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Compétences sociales Développement personnel

De l’importance de la bonne humeur

Tous, nous ressentons des émotions, et comme vous devez le savoir, toutes n’ont pas les mêmes valeurs ni les mêmes effets.

Quand vous vous levez de bonne humeur le matin, en débordant d’optimisme, de joie et d’énergie, vous sentez bien que ces émotions sont positives, elles vous rendent heureux et productif. En revanche, quand dés le matin vous vous sentez fatigué, las, démoralisé, irritable, vos chances de passer une bonne journée sont bien minces. Ainsi, certaines émotions sont plutôt positives, d’autres sont plutôt négatives.

Nous avons chacun notre caractère, qui nous fait globalement pencher d’un côté ou de l’autre de la balance. Quand certains sont généralements optimistes et joyeux, d’autres sont acariâtres et aigris. D’autres, encore, oscillent en équilibre. Nous connaissons également des variations minimes d’un jour à l’autre, et même les plus joyeux se sont un jour ou l’autre senti démoralisés, irrités ou énervés.

Or, il se trouve que les émotions sont communicatives. Avez vous remarqué comme certaines personnent parviennent à faire partager leur optimisme et leur gaité à leur entourage ? Face à quelqu’un de particulièrement ouvert, gentil, généreux et souriant, n’aurez vous pas le réflexe de sourire à votre tour ? En revanche, les personnes malpolies et sarcastiques sont pénibles, elles nous irritent et nous énervent. Les sentiments positifs appellent d’autres sentiments positifs. Les sentiments négatifs appellent d’autre sentiments négatifs.

N’êtes vous jamais sorti de chez un commerçant particulièrement sympathique un peu plus heureux que lorsque vous y êtes rentré ? Et n’êtes vous jamais sorti de chez un autre marchand aigri et méchant d’un peu moins bonne humeur que vous n’y avez pénétré ?

Les émotions sont communicatives

Tout ceci implique une conséquence trés grave. Cela signifique que les émotions que vous exprimez ont une influence directe sur votre environnement. Le monde peut être vu comme une immense balance contenant sur ses plateaux de gigantesques réserves de forces positives et négatives s’équilibrant à peu près. Et vous avez la possibilité, à tout moment, d’appuyer du doigt sur l’un ou l’autre des plateaux.

Ainsi, lorsque vous exprimez un sentiment positif, par exemple en complimentant quelqu’un, en montrant de la gentillesse, de la générosité ou de la gratitude, vous instillez un peu de positif dans votre environnement. A l’inverse, si vous faites preuve de méchanceté, d’égoïsme ou de mesquinerie, ou que sais-je encore, vous contriburez à rendre votre monde pire qu’il n’est.

Ceci est vrai à différentes échelles. Par exemple, le repas du soir en famille pourra être un agréable moment si vous vous montrez enjoué et distrayant, mais vous pourriez aussi bien vous montrer froid et cassant et ainsi pourrir l’ambience. Plus globalement, chaque supporter peut contribuer à changer un match de foot en catch. Bien évidemment, plus l’échelle considérée est grande, et moins l’individu isolé détient de pouvoir.

Les émotions et votre environnement

I am just
Crédit photo : *Zara

Avez vous déjà entendu l’expression « Recevoir la monnaie de sa pièce » ? C’est exactement ce qui se passe, tous les jours, partout dans le monde. Nous récoltons les fruits que nous semons, car si nous agissons sur notre environnement, notre environnement peut rétroactivement agir sur nous.

C’est un simple constat personnel : généralement, il arrive beaucoup plus de bonnes choses aux gens positifs qu’aux personnes pénibles. Inversement, ces derniers subissent beaucoup plus de « tuiles » que les premiers.

Ok, ok, je vous vois rouler des yeux derrière votre écran. Qu’est ce qu’il raconte, celui-là ? Encore un gourou qui va nous vendre sa secte ? Et puis quoi encore ? Personne ne me fera croire à ces sornettes !

Avant d’allumer le bûcher, laissez moi préciser mon propos. Je ne crois pasen une justice du monde, pas plus qu’en l’existence d’une quelconque entité surpuissante qui surveille nos actions nuit et jour, et qui récompense les gentils et châtie les méchants. Il y a des gens parfaitement honnêtes et intègres qui subissent les pépins comme s’il en pleuvait, quand certains tyrans passent leur vie au soleil sans problèmes. Il ne s’agit pas de métaphysique, mais d’une simple histoire de statistiques.

Une histoire de statistiques

Prenons un exemple plus parlant. Imaginons que suite à un dégât des eaux, mon assurance paie une entreprise de rénovation pour changer le papier peint. Le jour du rendez-vous, l’ouvrier se pointe pour les travaux.

Dans un cas, je peux me comporter en homme civilisé, l’accueillir poliment en lui serrant la main, lui proposer un café, et me tenir à sa disposition en cas de besoin. D’un autre côté, je peux également me contenter de lui ouvrir la porte, et retourner me rasseoir devant mon pc finir mon article, sans lui accorder plus d’importance qu’à un pet de lapin.

Maintenant, supposons qu’en finissant de poser le nouveau papier en fin d’après-midi, cet ouvrier remarque une fissure dans le mur, qui laisse passer l’humidité et risque de ruiner la tapisserie. C’est la fin de la journée, il est fatigué, et n’a qu’une envie, c’est de rentrer chez lui goûter un repos bien mérité. Il a alors deux possibilités : il peut m’avertir du problème, mais alors il devra suspendre ses travaux, et revenir plus tard en attendant que j’ai pris les mesures qui s’imposent, ce qui va lui faire perdre du temps et lui coûter des efforts. Ou il peut se contenter de finir rapidement le travail pour lequel il est payé, et me laisser me débrouiller quand les premiers signes de moisissures aparaîtront dans quelques semaines.

A votre avis, dans quel cas ai-je le plus de chances qu’il perde un peu de son temps pour m’avertir du problème et m’éviter de nombreux ennuis plus tard ? Si je me suis montré sympathique, ou complètement odieux ?

La philosophie de la balance

La vie est pleine d’exemples de ce genre. Si vous prenez les autres en considération, si vous avez à coeur de faire de votre mieux pour aider votre prochain, il y a toujours un moment ou quelqu’un vous le rendra. Si vous vous comportez mal, c’est un peu comme si vous sciez la branche sur laquelle vous êtes assis.

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Crédit photo : zachstern

Sous la lumière de ces constats, il serait peut-être bon que nous réfléchissions un peu plus à nos actions, car tout ce que nous faisons peut avoir des conséquences insoupçonnées. Posez vous la question : Etes vous généralement quelqu’un d’apprécié et d’estimé ? Ou êtes vous plutôt considéré comme associal, ennuyeux ou énervant ? Nos actes anodins n’ont généralement que des conséquences anodines. Mais à l’échelle d’une vie, la différence est bien visible.

Ainsi, si vous avez parfois l’impression que le monde vous rejette, peut-être est-ce tout simplement de votre faute ? Banissez donc vos pulsions négatives. Ne laissez plus s’exprimer votre irritabilité. Laissez de côté défaitisme, moqueries, sarcasmes et vengeances. En définitive, c’est à vous que vous faites du mal.

Favorisez plutôt l’expression de sentiments positifs, soyez ouverts et généreux, n’hésitez pas à exprimer votre gratitude, devenez quelqu’un de sympathique, aimable et respectable. Vous n’en tirerez que du bien

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Appelez les gens par leur nom

Voulez vous connaître un moyen simple, efficace et rapide pour faire impression sur les gens ? Pour attirer leur attention, susciter leur sympathie, et marquer leur esprit ? Simple ! Il suffit de les appeler par leur nom.

Cela vous paraît simpliste ? Ca l’est ! Et qui plus est, c’est terriblement efficace. Savez vous que d’après certaines études1, le nom d’une personne est le mot qu’elle préfère entendre ? Et que les lettres qui composent son nom sont ses lettres préférées ?

C’est bien simple, les gens adorent entendre leur nom. Appeler quelqu’un par son nom est considéré comme une marque de respect. Dédicacer une oeuvre, c’est à dire apposer un nom sur un livre, un monument, etc. est une marque de haute considération. Pour rendre hommage à quelqu’un, on donne son nom à des rues, des écoles, des bibliothèques, etc. Les gens sont si fiers de leur nom qu’ils souhaitent à tout prix le transmettre à leur descendance.

N’oubliez pas les noms

D’ailleurs, qu’y a-t-il de plus énervant que quelqu’un qui écorche votre nom, ou qui l’orthographie mal ? Qu’y a-t-il de plus vexant que quelqu’un qui a oublié votre nom ? Mal prononcer un nom délibérément est une insulte grave, qui provoque généralement chez la personne visée une vive réaction.

Pourtant, bien peu de gens connaissent le vrai pouvoir du nom. Ainsi, lorsqu’on leur présente quelqu’un pour la première fois, il leur faut parfois faire répéter son nom plusieurs fois avant de le retenir. Sous prétexte qu’il n’ont pas la mémoire des noms, ils n’accordent pas plus d’importance au patronyme de leur interlocuteur qu’à leur première tétine.

Sachez que les gens sont fiers de leur nom. Ils apprécient de l’entendre prononcé. Voici les avantages que vous pourriez obtenir en appelant plus souvent les gens par leur nom :

  • Attirer l’attention : Si, en interpelant quelqu’un, vous prononcez son nom, vous aurez beaucoup plus de chances de le voir réagir. En effet, le cerveau humain ne peut traiter qu’un nombre limité de sources d’informations en même temps. Cette information est filtrée par le cerveau qui ne garde que le signal « utile », et élimine le bruit. C’est ce qui explique pourquoi vous êtes capable de soutenir une conversation même au beau milieu du brouhaha, en faisant abstraction du bruit autour.En revanche, lorsque le cerveau détecte parmi le bruit un son qu’il juge « potentiellement utile », il le soumettra tout de même à votre conscience. C’est pourquoi, même s’il règne une horrible cacophonie autour de vous, vous parviendrez à entendre quelqu’un qui vous interpelle par votre nom, même à un niveau sonore relativement bas2.

    De plus, en utilisant le nom, vous ciblez le destinataire de vos propos. La personne à qui vous parlez se sentira plus concerné, et aura plus de scrupules à détourner son attention.

  • Susciter la sympathie : Comme je l’ai dit, les gens sont fiers de leur nom. Ils aiment l’entendre, et si vous le prononcez régulièrement au cours de la conversation, vous déclencherez une réaction inconsciente de sympathie à votre égard. Les gens vous seront reconnaissant de prononcer leur patronyme.Quelqu’un qui prononce fréquemment le nom de ses interlocuteurs est considéré par ceux-ci comme plus attentif, prévenant, aimable, et même plus intelligent3. A ce prix là, ce serait dommage de s’en priver, non ?
  • Marquer les esprits : Les gens se souviendront mieux de vous si vous les appelez par leur nom. Chaque fois que vous prononcez le patronyme de quelqu’un, c’est un peu comme si vous tapotiez du doigt sur son front pour imprimer votre propre image dans son crâne. A terme, en employant le nom des gens, vous renforcez votre image, et gagnez en charisme.

Quand utiliser le nom ?

Bien entendu, lorsque je vous dis de prononcer fréquemment le nom de votre interlocuteur, ça ne veut pas dire qu’il faut vous mettre à le lui répéter 15 fois d’affilé avec un sourire niais. Non, quand même, restons naturels et civilisés.

Toutefois, je recommande de toujours prononcer le nom de ceux que vous saluez. Au lieu de dire, « Salut ! », Dites « Salut, Robert ! ». Ne dites plus « Bonjour, M. le directeur », mais « Bonjour, M. Dupond ».

Dans une conversation, n’hésitez pas à insérer le nom de temps en temps. Disons, une fois toutes les deux ou trois minutes. Augmentez la fréquence si vous parlez à un supérieur hiérarchique, ou à n’importe quelle personne dont le statut social est supérieur au votre. Ainsi, vous paraitrez plus respectueux.

En revanche, si votre interlocuteur a un statut social inférieur au votre, diminuez la fréquence d’utilisation du nom, sous peine de paraître condescendant.

La mémoire des noms

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Crédit photo : Roby72

Je dois vous avouer quelque chose. Si je n’y prends pas garde, j’oublie trés rapidement les noms des gens que je ne connais pas depuis longtemps. Un peu comme si ça rentrait par une oreille pour aussitot ressortir par l’autre.

Cela peut parfois donner des situations trés ambarrassantes, obligeant à des contorsions syntaxiques cocasses. Un beau jour, j’ai passé un coup de fil à un bon copain, et je suis tombé sur son père, que je connaissais également depuis longtemps. Sauf qu’au moment de le saluer, je me suis aperçu que j’étais victime du tristement célèbre « trou de mémoire inopiné et impromptu ». Extrait :

« Tuuuut ! Tuuuut ! (tonalité d’acheminement) Clic ! (Décroché) Allo ? (Le père du copain, que je reconnais aussitôt, et que je m’empresse de saluer chaleureusement) Salut … (bête trou de mémoire) heu… (genre, le nom me reste coincé en travers de la gorge) … (encore 5 secondes à me creuser la cervelle en passant pour un abruti) Ça va !? (hop ! Contorsion verbale !) »

Je suis sûr que tout le monde pourrait raconter une ou deux anecdotes de ce genre (d’ailleurs, si ça vous chante, lâchez vous dans les commentaires). Le pire, je crois, c’est quand il m’arrive de devoir présenter deux personnes, alors que je ne me souviens pas des noms de chacun.

Comment retenir les noms ?

Lorsque l’on vous présente quelqu’un, son nom est stocké par défaut dans votre mémoire à court terme. On considère que ce type de mémoire peut stocker environ sept éléments pendant quelques secondes. Si vous n’y prêtez pas plus attention, vous aurez normalement tout oublié au bout d’une demi-minute.

Pour éviter ceci, quelques méthodes peuvent être mises en oeuvre. Au moment de la présentation, saluez la personne par son nom. « Enchanté de vous rencontrer, Mme Michu ». Si vous ne l’avez pas bien compris ou entendu, n’hésitez pas à le faire répéter : « Pardonnez moi, je ne suis pas sûr d’avoir bien compris… » Eventuellement, si vous avez un doute, demandez également l’orthographe. « Emanuel ? Avec un ou deux m ? » Ne vous contentez pas d’écouter le nom, mais ayez une démarche active pour le retenir, ce sera déjà un grand pas en avant.

Ensuite, tâchez de développer des méthodes mnémotechniques qui vous sont propres, et qui vous aideront à mémoriser plus facilement. Il n’existe pas vraiment de règle, chacun développe ses propres stratégies, qui vont différer si l’on est plutôt visuel, auditif, tactile, etc.

Personnellement, j’essaie de repérer les caractéristiques physiques dominantes de la personne, et de lui associer un surnom qui rime avec son nom. Ok, cela demande une certaine gymnastique mentale, mais une fois qu’on a pris le coup, cela vient plus facilement.

D’autres méthodes existent. Vous pouvez par exemple essayer d’associer un animal à la personne (Roger a une tête de bouledogue), associer le nom à la couleur des yeux (Isabelle a les yeux bleus). Procédez par association entre une caractéristique de la personne et son nom.

Pendant les quelques minutes qui suivent, prononcez deux ou trois fois le nom en visualisant mentalement la personne. L’idéal, c’est d’avoir une conversation avec elle et de l’appeler par son patronyme.

Et pour finir, une méthode pour présenter des gens dont le nom ne nous revient pas : « Et bien, je vais vous laisser vous présenter, je suis sûr que vous ferez cela mieux que moi » 😉

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Le pouvoir des compliments

J’adore recevoir des compliments, pas vous ? J’aime qu’on me flatte, qu’on me dise que ce que je fais est bien, qu’on m’encourage par des paroles élogieuses qui valorisent mon travail ou mon comportement. Quoi de plus motivant qu’un petit mot d’encouragement et de reconnaissance ?

Je suis loin d’être un cas isolé. L’Homme est un animal social, que l’instinct grégaire pousse à vivre en groupe et entretenir un minimum d’interactions sociales. Communiquer avec d’autres membres de son espèce est un besoin primaire nécessaire à la survie1, au même titre que les besoins physiologiques (manger, boire, dormir, etc), et qui se traduit par l’envie irrépressible de gagner l’estime de ses congénères, preuve de son acceptation au sein de la tribu.

La reconnaissance, un besoin vital

Quand quelqu’un vous offre un compliment, il vous signifie que vous existez à ses yeux et que vous êtes dignes de considération. Ce faisant, il vous donne la reconnaissance dont vous avez besoin pour assouvir votre besoin d’appartenance au groupe.

La satisfaction d’un besoin provoque toujours une émotion positive. Dans ce cas, l’assouvissement provenant d’une source extérieure, à savoir l’auteur du compliment, c’est vers lui que sera dirigée cette émotion. C’est ce qui vous donne cette bouffée de gratitude lorsqu’on vous fait l’honneur de reconnaître votre mérite. Plus le besoin est fort à la base, et plus le plaisir sera intense, et plus le sentiment de reconnaissance sera marqué.

Comment faire plaisir ?

La question que je pose est la suivante : si dispenser des louanges sincères peut apporter tant de plaisir, pourquoi ne nous exécutons pas plus souvent ? Réfléchissez : quelle est la dernière fois que vous avez complimenté votre conjoint ? Et vos amis ? Comment pouvez vous désirer recevoir des paroles élogieuses alors que vous même en êtes si avare ? Un vieux précepte dit « Agis envers les autres comme tu voudrais qu’ils agissent envers toi ». Cette règle s’applique ici : si vous voulez créer du plaisir et du bohneur autour de vous, dispensez vos compliments avec largesse.

Attention ! Je ne parle pas de flatterie. Il n’y a rien de plus pénible que les flagorneries hypocrites qui ne visent qu’à s’attirer la bienveillance et les faveurs. Vous devez être sincère, vos louanges doivent venir du coeur. Cela nécessite un entraînement pour apprendre à voir ce qui est bien au lieu de se focaliser sur ce qui l’est moins. Attachez vous aux qualités des autres, pas à leurs défauts. Voici une parole de Ralph Waldo Emerson qu’il est bon de méditer :

Tout homme m’est supérieur en quelque matière, c’est pourquoi je puis m’instruire à son contact.

En chaque personne, il y a quelque chose que vous pouvez trouver digne de considération. Faites l’effort d’aller au délà des apparences, soyez curieux de découvrir la vraie personnalité des gens. Trés souvent, les vraies qualités ne se remarquent pas au premier coup d’oeil.

Soyez honnête, n’admirez pas des choses qui n’ont pas lieu d’être. Si vous soulignez par un compliment un aspect positif de la personalité d’une personne, vous avez toutes les chances de voir cette qualité s’exprimer encore plus vivement. Vous aidez votre interlocuteur à prendre conscience de ses qualités. Mais si vous complimentez à tort et à travers, vous n’apportez plus aucune information utile à l’autre pour l’aider à s’améliorer.

Le pouvoir des compliments

Si votre femme a préparé un délicieux repas, dites-le lui, rien ne lui fera plus plaisir. Si votre mari s’est couvert de cambouis en rangeant le garage, montrez lui que vous reconnaissez ses efforts, et vous le verrez arborer un air béat. Si votre enfant a pris l’initiative de ranger sa chambre, félicitez-le chaleureusement, et vous augmenterez vos chances de le voir recommencer plus souvent. Si un de vos collègues à brillé lors d’une réunion, faites lui part devant témoin de votre admiration, vous vous assurerez sa reconnaissance et sa gratitude.

Bien des problèmes de couple viennent du fait que les conjoints ne reconnaissent pas assez les mérites de l’autre. Et pourtant, une parole positive, un encouragement peuvent provoquer des miracles. Ayez-donc toujours un mot positif aux lèvres, ne soyez pas avare de louanges, restez honnêtes, et vous vous attirerez la sympathie, la considération, et le respect des autres.

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La fausse modestie

J’ai parlé il y a peu de l’importance et du pouvoir des compliments. De nos jours, nous avons perdu ce réflexe si sain d’exprimer de vive voix notre considération pour ceux que nous admirons ou dont nous reconnaissons le talent. A tel point que, lorsque nous recevons nous-mêmes une parole élogieuse, nous ne savons plus comment nous comporter.

La politesse nous enseigne qu’il est de bon ton d’être modeste et discret, car ce sont des qualités nécessaires à la vie en communauté. Celui qui a déjà été entouré par une bande de possesseurs de téléphones portables diffusant une musique dont la qualité est inversement proportionnelle au volume dans les transports en commun comprendra pourquoi.

C’est pourquoi, lorsqu’on nous fait l’honneur de remarquer nos talents, un élan d’humilité nous pousse souvent à minimiser nos mérites. Tous, nous avons au moins une fois prononcé ces paroles « Oh ! Tu sais, ce n’était pas grand choses ». Et bien même si cette réaction paraît saine et naturelle au premier abord, je prétends qu’elle est en fait néfaste.

La fausse modestie est le début de l’orgueil

Un excès de modestie n’est jamais que de l’orgueil déguisé, car en minimisant vos mérites, vous ne faites que grandir votre talent. Imaginez que vous félicitiez Baudelaire d’avoir écrit les fleurs du mal, et qu’il vous réponde « Oh, ben c’était pas grand chose, hein ! J’ai juste fait ça comme ça, pour me détendre. De toutes façons, j’étais bourré, alors »1. Une telle retenue devient indécente. C’est comme si notre ami Baudelaire nous disait « Cette oeuvre pour laquelle vous me félicitez n’était qu’un passe temps pour moi. Imaginez les chefs-d’oeuvre dont je suis capable quand je m’applique. »

Ma grand-mère avait pour habitude de dire2 : « Ne te fais pas si petit, tu n’es pas si grand ». Cet adage ancestral résume parfaitement mes propos : à force de s’aplatir devant les louanges, on finit par obtenir l’effet inverse en devenant un monstre d’orgueil.

Apprendre à accepter les compliments

Je pense que minimiser ou refuser un compliment ne sont pas de bonnes solutions. Au contraire, des louanges doivent être considérées comme un cadeau, et refuser un cadeau est en général considéré comme quelque chose d’impoli. Il faut donc apprendre à recevoir les éloges comme il se doit : avec franchise et honnêteté.

Pour autant, accepter un compliment n’est pas si aisé. Il est facile de tomber dans l’excès inverse en faisant montre d’orgueil, et je ne connais que de trés rares personnes qui méritent les louanges et sachent les accepter.

Je vais prendre l’exemple d’Eric-Emmanuel Schmitt3 (EES, pour les intimes et les fainéants, catégorie qui est la mienne). EES est un auteur francophone trés lu et trés joué qui a réalisé récemment son premier film, Odette Toutlemonde, que j’ai eu la chance de voir en avant-première. Le film était suivi d’un débat en présence du réalisateur qui répondait alors aux questions du public, lequel n’a pas tari d’éloges à propos de l’oeuvre.

EES m’a impressionné par son honnêteté et… comment dire ? Il dégage une impression de vrai, et possède ce rare talent de savoir recevoir les compliments, sans les rejeter, mais sans en tirer d’orgueil non plus. En recevant les paroles flatteuses des spectateurs, EES semblait en tirer du plaisir, sans chercher à diminuer son mérite, mais son exploit (j’ose qualifier cela d’exploit) fut de rester au niveau de son auditoire alors que celui-ci aurait voulu le placer sur un piédestal. A aucun moment il n’a laissé transparaître l’impression qu’il aurait pu se considérer comme inférieur ou supérieur à ses interlocuteurs.

C’est donc mon conseil pour cet article : si vous êtes digne de recevoir des compliments, alors ne les refusez pas. N’hésitez pas à les accepter et à remercier leurs auteurs, et surtout, évitez de tomber dans un excès d’humilité ou de vous montrer trop orgueilleux. Soyez honnête avec les autres et avec vous même, et surtout soyez vrai.

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7 façons de trouver des sujets de conversation

Mon article sur les moyens de soutenir une conversation a remporté un certain succès. Toutefois, au vu des retours obtenus, il me semble important de revenir sur certains points pour approfondir le sujet.

Comme les plus attentifs d’entre vous me l’auront fait remarquer, certaines situations sont incompatibles avec la technique de l’écoute active, laquelle donne alors de mauvais résultats, ou ne peut tout simplement plus être appliquée.

Quand l’écoute ne suffit pas

La première faiblesse de cette méthode, c’est qu’elle suppose un faible nombre de participants à la conversation, c’est à dire pas plus de deux ou trois. En effet, si vous entretenez quelqu’un en tête à tête, il est facile de lui laisser le privilège de s’exprimer en vous réservant le rôle d’auditeur. En revanche, dans une conversation mondaine mettant en jeu plus de 4 personnes, la dynamique n’est pas la même, et repose plus sur des échanges rapides que sur le discours d’une seule personne. Le temps de parole imparti à chacun a tendance à raccourcir, et il est par conséquent plus difficile d’aborder des questions personnelles.

Si vous tentez d’appliquer la technique de l’écoute attentive dans un groupe, notamment avec des personnes que vous ne connaissez pas ou peu, la personne que vous écoutiez se vera ravir la parole en un rien de temps, et la conversation portera sur d’autres sujets. Au final, vous vous retrouverez dans la situation de départ : vous restez comme deux ronds de flands sans rien à dire.

Le deuxième cas dans lequel le premier article ne s’applique pas, c’est quand vient votre tour de parler. Et oui, c’est bien beau d’écouter, mais viendra bien un moment ou il faudra vous exprimer. Lorsque votre interlocuteur est aussi timide que vous, par exemple. Ou bien s’il lit le même blog que vous 😉 . Si chacun écoute l’autre, on ne va pas s’en sortir.

Pour pallier à ces inconvéniants, voici 7 méthodes pour briller dans une conversation :

1) Commencez par les grands classiques


Le grand art de la petite conversation
Debra Fine 

Utiliser un sujet passe-partout est toujours un bon point de départ. Après tout, peut-être que votre interlocuteur est aussi perdu que vous, et se creuse désespérement la mémoire pour trouver quelque chose à dire. D’ailleurs, Jules Renard ne disait-il pas :

Si le temps ne changeait jamais, la moitié des hommes n’auraient aucun sujet de conversation

En commençant par une banalité, vous êtes sûr que quelqu’un pourra rebondir. De plus, si vous ne connaissez pas ceux auxquels vous vous adressez, vous ne savez pas à priori quels sont leurs centres d’intérêts. En commençant par évoquer le beau temps, vous pourrez prendre la température du groupe. Avec de la chance, vous tomberez sur un météorologue qui se lancera sur une thèse portant sur les anticyclones et les courants d’air chaud 🙂 .

Voici quelques sujets de base à utiliser :

  • La météo : Le summum de la banalité. Evoquez le beau temps pour la saison, les chutes de neige à venir, la pluie incessante, etc. Faites attention, si vous ne procédez pas avec finesse, vous risquez de passer pour un abruti complet, surtout si vous vous contentez de regarder par la fenêtre en proférant avec fierté une énorme évidence du genre : « Tiens, il pleut ».

    Faites donc preuve d’un minimum de subtilité. Demandez aux autres s’ils n’ont pas eu d’embouteillages à cause de la pluie, si personne n’est enrhumé à cause du froid, que sais-je encore ? Creusez vous la cervelle un minimum, je ne vais pas tout faire pour vous 😉

  • La politique : Si vous vous y connaissez un peu, lancez un débat politique. Faites remarquer l’éloquence de tel candidat, commentez les derniers sondages. Si vous avez la chance de vous trouver en periode d’élections, vous avez toutes les chances de lancer un débat enflammé. Au pire, vous ferez un flop, mais passerez pour quelqu’un d’engagé et cultivé.
  • Le sport : Si votre auditoire est majoritairement masculin, il peut être intéressant de commencer par commenter quelque résultat sportif actuel. Il est trés probable que vous déclencherez de vives réactions. Attention, toutefois : les supporters sont souvent trés attachés à leur équipe favorite, et vous devrez procéder avec diplomatie si vous ne voulez pas vous faire d’ennemis ni voir le débat dégénerer en bataille de hooligans 🙂 .
  • L’actualité : Commentez un fait divers d’actualité, cela permettra trés souvent de rebondir sur des sujets un peu plus profond. N’hésitez pas à lire la presse pour être en mesure d’avoir matière à alimenter les débats.
  • Le cinéma : Racontez le dernier film que vous êtes aller voir, demandez ce qu’il en est pour vos interlocuteurs, annoncez que le dernier chef-d’oeuvre de tel réalisateur est en fait une vraie bouse, encensez tel film d’auteur (ce qui aura l’avantage de vous parer d’une aura d’intelligence et du culture), les sujets de manquent pas en matière de cinéma.
  • Les commérages : Si les membres du groupe se connaissent déjà un minimum, vous pouvez évoquer les frasques de telle personne absente (les absents ont toujours tort), ou gloser sur la relation naissante entre machine et machin. Mon expérience personnelle à prouvée que ces sujets fonctionnent beaucoup mieux avec un auditoire majoritairement féminin.

Ces divers sujets bateaux ont fait leur preuve lorsqu’il s’agit de lancer une conversation. Attention toutefois de ne pas en abuser, sous peine d’être rapidement étiqueté comme celui ou celle qui n’a pas de conversation. Si vous lisez ceci, c’est que vous voulez l’éviter, n’est-ce pas ? Les grands classiques doivent si possible être réservés aux débuts de conversation.

2) Identifiez ce qui intéresse les autres

Soyez assez observateur pour découvrir quels seront les sujets qui intéresseront tout le monde. En général, les groupes ne se forment pas par hasard, il y a souvent des points communs entre ses différents membres. Une fois que vous avez identifié ces affinités, lancez une question à la ronde en rapport avec un sujet qui concerne l’ensemble du groupe.

Voici quelques points que vous pouvez considérer pour déterminer la tendance d’un groupe :

  • Le sexe : Le groupe est-il mixte ? majoritairement masculin ? féminin ? Si la répartition des sexe dans le groupe est équilibrée, la conversation portera sur des sujets plus généraux. Si l’un des deux genre est trés majoritairement représenté, certains sujets plus « typiques » (l’autre sexe, le sport, les voitures, le boulot, la famille, les relations interpersonnelles, etc.) seront sûrement abordés.
  • L’âge : Avez vous affaire à une bande de jeunes ? A un groupe de vieux croutons ? Là encore, comme les centres d’intérêts, les sujets préférés diffèrent en fonction de l’âge. Je me rappelle d’une époque ou j’étais trés porté sur les jeux vidéos, alors qu’aujourd’hui je me fous des nouvelles consoles comme de ma première tétine. Il est bien évident que vous ne pourrez pas demander des nouvelles sur les oreillons du petit dernier si la moyenne d’âge est de 17 ans. A vous de vous adapter.
  • La catégorie socio-professionnelle : Examinez discrètement les vêtements, le vocabulaire, la posture, les coiffures de vos interlocuteurs, et tentez d’en déduire leur catégorie socioprofessionnelle. Ne parlez pas de fusions de PME si vous vous adressez à un groupe d’ouvriers.
  • Les convictions politiques et religieuses : Attention, danger ! Evitez d’aborder le sujet si vous ne savez pas qui pense quoi. Les gens sont souvent trés attachés à leurs convictions, et vous aurez vite fait de commetre une gaffe si vous n’y prenez garde.

3) Soyez cultivé


Comment se faire des amis
Dale Carnegie 

A priori, dans une conversation, on ne peut jamais savoir à l’avance quels sujets vont être abordés. Qui n’a jamais eu la surprise, après un moment d’inattention, de constater que l’on débat ardemment de la sexualité des drosophiles alors qu’il y a trentes secondes à peine, vous déploriez la hausse du prix du gruyère ?

Le meilleur moyen de rester dans la conversation, c’est d’avoir de la culture. On ne peut disserter sur les sujets que l’on ne maîtrise pas, à moins de passer pour le lourd prétentieux qui n’y connait rien. Si vous êtes cultivé, si vous savez tout sur tout, vous aurez toujours une information à ajouter au débat, vous pourrez rebondir sur une affirmation pour la corriger ou la compléter, vous pourrez répondre aux questions posées, bref ! vous aurez quelque chose à dire, ce qui normalement est ce que vous cherchez, si vous lisez cet article.

Certains sujets reviennent plus souvent que d’autres (cf. les grands classiques). Essayez de devenir incollables dans ces domaines. Abonnez vous à des revues spécialisées, et parcourez-les régulièrement. Ne vous contentez pas de regarder le JT, savoir ce que tout le monde sait, c’est ne rien savoir. Tenez vous au courant de l’actualité scientifique et politique, c’est un excellent moyen d’avoir des anecdotes intéressantes à raconter.

Si la conversation porte sur un sujet que vous ne maîtrisez pas, vous pouvez également jouer au naïf. Prétendez que vous êtes intéressé, mais que vous n’y connaissez pas grand chose, et posez des questions techniques et précises. Si votre interlocuteur connait son domaine, il se retrouvera au centre de la conversation, et vous accordera toute son attention pour satisfaire votre curiosité. Ce sera à vous d’en tirer avantage en ne laissant pas s’épuiser le sujet.

Si vous êtes spécialiste dans certains domaines, ce sera peut-être même vous que l’on interrogera. N’ayez pas peur d’ennuyer les gens en leur parlant des sujets techniques qui vous tiennent à coeur. S’ils posent la question, c’est que ça les intéresse. Mais n’hésitez pas à vous mettre au niveau de vos interlocuteurs, soyez compréhensible, vulgarisez. Et surtout, soyez passionné. Si vous aimez un sujet, partagez votre enthousiame.

Moi même, je maîtrise relativement bien le domaine de l’informatique. Lorsqu’un non initié m’interrogeais, j’avais pour habitude de répondre « Bof, tu sais, c’est trés technique, ça ne t’intéressera pas ». Forcément, un tel manque de conviction ne pouvait passionner les foules. Pourtant, il y a tellement de choses à raconter ! Maintenant, je disserte avec volubilité des logiciels libres, d’Internet, des nouvelles technologies de l’information, etc. Le tout est de trouver le juste milieu entre partager vos passions et ennuyer l’auditoire avec votre petite personne.

4) Racontez des anecdotes

Rien de tel qu’une petite anecdote ou une parabole1 pour illustrer et pimenter la conversation. Au cours du débat, n’hésitez pas à lancer un « Ca me rappelle la fois ou… » ou un « C’est comme l’histoire de ce type qui… » avant d’enchaîner sur une petite histoire en rapport avec le sujet. C’est un excellent moyen de capter l’attention, et surtout de la retenir pendant un temps. Si vous savez bien raconter, personne ne vous interrompra, et celui qui s’y risquera se fera remettre à sa place illico-presto.

Plusieurs précautions à prendre toutefois. D’abord, votre histoire ne doit pas tomber comme un cheveux sur la soupe, restez en rapport avec le sujet, et apportez quelque chose de concret à la conversation. Si vous racontez les vacances de votre mémé jacquotte pour illustrer les derniers résultats sportifs, vous allez gentiment vous faire rembarrer, et passer pour un gros lourd.

Votre anecdote ne doit pas être trop longue. N’oubliez pas que pendant que vous la racontez, vous détenez le monopole exclusif de la parole. Si vous le conservez trop longtemps, vous allez finir par lasser, voire énerver. Soyez courtois : une conversation est un échange, alors ne volez pas le tour du voisin.

Si possible, tâchez de n’utiliser que des histoires véridiques. Elles auront plus de poids, et surtout, vous risquez moins de vous embrouiller en les racontant. Si vous inventez, ne mentez pas quand à la véracité de vos paroles, et si on vous questionne, prenez un air mystérieux, ça passera pour de l’humour.

5) Ayez de l’humour


Comment appelle-t-on un chat qui…
Veron & Bancel 

Plutôt qu’une anecdote, pourquoi ne pas raconter une bonne blague pour détendre l’atmosphère ? Dans ce cas, vous allez de même monopoliser l’attention du public pendant quelques secondes. Ce sera à vous, et rien qu’à vous de parler. Notez que les précautions indiquées juste au dessus s’appliquent également dans ce cas : restez dans le sujet, et ne soyez pas trop long.

Prenez également garde au fait que les histoires drôles sont potentiellement blessantes si elles mettent en jeu des membres de minorités (les belges, les blondes, les juifs, les noirs, etc.) Ayez du tact, et faites bien attention à ne froisser personne, car comme le disait Desproges, on peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui.

Notez que vous ne pourrez jamais faire de plus gros bide qu’en oubliant la fin d’une histoire, alors soyez sûr de votre mémoire. Et soyez original. Certaines histoires ont déjà été entendue maintes et maintes fois, tâchez de sortir du lot. Il existe de trés bons dictionnaires d’histoires drôles, n’hésitez pas à vous documenter.

Par ailleurs, en fonction de votre public et du sujet de conversation actuel, une histoire drôle ne sera pas forcément trés bien perçue. Ne sortez pas la dernière de toto en plein milieu d’un repas d’affaire, ou lorsqu’untel évoque l’enterrement de mémé jaquotte. Certaines histoires sont plus « fines » que d’autres, et seront mieux acceptées en fonction des circonstances. Sachez vous adapter, et ne pas aller trop loin.

Et surtout, surtout, surtout… Sachez raconter ! Il n’est rien de plus pénible, rien de plus ennuyeux, rien de plus pathétique que quelqu’un qui ne sache pas raconter les histoires drôles. Si vous n’êtes pas capable de jouer un rôle, de donner vie à votre histoire, de grâce, par pitié, abstenez vous ! Raconter une blague est une affaire serieuse.

A part les histoires drôles, vous pouvez également vous permettre d’interrompre votre interlocuteur pour placer un calembour, un jeu de mot, etc. Soyez taquin. Mais l’humour ne s’improvise pas. Si vous n’êtes pas sûr de vous, mieux vaut attendre d’avoir acquis un peu d’entraînement.

6) Parlez de vous


Comment se faire des amis
Dale Carnegie 

Puisqu’il faut absolument parler, et bien pourquoi ne pas aborder le sujet que vous connaissez le mieux, à savoir vous ? Parlez de votre vie, de vos sentiments, de vos opinions, de vos émotions, lâchez-vous, que diantre !

Un excellent moyen d’immiscer votre petite personne dans la conversation, c’est de commencer par exprimer votre opinion. Vous avez des opinions, n’est-ce pas ? Pourquoi ne pas rebondir sur un sujet en commençant votre phrase par « Je pense que », « A mon avis », « Il me semble que », etc. Donnez votre avis, expliquez ce que vous pensez, faites part de vos réflexions personnelles (ce qui bien sûr suppose que vous ayez des réflexions personnelles)…

L’avantage, en exprimant ce que vous pensez, c’est que vous prouvez tout simplement que vous êtes capable de penser. Si vous procédez avec suffisamment de tact, étaler votre point de vue vous confèrera un air intelligent et cultivé. Attention toutefois de ne pas raconter tout et n’importe quoi. Sélectionnez vos idées avec soin, et si vous ne vous sentez pas capable de les défendre, abstenez vous. Si la majorité du groupe partage vos opinions, vous n’aurez pas de problème, mais dans le cas contraire, soyez prêt à vous engager dans une joute verbale. Ne soyez pas non plus à 100% catégorique, accordez vous une marge d’erreur, et acceptez de vous tromper. Vous aurez l’air moins bête si quelqu’un vous démontre que vous avez tort.

Si votre public est majoritairement féminin, faites lui part de vos sentiments, en restant dans les limites de la pudeur. Pour les hommes qui lisent ceci, sachez que les femmes accordent beaucoup d’importance aux émotions, et qu’elles n’hésitent pas à les partager entre elles. Aussi, si vous savez exterioriser les vôtres, vous gagnerez en crédit auprès de la gente féminine. Attention toutefois, n’appliquez jamais ce conseil si des hommes se trouvent dans l’auditoire, les résultats seraient catastrophique pour votre image. N’oubliez pas que pour un homme, exposer ses sentiments est un signe de faiblesse.

7) Un peu de conviction, que diable !

Si vous voulez être certain que les autres vous considèrent charismatique, si vous désirez qu’ils vous trouvent du bagout, commencez par en être convaincu vous même. Saviez vous que l’opinion qu’ont les autres de vous n’est jamais que le reflet de ce que vous pensez de vous-même ?

Si vous commencez à parler en regardant vos pieds, si vous interpelez quelqu’un en murmurant dans votre barbe, personne ne vous écoutera, et vous ne pourrez pas finir la moindre phrase de plus de trois mots sans être interrompu. Jamais vous ne susciterez l’intérêt chez vos interlocuteurs s’ils ne vous entendent même pas. Jamais vous ne pourrez les rallier à vos idées si vous n’avez pas l’air vous mêmes convaincu.

Il va falloir que vous sachiez ce que vous voulez. Si vous désirez vous adresser à une personne, alors faites le vraiment. Regardez-la, appelez-la par son nom, et parlez haut et fort (sauf si vous êtes au cinéma). Si vous voulez être entendu, pourquoi marmonnez vous ? Si vous voulez qu’on vous écoute, pourquoi discutez-vous avec le sol ?

Un bon orateur doit savoir capter l’attention de son public. Parmi les éléments les plus importants à prendre en compte, on trouve le regard et le timbre de voix. D’une part, contraignez vous à maintenir un contact oculaire avec vos interlocuteurs, et d’autre part parlez distinctement, avec un volume suffisant pour pouvoir être entendu sans effort, mais sans pour autant hurler.

Pour finir (enfin)

Avec tout ça, vous disposez de bonnes bases pour vous lancer dans des conversations à batons rompus. Ne pensez pas toutefois que vous allez devenir un redoutable bretteur verbal du jour au lendemain. C’est quelque chose qui requièrt un peu d’entraînement, si vous y mettez du vôtre, vous verrez trés rapidement apparaître les premiers progrès. Et si vous connaissez d’autres méthodes auxquelles je n’aurais pas pensé, n’hésitez pas à en faire profiter les copains en laissant un commentaire.

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Compétences sociales

Comment raconter les blagues ?

Comme je l’ai dit dans cet article sur les sujets de conversation, savoir raconter des blagues est un excellent moyen de relancer une discussion ou de détendre l’atmosphère. Et pour cause, les vertues de l’humour ne sont plus à démontrer. Celui qui sait maîtrise l’art délicat de l’histoire drôle s’assure de briller dans les réunions mondaines, et sera vu comme un bon vivant à la compagnie recherchée.

Et pourtant, savoir raconter n’est pas inné. Au contraire, il s’agit d’une compétence qui fait appel à de nombreux talents comme la mémoire, le jeu d’acteur, le sens du timing, etc. Et comme toutes les compétences, celle-ci doit être travaillée pour se développer.

Voici quelques éléments à prendre en considération pour devenir un bon conteur :

L’originalité

Le nombre de blagues existantes est pratiquement infini, et pourtant, avez-vous remarqué que ce sont toujours les mêmes que l’on entend ? Et généralement pas les meilleures, soit dit en passant… Une blague entendue plusieurs fois ne fait plus rire, et si vous vous contentez de répéter encore et toujours les mêmes histoire de toto usées jusqu’à la chute, vous avez toutes les chances de vous manger un « je la connaissais ».

Faites l’effort de vous documenter. Il existe de trés nombreux bouquins qui recensent des tonnes de bonnes histoires dont certaines sont fort peu connues. Vous pouvez également faire des recherches sur Internet pour trouver des sites humoristiques1, qui regorgent d’histoires (plus ou moins) drôles.

Les histoires drôles peuvent jouer sur plusieurs types d’humour pour faire rire. Citons l’humour gras, l’humour noir (je l’adore, celui-là), l’humour absurde (je l’aime bien aussi), etc. Essayez d’être éclectiques, plus vos blagues sont variées, plus facilement vous pourrez les placer.

La mémoire

Faire-part
Crédit photo : NguyenDai

C’est bien beau de raconter des blagues, mais encore faut-il être capable de s’en rappeler. Il vous faudra un minimum de mémoire pour enregistrer toutes ces histoires drôles. Vous voulez connaître un moyen de faire un énorme bide ? En voici un infaillible : commencez à raconter votre blague, et prenez bien soin d’avoir un trou de mémoire au moment de la chute. Imparable !

Pour éviter ces mésaventures, évitez d’avoir du Gruyère à la place du cerveau. Si vous n’arrivez pas à mémoriser des milliers de blagues, focalisez vous sur une petite dizaine. En matière d’humour, il faut privilégier la qualité à la quantité.

Si vous racontez une de vos blagues favorites, vous n’avez pas trop de crainte à avoir. En revanche, lorsque vous tombez pour la première fois sur une histoire qui vous semble digne d’être ressortie, entraînez vous au moins une fois ou deux devant un miroir. Vous vous épargnerez l’embarras de vous rendre compte au moment de la chute que vous avez oublié le petit détail sans lequel votre blague n’a aucun sens.

Le sens du timing

Vous êtes devenu un dictionnaire d’histoires drôles ambulant, votre mémoire est infaillible ? Parfait ! Il manque quelque chose, mais quoi ? L’occasion, pardi ! Vos blagues, il va bien falloir trouver un moment pour les raconter, non ?

C’est là que le sens du timing entre en jeu, et qu’il va falloir respecter ce bon vieil adage plein de sagesse : avant l’heure, ce n’est pas l’heure, après l’heure, ce n’est plus l’heure. Il va falloir faire preuve d’attention. Imaginez que vous êtes un fauve tapi dans les fourrés, guettant le bon moment pour bondir sur sa proie. Voilà l’état d’esprit qui doit être le votre si vous espérer placer votre vanne dans la conversation.

Votre blague aura beaucoup plus de légitimité, et beaucoup plus d’impact si son sujet est en rapport avec la conversation. Je distingue deux cas différents : dans le premier, vous suivez normalement la conversation, et êtes d’humeur taquine. A un moment précis, par une association d’idées, une blague en rapport avec le sujet vous vient à l’esprit. N’hésitez pas ! Dés que c’est votre tour de parler, lancez vous. Attention, n’interrompez pas celui qui détient la parole, d’abord parce que c’est trés impoli, ensuite parce que cela augmente à votre tour vos chances de vous voir ravir votre temps d’expression.

Dans le deuxième cas, vous avez une histoire précise en tête, que vous voulez absolument replacer. C’est dans cette situation que vous devrez être le plus attentif. Vous allez devoir manoeuvrer avec finesse et saisir le moindre prétexte pour balancer votre blague. Si besoin est, vous pouvez même tenter de dévier la conversation vers le sujet qui vous intéresse. Petite précaution : ne vous lancez pas dans votre histoire tout de suite après avoir vous même changé de sujet. Je vous assure que ça va se voir.

Dans tous les cas, si vous manquez le coche et laissez passer l’occasion, soyez beau joueur, et attendez une meilleure occasion. Ce serai dommage de gâcher une bonne histoire parce qu’elle tombe comme une cheveu dans la soupe.

Avoir du tact

Avez vous remarqué que la plupart des blagues se moquent du malheur des membres de groupes ethniques ou de minorités ? Que ce soient les blondes, les belges, les militaires, les noirs, les juifs, les chasseurs, les américains, les hommes, les femmes, les musulmans, les homosexuels, les fonctionnaires, les flics, les jeunes, les vieux, les animaux, les hommes politiques, les pompiers, les belles-mères, et j’en passe… Tous, ils en prennent pour leur grade (il y en a qui le méritent, mais je ne dirai pas lesquels 😉 ).

Avant de vous lancer dans une grande diatribe sur la prétendue légereté des blondes, prenez la précaution de vérifier qu’une de ces charmantes demoiselles à la chevelure dorée ne se trouve pas a portée d’oreille. Pour peu qu’elle soit susceptible, vous pourriez regretter votre étourderie.

Il ne s’agit pas d’hypocrisie, mais de tact. Le but d’une blague est de faire rire, non ? Faites preuve d’empathie, surtout si vous vous adressez à des personnes que vous connaissez peu. Même si une saillie humoristique peut vous sembler anodine et sans conséquences, il n’est pas impossible que vous blessiez quelqu’un. Tout le monde n’a pas le même sens de l’humour que vous.

Les talents de conteur

Grâce aux quelques conseils précédents, vous avez réussi à placer la bonne blague au bon moment. Et maintenant ? Et bien, il reste le plus difficile : raconter la blague. Des talents de conteur seront indispensable si vous espérez déclencher la moindre hilarité chez vos interlocuteurs.

Pour comprendre à quel point la manière de raconter est importante, amusez vous à réaliser l’expérience suivante. Commencez par trouver un bon recueil d’histoires drôles, parcourez-le, et sélectionnez la meilleur blague que vous puissiez trouver. Ensuite, choisissez un interlocuteur habituellement jovial et enjoué, et contez lui votre histoire d’un ton monocorde en lisant votre livre mot-à-mot. Si vous parvenez à lui arracher autre chose qu’un sourire poli, vous aurez bien de la chance.

En matière de communication interpersonnelle, saviez vous que le langage corporel véhicule une trés grande majorité de votre message, contrairement aux mots qui n’en font passer qu’une trés petite partie ? Si vous voulez que vos histoires aient un effet, il va falloir donner de votre personne.

En fait, quand vous racontez une blague, vous êtes un peu dans le cas d’un orateur qui s’adresse à une assemblée, et les mêmes règles s’appliquent. Je ne vais pas détailler les différents moyens de parler en public, puisque cela nécessiterait un article complet (que j’écrirai sans doute un de ces jours). Toutefois, voici quelques règles de bases :

  • Parlez fort : Vous voulez que tout le monde vous entende, non ? Alors parlez suffisamment fort pour atteindre vos auditeurs les plus éloignés, mais ne cassez pas non plus les oreilles de votre public en hurlant.
  • Respirez, sinon, vous allez exploser. Bien des orateurs débutant s’imaginent que pour parler en public, il faut nécessairement parler vite. Je me rappelle des premières fois où je me suis addressé à une assemblée. Une vraie mitraillette. Erreur, grossière erreur ! N’allez pas plus vite que la musique, ménagez des pauses, modulez votre débit. Un orateur qui prend son temps est beaucoup plus agréable pour les auditeurs. Attention tout de même à ne pas laisser s’endormir vos interlocuteurs.
  • Le contact oculaire est trés important. C’est ce qui vous permettra de maintenir votre public en éveil. Regardez tour à tour les membres de l’assemblée, et soutenez leurs regards quelques secondes chacun. Si quelqu’un regarde ailleurs, fixez le jusqu’à capter son regard.
  • Structurez votre discours. Personne ne comprendra une histoire sans queue ni tête (à moins qu’il ne s’agisse d’humour absurde). Votre histoire doit avoir un début, un milieu et une fin, alors n’oubliez pas d’aller réviser votre schéma narratif2

Il y a en plus quelques éléments un peu plus spécifiques aux histoires drôles que vous devez maîtriser :

  • Le jeu d’acteur : Impliquez tout votre corps dans le récit, laissez libre court à votre expression corporelle. Si votre histoire comporte des personnages, imitez leurs attitudes, leurs comportements, leurs mimiques, bref ! donnez leur vie.
  • L’accent : Une blague belge sans accent belge ? Impensable ! Imiter l’accent de vos personnages est essentiel pour accentuer l’effet comique. Si votre histoire met en jeu des belges, ou des québecois, vous pouvez vous en donner à coeur joie.
  • Le suspense : Trés fréquemment, l’humour d’une blague réside dans sa chute. Entretenez le suspense, créez l’attente chez vos auditeurs, maintenez-les en haleine. Plus ils voudront connaître la fin, plus l’impact sera important.

Le mot de la fin

Voici donc quelques conseils qui feront de vous, même si la liste est loin d’être exhaustive, un redoutable conteur de blagues. Et maintenant, quart d’heure récréation. Vous connaissez quelques blagues qui mériteraient de sortir de l’ombre ? Et si vous les laissiez en commentaire ?

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Détecter le mensonge

Allez, ne mentez pas : qui ne s’est jamais sauvé d’une situation désagréable grâce à un mensonge ?

Imaginez que vous soyez invité à manger chez votre belle famille, et votre belle mère a consacré énormément de temps et d’efforts à cuisiner. Seulement voilà, le gigot est à peine mangeable, et quand à la purée de pommes de terre, elle a à peu près autant de goût qu’un morceau de platique. Alors que vous vous réjouissez intérieurement d’être venu à bout de votre assiette, la piteuse cuisinière vous demande : Vous en reprendrez bien un peu, mon petit Jean-Louis ? (en plus, elle ne se rappelle même pas votre prénom).

Qu’allez vous lui répondre ? Non, merci, mais c’était infect, j’ai eu l’impression de mastiquer du pneu. Je mangerai mieux ce soir. Ok, ça serait peut-être jouissif, mais je pense que vous préférerez vous abstenir si vous souhaitez conserver de bonnes relations avec votre partenaire. En fait, il est probable que vous répondiez quelque chose comme Je vous remercie, c’était trés bon, mais je n’ai plus faim.

Où seriez vous si vous ne mentiez pas ?

Avez vous déjà essayé d’imaginer ce que serait votre vie si vous ne mentiez jamais ? Si tout ce qui sortait de votre bouche n’était rien que la pure vérité, toute nue et sans artifice ? Sans doute seriez vous seul, sans ami, peut-être à la rue, et en tout cas dans une position sociale peu enviable.

Vous rappelez vous de la dernière fois que vous avez menti ? Même un tout petit mensonge ? En fait, si vous y réfléchissez bien, votre dernière entorse à la vérité ne date sans doute pas de si longtemps. Il n’y a pas à en avoir honte. Il faut savoir que le mensonge est couramment utilisé dans la vie de tous les jours, car il permet de mettre de l’huile dans les rouages sociaux. Je dirai même plus, le mensonge est un ingrédient nécessaire à la vie en communauté.

La plupart des gens n’aiment pas se voir asséner une vérité brutale et potentiellement blessante. C’est pourquoi la plupart des boniments que l’on débite sont des pieux mensonges, destinés à ménager les susceptibilités, à ne pas froisser les orgueils, à ne pas insulter ni offenser. Ces mensonges sont commis pour la bonne cause, et font plus de bien que de mal.

Malheureusement, il y a également les mensonges malveillants, destinés à servir l’intérêt de celui qui les profère. Duperies, escroqueries, arnaques, supercherie, etc. appartiennent à cette catégorie. Ceux-là, il serait intéressant de savoir les détecter pour s’en protéger.

Comment savoir si l’on vous ment ? Si vos enfants vous racontent des bobards ? Si le type qui essaye de vous vendre sa voiture vous cache un défaut dans le moteur ? Et bien ça alors, mais quelle coincidence (Saperlipopette, dirais-je) ! C’est justement ce dont je vais parler maintenant (la vie fait bien les choses) !

Les signaux corporels du mensonge


Je sais que vous mentez
Paul Ekman 

Le plus important, lorsqu’on cherche à détecter le mensonge, c’est de savoir reconnaître les signaux corporels caractéristiques de la tromperie.

Il faut savoir que mentir n’est pas un acte anodin. En général, proférer un mensonge provoque un certain malaise, voire du remord, et s’accompagne par conséquent de signaux corporels caractéristiques plus ou moins prononcés selon l’importance du mensonge, et l’entraînement du menteur. Pas besoin d’être un détecteur de mensonge pour reconnaitre ceux qui « ne savent pas mentir ».

S’il est facile de contrôler ses paroles, par exemple en répétant son texte à l’avance, il est plus complexe de maîtriser son langage corporel. Par conséquent, les signaux de tromperie sont à rechercher dans le langage du corps, sur le visage, dans les mouvements des mains et des pieds.

Voici un panel de ces signaux. Attention toutefois, il faut considérer ces éléments comme un ensemble, et non pas individuellement. Chaque élément en soi ne signifie pas qu’il y a mensonge. En revanche, si vous parvenez à détecter plusieurs de ces signaux chez votre interlocuteur, il y a de bonnes chances pour qu’il soit en train de vous raconter un bobard.

  • Autocontact de la main au visage : Lorsque nous discutons avec quelqu’un, il nous arrive de nous toucher le visage. Mais lorsque nous mentons, cette tendance augmente de façon spectaculaire. Le mouvement le plus courant est la main qui couvre la bouche, suivi de la main qui touche le nez.Avez vous déjà vu un enfant mentir ? Alors vous avez sûrement remarqué qu’il était trés mauvais menteur, et facilement repérable. Les enfants qui mentent ont souvent le réflexe de plaquer maladroitement la main sur la bouche, et c’est un geste bien trop évident pour être crédible.

    En grandissant, on apprend à être plus discret, mais le mouvement de base reste le même. La main s’élève, et gratte le coin de la bouche, ou frotte la lèvre supérieure, etc. Dans son livre La clé des gestes, Desmond Morris avance l’explication que le cerveau, qui éprouve de la gêne, donne l’ordre à la main de couvrir la bouche pour empêcher les paroles mensongères de sortir, et c’est pourquoi le mouvement est amorcé pour « museler » le menteur. Cela dit, ce mouvement n’empêche pas le mensonge d’être proféré, mais le geste est fait.

    Un autre grand classique est la main qui touche le nez. Souvent, le mouvement de la main pour toucher la bouche est amorcé, mais reste incomplet, et termine en grattement ou en frôlement du nez.

    Les autres gestes d’autocontact utilisés par les menteurs, quoique moins fréquemment, sont la main qui caresse le menton, qui passe dans les cheveux, qui frotte la joue, et qui caresse l’oreille.

    Si votre interlocuteur se gratte le menton, cela ne signifie pas forcément qu’il ment. Mais si vous observez une multiplication des autocontacts de ce type, vous savez qu’il faut faire attention.

  • Les trémoussements : Le menteur mal à l’aise affiche une tendance élevée au trémoussement et aux infimes changements de positions. Comme si son plus cher désir était de prendre la poudre d’escampette, il se dandine, passe d’une jambe à l’autre, remue sur sa chaise, bref, ne tient pas en place. Si votre interlocuteur gigote comme une anguille, soit il a une envie pressante, soit il vous cache quelque chose.
  • Les signaux du visage : Un menteur présente certaines incohérences faciales, il est victime de tics et de micro-expression. Ces mouvements trés légers sont quasiment invisibles à l’oeil nu, et il faut beaucoup d’entraînement pour arriver à les détecter. Ainsi, les muscles du visage se contractent trés légèrement, les pupilles se dilatent et se contractent, la fréquence de clignement des yeux augmente de manière significative, un rougissement apparait, etc.D’autres signaux sont plus facilement visibles. Un menteur a tendance à avaler sa salive plus souvent, et être victime de transpiration. La fréquence des sourires à également tendance à diminuer.
  • Les gestes des mains : Lorsque nous parlons normalement, nous soulignons naturellement nos propos par une gestuelle des mains. Mais lorsque nous mentons, nous avons tendance à diminuer les mouvements de nos mains le plus possible. Nous pouvons par exemple les glisser dans nos poches, nous asseoir dessus, les placer dans notre dos, les joindre et les laisser pendre, etc.Les mains peuvent également être révélatrice d’un état de tension interne, lorsqu’elles jouent avec un trousseau de clé dans un poche, ou lorsqu’elles présentent une activité fébrile.

Apprendre à reconnaître le langage corporel


Ces gestes qui parlent à votre place
Joe Navarro 

Comme je l’ai dit, il ne sert à rien de considérer chaque signal individuellement, car il fait en fait partie d’une posture globale. Mais si vous parveniez à détecter en même temps deux ou trois signaux de tromperie chez votre interlocuteur, alors vous feriez bien de vous méfier.

Je peux vous donner plusieurs recommandantions pour mieux détecter ces signaux. Premièrement, arrangez vous pour que le langage corporel de votre interlocuteur puisse s’exprimer sans contrainte. Si le menteur potentiel porte un objet encombrant lorsqu’il parle, ou s’il est enfoncé dans un profond sofa, ses gestes parasites seront beaucoup moins visible que s’il est debout en face de vous.

Ensuite, vous devez vous même être dans de bonnes conditions pour décrypter sa gestuelle. Vous imaginez bien qu’on pourra vous raconter le plus grossier mensonge en arborant les gesticulation les plus visibles, il y a peu de chances que vous vous rendiez compte de quoi que ce soit si vous écoutez d’une oreille distraite tout en regardant la télé (tiens, encore une raison de la balancer). Soyez disponible et attentif, en ayant une vue globale sur le corps de votre interlocuteur. Ainsi, vous augmenterez vos chances de repérer des signaux parasites.

Enfin et surtout, entraînez vous à décrypter le langage corporel. A la base, certaines personnes sont plus perspicaces que d’autres, mais rien n’est jamais définitif. Les femmes détiennent d’ailleurs un avantage indéniable, car elles sont en général beaucoup plus douées pour décoder le langage gestuel. Si vous découvrez que l’on vous ment souvent, et que vous ne vous en rendez que trés rarement compte, peut-être faudrait il prêter plus d’attention à ceux qui vous entourent ?

Repérez les incohérences dans le discours

Par définition, un menteur vous tiendra un discours différent de la réalité pour vous tromper. Or, dans la plupart des cas, une histoire inventé ne sera pas aussi complète que la réalité elle-même, et contiendra forcément certaines incohérences, qui vous permettront de découvrir le pot aux roses1.

Selon les cas, le discours du menteur sera plus ou moins bien préparé. Par exemple, un mensonge complètement improvisé contiendra de nombreuses lacunes, de la redondance, des oublis, des contradictions, etc. En revanche, un mensonge longuement répété sera beaucoup plus crédible, et il vous faudra parfois beaucoup de jugeotte pour démasquer la supercherie.

Sachez également repérer les explications trop préparées. Les menteurs ont tendance à débiter tout le discours qu’ils avaient préparé sans même qu’on leur ait rien demandé. Si votre conjoint se lance dans une longue diatribe pour justifier un retard de quelques minutes, gardez-le à l’oeil.

Voici quelques techniques pour détecter les incohérences dans un discours :

  • Confrontez le menteur à la réalité : Cette méthode est certainement la plus directe et la plus efficace. En confrontant les propos du menteur avec la réalité, vous parvindrez à coup sûr à le démasquer. Par exemple, supposons que votre fils prétende passer la nuit chez un ami, et imaginons que le soir même, ce même ami appelle pour prendre de ses nouvelles. Alors vous saurez que quelque chose cloche, et vous serez en droit d’exiger des explications franches de la part du fautif. C’est ce qu’on appelle un flagrant délit.
  • Demandez des détails : Si un menteur à préparé un discours crédible en surface, il suffit parfois de gratter un peu pour découvrir des absurdités. Par exemple, si votre partenaire rentre tard en prétextant une réunion qui s’est éternisée, alors que vous avez de bonnes raisons de penser qu’il a passé l’après midi en galante compagnie, vous pourriez demander « Alors, comment s’est passé cette réunion ? Vous étiez nombreux ? Etes vous parvenu à un résultat intéressant ? Roger était là ? Sa femme m’avait dit qu’il était malade ces derniers temps. etc. »Si ledit partenaire semble réfléchir avant de donner une réponse, s’il affiche une réticence a vous raconter sa réunion, s’il tente à tout prix de changer de sujet, ou s’il s’embrouille dans des explications incohérentes et peu claires, vous feriez bien d’être sur vos gardes.

    Attention, il ne s’agit pas de projeter une salve de question à tout va. Si votre interlocuteur a l’impression de subir un interrogatoire, il va se braquer, et vous n’obtiendrez aucun résultat valable. Au contraire, vous devez absolument procéder comme si de rien n’était, et ne surtout pas laisser apparaitre vos soupçons. Apprenez à doser, pour pousser le menteur dans ses retranchements, sans pour autant le laisser exploser.

  • Faites répéter : Demander à un menteur de répéter une partie de son discours peut être un excellent moyen d’en débusquer les incohérences, tout spécialement pour un mensonge improvisé. Cette technique ne marche que si le discours est assez long. Par exemple, « mon portable était déchargé, je n’ai pas pu t’appeler » ne convient pas. En revanche, si votre menteur invente au fur et à mesure des détails à son histoire pour répondre à vos demandes de précisions, il y a forcément un moment ou il va s’empêtrer.Pour en profiter, demandez lui mine de rien de répéter une phrase qu’il a prononcé quelques secondes avant. Vous pouvez par exemple jouer à l’étourdi qui a oublié un détail « Attends, pardonne-moi, tu as bien dit à l’instant que … ? Non, pour rien, c’était pour être sûr d’avoir bien compris. »

    Si le menteur a inventé son mensonge sur le coup, il est probable qu’il oublie une partie de ce qu’il a raconté. A vous d’en profiter pour le pousser à se contredire. « Dis-moi, tu m’as bien dit que …, n’est-ce pas ? Alors pourquoi viens tu de m’annoncer le contraire ? »

  • Pas de point ouvert : Certains personnes n’éprouvent pas trop de remords quand elles mentent par omission, lorsqu’elles « oublient » de préciser certains points, restent dans le vague et donnent peu d’information. En revanche, elles éprouvent plus de difficulté à mentir « franchement » (si j’ose dire) en soutenant ouvertement une assertion fausse.Si vous détectez une zone d’ombre dans le discours de votre interlocuteur, tâchez de l’éclaircir en posant des questions fermées. Par exemple, si vous avez décidé d’acheter une voiture à un particulier en passant par les petites annonces, vous voudrez savoir si le véhicule est en bon état. Si vous demandez au propriétaire « Comment est cette voiture ? », il n’aura que peu de scrupules à vous répondre que c’est une excellente mécanique, fiable et robuste, même s’il sait pertinemment que le radiateur fuit. En revanche, si vous lui demandez s’il peut vous assurer qu’aucune pièce n’a besoin d’être changée, il y réfléchira sûrement à deux fois avant de mentir aussi effrontément.

    Formulez toujours vos questions de manière à ce que les mensonges pour y répondre soient le plus gros possible. Car plus le mensonge est gros, plus facilement il est détectable.

  • Utilisez le bluff : Voici une technique particulièrement machiavelique pour détecter un mensonge. Il s’agit de confronter le menteur à une situation difficile, en lui faisant croire qu’il est démasqué. Par exemple, si votre conjoint affirme « J’ai passé la soirée avec Robert. », vous pouvez rétorquer naïvement « Tiens, c’est bizarre, mais alors pourquoi Robert a-t-il appelé hier soir pour prendre de tes nouvelles ? ».Bien sûr, vous savez trés bien que Robert n’a pas appelé, simplement, vous mettez le menteur dans l’embarras. Il va s’apercevoir qu’il a commis une bourde, et s’empêtrera sûrement dans des explications tordues pour expliquer l’incohérence de ses propos.

    Un conseil toutefois : ne soyez pas trop péremptoire quand vous bluffez, car s’il advient que vous vous soyez trompé, et que le supposé menteur aie dit la vérité, vous seriez en mauvaise posture. Au contraire, laissez vous une porte de sortie : « Ah, suis-je bête, ce n’est pas Robert, c’est François qui a passé un coup de fil ! »

  • Laissez mariner : Lorsqu’il profère son mensonge, un menteur s’attend souvent à devoir donner plus d’explications. Par conséquent, il reste sur ses gardes pour pouvoir déjouer les tentatives de démystification. Parfois, il faut ruser pour amener un menteur à baisser sa garde. Pour cela, il peut être intéressant de le laisser mariner quelques minutes avant d’essayer une des techniques précédentes.Au lieu de tenter de démasquer le menteur tout de suite, agissez comme si vous aviez gobé son mensonge comme le plus gros naïf que la Terre ait jamais porté. Soulagé de ne pas avoir à se justifier plus avant, votre menteur sera moins méfiant lorsque vous reviendrez à la charge quelques minutes après.


Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens
Joule & Beauvois 

Quoi qu’il en soit, ne soyez jamais agressif et ne montrez jamais vos soupçons. Le cas échéant, vous donneriez un prétexte au menteur pour couper court à la conversation et vous accuser de jalousie, ou d’être « toujours sur son dos ». De plus, imaginez que vous vous trompiez, et que votre interlocuteur soit de bonne foi. Votre comportement soupçonneux pourrait être trés mal reçu.

Enfin, et ceci est un point trés important : prenez bien garde à ne pas sombrer dans la paranoïa. Etre accusé de mensonge est quelque chose de trés blessant lorsque l’on est sincère, et si vous passez votre temps à harceler vos connaissances en doutant de leur sincérité, vous n’allez pas arranger votre vie sociale.

Cet article n’est qu’un outil, et les connaissances qu’il contient ne doivent servir qu’occasionnellement. En général, et sauf si vous avez de bonnes raisons, partez du principe que votre interlocuteur est sincère. Dans le cas contraire, vous allez interpréter chaque mouvement anodin comme un signal de tromperie et réagir, à tort, en conséquence.

Sur ces quelques considérations philosophiques, je vous laisse. Dans un prochain article, nous apprendrons comment mentir sans être repéré 😉 .

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Mentir sans se faire repérer

Dans un article récent, j’ai expliqué comment démasquer les menteurs. Et bien aujourd’hui, comme promis, nous allons apprendre à mentir sans être repéré.

Comme expliqué dans l’article susmentionné, bien mentir n’est pas chose aisée. Il ne s’agit pas que d’une question de mots. Un bon mensonge bien crédible suppose un discours cohérent et préparé, une maîtrise de soi, une connaissance de sa propre gestuelle, autant d’éléments difficiles à acquérir.

Les types de mensonge

On distingue communément plusieurs types de mensonges. Dans l’article précédent, j’avais parlé du mensonge social, à but altruiste et résultant de bonnes intentions. En revanche, certains mensonges sont plus pernicieux, ils visent clairement à nuire à autrui (escroquerie, etc.). Enfin, on trouve des mensonges égoistes, utilisés par leurs auteurs pour leur conférer un quelconque avantage, pour valoriser leur image, ou pour éviter une punition.

Comme toute personne à peu près normalement constituée vivant en société, j’utilise régulièrement la forme sociale du mensonge. Il n’y a généralement pas besoin d’entraînement pour mentir de cette façon, car il s’agit d’une pratique communément admise, et qui ne représente pas quelque chose de mal en soi (nonobstant quelques débats philosophiques sur lesquels nous passeront).

En revanche, je dois avouer que mon éthique personnelle m’interdit le mensonge pernicieux. Plus précisément, j’ajouterai que nuire à autrui de cette façon n’apporte jamais rien de bon en définitive, que cette pratique n’est pas intelligente, et par conséquent inutile.

Il reste donc la troisième forme, le mensonge égoiste. Ici, le cas est plus complexe, puisqu’il s’agit d’obtenir fallacieusement un avantage personnel, sans toutefois nuire à autrui. Je ne compte absolument pas me lancer dans un débat éthique aujourd’hui, ce n’est pas le but de l’article. Mais il faut bien reconnaître que dans certains cas, un léger mensonge finement placé peut grandement simplifier la vie, non ?

Pourquoi mentir ?

Allez, nous sommes entre nous, vous pouvez l’avouer : est-ce que vous n’avez jamais affirmé à votre patron que vous êtiez en retard parce que le bus n’était pas passé, ou parce que votre voiture avait refusé de démarrer, alors que vous aviez tout simplement oublié de vous lever ? Est-ce que vous n’avez jamais prétendu à votre partenaire que le magasin était en rupture, alors que vous aviez tout simplement oublié la date de son anniversaire ? Alors ?

Il est des cas ou un petit mensonge ne fait rien de mal, et peut nous tirer de situations trés délicates. Parfois, la vérité apporterait tellement de complications, une petite entorse à la vérité résoudrait tellement de problèmes qu’il est bien difficile de resister à la tentation.

Seulement voilà ! Peut-être votre partenaire ou votre patron lisent-ils Palsambleu ? Auquel cas, ils n’auront pas manqué de parcourir l’article sur les techniques pour repérer les menteurs, et sont par conséquent devenus de véritables détecteurs de mensonge 😉 .

Mais pas de panique ! Car pour rétablir l’équilibre des forces, voici en retour quelques conseils pour apprendre à mentir sans être détecté 🙂 !

Cacher son langage corporel


Je sais que vous mentez
Paul Ekman 

Si vous avez lu l’article dont je vous parle depuis tout à l’heure (bon, ok, si vous insistez, je vous remets le lien, mais c’est la dernière fois !), vous savez que les menteurs sont trop souvent trahis par leur langage corporel. L’intention de tromper autrui s’accompagne généralement de signaux significatifs plus ou moins marqués, qui sont autant d’indices risquant de vous trahir.

Pour être convainquant, le menteur doit donc éviter à tout prix de laisser traîner ces signes, sous peine d’être rapidement démasqué. Pour ce faire, plusieurs solutions sont à votre disposition. Vous pouvez soit apprendre à contrôler vos gestes pour ne plus le laisser s’exprimer sans votre accord, soit vous arranger pour masquer votre langage corporel à la vue de votre interlocuteur.

A long terme, la meilleure méthode est la première. Vous allez devoir en apprendre beaucoup sur vous même pour parvenir à maîtriser vos émotions et votre corps. Vous détiendrez alors un énorme avantage, et pourrez mentir à loisir sans crainte d’être démasqué. Toutefois, ce type de compétence ne peut s’acquérir qu’avec beaucoup de travail. De plus, c’est peut-être beaucoup de travail si vous ne mentez qu’occasionnellement.

La deuxième méthode est plus pratique, en ce sens où elle peut servir de manière ocasionnelle. Elle sera donc bien suffisante pour vos menus mensonges. Bien évidemment, il se pourrait que vous tombiez sur des situations ou elle ne peut être appliquée, et là, vous risquez d’avoir des problèmes. Quoi qu’il en soit, voici quelques techniques pour parvenir à vos fins :

  • Utilisez le téléphone : Les technologies de l’information ont ceci de merveilleux pour le menteur qu’elles lui permettent de rester à distance. Si vous avez un mensonge à faire avaler, faites le donc par téléphone. Ainsi, personne ne pourra voir si vous vous dandinez frénétiquement d’un pied sur l’autre. L’autre avantage, c’est que vous éprouverez tout simplement moins de scrupules à mentir à quelqu’un si cette personne n’est pas en face de vous, et le mensonge sortira d’autant plus facilement.
  • Mentez par email : Le téléphone a encore un inconvéniant : votre voix peut vous trahir. Si votre discours est entrecoupé de trémolos, si vous hésitez, cherchez vos mots, bagayez, ce sera louche. Dans ce cas, un email pourra vous tirer d’affaire. Ainsi, vous aurez tout le temps de formuler vos phrases correctement, et vous ne risquez pas de vous empêtrer. Bon, l’ennui, c’est que vous ne pouvez pas envoyer d’email à votre conjoint pour lui expliquer pourquoi vous n’avez pas trouvé de cadeau d’anniversaire. Il y a des moments ou l’on ne peut éviter le face-à-face.
  • Ne mentez jamais à une femme en face ! : Messieurs, ceci est pour vous. Sachez que les femmes sont en général trés douées pour lire le langage corporel. Elles disposent d’un sixième sens, ont des yeux derrière la tête, et vous perceront trés vite à jour si vous n’êtes pas un menteur surentraîné.Si vous avez le choix, préférez toujours mentir à un homme, bien moins perspicace en général. Le corollaire de ceci, mesdames, c’est que vous pouvez débiter les pires mensonges à un représentant du sexe masculin, il ne se rendra le plus souvent compte de rien, le pauvre 🙂
  • Trouvez une occupation : Préférez prononcer votre mensonge pendant que votre corps est occupé à autre chose. Par exemple, pendant que vous déménagez de lourds cartons, ou quand vous bricolez, cuisinez, conduisez, ou que sais-je encore. Ainsi, les signaux parasites que votre corps pourrait envoyer seront bloqués.Faites tout particulièrement attention à vos main. Ne les laissez pas se balader partout, elles vont vous trahir. Donnez leur quelque chose à faire, ou à défaut, glissez les dans vos poches ou derrrière votre dos.

Maîtriser ses émotions

Vous préférez la technique du self-control ? C’est tout à votre honneur. Mais n’oubliez pas qu’atteindre une bonne maîtrise de soi est une tâche ardue, qui nécessite beaucoup de travail. En fait, un article au complet ne suffirait pas à couvrir le sujet. Si vous désirez apprendre à maîtriser vos émotions, pour éviter de souffrir du syndrome du « je-rougis-je-bagaye-je-suis-grillé », voici quand même quelques principes de base :

  • Entraînez vous : La maitrise de soi s’acquiert, et comme pour n’importe quelle compétence, plus vous pratiquez, meilleur vous devenez. Commencez donc par quelques petits mensonge de-ci de-là, choisissez quelque chose d’innocent, qui ne provoquera pas de forte réaction psychologique chez vous. Ainsi, vous aller vous habituer petit à petit à la simple idée de mentir. Ensuite, vous pourrez passer progressivement à quelque chose de plus conséquent.
  • Connaissez vos propres réactions : La conscience de soi est quelque chose de trés important. D’aucuns diraient même que c’est une des choses que font la spécificité de l’être humain. Quoi qu’il en soit, si vous prenez conscience de vos propres émotions, vous pouvez prévoir quelle sera votre réaction lorsque vous devrez mentir.Observez vous lorsque vous mentez. Quelles sont les réactions physiques et psychologiques qui se manifestent chez vous ? A partir de quel niveau de mensonge commencez vous à souffrir de bagaiement ? Avez vous tendance à jouer avec vos clés ? A vous balancer ? Ou bien à rester figé comme une statue ? En prenant conscience de votre corps, vous vous permettez de mieux le contôler.

    Cette connaissance vous permettra également de savoir quand vous pourrez espérer mentir sans être repéré, et quand vous devrez trouver une autre méthode.

  • Visualiser pour réussir : C’est une méthode parfois recommandée aux sportifs pour se donner confiance, par exemple avant une compétition. Il s’agit d’élaborer une représentation mentale de la scène, telle qu’elle devra se passer. Essayez de vous imaginer en détail et de façon réaliste la manière dont vous aller débiter votre mensonge à votre interlocuteur, et quelle sera sa réaction. Cet exercice vous permettra d’améliorer votre confiance en vous, et vous préparera à la confrontation réelle.

Eviter les incohérences

Lorsque l’on improvise un mensonge, il n’est pas facile de construire un discours clair, crédible, sans incohérences ni erreurs. Généralement, les menteurs débutants s’emmèlent les pinceaux, s’empêtrent dans des histoires à dormir debout sans queue ni tête, et sont facilement démasqués.

Ces quelques conseils vous aideront à éviter ce genre de problèmes en restant crédibles :

  • N’improvisez pas : Si vous en avez la possibilité, préparez votre mensonge à l’avance. Plus tôt vous vous y prendrez, et mieux vous aurez le temps de peaufiner les détails, gommer les incohérences les plus grossières, et prévoir les questions que l’on pourrait vous poser.N’hésitez pas à répéter. Imaginez la personne à qui vous devez mentir, et débitez votre discours dans le vide. Quelle sera sa réaction ? Quelles précisions demandera-t-elle ? Quelles justifications exigera-t-elle ? Ainsi, vous serez paré à toutes les éventualités.
  • N’en faites pas trop : Bien des menteurs se sentent obligés de servir tout le discours qu’ils ont si soigneusement préparé. Ils racontent à grand renforts de détails comment une collision sur la nationale à créé un embouteillage monstre, et décrivent l’itinéraire compliqué qu’ils ont dû emprunter pour finalement arriver en retard à la réunion.Si vous commettez cette erreur, vous serez rapidement démasqué. Observez vous la prochaine fois que vous aurez une bonne raison d’être en retard. Si cette histoire de carambolage avait été vraie, vous vous seriez sûrement contenté d’un « j’ai eu des problèmes sur la route » en guise de justification, et personne ne vous aurait demandé plus de détails.

    Restez simple, concis et direct dans vos justifications : les trop bonnes excuses sont toujours suspectes.

  • Faites simples : Evitez d’inventer des histoires complètement abracadabrantes, car plus votre mensonge sera complexe, plus la possibilité d’y oublier une incohérence sera grande. Entre deux excuses, la plus simple sera toujours la plus crédible.
  • Mentez le moins possible : Moins vous mentirez, moins vous risquerez d’être attrapé. Plutôt que d’inventer une histoire tirée du néant, déformez légérement la réalité en procédant par omission, par imprécision, ou en reformulant légèrement certains détails. Votre mensonge sera d’autant plus cohérent qu’il collera à la réalité.
  • Ne tendez pas la perche : Lorsque vous inventez un mensonge, évitez de faire appel à des éléments connus de votre interlocuteur. Préférez dire « j’étais chez un collègue » plutôt que « j’étais chez Michel ». Vous éviterez des réponses du genre « C’est bizarre ! Michel a pourtant passé l’après-midi ici ?! »
  • Croyez vos propres mensonge : Soyez vous même convaincu que votre histoire est vraie. Cela demande un effort mental, certes, mais c’est terriblement efficace. Faites appel au mythomane en vous, visualisez la situation dépeinte par votre mensonge, immergez vous dans votre histoire, jusqu’à vous persuader qu’elle est véridique.
  • Ma technique a moi : Il y a une technique que j’utilise parfois, et qui donne en général de bons résultats. Il s’agit de formuler intérieurement une phrase exacte, et de n’en prononcer qu’une partie à haute voix. Par exemple, je dis « Je te promets que je ferai la vaisselle… » et je pense « … la semaine prochaine sans faute ! ».Le fait d’avoir formulé la phrase entière correcte permet de s’affranchir des effets psychologiques négatifs du mensonge, et réduit les chances d’être repéré. Ca demande un peu d’entraînement, mais l’essayer, c’est l’adopter 😉

Vous voilà donc paré pour mentir à tout va. Je terminerai tout de même par cette considération éminemment philosphique : Le meilleur moyen de ne pas se faire prendre, c’est encore de ne pas mentir.

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Les « supersociaux »

J’ai remarqué qu’il existe une catégorie de trés rares personnes qui possèdent une capacité relationnelle hors du commun. Ces gens ont une aisance dans la communication, une facilité dans le contact humain qui m’impressionnent toujours. Où qu’ils aillent, ils savent se faire accepter en un rien de temps, et ils sont universellement appréciés. Je fréquente moi même deux ou trois personnes de ce type, et il m’arrive de les observer avec une curiosité « scientifique » (notez les guillemets). Je les appelle des « supersociaux ».

La compagnie des supersociaux est eminemment agréable. Ils savent vous mettre à l’aise en toute circonstances et sont toujours prêt à échanger quelques paroles avec chacun. Même le plus timide prendra du plaisir à communiquer avec eux, car ils possèdent un talent incomparable pour vous faire sortir de votre coquille et vous encourager à vous exprimer.

Les supersociaux disposent généralement d’un réseau de connaissances trés étendu, et parviennent à s’intégrer rapidement dans des communautés existantes, jusqu’à devenir rapidement indispensables. Leur faculté la plus exceptionnelle, je pense, est celle de parvenir à se faire aimer. Ils dégagent une aura de sympathie, ils possèdent un charisme irrésistible qui en font des être dont on recherche la compagnie, et qu’il est difficile de ne pas apprécier.

Voici certaines caractéristiques communes que j’ai pu observer chez les supersociaux que j’ai pu rencontrer :

  • Le sourire : Lorsqu’ils communiquent, les supersociaux ont toujours un sourire aux lèvres. Le sourire est à la base un signal de non agression, qui signifie : « regarde, je ne suis pas dangereux, je ne te veux pas de mal, tu n’as rien à craindre de moi ». Il est inconsciememnt décodé et déclenche automatiquement une réaction positive chez celui qui le reçoit.
  • La bonne humeur : C’est un point qui est complémentaire du précédent. En public, les supersociaux ne sont jamais maussade, ne semblent jamais avoir d’ennuis ou être fatigués. Au contraire, ils respirent le bonheur et la joie de vivre (ça fait un peu « petite maison dans la prairie », écrit comme ça). Par le principe de réciprocité, cette bonne humeur est communicative, et contribue à leur conférer une aura de sympathie.
  • L’importance du contact : C’est un élément fortement caractéristique des supersociaux : ils emploient trés fréquemment le contact corporel. Ainsi, lorsqu’un supersocial salue quelqu’un, il ne se contentera pas d’un petit signe distant. Il se déplacera pour faire la bise ou serrer la main, et y ajoutera un toucher du bras ou de l’épaule. Durant une conversation, le supersocial à une tendance plus marquée que la moyenne à toucher son l’interlocuteur.Les contacts corporels ont des effets trés puissants. Il existe une importante corrélation entre les distances d’interactions et les rapports affectifs. En touchant quelqu’un, vous pénétrez son territoire personnel, sa bulle d’intimité. Ce bref rapprochement physique, s’il est couplé à des signaux de sympathie et de non agression, provoque inconsciemment une réaction psychologique fortement positive.
  • Le regard : Durant une conversation, les supersociaux ont une tendance à regarder l’interlocuteur dans les yeux plus fréquemment et plus longtemps que la moyenne. La façon dont deux individus se regardent est révelatrice de leurs relations. Ainsi, deux amoureux ne se quitteront pas des yeux, tandis que des collègues de travail ne se jetteront que de brefs coups d’oeil en discutant. Un regard appuyé peut avoir deux interprétations : il est soit le signe d’un intérêt marqué, soit un signal de menace. Le regard appuyé d’un supersocial doublé de signaux de non-aggression ne laissent aucune ambiguïté au message et confèrent à son auteur une cordialité inhabituelle
  • L’intérêt pour les autres : Les supersociaux ne se cantonnent pas à leurs groupes de proches, mais n’hésitent pas à provoquer le contact avec des inconnus, et sont avides de nouvelles rencontres. De plus, ils ne communiquent pas pour parler d’eux mêmes, mais savent écouter, s’intéressent et posent des questions à leurs interlocuteurs. Le supersocial n’est pas un « m’as tu vu ? » narcissique, son plaisir n’est pas d’attirer les regards à lui et d’être le centre de la conversation, mais réside plutôt dans les échanges interpersonnels
  • L’ouverture d’esprit : Tous les supersociaux que j’ai rencontré montrent une ouverture d’esprit trés importante. Ils parlent plusieurs langues, ont vécu ou voyagé dans différents pays, et sont la plupart du temps moins sujets aux préjugés que la moyenne. La majorité des personnes préfèrent entretenir des conversations amicales avec des gens qui leurs ressemblent : même age, même apparence, même catégorie socio-professionnelle, etc. Les supersociaux sont en général plus éclectiques dans le choix de leurs relations.
  • La conciliation : La plupart du temps, les supersociaux essaient d’éviter les conflits, les polémiques et les désaccords. Ils ne cherchent pas à imposer leurs idées ni leurs opinions, et quand ils le font, ils utilisent le discours indirect. Ils portent une attention tout particulière à ne pas froisser leur interlocuteur.
  • Le plaisir de communiquer : Les supersociaux recherchent sans arrêt le contact. Ils ont une démarche active d’ouverture aux autres et montrent un réel désir de communiquer et d’échanger.

Si vous parvenez à développer chez vous certaines de ces caractéristiques, nul doute que votre vie sociale et votre faculté de communication n’en seront que décuplées.

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Petite introduction à l’art de la manipulation

Dans le domaine des relations humaines, la manipulation est l’art d’influencer autrui par des moyens détournés, afin de le pousser à adopter un certain comportement. Le but étant généralement d’obtenir quelque chose du manipulé.

Le terme de manipulation est fortement connoté négativement. Il évoque l’idée d’une perte de liberté au profit d’un individu qui nous ferait agir à sa guise. Hors, chacun est trés attaché à l’illusion de son libre arbitre. L’indépendance d’esprit est une qualité trés valorisée et la pensée que quelqu’un puisse décider à notre place à notre insu est géneratrice de malaise.

L’art d’obtenir ce que l’on souhaite

Pourtant, la manipulation au sens le plus large n’est rien d’autre que l’art d’obtenir des autres ce que vous désirez. Les techniques de manipulation sont essentielles dans de nombreux domaines, comme la diplomatie, le management, le commerce, la séduction, etc. Partout où il y a interactions sociales, il y a manipulation. Même vous qui me lisez (oui oui, vous, là, derrière), lorsqu’un vendeur vous vante un produit, lorsque votre conjoint tente de vous convaincre que la Côte d’azur, c’est mieux que la Bretagne pour les vacances, lorsqu’un quelconque politique vous affirme qu’il va faire baisser les impôts et la criminalité si vous votez pour lui1 … Tous, ils emploient des techniques de manipulation.

La plupart du temps, ces méthodes sont employées inconsciemment. Il n’y a pas besoin d’avoir parcouru des centaines d’ouvrages de psychologie sociale pour apprendre à diriger ses semblables. Chacun dispose d’une compréhension instinctive du fonctionnement de la logique humaine, et il est à la portée de tout le monde d’essayer de détourner cette logique à son avantage, et ce dés le plus jeune âge.

Je discutais un jour avec une personne qui était assistante maternelle de profession. Au cours de la conversation, elle me fit part d’un phénomène courant : il arrive trés fréquemment que les jeunes enfant laissés à la crèche piquent des colères lorsque leurs parents viennent les chercher le soir, et refusent catégoriquement de partir. D’après elle, le but des enfants est de rendre les parents jaloux en tentant inconsciemment de les faire culpabiliser pour cet abandon. Je ne suis malheureusement pas compétent en psychologie enfantine, et ne m’étendrai pas plus sur les tenants et les aboutissants de ce phénomène, mais toujours est-il que ceci me semble consituer un trés bel exemple de manipulation. D’ailleurs, les jeunes enfants sont souvent de trés bons manipulateurs, comme l’apprenent les parents à leurs dépens.

L’intérêt de la manipulation

Par ailleurs, il faut savoir que la manipulation des autres ne se fait pas forcément à leur désavantage. Dans certains cas, la méthode indirecte peu faire des miracles quand le méthode frontale donne des résultats catastrophiques. Par exemple, si vos enfants jouent au ballon dans la maison en détruisant tout sur leur passage, vous pouvez les forcer à s’arrêter en les menaçant d’un punition. Dans ce cas, ils obéiront, mais ressentiront de la frustration, et n’auront que l’envie de recommencer. En revanche, si vous manoeuvrez bien et leurs proposez une activité plus intéressante et moins dévastatrice, le résultat sera le même (limitation des dégâts materiels), mais vous aurez obtenu ce que vous désirez sans froisser les sensibilités.

Certaines techniques de manipulation sont complexes, et nécessitent des connaissances en psychologie et beaucoup d’entrainement pour être mises en pratiques. Ce sont par exemple les méthodes mises en oeuvre par les supermarchés pour accroïtre les ventes par tous les moyens2. Mais d’autres sont simplissimes, elles peuvent être appliquées immédiatement, et donnent des résultats surprenants. Avez vous déjà eu besoin de demander de la monnaie à des inconnus dans la rue ? Vous aurez sans doute remarqué que le taux d’acceptation est trés faible. Et bien savez vous qu’avec quelques mots bien employés, vous pouvez doubler voire tripler cette quantité ?

Des techniques simples et pratiques

Je vous entends venir, vous allez me demander : « Mais que font des techniques de manipulation sur un site en rapport avec le développement personnel ? ». A votre place, j’aurais été tout aussi intrigué, et vous avez tout à fait raison de poser la question. Voici quelques éléments de réponse :

  • C’est instructif : Etudier les techniques de manipulation est une aide précieuse pour comprendre la psychologie humaine. Et comprendre la psychologie humaine permet de mieux se connaître soi-même, ce qui à mon avis est d’une importance capitale pour son développement personnel.
  • C’est défensif : Apprendre à reconnaître les techniques de manipulation vous permettra de parer aux plus grossières et de gagner en liberté.
  • C’est formateur : Connaître et utiliser les techniques de manipulation vous permettra de progresser dans les domaines cités plus haut. De plus, une bonne maitrise de l’art de la manipulation fera de vous un fin diplomate, et vous sera d’une aide inestimable dans toutes vos négociations.
  • C’est utile : Parce que tout le monde se retrouve un jour sans monnaie avec un coup de fil urgent à passer depuis une cabine 😉

Même si un certain entraînement est nécessaire avant d’acquérir les bons réflexes, les techniques les plus simples ne requièrent que peu de moyens. Et pourtant, les résultats sont là ! Une tournure de phrase, un mot approprié, un contact corporel au bon moment, et le tour est joué. Bien maîtriser l’art de la manipulation vous ouvrira de nombreuses portes, et vous sera d’une aide précieuse dans la vie. Vous développerez votre sens de la diplomatie, votre contrôle mental et émotionnel, votre intuitivité, vos connaissances en psychologie, et bien d’autres qualités.

Sur ce blog, j’exposerai des techniques pratiques de manipulation quotidienne faciles à mettre en oeuvre. N’hésitez pas à revenir régulièrement sur le site pour consulter les nouveaux articles.

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Comment soutenir une conversation ?

Lorsque j’étais plus jeune, il y a quelques années de cela, j’étais excessivement timide. Parmi les nombreux problèmes que cela me posait, il y en avait un que je haïssais particulièrement : j’étais incapable de soutenir une conversation avec un(e) inconnu(e). Lorsque l’on me présentait quelqu’un, je n’arrivais jamais à trouver quoi que ce soit à lui dire. Après un court échange de banalités, je restais comme deux ronds de flans, les bras ballants, en me creusant désespérément le ciboulot à la recherche d’un sujet de conversation qui ne venait pas. Et j’espérais secrètement une diversion providentielle qui pourrait empêcher le malaise de s’installer. Ce n’est qu’après avoir cotoyé la personne pendant de nombreuses heures que je parvenais à me décoincer.

Ces troubles étaient fort pénibles. D’abord, cela a transformé en calvaire mes sorties du soir, dans lesquelles je ne me sentais pas à l’aise. Ensuite, cela a beaucoup handicapé ma vie sociale. Ce n’est pas facile de connaîtres des gens lorsqu’on à du mal à lier connaissance.

Docteur, qu’est-ce que je dois faire ?

Pendant longtemps, j’ai réfléchi au meilleur moyen de mettre un terme à ces soucis. La solution paraissait simple : puisque je n’avais rien à dire, il fallait que je m’entraîne à trouver des sujets de conversation. Je décidai alors de me mettre à parler de tout et de rien, d’exprimer tout haut tout ce qui me passait par la tête, sans me poser de questions sur l’intérêt de la chose. Jamais, plus jamais je ne devais me trouver à cours de mots.

Naïf que j’étais !

L’expérience m’a démontré à maintes reprises que cette tactique ne produisait pas l’effet escompté. Bien au contraire. Au lieu de m’attirer la sympathie de mon interlocuteur, elle le fatigait, le lassait, l’ennuyait. Je n’étais plus seulement un interlocuteur muet, j’étais un interlocuteur rasoir. Celui-là même que l’on tente d’éviter à tout prix pour n’en pas subir le poids barbant.

Bonne nouvelle : la solution existe

Si je vous parle de tout ceci, vous vous doutez bien que c’est parce que j’ai mieux à vous proposer. Et bien vous ne vous trompez pas, lecteurs adorés (permettez-moi ce brin de familiarité, voulez-vous). J’ai en effet découvert qu’il n’est pas difficile de soutenir une conversation. La solution tient en quelques mots : (suspense) Pour être un bon interlocuteur, il n’est point besoin de parler, il suffit d’écouter.

Dit comme cela, ça à l’air si simple ! Et bien ça l’est. La plupart du temps, les gens adorent discourir, pour peu qu’ils trouvent en face une oreille attentive. Cela vous est-il déjà arrivé de tomber sur quelqu’un qui était littéralement fasciné par vos paroles ? N’était-ce pas flatteur ? N’était-ce pas gratifiant ? Lorsque vous écoutez quelqu’un, vous lui faites sentir son importance. En accordant votre attention à votre interlocuteur, vous lui montrez votre considération pour lui. Vous flattez son orgueil, et cette personne vous en sera reconnaissante. C’est un moyen trés habile et trés simple de gagner sa confiance et son respect. Car c’est une règle élémentaire de psychologie sociale : on apprécie d’autant plus les gens qui nous apprécient, et on ne respecte que ceux qui nous respectent.

Ok, j’ai compris. Dorénavant, je ne dirai plus rien

Malheureux ! Ecouter les gens n’est pas si aisé. Il ne s’agit pas de rester coi tout en laissant l’autre parler. L’écoute n’est pas un phénomène passif, cela demande de s’impliquer dans la conversation, et de porter une attention non feinte à votre interlocuteur. Ne faites pas semblant de vous intéresser, cela se remarquera, et fera trés mauvais effet. Si vous voulez donner une mauvaise impression de vous, ne pas être aimé, voici la tactique à suivre : ne vous intéressez pas à ceux qui vous parlent. Moquez vous comme d’une gigne de ce qu’ils vous racontent. Baillez aux corneilles en écoutant leurs histoires. Interrompez-les pour parler de vous-même. Après tout, vous êtes un sujet tellement plus intéressant. Effet garanti !

Vous devez vous intéresser réellement à la personne qui vous parle.Montrez vous curieux à son sujet. Ayez envie de tout savoir d’elle. Buvez ses paroles. Admirez-la sincèrement. Vous devez chercher à adopter un état d’esprit d’ouverture et de curiosité. Si vous y parvenez, vous en viendrez naturellement à poser des questions intéressantes, sur lesquelles votre interlocuteur aura plaisir à rebondir et à discourir.

Ne pensez pas à vous, pensez à celui qui vous fait face. Mettez vous à sa place, n’auriez vous pas envie d’avoir un confident, un auditeur attentif ? Posez lui des questions ouvertes sur les sujets qu’il maîtrise est sur lesquels il aime discourir. Ne l’interrompez pas pendant qu’il parle. Contentez vous de lui montrer votre attention en le relançant de temps en temps par un grognement d’assentiment ou une autre question.

Illustration

Je vais prendre un exemple personnel. Jusqu’à trés récemment, j’étais horriblement gêné de rencontrer un voisin de pallier dans les couloirs de mon immeuble. En effet, nous nous connaissons suffisamment pour nous saluer, mais pas assez toutefois pour entamer une conversation. Aussi, lorsque nous sortions par hasard au même moment, nous descendions les escaliers de concert et restions côte-à-côte pendant un long moment dans le silence le plus absolu et le plus pesant.

Mais un jour, je décidai de faire l’effort de m’intéresser sincèrement à ceux qui vivaient près de moi, et je réalisai que je n’en savais presque rien. Aussi, croisant une voisine sur son pallier, je commençai par m’enquérir de sa santé (un grand classique, mais qui a fait ses preuves). J’embrayai en lui demandant si elle appréciait ses congés, car nous étions en période de vacances scolaire. Ainsi, elle me parla de son métier, de ses loisirs, et la conversation se poursuivit quelques minutes avant que nous ne nous séparions cordialement.

Devenez un auditeur recherché

Par la suite, quand j’ai généralisé cette méthode à toutes mes interactions sociales, j’ai appris une autre chose importante : tout le monde à une histoire à raconter. Chaque personne est intéressante. Pour certaines, c’est moins évident que d’autres (et pour certaines, il faut chercher trés longtemps et trés loin, il est vrai), mais tout le monde à quelque chose à dire.

Lorsque j’ai commencé à mettre cette technique en oeuvre, j’étais souvent freiné par le fait que je trouvais indiscret de poser des questions personnelles aux gens que je ne connaissais pas. Ne faites pas la même bêtise. Sachez que chaque personne est au centre de son propre univers, et par conséquent, elle est le sujet qu’elle maîtrise le mieux.

Si vous voulez devenir un interlocuteur brillant, à la conversation recherchée, suivez ces conseils : commencez par vous taire, et apprenez à écouter.