah ! Salaud de patron, tu me refiles toujours des projets foireux, et tu me traite comme de la crotte ? Tu vas voir ton rapport urgent, comme il sera mauvais !En général, ces types de procrastinateurs ont du mal à admettre qu’ils font plus de mal à eux même qu’à la source de leur courroux.

Comment remédier à la procrastination ? Il n’est pas facile d’y répondre. Les causes sont nombreuses, et sont souvent d’ordre psychologique. Une bonne règle générale, c’est de toujours commencer les tâches le plus tôt possible. J’ai un truc à faire ? Je le fais tout de suite, et je suis débarrassé.

Il est également bon de prévoir ce qu’on fera du temps libéré. Au lieu de se dire « Zut, j’ai un truc pénible à faire, qui m’empêchera de m’adonner à telle activité agréable » (punition), réfléchir plutôt en ces termes : « J’ai un truc important à faire, et dés que je l’aurai terminé, je pourrais me consacrer à tel projet agréable » (récompense).

Conclusion

J’espère que ce petit cours de gestion du temps vous aidera à gérer vos urgences, à tenir vos délais, et à ne plus courir partout. Rappelons toutefois qu’il est inutile de faire beaucoup et de terminer à l’heure, si on ne fait pas les bonnes choses. Nous verrons dans un prochain article comment choisir nos activités en fonction de leur importance.

Et vous ? Avez vous des exemples de cas ou vous avez perdu du temps ? Avez vous des trucs ? Comment gérez vous votre temps ?

  1. Eric Bourreau enseigne entre autre la gestion de projet à l’Université []
  2. Au passage, les amateurs seront ravis de découvrir que ce théorème est récursif []
  3. Oui, ok, ça fait deux mots []
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Développement personnel Organisation

Comment économiser son temps et son argent ?

La société qui est la notre présente un paradoxe intéressant : d’un côté, jamais nous ne sommes allé aussi vite. Grâce au développement des technologies, voitures, TGV, avions nous permettent de nous déplacer à une vitesse toujours plus grande. L’informatique nous permet d’exécuter des tâches toujours plus nombreuses en un clin d’oeil. Pourtant, d’un autre côté, nous n’avons jamais le temps de rien faire. Amusant, n’est-ce pas1 ?

Qui n’a jamais eu l’impression de n’être qu’une abeille parmi les autres dans la ruche ? Qui n’a jamais eu le sentiment que sa vie défilait sans qu’il puisse rien faire pour la retenir ? Qui n’a jamais été débordé, littéralement, de travail ? Qui n’a jamais été stressé par le rythme trépidant de sa vie ? Qui n’a jamais regretté de ne pas consacrer assez de temps à ses projets personnels, ou à sa famille ?

Se lever tôt, emmener les gosses à l’école, courir (ou plutôt, rouler) au travail, manger sur le pouce, se gorger de café pour tenir la journée, retourner chercher les mioches à la sortie de l’école, aller faire les courses au supermarché, jouer aux auto-tamponneuses avec les caddies, rentrer faire la cuisine, coucher les marmots, et s’affaler devant la télé, enfin, pour se vider le cerveau.

Qui n’a jamais vécu de pareille journée ? Est-ce la journée rêvée ? Le rêve occidental ? Pourtant, ce type de vie est présenté comme le modèle absolu de la réussite, la « vie de monsieur et madame toutlemonde », le résultat ultime de millions d’années d’évolution.

Il y a ceux qui s’en contentent. Tant mieux pour eux. Et puis il y a les autres, ceux qui aspirent à autre chose. Qui ne veulent pas que leur vie se résume au métro-boulot-dodo. Qui refusent d’être des esclaves de l’économie, sacrifiant leur temps à faire tourner la civilisation capitaliste. Étudions de plus prêt comment retrouver une vie moins stressante et plus épanouissante.

Travailler plus pour gagner plus

Le concept est à la mode. Les français seraient des fainéants. « Travailler plus pour gagner plus » fut même un des slogans choc de la campagne de notre actuel président. Vous voulez du pouvoir d’achat ? Et bien, trimez, bandes de mollusques ! L’équation paraît simple : travail = argent => plus de travail = plus d’argent. Même un enfant pourrait comprendre, et saliver à l’idée de l’augmentation de son argent de poche.

Vous allez trimer, bandes de lavettes !

Faisons abstraction de toutes les conséquences économiques et sociales de telles mesures (ce n’est pas le propos du blog), et attachons nous aux conséquences individuelles. Avant de crier au génie, peut-être faudrait-il se poser quelques secondes pour réfléchir (habitude Ô combien perdue de nos jours) : gagner plus ? Mais pourquoi faire ?

Pour survivre, un être humain nécessite plusieurs éléments : un toit, de la nourriture, du sommeil, la sécurité, etc. Ce que l’on nomme des besoins primaires. Une fois la survie assurée, l’être humain aspire à plus : vivre, s’épanouir. Et pour cela, la seule satisfaction de contribuer à la société et de gagner de quoi nourrir sa famille ne suffit pas.

La société de consommation a travaillé dur pour faire disparaitre de nos vies ce qui ne lui sert pas. Nos tâches quotidiennes ne laissent désormais plus de place à la vie contemplative, l’art, la poésie, le jeu, l’humour, le jardinage, ou tout simplement… le repos.

La solidarité ? Plus besoin ! À la place, travaillons pour nous payer de belles assurances. Plus le temps de bricoler, il faut travailler pour payer le plombier. La convivialité ? Mais mon pauvre, vous croyez qu’on a le temps d’aller au marché discuter avec les commerçants locaux des produits qu’on met dans nos assiettes ? À la place, je prends ma voiture, et je brûle du bon pétrole pour aller au supermarché qui me présente des beaux fruits sans goût mais bien luisants et qui ont voyagé sur des milliers de kilomètres.

Gagner moins pour travailler moins

Le constat est le suivant : aujourd’hui, il faut travailler toujours plus, simplement pour payer les frais occasionnés par notre travail. Il faut payer la voiture qui nous sert à venir travailler. Il faut payer les plats tout préparés, alors que nous pourrions cuisiner si nous avions plus de temps. Il faut payer des professionnels pour bricoler à notre place. Il faut payer la nourrice qui garde les enfants pendant que nous sommes au bureau, etc.

Ce que je propose, c’est de chercher des alternatives pour réduire conjointement nos frais et notre temps de travail, tout en vivant une vie plus épanouissante. Travailler moins, c’est se donner le temps de vivre. Mais travailler moins, c’est aussi gagner moins. Et oui ! Nous allons donc tâcher de réduire nos dépenses, pour nous donner le pouvoir de réduire notre temps de travail, et ceci sans impact négatif sur notre qualité de vie.

La voiture : une belle saloperie

Les transports représentent aujourd’hui le deuxième poste de dépense des ménages (la première étant le logement), et la voiture y est pour quelque chose. En 2005, le budget annuel d’un possesseur de clio (la voiture la plus vendue en France) était de 4784 € !!2 Soit l’équivalent grosso-modo de trois salaires.

mangé par les voitures

Ce qui nous fait 400 € par mois. Pas mal, non ? Et si vous possédez une 307, la note monte à plus de 600 € ! Alors on me dira : la voiture, c’est pratique, ça va vite, on ne peut plus vivre sans, etc. Calembredaines et billevesées ! La voiture est un fléau ! Pour l’environnement, la santé, les paysages, les piétons et les cyclistes, la voiture est une calamité.

En plus, la voiture est loin d’être aussi rapide qu’on ne le croit. « Au sein des agglomérations françaises, la vitesse moyenne des voitures oscille entre 15 et 20 km/h, soit à peu près la vitesse moyenne d’un vélo ! »3 Et si on compte le temps passé à travailler pour payer son mode de transport, l’argument de la vitesse ne tient pas.

Alors, vous voulez rendre le monde meilleur, tout en gagnant 600 € par mois ? Facile : balancez votre chignole à la casse, et le tour est joué. Vous n’avez pas encore de voiture ? Avant d’en acheter une, demandez vous si vous avez envie de balancer 600 € par la fenêtre tous les mois.

Bien sûr, il faudra investir un peu dans des alternatives. Acheter un vélo, ainsi que des sacoches, par exemple. Ou un abonnement pour les transports en commun. Et prendre le train pour les déplacements longs. Mais croyez moi, avec tout ça, vous ne dépenserez jamais autant qu’en possédant une voiture.

L’alimentation : revenir à l’essentiel

Les bons légumes. Miam !

Après le logement et les transports, l’alimentation est le troisième poste de dépense. Et pourtant, la nourriture représente une part de plus en plus faible du budget total. On est passé de 28.6% en 1960 à 13.1% en 2005.

Soyons clair, je suis résolument contre économiser sur la nourriture ! Après tout, ce qu’on mange, c’est ce qu’on est. C’est le carburant de la vie. On ne peut espérer être en bonne santé sans une alimentation correcte.

Néanmoins, il reste possible de manger mieux en payant moins. Comment ? En redonnant sa place à l’essentiel. Fini les plats tout préparés, pleins de graisse, bourrés de sel et de sucre et suremballés, place aux bons fruits et légumes. Au revoir, les gateaux, biscuits et sucreries. Il est bien plus rentable de les cuisiner soi même (farine, oeufs, sucre, four, le tour est joué). Et mangez moins de viande. La viande, ça coûte cher, et ça pollue !

Consommez des produits de saison, et locaux, pour être sûr qu’ils n’ont pas parcouru des milliers de kilomètres avant d’arriver dans votre assiette. Ils auront meilleur goût et leur qualité nutritive sera plus importate. Et mangez bio, pour ne pas ingérer de saloperies chimiques et ne pas soutenir l’agricultre intensive qui épuise la terre.

Buvez l’eau du robinet, pas de l’eau minérale en bouteille. Au besoin, prenez un filtre à eau. Il est aussi possible de diminuer drastiquement le budget restaurant. Cuisinez pour deux repas la veille, vous n’aurez qu’à emporter. Le café du matin ? Remplacez le par un thé, préparé à domicile et que vous emporterez dans un thermos. Il vous coutera 10 fois moins cher si vous faites pousser de la menthe sur votre balcon. Et si vous habitez à la campagne, un potager remplacera avantageusement votre gazon.

Bien entendu, n’acheter que des produits de base signifie que vous passerez plus de temps à cuisiner. Mais remplacer 20 minutes de travail par 20 minutes de cuisine, après tout, peut-être n’y perdrez vous pas au change ? De même, comme les produits sont frais, il faudra faire les courses moins, mais plus souvent. Mais si vous les faites à vélo au marché, et plus en grande surface, vous transformerez une source de stress en plaisir.

Une alimentation bien pensée est source de plaisir et de santé, alors si ça vous coûte moins cher, pourquoi s’en priver ?

Les loisirs : simple is beautiful

La part des loisirs augmente dans le budget des ménages. Nous vivons une vie de plus en plus stressante. Résultat : de plus en plus besoin de se distraire, de se libérer la tête, et 3h30 de télé par jour en moyenne ! Vous voulez faire des économies : limitez au maximum les loisirs qui coûtent, et remplacez les par des loisirs « pratiques et productifs ».

Un abonnement à la médiathèque remplacera avantageusement vos achats de livres et de cd. Le bricolage vous permettra d’entretenir votre intérieur et d’être plus autonome en économisant le salaire d’un professionnel. Soyez marmiton, cuisinez en famille, et terminez vos soirées attablés autour d’un jeu de société, plutôt que devant la télé.

Vous voulez partir en vacances ? Évadez vous en train chez de la famille, au lieu d’aller en avion au Maroc ou en Australie.

Et surtout, surtout, banissez le lèche-vitrine, l’achat non comme un moyen mais comme un fin. Votre porte monnaie vous dira merci.

La communication : ou comment retrouver l’art de la retrouvaille

Les portables, c’est bien, c’est pratique, ça permet de parler à qui on veut quand on veut. Ça permet de ne pas se prendre la tête à se donner des rendez-vous. Allo ! T’es où ?

Sauf qu’un portable qui sonne au milieu d’une séance de ciné, ou quand un inconnu me raconte sa vie en beuglant dans le tram, ou quand je vois des couples qui marchent côte à côte chacun parlant dans son mobile, ben ça m’énerve, na !

Alors, quand on voit le prix des communications, ça vaut peut-être la peine de le bazarder pour se remettre à envoyer des lettres ou des cartes postales, non ? Vous dites qu’il est impossible de s’en passer ? Pendant des millions d’années, on y a bien réussi…

Quelques conseils d’ordre général

Pour ne pas dépenser bêtement son argent, paradoxalement, il vaut mieux dépenser plus, mais miser sur la qualité, que d’acheter de la gnognotte au prix le plus bas. Des produits de mauvaise qualité doivent souvent être remplacés, et il est rarement possible de les réparer. À long terme, à force de vouloir réaliser des économies de bouts de chandelles, vous dépenserez beaucoup plus.

Tâchez d’être le plus autonome possible. Soyez un adepte du « faites le vous même », qu’il s’agisse de cuisine ou de plomberie. Faire appel à un professionnel coûte cher. Pourtant, il est vituellement possible de tout faire soi même, cuisine, jardinage, bricolage. Bien entendu, il n’est pas forcément possible, ni même souhaitable de vivre en autarcie complète. Mais souvenez vous que autonomie = économies.

Enfin, évitez le gaspillage. De trés bons conseils sur le site de l’ADEME, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie.

Il existe bien d’autres moyens de vivre mieux en dépensant moins. Si vous avez de bonnes idées, laissez moi un petit commentaire. Sur ce, je vous laisse, je vais aller… glander 🙂

  1. ou pas, c’est selon []
  2. source : automobile club []
  3. source : Marcel Robert, pour en finir avec la société de l’automobile []
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Compétences sociales Organisation

Managers : le guide du bon sens (ou comment motiver ses employés sans augmenter leurs salaires)

Ce n’est un secret pour personne, le manque de bon sens est source de bien des problèmes dans le monde. Et ceci est particulièrement vrai dans le monde de l’entreprise. Pertes de temps en réunions interminables, licenciements alors que l’entreprise réalise des bénéfices, dépense d’immenses ressources humaines pour élaborer des définitions de mission vaseuses, immédiatement archivées dans des cartons poussiéreux, ou pour restructurer, réorganiser ou réengineerer tout et n’importe quoi.

Le principe de Dilbert

Dans le monde du travail, les contradictions ne se comptent plus. Pour améliorer la productivité des employés, on leur colle un contrôle qualité tous les deux jours, et on organise des réunions de quatre heures pour découvrir pourquoi la démotivation gagne les troupes.

Si quelqu’un a su témoigner de cet état de fait, c’est bien Scott Adams, le génial créateur de Dilbert, une BD dénonçant de façon hautement cynique, caustique et satirique la vie d’un employé de bureau moyen dans une grande multinationale. Si vous ne connaissez pas, je vous recommande chaudement de lire ces BDs, vous les trouverez dans toute bibliothèque qui se respecte.

Scott Adams à également écrit un livre, le principe de Dilbert, dans laquelle il analyse à sa sauce le monde de l’entreprise.

Et le plus intéressant, c’est que Scott Adams ne fait pas que critiquer. Dans le dernier chapitre de son livre, il décrit le modèle de l’entreprise parfaite selon lui : A6HD, pour À 6 Heures Dehors !

L’entreprise parfaite

Et bien, quelles sont les caractéristiques principales de cette fameuse entreprise ? Pour Scott (Oui, je l’appelle Scott tout court, parce que c’est moins long), c’est une entreprise qui sait faire la différence entre ce qui est essentiel, et ce qui ne l’est pas. Et qu’est ce qui est essentiel, dans une entreprise ? Toujours d’après Scott, deux choses : de bons produits1, et des employés efficaces.

À première vue, cette observation paraît d’une évidence désarmante. Il est d’autant plus consternant de constater qu’elle est complètement occultée par certains managers et dirigeants, qui investissent des ressources considérables pour des résultats négligeables à court terme, et parfois même pénalisants pour l’entreprise à long terme.

Pour Scott, toute tâche qui permet d’améliorer le produit ou l’efficacité des employés est une bonne chose. Toute autre tâche est futile et se traduira à long terme par une perte de profits.

Voici quelques exemples de telles activités :

  • Développer de nouvelles procédures
  • Réunir les dirigeants pour écrire une nouvelle politique d’entreprise
  • Les sytèmes de suggestions
  • Remanier le système de paiement des salariés
  • ISO-9000
  • Organiser des équipes qualités
  • Rédaction de définitions de missions et déclarations de visions

Pour Scott, même si chaque activité prise individuellement est justifiable par les meilleurs arguments du monde, au final, elle n’améliore que trés rarement l’efficacité. Et elles sont la plupart du temps inutiles si les produits sont bons, et les salariés efficaces.

Mettre en place un système de suggestion ne sert pas à grand chose quand les salariés sont motivés : ils proposeront d’eux mêmes des améliorations. Et la budgétisation est beaucoup plus simple, quand on a un bon produit qui permet de faire des bénéfices.

Le manager avisé saura donc mettre l’accessoire de côté pour se focaliser sur l’essentiel : les employés et les produits.

Une entreprise saine repose sur des salariés efficaces

L’employé est le fondement de l’entreprise. Des employés motivés et créatifs sont inestimables, et leur productivité est immense. L’essence même de la tâche du manager est donc de conserver intacte la bonne humeur des employés.

La théorie de Scott Adams repose en grande partie sur les hypothèses suivantes :

  • Les gens sont de bonne volonté par nature, et heureux par défaut.
  • Personne n’aime travailler, et il existe un niveau de bonheur maximal que l’on peut tirer de son boulot.

    Le travail est une chose fondamentalement désagréable par rapport aux autres choix possibles, et c’est la raison pour laquelle il faut le rémunérer.
    Scott Adams

Bien sûr, il y a des gens qui apprécient leur emploi. C’est même une condition importante du bonheur. Mais réfléchissez serieusement : si le travail n’était pas nécessaire pour vivre, combien conserveraient leur emploi ?

Par conséquent, l’entreprise ne peut pas faire grand chose pour améliorer le bien être de ses employés. En revanche, elle peut faire beaucoup de choses pour l’annihiler. La mission du manager consiste donc essentiellement à fournir aux employés des objectifs à atteindre, des ressources pour y parvenir, et à s’écarter du chemin.

La première mesure à prendre, pour Scott Adams, c’est de s’assurer que tout le monde puisse quitter les lieux à 18h tapantes2 . C’est un principe d’une telle importance qu’il a même donné son nom à l’entreprise : A6HD.

Si on part du principe que personne n’aime travailler, permettre aux employés de rentrer chez eux suffisamment tôt pour avoir une vie personnelle et familiale épanouissante est encore le meilleur moyen d’assurer leur satisfaction.

Revoir l’emploi du temps

Time Spiral
Crédit photo : gadl

La plupart des managers et travailleurs imaginent qu’ils pénètrent dans un monde à part, un peu hors du temps, dés qu’ils passent la porte de l’entreprise. Ils pensent que la vie professionnelle ne devrait pas influencer la vie personnelle, et vice-versa. C’est une pensée dangereuse d’une part, et fausse de toutes façons.

La vie est un tout indivisible, et la compartimenter à outrance ne pourra que générer un malaise, dont les premiers symptomes sont les fameux « Pff ! J’ai l’impression de sacrifier ma vie de famille à mon travail » et « Avec cet enfant, je vais devoir abandonner mon emploi ».

Les dirigeants feraient bien de ne pas oublier que leurs employés ont une vie de famille. Ils travaillent pour vivre, et pas l’inverse. Et il est dangereusement utopique de penser qu’un employé est une sorte de machine lobotomisée investie à 100% pour son entreprise entre 9h et 18h. Tout le monde à des soucis, et jusqu’à preuve du contraire, il n’est pas possible de les enlever comme on enlève son manteau, pour les laisser accrochés à l’entrée du bureau.

Il faut aussi savoir qu’on est productif que quelques heures par jours (et encore, pour les plus motivés). Ceux qui s’imaginent améliorer la productivité en augmentant la durée de travail ne sont rien d’autres que de doux rêveurs au manque de bon sens flagrant.

Au contraire, compresser les activités productives pour qu’elles prennent le moins de temps possible augmente leur intérêt, et rendra le salarié plus productif. Imaginez un employé qui sait qu’il ne lui reste plus grand chose à faire pour atteindre ses objectifs de la journée, et qui doit patienter encore 4h avant de pouvoir quitter les lieux. Croyez vous réellement qu’il abattra plus de travail de sa propre initiative ?

Certains besogneux le feront peut-être, mais la plupart (dont moi) ne feront qu’étaler pour « tenir » jusqu’à la quille. Au passage, ils verront leur motivation et leur intérêt fondre comme neige au soleil, et en profiteront pour surfer sur des sites de glandeurs, ou aller discuter avec leurs collègues, avec un effet boule de neige devastateur pour la productivité.

Imaginez maintenant que ce même employé sache qu’il pourra partir lorsqu’il aura atteint son objectif, quand bien même il ne serait que 16h30. Il y a fort à parier qu’il mettra la meilleure volonté du monde à abattre la besogne le plus rapidement possible.

Il faut donc cesser de faire une fixette sur l’horloge, sous prétexte que les salariés sont payés à l’heure. Un peu de souplesse ne fera pas de mal, et pourrait au contraire avoir des effets bénéfiques pour tout le monde.

Supprimer les obstacles et fournir les ressources

Il est surprenant de voir à quel point des gens motivés sont productifs, ce qui est, si je ne m’abuse, bénéfique pour l’entreprise. Un manager pourvu d’un minimum de bon sens saura donc qu’il est promordial de maintenir une ambiance de travail bon enfant, et de préserver la bonne humeur des employés.

Pour ce faire, sa tâche consistera essentiellement à débarrasser les employés des obstacles à leur travail, et à leur fournir les ressouces nécessaires pour atteindre leurs objectifs.

Si vous êtes manager, voici quelques exemples de points à considérer :

  • Assouplir les emplois du temps : Certaines personnes ont des contraintes. L’exemple le plus flagrant, c’est celui de la mère qui doit conduire ou ramener ses enfants de l’école. Au lieu de râler et de réprimander l’employé qui arrive toujours 20 minutes en retard, il sera bien plus productif de convenir avec lui d’un arrangement pour assouplir son emploi du temps. Vous l’allégerez alors d’une source de stress, et il y a fort à parier que sa reconnaissance améliorera sa loyauté et sa motivation.
  • Éliminer les sales cons ! : Dans l’entreprise, rien ne plombe plus rapidement une ambiance qu’un sale con qui pense que la diplomatie est un pays d’ex-URSS. Rien n’entrave plus la productivité des bons salariés qu’un sale con qui a érigé la mauvaise foie et la mauvaise volonté au rang d’art de vivre. Fuyez à tout prix ce genre de personne !Parfois, il arrive que les sales cons détiennent des compétences vitales pour l’entreprise. Ils deviennent alors indéboulonnables, et continuent d’entraver le travail des autres et de pourrir l’ambiance en toute impunité. En tant que manager, ne laissez pas passer ça !

    Même si les compétences du sale con sont intéressantes, débarrassez vous en le plus rapidement possible. Si vous faites l’erreur de le garder, vous vous en mordrez les doigts, tôt ou tard.

    Le meilleur moyen de virer les sales cons, c’est encore de ne pas les embaucher. Au lieu de vous focaliser sur le savoir-faire, prêtez tout particulièrement attention au savoir-être, et écartez systématiquement les impulsifs, ceux qui n’acceptent pas la critique, ne savent pas gérer leurs émotions, ni régler leurs problèmes par des moyens pacifiques.

  • Lâcher du lest sur l’évaluation : Il existe un phénomène psychologique intéressant qui fait que souvent, les gens se comportent de la manière dont on les traite. C’est à dire que si vous parlez à vos ados comme à des bébés, vous avez peu de chance de les voir devenir responsable.De même, si vous passez votre temps à surveiller vos employés pour vérifier que le travail est fait, si vous ne les traitez pas comme des gens de confiance mais comme des truands potentiels, ils réagiront en devenant effectivement moins dignes de confiance. Ils seront moins impliqués, moins loyaux, et profiteront de la moindre occasion pour glander activement.

    Mais si vous allégez les procédures d’évaluation, si vous décidez de leur faire confiance, vous les engagez à se comporter de manière responsable et à travailler serieusement.

  • Alléger les procédures : Tout le monde ne travaille pas de la même façon. Des procédures trop strictes et artificielles à propos de tout et n’importe quoi facilitent certes l’encadrement, mais entravent la productivité. Un employé qui remplit de la paperasse ne travaille pas. Réduisez les procédures au minimum, quitte à laisser un peu de place à l’informel, pour permettre à l’employé de s’attaquer à la seule tâche utile pour vous : travailler.
  • Laisser le choix des outils de travail : Si un employé effectue son travail correctement avec son propre ordinateur, ses propres techniques, ses propres méthodes, ses propres outils, pourquoi lui imposer les votres ?Vous ne ferez que le ralentir en lui infligeant un apprentissage dont il se serait bien passé, et vous déclencherez un phénomène psychologique appelé la résistance au changement. Tant que cela n’a pas d’influence négative sur son travail, laissez le libre d’employer les moyens qu’il veut pour atteindre ses objectifs
  • Compétences, connaissances et formation : Un job ou l’on apprend plus rien est terriblement démotivant. Chaque employé devrait apprendre une choses chaque jour, et faciliter l’accès aux nouvelles compétences sera bénéfique pour tout le monde (y compris vous).D’une part, chacun sera plus motivé par un job enrichissant, et d’autre part, cette ouverture encouragera la créativité.

    En tant que manager, vous devriez appuyer les demandes de formation de vos employés, même si elles sont un peu « hors sujet ». Vous pouvez également encourager le partage des connaissances entre vos employés (Scott propose même d’inclure « transfert de compétences » dans tous les intitulés de postes), et laisser en libre service des journaux et magazines spécialisés.

  • Couper court aux réunions : Les réunions interminables sont souvent citées comme la principale perte de temps dans l’entreprise. N’organisez pas de réunion si ce n’est pas nécessaire, n’y conviez personne s’il n’y est pas indispensable, et définissez un ordre du jour clair et précis, avec des crénaux horaires fixes réservés à chaque point.N’hésitez pas à interrompre poliment mais fermement quelqu’un qui deviserait trop longtemps sans en venir au fait. Rappelez que les échéances sont fixes, et ne peuvent être repoussées. Rappelez la récompense pour tout le monde : A5HD 🙂
  • Le café, les pauses, l’habillement, et autres futilités : Ne soyez pas trop strict sur les détails. Lâchez un peu de lest, et laissez chacun s’habiller comme il veut, du moment que ça ne gêne pas son travail ni celui des autres.Laissez une cafetière en libre service, au lieu de chercher à faire des bénéfices même sur les pauses des employés. D’ailleurs, n’oubliez pas que les pauses sont essentielles. Je me répète : cessez de faire une fixette sur l’horaire. Un employé avec un objectif précis, une échance claire, et les ressources nécessaires à sa disposition travaillera sérieusement si vous lui faites confiance et ne vous tenez pas derrière son dos pour espionner tous ses faits et gestes.

J’espère que vous aurez compris qu’en matière de management et de gestion d’entreprise, le bon sens est une compétence essentielle. Négliger son importance pourrait avoir des conséquences désastreuses pour le moral et la productivité des employés, et à long terme pour la réussite de l’entreprise. Alors, si vous êtes manager, vous savez ce qu’il vous reste à faire : lisez Dilbert 😉

  1. produit au sens large : produit, service, livraison, relation client, etc. []
  2. Ce principe est à adapter, toutes les cultures n’appliquent pas les mêmes horaires de travail. En France, il serait bon de rebaptiser le concept « A5HD » []
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Organisation

Pile ou face ?

Ne vous est-il jamais arrivé d’avoir à choisir entre deux possibilités, alors qu’absolument rien ne fasse pencher la balance d’un côté ou de l’autre ? Par exemple, la dernière fois que je suis allé au cinéma, j’ai du choisir entre deux films que je ne connaissais pas, et ils me tentaient également.

un ane

Ce genre de dilemne cornélien est illustré par l’âne de Buridan, dont vous connaissez peut-être la sinistre histoire. L’âne de Buridan était un âne tout ce qu’il y a de plus banal, à ceci près qu’il avait trés exactement aussi faim que soif. Or, il se retrouva au milieu d’une route, à égale distance d’un seau d’avoine et d’un seau d’eau.

Qu’arriva-t-il à cette brave bête ? Elle hésita pendant des heures, et finalement mourut dans d’atroces souffrance, faute d’avoir su choisir. Elle décéda d’indécision.

Si j’en reviens à mon exemple de cinéma, il est bien évident que je ne vais pas mourir de ne pas savoir choisir entre deux films. En revanche, il est tout à fait envisageable que je manque le début du film, voire que je rate complètement la séance.

Comment trancher ?

Comment prendre une décision quand nous ne sentons aucune préférence ? Le piège de ce genre de situation, c’est de continuer à réfléchir indéfiniment, au lieu d’agir. Lorsque la réfléxion n’amène rien, il ne reste que l’action.

Dans ce genre de situation, j’utilise la classique méthode du pile ou face. Pile, je vais voir le film A, face, le film B. Puisqu’aucun choix ne parait meilleur que l’autre, alors autant choisir au hasard. L’avantage de cette méthode, c’est qu’elle force à prendre une décision. Une fois que j’ai tiré à pile ou face, je cesse de réfléchir, je deviens obligé d’agir.

Une fois que j’ai lancé la pièce, je cesse de peser le pour et le contre entre deux films, et je n’ai plus qu’à me diriger vers la caisse pour demander mon ticket.

Et quand la pièce se trompe ?

Ce qui est amusant, c’est que bien souvent, je découvre que le choix de la pièce ne me convient pas, et que j’aurais finalement préféré l’autre possibilité. Je me rends compte que la balance penchait effectivement plus d’un côté que de l’autre. C’est simplement que la préférence était trop peu marquée pour que je la remarque.

Dans ce cas, il ne faut pas hésiter à revenir sur sa décision. Le fait d’agir a aidé à réfléchir, mais l’important, c’est d’avoir fait un choix.

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Travailler sur un ordinateur vous tue

Mon boulot et une partie de mes loisirs nécessitent un ordinateur, et je passe par conséquent beaucoup de temps l’arrière train posé sur une chaise à tapoter sur un clavier.

D’ailleurs, je suis loin d’être seul dans ce cas. De nos jours, beaucoup de métiers nécessitent l’outil informatique, et que l’on soit graphiste, avocat, secrétaire, entrepreneur, et j’en passe, nous passons souvent de longues heures derrière un pc.

Les troubles liés à l’utilisation intensive de l’ordinateur

Ces longues heures ne sont pas sans conséquences sur la santé. Ceux qui ont déjà connu de telles journées savent à quel points elle peuvent être pénibles et éprouvantes pour le corps comme pour l’esprit. Les troubles musculosquelettiques1 sont de plus en plus fréquents, et le tristement célèbre syndrome du canal carpien2 fait des ravages parmi les utilisateurs de claviers.

Certains troubles reviennent plus souvent que d’autres. Voici pour ma part les symptômes que je prsente les jours ou j’utilise mon ordinateur trop intensivement :

  • Doigts et poignets : A force de taper au clavier, le soir, les articulations de mes doigts et de mes poignets sont douloureuses. Attention, si pour votre part vous sentez un engourdissement, des picottements, si vous avez l’impression que vos doigts sont boudinés, vous êtes peut-être victime du syndrôme du canal carpien.
  • Le dos : Ouh ! Que ça fait mal ! Quand je me lève de ma chaise, j’ai parfois l’impression de déplier une plaque de tôle. Je crois que le mal de dos est la pire affection liée à l’utilisation de l’ordinateur. Autant, si je prends une semaine de vacances, la douleur aux doigts disparaitra, autant mon dos continuera de me faire souffrir.
  • Le cou : Je ressens des raideur dans le cou, mes cervicales craquent, coincent et grincent quand je tourne la tête.
  • Les yeux : Mes yeux piquent et brûlent, j’ai du mal à me focaliser sur un point proche.
  • La concentration : A la fin de la journée, ma productivité chute comme un avion d’une compagnie low-cost. J’ai l’impression d’avoir de la purée à la place du cerveau, je deviens incapable de réfléchir, et je flotte dans le brouillard.
  • Extrème fatigue : La fin de journée, c’est dur. La fatigue extrème me rend amorphe, me déprime, et m’ôte l’envie de faire quoi que ce soit.

Je précise que je ne souffre pas forcément de tous ces maux en même temps, et que je ne me transforme pas en épave ambulante tous les soirs. L’intensité de mes troubles dépend essentiellement de ma journée. Je souffre également plus le week-end si la semaine entière à été dure.

Quoi qu’il en soit, je n’apprécie pas de rentrer chez moi le soir transformé en légume rouillé. D’abord parce que je n’aime pas faire passer mon boulot avant mes projets personnels (c’est un choix), et puis parce que végéter toute la fin de journée sans rien faire, ça fait quand même pas mal de temps perdu.

Les troubles que j’expérimente sont trop occasionnels et pas assez dérangeants pour que j’aie jamais pris la peine de consulter. Toutefois, j’ai quand même mis en place certaines stratégies pour me préserver. Comme je suis sympa (et qu’en plus c’était un peu le but de l’article), je vous les livre ici.

Préserver son corps

Pour éviter les troubles musculosquelettiques, il faut apprendre à travailler dans de bonnes positions, pour ne pas soliciter son corps de manière abusive. Là, par exemple, vous qui me lisez en ce moment même : Êtes vous bien droit sur votre chaise ? Vos poignets sont-ils dans l’alignement parfait de vos avant-bras ? Utilisez vous correctement les raccourcis-claviers ?

Toutes ces bonnes pratiques ergonomiques sont encores trop peu connues, et pas assez appliquées. Voici quelques conseils simples à prendre en compte pour prévenir plutôt que guérir.

  • Le clavier : Faites cette petite expérience. Asseyez vous convenablement sur votre chaise, et laissez pendre les bras le long du corps en détendant complètement les épaules. Ensuite, ne modifiez ni la position des épaules, ni la position des bras, mais pliez les avant-bras à 90°. La position idéale pour votre clavier se trouve alors juste sous vos doigts.L’idéal, c’est de disposer d’une tablette coulissante sous votre bureau, qui ne monte pas plus haut que les accoudoirs de votre siège. Dans le cas contraire, vous allez forcer sur vos épaules, et accentuer votre mal au dos.Les touches du clavier doivent être souples, sans que vous ayez besoin de les enfoncer comme un barbare pour que la lettre correspondante veuille bien s’afficher. Elles ne doivent pas non plus être trop hautes, pour ne pas avoir à lever les doigts.

    Apprenez la dactylographie pour utiliser correctement vos 10 doigts lorsque vous tapez. Cela vous permettra de répartir les efforts au lieu de surexploiter deux ou trois doigts. Si vous en avez le courage, pourquoi ne pas apprendre la disposition dvorak3 ?

    Vous aurez sûrement remarqué que la plupart des claviers disposent de petits clapets qui permettent de surélever l’arrière. Si si, regardez sous le votre. Beaucoup de personnes préfèrent ouvrir ces clapets pour que l’arrière du clavier soit plus élevé que l’avant. C’est une grossière erreur, car en procédant ainsi, le poignet ne se trouve plus dans l’alignement des avant-bras, mais « cassé » vers le haut. En fait, c’est l’avant du clavier qui devrait être plus élevé. Donc, première chose à faire, on rabat les clapets !

    Enfin, vous ne devez en aucun cas comprimer vos poignets ou vos avant bras lorsque vous écrivez. Sinon, vous vous exposez au terrible syndrôme du canal carpien. Méfiez vous des repose-poignets. Vous pouvez plutôt essayer de porter des protèges poignets comme ceux utilisés par les joueurs de tennis. Choisissez les bien épais, ils ne doivent surtout pas comprimer les poignets !

  • La souris : Ici, le diagnostic est simple. La souris, moins on s’en sert, mieux on se porte. J’ai effectué une petite statistique rigolote, grâce à un outil de mesure approprié. En une heure d’utilisation, ma souris à parcouru environ 400m, pour la moitié seulement de mouvement utile. Dans cette même heure, j’ai effectué plus de 7000 clics (contre 15000 frappes clavier). Et encore, j’utilise trés peu ma souris par rapport à la moyenne.Deux choses sont dangereuses dans l’utilisation de la souris. D’une part, les clics répétitifs, et d’autre part, le fréquent voyage de la main du clavier à la souris, qui provoque des mouvements trop brusques pour l’avant bras.Pour éviter cela, placez votre souris le plus près possible du clavier, et à la même hauteur. L’idéal est d’utiliser un clavier sans pavé numérique, pour réduire les distances et les mouvements de l’avant-bras.

    Enfin, si ce n’est déjà fait, apprenez à utiliser les raccourcis claviers. Un clic évité, c’est toujours ça de gagné.

  • L’écran : L’écran est la principale source de problèmes occulo-visuels. Pour éviter ces soucis, l’écran doit être situé le plus loin possible des yeux, si possible à plus de 60cm. Pour cela, il vous faudra un écran d’une taille suffisante (15′, ça comment à faire juste), et ne pas hésiter à augmenter les polices de caractères.Le sommet de l’écran doit être juste dans votre axe de vision, c’est à dire que vous ne devez pas avoir à lever les yeux. En effet, lorsque vous regardez quelque chose de surélevé par rapport à vous, vos yeux s’aggrandissent, et sèchent plus rapidement. Mieux vaut un écran trop bas que trop haut.Evitez tout reflet sur l’écran. Votre source de lumière principale devrait se trouver sur votre côté, et non derrière vous. Faites également attention aux contre-jours. Si vous voyez une fenêtre derrière votre écran, ou si vous avez une lampe de bureau braquée sur vous façon interrogatoire, vous obligez vos yeux à constamment se réajuster, et vous augmentez votre fatigue oculaire.

    Enfin, pour les mêmes raisons, évitez les contrastes trop forts entre votre écran et votre environnement, et ne travaillez pas dans des pièces trop sombres.

  • La chaise : Une bonne position assise vous préservera du diabolique mal de dos. Votre dos doit être bien calé dans le dossier de votre chaise, et vos pieds doivent toucher le sol, pour soulager vos jambes. Vous pouvez également utiliser un repose-pieds, ce qui vous aidera à mieux vous enfoncer au fond de votre siège.L’idéal est d’utiliser un fauteuil réglable, qui s’adaptera à vos besoin et votre morphologie. Un fauteuil à roulette devrait également vous donner une plus grande mobilité si vous avez besoin de vous déplacer sur votre plan de travail (par ex. pour passer du pc au téléphone)Ce dessin récapitule une position de travail ergonomique.

Préserver l’esprit

Pour éviter la surcharge mentale liée à une rude journée le nez plongé dans l’écran, la méthode la plus efficace que j’ai trouvé est de faire des pauses régulières. Auparavent, j’avais tendance à enchaîner ma journée d’un seul bloc. A aucun moment, je ne prenais de pause, sauf une petite demi-heure pour manger (et encore, il m’arrivait de rester rivé a ma chaise pour surfer sur le web).

Aujourd’hui, je sais que cette pratique est mauvaise. Pas Glop ! De telles journées se terminaient invariablement par un cerveau transformé en sauce blanche. J’étais réduit à l’état de zombie, tout juste bon à végéter en regardant le plafond.

Qui veut aller loin ménage sa monture. Pour éviter d’en arriver à de tels extrèmes, il faut laisser au cerveau le loisir de se reposer de temps en temps, en se ménageant une pause régulièrement. Je distingue trois types de pauses fondamentales : la micropause, la pause prolongée, et la pause de mi-journée.

  1. La micropause : La micropause, comme son nom l’indique, est une pause à la durée trés courte, à peine quelques secondes, mais prise de façon trés régulière. Toutes les 5 minutes, par exemple, vous pourriez prendre 15 secondes pour détourner le regard de l’écran, cligner des yeux, secouer les doigts, tirer le dos, avant de repartir au combat.
  2. La pause prolongée : La pause prolongée est la traditionnelle pause café. Elle doit être prise toutes les heures environ, et dure de 5 à 15 minutes. Profitez de cette pause pour vous lever de votre siège, vous éloigner de votre poste de travail, vous détendre, effectuer quelques étirements, discuter avec des collègues (et parlez d’autre chose que du boulot), bref ! Détendez vous.
  3. La pause de mi-journée : La pause de mi-journée est la pause repas de midi. Il est important de couper la journée en deux parties, et de s’arrêter longuement (une demi-heure est un grand minimum) pour prendre le temps de manger convenablement, et de penser à quelque chose de complètement différent du boulot.

Enfin, j’estime qu’il est important de ne pas dépasser son quota d’heures durant la journée. Comme dirait l’autre, quand c’est l’heure, c’est l’heure. Assignez vous une limite fixe le soir, et arrangez vous pour vous y tenir.

Ainsi, au lieu d’étaler vos heures en fonction de votre charge de travail et de vous taper des journées à rallonge, vous apprendrez à travailler en fonction de vos horaires, et vous contrôlerez mieux votre emploi du temps. Cela vous permettra également de ne pas quitter le boulot à l’heure des embouteillages.

Conclusion

N’attendez pas que votre corps soit irremediablement endommagé avant de réagir. Reflechissez : combien de temps allez vous garder votre boulot ? 10 ans ? 20 ans ? Et combien de temps allez vous garder votre corps ? Tout le reste de votre vie ! Quand on sait que quelques règles simples d’ergonomie peuvent améliorer grandement votre qualité de vie, ce serait dommage de s’en priver.

  1. Les troubles musculosquelettiques sur Wikipédia []
  2. Le syndrome du canal carpien []
  3. Les claviers actuels utilisent une disposition azerty (qwerty, pour les claviers américains). Cette disposition a une origine historique, et est complètement obsolète. Il existe une disposition de clavier optimisée pour augmenter le confort et la rapidité de la frappe. Vous pouvez vous renseigner sur la disposition dvorak []
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L’art de la pause avec Workrave

Dans mon article sur les problèmes de santé liés à l’ordinateur, j’ai parlé de prendre des pauses régulières pour s’aérer l’esprit, et pour détendre le corps.

Les bénéfices de la pause

Depuis que j’applique moi-même ces principes sur mon lieu de travail, j’ai constaté une réelle différence à la fin de la journée. Lorsque j’enchaînais mes heures d’un seul bloc, je finissais le soir comme un zombie, incapable de réflexion et de concentration. Je n’exagère pas, il m’arrivait vraiment de me retrouver dans un état d’épave ambulante.

Maintenant que j’ai appris à ménager des pauses pendant mon temps de travail, je suis capable de me concentrer mieux et plus longtemps. Je suis beaucoup plus productif au travail, et capable de plancher sur des problèmes complexes même en fin d’après-midi.

Je prends également tout simplement plus de plaisir à travailler. Même les jours ou je bosse sur des projets moins motivants, les pauses sont les petits moments de plaisir de la journée, durant lesquels je sirote mon café en tapant la causette avec les collègues.

Ensuite, mes journées sont beaucoup moins fatiguantes. Quand je rentre chez moi après le boulot, je ne ressens plus l’envie irrépressible de dormir jusqu’au lendemain. Je suis encore capable de pratiquer des activités créatives ou qui demandent de la réflexion (genre écrire pour ce blog) jusqu’à une heure avancée. Cela me permet d’avoir de vrais projets personnels que je peux conduire parallèlement au boulot.

Je ressens également la différence au niveau du corps. Mes articulations sont moins fatiguées, mes yeux ne me font plus souffrir, et mon mal de dos s’est envolé.

De la difficulté de prendre des pauses

Seulement voilà, il n’est pas toujours facile de prendre des pauses. Lorsque l’on est concentré sur une tâche, il peut-être difficile de s’interrompre. Quand je planche sur un projet complexe et motivant, et que je suis « à fond dedans » (comme disent les jeunes), j’ai parfois l’impression que tout devient facile, et les problèmes les plus complexes trouvent des solutions comme par magie. Je suis alors prit d’une certaine frénésie, qui me pousse à continuer à travailler encore et encore jusqu’à l’épuisement. Prendre une pause à ce moment là reviendrait à interrompre ce moment de grâce, ce que je ne désire à aucun prix.

Ensuite, il est vrai qu’on ne pense pas toujours à prendre des pauses. Lorsque l’on est concentré sur son travail, le réflexe de prendre une micropause toutes les 5 minutes ne vient pas naturellement.

Pour ces raisons, il existe de nombeux outils qui permettent d’assister l’utilisateur dans sa prise de pauses. Parmi ces outils, mon préféré est Workrave.

Workrave, l’outil de l’informaticien intelligent

Si vous travaillez régulièrement sur votre ordinateur, vous devez installer workrave, ne serait-ce que pour le tester. C’est un logiciel léger, rapide à installer, simple d’utilisation, disponible sous linux et windows, et en plus, devinez son prix ? Gratuit !1 et gratuit. Vous pouvez télécharger workrave ici, ou consulter d’abord sa plaquette commerciale.

Le but initial de Workrave est d’aider à la récupération et à la prévention des troubles muscolosquelettiques. Il surveille votre temps d’utilisation de l’ordinateur, et vous rappelle quand prendre des pauses. Il gère plusieurs types de pauses : la micropause, la pause prolongée, et la limite quotidienne.

Une fois installé et configuré, Workrave affiche un compte à rebours avant la prochaine pause. Lorsque ce compte à rebours atteint zéro, Workrave vous rappelle poliment mais fermement qu’il est temps de s’arrêter. Si au début, il se contentera d’afficher un discret message de rappel dans un coin de votre écran, il ira jusqu’à vérouiller votre pc si vous l’ignorez trop longtemps.

Cela dit, si pour une raison quelconque, vous ne voulez ou ne pouvez pas vous interrompre, vous conservez la maîtrise de votre pc, en gardant la possibilité de reporter une pause pendant quelques minutes.

Ménagez vos pauses

Workrave vous permet un contrôle trés fin sur les délais entre les pauses, et sur les durées de celles-ci. Vous pouvez à loisir activer et désactiver tel ou tel type de pause selon vos préférences.

Il n’est pas facile de trouver la configuration qui vous conviendra. Pour ma part, je trouve confortables une micropause de 15 secondes toutes les 5 minutes, et une pause de 10 minutes toutes les heures et demi. Si vous souffrez de troubles musculosquelettiques, il vous faudra sans doute des pauses beaucoup plus fréquentes.

Il n’y a malheureusement pas de règle précise pour définir quelle configuration est optimale. Cela dépend de vous. Vous êtes libres de tester les différents paramètres pour définir le réglage le plus confortable.

Prenez des pauses utiles

Le but d’une pause est de détendre le corps et l’esprit. Lorsque workrave bloque votre pc, ne vous contentez pas de fixer le compte à rebours d’un oeil morne, ou vous perdrez tous les bénéfices d’une bonne interruption.

Pendant une bonne micropause, vous devriez détournez le regard de votre écran, regarder un point éloigné pour détendre les yeux, tirer les bras vers le haut pour le dos et les épaules, étirer les cervicales en tournant la tête d’un côté puis de l’autre, et de haut en bas, et secouer les mains pour relaxer les articulations des doigts et des poignets.

Pendant les pauses prolongées, Workrave affiche des exercices musculaires (cf. capture) que vous pouvez réaliser pour détendre votre corps. Ainsi, vous pourrez facilement relaxer les doigts, le cou, les épaules, les yeux, le dos, les jambes, etc.

Une bonne pause prolongée devrait commencer par quelques uns de ces exercices d’étirement. Ensuite, éloignez vous de votre poste de travail, marchez un peu, détendez vous, discutez avec les collègues. Bref, relaxez vous.

Important aussi : pensez à autre chose qu’à ce que vous étiez en train de faire avant le début de l’interruption. Une pause, ce n’est pas fait pour penser au boulot, mais pour se changer les idées. Peut-être aurez vous l’impression de perdre votre temps, surtout si vous êtes du genre « homme pressé », mais en fin de compte, quand vous reprendrez votre travail, votre esprit sera plus clair, et vous y gagnerez en productivité.

Des pauses conviviales pour se changer les idées

Workrave, jamais à court de ressources, peut également fonctionner en réseau. Concrètement, cela signifie deux choses. D’abord, vous pouvez synchroniser plusieurs installations de Workrave, par exemple si vous êtes mobile sur votre lieu de travail, et utilisez plusieurs ordinateurs. Même en passant d’une machine à une autre, vous ne perdrez jamais le décompte de vos pauses, Workrave les gère pour vous.

Ensuite, et c’est là à mon avis une fonction inestimable : il est possible de synchroniser les pauses de tous les utilisateurs sur un même lieu de travail. Ainsi, si vous êtes manager, vous pouvez installer Workrave sur les machines de vos employés, et configurer l’ensemble de manière à ce que tout le monde prenne sa pause café en même temps.

Synchroniser toutes les pauses permet à tous les employés de se retrouver ensembles pour discuter d’autre chose que du boulot, ce qui contribuera à créer une atmosphère de travail détendue et conviviale. N’oubliez pas : un employé heureux est un employé productif.

Le mot de la fin

J’espère vous avoir convaincu d’installer et d’utiliser Workrave. Si vous l’utilisez correctement, vous ne pourrez qu’y gagner, votre corps comme votre esprit vous diront merci.

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Gérer les interruptions : la méthode ADRA

Il m’est arrivé de travailler dans une trés petite entreprise en temps que technicien en informatique. Pour survivre, une entreprise de cette taille doit constamment traiter plusieurs devis à la fois, et par un corollaire surprenant à la loi de Murphy1, il est fréquent de constater que les échéances des devis tombent souvent au même moment, entraînant ce qu’on appelle dans un jargon technique d’initiés des « charettes« .

Dans ce genre de situations, il faut en général jongler entre les différents projets, ce qui fait qu’il est difficile de se concentrer pleinement sur une tâche bien précise.

Avez vous déjà remarqué à quel point l’imprévu, les interruptions continuelles et les projets de dernières minutes sont chronophages2 ? N’est-il pas rageant, alors que vous êtes concentré à effectuer un travail important, de voir s’intercaler une « tâche urgente à faire en priorité », qui va vous distraire, vous déconcentrer, et vous faire perdre votre temps ? N’aimeriez vous pas pouvoir terminer d’un bloc ce que vous avez à faire, sans avoir à jongler sur 15 projets à la fois, tous plus prioritaires les uns que les autres ?

Si vous avez répondu « oui » à l’une de ces questions, alors la méthode ADRA, pour Abandonner, Déléguer, Reporter ou Agir est pour vous. La méthode ADRA est un outil qui vous permettra de gérer les interruptions en vous aidant à déterminer facilement et rapidement quelles sont les tâches prioritaires que vous devez effectuer impérativement, et celles que vous pouvez mettre de côté.

ADRA est en fait un arbre de décision, c’est à dire un ensemble ordonné de questions qui vous conduira immanquablement à un résultat. Cet arbre doit être appliqué à chaque tâche parasite qui vient interrompre votre travail. Voici les questions que vous devrez vous poser :

Abandonner

Lorsqu’une nouvelle tâche vient à votre connaissance, la première question à vous poser est « Cette tâche doit-elle être impérativement réalisée ? ». Si la réponse est négative, c’est à dire que vous n’avez pas vraiment besoin d’effectuer ce travail, alors vous n’avez tout simplement qu’à le laisser tomber. Oubliez-le, envoyez-le dans les oubliettes de votre mémoire, et tirez un trait dessus de façon définitive. Attention, il ne s’agit pas de reporter le travail à plus tard. Il s’agit bien de l’oublier purement et simplement. Plus jamais vous n’y repenserez, que ce soit dans une minute ou dans un an.

Cette étape est la plus importante, car c’est celle qui vous fera gagner le plus de temps. Supposons qu’une nouvelle besogne vous tombe dessus de manière impromptue, et que vous sachiez qu’il vous faille au moins 4 heures pour l’abattre. En la laissant purement et simplement tomber, vous gagnerez tout bonnement… 4 heures, et vous vous épargnerez dans doutes beaucoup d’efforts.

Le coeur de cette branche de l’arbre, c’est de déterminer si la tâche doit être effectuée ou pas, et ce n’est pas si facile. Pour répondre à cette question, il vous faudra tout de mêmes quelques instants de réflexion, car la solution n’est pas forcément triviale.

Si vous avez du mal à vous décider, je vous conseille de vous poser la question suivante : « Pourquoi dois-je réaliser ceci ? Si le travail est fait, quels seront les bénéfices réels, et sinon, quelles seront les conséquences à court, moyen et long terme ? ». En comparant les conséquences de votre inaction avec les bénéfices que vous pourriez tirer de l’action, vous découvrirez souvant que le jeu n’en vaut pas la chandelle, et que vous avez mieux à faire.

Déléguer

Si la tâche à réaliser est essentielle, et ne peut être abandonnée sans conséquences, alors il faut vous demander si vous ne pouvez la déléguer. Faire faire le travail par quelqu’un d’autre est également une excellente façon de gagner du temps, tout en sachant que le travail sera fait. Là encore, il faut prendre certains éléments en considération avant de déléguer.

Tout d’abord, vous devez vous demander si la tâche en question peut effectivement être déléguée. Un examen d’urine ou une prise de sang sont des exemples typiques de corvées que vous ne pouvez pas déléguer.

Ensuite, assurez vous que vous avez effectivement quelqu’un à qui faire faire le sale boulot. Si vous êtes manager, ou chef d’entreprise, vous avez des employés sous votre responsabilité, qui accepteront de faire ce que vous leur demanderez. Si vous êtes parents, et que le travail à effectuer concerne la vie de famille, faites le faire par vos enfants, au lieu de les laisser avachis devant la télé à regarder des âneries.

Quoi qu’il en soit, assurez vous que la personne choisie détient les compétences et le temps nécessaire pour faire le boulot. Cela dit, la gestion du temps deviendra son problème (niark niark).

Enfin, vous devrez déterminer quels seront les efforts que vous devrez déployer pour vous assurer que le travail est fait. Déléguer, c’est savoir accepter de s’en remettre à autrui, mais cela implique un travail de vérification plus ou moins poussé. Si vous pensez que déléguer vous coûtera plus d’efforts que de faire le travail vous même, ne déléguez pas.

Reporter

Vous savez que votre tâche ne peut-être abandonnée, ni déléguée. Vous devrez donc la réaliser vous même. La prochaine question à se poser est la suivante : « Cette tâche doit-elle être effectuée maintenant ? Si je la remets à plus tard, quelles seront les conséquences ? Jusqu’à quand puis-je reporter ce travail ? ». En fait, cette étape va vous servir à ordonnancer au mieux les différentes tâches que vous devez réaliser, en écartant celles qui vous embêtent pour les remettre à plus tard.

Sachez que chaque fois que vous passez d’une besogne à une autre, il vous faut quelques minutes pour vous reconcentrer, entraînant une perte de temps dramatique. L’intérêt du report est d’optimiser l’ordonnancement des tâches pour les effectuer les unes après les autres, au lieu de toutes les mélanger.

Si vous décidez de reporter, faites attention à ne pas sombrer dans la procrastination, car vous prenez le risque de voir le labeur en retard s’accumuler et de réaliser à la dernière minute qu’il vous reste une tonne de travail non fait. Reporter oui, mais reporter intelligemment.

« Facile à dire ! », me direz vous, « mais comment reporter intelligemment ? ». La meilleure pratique, je pense, est de vous fixer une limite temporelle fixe et immuable. Ainsi, si une interruption vous tombe dessus alors que vous travaillez à autre chose, ne vous contentez pas de dire « Bon, je verrai ça plus tard », mais prenez quelques secondes pour décider exactement à quel moment vous allez vous y atteler. Vous pouvez par exemple décider de terminer votre travail en cours, ou définir une heure fixe dans la journée.

En vous fixant une échéance fixe, vous définissez une barrière de sécurité, qui vous permettra d’éviter la procrastination. Comment croyez vous que je fais, pour écrire deux billets par semaine sur ce blog ? Avez vous vu le compte à rebours avant le prochain billet ? En fait, au moment ou j’écris, il reste 30 minutes avant le prochain billet 🙁 . Cette échéance m’a forcé à me lever une heure plus tôt (et dieu sait que j’aurais préféré dormir) pour terminer ce billet en temps et en heure.

L’important, c’est de connaître les conséquences de vos choix. Si vous décidez de prendre en compte l’interruption, vous allez forcément reporter votre travail en cours. Des deux tâches, laquelle souffrira moins le retard ?

Agir

Enfin, si vous êtes arrivé à ce noeud de l’arbre, c’est que votre tâche ne peut être abandonnée, ni déléguée, ni reportée. Quelles sont les options restantes ? Et bien, les choix sont pour le moins réduits : au boulot !

Pour conclure

Ce petit arbre de décision tout simple peut-être un outil précieux si vous avez parfois du mal à gérer vos interruptions. Bien des fois, vous constaterez qu’il vous fera gagner un temps précieux, et vous gagnerez en productivité.

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Organisation

Rangez votre temps

Avez vous déjà eu l’impression que le temps passait trop vite ? Que les heures filaient à une vitesse incroyable, et que vous n’aviez jamais le temps de faire tout ce que vous auriez voulu ? N’avez vous jamais rêvé de pouvoir rallonger vos journées pour y caser deux heures de sommeil en plus, ou pour enfin trouver le temps de vous inscrire à votre club de fitness ? N’y a-t-il pas des tâches que vous vous promettez de réaliser depuis des lustres, et qui ont sombré dans un coin poussiéreux de votre conscience, assorties d’une étiquette « A faire » jaunie ?

Si, comme l’immense majorité de la population, vous avez répondu « oui » à l’une de ces questions, c’est que vous avez sans doute un problème d’organisation temporelle. Pour de nombreuses personnes, le temps est un adversaire implacable, comme un rouleau compresseur qui nous forcerait à courir du lever au coucher sans nous laisser une seconde de répis, transformant chaque minute en course contre la montre.

La plupart des gens n’ont même pas conscience de ce problème. Pour eux, il est normal d’être toujours pressé, d’avoir toujours à courir à gauche et à droite sans s’arrêter. Après tout, nous vivons dans la société de l’information et de la communication., un monde moderne ou il faut en faire toujours plus pour survivre. Pour ces gens là, seuls les fainéants, les oisifs et les parasites ont le droit de se reposer et de se détendre. Pas une minute, il n’imaginent qu’ils pourraient trés bien faire tout ce qu’ils font aujourd’hui, mais en moins de temps.

Ranger son temps comme sa chambre

Le temps est comme l’espace, il est tout à fait possible de l’optimiser, seulement, rares sont ceux qui en ont conscience. Prenons l’exemple de votre habitation : normalement, vous avez organisé un minimum votre espace, non ? Vous avez collé les meubles au mur, les vêtements sont rangés dans un placard, et selon votre niveau d’organisation, vous avez défini une place pour chaque chose, et chaque chose a sa place. Ainsi, vous pouvez circuler de la cuisine au salon sans avoir à contourner le lit, et il ne vous viendrait pas à l’idée de placer votre télé dans la salle bain, si ?

iMac
Crédit photo : ºDaines

Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, il m’arrive souvent de constater que mon chez-moi n’est pas aussi ordonné qu’il le devrait. Lorsque j’utilise quelque chose, je ne le remets pas forcément à sa place, et au fil des jours, petit à petit, le bazar s’installe sournoisement pour entraver ma circulation. A certaines périodes, le désordre est tel qu’il me faut nager plus que marcher pour passer d’une pièce à une autre.

Et qu’est-ce qu’on fait, quand le désordre devient trop insupportable ? Et bien on range, ma bonne dame ! On ramasse tout ce qui traîne, et on le remets à sa place. Ainsi, on rétablit la circulation, et on évite les risques d’accidents par asphyxie.

La plupart des gens, quand ils réalisent que le désordre devient intenable, pensent « Il faudrait que je range », et pas « Bigre ! Je n’ai pas assez de place ». Et pourtant, quand il s’agit de temps, ils font exactement le contraire « Fichtre ! Je n’ai pas assez de temps » au lieu de « Bon ! Il faut que je m’organise ». Etrange, non ?

Organisations spatiale et temporelle

A présent, nous allons si vous le voulez bien tenter une petite expérimentation (d’ailleurs, même si vous ne voulez pas, ce sera pareil). Nous allons examiner quelles sont les règles de bon sens qui s’appliquent en matière d’organisation spatiale. Ensuite, nous étudierons de quelles manières ces principes peuvent s’appliquer à l’organisation temporelle. Puisque ranger les choses peut faire gagner de la place, peut-être que ranger ses heures peut faire gagner du temps ?

Le plus encombrant d’abord

Vous rappelez-vous votre dernier déménagement ? Que vous ayez fait appel à des professionnels ou tout fait vous même, vous avez bien eu à décider comment seraient disposés toutes vos affaires dans votre nouvelle habitation, non ?

Dans quel ordre avez vous procédé ? Est-ce que vous avez commencé par ouvrir votre carton « spécial babioles » pour disposer tous vos menus objets à même le sol ? Ce serait un peu bête, ou auriez vous mis vos meubles ? En fait, je pense que comme tout le monde, vous avez commencé par décider d’où placer l’armoire, puis le lit, la bibliothèque, le canapé, la table, le buffet, etc. Ensuite, vous avez placé les chaises et tous les autres éléments moins volumineux. Enfin, vous avez fini par disposer vos objets de décoration un peu partout sur vos meubles fraîchement installés.

Dans le domaine de l’organisation spatiale, il faut toujours procéder dans l’ordre, en commençant par le plus encombrant, avant de disposer ce qui prend le moins de place. Les éléments les plus gros sont souvent fixes, et servent d’articulation pour votre espace. Ils servent de soutien et de support aux menus objets qui gravitent autour. Si vous procédez de la manière inverse, vous risquez de gâcher de l’espace et de ne pas pouvoir ranger tous vos objets encombrants.

Ce principe s’applique parfaitement en organisation temporelle. Dans une journée, vous devez articuler les tâches qui vous prennent le moins de temps autour de celles qui accaparent la plus grande partie de votre journée.

La plupart des gens disposent de deux ou trois activités principales qui consomment la majorité de leur temps. Pour ma part, par exemple, sur les 24 heures que dure une journée, j’avoue en passer un nombre conséquent à dormir, puis à occuper un emploi, puis à me nourrir, me laver, me déplacer, etc. Quand je dois organiser mon emploi du temps, à votre avis, par quoi je commence ? Par prévoir l’heure de mes déplacements, ou par examiner mes horaires de travail ?

Evidemment, à ce niveau, cela relève de l’évidence. Mais examinons l’exemple suivant. Ecrire un billet pour ce blog me demande un certain temps, voire même un temps certain. Comme je m’impose de publier de nouveaux articles régulièrement, il faut donc que je dégage de longues plages horaires chaque semaine pour écrire.

Supposons que j’aie l’immense courage de me lever une heure plus tôt le matin pour écrire un article en retard. Lorsque j’allume mon ordinateur, j’ai le réflexe de vérifier mes emails, puis d’envoyer quelques réponses, ensuite je vais lire d’autres blogs pendants quelques minutes, avant de vérifier les statistiques de mon site. Enfin, je commence à écrire. Sauf que oh ! Stupeur ! Mon heure libre s’est déjà écoulée, et mon article n’est toujours pas écrit.

Si j’avais commencé par le plus important, rédiger mon billet, avant de me laisser aller à effectuer des tâches moins importantes, peut-être n’aurais-je pas eu le temps de lire complètement mes emails, mais peu importe. J’aurais facilement pu dégager un créneau de 30 secondes ailleurs dans ma journée pour lire quelques messages. Tandis que maintenant, je me retrouve condamné à devoir me relever tôt le lendemain. Finalement, rien qu’en définissant correctement mes priorités, j’aurais pu gagner une heure. Pas mal, non ?

Objets similaires au même endroit

En règle générale, nous avons tendance à regrouper les éléments similaires. Chez moi, par exemple, tous mes livres sont dans la bibliothèque (si l’on fait abstraction de ceux qui traînent par terre), et toute la vaisselle se trouve dans un placard de la cuisine (si l’on oublie de considérer celle qui attend d’être nettoyée).

J’avoue qu’il ne me viendrait jamais à l’idée d’intercaler un roman de science fiction au milieu d’une pile d’assiette, ni de coincer une fourchette entre deux livres de cuisine. L’avantage de ce système de classement est tellement évident que je me demande même pourquoi je prends la peine de l’écrire : quand je cherche une poêle à frire, je sais tout de suite que je n’ai pas besoin de regarder dans la bibliothèque.

Appliquer ce principe à l’organisation temporelle consiste à regrouper les tâches similaires au même moment. Par exemple, supposons que je doive faire la vaisselle, et écrire un article pour ce blog. Je ne vais pas m’amuser à rédiger un paragraphe, aller jusqu’à l’évier pour laver une cuillère et trois assiettes, avant de revenir à mon clavier pour changer trois virgules, etc.

Si je dois me déplacer en centre ville pour acheter une carte postale pour un anniversaire, je vais rentabiliser mon temps de trajet en en profitant pour faire quelques courses, passer récupérer les photos qui étaient à développer, porter ma montre à réparer, et que sais-je encore ?

A chaque fois que vous passez d’une tâche à une autre, vous perdez du temps, que ce soit en déplacement, ou en temps de concentration. Lorsque j’écris pour mon blog, je m’interdis de consulter ma messagerie toutes les trois minutes, et de vérifier les mises à jours de mes flux RSS. Car si je le faisais, il me faudrait à chaque fois plusieurs minutes pour me reconcentrer totalement sur mon article, d’où une perte de temps considérable.

Au lieu de voleter de tâche en tâche, astreignez vous à vous concentrer sur un seul travail à la fois. Ce peut-être tentant de s’interrompre sans arrêt, mais au bout du compte, vous allez perdre énormément de temps. Apprenez-donc à gérer les interruptions.

Rangez régulièrement

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Crédit photo : -sel

J’imagine que chez vous, vous avez plus ou moins défini une place pour chaque chose, et que vous ne vous amusez pas à déplacer vos meubles chaque semaine. La table va dans la cuisine, l’ordinateur sur le bureau, le tableau sur le mur, et le vase offert par votre grand-mère trône sur je ne sais quelle étagère.

Lorsque vous décidez d’acquérir un nouvel objet, que ce soit un meuble ou une simple babiole décorative, vous allez devoir lui trouver une place. Peut-être vous faudra-t-il réorganiser quelque peu votre espace en libérant une place pour placer votre nouvelle acquisition. Eventuellement, vous allez devoir jeter ou donner un vieux truc qui ne sert plus et prends de la place inutilement (votre télé, par exemple).

Il est curieux de constater que nous n’aimons pas vivre dans des environnements trop dépouillés. J’ai connu des gens qui avaient déjà déménagé parce qu’ils se trouvaient trop à l’étroit chez eux. Or, la première chose qu’ils ont fait une fois installé dans leur nouvelle demeure, c’est acheter de nouveaux meubles pour remplir la place libre. Au bout du compte, même en habitant un lieu plus grand, ils n’ont obtenu aucun gain de place.

Peut-être savez vous que la nature n’aime pas le vide, et tend naturellement à le remplir, pour aboutir à un équilibre. Je vous épargnerai les considérations scientifiques, mais sachez en tout cas que ce phénomène semble également se produire à l’échelle humaine 🙂 . Lorsque nous voyons du vide autour de nous, nous avons tendance à le combler avec de nouveaux objets, ou bien du désordre. J’ai pour ma part remarqué que plus mon habitat était propre et ordonné, plus j’avais tendance à laisser traîner mes chausettes sales par terre.

Le problème est que lorsque vous désirez disposer d’un espace libre pour ranger un nouvel objet, vous réalisez que vous êtes à court de place. La solution est simple, il suffit de rétablir l’ordre en rangeant le bazar ambiant, libérant ainsi de l’espace à combler.

Ce principe s’applique également au temps. Quelque soit l’épaisseur de votre agenda, vous constaterez toujours que votre journée est remplie. En général, nous n’aimons pas rester sans rien faire. Ainsi, si vous disposez d’une heure de libre dans votre journée, vous la remplirez avec je ne sais quelle activité, que ce soit un loisir ou du travail supplémentaire.

Maintenant, si vous voulez disposer d’un certain temps d’une certaine façon, par exemple en vous inscrivant dans un club de sport, en créant votre entreprise à temps partiel, en pratiquant des activités avec vos enfants, ou que sais-je encore, vous allez devoir libérer des créneaux de votre agenda.

Pour ce faire, il vous faudra identifier quelles sont vos tâches importantes et prioritaires, celles qui ont leur place dans votre agenda, et celles qui se sont greffées au fur et à mesure pour remplir votre temps libre. Ce sont ces tâches que vous pourrez escamoter sans trop de remords, pour insérer quelque chose d’important à la place.

Mesurer avant d’acheter

Décider d’acheter une nouvelle armoire, ou une table, ou n’importe quel élément encombrant ne se fait pas à la légère. Si ça ne vous est pas arrivé à vous même, peut-être connaissez vous quelqu’un qui fit l’acquisition d’un encombrant avant même d’avoir vérifié qu’il pourrait le mettre quelque part. Ce doit être particulièrement rageant, une fois rentré chez soi, de constater que la nouvelle étagère en kit ne rentre pas entre le buffet et le coin du mur.

Et que fait-on, éviter ce genre de mesaventure ? On mesure, bravo (ça fait plaisir, yen a qui suivent). En général, on commence par vérifier que l’on dispose d’assez de place pour faire rentrer un nouveau meuble avant de l’acheter. Pas besoin d’être Einstein pour comprendre que si j’ai un mur de 5m, et un placard qui prend déjà 4m, ce n’est pas la peine d’espérer y caser une armoire de 3,5m.

Pour le temps, c’est la même chose. Beaucoup de personnes se lancent dans de nouvelles activités sans réfléchir, et se retrouvent dans une position difficile, obligées de courir pour tenir leurs engagements, arrivant sans cesse en retard partout où elles vont. Ces personnes ont oubliées de vérifier que leur nouveau projet pouvait s’insérer dans leur emploi du temps, et qu’elles disposaient d’assez de temps libre.

Pour ne pas vous retrouver dans la même position, gardez à l’esprit que le temps pas plus que l’espace n’est extensible à l’infini. Comme le disait Aristote1 : « Quand yen a plus, yen a plus ». Si votre emploi du temps est plein à craquer, vous devez accepter de refuser une nouvelle activité chronophage, aussi intéressante soit-elle.

Vous n’auriez pas l’idée d’acheter un nouveau lit géant pour le placer dans votre F2 en vous disant « je trouverai bien ou le mettre », n’est-ce pas ? Et pourtant, nombreux sont ceux qui formulent des projets faramineux en pensant « je m’organiserai bien », alors même que la liste de leurs tâches en retard s’allonge démesurément.

Apprenez également à prendre la mesure réelle du temps. Si vous disposez d’une heure de temps libre le midi, cela ne signifie pas forcément que vous puissiez y caser une activité d’une heure. N’oubliez pas de compter le temps de transport, de préparation, etc.

Pour finir

Il est amusant de remarquer à quel point des règles simples du pur bon sens en matière d’organisation spatiale sont tout simplement ignorées quand il s’agit d’organisation temporelle. Maintenant que vous avez conscience du phénomène, vous allez sûrement gérer votre temps plus efficacement.