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L’art de la méditation

Je m’intéresse depuis quelques temps à la pratique de la méditation. Vu le nombre d’articles de magazines et de billets de blogs que je vois fleurir sur le sujet, on dirait bien que je ne suis pas le seul. Il semble que l’occident redécouvre avec enthousiasme une pratique qui existe depuis des siècles. Évolution spirituelle massive ou simple effet de mode, seul l’avenir nous le dira.

Quoi qu’il en soit, je vous avoue que j’avais des préjugés sur la méditation. Pour être plus précis, il faudrait plutôt dire que je n’avais absolument aucun préjugé sur la méditation. Tout ce que j’en connaissais, c’était l’image du moine assis en lotus, les yeux fermés, un léger sourire serein au coin des lèvres. Mais je n’avais absolument aucune idée des réels tenants et aboutissants de cette pratique.

Face à tant d’engouement, et après avoir lu quelques articles, j’ai décidé de ne plus rester ignorant, et j’ai acheté L’art de la méditation, de Matthieu Ricard, livre que j’ai terminé récemment. Je voulais vous faire partager les fruits de ma lecture, en résumant rapidement ce petit manuel sur la pratique de la méditation.

Présentation de Matthieu Ricard, l’auteur

Quand je lis ce genre de bouquins, j’aime m’interroger sur les compétences et la légitimité de l’auteur. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que sa biographie pose le bonhomme. M. Ricard est scientifique de formation, moine bouddhiste depuis des décennies, il est l’interprète français du Dalaï Lama. Il participe à des études scientifiques sur les effets de la méditation. Il est également auteur de plusieurs livres, photographe, et participe à de nombreux projets humanitaires. Je vous laisse lire sa biographie si vous souhaitez en savoir plus, mais en ce qui me concerne, je pense qu’on peut dire que c’est une source d’expertise légitime 🙂

L’art de la méditation

L’art de méditer est une pratique que les plus grands sages poursuivent tout au long de leur vie. Matthieu Ricard vous ouvre le chemin et vous guide pas à pas sur la voie d’une expérience universelle fondée sur l’amour altruiste, la compassion et les bienfaits de la méditation.

La résumé du livre nous éclaire sur ce que nous allons y apprendre. Qu’est-ce que la méditation ? Pourquoi méditer ? Et comment ?

Pourquoi méditer ?

Dans le premier chapitre, l’auteur répond à la question que se posent sans doutes tous ceux qui s’intéressent à la méditation sans vraiment savoir de quoi il s’agit : pourquoi méditer ?

M. Ricard commence par analyser nos vies actuelles, et montre qu’il n’y a plus beaucoup de place pour le développement personnel et la spiritualité dans notre monde moderne. Nous courons tout le temps, et ne prenons plus le temps de nous interroger sur les raisons de notre existence. Surtout, nous ne prenons plus le temps d’entraîner et développer notre esprit.

L’auteur s’interroge ensuite sur le changement. Est-il souhaitable, et surtout, est-il possible ? Pouvons nous devenir moins colériques, moins irritables, moins jaloux ? Ne serait-il pas merveilleux si nous pouvions être plus souvent heureux, joyeux, altruistes ? Cela semble souhaitable, et c’est toute notre vie qui en serait transformée.

On nous explique ensuite que le changement est possible grâce à la conscience humaine. La conscience, en effet, est ce qui nous permet de « connaître » nos états mentaux. Nous avons cette merveilleuse faculté de pouvoir nous interroger sur nos propres pensées, nos propres émotions, et par conséquent nous pouvons prendre suffisamment de distance avec nos propres états mentaux pour nous permettre de les transformer.

Mais il ne suffit pas de le vouloir. Il ne suffit pas de se dire « tiens, j’aimerai changer » pour que ce souhait se réalise. De la même manière qu’il ne suffit pas de faire trois pompes pour se muscler, de la même manière qu’il faut des années pour développer une compétence ou une capacité, entraîner et développer sa conscience et son esprit nécessite des efforts constants et réguliers.

Or, notre esprit est ce qui nous permet d’appréhender le monde extérieur, c’est un filtre au travers duquel toutes nos expériences matérielles sont passées. Si nous parvenons à améliorer ce filtre, c’est toute notre vie qui va se transformer, en bien. Et c’est cet entraînement de l’esprit que l’on appelle « méditation ».

Matthieu Ricard démontre ensuite les effets positifs de la méditation. En effet, des études scientifiques réalisées par différentes équipes de chercheurs ont montré que les méditants expérimentés étaient doués d’une plus grande faculté d’attention et de concentration, étaient beaucoup plus résistants au stress, à l’anxiété, à la colère, étaient dotés d’un meilleur système immunitaire, et avaient moins de problèmes d’hypertension.

Sur quoi méditer ?

Dans le second chapitre, M. Ricard nous en dit un peu plus sur ce en quoi consiste la méditation. Il corrige notamment quelques idées reçues sur la méditation. Non, méditer ne consiste pas à rester assis en bloquant toute pensée, car ne pas penser est impossible. Non, la pratique méditative n’est pas égoiste et égocentrique, car le but de la méditation est justement d’éradiquer ces défauts et de développer son altruisme. Non, méditer ne consiste pas à fuir la réalité, mais au contraire à apprendre à la voir plus clairement.

En revanche, la méditation est une pratique qui doit s’inscrire dans la durée, comme n’importe quelle discipline qui nécessite un apprentissage. Inutile, donc, d’espérer obtenir quelque bienfait si l’on ne médite que quelques minutes par mois.

Le méditant débutant apprendra d’abord à observer ses pensées sans se laisser distraire, et à calmer son esprit pour le rendre disponible. Au fur et à mesure, il sera capable de méditer sur différents sujets, de la même manière qu’une séance de musculation contient différents exercices qui ciblent différents muscles.

Durant ses méditation, le pratiquant pourra utiliser divers exercices mentaux proposés par des méditants plus expérimentés.

Comment méditer ?

Dans le chapitre suivant, nous abordons une question essentielle pour bien démarrer la méditation : comment méditer ? L’auteur commence par nous donner des conseils généraux.

D’abord, quelle position adopter. Vous avez tous en tête la fameuse position du lotus, chaque jambe repliée sur l’autre, mais ce n’est pas la seule position possible. En fait, tant que le corps est droit et relâché, toutes les positions sont possibles. Il est même possible de pratiquer la « marche méditative ».

L’auteur nous donne également quelques indications sur les meilleurs sources de motivation possibles. Il vaut mieux méditer un peu chaque jour que pratiquer de longues séances espacées. Par conséquent, il faut être réellement conscient des bienfaits de la méditation pour rester motivé et pratiquer régulièrement.

On nous recommande également de trouver un guide qui saura nous ouvrir la voie, nous inspirer et répondre à nos questions sur la méditation. Nous n’avons certes pas tous la chance de fréquenter des guides spirituels expérimentés, aussi l’auteur nous adresse quelques recommandations sur les meilleures manières de trouver conseil.

Sur quoi méditer ?

Durant tout le reste de l’ouvrage, l’auteur nous propose diverses réflexions vers lesquelles tourner nos méditations. Chaque grande idée, chaque leçon spirituelle que nous propose Matthieu Ricard est assortie de diverses sources d’inspiration, des citations de grands maîtres spirituels, ainsi que des propositions d’exercices méditatifs concrets.

Nous sommes ainsi invités à tourner notre esprit vers la valeur de la vie humaine, la nature éphémère des choses, les conséquences négatives ou positives de nos actes. Nous apprendrons à développer notre calme intérieur et à atteindre la pleine conscience. Nous découvrirons comment développer notre faculté de concentration, apaiser notre douleur physique et développer notre altruisme.

Enfin, nous en viendrons à développer notre vision pénétrante : comment ne plus surimposer nos filtres mentaux à la réalité, mais arriver à la percevoir telle qu’elle est réellement. Comment ne plus nous laisser perturber par nos émotions, et relativiser la force de notre ego.

À moyen et long terme, la pratique de la méditation nous permettra de véritablement nous transformer. Nous ouvrirons nos perspectives, apprendrons à être plus ouverts et sereins, à faire preuve de plus de sagesse et d’altruise. En définitive, c’est toute notre vie qui acquerra une meilleure qualité.

Ce que j’en pense

Même si je n’ai jamais pratiqué la méditation, j’ai toujours été porté sur l’introspection, et passe beaucoup de temps à m’interroger sur la vie, l’univers et le reste, comme en témoigne l’existence de ce blog. Par conséquent, je suis trés souvent déçu par les soi-disant « manuels spirituels » et autres livres de développement personnel, dans lesquels il est assez rare que je trouve de nouvelles idées.

Or, j’ai découvert dans l’ouvrage de Matthieu Ricard énormément de pistes de réflexion nouvelles, et des sources d’inspiration fascinantes. Je suis réellement impressionné par la qualité et la profondeur de la recherche spirituelle proposée, devant laquelle on ne peut que faire preuve d’humilité.

L’ouvrage en lui même est trés accessible. Assez court (env. 130 pages), il n’en reste pas moins trés concret et agréable à lire. Même si Matthieu Ricard est moine bouddhiste, son guide sur la méditation s’adresse à tous, reste libre de tout jargon, et est parfaitement adapté aux occidentaux que nous sommes.

L’art de la méditation remplit parfaitement son rôle. À celles et ceux qui veulent découvrir la méditation, il expliquera en quoi consiste cette pratique, et leurs donnera les conseils pour bien débuter. Les méditants débutants trouveront de nombreuses sources d’inspiration, et un texte accessible et concret pour les guider dans leur pratique. Quand à celles et ceux qui liront cet ouvrage par simple curiosité, parce qu’ils s’intéressent à leur développement personnel, ils en tireront de nombreuses réflexions, et trés certainement l’envie de s’essayer à la méditation.

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Le guide ultime du travailleur à domicile

Le télétravail est à la mode. De plus en plus de personnes, dégoûtées par les embouteillages et souhaitant profiter de la vie au maximum, voudraient commencer le travail à domicile. Vous aussi, peut-être ? Quels sont les bénéfices du travail à domicile ? Comment se lancer, ou convaincre son employeur ? Quel fonctionnement adopter, et outils utiliser ? Comment rester motivé et ne pas sombrer dans la solitude et l’isolement ?

Moi même travailleur à domicile depuis de nombreuses années, d’abord en tant qu’employé puis en indépendant, je vous ai concocté ce guide dans lequel vous trouverez les réponses à vos questions.

Pourquoi travailler à domicile

Pourquoi travailler à domicile ? Nous avons tous des raisons différentes. Pour ma part, je me suis lancé parce que je voulais être maître de mon emploi du temps et de mes horaires. D’autres le feront pour éviter les embouteillages ou le temps de transport. En fait, les bonnes raisons ne manquent pas pour avoir envie de travailler à domicile.

  • Maîtriser ses horaires et son emploi du temps
  • Perdre moins de temps dans les transports
  • Éviter le stress des embouteillages ou des transports en commun
  • Être autonome dans son organisation
  • Profiter du confort de votre domicile
  • Passer plus de temps avec votre famille / vos enfants
  • Éviter les petits-chefs et les collègues désagréables
  • Pouvoir travailler sans être interrompu
  • Polluer moins
  • Pouvoir travailler dans des endroits farfelues ou différents
  • Éviter la routine
  • Travailler avec des entreprises étrangères
  • Ne plus être obligé de déménager en cas de délocalisation

Excitant, non ? Mais attention, loin du fantasme, le travail à domicile ne représente pas que des avantages. Derrière se cachent également des contraintes et des risques qu’il faut bien évaluer avant de se lancer, sous peine de déchanter trés vite. J’en parle un peu plus bas.

Le télétravail est-il pour moi ?

La bonne nouvelle, c’est que le travail à domicile n’est pas réservé à quelques cas exceptionnels. Même si la France est trés en retard dans son adoption du travail à distance, d’autres pays ont intégré cette pratique de manière beaucoup plus importante. En Finlande et en Belgique, par exemple, le taux de télétravailleurs dépasse les 30%. De plus, grâce aux technologies de l’information, il n’a jamais été aussi facile d’effectuer un travail à distance tout en restant en contact avec son équipe ou ses managers.

À part pour les métiers qui réclament nécessairement votre présence physique, les obstacles au travail à domicile sont surtout dans votre tête. En fait, si vous avez un emploi de bureau, un métier de création intellectuelle, ou travaillez derrière un ordinateur, vous êtes un bon candidat au travail à distance.

Mais même si vous aviez la possibilité de travailler à domicile, est-ce que cela vous conviendrait vraiment ? Aurez-vous la discipline pour vous lever tous les matins ? Saurez-vous éviter le piège de l’isolement ? Pourrez-vous garder votre bonne humeur sans collègues avec qui prendre votre pause-café ? Êtes-vous capable d’être autonome et de vous organiser ? Pourrez-vous maîtriser les outils informatiques qui vous permettront de rester en contact avec vos clients ou collègues ?

Encore une fois, je ne dis pas ça pour vous décourager. Mais pour les nouveaux travailleurs à domicile, constater l’écart entre le fantasme et la réalité est parfois douloureux, et mieux vaut s’y préparer.

Si vous pensez encore que le télétravail est pour vous, félicitations. Nous allons maintenant voir comment nous lancer.

Travail à domicile, comment se lancer ?

Il y a plusieurs solutions à étudier pour celui qui veut se lancer dans le travail à domicile. La méthode la plus radicale, c’est de devenir indépendant. Beaucoup de professions libérales ne prennent pas la peine de payer un loyer pour un bureau et travaillent à domicile avec joie.

Mais vous n’êtes pas obligé de vous mettre à votre compte pour bosser de chez vous. Les employeurs sont de plus en plus sensibilisés au télétravail, et vous pouvez trés bien négocier un accord de travail à distance avec vos responsables.

Par ailleurs, travailler à domicile ne signifie pas forcément que vous ne mettrez plus les pieds dans l’entreprise. Si vous démarrez le télétravail dans le cadre de votre emploi actuel, il est tout à fait possible (et même recommandé) de commencer par du temps partiel. Pourquoi ne pas commencer par une journée, le mercredi ou le vendredi ? Si l’expérience est concluante, vous pourrez l’étendre à un mi-temps, voire plus en fonction de vos envies et de vos contraintes.

Attention, il faut savoir que ce n’est pas parce que vous êtes télétravailleur que votre statut change. Seul votre lieu de travail est modifié, vous continuez à disposer des mêmes droits que les autres salariés : salaire, congés, formations, durée de travail, etc.

Il existe aussi une solution intermédiaire, qui consiste à travailler à temps partiel, et à créer une activité à côté, par exemple sous le statut d’auto-entrepreneur. Cela dit, créer une entreprise ne doit pas s’entreprendre à la légère. Si votre seul but est de pouvoir bosser depuis chez vous, cette solution est à rejeter.

Enfin, méfiez vous des employeurs filous qui vous demanderont d’adopter vous même le statut d’auto-entrepreneur et de leur facturer votre salaire. Cette pratique est illégale, il s’agit de salariat déguisé, et est totalement déloyale à votre égard. Si votre employeur a l’outrecuidance de vous faire cette proposition, riez-lui au nez et menacez de lui coller une inspection du travail aux fesses, cela devrait le calmer. En fait, appelez quand même l’inspection du travail, car d’autres collègues, qui ne lisent pas Palsambleu, se sont peut-être laissé avoir avant vous.

Convaincre votre employeur de vous laisser travailler à distance

Il faut savoir qu’en France, le télétravail pour les salariés est réglementé. Voici quelques règles qui devront être respectées dans le cadre de la mise en place de votre accord de télétravail :

  • Vous restez salarié de l’entreprise
  • Vous avez les mêmes droits que les autres salariés
  • Vous devez recevoir une charge de travail équivalente à cele des autres employés
  • Le télétravail s’exerce sur la base du volontariat pour les deux parties, ce qui signifie que votre employeur ne peut pas vous forcer à travailler à distance
  • Avec réversibilité possible pour chacun, ce qui signifie que vous ou votre employeur pouvez décider d’annuler votre accord de télétravail à tout moment
  • Votre employeur doit vous former, et vous rencontrer régulièrement
  • Votre employeur assume vos frais professionnels

Vient maintenant la partie la plus difficile : convaincre votre employeur. Si celui-ci est sensibilisé au télétravail, cela devrait bien se passer. Mais s’il est de la vieille école, vous allez devoir négocier finement pour tirer votre épingle du jeu. Attendez-vous à trois objections principales de sa part :

  1. Peur d’une baisse de votre productivité
  2. Peur de la perte de contrôle et de difficultés de management
  3. Peur de votre isolement

Voici les bons arguments pour convaincre et rassurer votre employeur.

1) Peur de la baisse de votre productivité

Beaucoup d’employeurs ont peur que leurs employés travaillant à domicile se laissent distraire ou se relâchent, et deviennent moins productifs. Voici quelques éléments à mettre en avant pour contrer cette objection.

D’abord, sachez qu’une étude réalisée par l’Institut de Médecine Environnementale (IME), montre que la productivité au travail diminue directement dés que le stress augmente. En d’autres termes, le bon stress n’existe pas. N’hésitez pas à mettre en avant à quel point vous seriez moins stressé, et donc plus productif, en travaillent à domicile.

D’autres recherches montrent la quantité d’interruptions que nous subissons chaque jour, et le temps passé à se replonger dans une activité ensuite. À domicile, le nombre d’interruptions sera beaucoup moins important, et votre productivité s’en ressentira trés fortement.

Expliquez que les fois ou vous avez du travailler à domicile (maladie, problèmes de transport, etc.) vous vous êtes senti beacoup plus productifs et avez abattu une somme de travail considérable, et que vous aimeriez bien retenter l’expérience.

Enfin, proposez à votre employeur de définir ensemble des mesures concrètes de contrôle de votre productivité, et de définir une période de test de deux ou trois mois pendant laquelle vous travaillerez à domicile un jour par semaine. Évidemment, vous prendrez soin, durant cette fameuse période, de vous défoncer au travail pour que les chiffres soient sans équivoque : à la maison, vous êtes vraiment plus productif et efficace. Mis devant le fait accompli, il faudra à votre manager beaucoup de mauvaise foi pour refuser la prolongation de cette expérience.

2) Peur de la perte de contrôle

Beaucoup de managers ne sont pas trés à l’aise avec le management par objectif, et préfèrent pratiquer le contrôle permanent présentiel. En clair, ils n’osent pas laisser à leurs subordonnés l’autonomie d’atteindre les objectifs qu’ils leurs fixent, et préfèrent leur confier des tâches au coup par coup.

Proposez à votre employeur de vous fixer des objectifs clairs pour chaque journée que vous passerez à travailler chez vous. Expliquez que votre poste de travail sera configuré pour que vous soyiez joignable à tout moment, et définissez là encore des mesures concrètes de contrôle de votre productivité.

Montrez à votre manager les avantages que lui va en retirer : au lieu de perdre des heures à être sur votre dos, il lui suffira de vous confier quelques objectifs, et de s’assurer qu’ils ont bien été atteints. Que de temps et d’efficacité gagnés.

Enfin, insistez sur le fait que l’accord de télétravail peut être interrompu à tout moment sur sa décision, et que par conséquent le risque est minime.

3) Peur de votre isolement

Comme nous le verrons plus loin, l’isolement est l’un des plus gros risques qui guettent le travailleur à domicile, et les employeurs en sont en général conscient. Il y a toutes les chances pour que votre manager refuse votre accord de télétravail par peur que vous vous déconnectiez de l’entreprise et de vos collègues.

Là encore, proposez une expérience sur un temps prédéterminé, et expliquez par quels moyens vous allez rester en contact avec l’entreprise (voire plus loin). Insistez également sur le fait que vous souhaitez de toute manière pouvoir être présent dans l’entreprise au moins un jour par semaine, pour rencontrer vos collègues de visu et faire régulièrement le point sur votre situation. Je vous conseille de choisir le vendredi, car les vendredis sont toujours plus cool que les autres jours de la semaine.

Les outils à utiliser

Ça-y-est ! Vous avez décidé de devenir télétravailleur, et vous avez convaincu votre employeur. Nous allons maintenant jeter un petit coup d’œil aux outils que vous pouvez utiliser pour rester en contact avec vos collègues et travailler hors de l’entreprise. Si vous n’êtes pas le premier télétravailleur de votre entreprise, les chances sont grandes pour que des outils de travail à distance soient déjà en place, vous n’avez plus qu’à vous former à les utiliser. Mais si vous défrichez le terrain, il est intéressant d’avoir une liste d’outils pour démarrer.

Attention, de nouveaux outils naissent et meurent chaque jour, et d’innombrables logiciels existent pour tous les besoins. Renseignez-vous autour de vous, avant de faire votre choix.

Travailler n’importe où, tout simplement

Même si vous pouvez travailler de chez vous depuis n’importe quel bon vieux pc, je vous recommande d’utiliser un ordinateur portable dés le départ. Cela vous permettra de pouvoir effectivement travailler n’importe où sans avoir à reconfigurer votre poste de travail à chaque fois. En déplacement professionnel, dans le train ou au bar en face, vous serez content d’avoir tous vos outils à disposition.

Par ailleurs, la plupart des smartphones proposent maintenant des fonctionalités de routeurs wifi, c’est à dire que vous pouvez configurer votre téléphone, qui accède au réseau 3g, pour agir comme un modem wifi, et accéder au web même quand aucune borne wifi n’est accessible. Génial, non ?

Stocker, partager et synchroniser des fichiers

Dropbox est un service simple et intuitif qui permet de stocker vos fichiers sur un serveur distant, et de les synchroniser de manière transparente sur différentes machines (y compris des smartphones). Vous aurez également la possibilité de partager des fichiers avec d’autres personnes, de travailler sur des répertoires communs, ou de rendre des fichiers publics et accessibles via n’importe quel navigateur. Le service est gratuit jusqu’à 2 go d’espace disque. Dropbox fournit également un service dédié spécifiquement aux entreprises, avec une gestion plus fine des équipes, une sécurité renforcée, un plus grand contrôle sur la gestion des partages de fichier, plus d’espace disque, etc.

Avant d’utiliser ce genre de service, vérifiez toutefois que vous ne violez pas la politique de confidentialité de votre entreprise.

Rester en contact

Bien sûr, les forfaits téléphoniques sont beaucoup moins onéreux aujourd’hui, mais rien de tel qu’un véritable outil de vidéo-conférence pour ne pas perdre de vue vos collègues et responsables, et rester joignable en cas de besoin. De nombreuses alternatives existent, mais Skype reste la plus répandue. Grâce à cet outil, vous aurez la possibilité de chatter ou de passer de véritables coups de fil, et même d’avoir de la vidéo si vous disposez d’une bonne webcam.

Je vous recommande également d’investir dans un bon casque micro, pour bénéficier d’une qualité de transmission suffisante.

Collaborer à distance

Il existe de nombreux outils qui permettent aux équipes dispersées de centraliser la gestion d’un projet commun. L’un des plus récents, et qui offre des fonctionnalités trés intéressantes, est Trello. Trello est un outil de gestion de projet collaboratif qui peut être assigné pour assigner des tâches à différentes personnes, à indiquer qui travaille sur quoi, partager des fichiers et des calendriers, gérer des deadlines. Il est de plus trés visuel et intuitif, ce qui facilite grandement son adoption.

Emails, calendriers, documents, etc.

Peut-être avez-vous l’habitude d’utiliser Gmail pour gérer votre messagerie, ou Google docs pour écrire des documents. Savez-vous que vous pouvez utiliser ces outils pour le compte de votre entreprise ? Google propose en effet des services d’intégration afin que vous puissiez utiliser ses applications dans un cadre professionnel.

Il existe de nombreux autres outils en fonction des besoins, tous les lister serait impossible. Toutefois, vous trouverez votre bonheur avec une recherche telle que « outils télétravail » ou « remote working tools ».

Les pièges à éviter

On l’a dit plus tôt, travailler à domicile n’est pas sans risque ni contraintes. S’il n’est pas attentif, le nouveau télétravailleur risque de tomber dans quelques pièges qui pourraient bien le dégoûter de ce qui est pourtant une formidable opportunité. Voici quelques conseils sur les principaux problèmes que vous pourriez rencontrer, et comment les éviter.

Comment ne pas se laisser distraire et rester productif

Lorsqu’on travaille à domicile, l’un des risques est de céder aux nombreuses distractions qui nous entourent et de voir sa productivité fondre comme neige au Soleil. Sans personne pour vous surveiller, il faudra vous discipliner vous-même pour résister aux tentations que constituent télé, musique, livres, jeux vidéos, frigo rempli, chat qui dort, etc.

Si vous avez du mal à rester concentré, un excellent moyen de vous aider à resister, c’est de rendre la tentation difficile à satisfaire. Par exemple, débranchez votre console de jeu, rangez-là dans un carton et enfouissez là au fond d’un placard. Ainsi, vous serez moins tenté de jouer « juste 5 minutes ». Idem, installez un logiciel de contrôle parental qui bloque Facebook, Twitterou tout autre site sur lequel vous avez l’habitude de traîner. Vous y connecter deviendra beaucoup plus contraignant.

Vous pouvez également utiliser la technique du Pomodoro. Elle consiste en l’utilisation d’un minuteur pour alterner des périodes de pause et de temps de travail.

Enfin, vous pouvez vous forcer à travailler moins. Si vous vous laissez beaucoup distraire et terminez votre journée à 18h, pourquoi ne pas décider de bosser au maximum en éliminant toute distraction pour finir à 15 ou 16h ? Vous aurez ensuite le temps de pratiquer toutes les activités de loisir que vous voulez, mais sans la culpabilité associée.

Comment rester motivé et réussir à se lever tous les matins

Votre bureau est à quelques mètres de votre lit. Vous n’avez qu’à chausser vos pantoufles et faire trois pas pour vous y affaler. Aucune contrainte extérieure ne viendra vous forcer à être à votre poste de travail à l’heure prévue. Là encore, votre seule arme contre la perte de motivation et la tentation de la grasse matinée, c’est la self-discipline.

Je vous recommande de vous créer une routine, qui vous aidera à démarrer votre journée à l’heure. Se lever tous les jours à la même heure et suivre le même rituel n’est pas difficile quand c’est une habitude.

Soyez également trés ferme avec vos horaires de travail. Décidez d’une heure après laquelle il n’est pas envisageable que vous ne commenciez à travailler. Profitez-en pour décider d’une heure après laquelle vous ne pourrez pas continuer à travailler.

Convenez avec votre responsable que vous aurez une vidéo-conférence de 5 minutes tous les jours à 9h15 (par exemple) pour définir vos missions et objetifs de la journée. Ainsi, vous serez de toutes manières obligé de vous lever (et de vous habiller).

Comment continuer à distinguer vie professionnelle et vie personnelle

Lorsqu’on travaille chez soi, il est souvent plus difficile de distinguer vie professionnelle et personnelle. Votre bureau n’est jamais qu’à quelques pas, les mails professionnels arrivent sur votre smartphone, y compris les week-ends. Ce n’est pas une situation trés saine.

Il est important que vous arriviez à faire la distinction entre la vie familiale et le boulot, ou chacun de ces aspects risque d’interférer avec l’autre. Commencez par définir clairement une zone de travail physiquement limitée chez vous, qui sera uniquement dédiée à cet emploi. Si vous avez l’espace nécessaire, créez une pièce réservée à votre travail. Sinon, installez votre bureau quelque part, et limitez-y vos activités professionnelles.

Mieux vaut également utiliser deux forfaits téléphonique séparés : un pour le téléphone personnel, un pour le professionnel. Ce dernier sera éteint le soir et week-end, pour vous empêcher de consulter sans cesse appels, sms et emails pros.

Soyez également trés ferme sur vos horaires de début et de fin de travail. Ne prenez pas d’appels persos pendant la journée, et faites comprendre à votre entourage que quand vous bossez, vous bossez.

Comment éviter les parasites qui s’imaginent que vous avez plein de temps libre

Votre entourage, parlons-en, justement. De nombreuses personnes s’imaginent que parce que vous êtes à la maison, vous êtes disponible. Certains membres de votre entourage auront peut-être du mal à comprendre que ce n’est pas parce que vous êtes à domicile que vous n’êtes pas en congé, et ne verront pas le mal à vous interrompre à tout moment pour n’importe quelle raison.

Comme je l’ai dit, vous ne pouvez pas laisser votre vie personnelle trop interférer avec votre travail. Il faut donc bien faire comprendre à ceux qui vous sollicitent que même si vous êtes présent physiquement, vous n’êtes pas disponible. Vous êtes au travail. À vous de poser clairement les limites, et d’en discuter avec ceux qui auraient des difficultés à le comprendre.

Comment ne pas sombrer dans l’isolement

Nous en arrivons maintenant au principal risque encouru par les travailleurs à domicile : l’isolement. Travailler de chez soi veut parfois dire que vous ne verrez personne de toute la journée. Aucun collègue à qui parler. Personne pour échanger les potins récents ou la dernière blague de toto. Personne à qui poser une rapide question technique ou demander une information.

Certaines personnes le vivront sans aucun problème, et trouveront dans cette solitude un moteur de productivité important. Mais pour d’autres, cet isolement sera une grande source de stress et peut vite tourner au cauchemar. Voici quelques conseils pour surmonter ce problème.

D’abord, rappelez vous que vous êtes nomade. Vous n’êtes pas obligé de travailler de chez vous, vous pouvez également vous installer dans un café local, à la bibliothèque, ou dans n’importe quel lieu public qui offre un minimum de confort. Vous pouvez également vous renseigner sur l’existence d’espaces de co-working à proximité de chez vous. De plus en plus nombreux et populaires, ces structures vous proposent un lieu de travail à la carte et partagé moyennant une cotisation qui reste en général trés abordable.

Vous pouvez également inviter ou vous déplacer chez des amis, eux-même télétravailleurs, pour partager une journée de travail chez l’un ou chez l’autre. Si la solitude vous pèse, arrangez-vous au moins pour manger le midi avec des collègues ou connaissances disponibles.

Organisez avec votre responsable des vidéo-conférences régulières, pour rester en contact avec vos collègues et ne pas être laissé de côté. Enfin, si vous êtes indépendant, ne négligez pas de développer votre réseau professionnel : inscrivez-vous à des conférences, suivez des formations, participez à des soirées d’échanges professionnels, rejoignez une association ou un syndicat, etc. Mais surtout, évitez de rester isolé.

N’oubliez pas de vous éclater

Ma dernière recommandation aux nouveaux télétravailleurs sera : « n’oubliez pas de vous éclater ». Des millions de personnes rêveraient d’être dans votre situation, vous avez la possibilité d’accéder à un confort de vie impensable pour les générations précédentes, et les possibilités sont infinies. Ne faites pas l’erreur de considérer votre chance comme quelque chose de banal. Voici quelques idées pour vous donner un peu d’inspiration, mais votre imagination est la seule véritable limite.

Vous pourriez travailler dans des conditions extrèmes : partez en randonnée et sortez votre laptop lorsque vous aurez atteint le point de vue le plus incroyable. Prenez une photo et envoyez-là à vos collègues pour les faire enrager.

Partez en voyage, louez un appartement en Espagne, en Thaïlande, à la montagne ou n’importe où ailleurs, travaillez durant la journée et visitez le soir et le week-end.

Travaillez quand vous en avez envie. Levez-vous tôt pour bénéficier du calme et de la sérénité des premières heures, quand tout le monde dort encore. Ou installez-vous dans un bar bondé avec une bonne chopine à portée de main.

Pliez votre emploi du temps à vos désirs. Passez le mercredi avec vos enfants, et rattrapez votre retard le soir ou le week-end.

Si vous êtes célibataire, ou vivez avec un partenaire également mobile, rendez votre location, et installez vous à l’autre bout du monde, vivez pour quelques euros par jour, et économisez des sommes folles par an, tout en vivant une vie de patachon.

Ou travaillez comme tout le monde, aux horaires de tout le monde, et appréciez pleinement le bonheur de pouvoir siroter votre propre café et de sentir à vos pieds vos pantoufles préférées.

Bref, vous l’aurez compris, les possibilités de profiter de la vie sont énormes ! Le travail à domicile, populaire dans de nombreux pays, n’en est qu’à ses débuts en France. Ne laissez pas quelques obstacles vous démotiver. Vous verrez, le jeu en vaut vraiment la chandelle.

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La semaine de 4 heures, une grande imposture !

Avec des millions d’exemplaires vendus, La semaine de 4 heures de Timothy Ferris est sans doute le livre de développement personnel le plus lu de la planète. Il est d’ailleurs fréquemment cité parmi les meilleurs ouvrages de productivité et de développement personnel.

Pourtant, parmi les nombreux lecteurs de ce bouquin, je ne vois que peu de « nouveaux bienheureux », comme les appelle Tim, qui parviennent à appliquer cette recette avec succès. Le forum du livre est surtout rempli de pauvres ères tentant désespéremment d’atteindre le but fixé par leur maître à penser.

Alors, La semaine de 4 heureslivre brillant, ou géniale arnaque ?

Résumé de La semaine de 4 heures

Pour ceux qui n’ont pas lu le livre, il me parait important d’en faire un petit résumé, afin que nous sachions de quoi on parle.

Ce livre se propose de vous aider à vous organiser pour gagner en un mois, en bossant 4 heures par semaine, ce que vous gagner actuellement en un an, et d’utiliser cette liberté pour vivre la vie de vos rêves sans attendre la retraite. Il introduit le concept de revenu relatif, et explique qu’il vaut mieux gagner 1000€ en bossant 4h que 4000€ en en travaillant 25.

L’ouvrage nous propose ensuite de faire le point sur nos rêves et nos passions, en nous conseillant de voir grand, afin de pouvoir nous organiser pour les vivre dés maintenant.

S’ensuit une longue partie ou Tim nous explique comment améliorer au maximum notre efficience pour nous débarasser de toutes les tâches inutiles, et gagner un maximum de temps : déléguer tout ce qui est possible, louer les services d’assistants, se concentrer sur les tâches à forte valeur ajoutée, refuser les interruptions et se débarrasser du superflu, se couper des flots d’informations inutiles, externaliser au maximum, etc.

L’auteur nous présentera ensuite comment créer une entreprise génératrice de revenus qu’il sera possible d’automatiser afin de ne pas avoir à s’en occuper plus de quelques heures par mois. Il nous offre un mini-cours de marketing afin de tester et lancer des idées d’entreprises à moindre coût.

Enfin, l’auteur expliquera qu’il est important de vivre la vie de ses rêves dés maintenant, en s’accordant des « mini-retraites », et de ne pas attendre d’être riche à millions ou vieux pour s’éclater. Il nous démontre que le travail n’est souvent qu’en remplissage, et que trouver sa véritable voie n’est jamais évident. D’après lui, la liberté n’est pas si facile à apprécier, s’interroger sur le sens de la vie n’en a pas beaucoup (du sens), il faut privilégier l’action à la réflexion, et il faut un temps d’adaptation pour apprendre à profiter pleinement de la vie.

Je précise toutefois que ce court résumé ne rend pas honneur au livre, j’ose espérer que vous me pardonnerez ma concision.

Devenez riche sans rien faire et glandez sous les cocotiers

J’ai une fâcheuse tendance au scepticisme maladif, et j’étais naturellement méfiant au regard de la couverture et du titre du livre, ainsi que des quelques commentaires que j’en avais entendu. On retrouve en effet dans cet ouvrage de nombreuses caractéristiques des livres poubelles qui vous vendent des recettes miracles pour devenir riche en dormant. Jugez plutôt :

  1. la méthode pour créer une entreprise trés rentable parait extrêmement simple et efficace ;
  2. de nombreux témoignages de nouveaux riches parsèment le livre, comme ci ce dernier souffrait d’un sérieux manque de crédibilité à combler ;
  3. l’auteur, qui promet de vous apprendre à devenir riche, est surtout devenu riche en vendant… des livres pour vous apprendre à devenir riche.

Ce genre de caractéristiques me fait tiquer, et allume mon détecteur à bullshit marketing immédiatement. Après lecture du livre, je note deux éléments :

L’un des points clés du livre est qu’il faut créer un business qui rapporte, pour ensuite en simplifier et déléguer au maximum la gestion. Allo ? Créer un business qui rapporte, vous pensez peut-être que ça se fait en une nuit ? C’est évidemment possible, mais ce n’est pas une sinécure. Au contraire, cela représente une charge de travail titanesque. Prétendre que n’importe qui peut se lancer dans ce genre d’aventure facilement, sans connaissances et un minimum de compétences est un mensonge.

L’autre point clé est qu’il est possible d’automatiser cette même entreprise au point que 4 heures par semaine seront suffisantes pour en assurer la pérénité. Là encore, j’aimerais souligner qu’arriver à ce niveau d’automatisation nécessite une expérience et des facultés non négligeables. N’est pas aussi efficace qui veut.

Bref, la méthode décrite est loin d’être une panacée, et ne s’adresse déjà pas à tout le monde.

Partant de ces constats, peut-on dire que le livre est une gigantesque arnaque ? S’est-il vendu si bien à cause de l’étroitesse d’esprit de millions de crédules ? Ce n’est pas ce que je suis en train de dire.

Vous allez vivre la vie de vos rêves, b**el ?

J’avoue avoir été tiraillé entre deux sentiments opposés tout au long de ma lecture. Car malgré mes critiques précédentes, je trouve que les conseils de M. Ferris en matière de marketing sont pétris de bon sens et forts avisés, même s’ils sont plus facile à énoncer qu’à mettre en œuvre.

Mais surtout, au delà de l’aspect « créez un business et vivez vos rêves facilement », il y a un message dans ce livre qui n’est pas inintéressant. Dans son ouvrage, Timothy dénonce cette vieille idée que le travail est une valeur en soi, et qu’il n’est pas condamnable de faire du travail sa raison de vivre. Il propose en fait plusieurs leçons pleines de sagesses. La richesse et la possession ne font pas le bonheur. Ne pas s’identifier à son boulot. Ne pas faire de son travail une activité par défaut. Ne pas se contenter d’une vie banale et médiocre. Ne pas oublier de vivre. Ne pas attendre de vivre, mais agir maintenant sans attendre le bon moment.

Finalement, la qualité du message spirituel délivré dans La semaine de 4 heures n’a pas à rougir devant les meilleurs ouvrages philosophiques.

Tim Ferris, génie du marketing

Que conclure de cette courte revue de l’ouvrage ? On peut penser ce qu’on veut de La semaine de 4 heures, mais il faut reconnaître à Timothy Ferris une qualité : c’est un génie du marketing. Il a su dissimuler son message spirituel de valeur dans un emballage rutilant, commercial et moderne d’ouvrage sur la richesse facile et immédiate pour tous.

La délégation à l’extrême, bosser quatre heures par semaine, ce ne sont que des prétextes, et s’arrêter à ces points serait faire preuve de mauvaise foi, ou passer à côté du véritable message.

Vous ne deviendrez probablement pas riche grâce à cet ouvrage, et je doute que vous puissiez vivre en ne travaillant que 4h par semaines. À vrai dire, je ne doute pas que Tim soit un forcené du travail qui bosse plus d’heures que quiconque lorsqu’un projet l’intéresse. La semaine de 4 heures reste néanmoins un ouvrage plein de valeur, terriblement motivant et exaltant, et transporte un message spirituel profond.

Reste à savoir si le lecteur sera suffisamment avisé pour percevoir le fond par delà la forme.

Avez-vous La semaine de 4h ? Qu’en pensez-vous ?

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Gérez votre stress et arrêtez de courir tout le temps

Je suis sûr que vous adorez le stress. Vous adorez être sous pression, et courir partout du lever au coucher. Vous adorez les jours ou vous êtes tellement surmené que vous n’arrivez pas à trouver 5 minutes pour faire une pause et vous détendre. Vous adorez terminer vos journées de travail comme une grosse pelote de nerfs bien tendus.

Non ? Ah bon !? Vous voulez dire que vous aimeriez bien apprendre à ne plus vivre des journées comme ça ? Ça tombe bien, c’est ce que nous allons voir dans cet article.

Le stress, notre pain quotidien

Je dois bien admettre que parfois, nous menons des vies de dingues.Entre le boulot, les trajets, les gamins, les courses, la maison, on ne s’en sort plus. Nous avons tellement de choses à faire, tant de trucs à penser que la journée passe en un éclair, sans que nous ayions pu prendre une seule minute de repos. C’est le fameux syndrome du « Je n’arrête pas de courir partout ».

Cette pression constante est un facteur de stress important : sans même nous en rendre compte, nous nous épuisons, heure après heure, jour après jour, au risque d’approcher dangeureusement de la falaise du burn-out.

Enfin, je dis nous, je devrais dire vous, parce que pour ma part, il y a longtemps que j’ai appris à éviter ce genre de journée. Je déteste le stress, et j’ai développé de nombreuses stratégies pour en débarrasser ma vie, avec je dois dire un succès assez satisfaisant. Si vous aussi, vous voulez devenir un pro de la gestion du stress, suivez ces quelques conseils.

D’où vient cette sensation de courir tout le temps ?

Cela va peut-être vous surprendre, mais cette sensation d’urgence n’est pas toujours justifiée. Je connais des personnes qui ont cette impression alors qu’ils sont parfaitement improductifs. N’avez vous jamais découvert le soir, alors que vous n’aviez pas arrêté une seconde de la journée, que vous n’aviez finalement « rien eu le temps de faire » ?

À l’inverse, il vous arrive d’abattre des montagnes de travail et de rester serein et détendu le soir. Qu’est-ce que cela signifie ?

Il y a en fait plusieurs causes qui provoquent ce sentiment d’urgence :

  • vous faites trop de choses ;
  • vous faites trop de choses en même temps ;
  • vous ne prenez pas le temps de faire des pauses.

Mettez votre agenda au régime

Première cause du stress de l’urgence : vous en faites trop ! Votre journée ne compte que 24h, votre journée de travail ne compte que 7 ou 8h, et surtout vos ressources mentales ne vous permettent d’être 100% productif que 3 ou 4h par jour. Tenez vous compte de ces limites lorsque vous planifiez votre emploi du temps ?

C’est un constat personnel qui n’a aucune valeur statistique, mais j’ai l’impression que ce sont surtout les femmes qui sont victimes de ce problème : elles veulent à la fois être une super employée, une super maman, une super conjointe, une super maîtresse de maison, etc. Cela représente une montagne de travail quotidienne que beaucoup d’hommes considéreraient comme insurmontable1.

Il faut donc développer des stratégies pour réduire la liste quotidienne des choses à faire. Organisez des roulements entre voisines pour mutualiser les gardes d’enfants à tour de rôle. Exigez de votre homme et de vos enfants qu’ils accomplissent leur part de tâches ménagères2. Soyez un peu moins maniaque quand à la propreté de votre logis (dans une certaine mesure, tout de même). Négociez une journée de travail à domicile avec votre employeur pour économiser sur les temps de trajets. Apprenez à refuser les tâches qui ne vous concernent pas directement. Tout ce qui peut alléger l’emploi du temps est bon à prendre.

Une autre cause de suractivité réside dans la difficulté à faire la différence entre ce qui est important et ce qui est urgent. Parce qu’une tâche est urgente (elle doit être accomplie immédiatement) ne signifie pas nécessairement qu’elle est importante. Nous avons souvent tendance à privilégier les tâches ayant une brève échéance aux tâches vraiment importantes. Se dégager de cette tyrannie permet de se débarrasser de nombreuses tâches parasites.

Enfin, ce qui est important pour les autres n’est pas forcément important pour vous. Il y a peut-être des activités que vous pourriez laisser tomber, pour vous concentrer sur des tâches qui vous permettraient d’avoir une plus grande influence ?

Ces différents points sont le sujet de mon livre de développement personnel préféré, Priorité aux priorités, de Stephen R. Covey, que je vous recommande chaudement.

Forcez vous à ne faire qu’une chose à la fois

Jongler entre différentes tâches est le meilleur moyen de plomber son efficacité, tout en augmentant la charge mentale déployée.

L’attention humaine est mono-tâche. Vous ne pouvez vraiment vous concentrer que sur une seule action complexe en même temps.Chaque fois que vous êtes interrompu pendant un travail complexe, ou chaque fois que vous passez d’une tâche à l’autre, il vous faut quelques secondes à quelques minutes pour parvenir à vous concentrer vraiment sur ce que vous êtes en train de faire.

De plus, le cerveau conserve une trace des tâches non terminées. J’ai lu récemment une étude3 qui expliquait que des garçons de cafés expérimentés étaient capable de mémoriser un nombre impressionnant de commandes en cours. En revanche, ils ne gardaient aucun souvenir des commandes livrées et payées.

Plus vous avez de tâches entamées, plus votre cerveau travaille pour en conserver la trace, ce qui augmente la sensation stressante d’être dépassé. Si vous effectuez une tâche après l’autre, séquentiellement, alors votre esprit est plus disponible, vous êtes plus efficace et moins sous pression.

Si vous avez vraiment du mal à vous organiser pour n’effectuer qu’une seule chose à la fois, vous pouvez étudier diveres méthodes proposées par les gourous de l’efficacité personnelle. La plus célèbre est Getting Things Done (GTD), de David Allen. Cette méthode propose un système complet pour accomplir le plus de choses possibles de la manière la plus efficace. À vous de voir si cela vous convient.

Néanmoins, gardez à l’esprit qu’il est inutile de faire plus si c’est pour faire n’importe quoi. Mieux vaut aller à l’essentiel en simplifiant son emploi du temps, avant de chercher à gagner en productivité « brute ».

Faites des pauses

Soyons honnête : malgré tous ces bons conseils, il est inévitable que certaines journées soient plus remplies que d’autres. À moins de vivre dans une caverne, je doute que le syndrôme de la « journée de fou » puisse être définitivement éliminé. Pour autant, il existe une stratégie qui permet de supporter ce genre de journées relativement sereinement : il suffit de prendre des pauses.

Il existe différents types de pauses. D’abord, la micro-pause. Toutes les 4 ou 5 minutes, ou lors d’un changement de tâche, arrêtez ce que vous êtes en train de faire, fermez les yeux, détendez vous au maximum, et prenez deux ou trois inspirations bien profondes. Cela ne vous prendra pas plus de quelques secondes. Ça n’ai l’air de rien, mais essayez de le faire sur toute la journée, vous m’en direz des nouvelles.

Vient ensuite la pause prolongée. Elle doit durer entre 5 et 15 minutes, c’est la traditionnelle « pause café ». Essayez d’en prendre une en milieu de matinée, et une l’après-midi. Levez-vous, quittez votre poste de travail, déplacez-vous, faites des étirements, massez vous la nuque et les yeux, allez à la fenêtre pour regarder le plus loin possible, et surtout, surtout, ne travaillez pas. Perdre son temps sur Facebook n’est pas non plus une option satisfaisante.

Il peut sembler paradoxal de prendre des pauses alors que vous êtes surchargé. Toutefois, ces pauses sont salutaires, elles permettent de faire redescendre l’adrénaline, la pression et le niveau de stress, et vous permettront de rester efficace au maximum toute la journée.

Il est également important de ménager des périodes de transitions quand vous passez d’une activité à une autre. Par exemple, quand vous quittez le boulot pour rentrer chez vous, ne vous jetez pas immédiatement dans vos tâches ménagères ou les devoirs des enfants. Expliquez à votre famille que vous avez besoin de vous détendre un peu, et que vous serez de nouveau disponible d’ici dix petites minutes, mais pas avant. Profitez de ce moment pour caser une mini-séance de méditation.

Devenez un pro de la gestion du stress

Ces quelques petites stratégies de gestion du stress devraient vous permettre de ne plus subir ce genre de « journées de fou », qui devraient être l’exception et non la règle. Le stress n’est pas une fatalité, et vous n’avez pas à courir partout du matin au soir, même si nous avons souvent du mal à nous persuader que nous ne pouvons pas faire autrement.

Si vous voulez en savoir plus sur la gestion du stress, vous pouvez télécharger notre méthode complète pour en finir avec le stress. Vous y trouverez de nombreux conseils et techniques pour faire du stress un mauvais souvenir.

Au plaisir !

  1. Messieurs, si vous voulez un jour faire pleurer votre femme de bonheur, offrez lui des fleurs en lui expliquant que vous êtes impressionné par la masse de travail qu’elle abat chaque jour, et offrez lui de la soulager et prenant une part plus active aux tâches ménagères. Vous m’en direz des nouvelles. []
  2. La serpillère ou la porte ! []
  3. que je ne retrouve pas quand j’en ai besoin, comme d’habitude []
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Le secret pour tenir ses bonnes résolutions

Après avoir survécu à la fin du monde et aux fêtes de noël, nous voici reparti pour une nouvelle année, pleine de promesses et d’espoirs. Entre le foie gras et les bises piquantes de tatie Marcelle sous le gui, une autre tradition est solidement ancrée dans la période du nouvel an : celle des bonnes résolutions.

« Cette année, c’est décidé, j’arrête de fumer » ou « Cette année, je vais perdre du poids ». Qui n’a jamais entendu ses proches s’engager sur des objectifs aussi ambitieux ? Et surtout, qui n’a jamais cedé à cette pulsion de s’engager à améliorer sa vie ?

Nous savons tous que ce genre d’engagement est plus facile à prendre qu’à tenir, et nombreuses seront les bonnes résolutions qui seront bientôt abandonnées telles un sapin sans aiguilles après les fêtes.

Évidemment, ce ne sera pas le cas des lecteurs de Palsambleu ! Notre bonne résolution cette année sera de tenir nos bonnes résolutions ; voici comment faire.

Le secret de ceux qui tiennent leurs résolutions

Tenir ses bonnes résolutions n’est pas si difficile, quand on connaît le secret que je vous révèle maintenant. En fait, il suffit de ne pas compter sur votre motivation.

Le problème des bonnes résolutions, c’est qu’on les prend pour de mauvaises raisons : parce que c’est la tradition, et qu’on fantasme sur la puissance de notre volonté pour l’année à venir.

Désolé de vous décevoir, mais vous ne serez pas plus motivé pour perdre du poids en 2013 qu’en 2012. Ce genre d’engagement nécessite des actions dans la durée, il ne suffit pas de le décider à un instant T. Et il est trés difficile de rester motivé durant une période de temps trés longue.

Voilà pourquoi les gens qui comptent uniquement sur leur motivation échouent. Il faut utiliser d’autres techniques, que je vais vous expliquer maintenant.

Ne prenez pas de bonnes résolutions

La méthode la plus efficace pour tenir ses bonnes résolutions, c’est assurément de ne pas en prendre ! Cela ne signifie pas qu’il ne faille jamais chercher à s’améliorer, mais pourquoi attendre le nouvel an pour cela ?

Si vous êtes dans une démarche de développement personnel honnête, vous savez qu’il n’y a pas besoin de prétexte pour décider de changer de vie. Par conséquent, soit vous décidez de prendre de bonnes résolutions pour de bonnes raisons, dans une démarche sincère et réfléchie, soit… n’en prenez pas.

Prenez des résolutions réalistes

« Cette année, je vais arrêter de fumer, perdre 20 kilos et devenir ceinture noire de karaté » – Mais bien sûr ! Le meilleur moyen de ne pas tenir ses bonnes résolutions, c’est de prendre des engagements complètement irréalistes.

Il est tellement facile de dire qu’on veut perdre du poids, qu’on oublie facilement que tenir cet engagement est un peu plus difficile. Mieux vaut définir des objectifs réalistes, que vous avez une chance de tenir. Et surtout, évitez de prendre 50 bonnes résolutions en même temps. Concentrez vous sur un objectif, deux maximum, pour éviter de vous disperser.

Définissez des objectifs

Beaucoup de mes amis n’arrivent pas à tenir leurs bonnes résolutions parce qu’ils ne définissent pas d’objectifs concrets. Ils n’ont alors aucun moyen de mesurer leur progrès, aucune cible à atteindre pour diriger leurs efforts. Cela les démotive et ils abandonnent, dépités.

Une bonne résolution devrait correspondre à un objectif concret et mesurable. Ne dites pas « Je veux perdre du poids » mais « Je veux perdre 10 kilos d’ici à l’année prochaine ». Ne dites pas « J’arrête de fumer » mais « Je ne fumerai pas plus de trois cigarettes par jour ».

Découpez alors cet objectif global en objectifs intermédiaires : perdre un kilo en janvier, un en février, etc. Il est plus facile de réaliser plusieurs petits objectifs qu’un seul gros.

D’une part, le fait d’avoir un objectif concret vous motivera, parce que vous aurez une cible à atteindre. Ensuite, le fait d’avoir des objectifs mesurables vous permettra de mesurer vos progrès, et vous donnera des victoires à célébrer, ce qui entretiendra votre motivation.

Engagez vous publiquement

À partir du moment ou vous avez honnêtement et fermement décidé d’un objectif, engagez vous publiquement à le tenir. Parlez-en à votre famille et à vos proches, expliquez leur quelles sont vos bonnes résolutions, et demandez leur de surveiller vos progrès.

Il est beaucoup plus difficile de renoncer quand on s’est engagé auprès de quelqu’un, et il est beaucoup plus gratifiant de progresser quand vous n’êtes pas seul.

Utilisez le pouvoir de l’habitude

Nous avons tous une réserve de volonté et de motivation finie. Vous pourrez peut-être vous empêcher de fumer ou résister aux sucreries pendant quelques jours, mais il est impossible de souffrir ainsi plusieurs mois d’affilé. C’est pour ça qu’il ne faut pas compter sur sa motivation. Au lieu de ça, la méthode la plus efficace pour vous contraindre à faire quelque chose, c’est d’en prendre l’habitude.

Il est trés difficile de se contraindre à aller courir dehors quand il fait froid et gris. Mais si vous avez l’habitude d’aller courir tel jour à telle heure, alors c’est un acte qui ne demande quasiment aucune volonté : vous êtes en pilote automatique.

Pour tenir des bonnes résolutions, il faut donc prendre des habitudes bénéfiques qui vous aideront à atteindre vos objectifs : faire une heure de sport deux fois par semaine, faire des étirements chaque fois que vous avez envie de fumer, que sais-je encore ?

Comment prend-on des habitudes ? Le sujet remplirait un livre à lui seul, mais en général, faire quelque chose 30 jours d’affilé permet d’en prendre l’habitude.

Faites des périodes d’essais de 30 jours, et engagez vous sur des objectifs clairs et temporellement définis : du 15 janvier au 15 février, j’irai courir 30 minutes tous les jours de 7h à 7h30.

Il est plus facile de s’engager sur un tel objectif quand il est limité dans le temps, et une fois les 30 jours passés, l’habitude est prise, il devient beaucoup plus facile de continuer sur sa lancée.

Célébrez vos victoires

Célébrez vos petites victoires est un excellent moyen d’entretenir votre motivation, et c’est aussi pour ça qu’il vous faut des objectifs intermédiaires.

Chaque fois que vous atteignez un objectif, marquez le coup en le célébrant à votre manière : allez au restaurant, offrez vous un cadeau, organisez une soirée, annoncez le à vos amis, etc. Bref, donnez-vous une bonne tape sur l’épaule virtuelle : vous pouvez être fier de vous !

Ainsi, même si à la fin de l’année prochaine, vous n’avez pas tenu parfaitement vos bonnes résolutions, au moins aurez vous rencontré quelques victoires.

Rendez-vous l’année prochaine

Armé de ces bons conseils, je vous donne rendez-vous l’année prochaine pour discuter de vos réussites. Et vous, quelles sont vos bonnes résolutions pour cette année ?

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7 bonnes raisons de devenir indépendant

Si j’en crois mon entourage, nombreux sont ceux qui s’ennuient au boulot. Horaires imposées, collègues stupides et patron con, embouteillages matin et soir. La vie d’employé n’est pas toujours de tout repos.

Avez-vous déjà envisagé de passer à votre compte ? Cela fait en général peur à ceux qui ont été employés toute leur vie. Pourtant, il y a tellement de bonnes raisons de devenir indépendant que de plus en plus d’ex-salariés franchissent le pas. Et pourquoi pas vous ? Voici sept bonnes raisons de devenir indépendants.

1. Vous pouvez travailler à domicile

Après plusieurs années en tant qu’indépendant, pouvoir travailler à domicile me procure toujours un plaisir incroyable. Pas besoin de sortir dans le froid avant même le lever du soleil. Pas besoin de perdre des heures dans le métro, au milieu des autres zombies mal réveillés. Pas besoin de me taper des heures d’embouteillages. Le pied, je vous dis !

Mais attendez, ce n’est pas le seul avantage à travailler à domicile : songez que vous pourrez choisir de rester en pantoufles et pyjama toute la journée. Même si je ne le fais jamais parce que c’est assez mauvais pour la motivation, le simple fait de savoir que je peux le faire me procure un plaisir inoui.

En contrepartie, il est vrai qu’il faut trouver la motivation de se lever, de s’habiller, de commencer à bosser… Et d’arrêter de bosser à des heures raisonnables. On n’a rien sans rien.

2. Vous pouvez faire ce qu’il vous plait

Le fait est que lorsque vous créez votre boîte, vous pourrez choisir d’exercer le métier qui vous convient, puisque vous créez votre propre activité. Par définition, vous allez donc choisir un emploi qui vous plaît. Enfin, vous serez en mesure de vivre de vos passions !

Évidemment, il faut que cette activité soit rentable et vous permette de vivre. Il faut également noter que la gestion d’une entreprise nécessite du temps, ce qui n’est pas du goût de tout le monde. Mais ça, on n’y coupe pas.

3. Vous n’aurez pas d’horaires imposées

Rendez-vous compte ! Vous avez fini de bosser à 14 ? Vous pouvez vous barrer à 14h ! Quel salarié peut en dire autant ?

Si être enchaîné derrière un bureau du matin au soir n’est pas de votre goût, vous allez adorer être maître de vos horaires. À vous la liberté de bosser la nuit si c’est ce que vous préférez. À vous la possibilité d’aller chercher vos enfants à l’école, et de passer plus de temps avec votre famille.

Là encore, il y a des contreparties. D’abord, il faut arriver à se motiver pour bosser suffisamment et remplir le frigo. Et puis, il y a fatalement des coups de bourre qu’il faudra absorber. Enfin, comme vous bossez à domicile, la plupart des gens penseront que vous êtes disponibles, et vous demanderont des services comme si votre temps était gratuit. Remettez vite ces parasites à leur place, en leur expliquant qu’indépendant ou pas, vous bossez !

4. Vous pouvez gagner gros

Quand vous êtes en CDI, vous savez à peu de choses pres ce que vous allez toucher à la fin du mois. Et à moins de bosser 90 heures par semaine pour monter dans la hiérarchie, il vous sera difficile d’optimiser votre temps pour toucher un plus gros salaire.

Alors qu’en étant votre propre patron, vous êtes seul maître de fixer vos tarifs, et de travailler moins pour gagner plus. Si votre entreprise a du succès, vous pourrez toujours vous montrer intelligent, optimiser, automatiser et déléguer, et à vous les pépettes sans passer votre vie au boulot.

Évidemment, c’est plus facile à dire qu’à faire. Car être indépendant, c’est n’avoir aucun revenu garanti. Vous pouvez gagner gros. Mais vous pouvez aussi vous planter, et là, il faut avoir le porte monnaie bien accroché.

5. Vous n’avez plus de patron

Vous êtes indépendant ! Le connard de patron, maintenant, c’est vous !Fini les petits chefs qui vous cassent du sucre sur le dos et s’arrogent les mérites de vos actions. Fini le grand patron qui n’en rame pas une et engrange ses millions en stock-options. Vous êtes libre ! Libre !

Idem pour les collègues ! La vieille assistante de direction médisante ? Disparue ! Le stagiaire incompétent ? Envolé ! Le collègue lourdingue qui pue du bec ? Adieu !

Évidemment, ça signifie qu’en cas de problème, vous n’aurez personne sur qui vous appuyer. Sans personne sur qui rejeter la faute de vos erreurs, il faudra être prêt à assumer vos responsabilités. Et puis, fini les discussions autour de la machine à café. Vous êtes libre, mais vous êtes seul.

6. Vous allez apprendre énormément

Outre le fait que vous allez devoir être au top de votre domaine d’activité pour vivre de votre entreprise, vous allez également devoir étudier des sujets qui jusque là vous étaient inconnus : marketing, réseautage, comptabilité, gestion d’entreprises, etc.

Dans tous les cas, vous apprendrez bien plus en étant indépendant que salarié. Par contre, ce sera à vous de vous payez vos propres formations. Et oui !

7. C’est relativement simple

Aujourd’hui, devenir indépendant est relativement simple, d’un point de vue administratif. Vous pouvez trés bien tester une activité en devenant auto-entrepreneur1, et hop ! Paperasse limitée, démarches simplifiées, et le tour est joué !

Attention ! Ne commettez pas l’erreur de croire que ce genre de démarches est anodine ! Que vous le vouliez ou non, vous créez bel est bien une entreprise, et cela ne saurait se faire sans s‘être dûment renseigné sur les conséquencesavant. Si vous remplissez le formulaire « juste comme ça », ou que vous vous lançez sans un business plan bien établi, ou que vous souhaitez juste vous « faire un peu d’argent de poche », vous allez au devant de sérieux ennuis.

Pour obtenir le meilleur des deux mondes, vous pouvez également négocier un passage à temps partiel, ce qui vous assure une certaine sécurité tout en vous mettant le pied à l’étrier de l’indépendance.

En revanche, il vous faudra bien vous renseigner sur quelques questions, comme les mutuelles, retraites, responsabilité civile professionnelle, etc. Vous êtes indep, vous êtes seul au monde, n’oubliez pas.

Alors, faut-il se mettre à son compte ?

Une fois qu’on a fait le tri des clichés et fausses idées sur la création d’entreprise, on se rend compte que chaque système a ses avantages et inconvénients. À vous de voir ce qui vous convient le mieux, et le cas échéant, sauter le pas ?

  1. Je parle pour la France. Pour les autres pays, je ne sais pas. []
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Un guide concis et pratique contre le stress

De nombreux lecteurs découvrent ce blog via Google grâce à des recherches sur le thème du stress. Il est vrai que ce sujet a déjà été abordé dans ces colonnes. J’ai parlé par exemple des effets du stress sur la santé, et donné plusieurs astuces pour lutter contre le stress et l’anxiété.

Pourtant, de nombreux lecteurs me contactent pour me poser des questions relatives à des problèmes de stress. C’est pourquoi j’ai réfléchi à un moyen d’aborder le sujet plus en profondeur, afin d’aider au maximum celles et ceux qui se sentent débordés par l’anxiété.

Je vous présente donc en exclusivité mon nouveau projet : la création des guides Palsambleu, des ebooks concis et pratiques pour aborder son développement personnel en profondeur.

Et à tout seigneur tout honneur, le premier guide aura pour thème le stress. Il me reste énormément de travail, mais je lance cette page afin de mesurer l’intérêt des gens, et d’orienter le travail afin de vous proposer la meilleure qualité possible.

N’hésitez pas à me contacter, en commentaire ou en privé, pour me donner votre avis, ou pourquoi pas, vos témoignages sur le thème du stress.

Au plaisir !

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Et si vous arrêtiez d’attendre le bon moment ?

« Ce n’est pas le bon moment ». Est-ce que cela ne vous agace pas d’entendre cette phrase ? Peut-être même la prononcez vous, parfois ? Chaque fois que j’entends ça, je suis désespéré pour la personne qui est en face de moi.

« J’aimerais me mettre à mon compte et devenir auto-entrepreneur, mais ce n’est pas vraiment le bon moment, avec les gosses, tu comprends… »

« J’aimerais acheter un voilier et partir faire le tour du monde, mais avec la crise, ce n’est pas vraiment le moment… »

Le bon moment ne vient jamais

Nous avons tous des rêves et des projets d’envergure. Et tous, nous avons des obligations, des hauts et des bas, des gamins, un boulot, des occupations, des rendez-vous, des crédits, etc. Évidemment, nous sommes tentés de remettre nos grands projets à plus tard. Pas de chance, ces projets sont justement ceux qui nous rendraient heureux, parce qu’ils correspondent à ce que nous voulons vraiment.

Dans 95% des cas, ce n’est qu’une excuse, que nous invoquons parce que nous avons peur de nous lancer. Alors, nous préférons nous réfugier dans le fantasme : un jour, je ferai le tour du monde. Un jour, je créerai ma boite. Un jour, j’apprendrai à jouer du piano, etc.

À force de toujours remettre la réalisation de ses rêves à plus tard, on fini par s’apercevoir qu’on n’a rien accompli, que le temps passe, et oh ! Suprise ! Ce n’est toujours pas le bon moment.

Que sont devenus vos rêves ?

Voici mon avis : ce n’est jamais le bon moment. Si vous ne partez pas faire le tour du monde aujourd’hui, vous n’irez jamais. La seule solution, c’est d’agir maintenant. Posez vous la question : qu’est-ce que vous pourriez faire aujourd’hui qui vous rapprocherait de votre but ? Vous voulez faire le tour du monde ? Décrochez votre téléphone pour prendre rendez-vous avec un vendeur de bateaux. Vous voulez vous installer à votre compte ? Allez donner aujourd’hui votre démission.

Agissez dés maintenant. Vous trouverez les ressources nécessaires et les solutions aux problèmes ensuite. Mais arrêtez d’attendre le bon moment, il ne viendra jamais.

La différence entre ceux qui vivent la vie de leur rêve, et ceux qui vivotent en attendant la retraite, c’est que les premiers agissent dans l’instant. Et vous, dans quelle catégorie vous situez-vous ?

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Trouver des occasions de parler en public

Parler en public est quelque chose d’extrêmement gratifiant. C’est aussi une compétence difficile à maîtriser. La dernière fois, j’ai tenté d’écrire un guide complet sur les meilleures façons de devenir un meilleur orateur. Néanmoins, pour devenir un excellent orateur, la meilleure méthode est encore de pratiquer souvent. Plus vous pratiquerez, plus vous progresserez dans l’art oratoire.

À moins d’être orateur professionnel, enseignant ou politicien, les occasions de parler en public ne sont pas forcément monnaie courante. Voici donc quelques conseils pour trouver des occasions de prendre la parole en public.

Parler en public pour progresser

Donner des cours

Donner un cours est une excellente façon de commencer à parler en public. Beaucoup d’universités et autres établissements de l’enseignement supérieur recherchent des intervenants extérieurs pour assurer quelques cours dans l’année. En fonction de votre spécialité professionnelle et de vos compétences, ce pourrait trés bien être vous.

Renseignez-vous sur les cursus proposés par les universités de votre région, et soyez proactifs : appelez le secrétariat et demandez à parler au responsable pour proposer vos services comme intervenant extérieur.

Au travail

Les occasions de parler en public au travail sont nombreuses : rapports d’activités, réunions, présentation de produits, etc.

Si l’un de vos collègues doit prendre la parole en public, n’hésitez pas à lui proposer de le remplacer. Comme la plupart des gens détestent parler en public, il vous laissera sans doute sa place avec gratitude.

Donner une conférence

Dans beaucoup de domaines d’activités sont organisés des salons, congrés, séminaires et journées de conférence. Certains événements publient des appels à orateurs et recherchent activement des conférenciers. N’hésitez pas à proposer un ou plusieurs sujets. Donner une conférence nécessite énormément de préparation, mais c’est également trés gratifiant, et trés bon pour votre crédibilité professionnelle.

On trouve aussi des cycles de conférences plus ou moins généralistes, organisés par des associations, des mairies ou des organisations privées. De nombreuses villes accueillent des TedX, par exemple. Là encore, des appels à orateurs sont souvent publiés. Renseignez-vous auprès de vos collectivités locales ou médias locaux.

Donner des formations

Donner une formation est également un excellent moyen de parler en public. Si vous pouvez être rémunéré pour ça, c’est encore mieux.

Si vous n’êtes pas formateur de métieur, plusieurs solutions s’offrent à vous. Vous pouvez proposer à votre direction de donner une formation sur un sujet particulier au sein de votre entreprise. Ou contacter des associations locales pour animer bénévolement une formation un week-end. Ou vous inscrire au régime des auto-entrepreneurs, et démarcher les organismes de formation de votre région.

Donner des formations est un métier à part entière, et demande là encore énormément de préparation. Mais parler en public pour transmettre un savoir est quelque chose de trés gratifiant.

Organiser des soirées d’échanges

Notez bien que je ne parle pas d’échangisme…

Pourquoi ne pas organiser, chez vous ou dans un bar local, une soirée d’échange ou chacun serait amené à présenter un sujet ou une idée pendant quelques minutes ? Une bonne occasion de prendre la parole devant un public tolérant et dans une bonne ambiance, tout en évoquant des sujets divers et variés.

Vous inscrire à un club de théâtre

Quel meilleur moyen pour parler en public que de le faire sur une scène de théâtre ? Il est probable que de nombreuses associations de votre région proposent des ateliers ou des cours de théâtre. Vous pourrez alors participer à des pièces, des matchs d’impros, etc.

Préparez un discours lors d’une fête

Que ce soit lors d’une fête, anniversaire, marriage, etc., pourquoi ne pas vous proposer aux organisateurs pour réaliser un petit speech de quelques minutes ?

Se produire lors d’une one-man show

Certains bars ou restaurants organisent des concours de stand-up comedy, ou les volontaires peuvent occuper la scène pendant quelques minutes pour tenter de dérider d’audience. Si vous vous sentez en verve, allez-y !

D’autres soirées vous permettront de vous produire lors de concours de slam, ou d’autres arts oratoires. En plus, vous passerez sans doute un excellent moment.

Inscrivez-vous à des groupes de paroles

Là encore, il vous faudra vous renseigner, mais peut-être certaines associations de votre région organisent des groupes de parole, ou chacun tour à tour est amener à s’exprimer sur un sujet particulier. En fonction du thème retenu, pourquoi ne pas aller y faire un tour ?

Prendre la parole lors d’un meeting politique

À l’époque ou j’étais étudiant, le gouvernement de l’époque avait tenté de faire passer en force quelque mesure impopulaire, ce qui avait déchaîné la rage des étudiants. Mon université avait été bloquée, et le mouvement étudiant avait décidé d’organiser des « assemblées générales », joyeuses foires ou chacun pouvait venir sur l’estrade pour promouvoir ou critiquer le blocage des facs.

Même si mon engagement politique n’était guère prononcé, je pris la décision de venir haranger la foule, avec la simple motivation de ne pas laisser passer une telle occasion de pouvoir parler en public.

Bref ! Les occasions de parler en public sont plus nombreuses que vous ne le pensez, il suffit de les créer. Et vous, avez-vous de bonnes idées pour trouver des occasions de prendre la parole en public ?

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Comment bien parler en public et devenir un orateur charismatique

Parler en public est sans doute l’une des choses les plus gratifiantes qu’il m’ait été donné de faire. Qui n’a pas senti l’adrénaline de l’orateur avant de monter sur l’estrade, le plaisir d’avoir un auditoire suspendu à ses lèvres ne sais pas de quoi je parle.

La communication orale est une compétence que je considère extrèmement importante à maîtriser. Qu’il s’agisse d’enseigner, de motiver ou de convaincre, qui maîtrise l’art oratoire dispose assurément d’un outil extrèmement puissant dans sa trousse à outils d’humain moderne.

J’ai eu l’occasion d’assister à de nombreuses prises de parole en public (cours, conférences, etc.), et je dois dire qu’une bonne conférence donnée par un orateur expérimenté est une expérience trés agréable. En revanche, un mauvais orateur, une conférence soporifiques me donnent envie de m’endormir sur le champ, ou de quitter la salle en rampant discrètement entre les autres auditeurs.

J’ai pu ainsi tenter d’analyser ce qui me plaisait ou pas chez tel ou tel orateur, et tâcher de comprendre les différences fondamentales entre les bons et les mauvais orateurs.

J’ai moi-même eu l’occasion de prendre la parole en public à quelques reprises, devant des publics allant de quelques personnes à plusieurs centaines, pour tenter de mettre en pratique ces découvertes. S’exprimer en public n’est pas une compétence innée, il y a énormément de travail et d’expérience derrière chaque bon orateur.

Vous êtes orateur débutant ? Vous allez bientôt donner un cours ou une conférence pour la première fois ? Un peu inquiet à l’idée de prendre la parole ? Voici un petit guide sur l’art de parler en public, afin de devenir un bon orateur.

Première étape, ne pas se planter d’objectif

Ça-y-est, c’est confirmé : vous allez vous exprimer en public. Avant toute chose, la première question à se poser est la suivante :

Quel est l’objectif de mon intervention ?

Pourquoi allez vous prendre la parole en public ? Est-ce pour informer ? Motiver ? Divertir ? Convaincre ? Votre objectif ne sera pas le même selon que vous interveniez pour une conférence, un meeting politique, une réunion professionnelle, un one-man show, un discours de mariage, etc.

Si vous ne savez pas trés clairement dés le départ pourquoi vous allez intervenir, vous pouvez être certain que vous allez vous planter. Prenez donc le temps de répondre à cette simple question.

Comprendre la mission de l’orateur

Si la plupart des orateurs sont ennuyeux au possible, c’est parce qu’ils commettent une erreur fondamentale : ils ne comprennent pas quelle est la mission fondamentale de l’orateur.

Faire passer un message de la manière la plus plaisante possible.

D’abord, vous devez faire passer votre message. Que ce soit une émotion, une information, une idée, une compétence, cela dépend de votre objectif. Mais dans tous les cas, vous devez apporter quelque chose à votre audience.

Ensuite, vous devez divertir votre audience. Votre prestation doit être agréable à regarder, votre public doit passer un bon moment. D’aucuns considèrent qu’il est de la responsabilité de l’auditeur d’être attentif. Pour ma part, j’estime qu’il est de la responsabilité de l’orateur de donner envie à l’auditeur d’être attentif.

Si votre message est intéressant, mais que vous êtes barbant, le public aura plus de mal à s’en souvenir. De même, si vous réalisez un véritable show, mais que vous ne faites pas passer un bon message, c’est un échec.

Au final, à la fin de votre prestation, vos auditeurs doivent répondre positivement à ces deux questions :

  • Est-ce que j’ai appris quelque chose ? (dans le cas d’une conférence, par exemple)
  • Est-ce que j’ai passé un bon moment ?

Comment réaliser cet exploit ? Nous l’allons voir plus loin.

Pour illustrer mon propos, je vous propose de regarder l’une des trés bonne vidéos de Franck Lepage, qui mélange avec talent conférence et spectacle comique, donnant ainsi à son message une forme particulièrement mémorable.

Partir sur de bonnes bases

Avant d’entamer la préparation de votre intervention, il vous faut réunir toutes les informations nécessaires qui vous permettront de vous adapter au mieux à la situation lorsque vous allez prendre la parole.

Comment sera le public ? Hétérogène ? Spécialisé ? Quelle sera sa moyenne d’âge ? À quelles genres de références sera-t-il sensible ? Combien seront-ils ? Quelle sera son niveau de connaissance du sujet que vous allez aborder ?

À quelle heure allez vous prendre la parole ? Tôt le matin alors que tout le monde est encore endormi ? En fin de journée alors que tout le monde sera surexité et aura plus de mal à se concentrer ? Juste après un repas, pendant que le public digère ?

Quel est le format de votre intervention ? Sa durée ? Y aura-t-il une séance de questions ? Y aura-t-il d’autres conférences sur le même sujet avant ou après vous ?

Quelle est la disposition de la salle ? Quel matériel aurez vous à disposition ? Devrez-vous amener votre propre télécommande ? Quel format est acceptable pour le support visuel ? Y aura-t-il un accès au réseau ?

Croyez-moi, rien de pire que d’arriver le jour J après des semaines de préparation pour découvrir que le matériel disponible ne permettra pas de diffuser votre support visuel. Évitez ce genre de déconvenues, posez vous ces questions dés le départ.

Bien définir son message

Commençons par nous intéresser au fond de votre intervention. Comment définir au mieux votre message ? Quelle est l’idée principale que vous voulez faire passer ?

Pour vous aider à structurer votre pensée, posez vous la question suivante :

Si je devais résumer mon intervention en une seule phrase, quelle serait-elle ?

Ce n’est pas un exercice de style. Écrivez vraiment cette phrase. Écrivez-la et réécrivez la tant que vous n’en êtes pas satisfait. Si vous ne parvenez pas à résumer votre propos en une seule phrase, c’est que le message que vous devez faire passer n’est pas suffisamment clairement défini dans votre tête.

Faites ensuite le test avec un proche : lisez-lui cette simple phrase. S’il ne la trouve pas claire et intelligible, repartez pour un tour.

L’avantage de cet exercice, c’est qu’il va vous permettre de simplifier au maximum votre discours. Par pitié, ne faites pas comme 95% des orateurs : essayer de trop en dire. Vous devez dire une chose et une seule. Allez droit au but, laissez le reste de côté. Si votre message est simple et clair, il sera mémorable. Si vous partez dans tous les sens, personne ne comprendra ce que vous avez voulu dire.

Structurer sa présentation

Vous avez clairement défini votre message, et vous savez que toute phrase qui ne servira pas directement votre propos devra être élaguée sans pitié.

Voyons maintenant comment structurer votre prise de parole en public.

Pouvez-vous résumer votre message en trois phrases ? Trois idées qui doivent suivre un enchaînement logique et amener naturellement vers la conclusion de votre discours ?

Ces trois phrases peuvent d’ores et déjà constituer votre conclusion, mais également les trois idées principales qui constitueront le fil de votre discours. Ainsi, vous allez dérouler ces trois idées principales pour les résumer en guise de conclusion.

L’esprit humain est doté d’une faculté d’absorption limitée. En découpant votre présentation en trois points, vous créez un canevas, une structure simple et cohérente, que vos auditeurs vont pouvoir suivre beaucoup plus facilement.

La technique des trois phrases peut-être répétée pour vous aider à détailler chaque sous-partie, puis chaque sous-sous-partie jusqu’à ce que vous obteniez le niveau de détail souhaité.

Ce n’est pas la seule façon de créer une structure pour votre prise de parole, mais je trouve celle ci la plus intéressante et facile à mettre en œuvre.

Réussir sa conclusion

La conclusion est d’une importance vitale lorsqu’il s’agit de prendre la parole en public. C’est le moment où l’enchaînement logique que vous avez mis en place va se cristalliser en un message simple, clair et cohérent. C’est également la dernière image que gardera de vous votre public.

En fait, ce n’est pas trop grave si vous bafouillez ou perdez quelque peu le fil pendant votre présentation. Par contre, votre conclusion doit être irréprochable.

Que doit contenir une conclusion ? D’abord, votre conclusion doit reprendre l’essentiel de votre message. Après avoir entendu votre conclusion, et uniquement votre conclusion, votre auditeur moyen doit avoir compris de quoi vous avez parlé, et capté la substantifique moëlle de votre propos.

En fonction des cas, vous pouvez également terminer par un appel à l’action (en définitive, je vous demande de…), ou une ouverture (et si la solution, c’était…).

En fait, la conclusion est tellement importante que c’est la première chose que je prépare. Ce n’est qu’une fois que j’ai le script clair et précis de ma conclusion que je passe au reste de l’intervention.

Une bonne introduction

Après la conclusion, je passe en général à l’introduction, qui est l’autre moment clé d’une prise de parole en public.

L’introduction est le moment ou vous allez capter l’intérêt du public. En quelques secondes, vous devez le réveiller, le séduire, l’intriguer. Nous sommes véritablement dans une relation de séduction.

Voici un exemple d’une (trés) mauvaise introduction (à lire d’une voix égale et monotone) :

Bonjour, je m’appelle Antoine, je travaille chez Zimbabwe Télécom, et je vais vous parler de l’impact des migrations de pigeons sur la qualité des signaux téléphoniques. En petit un, nous étudierons les habitudes migratoires du pigeon moyen, et en petit deux de quelles manières les pigeons qui se posent sur les câbles téléphoniques perturbent les signaux de communication.

Boooooouuuuh !!! Est-ce que vous ne dormez pas déjà ? Comment peut-on espérer retenir l’attention d’un public comme ça ? Aucun mystère ! Aucun sens théâtral ! Zéro pointé.

Lorsque vous allez prendre la parole, ne rentrez pas tout de suite dans le vif du sujet. Il vous faut d’abord capter l’attention de votre public. Certains commencent par un sondage (ya-t-il dans cette salle des gens qui…). C’est une techique un peu convenue, qui peut donner de bons résultats si elle est réalisée avec talent, ce qui n’est presque jamais le cas.

La meilleure façon de commencer à séduire votre public, c’est de lui raconter une histoire. Racontez une anecdote qui vous est arrivée personnellement, qui a priori n’a rien à voir avec le sujet, pour intriguer. Puis petit à petit, amenez votre propos sur le terrain qui vous intéresse.

Les meilleurs orateurs sont capables de commencer à raconter une histoire des plus légère, puis de dériver petit à petit vers les sujets les plus techniques sans aucune transition, et sans que vous ne vous en rendiez compte. Et pourtant, vous êtes toujours suspendu à leurs lèvres.

Une autre méthode est de commencer en annonçant d’emblée une information ou une statistique extraordinaire en rapport avec votre sujet. « Au cours des 18 prochaines minutes pendant lesquelles je donnerai ma présentation, quatre américains qui sont présentement vivant seront morts à cause de la nourriture qu’ils mangent. » — sont les premiers mots de Jamie Oliver lorsqu’il parle des ravages de l’obésité. Notez comme il a capté l’attention du public en moins de 10 secondes : on entend les mouches voler.

Le storytelling est un sujet à part entière, il serait hors-sujet de le traiter ici. Je vous recommande de visualiser comment font les autres orateurs, pour trouver de l’inspiration. Toutefois, vous avez saisi l’idée d’une bonne introduction : captiver votre public, et l’amener vers votre sujet de la manière la plus subtile possible.

Maintenir un rythme

L’humain moyen ne peut pas rester concentré plus de quelques minutes d’affilé. Si votre présentation est monotone, vous allez perdre et ennuyer 95% de la salle. Vous ne pouvez pas vous contenter de balancer une bonne blague au début puis de débiter votre contenu non-stop.

Conserver l’intérêt de son auditoire nécessite de maintenir un rythme dans votre présentation. Prévoyez de « relâcher la pression » toutes les quelques minutes, en entrecoupant des jeux de mots, des blagues, des anecdotes, en posant une question, etc. La fréquence dépendra de la fatigue du public, son niveau de concentration, de la technicité du sujet, etc.

N’hésitez pas à engager votre public : posez-lui des questions (rhétoriques, ne vous interrompez pas), apostrophez-le, parlez-lui. Votre public doit sentir que vous êtes là pour lui.

Si vous le pouvez, essayez plutôt de limiter vos prises de parole à 25 à 30 minutes. À mon sens, une conférence d’une heure est une totale hérésie. De plus, cela vous forcera à simplifier votre discours et à aller à l’essentiel.

Un bon support visuel

Aujourd’hui, il est plutôt rare d’assister à une conférence ou un cours magistral sans support visuel. Comme son nom l’indique, un support n’est qu’un support, il ne doit pas contenir l’intégralité du script de votre conférence !

Si vous imposez à votre public une diapositive qui contient du texte, celui ci lira le texte et arrêtera de vous écouter. Par pitié, par pitié, je vous en conjure ! Ne commettez pas cette erreur. Pas plus de 6 ou 7 mots par diapo.

Évitez également les présentations type « Listes à puce de mémé ». Il n’y a pas de moyen plus sûr d’indiquer à vos auditeurs qu’ils vont se faire ch**er comme des rats morts. Un support visuel est censé être visuel ! Au final, tâchez de produire quelque chose d’engageant. Je vous conseille d’aller vous balader dans la section des meilleures présentations sur Slideshare, pour trouver de l’inspiration.

Évitez la surabondance de diapos : une par minute me parait une bonne moyenne.

Les répétitions

Une règle d’or : répétez souvent, et répétez beaucoup. La communication orale s’accommode mal de l’improvisation, à moins que vous ne soyez vraiment bon dans ce domaine. Dites vous que les conditions le jour J ne seront pas les mêmes que lorsque vous êtes tout seul tranquillement chez vous.

Lorsque vous allez monter sur l’estrade pour parler en public, vous allez être stressé, nerveux. Vous devez connaître votre intervention sur le bout des doigts, et avoir répété de nombreuses fois pour pouvoir parer à toute éventualité.

Répétez seul jusqu’à être capable de débiter votre conférence avec et sans support visuel. Puis répétez devant des proches, et prenez en compte leur retour. Vous devez également savoir à quel moment précisément vous devez faire avancer votre support.

Si votre intervention est limitée à une durée fixe, répétez jusqu’à ce que vous puissiez tenir le timing. Gardez à l’esprit que le jour J, vous allez probablement avancer un peu moins vite, il faut en tenir compte. Vous ne pouvez pas vous permettre d’être interrompu et chassé de l’estrade avant votre conclusion, parce que vous n’avez pas tenu vos délais.

Seul un entraînement intensif vous donnera l’aisance et la confiance nécessaires le jour J.

Quelques recommandations pour le jour J

Soyez-en forme, frais et dispos. Couchez-vous tôt la veille, et tâchez de passer une bonne nuit.

Insistez pour vérifiez dans quelles conditions se déroulera votre intervention : la disposition de la salle, le matériel, etc.

Vérifiez que votre support visuel est prêt, accessible (vous en aurez fait des copies de sécurité un peu partout), et fonctionne sur le matériel disponible.

Si vous devez utiliser votre propre ordinateur, assurez-vous d’avoir bien fermé tout logiciel qui pourrait gêner le déroulement de votre prestation. Vous ne voulez pas d’une notification intempestive sur laquelle 500 personnes liront que votre maman embrasse son gros poussin.

Ne changez plus rien. À ce stade, vous devez être prêt. Résistez à l’envie de modifier votre support ou votre script. Vous avez fait au mieux, n’allez pas tenter ce genre de manœuvre hasardeuse. Vous êtes fin prêt pour prendre la parole en public.

Pendant la présentation

Votre langage corporel en dira long sur vous. Campez-vous sur vos deux pieds, tenez vous bien droit, respirez profondément et calmement, contentez-vous de toiser votre auditoire tant que vous n’aurez pas le silence et l’attention du public. Vous êtes détendu. Maître de la situation. Heureux d’être là. Montrez-le.

Le début de l’intervention doit être net. Avant, vous n’aviez pas commencé. Après, vous avez commencé. Lancez-donc un « Bonjour ! » franc et clair, avant d’enchaîner.

Évitez de vous cacher derrière un éventuel pupitre. N’ayez pas peur de vous exposer, après tout vous êtes là pour ça. Avancez-vous et occupez au maximum l’espace disponible.

Évitez de vous balader pendant votre prestation. Préférez rester campé sur vos deux pieds, et regardez votre auditoire. Vous êtes en train de parler à des gens, la moindre des politesse est de les regarder dans les yeux. Et sortez les mains de vos poches.

Ne regardez pas vos notes. D’ailleurs, vous n’avez même pas de notes, vous n’en avez pas besoin. Vous connaissez votre sujet.

Étivez de prêter attention aux légères perturbations qui pourraient survenir dans la salle (personne qui arrive en retard, etc.). Si vous portez votre attention sur un élément extérieur, votre public le fera aussi, et vous allez le distraire inutilement.

Si une perturbation devient vraiment trop importante et risque de distraire votre auditoire, tirez-en partie et lancez une blague, pour rester maître de la situation. Attendez d’avoir l’attention de l’assistance avant de reprendre.

Parlez haut et clair, d’une voix forte et distincte. Ne parlez pas trop vite, ni trop lentement. L’entraînement vous aidera à trouver le bon rythme.

Si vous êtes bien préparé, et avez suivi tous les conseils précédents, tout devrait bien se passer. Profitez du plaisir d’être là. Des centaines de personnes sont ici pour écouter ce que vous avez à dire. Éclatez-vous !

La séance de question

Dans le cas de cours ou conférence vient ensuite la séance de question. Réservez les questions pour la fin. Dans le cas ou vous êtes interrompu par une question pendant votre prestation, expliquez que vous y répondrez à la fin.

Plusieurs situations ici :

La personne qui pose une vraie question, et à laquelle vous connaissez la réponse : répondez, puis demandez si vous avez bien répondu. Facile.

la personne qui pose une vraie question, mais dont vous ne connaissez pas la réponse : avouez que vous ne savez pas, que la question est intéressante, et que vous allez vous renseigner. Il n’y a pas de mal à ne pas tout savoir.

La personne qui pose une question hostile, aggressive, ou qui conteste vos propos : surtout, ne répondez jamais, jamais de manière aggressive, car vous risqueriez de voir le public se tourner contre vous. Au contraire, utilisez la sympathie de vos auditeurs à votre égard pour désamorcer la situation, et isoler le contestataire. Restez courtois et répondez de votre mieux. Si la personne insiste, expliquez que vous êtes tout disposé à en discuter ensuite, mais que vous préférez garder du temps pour d’autres questions.

La personne qui introduit sa question en parlant pendant 15 minutes, voire qui ne pose même pas de question du tout : que ce soit en tant qu’orateur ou auditeur, je supporte mal ce genre de cuistre. Dites vous que les gens sont venus pour vous écouter vous, pas lui. Si vous avez un bon contact avec le public, n’hésitez pas à interrompre ce rustre dés que vous sentez qu’il va s’épancher trop longtemps :

Pardonnez moi de vous interrompre monsieur1, j’ai une mémoire de poisson rouge, pouvez-vous poser votre question sans emphase, sinon je ne pourrai pas me rappeler de tout ce que vous avez dit, et je ne pourrai pas répondre.

S’il insiste, interrompez-le encore, et qu’il sente la lanière de votre fouet cingler ses épaules de butor :

Écoutez, je vois que vous avez un avis intéressant sur la question, j’aimerais beaucoup en discuter avec vous ensuite, mais si cela ne vous dérange pas, j’aimerais réserver le temps des questions aux gens qui ont de vraies questions et que je pourrais aider.

Si cet animal ne part pas immédiatement se terrer dans quelque terrier putride, c’est qu’il est définitivement dépourvu d’une quelconque faculté émotionnelle.

Après votre prestation

Vous venez de prendre la parole en public. Vous vous en êtes tiré haut la main. Prenez quelques minutes pour apprécier les applaudissements, les retours appréciateurs et les félicitations que ne manqueront pas de vous addresser vos auditeurs, sans parler de votre nouvelle popularité. Vous l’avez bien mérité.

Mais ne vous endormez pas sous vos lauriers, car il est déjà temps de penser à votre prochaine prestation. Si votre discours a été filmé, tâchez de vous en procurer une copie, et regardez votre propre conférence de bout en bout. Notez les lenteurs, les bafouilles, les tics.

Demandez explicitement des retours négatifs, pour avoir des idées des éléments à corriger pour la prochaine fois.

Car il y aura une prochaine fois.

  1. car ce sont souvent des messieurs []
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De l’importance du changement

Pfiouuu ! Que c’est bon. Figurez vous, chères lectrices, chers lecteurs, que je viens juste d’aller courir. C’est la première fois depuis un an. Rien de tel qu’un bon footing en forêt, et une bonne douche fraiche pour se décrasser la carcasse. Surtout quand comme moi on passe beaucoup trop de temps devant son pc.

Les plus attentifs d’entre vous auront remarqué que le rythme de publication sur ce blog a serieusement diminué, depuis quelques temps. D’ailleurs, certains s’en sont même inquiétés par mail (vous êtes trop gentils). Pour tout vous dire, je suis actuellement dans une phase d’intenses changements.

Changement professionnel, d’abord, avec un nouveau job intéressant mais chronophage. Changements personnels, avec un déménagement qui s’annonce. Et puis, bouleversements qui approchent côté familial, aussi (rien de grave, rassurez vous). Bref, tout ceci fait que ce blog est un peu descendu dans la liste de mes priorités. D’autant que je travaille sur plusieurs autres projets personnels (je vous en parlerai, si vous êtes sages). À vrai dire, tous ces changements bouleversent mes habitudes, et je peine à trouver le temps pour tout ce que j’aime.

D’ailleurs, à propos d’habitudes (car je n’écris pas que pour vous raconter ma vie trépidante), j’ai remarqué quelque chose d’amusant, tout à l’heure. Dans le petit bois ou je pratique mon trottinement, je ne suis pas seul. Nous sommes même un paquet à aller courir là bas. Et, fait amusant, 95% des gens courent dans le même sens, à savoir le sens inverse des aiguilles d’une montre.

C’est un phénomène étrange, que j’avais déjà noté lorsque je courais régulièrement au zoo de Montpellier. Là aussi, tous les coureurs avançaient dans le même sens, de façon trés panurgesque, et sans vraie raison valable.

D’un côté, c’était pratique. J’avais pris l’habitude (encore une) de courir dans le sens contraire, car, n’ayant pas sans cesse un coureur devant ou derrière moi, j’étais bien plus tranquille.

Changer ses habitudes

C’est amusant de constater à quel point nos habitudes nous empèchent de nous remettre en question. Quand on est habitué à faire quelque chose, c’est comme si on portait des oeillères. On ne réfléchit plus, on ne se pose plus de questions, on avance machinalement. Il y a danger lorsque nos habitudes nous ammènent à manquer des occasions, ou à perpétuer des erreurs.

Quand un changement survient et bouleverse nos habitudes, c’est comme si on soulevait d’un coup un sac qui avant recouvrait notre tête. Sorti de l’habitude, nous voyons les choses avec un oeil neuf et attentif. Nous pouvons remarquer ce qui, avant, nous était invisible, et agir en conséquences.

C’est pour ça qu’il est bon, de temps en temps, de prendre des cures de changements. Pas la peine de déménager ou divorcer, j’ai plus simple.

Commencez par faire la chasse à vos petites habitudes, celles dont vous n’avez même plus conscience. Par exemple, le matin, je prends toujours mon petit déjeuner après ma douche. D’ailleurs, après cette douche, je m’essuie toujours les parties du corps dans le même ordre. Quand je me brosse les dents, je commence toujours du même côté. Quand j’attends le bus, je me place toujours au même endroit.

Une fois que vous aurez une petite liste d’habitudes, changez les. Pendant une journée, faites tout à l’envers. Ça n’a l’air de rien, de s’attaquer à de si petites choses, mais vous verrez que ça peut être assez déroutant. En fait, l’effet est même impressionnant, comparé à l’insignifiance de la cause.

Après ça, vous découvrirez qu’on est plus attentif, plus ouvert, de la même façon qu’on se sent mieux après un bon footing. Finalement, changer ses habitudes décrasse l’esprit comme courir décrasse le corps.

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Le bonheur, pour vous, c’est quoi ?

Salut chères lectrices et chers lecteurs. J’espère que vous allez bien. J’espère aussi que vous avez quelques minutes de libre, parce que j’aimerais vous poser une question.

Il y a peu, je planchais sur un article ayant plus ou moins pour thème le bonheur. J’essayais de me visualiser à la fin de ma vie, quand j’aurai un tas de rides et une grande barbe blanche. Je voulais essayer d’imaginer quels genre de souvenirs j’aimerais emporter. Parce que les souvenirs de plus tard, c’est maintenant qu’il faut les forger.

Bref ! Je me demandais si tout le monde, au final, avait plus ou moins la même vision du bonheur. Alors, voilà, chères lectrices et chers lecteurs, la question à laquelle j’aimerais que vous me répondiez :

Le bonheur, pour vous, c’est quoi ?

Comment vous voyez-vous quand vous serez vieux ? Quelle serait la vie idéale selon vous ? Pour quoi voudriez-vous qu’on se souvienne de vous ?

S’il vous plaît, si vous avez le temps, prenez 5 minutes pour réfléchir un peu profondément, et faites nous part de vos idées.

Merci.

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comment rater sa vie

Sur ce blog, j’essaie d’écrire des articles qui traitent de développement personnel, et qui ciblent donc les personnes qui tentent de réussir leur vie. C’est après tout un désir qui me semble légitime. Mais l’autre jour, un doute m’assailli : ne suis-je pas complètement fermé d’esprit ? Qui me dit que certains de mes lecteurs n’ont pas d’autres objectifs ? D’autres buts ? Pourquoi ne pourrait-on pas désirer de foutre toute sa vie en l’air, après tout ?

C’est en partant de ce constat que j’ai décidé d’écrire cet article : voici 7 excellents moyens de foutre votre vie en l’air.

Comment rater sa vie

Un petit rien peut causer de gros problèmes : sortez dans la rue, et donnez une baffe à un agent, vous verrez. Seulement, si vous êtes quelqu’un d’intelligent, généreux, sensible et plein de qualités, vous finirez toujours pas vous en sortir.

Se mettre dans la m**, c’est facile. Mais pour vraiment rater sa vie, il faut plus que ça. Comment faire ?

Lors de mes recherches sur la question, je me suis aperçu que les différents penseurs du temps jadis avaient déjà planché sur la question1Thomas D’Aquin, par exemple, penseur catholique du XIIIe siècle, est celui qui a établit la nomenclature des 7 péchés capitaux, toujours en vigueur aujourd’hui dans la doctrine catholique.

Péché, défaut, ce n’est qu’une question de vocabulaire. L’essentiel, c’est que ce charmant savant nous fournit une liste d’excellents défauts que l’on peut mettre en oeuvre pour véritablement foirer sa vie.

Commençons par…

La paresse

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Crédit photo : simona84

Ah ! En voilà un défaut qu’il est bien ! C’est vrai, ça, les gens courageux, ils agissent, ils entreprennent, ils font des choses de leur vie, vous vous rendez compte ?

Pire, ils leur arrive de pousser le vice jusqu’à aller se remettre en question. Ces pisses-froids ne comprennent pas que le bonheur réside dans le plaisir et le confort, et que l’effort doit à tout prix être évité. Ils y en a même qui vont jusqu’à penser à long terme.

Le vrai fainéant, c’est celui qui en fait le moins possible. Laissez donc aux autres ce que vous devriez faire vous même. Vous vous fatiguerez moins, et les gens vous en seront reconnaissant : ils aiment se sentir important en étant toujours débordés.

Si vous voulez rater votre vie, mais n’aimez pas rester sans rien faire, il existe un exutoire commode : il vous suffit de vous démener sans arrêt dans tous les sens, et de vous arranger pour être sans cesse occupé en accomplissant des tâches non prioritaires voire inutiles.

Ainsi, vous aurez la satisfaction de bien remplir votre vie, et de pouvoir râler contre les RMIstes qui sont des parasites de la société. De plus, vous n’aurez plus le temps de vous consacrer à des activités futiles telles que penser, et vous vous épargnerez beaucoup de maux de têtes. C’est trés pratique en période d’élections, vous n’aurez qu’à voter pour le candidat le mieux habillé.

Avec ça, vous devriez vous assurer une bone dose de regrets à l’heure de votre mort. Mais ce n’est pas suffisant. Passons maintenant à…

L’orgueil

ROCK'N'ROLL
Crédit photo : seraphimC

L’orgueil, c’est l’opinion trés favorable qu’on a de soi même, indépendament des faits et souvent au détriment de ceux qui nous entourent. C’est quelque chose de trés positif, parce qu’il est trés sécurisant de se tenir soi même en haute estime.

Bien sûr, il y a des « gens biens », qui ont d’excellentes raisons d’être fiers d’eux même. Mais cela nécessite une quantité d’efforts absolument futils et vains. L’orgueil permet d’atteindre un tel sentiment, tout en s’épargnant les efforts nécessaires pour sortir de la médiocrité.

Devenir réellement orgueilleux réclame toutefois un minimum de travail : il faut sans cesse s’appliquer à ignorer ses propres défauts, ce qui nécessite une bonne faculté d’observation sélective. Il faut de plus une bonne dose d’imagination, pour magnifier ses quelques qualités, voire pour s’en inventer.

Autre avantage, l’orgueil aide à mieux voir les défauts des autres. Il est ainsi plus facile de les mépriser, et par la même occasion de se sentir supérieur.

Le fin du fin, c’est que les gens n’aiment pas les orgueilleux. Ils sont jaloux d’une telle réussite, forcément (les gens sont mesquins). Par conséquent, ils vous éviteront en général, ce qui vous épargnera l’effort de vous investir dans de futiles relations d’amitiés.

La gourmandise

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Crédit photo : chotda

En pourrissant votre esprit, vous avez déjà de bonnes chances d’avoir une vie de merde. Mais pourquoi en rester là, alors que vous pourriez aussi vous bousiller la santé ?

Pour commencer, je vous recommande de sombrer dans la gloutonnerie la plus primaire (à la base, on parlait de gourmandise, mais le terme a été un peu perverti). Avalez tout ce qui vous tombe sous le bec. Et pas question d’apprécier : peu importe la qualité, tant qu’on a la quantité.

Les « gourmets » (qu’ils brûlent en enfer) préconisent de prendre son temps pour se nourrir, et de manger des plats divers et variés. Foutaises ! Ces sots là voudrait nous imposer des limites ! Si manger du chocolat vous procure du plaisir, autant en manger le plus possible, non ?!

En plus, vous gagnerez du temps en mangeant sur le pouce des plats tout faits pleins de colorants, de conservateurs, de sel et de mauvaises graisse. Plus besoin de cuisiner. Et puis, vous allez grossir, ce qui vous permettra de moins chauffer l’hiver. On peut rater sa vie et être écolo, ya pas de raison.

La luxure

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Crédit photo : strochka

Ah, encore un moyen super agréable de rater sa vie : niquer tout ce qui bouge2, jouir le plus vite et le plus fort possible. Oubliez les repas romantiques, la séduction, les préliminaires, etc. Toutes ces futilités ne servent qu’à perdre du temps. Non, croyez moi, l’érotisme est une pratique commerciale inventée par les marchands de sex-toys pour écouler leur marchandise. Au coït, au coït !

En plus, si vous tentez naïvement de batir une relation basée sur des illusions comme la confiance et le respect, si vous essayez de procurer du plaisir à votre partenaire, il risquerait de s’attacher, voire de tomber amoureux, et alors, vous allez vous retrouver en couple, bonjour les problèmes. Comme si on avait que ça à faire. Et pourquoi pas un bébé, tant qu’on y est ?

Je vous suggère donc de changer trés souvent de partenaire, notamment dés que vous commencez à le connaitre un peu. C’est le signal, hop ! Au suivant.

Petit bémol pour les croyants : n’oubliez pas ce que le pape a dit : le sexe, c’est seulement pour fabriquer les marmots. Le plaisir, niet ! Pour ceux là, vous pourrez trés efficacement rater votre vie en vous privant du délicieux plaisir de la chair, et en culpabilisant à mort pour éprouver des pulsions somme toute trés naturelles. Les plus acharnés n’hésiteront pas à se fouetter à coup de martinet, ça leur fera les pieds.

L’avarice

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Crédit photo : noahwesley

Certains esprits soit disant éclairés voudraient nous faire croire que c’est le partage et la générosité qui sauveront l’humanité. Justement, comme ce n’est pas ce que nous voulons, je vous propose de sombrer dans l’extrème inverse : l’avarice.

L’avarice, c’est le désir immodéré de posséder ou conserver plus de richesses que nécessaires. C’est trés pratique, parce que ça permet rapidement d’amasser des petits pécules qui vous permettront d’acheter rapidement la voiture de vos rêves.

À vous télévision avec grand écran plat, voyages en avion à l’autre bout du monde, et que sais-je encore. Ne croyez pas ceux qui vous disent que les véritables richesses se multiplient quand on les partage. C’est faux ! Prêter sa voiture à un ami (quand on en a encore), c’est le meilleur moyen de la retrouver rayée.

Pour être véritablement riche, il faut strictement conserver tout ce qui vous tombe sous la main. Certains sages n’hésiteront pas à aller plus loin en utilisant des méthodes peu scrupuleuses pour s’accaparer le bien d’autrui. Mais c’est lui rendre service, à ce gueux. Ça lui apprendra la méfiance, si nécessaire à la survie en ce bas monde.

Autre avantage, encore une fois : vous serez tout seul ! C’est pas génial ?! Personne pour vous taxer de l’argent. Pas d’amis pour venir manger chez vous et voler votre vin ! Le pied !

La colère

Sing It Back
Crédit photo : ArtWerk

Pour les anciens, la colère était déjà qualifiée de folie courte. La colère nous aveugle provisoirement et nous fait commettre des actes regrettables. C’est trés bien, car pousser un bon coup de gueule de temps en temps est bon pour son égo : ça permet d’en imposer et de se faire respecter.

La colère empêche de réfléchir avec discernements aux solutions pacifiques et équitables aux problèmes. Vous pouvez ainsi tacher de tirer toutes la couverture à vous, au lieu de faire des concessions pour trouver des solutions gagnant-gagnant dans lesquelles vous gagneriez tout de même moins.

S’il est si facile de céder à sa colère, c’est bien la preuve que c’est une réaction naturelle et bénéfique. Crachez donc sur les rabats-joie qui vous conseillent de conserver votre calme en toute circonstance. En refoulant vos émotions violentes, vous finiriez par choper un ulcère.

Et puis, c’est bien connu, le côté obscur de la force est bien plus puissants3.

L’envie

Desire
Crédit photo : *Dario*

Ah ! L’envie. Qu’il est bon de jalouser autrui ! Qu’il est satisfaisant de se délecter du malheur de son voisin ! Avouez que c’est quand même rageant de voir les autres réussir, non ? Alors que les plonger dans l’échec, c’est follement amusant.

Soyez donc jaloux et envieux. Comme vous ne participerez jamais au bonheur des autres, vous vous retrouverez toujours trés seul, ce qui est bien, quand on veut rater sa vie. Mais pour être un vrai rat, il ne faut pas se contenter d’être passif. Je vous conseille de tout faire pour pourrir la vie des autres : plantez leur des couteaux dans le dos, placez leur des batons dans les roues, trahissez les, dénoncez les, calomniez les, dénigrez les, appropriez vous leur travail, bref ! Soyez mesquin et méchant, et comportez vous comme le plus gros salopard que la Terre ait jamais porté.

Si vous respectez bien tous ces conseils, si vous travaillez sérieusement et consciensieusement pour devenir une vrai fouine bourrée de défauts, je vous garantis que l’échec de votre vie sera une réussite exemplaire. Vous finirez vos jours blindé de thune, avec la santée pourrie, seul, détesté de tous, et bourré de remords et de regrets. Mais, cest bien ce que vous vouliez, non ?

  1. C’est pratique, on gagne du temps []
  2. pardonnez moi []
  3. Seuls les jedis obscurs peuvent projeter des éclairs avec leurs doigts []
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Le guide du cycliste débutant

Jusqu’à l’année dernière, j’utilisais essentiellement les transports en commun (TEC) pour me déplacer. J’ai la chance de vivre dans une ville bien desservie, et le bus s’arrête à 100m de chez moi. Et puis, je suis passé au vélo. Au début, je me suis dit que je ne l’utiliserai que de temps en temps, sur des petits trajets, pour gagner un peu de temps. Depuis, j’ai complètement délaissé bus et tramway, pour ne me déplacer que sur ma fidèle bicyclette.

C’est un choix que je n’ai jamais regretté. J’en suis complètement accro, et je serai bien incapable de m’en séparer. La vie sans bicyclette ? Impossible !

Entendons nous bien. Je parle de vélo de ville. Le vélo qu’on prend pour aller au boulot et faire ses courses. Bien des gens n’envisagent pas le vélo autrement que pour des courses cyclistes, pour faire du VTT ou des balades le dimanche. Et pourtant, le vélo est bien un mode de transport, qu’on peut utiliser au jour le jour en remplacement de sa voiture.

Pourquoi passer au vélo ?

Le vélo est source de bien des avantages, comparé aux autres moyens de transport (à pied, voiture, transports en communs)

  • Le vélo est rapide : contrairement à une idée reçue, le vélo est un moyen de transport extrèmement rapide. En fait, c’est même le plus rapide sur des trajets compris entre 300m et 6km, devant la voiture ou les TEC. Et oui ! En vélo, on se faufile partout, on évite les bouchons, et on ne passe pas trois heures à trouver une place de parking.Maintenant, question : quand vous prenez votre voiture, combien de vos trajets dépassent 6km ?
  • Le vélo est bon pour le porte monnaie : Saviez vous que l’automobile est actuellement le deuxième poste de dépense des ménages, derrière le logement ? Avec des budgets qui atteignent plusieurs centaines d’euros par mois1, la voiture coûte cher. Le hors-série de l’argus de l’automobile a calculé que le prix de revient kilométrique (le prix que vous coûte votre voiture pour chaque kilomètre parcouru) était au minimum, pour une petite voiture, de 0.20€. Ce qui nous fait un café au comptoir tous les 6km. Mais ce coùt peut facilement atteindre quelques €uros.À côté de ça, un vélo ne coûte quasiment rien, pour peu que vous investissiez dans du bon matériel, et sera trés vite rentabilisé.

    Alors, ça ne vous dirait pas d’économiser 500€ par mois ?

  • Le vélo est bon pour la santé : Vous n’avez pas le temps de faire du footing ? Pas grave ! Se déplacer en vélo, c’est s’assurer une santé de fer. Le vélo réduit les risque de maladies cardio-vasculaires et de diabète, d’obésité et d’hypertension, et augmente l’espérance de vie.« Oui, mais les cyclistes respirent des gaz d’échappements » -me direz vous. Faux ! Sachez que l’air de l’habitacle des voitures est bien plus pollué que l’air sur le bord des routes. Alors ? Marre de respirer du gaz ?
  • Le vélo ne prend pas de place : En bas de chez moi, il y a … un parking. Qui n’est rempli que la nuit. Et un peu plus loin, il y a… un autre parking, qui lui, est vide 99% du temps. Et au dessus de chez moi, il y a … devinez quoi ? Encore un parking. Maintenant, imaginez la scène : à la place de ces horribles, stériles et inutiles étendues de béton, un espace vert. Avec une balançoire pour les mômes, des bancs pour se retrouver, se rencontrer, discuter, partager, échanger, pic-niquer (!). Un vrai rêve, un peu utopique j’en conviens. Parce qu’une bagnole, c’est généralement à l’arrêt, et ça prend de la place pour rien. Et on peut rajouter les autoroutes, les rocades, etc.Ah ! Oui ! Avez vous entendu parler de l »étalement urbain » ? La ville s’étale littéralement, et il faut aller de plus en plus loin pour acheter son pain. Mais c’est pas grave, on n’a qu’à prendre la voiture.

    Tandis qu’un vélo, ça ne prend pas de place sur la route, ça ne créé pas d’embouteillages, et ça ne prend pas de place au garage. Après tout, si je ne m’abuses, c’est bien le slogan publicitaire d’une certaine voiture qui disait : « et si le vrai luxe, c’était l’espace ? ». Des espaces, oui, mais des espaces verts 🙂

  • Le vélo est écolo : S’il y en a qui sont un peu concernés par l’avenir de leurs enfants, ceci devrait les intéresser. Une voiture, ça pue et ça pollue. Je m’adresse à tous les naïfs : mettez vous bien dans le crâne que la voiture verte, ça n’existe pas ! Et puis, il n’y a pas que les gaz à effet de serre, il y a aussi les microparticules, etc.Un vélo rejette combien de CO2 au km ? 0 ! Pour un air pur, passez donc au vélo !

Bon, je pourrai sans doute écrire un roman là dessus, mais je vais m’arrêter là. J’espère vous avoir convaincu des avantages du vélo. Envie de vous convertir ? Suivez le guide !

Comment passer au vélo

Ça-y-est, vous avez décidé de franchir le pas ? Vous voulez passer au tout vélo ? Trés bien ! Félicitations, vous ne le regretterez pas.

Toutefois, je vous recommande d’aller à votre rythme. Si vous tâchez de passer au tout vélo d’un coup, alors que vous n’avez pas fait de sport pendant 10 ans, et que vous n’êtes pas prêt, pas équipé, mal conseillé, vous allez rapidement être dégoûté. Mieux vaut commencer en douceur à mon avis.

Si vous avez des doutes, prenez le vélo une fois par semaine, pour aller au travail. Puis deux fois. Allez-y progressivement, vous verrez, vous y prendrez goût. Enfin, c’est à vous de voir comment vous voulez procéder.

Passer au vélo, c’est véritablement un autre mode de vie. Ne perdez pas de vue qu’il vous faudra sûrement un petit temps d’adaptation, alors ne vous découragez pas à la prmière côte. Pour partir sur de bonnes bases, voici quelques conseils tirés de mon expérience personnelle :

  • Investissez dans un vélo de bonne qualité : Par pitié, n’achetez pas votre vélo dans une grande surface ou chez décathlon. Au bout de quelques semaines d’utilisations, il commencera à se dérégler, s’user, se gripper. En plus, certaines pièces ne seront pas standards, voir non démontables non démontables, et ce que vous avez économisé sur la qualité, vous le perdrez dix fois en réparations. Sans compter le confort d’utilisation médiocre.N’hésitez pas à prendre de la qualité. Un vélo, c’est un investissement. Chez un bon vélociste, on vous fera une première révision gratuite au bout du premier mois, et vous serez tranquille un bon bout de temps. Et puis, il faut relativiser. Un vélo neuf haut de gamme vaut souvent moins cher qu’une voiture d’occasion. En deux mois, votre achat sera rentabilisé.

    Faites également attention aux vélos d’occasion, notamment sur les marchés aux puces. Ne vous faites pas refourguer un vélo volé…

  • Choisissez un vélo à votre usage : Combien de kilomètres par jour roulerez vous ? Ferez vous vos courses avec ? Avez vous des enfants ? Bref ! Demandez bien conseil à votre vélociste, car il ne vous recommendera pas le même vélo selon l’usage.Je vois beaucoup de gens qui ressortent leur vieux VTT pour se déplacer en ville. Mais pour la ville, rien ne vaut un bon… vélo de ville, avec éclairage, et porte bagage. Là encore, réfléchissez bien, c’est un investissement, et quand vous pédalerez, la différence se fera sentir.

    Pour un vélo de ville, pensez que l’éclairage est indispensable. Avec une dynamo dans le moyeu (c’est à dire directement intégrée dans la roue), vous gagnerez en confort.

  • Pensez aux accessoires : À côté du vélo, il y a les accessoires indispensables. Je pense notamment aux sacoches. Parce que vous savez, le vélo, on y prend goût. Au début, on s’en sert pour aller au boulot, et puis, on finit par faire ses courses avec. De bonnes sacoches vous aideront à transporter de lourdes charges, au lieu de vous trimbaler un immense sac à dos.Ensuite, on trouve des charettes qui se rattachent au vélo pour transporter des trucs vraiment volumineux. Mais ça, vous pourrez toujours voir plus tard.

    Et puis, il y a l’antivol, indispensable contre le vol. Nous en reparlerons plus loin.

  • Ne faites pas le radin sur la sécurité : Même si votre vélo dispose d’un bon éclairage, on n’est jamais trop visible. Un gilet réfléchissant ne coûte pas cher, et peut sauver une vie. À défaut, quelques bandes lumineuses sont un strict minimum.Et le casque. Hum… Sur le port du casque, tout le monde n’est pas d’accord, car il aurait des effets secondaires néfastes. Par exemple, les automobilistes feraient moins attention aux cyclistes qui portent un casque… À vous de voir.

    Vous pouvez également attacher à votre vélo un écarteur de danger. C’est un simple bout de plastique qui dépasse, et qui décourage les voitures de vous doubler de trop près.

  • Et l’entretien :
    Cycling through the rain
    Crédit photo : PhotoA.nl

    Un vélo reste une machine mécanique, qui réclame de l’entretien. Vous pouvez l’emmener chez le réparateur chaque fois que vous crevez un pneu, mais vous allez douiller.

    En bricolant un peu, vous économiserez beaucoup de temps et d’argent. Et puis, même si les vélos ont beaucoup évolués, ça ne sont quand même pas des boeings.

    Le minimum, c’est de savoir réparer un pneu crevé. Il vous faudra pour cela un nécessaire à rustine. Il est également utile de savoir régler le câble des vitesse. Et puis, il est essentiel d’huiler de temps en temps les parties en mouvement, pour limiter l’usure. Demandez conseil à un ami bricoleur, ou trouvez vous un bon bouquin sur le sujet. Ensuite, vous pourrez vous contenter de faire réviser votre vélo une fois par an chez un bon vélociste, et vous serez tranquille.

    Ah ! J’oubliais ! Une petite chose toute simple, que tout le monde peut faire, et qui change la vie : gonflez bien vos pneus ! C’est dingue comme il faut faire plus d’efforts pour avancer quand on a des pneus sous-gonflés. En plus, les pneus s’usent plus vite, et crèvent plus facilement. Pour un bon confort, rien ne vaut un bon gonflage.

  • Hum ! Et quand il pleut ? : Et oui, le vélo, c’est aussi un retour à la nature et aux éléments. À bicyclette, on n’a que le ciel au dessus de sa tête. Il existe de trés bons vêtements spéciaux qui protègent parfaitement de la pluie, pour arriver bien sec à un rendez-vous d’affaire.En cas de froid, couvrez vous bien, mais n’en faites pas trop : on se réchauffe vite quand on pédale.

Paré à rouler ? Bienvenue sur la route !

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Crédit photo : wvs

Vous voilà paré ? Et bien, c’est parti ! Sur la route, l’objectif principal, c’est la sécurité. Un cycliste est plus fragile qu’une voiture, donc, prudence. Je vous laisse consulter ces quelques conseils sur la sécurité en vélo. Si vous les suivez, vous diminuerez grandement les risques, et gagnerez en confort.

Le plus grand danger qui vous guette (c’est prouvé par les stats), c’est de vous manger une portière qui s’ouvre alors que vous longez une file de voiture à l’arrêt. Pour cette raison, il est bon de toujours laisser un bon mètre entre vous et les voitures garées. D’ailleurs, en règle générale, il vaut mieux ne jamais trop serrer votre droite : ça dissuadera les automobilistes de vous doubler s’ils n’ont pas la place de le faire.

Je ne vous mentirai pas : la vie n’est pas rose tous les jours pour les cyclistes. Entre les automobilistes qui vous klaxonnent, les pistes cyclables souvent de mauvaise qualité (quand elles existent), et les élus qui vous rient au nez quand vous réclamez des infrastructures, il y a des moments de blues ou on regrette le temps de l’ignorance. Vous l’aurez compris, les pires ennemis du cycliste sont l’intolérance, l’incivilité, et les cons qui roulent en 4×42.

La plupart des automobilistes considèrent que les vélos sont des jouets qui n’ont rien à faire sur la route. Par conséquent, ils ont une fâcheuse tendance à « oublier » de vous accorder vos priorités et à vous klaxonner parce que vous n’avancez pas assez vite (et peu importe si il y a un feu 10m plus loin). Le plus énervant reste l’abruti qui prend la piste cyclable pour une place de parking, même si c’est « juste pour 2 minutes ».

Face à ça, la bonne attitude à mon avis, c’est de la jouer zen et détendu, et de ne pas répondre. Ma sécurité passe avant ma priorité. Je ne vais pas assez vite ? Peut-être, mais tant pis, chacun son rythme. J’évite de m’énerver à chaque incivilité dont je suis la victime, sinon, je deviens vite un gros paquet de nerfs, et ça ne vaut pas coup. Donc, la plupart des cas, je souris et je laisse filer, en méditant cette douce maxime de Lao-Tseu :

Si quelqu’un t’a offensé, ne cherche pas à te venger. Assieds-toi au bord de la rivière et bientôt tu verras passer son cadavre.

Quand j’ai l’occasion de croiser le conducteur de la voiture garée sur une piste, il m’arrive de m’arrêter pour discuter et lui expliquer mon point de vue. Souvent, ce sont simplement des gens qui n’ont pas conscience de la gêne occasionnée.

Dites vous que vous ferez la plupart du temps les mêmes trajets. Par conséquent, vous pourrez adapter votre itinéraire pour emprunter le chemin le plus sécurisé.

Un point important : rouler à vélo ne vous dispense aucunement de respecter le code de la route, comme semblent le penser de nombreux cyclistes. Bien entendu, pour des questions de sécurité, il est de temps en temps nécessaire de passer outre des règles qui ont été édictées pour des automobilistes, et qui sont parfois absurdes pour des vélos, mais ce n’est pas une raison pour ne pas tenir compte des feux, des stops, etc.

Enfin, une recommendation : soyez civils ! Ce n’est pas parce que les plus gros (les voitures) vous manquent parfois de respect, que vous devez reproduire ce comportement sur les plus petits (les piétons). Et que vous soyez dans une voiture ou sur un vélo, vous devez laisser la priorité aux piétons sur les passages cloutés (et avec le sourire, s’il vous plaît).

Ce n’est qu’en respectant ces règles de bonnes conduites et en adoptant le bon état d’esprit que la pratique du vélo restera un plaisir sans gêner les autres et sans vous mettre en danger.

Se protéger contre le vol

Theft
Crédit photo : ibcbulk

Le vol de vélo est un fléau, qui décourage bien des cyclistes débutants, et dégoûte même les confirmés. Retrouverai-je mon fidèle cycle là où je l’ai attaché ? J’ai rencontré pas mal de gens qui ont peur de se mettre au vélo à cause de ça. D’ailleurs, on m’a moi même déjà délesté de mon engin, et je sais à quel point c’est désagréable. Le respect de quelques règles élémentaires vous permettra de diminuer voire d’annuler les risques.

Règle n°1 : ne faites pas le radin sur l’antivol. Les câbles sont les meilleurs amis des voleurs. Ils resistent environ 3 secondes à une bonne pince. En fait, les seuls antivols vraiment valables sont les « U » rigides. Ne comptez pas vous en sortir à moins de 50€, et comptez 80-90€ pour un antivol haut de gamme. Pensez que cet achat sera largement rentabilisé à la première tentative de vol. De plus, ils sera vendu avec une attache qui vous permettra de l’accrocher au cadre. Ça vous évitera de le porter dans un sac, et surtout de l’oublier !

Quand vous attachez votre vélo, attachez le cadre ET une roue, et pas seulement la roue. Et choisissez un support solide, cela va de soit (mais pas pour tout le monde, semble-t-il). Attachez votre vélo dans des endroits le plus passants possibles, évitez les lieux déserts. Ne laissez pas un vélo toute la nuit dans un endroit peu sûr. Et ne laissez jamais votre vélo sans l’attacher, même 30 secondes pour acheter le pain. L’occasion fait le larron, et la plupart des vols ont lieu dans de tels cas. Pensez également à attacher votre vélo, même chez vous. De nombreux vols ont lieu à domicile.

La plupart des vélos utilisent encore souvent des attaches rapides, facilement démontables à la main, pour fixer les roues et la selle. Préférez un bon gros boulon, qui découragera les voleurs de selles à la petite semaine.

Enfin, il est possible de faire graver votre vélo. Ainsi, même en cas de vol, vous aurez plus de chance de le retrouver.

Si vous suivez ces quelques conseils, les risques de vols seront quasiment nuls, et vous pourrez garrer votre machine en toute tranquilité.

Rejoindre une association

L’automobilisme est une activité tout ce qu’il y a de plus individaliste. Je suis tout seul dans ma grosse voiture, et je t’emmerde. En revanche, le vélo est plus convivial. Peut-être parce que les cyclistes forment encore une minorité, et qu’il est plus facile de relationner quand on est pas enfermé dans une carapace de métal.

Quoiqu’il en soit, il existe de nombreuses associations de cyclistes regroupés pour partager, échanger, et aussi pour promouvoir leur cause. Pourquoi ne pas les rejoindre ? En France, par exemple, existe la Fédération des Usagers de la Bicyclette.

Parce qu’à plusieurs c’est quand même plus marrant.

Bien, j’espère que ce petit guide sera un bon point de départ pour les débutants qui veulent se mettre au vélo. Malgré quelques inconvéniants, vites effacés si l’on sait s’y prendre, la pratique du vélo reste un plaisir, et les avantages sont tellement nombreux qu’on aurait tort de s’en priver. Alors, à bientôt sur les pistes 🙂

  1. Source : automobile club []
  2. pardon, je n’ai pas pu me retenir []
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10 techniques efficaces pous lutter contre le stress

La dernière fois, je vous ai donné 15 conseils pour lutter contre le stress. Aujourd’hui, rebolote, 10 nouveaux conseils à appliquer, pour vivre sa vie sereinement, et se débarasser du stress. Vous pouvez également télécharger notre méthode simple et efficace pour apprendre à gérer votre stress.

  • Allez au boulot à vélo : Si vous décidez de vous déplacer en vélo, la différence sera fulgurante. D’abord, vous ferez du sport, ce qui vous fera du bien. Ensuite, fini les embouteillages, et la galère pour trouver une place de parking. Et puis, vous économiserez beaucoup, donc vous serez moins stressé par des soucis d’argent.
  • Isolez vous : Nous avons tous besoin de nous retrouver seul, parfois, pour se détendre, réfléchir, se relaxer. Au moins une fois par semaine, réservez vous une petite période rien qu’à vous (ne serait-ce que 10 minutes), et déconnectez vous. Plus personne autour de vous, pas de musique, pas d’odeurs de cuisine. Et laissez défiler vos pensées comme elle viennent. Trés reposant.
  • Faites la sieste : Ah ! La sieste ! On voudrait nous faire croire qu’elle est à réserver aux bébés. Calembredaines et billevesées ! Rien de tel qu’une bonne sieste pour se détendre, se remettre d’aplomb, et continuer la journée en beauté. Le meilleur moment pour faire la sieste, c’est un peu après le repas, quand la torpeur de la digestion se fait sentir. Une sieste éclair en début de soirée est également idéale si vous avez prévu de sortir le soir.
  • Écoutez de la musique relaxante : La musique adoucit les moeurs, c’est bien connu. Rien de tel qu’un peu de musique classique pour sentir ses soucis s’envoler. Et savez vous quoi ? Il paraît qu’écouter de la musique classique rend plus intelligent.
  • Respirez (merci globule) : Nous avons tendance à respirer superficiellement, avec le haut des poumons. Pour vous détendre, respirez lentement, profondément, avec l’ensemble de la cage thoracique. De telles inspirations ne font pas bouger les épaules, et gonflent le ventre, ce qui permet de masser les intestins et de favoriser une bonne digestion par la même occasion.
  • Boudez les actualités : Si vous regardez les journaux télévisés, ou écoutez la radio, vous aurez peut-être remarqué que l »information » que ces médias diffusent est en fait un ramassis de faits divers tous plus horribles les uns que les autres sans aucune valeur informationnelle réelle. Savoir que machin s’est fait découper au hachoir, ou que bidule est mort dans un horrible accident de voiture, franchement, on s’en fout.Boycottez les « actualités » qui ne vous rendent pas plus intelligent, mais qui vous font partir le moral en sucette. Lisez plutôt les journaux (indépendants), là, au moins, on trouve un minimum d’analyse.
  • Bazardez votre télé : Tant que vous y êtes, pourquoi ne pas envoyer votre télé aux ordures ? Le Français moyen regarde la télé 3h30 par jour (!) Quel temps pourrait-on gagner ! Que de projets pourraient-on entreprendre, sans cet horrible aspirateur à neurone. Faites vous un cadeau, et laissez votre télé au placard, vous n’en tirerez que des bénéfices.
  • …et votre portable aussi, tant que vous y êtes : Les portables, c’est super, on peut communiquer n’importe quand. Le problème, c’est qu’on finit par en devenir esclave, au point de plus pouvoir s’en passer. De temps en temps, laissez donc votre portable au vestiaire, et tant pis si vous restez injoignables quelques temps. Personne n’en mourra.
  • Faites le vide : La dernière fois, je vous ai conseillé de ranger. Allons plus loin, pourquoi ne pas se débarasser de tous ces trucs qui ne servent à rien, et qui prennent la poussière ? A-t-on vraiment besoin de 10000 appareils qui font tout et n’importe quoi ? Tout ce qui ne sert plus, ou qui ne sert qu’une fois tous les 36 du mois, hop ! Aux puces !
  • Baladez vous en nature : Quoi qu’on en dise, rien de tel qu’une bonne balade en forêt pour respirer un bon air pur, et recharger ses batteries. Jardiner est également une activité hautement satisfaisante. À défaut, quelques plantes en pot vous permettront un (mini) retour à la nature.
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15 moyens de combattre le stress

J’ai déjà parlé des effets désastreux du stress sur la santé. Je ne vous refait pas le topo. Stress = maladie, impuissance, perte de productivité, etc. Je ne vous parle pas du stress au travail, coupable de nombreux burn out, dépressions et suicides.

Pour autant, il ne faut pas se leurrer. Une vie sans aucun stress, aujourd’hui, est-ce vraiment envisageable ? Est-ce même souhaitable ? En effet, il y a stress et stress. Car si un stress trop important a les effets que l’on sait, un stress modéré en intensité et en temps, en revanche, peut décupler nos capacités et nous pousser à faire des merveilles.

Le problème, c’est que la plupart du temps, nous sommes déjà loin de l’autre côté de la barrière. Nous sommes trop stressés, et notre productivité, notre efficacité, et notre joie de vivre descendent en flèche.

Je vous propose donc une petite compilation de trucs pour lutter contre ce fléau des temps modernes.

Défoulez vous

Quand nous sommes sous pression 24h/24h 7j/7, le stress n’a aucun moyen de s’évacuer. Pour éviter l’explosion, il faut se défouler. Pratiquer une activité sportive est un trés bon moyen de se vider le corps et l’esprit, pour repartir de 0 sur un bon pied. Certains arts martiaux, comme l’Aïkido, par exemple, permettent de vraiment s’épuiser tout en apprenant à se détendre, et sont donc trés efficaces pour combattre le stress.

Mangez sainement

C’est un peu un lieu commun, mais ce n’est pas pour rien. Une alimentation saine, régulière et équilibrée vous apportera l’énergie nécessaire pour faire face sereinement aux impératifs de la journée. Mangez lentement, et mastiquez bien. Ainsi, vous éviterez de gaspiller de l’énergie inutilement en digérant.

Ralentissez

Courir partout, vouloir tout faire, c’est la meilleure façon de ne rien faire bien, et de se stresser inutilement. Quand vous voyez que vous commencez à vous dépecher inutilement, forcez vous à ralentir. Faites donc comme le Petit Prince, qui disait :

Si j’avais cinquante-trois minutes à dépenser, je marcherai tout doucement vers une fontaine.

Faites des pauses

Parfois, ralentir ne suffit pas. Quand on a tellement la tête dans le guidon au point de ne plus voir où l’on va, la meilleure chose à faire, c’est encore de faire une pause. Les pauses peuvent prendre plusieurs formes : de la pause café de 10 minutes pendant le boulot, jusqu’à l’année sabbatique. Une pause, c’est toujours utile pour faire le bilan et se remettre en question.

N’en faites pas trop

Travaillez plus, qu’ils disaient. Balivernes ! Au lieu d’en faire le plus possible, faisons peu, mais faisons le bien. Inutile de vous charger de plus de travail que vous ne pouvez en supporter. Vous ne savez pas comment choisir ? Demandez-vous : ce truc urgent que je dois faire, est-ce vraiment important ? Est-ce important pour moi, ou pour quelqu’un d’autre ? Il n’y a pas de raisons que vous vous chargiez de tous les maux de la Terre, mais pour résister, il vous faudra…

Apprendre à dire non

On vous propose un projet encombrant ? Une tâche inutile ? De signer une enième pétition ? Respirez un bon coup, et dites le bien haut : non ! Et dites vous bien que vous n’avez pas à vous sentir coupable d’avoir du temps libre. Ceux qui vous le repprochent ne savent pas gérer leur temps, c’est tout.

Préparez vous à l’avance

La procrastination est une immense source de stress. À force de tout remettre au lendemain, on se retrouve en situation d’urgence permanente, avec pour conséquence… Du stress, bravo madame ! Pour éviter de vous retrouver au pied du mur, agissez toujours le plus tôt possible, c’est à dire dés que vous le pouvez. Vous serez tranquille pour la suite, et vous obtiendrez sereinement de meilleurs résultats.

Relativisez

À force d’agir sans penser, on finit par prendre des grains de poussière pour des montagnes. Rappelez vous les deux étapes : 1) Ne faites pas une montagne de ce qui n’est pas grave et 2) n’oubliez pas que rien n’est grave. Quand vous avez un souci, posez vous les questions : Quelle est la pire chose qui puisse m’arriver ? Est-ce vraiment grave ? Relativiser vos problèmes vous permettra de vivre plus sereinement.

Voyez le côté positif

Dans la lignée du précédent, on peut toujours trouver un aspect positif dans une situation négative. Rien n’est jamais tout noir ou tout blanc, alors, faites un peu le mélange des couleurs.

N’essayez pas de tout contrôler

De toutes façons, c’est impossible. Que ce soit pour vos employés, vos enfants, voire même le hasard, plus tôt vous accepterez le fait que certaines choses échapperont toujours à votre contrôle, mieux vous vous porterez. En voyant les choses sous cet angle, vous apprendrez à guider, plutôt qu’à contrôler. À vous adapter, plutôt qu’à soumettre. Et vous vous sentirez mieux.

Ne faites qu’une chose à la fois

Faire 10 trucs en même temps peut vous donner l’impression d’être productif et utile. Tout ça, c’est bien beau, mais c’est faux. On ne peut pas mener de front plusieurs travaux, et tous les faire bien. Quand vous travaillez sur quelques chose, mettez des oeillères, coupez vous du reste (fermez vos programmes de mails, messagerie instantanée, fermez votre porte, branchez le répondeur). Et apprenez à gérer les interruptionsefficacement.

Évitez les sales cons

il y a des gens qui ne peuvent pas s’empêcher de faire ch*** leur monde. C’est comme ça. Ok, souvent, ces gens ont besoin d’aide, mais parfois, il sera plus profitable pour vous de leur claquer la porte au nez, de les éviter comme la peste, de ne pas les approcher. Car la connerie peut être horriblement contagieuse, vous ne voudriez pas d’un con comme modèle, si ?

Rangez

Une maison pleine de b**del, un bureau recouvert de vieux papiers, voilà qui sature le cerveau d’informations inutile, qui entrave vos mouvements, et qui génère du stress. À l’inverse, un environnement propre et bien dégagé est source de sérénité. En plus, je vais vous apprendre un truc : une étude psychologique1 a montré que les employés dont le bureau est bien rangé ont plus le chances 1) d’obtenir une promotion et 2) de sortir avec le/la collègue qui leur plaît bien.

Passez du temps avec les gens que vous aimez

Parfois, quand on travaille trop, on se sent coupable de délaisser sa famille. N’oubliez pas que les gens que vous aimez sont autant, sinon plus important que votre boulot. Si vous ne pouvez pas faire autrement, prenez rendez-vous avec vos gosses ou votre conjoint pour une sortie ou une activité en commun, et traitez ça comme n’importe quel rendez-vous avec un client important.

Soyez utile

C’est un peu paradoxal de se rajouter du travail, mais faire partie d’une association, aider les plus démunis, se rendre utile à sa communauté est une source de joie, de bonheur et de sérénité. Tous, nous aspirons à laissez notre trace sur cette Terre. Venir en aide aux autres est un excellent moyen de le faire.

Découvrez notre méthode complète contre le stress

J’espère que ces quelques techniques de gestion du stress vous seront utiles. Cela dit, si vous cherchez vraiment à combattre le stress, il vous faudra bien plus que quelques simples techniques de relaxation, aussi efficaces soient-elles.

De nombreux lecteurs m’ont demandé plus d’articles pour apprendre à lutter contre leur stress. J’ai décidé de m’attaquer à la rédaction d’un véritable guide de survie face au stress.

  • Découvrez quelles sont les véritables origines du stress
  • Des nombreux conseils et astuces pour nettoyer votre environnement du stress
  • La technique pour devenir beaucoup plus resistant et arrêter de stresser
  • Des dizaines de techniques de relaxation et de gestion du stress
  • Et bien d’autres choses encore

Si vous cherchez une méthode simple et efficace pour vous débarrasser définitivement du stress et de l’anxiété, n’attendez pas, ce livre est fait pour vous.

  1. Dont je ne retrouve pas la référence []
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La vie est une question d’équilibre

Surtout, quand il faut être…

  • Gentil, mais pas faible
  • Optimiste, mais pas naïf
  • Ferme, mais pas dur
  • Confiant, mais pas crédule
  • Calme, mais pas amorphe
  • Affecueux, mais pas collant
  • Indépendant, mais pas associal
  • Courageux, mais pas inconscient
  • Énergique, mais pas surmené
  • Généreux, mais pas dispendieux
  • Souple, mais pas mou
  • Viril, mais pas macho (pour les hommes)
  • Abordable, mais pas facile (pour les femmes)
  • Fier, mais pas arrogant
  • Curieux, mais pas indiscret
  • Prudent, mais pas lâche
  • Sensible, mais pas fragile
  • Discret, mais pas timide
  • Audacieux, mais pas inconvenant
  • Humble, mais pas modeste
  • Compatissant, mais pas condescendant
  • Sérieux, mais pas triste
  • Minutieux, mais pas perfectionniste
  • Organisé, mais pas obsessionnel
  • Fou, mais pas dément
  • Ponctuel, mais pas psychorigide
  • Pacifique, mais pas débonnaire
  • Poli, mais pas maniéré
  • Élégant, mais pas faraud
  • Persévérant, mais pas irréaliste
  • Vigilant, mais pas paranoïaque
  • etc.

Si vous en avez d’autres, je suis preneur 🙂

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L’importance du savoir

Le développement personnel passe inévitablement par la connaissance, la compétence et l’information. L’ignorant est comme celui qui avance à taton dans une pièce sans lumière. Il ne sait pas où il est, il ne sait pas où il va, il trébuche sur tous les obstacles et tourne en rond sans arriver nulle part.

En revanche, celui qui sait est comme éclairé. Il sait ce qu’il veut. Il sait ou il va, quelle est la route à suivre, et quels obstacles éviter1.

Connais-toi toi-même

Il est important, il est vital de se connaître soi même. Quels sont vos pouvoirs et vos limites ? Quelles sont vos valeurs ? Quels sont vos principes ? Qu’attendez vous de la vie ? Que voulez vous ? Tant qu’on ne sait pas vers quoi l’on veut aller, à quoi bon avancer ? Emprunter des chemins au hasard n’est il pas le meilleur moyen de se tromper de route, et de se perdre ?

Si je vous demande : « quelles sont vos plus grandes valeurs dans la vie ? Quels sont vos plus grands principes ? », serez vous capable de me répondre du tac-au-tac, sans réfléchir2 ? Avez vous une liste de buts, quel est le sens de votre vie ?

« Connais toi toi-même », nous dit Thalès de Millet, injonction reprise par le philosophe Socrate. Mais comment faire ? Et bien, méditez, pensez à vous même. Aimez vous et regardez vous. Il existe de nombreux moyens pour mieux faire connaissance avec soi même.

Pourquoi ne pas pratiquer un art martial ?3 En règle générale, le sport est un bon moyen de découvrir ses facultés, et de repousser ses limites. Vous pourriez également tenir un journal intime. Notez-y ce qui vous semble important, et relisez-le de temps en temps. Pas trop souvent, surtout, pas plus d’une fois l’année. Ainsi, au fil des ans, vous pourrez constater vos progrès.

Dans l’ensemble, pour mieux se connaître, il faut s’aimer. L’estime de soi, c’est important. Quand on s’aime, on se regarde, on s’observe. Pas seulement en se regardant dans un miroir, mais en général. Il n’est pas question de narcissisme, ni de complaisance, mais de franchise. Aimez vous, regardez vous, observez vous, réfléchissez à vos actes.

Comprendre le monde qui nous entoure

Se connaître soi même, c’est bien. Un capitaine ne peut naviguer s’il ne connait pas son bateau. Mais cela ne suffit pas pour arriver à bon port, encore faut-il connaitre la mer4.

Mais il est également important de connaître votre environnement. De comprendre le monde qui vous entoure. La compréhension amène la compassion. L’ignorance entraîne la peur, la xénophobie, le racisme5.

L’être avisé et son environnement ne font qu’un. L’Homme fait partie intégrante de l’environnement, il agit sur lui, et en subit les conséquences. Dans nos contrées, malheureusement, la nature est considérée comme une adversaire qu’il faut maîtriser, plier à sa volonté, mettre à sa botte. Et l’Harmonie, bordel !?

Tâchez de comprendre le monde qui vous entoure. Vivre sans comprendre le monde, c’est se retrouver dans un cockpit d’avion sans savoir piloter. On peut appuyer sur quelques boutons au hasard, en espérant qu’on ne déviera pas trop de son plan de vol, et surtout qu’on ne s’écrasera pas.6

En bref, je pense qu’il faut apporter beauoup d’importance à l’information. La VRAIE info, celle qui vous rend plus intelligent et vous permet de comprendre le monde. À ne pas confondre avec l’info des journaux télévisés qui vous foutent le cafard et vous font voter Le Pen ou Sarko.

Informez vous ! Lisez les journaux (en fait, des journaux indépendants, en France, il n’y en a pas des miliers). Débatez ! Réfléchissez ! Allez à des conférences et des expositions ! Et pourquoi pas, donnez des conférences ! Lisez ! Cultivez vous ! Banissez la télé, et les loisirs qui ne vous demandent que d’être passifs ! Poursuivez des études, même en candidat libre, formez-vous et soyez autodidactes ! Développez vos compétences ! Acroissez votre savoir et votre culture générale ! La connaissance est une formidable source de richesse.

Si vous développez votre savoir, vos connaissances, votre compréhension du monde et de vous même, vous n’en tirerez que du bon. De nouvelles possibilités s’offriront à vous, votre personalité ne pourra qu’évoluer dans le bon sens, vous accéderez à une plus grande indépendance d’esprit, vous serez plus ouvert, plus libre et plus heureux ! Tout ça !

  1. Oula, je commencerais presque à donner dans le religieux. Faut que je fasse attention, moi. []
  2. Parce que vous aurez réfléchi avant, bien entendu []
  3. Attention, pratiquez un véritable art martial traditionnel. Trop d’entre eux sont devenus en occident de simples sports de combats compétitifs. Renseignez vous avant. []
  4. Si ça c’est pas de la comparaison, je sais pas ce qu’il vous faut []
  5. Prends garde au côté obscur de la force, Luke []
  6. Décidément, je me sens d’humeur lyrique aujourd’hui []
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Les dérives du développement personnel

Ceux qui ont quelques notions d’économies savent que lorsque l’on lance un produit ou un service sur le marché, il est important d’analyser ce que fait la concurrence. Tout simplement pour ne pas découvrir qu’une autre entreprise offre le même service en mieux et moins cher.

Lorsque j’ai lancé ce site, j’ai passé quelques heures à rechercher les blogs similaires, traitant de développement personnel. Ô joie ! En français, ce type de blog ne court pas les rues, et à part newway, il n’y a pas grand monde à se bousculer au portillon. En revanche, dans le monde anglophone, ils sont tout simplement légion. J’ai pu en trouver des dizaines et des dizaines.

Seulement, après en avoir parcouru un certain nombre, je me suis rendu compte d’une chose. La plupart des gens ont une vision erronée de ce que représente réellement le développement personnel.

Ce que n’est pas le développement personnel

Pour beaucoup de monde, le développement personnel, c’est améliorer son charisme pour être capable de mettre des foules dans sa poche en trois mots. C’est améliorer sa mémoire au point de pouvoir mémoriser un dictionnaire en une seule lecture. C’est savoir gérer son temps avec une telle efficacité qu’il devient possible d’avoir deux métiers à plein temps et de poursuivre des études en parallèle sans sacrifier sa vie de famille. C’est développer son intuition jusqu’à savoir décrypter les émotions et les pensées d’autrui d’un coup d’oeil. C’est pouvoir séduire n’importe qui d’un simple regard.

le surfer d'argent

De fait, certains des experts les plus influents dans le domaine se présentent comme des espèces de surhommes, des êtres supérieurements intelligents, supranormalement productifs, à la mémoire phénoménale, et qui guident le commun des mortels sur le chemin pour leur ressembler.

Savez vous à quoi ça me fait penser ? Cela me rappelle mon enfance, lorsqu’en lisant les bandes dessinées relatant les supersaventures des superhéros, je rêvais moi même de détenir je ne sais quel superpouvoir. J’aurais aimé pouvoir voler, être invisible, marcher sur l’air, et que sais-je encore ?

Seulement, s’il y a bien une chose que les comics de Marvel m’ont appris, c’est que les superhéros sont rarement des gens superheureux.

Des outils pour le bonheur ?

Ne nous voilons pas la face, être capable de prouesses mentales ne vous apportera pas le bonheur sur un plateau. Bien sûr, ces superfacultés sont bien pratiques, mais elles restent des outils. Et un outil, si on ne sait pas comment ni pourquoi l’employer, ne sert strictement à rien.

En revanche, il existe des tonnes et des tonnes de compétences que vous pourriez développer, et qui elles auraient un effet significatif sur votre vie. Ce sont des facultés plus « ordinaires », moins impresionnantes sur le papier, et avec lesquelles vous ne pourrez pas frimer en soirée. Je parle de capacités ordinaires, comme celle de gérer son stress, maîtriser ses émotions, se faire des amisrégler des conflits personnels sans en venir aux mains, etc.

Banal, me direz vous ? Peut-être. Toujours est-il qu’autour de moi, je vois sans arrêt des gens qui n’ont pas appris ce b.a.-ba. Je vois des gens qui ne savent pas mener leur vie convenablement, et qui sont incapable de gérer correctement leurs problèmes émotionnels. Je vois des différends stupides, des divergences d’opinions mineures, qui dégénèrent en brouilles à vie, ou pire.

L’être parfait existe-t-il ?

Alors, chers lecteurs qui êtes en quête de développement personnel, décompressons, et déculpabilisons nous. Nous ne serons jamais parfait1. De la même manière qu’il est vain et malsain pour une jeune fille de tenter de ressembler aux supermannequins superminces qu’on nous montre dans les magazines2, il serait bien stupide de croire que le développement personnel se résume à acquérir un set complet de superpouvoirs.

Soyons réalistes et clairvoyants. Ne nous départissons pas de notre sagesse, et analysons ce que l’on nous propose avec intelligence. L’attrait exercé par les supercompétences des gourous du développement personnel peut-être trés fort, et la dérive est facile. Mais surtout, ne perdons pas de vue notre objectif : devenir des êtres meilleurs, pas des animaux de foire.

  1. Et encore heureux []
  2. d’autant que les photos sont retouchées… []
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Êtes vous intelligent ?

Howard Gardner - Les intelligences multiples

Êtes vous intelligent ? Vous vous êtes sûrement déjà posé la question. Qui n’a jamais rempli le sacro-saint test de QI ? Malheureusement, si les maths et la logique ne sont pas votre fort, vous avez peut-être été déçu par le résultat. Pourtant, vous n’avez pas la sensation d’être plus bête qu’un autre. Alors quoi ?

En fait, l’intelligence est un concept plus que flou, à laquelle il n’existe aucune définition consensuelle. Howard Gardner, professeur de psychologie cognitive à Harvard, à émis la théorie de l’intelligence multiple. Selon lui, il n’existe pas un mais plusieurs types d’intelligence. Il est tout à fait possible d’être intelligent dans certains domaines, et stupides dans d’autres.

Voici, d’après cette théorie, les différents types d’intelligence :

  • L’intelligence linguistique : C’est l’intelligence des mots, qui permet de construire et de comprendre des phrases au sens complexe. C’est l’intelligence des politiques, des journalistes, des poètes et des écrivains.Les gens qui excellent dans ce domaine aiment lire, écrire, jouer au scrabble ou faire des mots croisés.
  • L’intelligence logico-mathématique est la faculté de compter, calculer, quantifier, considérer des hypothèses, utiliser des raisonnements inductifs et déductifs. Elle permet de détecter les relations et les connections entre les choses, d’abstraire et de synthétiser. C’est l’intelligence des mathématiciens, des détectives et des joueurs d’échecs.Ceux qui excellent dans ce domaine aiment lire des romans policiers, résoudre des énigmes et jouer à des jeux de stratégie.
  • L’intelligence visuo-spatiale est la faculté de penser en trois dimensions. Elle permet de visualiser des images et des formes, d’avoir le sens de l’orientation. C’est l’intelligence des marins, des architectes, des géomètres.Ceux qui excellent dans ce domain aiment les labyrinthes et les puzzles, le dessin et la photographie.
  • L’intelligence kinesthésique ou l’intelligence du corps permet d’utiliser son corps efficacement, de faire appel à des facultés physiques, confère le sens du timing et l’union corps-esprit. C’est l’intelligence des danseurs, des sportifs et des chirurgiens.
  • L’intelligence musicale est la capacité de mesurer la hauteur, la tonalité et le rythme des sons. Elle permet de reconnaître, apprendre et rejouer facilement des mélodies, et d’éviter les fausses notes. C’est l’intelligence des musiciens, des chanteurs et des compositeurs.Ceux qui détiennent ce type d’intelligence aiment la musique, chantonnent ou battent la mesure pour eux même, et distinguent des sons que d’autres n’entendent généralement pas.
  • L’intelligence interpersonnelle est la faculté de comprendre et d’intéragir avec autrui. Elle permet d’utiliser efficacement le langage verbal et corporel, de détecter les émotions, l’humeur et la personalité d’autrui. C’est l’intelligence des enseignants, des vendeurs et des supersociaux.
  • L’intelligence intrapersonnelle désigne la conscience de soi, la faculté de percevoir ses forces et ses faiblesse, se maîtriser, comprendre ses propres motivations.C’est l’intelligence de ceux qui aiment méditer et des adeptes du développement personnel.
  • L’intelligence naturaliste est la faculté de comprendre la nature, la classer en catégories. C’est l’intelligence des zoologistes, des botanistes, des chasseurs.
  • L’intelligence spirituelle est la capacité de réfléchir aux questions existentielles telles que le sens de la vie, de la mort, etc.

Malheureusement, l’éducation contemporaine, et par extension l’ensemble de la société glorifient l’intelligence verbale et logico-mathématique, et laissent se développer de graves lacunes dans les autres types d’intelligence. Au point qu’on préfère paraître intelligent plutôt que de développer réellement ses facultés.

Maintenant, vous savez qu’on n’est pas forcément un abruti lorsqu’on est nul en maths. Et vous, c’est quoi votre type d’intelligence ?

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Comment économiser son temps et son argent ?

La société qui est la notre présente un paradoxe intéressant : d’un côté, jamais nous ne sommes allé aussi vite. Grâce au développement des technologies, voitures, TGV, avions nous permettent de nous déplacer à une vitesse toujours plus grande. L’informatique nous permet d’exécuter des tâches toujours plus nombreuses en un clin d’oeil. Pourtant, d’un autre côté, nous n’avons jamais le temps de rien faire. Amusant, n’est-ce pas1 ?

Qui n’a jamais eu l’impression de n’être qu’une abeille parmi les autres dans la ruche ? Qui n’a jamais eu le sentiment que sa vie défilait sans qu’il puisse rien faire pour la retenir ? Qui n’a jamais été débordé, littéralement, de travail ? Qui n’a jamais été stressé par le rythme trépidant de sa vie ? Qui n’a jamais regretté de ne pas consacrer assez de temps à ses projets personnels, ou à sa famille ?

Se lever tôt, emmener les gosses à l’école, courir (ou plutôt, rouler) au travail, manger sur le pouce, se gorger de café pour tenir la journée, retourner chercher les mioches à la sortie de l’école, aller faire les courses au supermarché, jouer aux auto-tamponneuses avec les caddies, rentrer faire la cuisine, coucher les marmots, et s’affaler devant la télé, enfin, pour se vider le cerveau.

Qui n’a jamais vécu de pareille journée ? Est-ce la journée rêvée ? Le rêve occidental ? Pourtant, ce type de vie est présenté comme le modèle absolu de la réussite, la « vie de monsieur et madame toutlemonde », le résultat ultime de millions d’années d’évolution.

Il y a ceux qui s’en contentent. Tant mieux pour eux. Et puis il y a les autres, ceux qui aspirent à autre chose. Qui ne veulent pas que leur vie se résume au métro-boulot-dodo. Qui refusent d’être des esclaves de l’économie, sacrifiant leur temps à faire tourner la civilisation capitaliste. Étudions de plus prêt comment retrouver une vie moins stressante et plus épanouissante.

Travailler plus pour gagner plus

Le concept est à la mode. Les français seraient des fainéants. « Travailler plus pour gagner plus » fut même un des slogans choc de la campagne de notre actuel président. Vous voulez du pouvoir d’achat ? Et bien, trimez, bandes de mollusques ! L’équation paraît simple : travail = argent => plus de travail = plus d’argent. Même un enfant pourrait comprendre, et saliver à l’idée de l’augmentation de son argent de poche.

Vous allez trimer, bandes de lavettes !

Faisons abstraction de toutes les conséquences économiques et sociales de telles mesures (ce n’est pas le propos du blog), et attachons nous aux conséquences individuelles. Avant de crier au génie, peut-être faudrait-il se poser quelques secondes pour réfléchir (habitude Ô combien perdue de nos jours) : gagner plus ? Mais pourquoi faire ?

Pour survivre, un être humain nécessite plusieurs éléments : un toit, de la nourriture, du sommeil, la sécurité, etc. Ce que l’on nomme des besoins primaires. Une fois la survie assurée, l’être humain aspire à plus : vivre, s’épanouir. Et pour cela, la seule satisfaction de contribuer à la société et de gagner de quoi nourrir sa famille ne suffit pas.

La société de consommation a travaillé dur pour faire disparaitre de nos vies ce qui ne lui sert pas. Nos tâches quotidiennes ne laissent désormais plus de place à la vie contemplative, l’art, la poésie, le jeu, l’humour, le jardinage, ou tout simplement… le repos.

La solidarité ? Plus besoin ! À la place, travaillons pour nous payer de belles assurances. Plus le temps de bricoler, il faut travailler pour payer le plombier. La convivialité ? Mais mon pauvre, vous croyez qu’on a le temps d’aller au marché discuter avec les commerçants locaux des produits qu’on met dans nos assiettes ? À la place, je prends ma voiture, et je brûle du bon pétrole pour aller au supermarché qui me présente des beaux fruits sans goût mais bien luisants et qui ont voyagé sur des milliers de kilomètres.

Gagner moins pour travailler moins

Le constat est le suivant : aujourd’hui, il faut travailler toujours plus, simplement pour payer les frais occasionnés par notre travail. Il faut payer la voiture qui nous sert à venir travailler. Il faut payer les plats tout préparés, alors que nous pourrions cuisiner si nous avions plus de temps. Il faut payer des professionnels pour bricoler à notre place. Il faut payer la nourrice qui garde les enfants pendant que nous sommes au bureau, etc.

Ce que je propose, c’est de chercher des alternatives pour réduire conjointement nos frais et notre temps de travail, tout en vivant une vie plus épanouissante. Travailler moins, c’est se donner le temps de vivre. Mais travailler moins, c’est aussi gagner moins. Et oui ! Nous allons donc tâcher de réduire nos dépenses, pour nous donner le pouvoir de réduire notre temps de travail, et ceci sans impact négatif sur notre qualité de vie.

La voiture : une belle saloperie

Les transports représentent aujourd’hui le deuxième poste de dépense des ménages (la première étant le logement), et la voiture y est pour quelque chose. En 2005, le budget annuel d’un possesseur de clio (la voiture la plus vendue en France) était de 4784 € !!2 Soit l’équivalent grosso-modo de trois salaires.

mangé par les voitures

Ce qui nous fait 400 € par mois. Pas mal, non ? Et si vous possédez une 307, la note monte à plus de 600 € ! Alors on me dira : la voiture, c’est pratique, ça va vite, on ne peut plus vivre sans, etc. Calembredaines et billevesées ! La voiture est un fléau ! Pour l’environnement, la santé, les paysages, les piétons et les cyclistes, la voiture est une calamité.

En plus, la voiture est loin d’être aussi rapide qu’on ne le croit. « Au sein des agglomérations françaises, la vitesse moyenne des voitures oscille entre 15 et 20 km/h, soit à peu près la vitesse moyenne d’un vélo ! »3 Et si on compte le temps passé à travailler pour payer son mode de transport, l’argument de la vitesse ne tient pas.

Alors, vous voulez rendre le monde meilleur, tout en gagnant 600 € par mois ? Facile : balancez votre chignole à la casse, et le tour est joué. Vous n’avez pas encore de voiture ? Avant d’en acheter une, demandez vous si vous avez envie de balancer 600 € par la fenêtre tous les mois.

Bien sûr, il faudra investir un peu dans des alternatives. Acheter un vélo, ainsi que des sacoches, par exemple. Ou un abonnement pour les transports en commun. Et prendre le train pour les déplacements longs. Mais croyez moi, avec tout ça, vous ne dépenserez jamais autant qu’en possédant une voiture.

L’alimentation : revenir à l’essentiel

Les bons légumes. Miam !

Après le logement et les transports, l’alimentation est le troisième poste de dépense. Et pourtant, la nourriture représente une part de plus en plus faible du budget total. On est passé de 28.6% en 1960 à 13.1% en 2005.

Soyons clair, je suis résolument contre économiser sur la nourriture ! Après tout, ce qu’on mange, c’est ce qu’on est. C’est le carburant de la vie. On ne peut espérer être en bonne santé sans une alimentation correcte.

Néanmoins, il reste possible de manger mieux en payant moins. Comment ? En redonnant sa place à l’essentiel. Fini les plats tout préparés, pleins de graisse, bourrés de sel et de sucre et suremballés, place aux bons fruits et légumes. Au revoir, les gateaux, biscuits et sucreries. Il est bien plus rentable de les cuisiner soi même (farine, oeufs, sucre, four, le tour est joué). Et mangez moins de viande. La viande, ça coûte cher, et ça pollue !

Consommez des produits de saison, et locaux, pour être sûr qu’ils n’ont pas parcouru des milliers de kilomètres avant d’arriver dans votre assiette. Ils auront meilleur goût et leur qualité nutritive sera plus importate. Et mangez bio, pour ne pas ingérer de saloperies chimiques et ne pas soutenir l’agricultre intensive qui épuise la terre.

Buvez l’eau du robinet, pas de l’eau minérale en bouteille. Au besoin, prenez un filtre à eau. Il est aussi possible de diminuer drastiquement le budget restaurant. Cuisinez pour deux repas la veille, vous n’aurez qu’à emporter. Le café du matin ? Remplacez le par un thé, préparé à domicile et que vous emporterez dans un thermos. Il vous coutera 10 fois moins cher si vous faites pousser de la menthe sur votre balcon. Et si vous habitez à la campagne, un potager remplacera avantageusement votre gazon.

Bien entendu, n’acheter que des produits de base signifie que vous passerez plus de temps à cuisiner. Mais remplacer 20 minutes de travail par 20 minutes de cuisine, après tout, peut-être n’y perdrez vous pas au change ? De même, comme les produits sont frais, il faudra faire les courses moins, mais plus souvent. Mais si vous les faites à vélo au marché, et plus en grande surface, vous transformerez une source de stress en plaisir.

Une alimentation bien pensée est source de plaisir et de santé, alors si ça vous coûte moins cher, pourquoi s’en priver ?

Les loisirs : simple is beautiful

La part des loisirs augmente dans le budget des ménages. Nous vivons une vie de plus en plus stressante. Résultat : de plus en plus besoin de se distraire, de se libérer la tête, et 3h30 de télé par jour en moyenne ! Vous voulez faire des économies : limitez au maximum les loisirs qui coûtent, et remplacez les par des loisirs « pratiques et productifs ».

Un abonnement à la médiathèque remplacera avantageusement vos achats de livres et de cd. Le bricolage vous permettra d’entretenir votre intérieur et d’être plus autonome en économisant le salaire d’un professionnel. Soyez marmiton, cuisinez en famille, et terminez vos soirées attablés autour d’un jeu de société, plutôt que devant la télé.

Vous voulez partir en vacances ? Évadez vous en train chez de la famille, au lieu d’aller en avion au Maroc ou en Australie.

Et surtout, surtout, banissez le lèche-vitrine, l’achat non comme un moyen mais comme un fin. Votre porte monnaie vous dira merci.

La communication : ou comment retrouver l’art de la retrouvaille

Les portables, c’est bien, c’est pratique, ça permet de parler à qui on veut quand on veut. Ça permet de ne pas se prendre la tête à se donner des rendez-vous. Allo ! T’es où ?

Sauf qu’un portable qui sonne au milieu d’une séance de ciné, ou quand un inconnu me raconte sa vie en beuglant dans le tram, ou quand je vois des couples qui marchent côte à côte chacun parlant dans son mobile, ben ça m’énerve, na !

Alors, quand on voit le prix des communications, ça vaut peut-être la peine de le bazarder pour se remettre à envoyer des lettres ou des cartes postales, non ? Vous dites qu’il est impossible de s’en passer ? Pendant des millions d’années, on y a bien réussi…

Quelques conseils d’ordre général

Pour ne pas dépenser bêtement son argent, paradoxalement, il vaut mieux dépenser plus, mais miser sur la qualité, que d’acheter de la gnognotte au prix le plus bas. Des produits de mauvaise qualité doivent souvent être remplacés, et il est rarement possible de les réparer. À long terme, à force de vouloir réaliser des économies de bouts de chandelles, vous dépenserez beaucoup plus.

Tâchez d’être le plus autonome possible. Soyez un adepte du « faites le vous même », qu’il s’agisse de cuisine ou de plomberie. Faire appel à un professionnel coûte cher. Pourtant, il est vituellement possible de tout faire soi même, cuisine, jardinage, bricolage. Bien entendu, il n’est pas forcément possible, ni même souhaitable de vivre en autarcie complète. Mais souvenez vous que autonomie = économies.

Enfin, évitez le gaspillage. De trés bons conseils sur le site de l’ADEME, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie.

Il existe bien d’autres moyens de vivre mieux en dépensant moins. Si vous avez de bonnes idées, laissez moi un petit commentaire. Sur ce, je vous laisse, je vais aller… glander 🙂

  1. ou pas, c’est selon []
  2. source : automobile club []
  3. source : Marcel Robert, pour en finir avec la société de l’automobile []
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Développement personnel Sculpture de Soi

Il ne faut pas confondre bonheur et …

Je connais pas mal de personnes qui passent leur temps à se morfondre, à gémir et à soupirer des phrases telles que « De toutes façons, je n’ai pas droit au bonheur », « le bonheur, ce n’est pas pour moi », etc.

Et pourtant, elles cherchent. Ça, on ne peut pas leur reprocher de rester chez elles les bras croisés. Elles sortent, s’occupent d’elles, de leur habitat, bref « font des trucs ». Alors qu’est-ce qui ne va pas ?

** Interlude **

C’est l’histoire d’un gars qui rentre chez lui en pleine nuit, après une soirée entre amis. En chemin, il croise quelqu’un qui semble chercher quelque chose au pied d’un lampadaire. Il lui demande :

– Vous avez perdu quelque chose ?
– Oui, j’ai perdu mes clés là-bas, je n’arrive pas à remettre la main dessus
– Là-bas ? Mais alors, pourquoi cherchez vous ici ?
– Parce que là-bas, on n’y voit rien, alors qu’ici, j’ai de la lumière.

** Fin de l’interlude **1

Cette petite blague illustre bien ce dont je vais parler. Il y en a qui cherchent le bonheur là où il n’est pas. Et ensuite, ils s’étonnent de ne pas le trouver.

Pour clarifier un peu les choses, attachons nous à comprendre ce que le bonheur n’est pas.

Le bonheur n’est pas le plaisir

L’erreur la plus courante, c’est de confondre bonheur et plaisir. La confusion est parfois compréhensible : les deux représentent un certain état d’esprit positif. Une satisfaction du corps et de l’esprit.

Pourtant, il est possible d’éprouver beaucoup de plaisir sans être heureux pour autant. Du coup, ceux qui confondent ne comprennent pas : ils prennent du plaisir. Ils jouissent de la vie. Pourquoi ne sont ils pas heureux ? Bigre ! C’est sans doute qu’ils ne prennent pas assez de plaisir encore, Pardi ! Un peu plus de plaisir, et ce sera bon.

Le plaisir, c'est bien

S’ensuit une course au plaisir, de plus en plus fort, de plus en plus intense, de plus en plus souvent. Mais le plaisir consumme, il aveugle, il fait perdre de vue tout le reste. Trop de plaisir tue le plaisir.

Le plaisir est immédiat, instantané, alors que le bonheur se construit sur le long terme, dans le plaisir, mais aussi dans le travail, l’effort, le pénible2.

Prenons du plaisir, mais attention à ne pas nous brûler les ailes.

Le bohneur n’est pas le confort

L’autre erreur commise trés souvent, c’est de confondre le bonheur et le confort. Ou plutôt, le bonheur et l’absence d’inconfort. De nos jours, et tout particulièrement dans notre société qui prône le rapide, le pas cher, on considère que l’inconfort est une atrocité qui doit être éliminée absolument.

Ainsi, si l’on dort mal, on s’achètera un nouveau matelas plus confortable. Si l’on est stressé en fin de journée, on tiendra à coup de prozac. On privilégie la voiture par rapport à la bicyclette, pour aller toujours plus vite. Nous ne devons plus attendre, car l’attente est source d’inconfort.

[exergue gauche]Il faut aller toujours plus vite, car l’attente est source d’inconfort[/exergue]

Mais à force de supprimer tout ce qui pourrait causer de l’inconfort, nous en oublions que la vie est par essence inconfortable. Qu’est-ce qui nous fait apprécier un bon repas, si ce n’est la faim ? Qu’est ce qui nous fait apprécier des retrouvailles avec un proche, si ce n’est la séparation ?

Tout ceci me rappelle une publicité que j’ai vu il y a quelques années déjà, pour un téléphone portable, je crois. La pub montrait deux personnes, marchant au milieu d’une gare, et conversant par mobile interposé. Puis, elles se rejoignent au milieu de la gare, raccrochent leur portable, et continuent leur conversation comme si de rien n’était.

Ce clip voulait mettre en avant la possibilité de rester en contact avec ses proches vie le mobile trucmuche. Je trouve ceci horrible. Où est l’émotion de la retrouvaille ? Sous prétexte de supprimer l’inconfort de la séparation, on a annihilé toute émotion positive qu’aurait pu provoquer, au final, cet inconfort.

[exergue droite]La vie est par essence inconfortable[/exergue]

Bien entendu, un confort insuffisant peut nuire au bonheur. Difficile d’être heureux, quand on ne mange pas à sa faim et qu’on dort sur une planche. Mais un trop grand confort peut également avoir des effets désastreux sur la qualité de vie. Une vie trop confortable est ennuyeuse à mourir. Et une recherche exacerbée du confort parfait peut causer un stress terrible.

Il ne s’agit pas de supprimer tout confort, mais de trouver un juste équilibre, et d’accepter l’inconfort comme faisant partie intégrante de la vie. D’ailleurs, d’autres vous diront tout ça mieux que moi3.

Le bonheur n’est pas dans la consommation

Celui-là est un cas un peu particulier, inhérent à notre société de consommation. Les publicités qui nous assaillent chaque jour (télévisions, radio, affiches, panneaux routiers, journaux, etc.) n’ont de cesse de créer des besoins pour nous faire consommer, afin que puisse tourner l’économie.

Soyez belle avec telle crème. Soyez un Homme (un vrai) avec le rasoir X. Chopez des gonzesses comme s’il en pleuvait avec le déodorant Y. Quand vous aurez telle voiture, votre besoin sera comblé, vous serez heureux.

l'ane et sa carotte

Et c’est bien là le problème : il manque toujours quelque chose. La publicité nous fait miroiter le bonheur comme quelque chose d’accessible à travers la consommation de biens et de services. Et nous nous retrouvons un peu comme des ânes avec un carotte juste sous le nez, pendue à une canne attachée à notre propre corps. On croit qu’il suffit d’un petit pas, mais la carotte recule, encore et encore. Tant et si bien qu’on fini par s’épuiser à tenter de l’attraper.

Il est pourtant utopique de croire que nous pourrons répondre à des besoins spirituels et philosophiques par des objets matériels, de même qu’il serait stupide de penser qu’un débat d’idée ou qu’un poème pourraient donner de la lumière. Quand la solution ne se trouve pas dans le même plan que le problème, ça ne marche pas. Et on vous l’a déjà dit, mais l’argent ne fait pas le bonheur.

Travailler pour rouler, rouler pour travailler.

Nous passons donc des heures à travailler pour gagner de quoi payer les objets que nous achetons pour nous soulager du stress occasionné par notre travail. Délicieusement pervers, n’est-ce pas ? Et si nous… travaillions mois ? Si nous passions moins de temps à consommer, et plus de temps… à vivre ?

Récapitulons

Chercher quelque chose au mauvais endroit est frustrant, parce que plus on cherche, et moins on trouve. Chacun doit réfléchir à ce qu’il veut vraiment, et faire preuve de bon sens et de souplesse comportementale pour se débarrasser de ses habitudes néfastes qui ne pourront que l’amener vers la mauvaise direction.

Prenons du plaisir, jouissons de la vie, mais ne faisons pas du plaisir notre unique raison de vivre. Cherchons le confort, mais n’oublions pas que l’inconfort est la plus grande source de plaisir. Et puis, prenons du temps pour nous, au lieu de le sacrifier sur l’autel de l’économie. Si vous travaillez pour combler les besoin de votre famille, n’oubliez pas que votre famille à plus besoin de vous que de votre porte-monnaie.

Et surtout, n’attendez pas pour réfléchir à tout ceci. Par ce qu’une vie gâchée, c’est toujours une catastrophe.

  1. Hahahahahaha ! Hum… []
  2. On croirait entendre mon grand-père []
  3. Ben ouais, on a les références qu’on mérite []
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Compétences sociales Développement personnel Sculpture de Soi

Les 4 clés du charisme

Le charisme, c’est une de ces notions qu’il est difficile de définir avec des mots, mais qu’on reconnait à coup sûr quand on la voit. Voici la définition du charisme par le wiktionnaire :

Aura indéfinissable que possède quelqu’un, souvent liée à sa prestance, qui est capable de susciter l’adhésion, la fascination d’un grand nombre de personnes.

De cette définition, je retiendrai principalement trois choses :

  1. L’aura : c’est ce petit plus, un mélange indéfinissable mais perceptible qui fait que la personne est charismatique.
  2. Capable de susciter l’adhésion : Les gens charismatiques sont ceux dont on cherche la compagnie, et qu’on a envie de suivre.
  3. De personnes : Le charisme est une compétence sociale par définition. Vous ne pouvez pas être charismatique si vous vivez sur une île déserte.

La plupart d’entre nous connaissent des gens charismatiques dans leur entourage. Ces gens sont fascinants, mais d’où vient leur charisme ? Je me suis souvent posé la question, et il m’est apparu qu’il n’existe pas une, mais plusieurs sortes de charisme, qui font appel à des compétences et des qualités légèrement différentes.

Tordons tout de suite le cou à quelques idées reçues : le charisme n’a pas grand chose à voir avec la beauté, pas plus qu’avec la richesse (ou alors, seulement la richesse intérieure). J’ai connu des gens trés beaux qui n’avaient pas un poil de charisme. Et j’ai connu des gens relativement communs qui rayonnaient. Le fait est que le charisme confère en lui même une certaine beauté.

Ça n’a pas non plus à voir avec l’autorité. Ce n’est pas parce que vous êtes le supérieur hiérarchique de centaines de personnes que vous êtes charismatiques pour autant. Ne confondez pas être charismatique et autoritaire. On se sent bien auprès des gens charismatiques, pas auprès des gens autoritaires. Le charisme est une source de pouvoir, il confère un leadership naturel. Mais le leadership découle du charisme, et non l’inverse.

Enfin, ce n’est pas une qualité innée, on ne naît pas charismatique, on le devient (même si étymologiquement, « charisme » signifie « don », « qualité »).

C’est donc une bonne nouvelle : même si vous n’êtes pas charismatiques, vous pouvez apprendre à le devenir. Ce qu’il faut savoir, c’est que le charisme est une qualité qui découle de beaucoup d’autres. Par conséquent, il faut un gros travail de développement personnel avant de devenir charismatique.

À l’inverse, si vous êtes un adepte du développement personnel, votre charisme progressera automatiquement, à mesure que vous gagnerez en cohérence intérieure, en confiance en vous et en sérénité.

Pour vous aider dans vos recherches, voici les 4 principales qualités, à mon avis, qu’il vous faudra développer :

Développez votre force intérieure

Tous les gens charismatiques que j’ai rencontré présentaient cette caractéristique : une personalité forte. Cela ne signifie pas qu’il étaient colériques, têtus, et râlaient après tout le monde. Cela signifie que leurs limites étaient bien définies, qu’ils savaient ce qu’ils voulaient et où ils allaient, et qu’on savait toujours à quoi s’attendre avec eux.

Si vous êtes charismatiques, vous avez des opinions fermes, parce que vous y avez réfléchi longuement, et êtes prêt à les défendre parce que vous êtes convaincu qu’elles en valent la peine. Cela ne signifie pas que vous ne changez jamais d’avis par principe, mais que vous n’adoptez pas une idée sans y avoir pensé avant.

Vous avez des principes forts, que vous suivez en toutes circonstances. Vous savez ce qui est juste et ce qui ne l’est pas, vous connaissez vos limites, ce que vous êtes prêt à faire ou à ne pas faire, et il est par conséquent difficile de vous faire changer d’avis. Vous savez dire nonquand il le faut, sans pour autant froisser votre interlocuteur.

Comme vous ne doutez pas de vous, vous ne ressentez pas le besoin de protéger à tout prix votre petit amour propre. Par conséquent, vous n’êtes ni borné ni têtu, vous n’avez pas non plus peur de changer d’avis si vous constatez que vous êtes dans l’erreur, ni d’avouer vos petites imperfections, sans pour autant vous autodévaluer. Vous acceptez les critiques et n’avez pas peur de vous remettre en question.

Votre cohérence intérieure vous permet d’agir conformément à vos principes et à vos valeurs. Vous n’avez pas peur de vous mettre en danger pour obtenir ce que vous désirez, parce que vous avez confiance en votre faculté de retomber sur vos pattes. Vous vivez donc sereinement dans la certitude d’être dans le droit chemin. Vous agissez conformément à vos pensées, et vous acquérez petit à petit une réputation de fiabilité et de crédibilité.

Votre confiance en vous vous permet de ne pas rechercher sans cesse la validation de vos actes par autrui, mais plutôt à l’intérieur de vous. Cette force intérieure vous permet de devenir proactif et de prendre des initiatives. Quand les autres restent indécis, vous êtes capable de décider pour eux. Cette faculté de décider par vous même vous conférera un leadership naturel, et vous entraînerez facilement ceux qui sont moins sûrs d’eux.

Vous êtes de fait une personne de confiance, puisque vous ne donnez pas votre parole ni ne faites de promesses à la légère. Vous arrivez à l’heure à vos rendez vous, et tenez vos engagements. Comme vous êtes ferme dans vos opinions et dans vos décisions, les autres savent que vous êtes fiable, qu’ils peuvent s’appuyer sur vous et vous faire confiance.

L’autre conséquence, c’est qu’on écoute vos paroles, puisqu’on sait que vous ne parlez pas en l’air. Il vous est donc plus facile de faire prendre en compte votre opinion.

Améliorez votre visibilité

J’ai déjà rencontré des gens qui étaient de vrais fantômes. Bien qu’ayant passé quelques minutes en leur compagnie, j’étais à peine capable de me remémorer leur visage. Ils étaient absolument transparents, ne laissaient aucune trace dans l’esprit de ceux qu’ils croisaient, et c’est à peine si on les remarquait.

Chez de trés rares personnes, ça en devenait presque surnaturel. Ils venaient, repartaient, et personne ne les avait même remarqué. C’étaient les anti-charismatiques par excellence. J’avoue que ce type de compétences peut parfois être utile (comme en classe, lorsque le prof cherche quelqu’un pour aller au tableau), mais ce n’est pas ce qui nous intéresse ici.

Si vous voulez du charisme, il vous faudra de l’aisance relationnelle, et surtout de la présence. Vous ne pouvez pas rester dans un coin en espérant qu’on remarquera votre beauté intérieure, ça ne marchera pas. Montrez vous ! Il faut qu’on vous remarque, que vous soyez visible. Dans les soirées, il y a celui qui observe, et celui qui est observé. Devenez donc celui là.

En devenant plus visible, vous marquerez les esprits à plusieurs niveaux. Supposons que vous fassiez montre d’une grande visibilité au cours d’une soirée ou vous ne connaissez pas tout le monde. D’abord, il vous sera plus facile de nouer de nouvelles relations : les gens recherchent la compagnie de ceux qui ont une grande aisance sociale1 Ensuite, quand les gens repenseront à cette soirée, ils repenseront aussi à vous. Vous aurez donc marqué leur mémoire, c’est pas génial, ça ?!

Comment accroitre votre visibilité ? Ce n’est pas si compliqué, croyez moi. N’hésitez pas à utiliser tous les sens à votre disposition. Pour vous faire voir, soyez dynamique, déplacez vous, ayez l’air sûr de vous, et adoptez un style vestimentaire qui vous est propre. Faites des choses, soyez celui qui danse comme un Dieu, ou fait de la magie.

Pour être entendu, parlez haut, et même parlez tout court. Prenez part active à une conversation, et n’ayez pas peur de parler. Lancez des sujets, racontez des choses intéressantes, des anecdotes amusantes, valorisez vous en racontant vos exploits (mais faites le de manière subtile, pour ne pas passer pour un gros lourd). N’hésitez pas à utiliser une voix forte, pour être entendu (toujours sans en abuser, bien entendu).

Ne négligez pas les sensations kinesthésiques, touchez les gens sur le dos, l’épaule, la main, le bras, etc. Un simple contact par-ci par-là fera des miracles, notamment en matière de séduction. N’oubliez pas que les contacts corporels sont des signaux trés puissants. Utilisez les à bon escient.

Pour vous faire sentir, vous pourriez peut-être utiliser un léger parfum ? Et pour le goût…. Bon, là, je vous laisse le soin de trouver des idées 🙂

Quelques techniques relativement simples vous permettront d’accroitre votre visibilité de manière impressionnante. Commencez par être réellement présent. Cessez de planer, redescendez sur terre, et soyez à ce que vous faites. Concentrez vous sur la conversation en cours, focalisez vous sur le moment présent. Si vous flottez, les gens s’en aperceveront, et si vous donnez l’air de ne pas vous intéresser, vous n’intéresserez pas.

Entraînez vous à appeler les gens par leur nom, vous marquerez leur esprit et leur mémoire. C’est une méthode qui ne coûte qu’un petit effort de mémoire, et qui donne des résultats spéctaculaires. De plus, retenir le nom d’une personne vous forcera à vous concentrer et à vous intéresser à elle.

Développez un style vestimentaire bien à vous. Cela ne signifie pas qu’il faille devenir une fashion victim, mais vous devez prendre conscience que votre apparence véhicule un message, et que les gens se font une opinion sur vous en 30 secondes. Vous n’y pouvez rien, alors acceptez le, et prenez le temps de soigner votre apparence.

Travaillez votre contact visuel, jusqu’à obtenir un regard franc et amical. N’ayez pas peur de regarder les gens dans les yeux (sans les fixer au point de les mettre mal à l’aise). Un regard fuyant et timoré est le meilleur moyen pour devenir invisible.

Accroitre votre visibilité aura un autre effet : vous serez soumis à une pression sociale plus forte, c’est à dire que vous deviendrez sans doute la cible de commentaires, et serez plus souvent jugés que d’autres. Restez confiant ! Si vous montrez que vous êtes à l’aise avec ça, vous prouverez que vous avez l’habitude d’être regardé, et votre charisme montera en flèche.

Intéressez vous aux autres

Ce point est extrèmement important, et trop souvent négligé. Même si vous parvenez à développer tous les autres points cités ici, si vous oubliez de vous intéresser sincèrement aux autres, vous entretiendrez peut-être l’illusion quelques minutes, mais vous finirez par être catalogué comme le boulet de service.

J’ai déjà discuté avec des gens qui étaient parfaitement à l’aise en société, avaient des choses intéressantes à raconter, mais qui ne m’ont pas posé la moindre petite question pour savoir qui j’étais, ce que je faisais, quels étaient mes projets, mes passions, etc. Bref ! Qui ne s’intéressaient pas à moi. Savez vous quel effet cela m’a fait ? Et bien, un effet foncièrement désagréable.

J’ai éprouvé un malaise, presque du ressentiment vis à vis de ces gens si égoistes. À première vue, ils paraissaient trés agréables, mais plus le temps passait, plus mon malaise grandissait. Ma seule envie était de prendre le large, et ma seule activité, dans cette relation sociale, se bornait à chercher un prétexte pour partir.

J’ai également rencontré des gens qui avaient un immense talent pour montrer à quel point ils étaient doués. En les croisant, je me disais « Wow ! Cette personne est intelligente / compétente / douée / etc. ! » Mais ces personnes m’ont surtout laissé un goût amer dans la bouche, et pas du tout l’envie de passer du temps avec eux.

En revanche, j’ai déjà croisé quelques personnes trés charismatiques, et leur talent était tout autre : avec elles, je me sentais intelligent / compétent / doué / etc. En fait, c’était incroyable de constater à quel point leur contact était agréable, parce qu’elles me renvoyaient ce qu’il y avait de meilleur en moi.

Ce n’était absolument pas de la flatterie, ni de la complaisance. Simplement, ils remarquaient mes plus grandes qualités, et mentionnaient trés subtilement à quel point elles leurs plaisaient.

Récapitulons donc. Le premier point, c’est de s’intéresser sincèrement aux autres. Sincèrement signifie que vous ne pourrez pas faire illusion, à moins d’être un trés grand acteur, et de jouer 24h/24, 7j/7. Acceptez les autres tels qu’ils sont, avec leurs qualités et leurs défauts, et sachez que tout le monde à quelque chose d’intéressant à raconter. Les gens sontintéressants. Si vous ne vous sentez pas intéressé, c’est de votre faute, alors faites un effort.

Soyez sincèrement curieux. Posez des questions sur la vie des autres, leurs passions, leurs projets, leurs rêves, leurs activités, leur métier, leur famille, leurs états d’âmes. Il est trés important de pratiquer une écoute active : soyez attentif et compatissant. Même si la conversation ne semble être qu’un échange de banalités, faites l’effort d’en retenir le contenu principal. Si quelqu’un vous explique un aspect de son métier, ce n’est pas pour que vous l’oubliiez au bout de quelques minutes. S’il vous demandez à quelqu’un s’il est marié, ou s’il a des enfants, vous devrez vous en souvenir pour lui demander des nouvelles de sa famille la prochaine fois que vous le rencontrererez

Ensuite, vous devez faire en sorte que les gens se sentent bien avec vous. Qu’ils se sentent important à votre contact. C’est une compétence trés rare, je ne l’ai rencontré que chez une poignée de personne au cours de ma vie. Elle réclame beaucoup de subtilité, et est difficile à acquérir, mais les effets sont sidérants. En fait, ce n’est ni plus ni moins qu’une manière trés spéciale de faire de compliments. Comment s’y prendre ? Ce sera le sujet d’un prochain article détaillé 😉

Soyez visionnaire

Avez vous déjà essayé de parler en public sur un sujet que vous ne maîtrisiez pas ? Les résultats ont sans doute été assez décevants, non ? Mais avez vous déjà parlé de votre plus grande passion ? De quelque chose qui était réellement important pour vous ? D’un sujet que vous maîtrisiez sur le bout des doigts, dont vous connaissiez les moindres détails ? D’un sujet qui vous emballait, qui vous exaltait, vous transportait ? Je parierai que les réactions furent meilleures.

La passion peut transformer n’importe qui en un Cyrano, dissertant sur son sujet avec une maestria telle qu’il est impossible de ne pas être emballé. Lors d’une conférence, l’orateur le plus intéressant est toujours celui qui est intéressé par ce dont il parle. Cela se sait, parce que cela se sent.

Que vous devisiez sur les timbres, votre collection d’insectes ou vos vacances au ski, du moment que votre sujet vous passionne vraiment, vous parviendrez à entraîner votre auditoire. Un orateur passionné communique une vie incroyable à son sujet, et dégage une énergie puissante qui rayonne autour de lui.

La passion est un excellent moyen de booster son charisme, parce qu’elle confère de la puissance, elle est capable de transformer une personne timide en interlocuteur exaltant. Celui qui est passionné, parce qu’il est extremement intéressé, prend toute l’apparence de quelqu’un d’extremement intéressant, et c’est pourquoi il est capable d’attirer les foules.

Mais plus que la passion, c’est la vision qui confère le plus de charisme. Pensez aux hommes politiques qui haranguent les foules en promettant un monde meilleur. Ce sont leurs visions passionnées et leur faculté à les partager qui ont donné tant de pouvoir à Gandhi et Bill Gates qui, à la base, étaient des hommes somme toute trés communs.

L’aisance relationnelle, la personalité, et même le charisme ne sont que des moyens. Mais la vision est une fin. Des moyens sans fins ne mènent nulle part, et développer son charisme sans avoir de vision, c’est un peu comme sortir la Grosse Bertha pour tuer une mite2.

Vous seriez sûrement surpris de connaître le nombre réel de personnes qui ont des projets à long terme (plus d’1 ou 2 ans). Ça ne fait pas beaucoup. Les gens sont attirés pas les visionnaires, parce qu’ils donnent un sens à leur existence. Ils leur épargne la peine de concevoir leurs propres projets, et leurs fournissent des buts dans la vie.

Si vous avez des projets, que vous êtes prêt à les partager, et savez les « vendre », si vous êtes capable de faire appel à l’imaginaire des gens pour leur prédire ce qu’ils désirent le plus, vous détiendrez sur eux un pouvoir fabuleux, et les effets pour votre charisme seront extraordinaire. Vous deviendrez un leader, quelqu’un qu’on a envie de suivre, qu’on écoute, et qu’on admire.

Le charisme, c’est un mélange de tout ça

Pour détenir du charisme, il faut un mélange de tous ces éléments. Si vous avez confiance en vous mais que vous ne vous intéressez pas aux autres, ou si vous avez une vision mais êtes incapable de communiquer, vous ne deviendrez pas charismatique.

Vous voulez devenir celui qu’on admire, qu’on écoute, qu’on respecte, et dont on recherche la compagnie ? Et bien, au boulot !

  1. à supposer que vous soyez visible pour de bonnes raisons. Si vous vous faites remarquer parce que vous êtes bourré et vomissez partout, ça ne marchera pas. []
  2. J’ai emprunté cette expression à un pote, finissez vite de la lire que je puisse la lui rendre, merci []
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Développement personnel

Croyances et réussite

Je connais des personnes à qui rien ne réussit. Leur vie est une calamité. Ces personnes sont incroyablement négatives, et répètent sans cesse des phrases du genre « Rien ne me réussit. Je n’ai jamais de chance. Les gens sont méchants. De toutes manières, je ne gagne jamais rien. Ce n’est pas la peine d’essayer, je sais que je ne réussirai pas » etc. etc.

Pourtant, d’autres semblent réussir tout ce qu’ils entreprennent. Ils sont entourés d’amis, heureux en amour, possèdent une vie professionnelle épanouissante et bien remplie, et ne se plaignent jamais.

Qu’y a-t-il de différent entre ces gens ? Oh, la liste est sans doute trés longue, et un article n’y suffirait pas. Il existe toutefois une différence essentielle : c’est leur manière de voir les choses.

Nous avons tous des croyances

Connaissez vous le proverbe « Chat échaudé craint l’eau froide ? ». Il illustre parfaitement ce dont je vais parler maintenant. Un chat plongé dans l’eau brûlante trouvera cette expérience fort désagréable, et par un phénomène d’apprentissage, il en déduira que l’eau est dangereuse. Il évitera alors de s’approcher d’eau, quelque soit sa température.

Tous les jours, nous généralisons nos expériences pour concevoir des croyances, destinées à nous permettre de comprendre et de réagir au monde qui nous entoure rapidement, sans avoir besoin de passer par un raisonnement approfondi à chaque fois.

Développer des croyances est essentiel. Vous imaginez si le chat était incapable d’apprendre de ses expériences ? Il serait condamné à se brûler à chaque fois, au péril de sa santé voire de sa vie. Les croyances nous permettent de tirer des leçons de nos expériences et de réagir plus vite au monde qui nous entoure. Elles nous facilitent la vie, en somme.

Mais si certaines croyances sont positives, et ont un aspect bénéfique sur notre vie, d’autres au contraire nous déservent, et ont un aspect négatif. En PNL, on parle de croyances limitantes.

Des croyances limitantes vous éloignent de la réussite

Petit sondage : voici une liste d’affirmations. Prenez quelques secondes pour les parcourir, et posez vous la question : « ai-je déjà prononcé ou pensé cette phrase ? » :

  • Je n’y arriverai jamais
  • Je n’ai jamais de chance
  • Ce n’est pas la peine d’essayer, je sais que je n’y arriverai pas
  • Tu sais, les maths / la politique / l’art / la cuisine / le bricolage / etc. , ce n’est pas trop mon truc
  • Je ne suis pas fait pour faire du sport
  • Les régimes ratent toujours
  • Je suis incapable de perdre du poids
  • Si j’aborde cette fille, elle va se moquer de moi
  • Je n’aurai jamais le bac, je suis un mauvais élève
  • Je n’ai pas confiance en moi
  • Je ne suis pas assez intelligent pour comprendre ça

Si vous vous reconnaissez dans l’un des points ci-dessus, vous êtes victime d’une croyance limitante. Elles portent en elles-mêmes les germes de leur propre réalité, c’est à dire que le simple de fait d’y croire fera qu’elles deviendront vraies, par un processus plus ou moins conscient.

Croyances et inconscient


Crédit photo : rougerouge

L’inconscient est la partie de l’esprit qui contient toutes les pensées, tous les souvenirs, toutes les informations qui ne sont pas accessibles par la partie consciente.

Chaque seconde, des milliards d’informations assaillent vos sens. Vous imaginez si tout se déversait dans votre conscience ? Vous deviendrez fou sur le champ ! Il est donc nécessaire de filtrer tout ça, et c’est l’inconscient qui va s’en charger. Seules quelques bribes d’information passeront le barrage de votre inconscient, mais le reste y restera confiné.

C’est ce qui explique que vous êtes capable d’entendre votre nom prononcé dans une conversation que vous ne suiviez pas. C’est ce qui explique que vous remarquiez au dernier moment la crotte sur le trottoir, alors que aviez la tête dans les nuages (ça m’arrive tout le temps).

La mère d’un enfant est capable d’entendre les pleurs de son bébé dans son sommeil, même s’il est dans la pièce à côté et si elle est endormie. Elle se réveillera alors instantanément pour voir ce qui ne va pas, alors que monsieur continuera à ronfler comme si de rien n’était.

En revanche, ce dernier entendra une branche craquer dans le jardin de l’autre côté de la fenêtre, et se retrouvera immédiatement en état de réveil, prêt à défendre le nid.

Les croyances s’autoréalisent

Nos croyances sont un des moyens les plus puissants pour communiquer avec notre inconscient. En adoptant une croyance, consciemment ou non, c’est comme si nous donnions l’ordre à notre cerveau de tout faire pour la confirmer. Nous nous plaçons en condition pour qu’elle se réalise, en mettant en place les filtres perceptuels appropriés. Nous indiquons à notre cerveau de ne nous communiquer que les informations qui vont confirmer nos pensées. Nous ne verrons, entendrons, et comprendrons que ce qu’il faut voir, entendre et comprendre pour ne pas avoir à nous détromper.

Si vous êtes persuadé que le beurre ne se trouve pas dans le frigo, c’est un peu comme si vous donniez l’ordez à votre cerveau de ne pas le voir. Bien sûr, vous finirez par le trouver, mais après un temps significativement plus long (ce qui donne parfois lieu à des scènes de ménage cocasses).

Prenons un exemple concret : vous avez eu une enfance malheureuse, et vous en êtes arrivé à concevoir la croyance qu’en général, les gens sont méchants et indignes de confiance. A priori, votre façon de percevoir votre environnement va tout faire pour confirmer ce que vous pensez.

Si quelqu’un vous bouscule par inadvertance, vous allez penser qu’il l’a fait consciemment. S’il quelqu’un vous sourit dans la rue, vous imaginerez qu’il se moque de vous.

Pour vous protéger, vous deviendrez méfiants et aggressifs de nature, et ce type de comportement ne vous aidera pas à vous faire des amis. En fait, il se pourrait même que les gens tentent de vous éviter (personne n’aime les gens susceptibles et aggressifs). Et cet état de fait va encore venir renforcer vos croyances que les autres ne valent pas le coup, et ne sont pas dignes de confiance. Votre croyance s’autoréalise dans un cercle vicieux.

Prenons un autre exemple : Vous êtes un homme, vous sortez avec des amis prendre un verre, et vous remarquez à quelques mètres une superbe jeune femme à l’aspect engageant. Il vous vient alors à l’idée de l’aborder. Si vous souffrez d’un manque de confiance en vous chronique, peut-être allez vous penser « mais si je l’aborde, elle va me jeter, et se moquer de moi ».

Si finalement vous vous décidez à l’approcher, vous risquez d’avancer en hésitant, vous allez vous couvrir de sueur, rougir, avaler votre salive, et parler avec la voix aïgue d’un enfant de coeur asthmatique. Or, une si jolie jeune femme est probablement continuellement abordée par tout et n’importe qui, et elle vous rabrouera en moins de temps qu’il n’en faut pour penser « Et voilà, encore un boulet ! ». Vous verrez votre prophétie se réaliser, ce qui n’améliorera pas votre confiance en vous.

Adopter une croyance limitante, c’est de l’autosabotage. C’est programmer son échec. C’est se condamner à la médiocrité. C’est s’interdire de saisir une opportunité ou de tenter sa chance. C’est entrer dans une spirale vicieuse dont il devient de plus en plus dur de s’extraire. Les croyances limitantes vous empêchent de vous donner à fond, de laisser s’exprimer tout votre potentiel et de déployer toutes vos ressources.

Les conflits conscient / inconscient

harry potter
Crédit photo : Aka Hige

Le pire, c’est que la plupart du temps, les croyances sont inconscientes, et nous n’en soupçonnons même pas l’existence. L’inconscient est trés actif, il possède ses propres désirs, ses propres besoins, et ses propres buts. Pour parvenir à ses fins, il déploiera tout un panel de compétences, tel que l’intuition, les émotions, les souvenirs, et la pensée holistique, sans même que vous vous en rendiez compte.

Vous avez l’impression de poursuivre un but, mais votre inconscient en poursuit un autre, et vous ne comprenez plus pourquoi tout ce que vous entreprenez cafouille invariablement.

Ainsi, devant un projet motivant, vous pourriez ressentir un profond sentiment d’ennui qui vous empêchera de vous engager, tout ça parce que votre inconscient vous estime incapable de parvenir à vos fins. « c’est trop dur, laisse tomber ! » vous dit-il au travers de cette émotion.

Votre inconscient vous veut du bien, ses intentions sont positives. Mais ses méthodes donnent parfois des résultats contraires à ceux désirés. Un ado en manque d’affection pourra jouer les trublions en classe, pour attirer l’attention sur lui. Seulement, au lieu de gagner la bienveillance d’autrui, il sera vite casé dans la case « gros dur à éviter », et obtiendra l’effet contraire à celui désiré.

Le cas des croyances aidantes

Vous avez maintenant compris le pouvoir des croyances. Mais ce qui est vrai pour les croyances limitantes l’est aussi des croyances positives. Au lieu de gâcher votre vie à cause des conflits entre votre conscient et votre inconscient, imaginez un peu quel pouvoir vous détiendriez s’ils fonctionnaient en synergie ? Vous deviendriez une de ces personnes à qui tout réussit, vous pourriez vivre sereinement, sans crainte de l’échec ni de la médiocrité.

Mais pour ce faire, il va falloir synchroniser conscient et inconscient, et vous débarrasser de vos croyances limitantes poussiéreuses en les remplaçant par des croyances aidantes toutes neuves.

Voici quelques conseils pour vous y aider :

  • Identifiez les zones à problèmes : quels sont les domaines de votre vie dont vous n’êtes pas satisfait ? Y a-t-il des problèmes récurrents auxquels vous êtes confrontés, et que vous parvenez jamais à résoudre de manière satisfaisante ? Échouez vous souvent à atteindre un certain but, et en ressentez vous de la frustration ? Êtes vous victime d’un malaise ou d’un inconfort psychologique chronique en pensant à certains aspects de votre vie ? Posez vous toutes ces questions, qui vous aideront à cerner les zones pouvant potentiellement cacher des croyances limitantes.
  • Méditez : À force de courir partout, de devoir aller toujours plus vite et plus longtemps, à force de remplir le moindre moment libre par des occupations inutiles et improductives, nous avons complètement perdu l’habitude de réfléchir à nous même, de penser à ce que nous voulons vraiment.Faites vous un cadeau, offrez vous de temps en temps la possibilité de faire des pauses pour pouvoir plonger en vous même, vous mettre en contact avec votre moi profond. Éliminez les sources de distraction potentielles, et observez vous attentivement. Je ne parle pas de vous regarder dans un miroir, je parle de réaliser une profonde introspection : soyez attentif à vos émotions, vos sensations, vos pensées et vos idées.

    Vous pourriez peut-être prendre une retraite quelques jours dans un endroit isolé, ou vous inscrire à des cours de yoga, ou aller courir une heure de temps en temps, seul (et sans walkman, svp), ou tout simplement arrêter de considérer que c’est mal de ne rien faire, et vous asseoir quelque part, juste pour savourer le temps qui passe.

    Ces périodes de repos et d’introspection vous aideront à prendre conscience de vous même, et à comprendre vos processus interne.

  • Sachez ce que vous voulez vraiment : Parfois, les buts que nous nous fixons ne sont que des palliatifs, mais ne reflètent pas vraiment nos désirs les plus profonds. Quelles sont vos priorités dans la vie ? Qu’est-ce qui vous rendrait vraiment heureux ? Nous avons trop souvent tendance à remettre l’important à plus tard, sous prétexte que nous avons trop d’urgences à traiter.Si vous avez du mal à cerner vos vraies priorités, je vous conseille de lire Priorité aux priorités, de Stephen Covey, qui est me semble-t-il l’ouvrage de référence en la matière.
  • Donnez vous des objectifs, et formulez les de manière positive : Cessez un peu de réfléchir à ce que vous ne voulez pas, ça ne vous aidera pas à beaucoup. Pour faire une chose, il n’y a pas 36 façons. Pour ne pas la faire, il y en a une infinité. En formulant vos objectifs de manière négative, vous ne vous donnez aucune direction vers laquelle vous diriger, vous ne vous donnez aucun moyen d’agir. Quand vous planifiez votre départ en vacances, listez-vous les endroits ou vous ne voulez pas aller ? Si c’était le cas, vous arriveriez sans doute quelque part, mais sûrement pas là ou vous auriez aimé.Imaginez que votre plus grand but à court terme soit d’arrêter de fumer. A quoi allez vous penser toute la journée ? À fumer ! Pensez vous vraiment que garder l’image d’une cigarette à l’esprit vous aidera à oublier votre dépendance ? Vous ne pouvez communiquer avec votre inconscient de manière négative. Au contraire, il tentera de vous rapprocher de ce que vous vouliez éviter. Alors, au lieu d’être réactif en évitant ce que vous ne voulez pas, soyez proactif en déterminant ce que vous voulez vraiment.
  • Oubliez vos échecs, pensez à vos succès : Cessez de ruminer tout ce qui ne va pas dans votre vie. Penser au problème vous empêche de vous concentrer sur la solution.Généralement, quand nous sommes confrontés à divers soucis, nous nous demandons pourquoi et comment le problème est apparu, qui est responsable, et nous passons en revue les conséquences pour nous. Tout ceci est improductif, se complaire dans les gérémiades ne vous aidera pas.

    Repensez plutôt à vos précédents succès, et déterminez ce qu’il vous a manqué cette fois ci pour atteindre la réussite.

  • Choisissez un modèle, et agissez comme lui : Si vous ne savez pas comment atteindre vos buts, prenez exemple sur ceux qui l’ont déjà fait.
  • Demandez lui franchement ce qu’il en pense : Cela vous paraîtra peut-être bizarre, mais pouquoi ne pas demander franchement à votre inconscient ce qu’il en pense ? Isolez vous quelque part ou vous pouvez être seul (si vous ne voulez pas vous retrouver à l’asile), concentrez vous quelques secondes, et demandez à haute voix à votre inconscient « Eh ! Peux tu me dire ce qui ne va pas ? ». Soyez attentif à toute émotion, toute sensation qui pourrait vous parvenir, elles constituent la réponse de votre inconscient.

Décider d’adopter consciemment des croyances positives nécessite du courage. Le courage de se regarder en face, de se considérer tel que l’on est vraiment, de reconnaitre que l’on est pas parfait, et de prendre sa vie en main. Quoi qu’il en soit, n’oubliez pas cette citation d’Henry Ford :

Que vous vous sentiez capable de faire quelque chose ou que vous vous en sentiez incapable… vous avez raison.