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Développement personnel

Comment devenir plus riche sans gagner plus ?

Dans la vie, certains n’ont pas d’autre ambition que d’amasser des richesses. Leur vie entière est basé sur ce principe : devenir plus riche. Elles travaillent dur et se démènent pour entasser chaque jour quelques noisettes supplémentaires, comme des écureuils laborieux. Et année après année, alors que leur fortune grandit et devient colossale, ces gens se rendent comptent qu’ils ne sont pas heureux.

Leur réflexe est de se dire « Je ne dois pas encore être assez riche. Dés que j’aurai ceci, quand j’aurai acheté cela, alors le bonheur viendra ». Ils décident alors de remettre leur bonheur à plus tard, et continuent leur incessante quête de richesse.

Au crépuscule de leur vie, ceux-là finissent parfois par se rendre compte qu’ils ont fait fausse route. Ils regardent alors en arrière, et ruminent l’échec de leur vie, en ayant la sensation d’être passé à côté de quelques chose. Finalement, la vie, ce n’est pas si terrible ! Après tout, avec tout ce que j’ai, je dois être heureux, maintenant. Et si le bonheur, ce n’est que ça, alors ça ne valait peut-être pas le coup de se donner autant d’efforts.

Bien sûr, tous ces gens ne sont pas malheureux. Ils connaissent des moments de joie intense, de bonheur fabuleux. Mais ce ne sont que des flash aléatoires dans la longue nuit de leur existence, allant et venant au gré des circonstances.

Pourtant, moi qui ai la prétention d’écrire sur le développement personnel, je vous annonce que ma grande ambition est aussi d’accroitre ma richesse, jour après jour.

Mais alors, vous ne comprenez plus. Qu’est ce qu’il raconte, celui-là ? Il a pris un coup de soleil, c’est pas possible ?! Et bien, c’est peut-être tout simplement que vous et moi n’avons pas la même définition de ce qu’est la richesse.

Qu’est-ce que la richesse ?

Beaucoup ont une vision de la richesse complètement pervertie. Pour eux, la notion se résume à richesse = possessions matérielles. Voire, pour les cas les plus désespérés, richesse = argent. Ceci est particulièrement vrai dans les cultures occidentales ou l’on nous enseigne que la consommation est la voie du bonheur, que l’accomplissement est dans la possession matérielle, et que la croissance infinie est la seule porte de sortie.

Il s’ensuit une fuite en avant dans la quête du bonheur. On me dit que je dois posséder pour être heureux, mais je ne le suis pas. C’est donc que je ne possède pas assez. Je dois donc travailler pour posséder plus, et alors j’accéderai au bonheur. On en vient alors à négliger l’essentiel : le bien-être, la santé, les amis, etc.

Tout le monde connait le dicton « l’agent ne fait pas le bonheur ». Il n’y a rien de plus vrai, puisqu’il est possible d’être heureux sans argent, de même qu’il est possible de ne pas l’être avec un compte en banque prêt à déborder. Si on leur demande, les gens répondent presque toujours quelque chose comme « je sais que l’argent ne fait pas le bonheur, en amasser n’est pas mon but dans la vie ». Pourtant, derrière ces sages paroles, la réalité est toute différente, et les comportements démentent les paroles.

Mais alors, c’est quoi, être riche ?

Having Money Trouble
Crédit photo : Big-E-Mr-G

Si vous voulez savoir si vous êtes riche, imaginez que par un concours de circonstance tout à fait surprenant et, j’en conviens, improbable, vous vous retrouviez à moitié nu en plein désert la nuit sur une autre planète. Que vous resterait-il ? Si vous me répondez « pas grand chose », alors je considérerai que vous n’êtes pasriche.

Pour ma part, je pense que la notion de richesse est directement correlée avec celle de bonheur. J’ai donc établi une classification des sources de richesse.

Tout d’abord, comment savoir si quelque chose représente de la vraie richesse ? Considérons les points suivants :

  • Intrinsèque ou extrinsèque ? Vos compétences, votre savoir faire, votre personalité, votre humour, toutes les blagues que vous avez mémorisé, etc. sont autant d’éléments intrinsèques. Ils font partie de vous, ils vous sont inséparables, et vous caractérisent. Personne ne peut vous les retirer, autrement qu’en vous faisant passer l’arme à gauche.En revanche, votre télé, votre maison, ou votre voiture sont des éléments extrinsèques. Ils sont extérieurs à vous, vous pouvez les toucher, les voir, les sentir, les écouter, mais vous pouvez aussi les perdre.Il existe également des « mixtes ». Prenons vos relations, vos amitiés, vos amours. Tout ceci prend racine en vous, mais nécessite l’intervention d’éléments extérieurs (autrui, en l’occurence).

    Par définition, votre richesse dépend de ce que vous possédez. Or, vous ne possédez vraiment que ce que l’on ne peut vous enlever. Vos caractéristiques intrinsèques vous confèrent infiniment plus de richesses que vos possessions matérielles extrinsèques.

  • Éphémère ou permanent ? Le deuxième élément à prendre en compte, c’est le caractère temporel de la source de richesse considérée. Par exemple, si vous êtes capable de gérer vos émotions, c’est un savoir que vous conserverez toute votre vie. À tout moment, vous pourrez avoir besoin de cette compétence, elle vous tirera de bien des mauvaises situations, et vous sera d’une aide précieuse pratiquement chaque jour de votre vie.Si vous détenez une compétence informatique dans un certain domaine, c’est aussi une source de richesse. Vous pourrez trouver un job, et gagner votre beurre avec. Sauf que cette compétence deviendra sûrement caduque et obsolète un jour prochain, et il vous faudra travailler pour la maintenir à jour, ou changer de métier.Ce qui est permanent est généralement source d’une plus grande richesse que ce qui est éphémère. C’est l’essence même du développement personnel : il ne s’agit pas de quelques trucs et astuces, il s’agit de travailler toute sa vie pour développer cette richesse intemporelle.
  • Source de bonheur ou pas ? Troisième point à considérer : cette source de richesse est-elle source de bonheur ? Mon compte en banque est une source de richesse. Est-il source de bonheur ? Assurément, non. Mes amis sont une source de richesse1. Sont-ils source de bonheur ? Assurément, oui !Attention toutefois à ne pas tomber dans le piège qui consiste à confondre plaisir et bonheur. Le plaisir est une émotion éphémère. Le bonheur est bien plus que ça. C’est quelque chose de transcendant. Une vie axée sur le plaisir n’apporte que rarement le bonheur.Si vous avez du mal à faire la distinction, posez vous tout bêtement la question. Est-ce que posséder cette nouvelle voiture m’apporterait du plaisir, ou du bonheur ? Généralement, la réponse vient toute seule, si vous savez écouter.

    Alors, plutôt que de vous endetter juste pour le plaisir de conduire une voiture plus puissante, plus rapide, plus lourde, plus polluante, et pour épater vos amis, rangez plutôt votre fierté au placard, arrêter de vous comporter comme un gamin qui joue à « c’est moi qui ai la plus grosse », et investissez vous dans des causes plus utiles et moins futiles.

Les sources de richesse

Le but n’est pas de définir une classification exacte de la valeur des sources de richesse. Je ne suis ni mathématicien, ni biologiste ! Le but est de vous donner des éléments de réflexion pour vous aider à faire vos choix et définir vos priorités.

Voici, une petite liste indicatives et absolument non exhaustive de sources de richesse :

  1. Les possessions matérielles : je vous ai donné l’impression de cracher sur les possessions matérielles ? Ce n’est pas le cas. J’apprécie de vivre dans mon petit appartement, de dormir dans mon lit moelleux, de trouver de la nourriture en bonne condition dans mon frigo, et de perdre quelques heures de temps en temps à surfer sur le net grâce à mon ordinateur.Ça ne m’intéresse pas de jouer mon Diogène en vivant dans un tonneau, je veux profiter des progrès et des avantages que des millions d’années de civilisation ont fini par apporter.Je ne crache pas non plus sur l’argent. L’argent n’est pas sale, il est partie intégrante de notre culture. J’ai besoin d’argent pour manger, payer mes factures, et m’adonner à quelques loisirs futiles. Sinon, je n’aurais pas mis de pub sur Palsambleu !

    Seulement, je dis que les possessions matérielles et l’argent ne doivent pas prendre plus d’importance qu’il n’en ont, et doivent rester ce qu’ils sont : des moyens, et non des fins.

    En matière de possessions, la règle est simple : contentez vous du strict minimum. Vous pouvez vous passer de voiture ? Parfait ! Utilisez les transports en commun. Vous ne téléphonez pas à tout bout de champ ? Débarrassez vous de votre téléphone portable, et prenez le temps d’écrire des lettres. Vous avez une télé ? Soyez sans pitié ! Recyclez-la en aquarium !

    Individuellement, chaque objet est une source de confort et de plaisir. Mais en les accumulant, ils deviennent sources de problèmes. Emmener la voiture au garage et la télé à réparer, appeler le service après vente de la machine à laver qui vient de tomber en panne, travailler plus pour payer les crédits, tout ceci prend du temps, que vous auriez pu employer de bien meilleure façon, et au final est néfaste pour la qualité de vie. La meilleure façon d’éviter cela, c’est encore de se contenter du minimum.

  2. Vos connaissances : La connaissance, c’est le niveau 0 de la richesse intérieure. Depuis votre naissance, vous n’avez cessé d’être assailli d’informations par vos sens, seconde après seconde, et ces informations, une fois internalisées, analysées, disséquées puis mémorisées (ou pas) par votre cerveau, deviennent des connaissances.
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    Crédit photo : lanx1983

    Je ne rentrerai pas dans un débat terminologique compliqué sur ce que signifie vraiment le fait de connaître quelque chose. Dans le sens ou je l’entends ici, la connaissance s’apparente à l’information. Lorsque vous écoutez les nouvelles, lisez un magazine scientifique, ou un livre philosophique, vous augmentez vos connaissances. Lorsque vous arpentez les ruelles de votre ville de long en large en apprenant le nom des rues, lorsque vous demandez à votre boulangère de vous expliquer comment on fait le pain, lorsque vous consultez une encyclopédie au hasard, vous augmentez vos connaissances.

    La connaissance, c’est la source de l’apprentissage, c’est le réservoir de la créativité, c’est la matière première de l’imagination, c’est la base de l’intelligence. C’est sur cette base que se constuiront vos compétences, votre savoir faire et votre savoir être.

    Pour engranger toujours plus de connaissance, il est important de rester curieux et ouvert. Posez des questions, intéressez vous, cherchez à comprendre comment ça marche, pourquoi ça fonctionne, abonnez vous à des magazines spécialisés, parlez aux gens que vous côtoyez. Et surtout ne vous limitez pas à un seul champ de recherche. Ne croyez pas que vous obtiendrez une connaissance de qualité rien qu’en surfant sur Internet. Sortez, bougez, faites du sport, de la musique, prenez des cours de dessin, allez au théâtre, étudiez l’histoire, que sais-je ? Soyez varié ! La connaissance, c’est le terreau de votre esprit2.

    Là encore, toutes les informations n’ont pas la même valeur. Certaines connaissances vous feront réfléchir, vous pousseront vers l’avant, et vous rendront meilleurs. D’autres ne serviront qu’à vous faire perdre du temps, et parasiteront votre esprit. C’est ce qui se passe lorsque vous écoutez les faits divers, qui vous abreuvent d’événements somme toute anodins et exceptionnels en les présentants comme courants et répandus. Vous les aurez oublié une heure après, mais le malaise et la peur de sortir persisteront.

    Faites la part des choses, et ne perdez plus votre temps à bourrer votre cerveau de cochonneries.

  3. Vos compétences : Le niveau de richesse suivant, c’est la compétence, c’est à dire votre savoir faire. Vos compétences sont la cristallisation de vos connaissances, vous avez appris à faire des choses. Vous ne subissez plus le monde qui vous entoure, vous pouvez agir sur lui. Vous détenez une influence, vous pouvez faire bouger les choses, exprimer votre voie, d’observateur devenir acteur, et de réactif devenir proactif.Les compétences sont sources de richesse en ce sens ou elles représentent le premier pas vers l’indépendance. C’est ce qui vous permet de survivre dans l’univers qui est le votre.D’une compétence, vous pouvez faire un métier pour gagner votre vie3. Mais vous pouvez aussi l’utiliser pour aider vos amis, pour vous cuisiner de bons petits plats, vous bâtir une maison, ou pour séduire votre partenaire, etc.

    Là aussi, il est important de rester ouvert, et ne pas se reposer sur ses lauriers en recherchant l’écletisme. Si quelqu’un vous propose de vous enseigner une recette de cuisine, acceptez, et soyez un bon élève, attentif et curieux. Si vous refusez en prétextant que vous ne cuisinez jamais, vous aurez perdu une bonne occasion de devenir plus riche.

    Si vous avez l’occasion d’apprendre à bricoler, à dessiner, à jongler, à lire les lignes de la main, pratiquer la magie, parler en public, sauter à l’élastique, acceptez. Donnez vous la chance de vous ouvrir en devenant compétent dans de nombreux domaines. N’oubliez pas que le savoir faire est une des plus importante source de pouvoir.

  4. Votre santé : Pour l’instant, nous n’avons encore parlé que de l’esprit. N’en déplaise à certains, et jusqu’à preuve du contraire, le corps et l’esprit sont liés. Votre corps est le véhicule de votre esprit, c’est votre outil concret pour accéder au monde. Un corps fort et en bonne santé constitue donc une richesse inestimable.Si vous négligez votre corps, un jour ou l’autre, tous les aspects de votre vie en patiront. Vous vous sentirez mal dans votre peau, votre confiance en vous fondra, vos facultés de concentration plongeront, et niveau séduction, je n’en parle même pas.En revanche, un corps bien entretenu vous permettra à court terme d’avoir de l’énergie pour être optimiste, entreprenant, aventureux, actif. A long terme, vous vivrez longtemps et dans de bones conditions. Vous pensez qu’il est impossible d’être en bonne forme passé un certain âge ? Regardez un peu Morihei Ueshiba, le fondateur de l’Aïkido. Si d’autres l’ont fait, alors vous pouvez le faire.

    Il faut donc protéger son corps comme quelque chose d’extrémement précieux. Il doit être entretenu régulièrement par des exercices, des assouplissements, et une alimentation saine.

  5. Votre savoir être : Mens sana in corpore sano, un esprit sain dans un corps sain. C’est ce qui vous a conduit vers l’indépendance. Mais la vraie richesse ne se trouve que dans l’interdépendance, dans la relation aux autres, dans l’entraide, et le fait de se rendre utile à ses proches et à sa communauté.C’est pourquoi la plus grande richesse intérieure que l’on puisse développer à mon avis, c’est le savoir être. Tout un ensemble de compétences synergiques dont l’aboutissement est la faculté sociale, celle de s’intégrer dans une société, dans un groupe, de communiquer et tisser des liens avec autrui.

    Rien vraiment ne bouge, mais tout est différent,
    comme ces festins qu’on mange seul, ou en les partageant.
    JJ Goldman.

    Si les richesses définies ci-dessus vous permettent de survivre, le savoir être, c’est savoir vivre. Mais pour y parvenir, la route est longue, et les obstacles nombreux. Combien d’amis se brouillent pour des broutilles ? A cause d’une incapacité à gérer ses émotions, discuter de ses problèmes, et résoudre ses conflits pacifiquement selon une approche gagnant / gagnant ?

    Pour nouer des liens, et bâtir des relations solides et durables, il faut être capable d’aller vers autruicommuniquer correctement, être digne de confiance, savoir dire non, se rendre disponible, gérer correctement ses priorités, avoir de l’humourmaîtriser ses émotions et gérer son stress, et j’en passe…

    Toutes ces facultés, ce savoir être, seront le tramplin qui vous propulsera vers une vie accomplie et heureuse. Une fois acquises, elles ne pourront jamais vous être retirées, et vous seront utiles absolument chaque jour de votre vie. Le savoir être est extrément long et difficile à obtenir. C’est justement là l’objectif du développement personnel : travailler son savoir être.

  6. Vos relations : Vous savez vivre ? Et bien, voici venu le temps de la pratique : vivez ! Tout ceci nous mène à cela : la vie n’est qu’une histoire de relations, de communication, de liens sociaux. La vraie richesse, c’est l’interdépendance. C’est appartenir à un groupe, et en être un membre actif.
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    Crédit photo : 油姬

    Que ce soit au sein d’une société, d’une communauté, d’une famille, d’une association ou d’une entreprise, nous avons tous des rôles sociaux, et rien ne nous épanouit plus que d’apporter notre contribution aux autres. Se savoir utile, se donner, se poser en tant que ressource pour autrui, voilà qui nous donne une sensation d’accomplissement sans précédent.

    L’interdépendance est un échange. C’est devenir indispensable aux autres, tout comme ils vous sont indispensables. La véritable interdépendance créé des synergies et libère des énergies incroyables, rendant possible l’accomplissement de grandes choses.

    Beaucoup de gens mal dans leur peau disent « ne pas trouver leur place dans le monde ». Et bien ce monde dont ils parlent, ce n’est pas tant l’environnement, les immeubles, les magasins, que les gens qui les entourent. Et ceux qui sont passés par la solitude savent le prix d’appartenir à un groupe, d’être indispensable et de pouvoir compter sur quelqu’un en cas de besoin. Le simple fait de « relationner » est source de bonheur et de richesse.

    Considérez autrui comme votre plus grande ressource. Rien ne dépanne mieux qu’un ami lorsqu’on est dans la panade. Rien n’aide mieux qu’un groupe de potes lorsqu’il faut déménager. Rien n’est plus doux qu’une soirée aux chandelles avec sa moitié. C’est de vos connaissances que jailliront vos plus belles opportunités. Mais vous ne pouvez pas toujours prendre sans rien donner. Pour que cette fabuleuse ressource soit accessibe, vous devez, vous aussi, devenir une ressource pour autrui.

Comment devenir riche ?

J’espère que vous avez maintenant une idée un peu plus claire sur ce que signifie réellement la richesse. Vous voulez toujours devenir riche ? Trés bien, commençons par quelques exemples de choses qui ne vous rendront pas riche :

  • Acheter une nouvelle voiture plus puissante
  • Acheter de nouveaux meubles
  • Travailler plus pour gagner plus que nécessaire
  • Mettre fin à une relation parce que la personne vous ennuie

En revanche, voici quelques exemples qui vous rendront un peu plus riche :

  • Partir courir dans la nature avec des amis
  • Passer du bon temps avec vos enfants
  • Lire des livres sur le développement personnel
  • Parcourir les archives de Palsambleu ! 😉
  • Vous inscrire à un cours d’art martiaux
  • Prendre des cours de danse avec votre moitié
  • Prendre une heure par semaine pour méditer, et penser à votre avenir
  • Reprendre vos études, ou prendre des cours à la fac « juste comme ça » (l’entrée des amphis n’est pas encore controlée)
  • Appeler de vieux amis, et leur proposer une sortie
  • Écrire à de la famille

Alors, prêt à s’enrichir ?

  1. N’allez pas mal interpréter ce que j’écris. Je ne parle pas de leur taper des thunes, je parle de richesse intérieure, nuance 😉 []
  2. métaphore brevetée []
  3. gagner sa vie, quelle expression horrible ! La vie, on me l’a donné. Pourquoi devrais-je encore la gagner ? []
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Développement personnel Sculpture de Soi

Physiologie et état d’esprit

De nos jours, pratiquement tout le monde sait que notre état d’esprit a une influence sur la posture que nous adoptons. Regardez vous la prochaine fois que vous serez déprimé. Vous vous verrez courbé, replié, vous marcherez en traînant des pieds et en regardant par terre. En revanche, lorsque vous êtes joyeux, vous vous déplacez d’un pas alerte, vous vous tenez droit, le torse bombé, et votre regard se porte au dessus de l’horizon.

En fait, votre esprit influence tout votre corps, vos expressions faciales, vos mouvements, votre respiration, votre maintien, etc. D’où les expressions « S’effondrer de tristesse », « Sauter de joie », etc.

En revanche, ce qui est moins connu, c’est que votre état corporel influe lui aussi directement vos émotions. En fait, s’il est impossible de ressentir une émotion sans voir un changement sur la physiologie, il est inversement vrai qu’il est impossible de changer sa physiologie sans répercussions sur l’état d’esprit.

Si vous recherchez un moyen simple, rapide et efficace de manipuler le ressenti de vos émotions, en voici un : Il vous suffit d’adopter la physiologique caractéristique d’un état interne, et cet état sera bientôt le votre.

Lutter contre le stress, la fatigue ou la déprime

Lorsque vous êtes déprimé, votre corps s’affaisse, vos épaules tombent, vous courbez la tête et votre regard se dirige vers le sol, vous respirez faiblement, vos mouvements sont ralentis et peu marqués.

La prochaine fois que cela vous arrivera, tentez l’expérience suivante : adoptez la posture de quelqu’un plein de vigueur et d’optimisme. Tenez vous droit, rejetez les épaules en arrière, redressez la tête et regardez au loin, au dessus de l’horizon. Respirez profondément, et même si vous n’en avez pas la moindre envie, souriez jusqu’aux oreilles. Marchez quelques instants d’un pas vif. Vos mouvements doivent être souples, fluides et puissants.

Je veux bien être pendu si vous ne sentez absolument aucune amélioration de votre état. Normalement, presque immédiatement, votre vision du monde sera transformée et deviendra moins noire et pessimiste. Votre sentiment d’inutilité et de renoncement s’estompera, pour laisser place à une envie de sourire réellement.

Bien entendu, je ne dis pas que toute trace de tristesse disparaîtra. Simplement, vous pouvez êtes certain que votre manière de percevoir le monde deviendra un peu moins négative.

Même si vous êtes complètement déprimé, au bout du rouleau, le fait de sourire jusqu’aux oreilles vous fera vous sentir mieux. Cela peut paraître stupide, mais c’est un fait.

Si vous souffrez de stress, prenez quelques secondes pour passer en revue mentalement les muscles de votre corps. Vous vous aperceverez qu’ils sont durs et inutilement tendus. Essayez de relâcher les épaules et le cou, au besoin massez les, et faites quelques étirements. Dés que votre corps sera moins tendu, vous même vous sentirez beaucoup moins stressé.

Si vous ressentez une forte fatigue, comportez vous comme si vous débordiez d’énergie. Adoptez la position que vous prenez lorsque vous vous levez en pleine forme le matin. Parlez d’une voix forte, bien timbrée et rythmée, redressez la tête, tenez vous droit, et vous verrez l’énergie vous revenir petit à petit.

L’effet d’incorporation

Vous qui me lisez, peut-être doutez vous qu’une simple posture puisse exercer autant d’influence sur l’état d’esprit ? Je n’ai qu’une recommandation : faites l’expérience. Là, tout de suite, levez-vous, et adoptez la posture d’une personne pleine de pouvoir et de puissance, fière et sûre d’elle. Vous constaterez qu’à ce moment précis, votre confiance en vous devrait nettement s’améliorer..

Sachez que la relation entre état physiologique et état mental à été mise en évidence par des psychologues1, qui lui ont donné le nom d’effet d’incorporation (ça, c’est pour que vous puissiez frimer en soirée).

Dans son livre pouvoir illimité, Anthony Robbins explique qu’en adoptant exactement le même état physiologique qu’une autre personne, il parvient même à ressentir les mêmes choses qu’elle.

Si vous voulez adapter votre physiologie, voici les éléments à prendre ne compte :

  • La posture globale, le maintien : Êtes vous debout, assis, couché ? Vous tenez vous droit ou courbé ? Comment est votre port de tête ? Cessez de regarder vos pieds, l’idéal est de vous tenir droit, les épaules en arrière, le regard portant loin vers l’horizon.
  • L’allure : C’est la manière dont vous marchez et vous déplacez. Ne traînez plus des pieds, marchez d’un pas vif et alerte.
  • La respiration : Une respiration profonde est bénéfique, elle aide à la circulation de l’air dans le sang, oxygène les muscles et favorise la digestion.
  • L’expression faciale : C’est là qu’il est le plus facile de lire les émotions, alors, n’oubliez l’importance de la bonne humeur.
  • Les gestes : Vos gestes ne doivent plus être saccadés, ou nerveux. Adoptez des mouvements souples, amples, et précis.

J’espère vous avoir convaincu de l’influence que peut avoir votre physiologie sur votre état d’esprit. Alors, si vous ne vous sentez pas bien dans votre tête, essayez déjà d’être mieux dans votre peau. Comment faire ? Cela sera traité dans un autre article 😉

  1. Strack, Martin et Stepper en 1988, Stepper et Strack en 1993, Tom, Petterson, Lauu, Burton et Cook en 1991, etc. []
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L’arme ultime contre le stress

Y a-t-il quelqu’un parmi vous qui ne se sente jamais stressé ? Si oui, vous pouvez partir, ya rien à voir. Pour les autres, vous devez savoir que le stress est quelque chose de particulièrement pénible à supporter.

Le sujet d’aujourd’hui consiste donc à apprendre à nous débarrasser du stress une bonne fois pour toute.

Le stress, fléau des temps modernes

Le stress est une calamité, une force terrible qui sape notre moral et mine notre santé. Des recherches ont montré qu’un fort niveau de stress pouvait avoir des conséquences désastreuses sur la qualité de vie :

  • Hypertension, risques cardio-vasculaires
  • Mauvaise qualité du sommeil, insomnie
  • Anxiété, tristesse, désespoir, déprime
  • Irritabilité, hostilité, violence
  • Fatigue, épuisement
  • Perturbation de la digestion, diarrhée, ulcère
  • Affaiblissement du système immunitaire, réactions allergiques
  • Problèmes de concentration et de réflexion, perte de mémoire
  • Diminution de la productivité personnelle, mauvaise créativité
  • Diminution des performances sexuelles (et oui !)

Et la liste est encore longue. Vous l’aurez compris, stress = pas glop1 ! A ce rythme là, autant se tirer tout de suite une balle dans la tête, on gagnera du temps.

Et pourtant, partout autour de moi, j’entends des gens dire « Ohlala, je n’arrête pas de courir partout », « J’ai jamais le temps de rien faire », « Pfou ! vivement les vacances » Et j’en passe. Et ces gens stressent, stressent, stressent ! Ils feraient bien de se poser deux minutes, et de réfléchir tranquillement aux conséquences de leurs actes. À quoi bon vivre en étant stressé en permanence ?

Remonter à la source

Pour soigner le stress, nombreux sont ceux qui prônent la relaxation, le sommeil, une alimentation équilibrée, etc. Ces remèdes sont excellents, et constituent de toutes manières de bonnes pratiques de vie, mais ils s’attaquent aux symptômes, et pas au mal. Pour guérir le stress, ma méthode est encore plus efficace : il suffit de ne pas stresser 🙂

Cette méthode, je l’ai développé au fil des années, et je l’utilise quotidiennement. Je peux vous assurer qu’elle est efficace : mon entourage pourrait vous le confirmer. Je suis souvent qualifé de « trés calme ». On m’a même plusieurs fois reproché de l’être « trop ».

Cette méthode miraculeuse se résume à peu près ainsi :

  1. Ne faites pas une montagne de quelque chose si ce n’est pas vraiment grave
  2. Souvenez vous que rien n’est vraiment grave

Et voilà, vous êtes maintenant paré à affronter sereinement les situations les plus impitoyables de la vie. Pardon ? Plus de détails ? Trés bien, trés bien… Voici donc quelques conseils pour mettre en pratique ce que vous venez d’apprendre.

Vous êtes responsable de votre stress

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’aucun événement n’a de signification intrinsèque. C’est à dire que rien n’est grave en soi. Les événements n’ont que la signification que vous voulez bien leur accorder. Ainsi, si vous décidez que quelque chose n’a pas d’importance, et qu’il n’y a pas lieu de s’en faire, alors vous ne vous ferez pas de mauvais sang.

L’inverse est vrai. Nombreux sont ceux qui considèrent le moindre imprévu anodin, le moindre contre-temps, le moindre souci comme des catastrophes. Ces gens stressent à tout bout de champ, sans arrêt, avec les conséquences que l’on sait.

Pour illustrer ceci, prenons un exemple un peu extrême : celui de la mort. A priori, chez nous, il n’y a rien de plus terrible que de perdre un proche. Pourtant, dans d’autres cultures, ce même événement est fêté avec joie, et les gens se réjouissent en pensant que le défunt est plus heureux dans l’au-delà.

Le fait qu’un événement vous stresse n’est pas la faute de l’événement, c’est votre faute à vous. C’est vous qui vous le représentez d’une certaine manière, en fonction de vos expériences, vos valeurs, vos croyances, votre physiologie, et bien d’autres paramètres (je les détaillerai dans un prochain article).

Le schéma est toujours le même : un événement survient (panne de voiture), vous le représentez d’une certaine manière (arhr, j’en ai marre, quelle tuile), ce qui vous conduit à certains états (stress).

A priori, vous n’avez aucun contrôle sur les « tuiles » qui vous tombent dessus. En revanche, vous pouvez influer sur vos représentations pour parvenir aux états qui vous conviennent le mieux. Première étape, prenez conscience de cet état de fait, et assumez l’entière responsabilité de votre stress. Quand vous aurez cessé de l’attribuer à des causes externes, vous aurez fait un grand pas en avant.

La bonne nouvelle, c’est que puisque vous créez votre stress, vous détenez également le pouvoir de le faire disparaître.

Une question de perspective

Tout est une question de perspective. Face aux événements, nombreux sont ceux qui ne voient que le côté négatif. Pourtant, chaque situation à des côtés négatifs et positifs. Pourquoi ne pas se focaliser sur le positif, et délaisser le négatif ?

La prochaine fois que vous manquerez votre train, au lieu de vous lamenter « Ahrr ! Je vais être en retard à ma réunion d’affaire trés importante, c’est une catastrophe ! », pourquoi ne pas penser en souriant « Bon, et bien il me reste deux heures avant le prochain. Ça tombe bien, j’ai toujours rêvé de visiter la ville ».

Parfois, les conséquences négatives de quelque chose sont directement visibles, tandis qu’il faut fouiller un peu pour découvrir le côté positif. Les avantages d’une situation désagréable sont souvent indirects. Faites l’effort de chercher. Faites vraiment l’effort. Si vous vous contentez de lever les yeux en l’air 5 secondes avant de dire « non, désolé, je suis vraiment dans la m…, je ne vois rien de positif là dedans », alors cette situation n’aura réellement aucun aspect positif pour vous.

C’est un travail de l’esprit. Faites le test maintenant : pensez à une situation de votre vie qui vous déplaît, ou un problème que vous affrontez en ce moment, et qui génère du stress. Maintenant, essayez de dégager tous les points positifs relatifs à cette situation, même les plus indirects. Si vous pratiquez souvent, ce mode de pensée deviendra un réflexe.

C’est exactement ce que font ceux qui prétendent que marcher dans la m.. porte bonheur 😉

Vous venez de vous faire virer ? Peut-être que ce job n’était pas fait pour vous, et qu’il ne vous rendait pas heureux ? Voici une excellente opportunité de rechercher quelque chose de mieux. En attendant, vous voilà avec plein de temps libre pour profiter de la vie.

Votre copine vient de vous plaquer ? Après tout, vous êtes bien mieux sans elle. À vous la liberté ! Vous allez pouvoir sortir, vous éclater, et peut être enfin trouver le temps de faire du sport, pour vous façonner un corps d’athlète. Et qui sait ? Peut-être que la prochaine fois qu’elle vous reverra, elles tombera en pamoison devant votre nouveau corps de rêve ?

Vous avez sûrement déjà entendu cette phrase : « Bha ! Dans 20 ans, j’en rirai ». Peut-être même l’avez vous déjà employée ? Et bien, pourquoi ne pas commencer à en rire dés maintenant ?

L’humour est une arme formidable contre le stress, et tourner vos soucis en dérision vous aidera considérablement à les relativiser. Le rire a des vertues innombrables, et ses effets sont diamétralement opposés à ceux du stress. Et n’oublions pas cette dévise de Figaro, personnage de Beaumarchais :

Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer

Relativisez le côté négatif

Suddenly things seem crystal clear to me ...
Crédit photo : annia316 ღ

En plus de voir le côté positif, tâchez également de relativiser le côté négatif des choses. Vos problèmes sont-ils si grave que ça ? Méritent-ils vraiment que vous en perdiez le sommeil ? Prenez 5 minutes pour y réfléchir.

Imaginez quelles seront les conséquences réelles qu’auront sur vous les événements qui vous causent tant de stress. Projetez vous dans le futur. Dans une semaine, un moins, un an. Que restera-t-il vraiment de vos problèmes ?

Une autre technique intéressante, c’est d’utiliser le « et alors ? ». Parfois, quand quelqu’un me fait part d’un « grave problème », je le considère d’un air surpris en lui demandant « et alors ? ». Et l’autre me répond « Mais c’est une catastrophe ! Ah bon ? Pourquoi ? Mais parce que c’est trés embêtant ! Mais pourquoi ? Oh ! Tu m’énerve, à la fin ! »

Quand vous croulez sous les soucis, utilisez le « et alors ? » pour en découvrir la gravité réelle. Après plusieurs « et alors », vous découvrirez souvent que les catastrophes qui vous tombent dessus ne sont pas plus graves que des cloques aux pieds2.

« Arh ! J’ai raté mon train ! Et alors ? Je vais arriver en retard ! Et alors ? Je vais rater le début de la réunion ! Et alors ? Je vais devoir me taper le compte rendu de réunion ! Ben, tu en as pour 5 minutes à le parcourir ?! Oui, mais… bon! »

Une dernière méthode, pour relativiser, c’est de comparer vos malheurs à ceux qui sont encore plus malheureux. Il y a une chose que j’ai remarqué de nombreuses fois, c’est que les gens qui ont subis des soucis vraiment importants (problèmes de santé, perte d’un être cher, etc.) sont souvent gentils, serviables et généreux, et respirent le bonheur et la joie de vivre.

Peut-être cela vient-il du fait que ceux-là ont appris à relativiser, et qu’à côté de leurs plus grands malheurs, rater un train n’est pas grand chose ? Alors, pourquoi attendre de subir de tels ennuis pour apprendre à relativiser ?

Faites preuve de souplesse

Devise shadock : s'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème

Une devise shadock dit « s’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème ». Sous l’apparence comique second-degré se cache un véritable principe de vie (si si !). Tout problème a sa solution, y compris les votres.

Quels que soient les ennuis qui vous tombent dessus, il existera toujours un moyen d’en venir à bout. Si vous parvenez à vous en persuader, vous aborderez les épreuves de la vie beaucoup plus sereinement.

En pratique, quand un problème me tombe dessus, je m’imagine dans le futur à un moment ou le problème sera résolu. Ensuite, je pense à ce qui s’est passé entre ce moment et le moment présent. Même si la solution ne vient pas forcément toute seule, cela me soulage énormément de penser à quel point cette situation déplaisante n’est que provisoire.

Si vous pensez réellement qu’une solution au problème existe, vous allez réellement agir pour la trouver. En revanche, si vous considérez d’emblée le problème comme insoluble, vous vous contenterez de subir les événements en vous laissant abattre. Dans le premier cas, le fait d’agir pour résoudre vos problèmes vous aidera effectivement à trouver une solution.

Si vous séchez décidément sur un problème, c’est peut être que vous ne le considérez pas sous le bon angle. C’est l’essence même de la devise shadock : si vous ne trouvez pas de solution, c’est peut-être que vous ne vous attaquez pas au bon problème.

Vous n’arrivez pas à trouver un nouveau job ? Avez vous pensé à créer votre boite ? Votre petit copain refuse de vous revoir ? Au lieu de le harceler, peut-être est-il temps de commencer à chercher quelqu’un d’autre ?

Faites preuve de souplesse. Cette philosophie est à la base d’un art martial tel que le judo3, utiliser la force de l’adversaire, et non aller contre elle. Si vous êtes coincé par quelque chose, ne vous acharnez pas. Allez voir ailleurs, et peut-être qu’au retour, vos soucis auront d’eux même trouvé réponse. Et adieu le stress !

Voyez les échecs comme de l’expérience

Dans la vie, il n’y a pas que des réussites. Nous avons tous nos quotas d’échecs. Face à nos ratés, nous avons deux possibilités : Nous pouvons nous enfoncer, et penser « Je suis nul, je n’arriverai jamais à rien ». Nous pouvons également en tirer de la force, penser « Ok, je me suis planté. Ça arrive à tout le monde. Maintenant, tirons les leçons de nos échecs, et allons de l’avant ».

Ce sont deux façons différentes de considérer la même situation. Mais l’une vous affaiblira, vous fera douter de vous, ronger votre frein, et tourner du mauvais sang. L’autre vous rendra plus forte, et augmentera votre pouvoir personnel. Laquelle choisissez vous ? N’oubliez pas les leçons du brave Nietzsche :

Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort

Une fois que vous aurez fait votre cette sage devise, la peur de l’échec vous tourmentera bien moins. En considérant certaines situations, non comme des dangers, mais comme des opportunités, vous rendrez votre vie beaucoup moins désagréable.

Travaillez vos positions

Vous souvenez vous que votre physiologie influe énormément sur votre état d’esprit ?. Le stress, qui équivaut à une tension de l’esprit, va causer d’énormes tensions dans vos muscles. Si elles persistent, elles peuvent finir par être douloureuses.

C’est ce qui explique la douleur que vous pouvez ressentir dans la nuque, les épaules et le dos durant les périodes de stress. D’ailleurs, c’est dans ces moments qu’on accueille un bon massage avec le plus de plaisir.

Ainsi, si vous voulez vous détendre l’esprit, commencez par détendre votre corps. Faites vous masser, ou bien pratiquez l’auto-massage. Respirez profondément, prenez conscience de vos tensions musculaires, et appliquez vous à les faire disparaître consciemment. Au fur et à mesure de la disparition de vos tensions, votre esprit, lui aussi, se sentira libéré.

Sur le long terme, pourquoi ne pas pratiquer des arts qui mettent l’accent sur la connaissance de soi et le relâchement des muscles, tels que l’aïkido, le yoga, ou le tai chi chuang ? Une pratique régulière permet d’apprendre à se détendre le corps comme l’esprit dans la vie de tout les jours.

Découvrez notre méthode complète contre le stress

De nombreux lecteurs m’ont demandé plus d’articles pour apprendre à lutter contre leur stress. J’ai décidé de m’attaquer à la rédaction d’un véritable guide de survie face au stress.

  • Découvrez quelles sont les véritables origines du stress
  • Des nombreux conseils et astuces pour nettoyer votre environnement du stress
  • La technique pour devenir beaucoup plus resistant et arrêter de stresser
  • Des dizaines de techniques de relaxation et de gestion du stress
  • Et bien d’autres choses encore

Si vous cherchez une méthode simple et efficace pour vous débarrasser définitivement du stress et de l’anxiété, n’attendez pas, ce livre est fait pour vous.

Pour conclure

Ces quelques conseils sont ceux que j’applique au jour le jour pour m’épargner le stress. Essayez-les, vous m’en direz des nouvelles. Si ça ne suffit pas, d’autres solutions existent. Maintenant, attention à ne pas tomber dans l’excès inverse. Il ne s’agit pas de perdre le sens des réalités, mais simplement de se soulager l’esprit, et de rester en bonne santé.

N’oubliez pas qu’à la base, le stress est une réaction naturelle nécessaire à la survie. Ne négligez pas les messages que vous envoie votre corps.

  1. Pour ceux qui se demanderaient d’où vient cette sympathique expression, et quelle est sa signification exacte, sachez qu’il s’agit de l’expression employée par Pifou, pour manifester son mécontentement. Pour mémoire, Pifou est un personnage de bande-dessinée, et également le fils de Pif le chien []
  2. Quoique parfois, les cloques aux pieds peuvent être extrèmement dérangeantes. Mais nous nous égarons. []
  3. Judo signifie « voie de la souplesse » []
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Développement personnel

Qui sont vos modèles ?

Rien ne sert de courir, il faut partir à point. Telle est la maxime proposée par le sage Jean de la Fontaine. Seulement, le brave homme a oublié un point essentiel : encore faut-il avancer dans la bonne direction.

Comme une plante nécessite parfois un tuteur pour pousser droit, les hommes ont besoin de modèles pour évoluer. Durant l’enfance, ce rôle est tenu par les parents, puis par d’autres personnes au cours des différentes phases de la vie (les copains de classe, le chanteur à la mode, le superhéros de film, les collègues de bureau, le conjoint, etc.)

Choisir un modèle permet de se donner une image idéale à atteindre, des exemples de comportements, d’idées, parfois même de styles à adopter. Bref, quelqu’un à qui ressembler.

Malheureusement, une fois un certain âge atteint (variable, selon chacun), la plupart des personnes estiment qu’il est temps de « vivre par elles mêmes », et cessent de prendre exemple sur autrui. Une fois leurs schémas comportementaux bien établis, elles cessent d’en rechercher de nouveaux autour d’elles, et se contentent de vivre sur leurs acquis sans plus se remettre en question.

Un autre problème courant est l’adoption de mauvais modèles. L’exemple classique, c’est l’ado en recherche d’identité qui cherche à imiter les « gros durs » de l’école, adoptant parfois des comportements dangereux voire autodestructeurs.

Pourtant, il n’y a pas d’âge pour évoluer. Et quand on évolue, on a toujours besoin de modèles pour avancer dans la bonne direction. Voici donc quelques conseils pour vous choisir le modèle qui vous convient.

Se remettre en question

La première étape du processus, c’est d’accepter de se remettre en question. Un modèle doit servir de tuteur pour l’évolution, et qui dit évolution dit changement. Commencez par admettre que nul n’est parfait, et que vous ne faites pas exception à la règle. Même moi, j’ai des défauts ! Vous imaginez1 ?!

Commencez par faire le point sur les aspects de votre personalité que vous voudriez améliorer. Quels sont les défauts que vous voudriez corriger ? Quels sont les qualités que vous souhaiteriez développer ? Quelles compétences voudriez vous acquérir ? Dressez une liste, et triez les éléments par ordre d’importance.

Si vous hésitez, une bonne méthode consiste à passer en revue les gens que vous admirez. Quelles sont les caractéristiques de leur personalité que vous appréciez le plus ? Qu’est-ce qui fait que vous les admirez tant ? Il est probable que ce seront les points que vous souhaiterez développer chez vous.

Par exemple, vous pourriez arriver à la conclusion suivante : « J’aimerais être plus patient, plus persévérant, et moins renfermé ».

Je pense qu’il est bon, au moins dans un premier temps, de ne considérer qu’un nombre restreint d’éléments. Après tout, personne ne vous demande de devenir parfait du jour au lendemain. Le développement personnel est une route, pas une destination. Ainsi, concentrez vous sur une ou deux caractéristiques.

Je me répète peut-être, mais pour parvenir à évoluer, il faut réellement le vouloir. Si vous n’avez aucune envie d’évoluer, libre à vous. Je ne suis pas là pour vous forcer. Vous êtes grands, maintenant 🙂 Mais tant que vous n’aurez pas effectué cette démarche, vous ne trouverez aucun modèle valable. Comme le dit un proverbe boudhiste : Quand l’élève est prêt, le maître apparait.

Se choisir un modèle

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Crédit photo : Ol.v!er [H2vPk]

Vous voilà maintenant pleinement conscient de vos imperfections, et désireux de faire évoluer votre personalité. L’étape suivante va être de choisir un modèle approprié, lequel saura vous inspirer pour atteindre votre but.

Vous allez devoir choisir une ou deux personnes qui détiennent ces facultés que vous devez acquérir. Vous souhaitez devenir plus social ? Pensez à un fêtard de vos amis pour qui la communication n’a pas de secret. Vous souhaitez devenir moins stressé ? Choisissez quelqu’un dont la philosophie et le calme sont à toute épreuve.

Tout à l’heure, vous avez passé en revue les gens que vous admiriez ? Et bien c’est sans doute parmi eux que se trouvent les meilleurs modèles. Puisqu’en général, les gens que l’on admire détiennent des qualités et les compétences que l’on convoite. Et c’est d’eux qu’on aimerait le plus être admiré.

Un bon modèle est quelqu’un que l’on connait bien, et dont ou peut facilement prévoir le comportement. Préférez donc un proche, un membre de la famille ou un ami. Évitez de prendre pour modèle le chanteur à la mode, ou je ne sais quelle star médiatisée que vous n’avez même jamais aperçu en vrai. Ces gens sont souvent admirés pour de mauvaises raisons, et leur personalité est idéalisée.

Nous avons tous dans notre entourage des gens que nous admirons pour certaines de leurs capacités, ou pour certains aspects de leur personalité. Généralement, le choix d’un ou plusieurs modèles se fait assez naturellement. Passons maintenant à l’étape suivante, à savoir…

Suivre l’enseignement de votre modèle

Nous allons donc apprendre à suivre l’enseignement d’un modèle. Avant toute chose, vous devez savoir qu’un modèle n’est pas un mentor, qui vous enseignera tout ce qu’il sait. Ce n’est pas non plus un coach, qui vous guidera activement à travers les étapes de votre développement personnel. Ce n’est pas un enseignant auquel vous poserez des questions pour savoir « comment il fait ».

Le concept clé, ici, est l’imitation. Vous allez devoir analyser de quelle manière votre modèle réalise ce qu’il réalise, et vous servir de votre étude pour faire la même chose. Pour cela, je pense qu’il est mieux que votre modèle ne soit même pas au courant de la chose. En gros, évitez d’aller le voir en lui disant « eh ! tu sais, tu es mon modèle ».

Si vous procédez ainsi, vous risquez de biaiser son comportement lorsqu’il sera en votre présence, puisqu’il se saura observé. Comme en physique quantique, la mesure modifie l’état du système. En clair, votre observation modifiera ce que vous voulez étudier, et vous l’aurez dans l’os.

Procédez plutôt comme un journaliste animalier, qui observe en évitant autant que possible de se montrer. Moins intrusive sera votre observation, mieux ce sera.

Délimiter le contexte de l’étude

Il est important de délimiter le contexte précis de l’étude, pour ne pas vous disperser. Pour cela, posez vous les questions suivantes :

  • Quelles sont les compétences / qualités que je souhaite observer ?Tout n’est pas forcément bon à prendre chez votre modèle, et ses qualités ne l’empêchent pas d’avoir d’autres défauts. Sachez dés le début délimiter les points que vous allez observer.
  • Quelles sont les situations propices à l’observation ? Si vous voulez découvrir comment votre modèle parvient à se faire des amis, à quoi bon l’observer quand il fait la vaisselle ?

L’apprentissage passe par l’observation

Vous voilà dans la bonne situation, vous savez quoi observer : vous êtes maintenant fin prêt pour l’étude. Il faut maintenant analyser les comportements de votre modèle, en vue de les reproduire plus tard.

Que pense-t-il ? Quel est son état d’esprit ? Que dit-il, avec quels mots, quand, à qui, et à quelle fréquence ? Que fait-il ? Comment se tient-il ?Quelles sont les expressions faciales qu’il affiche ? Est-il souriant ? Confiant ? Taquin ? Lance-t-il des blagues ou est-il sérieux ?

Ne vous contentez pas d’une analyse superficielle, essayez vraiment de vous imprégnez de sa personalité, son état d’esprit, sa physionomie, ses idées, ses valeurs, ses croyances, etc.

Reproduire ce que vous avez observé

Radiateur !
Crédit photo : Fanch The System !!!

Nous en arrivons au point crucial du processus. Le temps est venu de mettre en pratique ce que vous avez appris ! tatadadaaaam (musique grandiose) !

Et bien, que dire, sinon « lancez vous ! » ? Vous savez dans quelles situations vos défauts s’expriment. Vous savez dans quel contexte vous mettriez en application vos nouvelles compétences. Et bien à ces moments là, au lieu de laisser s’exprimer vos schémas comportementaux habituels, prenez quelques secondes pour réfléchir.

Si j’étais Machin, qu’est-ce que je penserais ? Que dirais-je ? Que ferais-je ? Comment me tiendrais-je ? Comment réagirais-je ? etc. C’est à vous de jouer.

Avant de conclure cet article, je voudrais ajouter quelques petites précisions. D’abord, ne perdez pas de vue votre objectif. Vous allez devoir « copier » certains aspects de votre modèle, certes. Mais n’oubliez pas qu’il ne s’agit pas d’imiter pour imiter, mais de s’approprier des compétences et des qualités. Vous devez les faire votre, et pas vous contenter de les simuler.

Ensuite, n’oubliez pas de rester vous-même. Un modèle ne sera jamais rien d’autre qu’un tuteur qui vous aide à pousser dans la bonne direction. Vous ne devez pas devenir quelqu’un d’autre, ni vivre dans sa réalité. Il s’agit simplement d’évoluer.

Enfin, peut-être vous poserez vous la question : pendant combien de temps devrai-je continuer à prendre des modèles ? Ma réponse : tant que vous ne serez pas parfait 😉 Continuez, et un jour, le modèle, ce sera vous.

  1. Je sais, je sais, c’est dur à croire, mais c’est ainsi. Cela dit, je n’en ai pas tant que ça, rassurez vous 😉 []
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Développement personnel Organisation

Travailler sur un ordinateur vous tue

Mon boulot et une partie de mes loisirs nécessitent un ordinateur, et je passe par conséquent beaucoup de temps l’arrière train posé sur une chaise à tapoter sur un clavier.

D’ailleurs, je suis loin d’être seul dans ce cas. De nos jours, beaucoup de métiers nécessitent l’outil informatique, et que l’on soit graphiste, avocat, secrétaire, entrepreneur, et j’en passe, nous passons souvent de longues heures derrière un pc.

Les troubles liés à l’utilisation intensive de l’ordinateur

Ces longues heures ne sont pas sans conséquences sur la santé. Ceux qui ont déjà connu de telles journées savent à quel points elle peuvent être pénibles et éprouvantes pour le corps comme pour l’esprit. Les troubles musculosquelettiques1 sont de plus en plus fréquents, et le tristement célèbre syndrome du canal carpien2 fait des ravages parmi les utilisateurs de claviers.

Certains troubles reviennent plus souvent que d’autres. Voici pour ma part les symptômes que je prsente les jours ou j’utilise mon ordinateur trop intensivement :

  • Doigts et poignets : A force de taper au clavier, le soir, les articulations de mes doigts et de mes poignets sont douloureuses. Attention, si pour votre part vous sentez un engourdissement, des picottements, si vous avez l’impression que vos doigts sont boudinés, vous êtes peut-être victime du syndrôme du canal carpien.
  • Le dos : Ouh ! Que ça fait mal ! Quand je me lève de ma chaise, j’ai parfois l’impression de déplier une plaque de tôle. Je crois que le mal de dos est la pire affection liée à l’utilisation de l’ordinateur. Autant, si je prends une semaine de vacances, la douleur aux doigts disparaitra, autant mon dos continuera de me faire souffrir.
  • Le cou : Je ressens des raideur dans le cou, mes cervicales craquent, coincent et grincent quand je tourne la tête.
  • Les yeux : Mes yeux piquent et brûlent, j’ai du mal à me focaliser sur un point proche.
  • La concentration : A la fin de la journée, ma productivité chute comme un avion d’une compagnie low-cost. J’ai l’impression d’avoir de la purée à la place du cerveau, je deviens incapable de réfléchir, et je flotte dans le brouillard.
  • Extrème fatigue : La fin de journée, c’est dur. La fatigue extrème me rend amorphe, me déprime, et m’ôte l’envie de faire quoi que ce soit.

Je précise que je ne souffre pas forcément de tous ces maux en même temps, et que je ne me transforme pas en épave ambulante tous les soirs. L’intensité de mes troubles dépend essentiellement de ma journée. Je souffre également plus le week-end si la semaine entière à été dure.

Quoi qu’il en soit, je n’apprécie pas de rentrer chez moi le soir transformé en légume rouillé. D’abord parce que je n’aime pas faire passer mon boulot avant mes projets personnels (c’est un choix), et puis parce que végéter toute la fin de journée sans rien faire, ça fait quand même pas mal de temps perdu.

Les troubles que j’expérimente sont trop occasionnels et pas assez dérangeants pour que j’aie jamais pris la peine de consulter. Toutefois, j’ai quand même mis en place certaines stratégies pour me préserver. Comme je suis sympa (et qu’en plus c’était un peu le but de l’article), je vous les livre ici.

Préserver son corps

Pour éviter les troubles musculosquelettiques, il faut apprendre à travailler dans de bonnes positions, pour ne pas soliciter son corps de manière abusive. Là, par exemple, vous qui me lisez en ce moment même : Êtes vous bien droit sur votre chaise ? Vos poignets sont-ils dans l’alignement parfait de vos avant-bras ? Utilisez vous correctement les raccourcis-claviers ?

Toutes ces bonnes pratiques ergonomiques sont encores trop peu connues, et pas assez appliquées. Voici quelques conseils simples à prendre en compte pour prévenir plutôt que guérir.

  • Le clavier : Faites cette petite expérience. Asseyez vous convenablement sur votre chaise, et laissez pendre les bras le long du corps en détendant complètement les épaules. Ensuite, ne modifiez ni la position des épaules, ni la position des bras, mais pliez les avant-bras à 90°. La position idéale pour votre clavier se trouve alors juste sous vos doigts.L’idéal, c’est de disposer d’une tablette coulissante sous votre bureau, qui ne monte pas plus haut que les accoudoirs de votre siège. Dans le cas contraire, vous allez forcer sur vos épaules, et accentuer votre mal au dos.Les touches du clavier doivent être souples, sans que vous ayez besoin de les enfoncer comme un barbare pour que la lettre correspondante veuille bien s’afficher. Elles ne doivent pas non plus être trop hautes, pour ne pas avoir à lever les doigts.

    Apprenez la dactylographie pour utiliser correctement vos 10 doigts lorsque vous tapez. Cela vous permettra de répartir les efforts au lieu de surexploiter deux ou trois doigts. Si vous en avez le courage, pourquoi ne pas apprendre la disposition dvorak3 ?

    Vous aurez sûrement remarqué que la plupart des claviers disposent de petits clapets qui permettent de surélever l’arrière. Si si, regardez sous le votre. Beaucoup de personnes préfèrent ouvrir ces clapets pour que l’arrière du clavier soit plus élevé que l’avant. C’est une grossière erreur, car en procédant ainsi, le poignet ne se trouve plus dans l’alignement des avant-bras, mais « cassé » vers le haut. En fait, c’est l’avant du clavier qui devrait être plus élevé. Donc, première chose à faire, on rabat les clapets !

    Enfin, vous ne devez en aucun cas comprimer vos poignets ou vos avant bras lorsque vous écrivez. Sinon, vous vous exposez au terrible syndrôme du canal carpien. Méfiez vous des repose-poignets. Vous pouvez plutôt essayer de porter des protèges poignets comme ceux utilisés par les joueurs de tennis. Choisissez les bien épais, ils ne doivent surtout pas comprimer les poignets !

  • La souris : Ici, le diagnostic est simple. La souris, moins on s’en sert, mieux on se porte. J’ai effectué une petite statistique rigolote, grâce à un outil de mesure approprié. En une heure d’utilisation, ma souris à parcouru environ 400m, pour la moitié seulement de mouvement utile. Dans cette même heure, j’ai effectué plus de 7000 clics (contre 15000 frappes clavier). Et encore, j’utilise trés peu ma souris par rapport à la moyenne.Deux choses sont dangereuses dans l’utilisation de la souris. D’une part, les clics répétitifs, et d’autre part, le fréquent voyage de la main du clavier à la souris, qui provoque des mouvements trop brusques pour l’avant bras.Pour éviter cela, placez votre souris le plus près possible du clavier, et à la même hauteur. L’idéal est d’utiliser un clavier sans pavé numérique, pour réduire les distances et les mouvements de l’avant-bras.

    Enfin, si ce n’est déjà fait, apprenez à utiliser les raccourcis claviers. Un clic évité, c’est toujours ça de gagné.

  • L’écran : L’écran est la principale source de problèmes occulo-visuels. Pour éviter ces soucis, l’écran doit être situé le plus loin possible des yeux, si possible à plus de 60cm. Pour cela, il vous faudra un écran d’une taille suffisante (15′, ça comment à faire juste), et ne pas hésiter à augmenter les polices de caractères.Le sommet de l’écran doit être juste dans votre axe de vision, c’est à dire que vous ne devez pas avoir à lever les yeux. En effet, lorsque vous regardez quelque chose de surélevé par rapport à vous, vos yeux s’aggrandissent, et sèchent plus rapidement. Mieux vaut un écran trop bas que trop haut.Evitez tout reflet sur l’écran. Votre source de lumière principale devrait se trouver sur votre côté, et non derrière vous. Faites également attention aux contre-jours. Si vous voyez une fenêtre derrière votre écran, ou si vous avez une lampe de bureau braquée sur vous façon interrogatoire, vous obligez vos yeux à constamment se réajuster, et vous augmentez votre fatigue oculaire.

    Enfin, pour les mêmes raisons, évitez les contrastes trop forts entre votre écran et votre environnement, et ne travaillez pas dans des pièces trop sombres.

  • La chaise : Une bonne position assise vous préservera du diabolique mal de dos. Votre dos doit être bien calé dans le dossier de votre chaise, et vos pieds doivent toucher le sol, pour soulager vos jambes. Vous pouvez également utiliser un repose-pieds, ce qui vous aidera à mieux vous enfoncer au fond de votre siège.L’idéal est d’utiliser un fauteuil réglable, qui s’adaptera à vos besoin et votre morphologie. Un fauteuil à roulette devrait également vous donner une plus grande mobilité si vous avez besoin de vous déplacer sur votre plan de travail (par ex. pour passer du pc au téléphone)Ce dessin récapitule une position de travail ergonomique.

Préserver l’esprit

Pour éviter la surcharge mentale liée à une rude journée le nez plongé dans l’écran, la méthode la plus efficace que j’ai trouvé est de faire des pauses régulières. Auparavent, j’avais tendance à enchaîner ma journée d’un seul bloc. A aucun moment, je ne prenais de pause, sauf une petite demi-heure pour manger (et encore, il m’arrivait de rester rivé a ma chaise pour surfer sur le web).

Aujourd’hui, je sais que cette pratique est mauvaise. Pas Glop ! De telles journées se terminaient invariablement par un cerveau transformé en sauce blanche. J’étais réduit à l’état de zombie, tout juste bon à végéter en regardant le plafond.

Qui veut aller loin ménage sa monture. Pour éviter d’en arriver à de tels extrèmes, il faut laisser au cerveau le loisir de se reposer de temps en temps, en se ménageant une pause régulièrement. Je distingue trois types de pauses fondamentales : la micropause, la pause prolongée, et la pause de mi-journée.

  1. La micropause : La micropause, comme son nom l’indique, est une pause à la durée trés courte, à peine quelques secondes, mais prise de façon trés régulière. Toutes les 5 minutes, par exemple, vous pourriez prendre 15 secondes pour détourner le regard de l’écran, cligner des yeux, secouer les doigts, tirer le dos, avant de repartir au combat.
  2. La pause prolongée : La pause prolongée est la traditionnelle pause café. Elle doit être prise toutes les heures environ, et dure de 5 à 15 minutes. Profitez de cette pause pour vous lever de votre siège, vous éloigner de votre poste de travail, vous détendre, effectuer quelques étirements, discuter avec des collègues (et parlez d’autre chose que du boulot), bref ! Détendez vous.
  3. La pause de mi-journée : La pause de mi-journée est la pause repas de midi. Il est important de couper la journée en deux parties, et de s’arrêter longuement (une demi-heure est un grand minimum) pour prendre le temps de manger convenablement, et de penser à quelque chose de complètement différent du boulot.

Enfin, j’estime qu’il est important de ne pas dépasser son quota d’heures durant la journée. Comme dirait l’autre, quand c’est l’heure, c’est l’heure. Assignez vous une limite fixe le soir, et arrangez vous pour vous y tenir.

Ainsi, au lieu d’étaler vos heures en fonction de votre charge de travail et de vous taper des journées à rallonge, vous apprendrez à travailler en fonction de vos horaires, et vous contrôlerez mieux votre emploi du temps. Cela vous permettra également de ne pas quitter le boulot à l’heure des embouteillages.

Conclusion

N’attendez pas que votre corps soit irremediablement endommagé avant de réagir. Reflechissez : combien de temps allez vous garder votre boulot ? 10 ans ? 20 ans ? Et combien de temps allez vous garder votre corps ? Tout le reste de votre vie ! Quand on sait que quelques règles simples d’ergonomie peuvent améliorer grandement votre qualité de vie, ce serait dommage de s’en priver.

  1. Les troubles musculosquelettiques sur Wikipédia []
  2. Le syndrome du canal carpien []
  3. Les claviers actuels utilisent une disposition azerty (qwerty, pour les claviers américains). Cette disposition a une origine historique, et est complètement obsolète. Il existe une disposition de clavier optimisée pour augmenter le confort et la rapidité de la frappe. Vous pouvez vous renseigner sur la disposition dvorak []
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Compétences sociales Développement personnel

De l’importance de la bonne humeur

Tous, nous ressentons des émotions, et comme vous devez le savoir, toutes n’ont pas les mêmes valeurs ni les mêmes effets.

Quand vous vous levez de bonne humeur le matin, en débordant d’optimisme, de joie et d’énergie, vous sentez bien que ces émotions sont positives, elles vous rendent heureux et productif. En revanche, quand dés le matin vous vous sentez fatigué, las, démoralisé, irritable, vos chances de passer une bonne journée sont bien minces. Ainsi, certaines émotions sont plutôt positives, d’autres sont plutôt négatives.

Nous avons chacun notre caractère, qui nous fait globalement pencher d’un côté ou de l’autre de la balance. Quand certains sont généralements optimistes et joyeux, d’autres sont acariâtres et aigris. D’autres, encore, oscillent en équilibre. Nous connaissons également des variations minimes d’un jour à l’autre, et même les plus joyeux se sont un jour ou l’autre senti démoralisés, irrités ou énervés.

Or, il se trouve que les émotions sont communicatives. Avez vous remarqué comme certaines personnent parviennent à faire partager leur optimisme et leur gaité à leur entourage ? Face à quelqu’un de particulièrement ouvert, gentil, généreux et souriant, n’aurez vous pas le réflexe de sourire à votre tour ? En revanche, les personnes malpolies et sarcastiques sont pénibles, elles nous irritent et nous énervent. Les sentiments positifs appellent d’autres sentiments positifs. Les sentiments négatifs appellent d’autre sentiments négatifs.

N’êtes vous jamais sorti de chez un commerçant particulièrement sympathique un peu plus heureux que lorsque vous y êtes rentré ? Et n’êtes vous jamais sorti de chez un autre marchand aigri et méchant d’un peu moins bonne humeur que vous n’y avez pénétré ?

Les émotions sont communicatives

Tout ceci implique une conséquence trés grave. Cela signifique que les émotions que vous exprimez ont une influence directe sur votre environnement. Le monde peut être vu comme une immense balance contenant sur ses plateaux de gigantesques réserves de forces positives et négatives s’équilibrant à peu près. Et vous avez la possibilité, à tout moment, d’appuyer du doigt sur l’un ou l’autre des plateaux.

Ainsi, lorsque vous exprimez un sentiment positif, par exemple en complimentant quelqu’un, en montrant de la gentillesse, de la générosité ou de la gratitude, vous instillez un peu de positif dans votre environnement. A l’inverse, si vous faites preuve de méchanceté, d’égoïsme ou de mesquinerie, ou que sais-je encore, vous contriburez à rendre votre monde pire qu’il n’est.

Ceci est vrai à différentes échelles. Par exemple, le repas du soir en famille pourra être un agréable moment si vous vous montrez enjoué et distrayant, mais vous pourriez aussi bien vous montrer froid et cassant et ainsi pourrir l’ambience. Plus globalement, chaque supporter peut contribuer à changer un match de foot en catch. Bien évidemment, plus l’échelle considérée est grande, et moins l’individu isolé détient de pouvoir.

Les émotions et votre environnement

I am just
Crédit photo : *Zara

Avez vous déjà entendu l’expression « Recevoir la monnaie de sa pièce » ? C’est exactement ce qui se passe, tous les jours, partout dans le monde. Nous récoltons les fruits que nous semons, car si nous agissons sur notre environnement, notre environnement peut rétroactivement agir sur nous.

C’est un simple constat personnel : généralement, il arrive beaucoup plus de bonnes choses aux gens positifs qu’aux personnes pénibles. Inversement, ces derniers subissent beaucoup plus de « tuiles » que les premiers.

Ok, ok, je vous vois rouler des yeux derrière votre écran. Qu’est ce qu’il raconte, celui-là ? Encore un gourou qui va nous vendre sa secte ? Et puis quoi encore ? Personne ne me fera croire à ces sornettes !

Avant d’allumer le bûcher, laissez moi préciser mon propos. Je ne crois pasen une justice du monde, pas plus qu’en l’existence d’une quelconque entité surpuissante qui surveille nos actions nuit et jour, et qui récompense les gentils et châtie les méchants. Il y a des gens parfaitement honnêtes et intègres qui subissent les pépins comme s’il en pleuvait, quand certains tyrans passent leur vie au soleil sans problèmes. Il ne s’agit pas de métaphysique, mais d’une simple histoire de statistiques.

Une histoire de statistiques

Prenons un exemple plus parlant. Imaginons que suite à un dégât des eaux, mon assurance paie une entreprise de rénovation pour changer le papier peint. Le jour du rendez-vous, l’ouvrier se pointe pour les travaux.

Dans un cas, je peux me comporter en homme civilisé, l’accueillir poliment en lui serrant la main, lui proposer un café, et me tenir à sa disposition en cas de besoin. D’un autre côté, je peux également me contenter de lui ouvrir la porte, et retourner me rasseoir devant mon pc finir mon article, sans lui accorder plus d’importance qu’à un pet de lapin.

Maintenant, supposons qu’en finissant de poser le nouveau papier en fin d’après-midi, cet ouvrier remarque une fissure dans le mur, qui laisse passer l’humidité et risque de ruiner la tapisserie. C’est la fin de la journée, il est fatigué, et n’a qu’une envie, c’est de rentrer chez lui goûter un repos bien mérité. Il a alors deux possibilités : il peut m’avertir du problème, mais alors il devra suspendre ses travaux, et revenir plus tard en attendant que j’ai pris les mesures qui s’imposent, ce qui va lui faire perdre du temps et lui coûter des efforts. Ou il peut se contenter de finir rapidement le travail pour lequel il est payé, et me laisser me débrouiller quand les premiers signes de moisissures aparaîtront dans quelques semaines.

A votre avis, dans quel cas ai-je le plus de chances qu’il perde un peu de son temps pour m’avertir du problème et m’éviter de nombreux ennuis plus tard ? Si je me suis montré sympathique, ou complètement odieux ?

La philosophie de la balance

La vie est pleine d’exemples de ce genre. Si vous prenez les autres en considération, si vous avez à coeur de faire de votre mieux pour aider votre prochain, il y a toujours un moment ou quelqu’un vous le rendra. Si vous vous comportez mal, c’est un peu comme si vous sciez la branche sur laquelle vous êtes assis.

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Crédit photo : zachstern

Sous la lumière de ces constats, il serait peut-être bon que nous réfléchissions un peu plus à nos actions, car tout ce que nous faisons peut avoir des conséquences insoupçonnées. Posez vous la question : Etes vous généralement quelqu’un d’apprécié et d’estimé ? Ou êtes vous plutôt considéré comme associal, ennuyeux ou énervant ? Nos actes anodins n’ont généralement que des conséquences anodines. Mais à l’échelle d’une vie, la différence est bien visible.

Ainsi, si vous avez parfois l’impression que le monde vous rejette, peut-être est-ce tout simplement de votre faute ? Banissez donc vos pulsions négatives. Ne laissez plus s’exprimer votre irritabilité. Laissez de côté défaitisme, moqueries, sarcasmes et vengeances. En définitive, c’est à vous que vous faites du mal.

Favorisez plutôt l’expression de sentiments positifs, soyez ouverts et généreux, n’hésitez pas à exprimer votre gratitude, devenez quelqu’un de sympathique, aimable et respectable. Vous n’en tirerez que du bien

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Développement personnel

Vos sources de pouvoir

Il est temps de commencer notre revue sur les techniques de manipulation. Comme expliqué dans cette petite introduction, la manipulation n’est autre que l’art d’obtenir ce que l’on souhaite. La vie est pleine de situations dans lesquelles vous aimeriez influencer autrui pour qu’il agisse comme vous l’entendez.

Encore une fois, il n’y a rien de mal là dedans. Ce n’est pas un procédé démoniaque. Les jeux de pouvoirs sont un des fondements de la société humaine. Range ta chambre ! Robert, pourriez vous me terminer votre rapport sur le dossier Dupont pour demain ? Chéri, si tu ne fais pas la vaisselle, tu seras privé de câlins…

Les chercheurs qui se sont penchés sur la question ont réalisés une classification des principales sources de pouvoir1 qui s’exercent d’une source vers une cible. Dans cet article, nous allons apprendre quels sont les leviers à notre disposition pour détenir une emprise sur les autres, et les faire agir à notre guise.

Qu’est-ce que le pouvoir ?

Commençons par un peu de théorie (ça ne sera pas long). Si je détiens du pouvoir sur quelqu’un, cela signifie que je peux lui faire faire des choses qu’il ne ferait pas de sa propre initiative. Si j’ai du pouvoir sur mes enfants, cela signifie que je peux leur demander légitimement de ranger leur chambre, et d’aller se coucher après manger. Si je suis patron d’une société, j’ai du pouvoir sur mes employés, et je suis en droit d’attendre qu’ils effectuent les travaux que je leur assigne. Si je suis abordé par cinq individus à l’air aussi louche que costaud dans une ruelle sombre, ils peuvent me contraindre à leur donner mon portefeuille.

Tous ces exemples ont un point en commun : à chaque fois, la cible du pouvoir est dans un état de dépendance. Mes enfants dépendent de moi pour vivre, mes employés dépendant de mon entreprise pour gagner un salaire et je dépends des cinq loubards pour garder toutes mes dents.

Pour résumer trés simplement, on peut dire que le pouvoir est une notion de dépendance relative entre deux parties. Mais quels sont les différentes sources que vous pouvez utiliser pour rendre les autres dépendants, et donc obtenir du pouvoir ? C’est ce que nous allons voir maintenant.

Le pouvoir légitime

Si votre statut social est supérieur à celui de votre cible, alors vous détenez un pouvoir légitime, c’est à dire qu’en vertue de règlements tacites et traditionnels (les enfants obéissent à leurs parents) ou juridiques (si mes employés ne font pas ce que je leur demande, je peux légalement les renvoyer), vous êtes en droit de la diriger.

Le pouvoir légitime est trés puissant, il est à la base de l’organisation hiérarchique de toute notre société. Plusieurs recherches ont montré à quel point nous sommes sensibles aux signes extérieurs d’autorité. C’est à dire que nous sommes beaucoup plus enclins à obéir à un commandement si la personne qui l’a formulée porte un uniforme, par exemple.

‎Si vous disposez d’un ascendant hiérarchique sur quelqu’un, vous n’aurez probablement pas besoin d’utiliser d’autre source de pouvoir pour le faire obéir, il vous suffira d’un ordre ou d’un injonction. Cette personne deviendra en quelque sorte l’agent de votre volonté, avec pour conséquence directe qu’elle se sentira délestée d’une partie de la responsabilité de ses actes2.

Attention toutefois, si vous utilisez votre pouvoir légitime, gardez à l’esprit que l’on obéit à votre fonction, pas à votre personne. Si pour une quelconque raison vous deviez perdre votre statut social, vous pourriez être surpris…

Le pouvoir coercitif

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Crédit photo : Great Beyond

Si votre cible s’imagine que vous avez la possibilité de la punir d’une quelconque manière, alors vous détenez sur elle un pouvoir de coercition. Les punitions peuvent être d’ordre physique (fessée, coup sur la g…), ou sous forme de privation (privilège, liberté, calin). L’utilisation du pouvoir coercitif passe généralement par des menaces implicites ou explicites, et entraîne la cible à agir contre son gré.

Ce pouvoir ne doit être utilisé qu’en dernier recours, car il entraîne chez la cible un sentiment de rancune qui peut-être néfaste. La plupart du temps, menacer pour obtenir ce que vous voulez n’est pas la chose la plus intelligente à faire, car l’obéissance obtenue ne durera que tant que vous serez « à portée » de punition.

Le pouvoir de récompense

Si votre cible s’imagine que vous êtes en mesure de la récompenser d’une quelconque manière, alors vous détenez sur elle un pouvoir de récompense. Si le pouvoir coercitif est le bâton, celui de récompense est la carotte. Si une personne s’imagine que vous pouvez lui accorder quelque faveur, que ce soit sous forme de cadeau, de promotion, d’argent, de félicitations, ou d’un simple sourire, elle deviendra dépendante de vous.

Si vous voulez exercer votre pouvoir de récompense, vous devez avant tout connaître ce que désire votre cible, ce dont elle a besoin, et ce que vous êtes en mesure de lui apporter. Ensuite, vous devez faire savoir à la cible que vous êtes en mesure de la récompenser si elle se plie à vos désirs.

L’avantage du pouvoir de récompense, c’est que la motivation est réelle pour la cible. Vous n’aurez donc pas à la surveiller en permanence ni même à rester dans les parages.

Le pouvoir de compétence

Si votre cible s’imagine que vous êtes en mesure de lui apporter une information dont elle a besoin, alors vous détenez un pouvoir de compétence. C’est le pouvoir des experts et des gens qualifés. Si vous n’y connaissez rien en informatique et que vous demandez conseil à un vendeur pour acheter un ordinateur, vous allez sans doute suivre ses conseils, n’est-ce pas ? C’est une forme de pouvoir particulièrement utilisée dans le monde du travail, dans lequel vous pouvez vendre votre temps et votre compétence contre un salaire.

Certaines personnes usent et abusent du pouvoir de compétence. Je connais une entreprise dont l’activité repose principalement sur le fonctionnement d’un certain matériel électronique, et parmi tous les employés de cette compagnie, un seul est un spécialiste dans son utilisation. Cette personne est un cauchemar pour les autres employés, car chaque projet doit passer par elle pour être réalisé, et notre expert ne se prive pas pour prendre son temps. A cause d’une seule personne de mauvaise volonté, c’est toute une équipe qui est pénalisée. Et le pire, c’est que notre expert est indéboulonnable, tant que le DRH n’aura pas trouvé quelqu’un d’autre ayant les mêmes compétences.

Bref, si vous détenez une compétence unique, un talent particulier, une information capitale, un monopole dans un domaine, alors votre pouvoir est immense.

Le pouvoir charismatique

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Crédit photo : rent-a-moose

Si vous êtes charismatique, si vous faites preuve de leadership, il est probable que d’autres personnes voudront vous ressembler, et vous prendront pour modèle. Dans ce cas, vous détenez un pouvoir charismatique, ou pouvoir de référence.

C’est le pouvoir des gens connus, des leaders qui possèdent le talent de susciter l’admiration et le respect, qui peuvent amener les autres à partager leur vision, qui savent mobiliser les énergies et communiquer leur enthousiasme. Ce sont les gens que l’on admire et auxquels on s’identifie facilement.

Plus vous serez charismatique, plus vous serez admiré, imité, plus on s’identifiera à vous, et plus vous détiendrez de pouvoir. « Dommage, je n’ai aucun charisme » me direz vous peut-être. Et bien j’ai une bonne nouvelle pour vous : le charisme, ça s’apprend. Cela dit, un article n’y suffirait pas, donc nous ne rentrerons pas dans les détails maintenant. Je reviendrai bientôt sur le sujet.

Comment utiliser le pouvoir ?

Lors d’une négociation, à vous d’évaluer quelles sont les jeux de pouvoir en présence, avant de manoeuvrer avec subtilité les leviers à votre disposition. Voici une petite liste des éléments que vous pourriez prendre en compte :

  • Soyez le chef… : C’est une terrible évidence, mais pour utiliser le pouvoir hiérarchique, vous devez détenir un statut social plus élevé que votre cible. Si vous êtes patient, faites ce qu’il faut pour monter l’échelle sociale. Sinon, créez votre entreprise.
  • …et montrez-le : Si l’habit ne fait pas le moine, il en donne l’apparence. Des études ont montré que nous sommes particulièrement sensibles aux signes extérieurs de pouvoir. Par conséquent, plus vous aurez l’air d’avoir de l’autorité, et plus vous en aurez 🙂 . Laissez tomber votre vieux survêtement, et habillez vous « classe ».
  • Le règlement sur le bout des doigts : les lois, les règlements, les procédures, les statuts, etc. sont d’excellents moyens d’obtenir ce que vous voulez quand ils jouent en votre faveur. A vous de les faire appliquer pour tirer votre épingle du jeu.
  • Le pouvoir du faible : Il existe un autre cas dans lequel vous pouvez légitimement exercer un pouvoir, c’est lorsque vous êtes impuissant à satisfaire vous même un besoin ou un désir. Si vous avez un bras dans le plâtre, vous pouvez demander à quelqu’un de faire la vaisselle à votre place. J’ai connu un ancien qui usait et abusait de ce pouvoir en jouant les vieux séniles pour être assisté en permanence 🙂 .
  • Utilisez la séduction : Si votre physique est avantageux, pourquoi ne pas en profiter ? Je suis sûr que vous saurez utiliser vos charmes pour accroître votre charisme.
  • Détenez un monopole : Les entreprises savent bien que lorsqu’elles détiennent un monopole, elles sont le champ libre pour imposer leur loi. Si vous aussi, vous parvenez à devenir l’unique détenteur d’une certain talent, si vous avez de la compétence, de l’expertise, de l’expérience, vous n’aurez aucun mal à faire pencher la balance de votre côté. Faites attention à ne pas en abuser, car si vous devenez trop dangereux, il se pourrait bien qu’on cherche à tout prix à vous remplacer.
  • Ne soyez pas avare : N’hésitez pas à exprimer votre gratitude, ne soyez pas avare de cadeaux, de félicitations, de faveurs. Montrez que vous pouvez être généreux, mais surtout, surtout, montrez bien que ces faveurs ne tomberont pas du ciel, mais qu’elles devront se mériter
  • Faites appel aux leaders chrismatique : Si vous n’avez pas la chance d’être charismatique, faites appel à ceux qui le sont. « Comment, tu n’aimes pas le épinards ? Même Superman mange des épinards ! ».
  • Faites du sport : Comme je l’ai dit, le pouvoir de coercition ne doit être employé qu’en dernier recours, et à plus forte raison lorsqu’il s’agit de faire usage de sa force physique. Quoi qu’il en soit, vous serez toujours plus impressionnant si vous ressemblez à Schwartzy qu’à Bob l’éponge.
  • Mobilisez les foules : A votre avis, dans quel cas avez vous le plus d’influence ? Quand vous êtes seul, ou quand vous mobilisez toute une foule ? Alors ?
  • Le pouvoir de l’information : Comme dirait l’autre, l’information, c’est le nerf de la guerre. Plus vous en saurez sur vos cibles, plus vous détiendrez de pouvoir. Pour vous renseigner, utilisez votre réseau social, et faites appel aux technologies de l’information (ex : moteurs de recherche)

Ces catégories peuvent vous servir de checklist pour vérifier quels sont les sources de pouvoir à votre disposition. La plupart du temps, vous devrez combiner plusieurs formes de pouvoir pour parvenir à vos fins. N’oubliez pas qu’en général, le pouvoir n’est pas unidirectionnel. Si vous êtes chef d’entreprise, vous disposez d’un pouvoir légitime (je suis le chef) et d’un pouvoir de coercition (je peux te virer), mais vos employés détiennent un pouvoir de compétence.

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Développement personnel

Petite introduction au développement personnel

Puisque ce blog à pour sujet le développement personnel, autant commencer par exposer la vision que j’en ai. L’expression en elle-même est vague, et désigne tout un ensemble de techniques trés diverses, mais partageant des objectifs communs : se connaître, s’épanouir, se réaliser, donner un sens à sa vie, accéder au bonheur, bref, autant de buts louables mais si vagues. Je laisse à d’autres1 le soin de traiter le sujet de manière globale, ils le feront avec infiniment plus de talent que moi.

J’entends aborder le sujet de manière plus spécifique, mais aussi plus pratique. A mon sens, on parle de développement personnel dés que l’on entreprend un travail sur soi dans le but de devenir meilleur. Cela consiste en tous les petits efforts que l’on fait chaque jour, dirigés vers un but ultime : pouvoir se retourner sur sa vie le jour de sa mort, et se dire « je suis satisfait de ma vie et je n’ai rien à regretter ».

Qu’est-ce que le développement personnel ?

Je précise qu’il ne s’agit pas de penser à sa mort à chaque moment de la journée. Le développement personnel est une voie, un chemin spirituel que l’on choisit d’emprunter et qui va poser les principes directeurs de sa vie. C’est un tuteur sur lequel on pourra s’appuyer, et auquel on pourra se référer au besoin dans les moments difficiles.

Dés que l’on parle de spiritualité, on a tendance à imaginer des moines tibétains méditant pendant des mois tout nu sans manger assis sur des clous en haut d’une montagne. Ceci est particulièrement vrai dans notre société qui accorde un crédit trés important aux apparences extérieures et aux choses matérielles, et dans laquelle le développement de l’esprit est trop souvent abandonné aux religions, aux charlatans et aux sectes. Mais choisir d’emprunter cette voie ne nécessite pas de changer radicalement ses habitudes, ni de quitter son boulot pour partir élever des moutons dans le Périgord. Il s’agit plutôt d’adopter un état d’esprit permanent, qui petit à petit peu changer la vie sans pour autant chambouler l’existence.

Il existe de nombreuses approches du développement personnel. Certaines font appel aux religions, à la psychologie, à la médecine douce, aux thérapies, etc. Je ne prône aucune technique en particulier, pas plus que je ne dénigre un quelconque culte. Je suis personnellement athé, mais entend respecter les croyances de chacun. Je pense que mes idées relèvent surtout du bon sens, et je les espère la plupart du temps universelles.

Pourquoi emprunter cette voie ?

Les champs d’application sont trés vastes. Vous pourrez gagner en aisance relationnelle, en faculté d’organisation et de gestion du temps, en confiance en vous, en autorité, en charisme, en équilibre psysique et mental, en spiritualité, en créativité, en courage, et j’en passe.

Décider d’emprunter cette voie est immensément profitable. Ca l’a été pour moi, et j’en tire les bénéfices chaque jour. J’y ai gagné un corps en bonne santé, une aisance sociale que j’étais loin d’avoir il y a quelques années (et qui est encore trés améliorable), un certain regard sur les choses qui me permet de relativiser mes problèmes. J’ai pu gommer nombre de mes défauts (et il en reste !), je connais mes forces, mes faiblesses et mes limites. La liste est longue, les bénéfices sont multiples, et chacun pourra trouver une aide préciseuse pour améliorer sa vie.

Tout ça c’est bien joli, mais qu’est-ce que je dois faire ?

Si vous espériez une recette miracle, je vais vous décevoir : Il n’y en a pas, et ceux qui prétendent le contraire sont des charlatans (mais vous pouvez commencer par lire ce blog régulièrement 😉 ). Le développement personnel nécessite le courage d’accepter que vous détenez l’entière responsabilité de vos actes et de votre vie. La bonne nouvelle, c’est qu’il est toujours possible de changer. Même si vous êtes timide à l’extreme, vous pouvez devenir social (je le sais, je l’ai fait). Si vous êtes craintif, vous pouvez devenir sûr de vous. Si vous n’avez pas d’autorité, vous pouvez l’acquérir. Mais ne croyez pas que cela se fera en trois mois. C’est un travail qui se fait sur le long terme, et qui demande des efforts, mais le changement est à ce prix.

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Développement personnel

La jalousie est un vilain défaut

L’expérience l’a maintes fois prouvé : la jalousie est un vilain défaut. Mais c’est une émotion qui ne se contrôle pas facilement, et si vous la laissez s’installer, vous aurez du mal à la déboulonner.

La jalousie est une animosité que l’on ressent à l’encontre de quelque chose ou quelqu’un que l’on s’imagine posséder ce que l’on désire et que l’on a pas. Il existe différents « types » de jalousie, selon les situations. Prenons deux situations qui nous serviront d’exemple :

  1. Robert possède un merveilleux téléviseur (d’ailleurs, il ferait mieux de s’en débarasser) avec écran plasma immense , système sonore 5.1, et tout le bazar. Bref, de quoi faire baver d’envie n’importe quel cinéphile. Lors de ses discussions avec Léon, son voisin qui ne possède qu’un minuscule écran en noir et blanc qui lui abime les yeux, Robert ne se prive pas pour faire l’éloge de son merveilleux équipement. Même s’il aime bien Robert, dans ces moments là, Léon lui enfoncerais bien la langue dans son lecteur DVD.
  2. Bernard anime un atelier de théâtre, auquel participe Léontine. Gaspar, le compagnon de Léontine, soupçonne Bernard de lui faire du charme, et finit par interdire à sa compagne de participer à son atelier.

On peut distinguer ici deux cas « types ». Dans le premier cas, Léon est jaloux de Robert car ce dernier possède quelque chose qu’il n’a pas. Notre définition peut directement s’appliquer, on entend alors souvent parler de jalousie-envie. Dans le second exemple, Gaspar est jaloux de Bernard, car il a peur de perdre ce qu’il possède déjà. Lui et sa compagne partagent une relation amoureuse, et il voudrait détenir l’exclusivité de ce lien. On parle alors de jalousie amoureuse. Dans nos deux exemples, les jaloux partagent une frustration liée à un manque.

Si vous me disiez que vous n’avez jamais été jaloux, je ne vous croirais pas. La jalousie est un sentiment trés primaire et instinctif. Elle existe dans toutes les cultures, et apparaît dés le plus jeune âge. Commençons par nous mettre ça dans le crâne, la jalousie est une réaction naturelle qui trahit un manque, un besoin, un désir. Mais dans la plupart des cas, c’est un sentiment négatif, qui peut faire plus de mal que de bien, tant aux jaloux qu’à ceux qui les subissent.

La jalousie est une émotion naturelle

La jalousie-envie exprime une colère, un ressentiment, et va au delà de la simple envie. Colère de ne pas posséder ce que l’on désire, mais également colère de voir sa propre insuffisance mise en exergue. Dans notre exemple, Léon désire une nouvelle télé, mais il ne met pas tout en oeuvre pour l’obtenir. Le problème est qu’il n’assume pas son besoin. Dans ce cas précis, il pourrait trés bien faire des heures supplémentaires, ce qu’il refuse catégoriquement (alléguant l’excuse providentielle qu’il a autre chose à faire), et ce refus entraîne une frustration.

La jalousie amoureuse est différente : elle trahit une peur, un manque de confiance en soi. Dans notre exemple, Gaspar craint de perdre son lien privilégié avec son amie. Cette peur est le reflet de son amour propre défaillant, qui le fait douter de sa capacité de séduction. Il voit alors dans n’importe quel homme un rival potentiel, et cherche à en isoler Léontine.

Pourquoi la jalousie n’est pas la meilleure réaction

Les causes de la jalousie sont le plus souvent inconsciente. Gaspar ne se répète pas tous les jours « Mon dieu, qu’est ce que je manque de confiance en moi ! ». Au contraire, il s’est construit une image de gros dur et joue les macho (Note : ce n’est pas de la psychologie à deux balles. Je sais tout ça parce que l’exemple est tiré d’un fait réel, et Gaspar est réellement un australopithèque décérébré). Parce qu’il ne sait pas ou ne veut pas savoir que le problème vient de lui, Gaspar rejette la cause de ses soupçons sur les autres. Il va s’en prendre à sa compagne, et à ceux qui la fréquentent. Cette voie est une impasse, personne ne peut régler son problème à sa place.

Gaspar va rentrer dans l’engrenage « classique » pour garder Léontine. Il conservera son attitude suspicieuse, commencera à la surveiller, lira son courrier, écoutera en douce ses messages téléphoniques, et refusera qu’elle sorte sans lui. Il se montrera de plus en plus soupçonneux, et la harcellera de questions. Il piquera des crises de colère dés qu’il la verra parler à un autre homme, et cherchera à l’isoler. Du coup, Léontine finira par en avoir assez, ne le supportera plus, et le laissera tomber (en tout cas, espérons-le pour elle). Bien entendu, il s’agit d’un cas extrème, mais on retrouve les même schémas à des niveaux moins prononcés.

Gaspar se pourrit la vie avec ses soupçons qui lui rongent les sangs et va faire de la vie de son amie un enfer. La couper du monde et la harceler ne vont certes pas lui donner envie de rester fidèle. Pour Léon non plus, être jaloux n’est pas la meilleure méthode pour obtenir ce qu’il veut. On s’imagine que l’objet de son désir ne va pas tomber du ciel, et s’il n’agit pas pour obtenir ce qu’il désire, il pourra rester jaloux toute sa vie sans effet.

Comment gérer intelligemment sa jalousie ?

La jalousie peut pourtant être un sentiment précieux, si on prend la peine de réfléchir à ses causes. Elle est un moteur qui nous fait avancer pour obtenir ce que l’on souhaite et pour combler les manques dont nous souffrons. Titiller son partenaire en le rendant volontairement jaloux peut même dynamiser un couple (mais attention à ne pas en abuser). Pour gérer intelligemment sa jalousie, il faut accepter que le problème puisse venir de soi et pas des autres, et prendre le problème à la source en décidant de se remettre en question. Ecoutez Socrate, qui nous dit « Connais-toi toi-même ».

Dans le cas de la jalousie-envie, il faut comprendre d’où vient le désir. Pourquoi Léon souhaite-t-il tant ce que Robert possède ? A-t-il réellement besoin d’un home cinéma chez lui, alors qu’il ne regarde la télé qu’une fois par mois ? Ces questions ne sont pas du ressort de cet article, mais j’en parlerai plus tard, dans un autre billet. En attendant, si l’envie ou le besoin persistent, alors il faut les assumer, et tout entreprendre pour les assouvir. Malheureusement, tous ne sont pas égaux devant les difficultés que cela entraîne. Si Léon gagne bien sa vie, obtenir ce qu’il veut ne devrait pas lui poser trop de problèmes. S’il est au chômage, entretient cinq enfants et doit payer trois crédits, les efforts à déployer ne seront pas les mêmes. Léon devra se poser la question : Le jeu vaut-il la chandelle d’aliéner sa vie pour une télé ?

Dans le cas de la jalousie amoureuse, on l’a dit, le problème vient d’un manque de confiance en soi. Heureusement, c’est un problème qui se soigne (et qui sera lui aussi traité dans d’autres articles). Imaginons que Gaspar soit frappé par la grâce, et qu’au lieu d’être l’empoisonneur décrit plus haut, il décide de se remettre en question. La jalousie le ronge, mais au lieu de devenir infernal, il cherche à surpasser tous ses rivaux potentiels. Il fait tout pour devenir un compagnon irremplaçable, se montre attentif, prévenant, tout en respectant la vie privée de sa compagne. En décidant de devenir l’homme idéal, il augmente son potentiel de séduction, et entre dans un cercle gracieux. Au fur et à mesure qu’il gagnera du crédit aux yeux de son amie, son amour propre ne fera que grandir. En attendant, il doit prendre sur lui et ne pas laisser s’exprimer sa jalousie. Ainsi il évitera de provoquer lui même les comportements qu’il redoute. Il faut comprendre qu’être constamment soupçonné d’infidélité ne donne pas envie de rester fidèle.

Comment subir la jalousie ?

Ceux qui vivent en couple sont souvent au moins une fois victime de jalousie. Ce comportement peut être énervant et même blessant lorsque l’on a rien à se reprocher, et l’envie de provoquer le jaloux est forte. Dans les cas de jalousie passagère, je pense que le mieux est encore d’ignorer le jaloux jusqu’à ce qu’il se calme, et s’excuse de son erreur. En cas d’entêtement, ou de crise un peu plus forte, ne pas s’énerver mais le rassurer, lui expliquer calmement que vous comprenez qu’il souffre, mais que ses craintes sont sans fondement. Il faut toutefois que le jaloux comprenne que vous avez aussi le droit à une vie privée, et qu’il n’a pas l’exclusivité sur vous. S’il persiste, expliquez lui que son manque de confiance vous blesse, et que s’il continue, cela pourrait devenir insultant. Surtout, soyez ferme sur vos droits. Une vie de couple doit reposer sur la confiance. Bien entendu, si la jalousie du partenaire est justifiée, alors je ne peux rien pour vous. Mais surtout, si vous n’avez rien à vous reprocher, ne culpabilisez pas. Soyez certain que le problème vient de lui, pas de vous.

Pour finir, j’ajouterai qu’il y a deux comportements à éviter pour qui veut régler le problème intelligemment. Le premier, c’est la provocation. Comme je l’ai dit, il est tentant de se venger de la jalousie du partenaire en l’asticotant encore plus. C’est un jeu dangereux, qui ne fera qu’envenimer les choses. L’autre comportement à risque, c’est de se soumettre, en pensant que cela règlera le problème. Rien n’est moins sûr. Au contraire, vous mettrez le doigt dans un engrenage en encourageant le jaloux à imposer sa volonté, et vous ne l’empêcherez pas de manquer de confiance en lui. Soyez ferme sur vos positions et revendiquez vos droits, mais toujours de manière calme et posée. Ainsi, vous montrez que vous n’avez rien à vous reprocher.

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Développement personnel

Bazardez vos téléviseurs

Il y a une chose dont je suis fier, c’est d’avoir réussi à balancer ma télé aux ordures. Ca a l’air bête, dit comme ça, mais si on y réfléchit bien, c’est un acte qui est loin d’être anodin.

Je suis né avec la télé. Aussi loin que je me souvienne, mes parents ont toujours eu un poste à la maison, et je la regardais à peu près tous les jours. Pas forcément trés longtemps, mais tous les jours quand même. Les gamins adorent regarder les dessins animés, avant de partir à l’école ou à l’heure du goûter. Je ne dérogeais pas à la règle.

Je me souviens que le soir, à 8h pétantes, la lucarne était réquisitionnée par mon paternel pour le sacro-saint JT, interrompant à mon grand dam le visionnage d’une cassette pour enfant, et signant l’heure de monter préparer le coucher. En grandissant, les dessins animés ont fait place à d’autres émissions, comme les jeux télévisés ou le film du soir.

La télé permet de se divertir facilement, de passer de bons moments en famille devant le film du soir, et de passer le temps les moments creux. Alors pourquoi ai-je choisi de faire disparaître cet objet de ma vie ?

Gagnez du temps

Premier point négatif, regarder la télé est une activité chronophage. D’après l’INSEE1, en 2005, 82% des français de plus de 15 ans regardent la télévision « Tous les jours ou presque », et 55% plus de deux heures par jour.

Deux heures par jour, pendant toute la semaine, ça commence à faire beaucoup. Regarder la télé me prenait trop de temps. J’ai donc décidé de le réinvestir dans d’autres activités que j’ai jugé plus intéressantes et plus rentables. Je me suis remis à lire, chose que je ne faisais pratiquement plus. J’ai commencé à m’intéresser à la cuisine, au lieu d’ouvrir des boites sytématiquement (ou des pâtes les jours de fêtes). Et surtout, je ne suis plus dépendant de l’heure de fin des émissions pour aller me coucher : mon sommeil a gagné en qualité.

Prenez trente secondes pour réfléchir à ce que vous feriez si vous disposiez de deux heures par jour supplémentaires. Savez vous qu’il existe des gens qui feraient n’importe quoi pour ça ? Imaginez, vous pourriez lire des livres, vous cultiver, sortir avec des amis, améliorer votre vie de couple (et tout ce qui s’ensuit), etc. Vous pourriez également trouver un projet personnel. Avec la télé, jamais je n’aurais démarré ce blog. Une source de temps libre aussi importante ne doit pas être négligée. Cette raison devrait-être suffisante en soi pour décider d’arrêter.

Mais ce n’est pas la seule. A l’époque, j’étais attéré par les journaux télévisés, qui prétendent informer, mais qui la plupart du temps ne font qu’étaler des faits divers sanglants sans aucune analyse critique. A quoi bon savoir qu’untel s’est fait charcuter dans tel pays lointain, ou que mémé s’est fait dévorer par le labrador de M. Dupond si je ne sais même pas pourquoi ? Encore du temps perdu, sans aucun bénéfice. Je considère que les journaux classiques (avec de la véritable encre sur du vrai papier) sont beaucoup plus informatifs, et surtout fournissent une information intelligente (et encore, pas toujours).

Libérez vos cerveaux.

Abandonner la télé m’a délivré du sentiment permanent d’insécurité causé par la vue quotidienne de faits divers alarmants et de gens malheureux. Le JT présente l’extraordinaire comme étant ordinaire, et par conséquent provoque un malaise latent chez M. Toutlemonde, qui ne peut s’empêcher d’imaginer un agresseur à chaque coin de rue. Bien sûr, je ne prétends pas que personne n’est jamais agressé, simplement qu’il est inutile et improductif de se faire du mourron en attendant cette éventualité. Je connais des gens qui sont persuadés que tout va mal, que la fin du monde approche à grands pas, et qui se barricadent chez eux après 18h. Ces gens ont tort. Ils se privent de bien des plaisirs, et d’une vie sociale plus étoffée.

En sélectionnant moi-même mes sources (journaux, revues spécialisées, Internet, etc.), j’effectue un tri à la source, en ne laissant venir à moi que les informations qui m’intéressent directement. Il est alors plus facile de recouper les données, de les analyser, et de me faire une opinion basée sur la réflexion, au lieu de me contenter de reprendre des idées prémâchées et conventionnelles. De l’information et de la réfexion naissent la connaissance.

De meilleures activitées sociales

La télé est un divertissement facile. La plupart du temps, il n’y a qu’à se vautrer devant, et faire marcher la zapette. L’espoir de dénicher une bribe d’émission digne d’être regardée fait passer le temps, à défaut de mieux. C’est fou comme on trouve toujours quelque chose à voir. Bien entendu, il existe également d’excellentes émissions, qui valent le coup d’être regardées.

En fait de loisirs, il en existe de bien meilleure qualité. Allez, en vrac, je vous en cite quelques uns :

  • Bouquinez. Rien de tel qu’un bon livre pour se détendre. Il y en a pour tous les goûts : thriller, SF, aventure, BD, histoire d’amour, drame psychologique, etc. A vous de découvrir vos genres et vos auteurs préférés. Un livre peut parfois vous plonger dans une histoire de manière bien plus profonde qu’un film ne saurait le faire. Il suffit de comparer les films adaptés avec les bouquins desquels ils sont tirés. (La palme revient sans doute aux films tirés des livres de Stephen King. Quelle horreur ! Beurk ! Pouah ! Pas glop !). Et surtout, en lisant, vous êtes maître de votre temps. Vous démarrez et arrêtez quand vous voulez.
  • Faites du sport. Beaucoup de clubs proposent des activités sportives le soir, pourquoi ne pas en profiter ? Là encore, à vous de trouver ce qui vous correspond. Pourquoi pas un sport d’équipe ? Ou un art martial ? Ce n’est pas un secret, le sport est bon pour la santé, il augmente la resistance du corps, procure un bien être unique, et tout un tas d’autres trucs géniaux que je ne vais pas rabâcher ici. Le sport est également excellent pour le mental. Meilleure confiance en soi, meilleur relationnel, etc. Et surtout, les clubs de sport permettent de voir du monde et de rencontrer des gens intéressants.
  • Allez au théâtre. Là encore, sortir vous permettra de rencontrer du monde. Vous vous distrairez tout en vous cultivant. Que demande le peuple ?
  • Partagez des activités communes. Pourquoi ne pas ressortir les vieux jeux de société qui prennent la poussière sous le placard ? Ce genre d’activité permet un échange plus profond et une communication plus poussée que le partage de quelques commentaires devant une émission. Un moment d’échange régulier dans une famille ou un bon monopoly entre amis resserre les liens. (Attention toutefois, les petits chevaux peuvent provoquer de vrais drames familiaux.)
  • Et d’autres encore… Je ne vais pas vous faire tout le boulot. Il y a une infinité de choses à faire. Trouvez ce qui vous convient le mieux.

Les repas devant la télé

Manger devant la télé est réellement problematique. Le cerveau est accaparé par ce qu’il voit, et il oublie de se concentrer sur ce que vous mangez. Du coup, les sensations de faim et de satiété disparaissent. Au lieu d’avaler ce dont votre corps à besoin, vous engloutissez tout bonnement ce qu’il y a dans l’assiette. Faites l’expérience, attendez d’avoir faim, et installez vous devant votre poste. Au bout de quelques minutes, vous oublierez les gargouillis de votre estomac. De plus, le repas du soir est trés important pour créer et maintenir la cohésion familiale. C’est généralement le seul moment de la journée ou tout le monde est réuni. C’est dans ces moments là que se contruisent les relations entre ses différents membres.

Préférez manger à table, sans distraction télévisuelle à portée. Vous ferez plus attention au contenu de votre assiette, et vous apprécierez d’autant plus. Et surtout, vous mangerez à votre faim, en vous épargnant sans doute des problème de poids. Si vous vivez en famille, vous aurez également l’occasion de vous écouter les uns les autres, et quoi qu’on en dise, la vie de ses proches n’est jamais moins intéressante que celle des invités des plateaux de télé.

C’est décidé, demain, je l’apporte à la décharge

Ok, vous avez lu jusqu’ici, j’ai de bonnes chances de vous avoir convaincu. Mais comment arrêter ? La télé, c’est un peu comme la cigarette. Décider d’arrêter, c’est bien. Mais ce n’est pas toujours aisé. Et bien détrompez vous, chers lecteurs, c’est souvent plus facile qu’on ne croit. Quelques petits conseils tout de même.

  • Vous n’êtes pas obligé de vous priver complètement de télé, ni d’arrêter d’un coup. Commencez par réduire la dose, et limitez votre consommation quotidienne. Une émission vous plaît particulièrement ? Regardez là, mais prévoyez à l’avance. Ne vous installez jamais devant le poste si vous ne savez pas ce que vous aller voir. Ne regardez pas la télé pendant les repas, ni pendant les moments communs en général. Si vous avez des enfants, et qu’ils râlent devant ces changements d’habitude, faites des compromis, mangez en famille, et prenez le dessert en regardant quelque chose qui plaît à tout le monde.
  • Prévoyez à l’avance des choses à faire. Ainsi, vous ne vous sentirez pas désoeuvré si vous n’avez pas de poste à regarder.
  • Contraignez vous à une semaine blanche. Vous allez expérimenter la vie sans télé, mais vous tiendrez plus facilement si vous savez que ce n’est que provisoire. Si l’expérience est concluante, refaites une tentative sur dix jours, ou plus. Vous allez vous déshabituer petit à petit.
  • Au moment de l’allumer, prenez trente secondes pour réfléchir. N’avez vous rien de mieux à faire ? N’y a-t-il pas quelque chose d’important que vous remettez à plus tard depuis l’année dernière ? Le plus souvent, la réponse sera positive. Laissez votre poste éteint et finissez ce que vous avez en chantier.
  • La méthode la plus radicale est encore de bazarder votre poste. Jetez le. Renvoyez le au magasin. Faites en un aquarium. Bref, débarrassez vous en comme il vous chante, mais que ce soit définitif. Ainsi, plus aucun risque de rechuter. Vous aurez alors une impression de vide et de désoeuvrement, mais ce flottement ne durera que quelques jours tout au plus. Et vous trouverez bien vite de quoi le remplir.

Reduire et arrêter la télé sera hautement profitable pour vous et pour les gens qui vous côtoient. Si vous en êtes persuadés, vous n’aurez pas de difficulté à arrêter. Si vous êtes un téléphile passionné, vous aurez peut-être un peu de mal au début, mais le sevrage vient trés vite. Lorsque j’ai tenté moi même l’expérience, en me débarrassant de mon poste, j’ai été surpris qu’il ne me manque pas plus. Et croyez moi, le jeu en vaut largement la chandelle.