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Développement personnel

comment rater sa vie

Sur ce blog, j’essaie d’écrire des articles qui traitent de développement personnel, et qui ciblent donc les personnes qui tentent de réussir leur vie. C’est après tout un désir qui me semble légitime. Mais l’autre jour, un doute m’assailli : ne suis-je pas complètement fermé d’esprit ? Qui me dit que certains de mes lecteurs n’ont pas d’autres objectifs ? D’autres buts ? Pourquoi ne pourrait-on pas désirer de foutre toute sa vie en l’air, après tout ?

C’est en partant de ce constat que j’ai décidé d’écrire cet article : voici 7 excellents moyens de foutre votre vie en l’air.

Comment rater sa vie

Un petit rien peut causer de gros problèmes : sortez dans la rue, et donnez une baffe à un agent, vous verrez. Seulement, si vous êtes quelqu’un d’intelligent, généreux, sensible et plein de qualités, vous finirez toujours pas vous en sortir.

Se mettre dans la m**, c’est facile. Mais pour vraiment rater sa vie, il faut plus que ça. Comment faire ?

Lors de mes recherches sur la question, je me suis aperçu que les différents penseurs du temps jadis avaient déjà planché sur la question1Thomas D’Aquin, par exemple, penseur catholique du XIIIe siècle, est celui qui a établit la nomenclature des 7 péchés capitaux, toujours en vigueur aujourd’hui dans la doctrine catholique.

Péché, défaut, ce n’est qu’une question de vocabulaire. L’essentiel, c’est que ce charmant savant nous fournit une liste d’excellents défauts que l’on peut mettre en oeuvre pour véritablement foirer sa vie.

Commençons par…

La paresse

stavo solo dormendo..
Crédit photo : simona84

Ah ! En voilà un défaut qu’il est bien ! C’est vrai, ça, les gens courageux, ils agissent, ils entreprennent, ils font des choses de leur vie, vous vous rendez compte ?

Pire, ils leur arrive de pousser le vice jusqu’à aller se remettre en question. Ces pisses-froids ne comprennent pas que le bonheur réside dans le plaisir et le confort, et que l’effort doit à tout prix être évité. Ils y en a même qui vont jusqu’à penser à long terme.

Le vrai fainéant, c’est celui qui en fait le moins possible. Laissez donc aux autres ce que vous devriez faire vous même. Vous vous fatiguerez moins, et les gens vous en seront reconnaissant : ils aiment se sentir important en étant toujours débordés.

Si vous voulez rater votre vie, mais n’aimez pas rester sans rien faire, il existe un exutoire commode : il vous suffit de vous démener sans arrêt dans tous les sens, et de vous arranger pour être sans cesse occupé en accomplissant des tâches non prioritaires voire inutiles.

Ainsi, vous aurez la satisfaction de bien remplir votre vie, et de pouvoir râler contre les RMIstes qui sont des parasites de la société. De plus, vous n’aurez plus le temps de vous consacrer à des activités futiles telles que penser, et vous vous épargnerez beaucoup de maux de têtes. C’est trés pratique en période d’élections, vous n’aurez qu’à voter pour le candidat le mieux habillé.

Avec ça, vous devriez vous assurer une bone dose de regrets à l’heure de votre mort. Mais ce n’est pas suffisant. Passons maintenant à…

L’orgueil

ROCK'N'ROLL
Crédit photo : seraphimC

L’orgueil, c’est l’opinion trés favorable qu’on a de soi même, indépendament des faits et souvent au détriment de ceux qui nous entourent. C’est quelque chose de trés positif, parce qu’il est trés sécurisant de se tenir soi même en haute estime.

Bien sûr, il y a des « gens biens », qui ont d’excellentes raisons d’être fiers d’eux même. Mais cela nécessite une quantité d’efforts absolument futils et vains. L’orgueil permet d’atteindre un tel sentiment, tout en s’épargnant les efforts nécessaires pour sortir de la médiocrité.

Devenir réellement orgueilleux réclame toutefois un minimum de travail : il faut sans cesse s’appliquer à ignorer ses propres défauts, ce qui nécessite une bonne faculté d’observation sélective. Il faut de plus une bonne dose d’imagination, pour magnifier ses quelques qualités, voire pour s’en inventer.

Autre avantage, l’orgueil aide à mieux voir les défauts des autres. Il est ainsi plus facile de les mépriser, et par la même occasion de se sentir supérieur.

Le fin du fin, c’est que les gens n’aiment pas les orgueilleux. Ils sont jaloux d’une telle réussite, forcément (les gens sont mesquins). Par conséquent, ils vous éviteront en général, ce qui vous épargnera l’effort de vous investir dans de futiles relations d’amitiés.

La gourmandise

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Crédit photo : chotda

En pourrissant votre esprit, vous avez déjà de bonnes chances d’avoir une vie de merde. Mais pourquoi en rester là, alors que vous pourriez aussi vous bousiller la santé ?

Pour commencer, je vous recommande de sombrer dans la gloutonnerie la plus primaire (à la base, on parlait de gourmandise, mais le terme a été un peu perverti). Avalez tout ce qui vous tombe sous le bec. Et pas question d’apprécier : peu importe la qualité, tant qu’on a la quantité.

Les « gourmets » (qu’ils brûlent en enfer) préconisent de prendre son temps pour se nourrir, et de manger des plats divers et variés. Foutaises ! Ces sots là voudrait nous imposer des limites ! Si manger du chocolat vous procure du plaisir, autant en manger le plus possible, non ?!

En plus, vous gagnerez du temps en mangeant sur le pouce des plats tout faits pleins de colorants, de conservateurs, de sel et de mauvaises graisse. Plus besoin de cuisiner. Et puis, vous allez grossir, ce qui vous permettra de moins chauffer l’hiver. On peut rater sa vie et être écolo, ya pas de raison.

La luxure

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Crédit photo : strochka

Ah, encore un moyen super agréable de rater sa vie : niquer tout ce qui bouge2, jouir le plus vite et le plus fort possible. Oubliez les repas romantiques, la séduction, les préliminaires, etc. Toutes ces futilités ne servent qu’à perdre du temps. Non, croyez moi, l’érotisme est une pratique commerciale inventée par les marchands de sex-toys pour écouler leur marchandise. Au coït, au coït !

En plus, si vous tentez naïvement de batir une relation basée sur des illusions comme la confiance et le respect, si vous essayez de procurer du plaisir à votre partenaire, il risquerait de s’attacher, voire de tomber amoureux, et alors, vous allez vous retrouver en couple, bonjour les problèmes. Comme si on avait que ça à faire. Et pourquoi pas un bébé, tant qu’on y est ?

Je vous suggère donc de changer trés souvent de partenaire, notamment dés que vous commencez à le connaitre un peu. C’est le signal, hop ! Au suivant.

Petit bémol pour les croyants : n’oubliez pas ce que le pape a dit : le sexe, c’est seulement pour fabriquer les marmots. Le plaisir, niet ! Pour ceux là, vous pourrez trés efficacement rater votre vie en vous privant du délicieux plaisir de la chair, et en culpabilisant à mort pour éprouver des pulsions somme toute trés naturelles. Les plus acharnés n’hésiteront pas à se fouetter à coup de martinet, ça leur fera les pieds.

L’avarice

Dreams...
Crédit photo : noahwesley

Certains esprits soit disant éclairés voudraient nous faire croire que c’est le partage et la générosité qui sauveront l’humanité. Justement, comme ce n’est pas ce que nous voulons, je vous propose de sombrer dans l’extrème inverse : l’avarice.

L’avarice, c’est le désir immodéré de posséder ou conserver plus de richesses que nécessaires. C’est trés pratique, parce que ça permet rapidement d’amasser des petits pécules qui vous permettront d’acheter rapidement la voiture de vos rêves.

À vous télévision avec grand écran plat, voyages en avion à l’autre bout du monde, et que sais-je encore. Ne croyez pas ceux qui vous disent que les véritables richesses se multiplient quand on les partage. C’est faux ! Prêter sa voiture à un ami (quand on en a encore), c’est le meilleur moyen de la retrouver rayée.

Pour être véritablement riche, il faut strictement conserver tout ce qui vous tombe sous la main. Certains sages n’hésiteront pas à aller plus loin en utilisant des méthodes peu scrupuleuses pour s’accaparer le bien d’autrui. Mais c’est lui rendre service, à ce gueux. Ça lui apprendra la méfiance, si nécessaire à la survie en ce bas monde.

Autre avantage, encore une fois : vous serez tout seul ! C’est pas génial ?! Personne pour vous taxer de l’argent. Pas d’amis pour venir manger chez vous et voler votre vin ! Le pied !

La colère

Sing It Back
Crédit photo : ArtWerk

Pour les anciens, la colère était déjà qualifiée de folie courte. La colère nous aveugle provisoirement et nous fait commettre des actes regrettables. C’est trés bien, car pousser un bon coup de gueule de temps en temps est bon pour son égo : ça permet d’en imposer et de se faire respecter.

La colère empêche de réfléchir avec discernements aux solutions pacifiques et équitables aux problèmes. Vous pouvez ainsi tacher de tirer toutes la couverture à vous, au lieu de faire des concessions pour trouver des solutions gagnant-gagnant dans lesquelles vous gagneriez tout de même moins.

S’il est si facile de céder à sa colère, c’est bien la preuve que c’est une réaction naturelle et bénéfique. Crachez donc sur les rabats-joie qui vous conseillent de conserver votre calme en toute circonstance. En refoulant vos émotions violentes, vous finiriez par choper un ulcère.

Et puis, c’est bien connu, le côté obscur de la force est bien plus puissants3.

L’envie

Desire
Crédit photo : *Dario*

Ah ! L’envie. Qu’il est bon de jalouser autrui ! Qu’il est satisfaisant de se délecter du malheur de son voisin ! Avouez que c’est quand même rageant de voir les autres réussir, non ? Alors que les plonger dans l’échec, c’est follement amusant.

Soyez donc jaloux et envieux. Comme vous ne participerez jamais au bonheur des autres, vous vous retrouverez toujours trés seul, ce qui est bien, quand on veut rater sa vie. Mais pour être un vrai rat, il ne faut pas se contenter d’être passif. Je vous conseille de tout faire pour pourrir la vie des autres : plantez leur des couteaux dans le dos, placez leur des batons dans les roues, trahissez les, dénoncez les, calomniez les, dénigrez les, appropriez vous leur travail, bref ! Soyez mesquin et méchant, et comportez vous comme le plus gros salopard que la Terre ait jamais porté.

Si vous respectez bien tous ces conseils, si vous travaillez sérieusement et consciensieusement pour devenir une vrai fouine bourrée de défauts, je vous garantis que l’échec de votre vie sera une réussite exemplaire. Vous finirez vos jours blindé de thune, avec la santée pourrie, seul, détesté de tous, et bourré de remords et de regrets. Mais, cest bien ce que vous vouliez, non ?

  1. C’est pratique, on gagne du temps []
  2. pardonnez moi []
  3. Seuls les jedis obscurs peuvent projeter des éclairs avec leurs doigts []
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Organisation

Comment gérer les urgences

Qui n’a jamais agit dans l’urgence ici ? Levez la main bien haut. Personne ? Bien, dans ce cas, je ne parlerai pas pour rien. Car le temps, aujourd’hui, est une ressource cruciale. On n’a jamais assez de temps pour tout faire, il faut toujours courir d’un point à un autre, se dépêcher, se presser, et on se retrouve à faire 10 000 choses en même temps. Et c’est là qu’apparaît ce redoutable adversaire : l’urgence.

Qu’est-ce qu’une tâche urgente ? Et bien, c’est une tâche (terminer un rapport, aller chercher son gamin à l’école) qui ne peut pas (plus ?) être remise à plus tard, et doit être réalisée maintenant, sous peine de sanction négative (engueulade du patron, perte de son boulot, problèmes avec les services sociaux, etc.) Et plus l’échéance approche, plus le risque de retard augmente, plus l’urgence est importante. On entre alors dans une situation de crise.

Les situations de crises sont extrémement désagréables, car elles ont la sinistre tendance à se multiplier par effet domino. Je suis en retard pour un rapport urgent, donc je m’y met à fond en délaissant mes autres activités, donc je prends du retard sur d’autres projets importants, que je devrai rattraper plus tard, etc.

De plus, les crises sont fortement génératrices de stress, qui a les effets désastreux que l’on sait sur la santé. Et puis, si une certaine dose de stress permet d’accroitre ses performances, un stress trop important et continu devient insuportable et complètement improductif.

Nous allons donc analyser comment naît l’urgence, et de quelles manières nous pouvons nous en prémunir.

Mauvaise planification des tâches

mauvaise estimation du temps = urgence

Les gens qui travaillent dans l’informatique le savent bien : il est quasiment impossible de terminer un projet dans les délais. En fait, comme dans le bâtiment, la plupart des projets sont rendus en retard, et l’équipe de travail termine par un « coup de bourre », une « charrette », et sur les rotules.

La première raison de cet état de fait vient sans doute du fait qu’il est trés difficile d’évaluer le temps que nous prendrons les différentes tâches à réaliser. Je vous ai fait une belle image pour illustrer mon propos. En bleu, la durée planifiée, et en rouge, la durée effective de la tâche.

Comme la durée du travail à réaliser a été sous évaluée, on se retrouve dans un état d’urgence à mesure que l’échéance se rapproche. On travaille plus et plus vite (du moins, on essaye) pour rattraper le retard, et donc, paf ! État de crise, stress, overdose de café, nuits blanches, infarctus, et tout le toutim.

C’est un problème tellement courant qu’il a été la source de nombreux (pseudos) théorèmes, tels que le théorème d’Eric Bourreau1 :

Il faut toujours plus de temps que prévu, même en tenant compte du théorème d’Eric Bourreau2

Comment y remédier ? J’entrevois principalement deux solutions. La première, c’est de se fixer soi même une échéance avant l’échéance officielle. Je dois terminer ce rapport pour vendredi ? Ok, je considère qu’il doit être fini pour mercredi. Ainsi, cela dégagera un « tampon de temps » qui permettra d’absorber les retards sans trop de stress. Attention toutefois à la loi de Parkinson :

Le travail se dilate jusqu’à remplir le temps disponible

La deuxième solution, la plus efficace à mon avis, c’est de faire appel à son expérience, et d’apprendre à mieux évaluer la durée des tâches. Vous êtes toujours en retard de deux jours sur des projets d’une semaine ? Apprenez à sur-évaluer ces projets. La planification, cela s’apprend, et se maîtrise.

Une autre cause qui peut rallonger indéfiniment la durée des tâches, c’est de souffrir d’un perfectionnisme excessif. Dites vous bien qu’il est impossible d’atteindre 100% d’efficacité dans tout ce qu’on entreprend.

« Le diable est dans les détails ». En général, 20% de nos activités apportent 80% des résultats. Ensuite, nous passons 80% de notre temps à pinailler, à perfectionner, à fignoler, à tergiverser, ce qui n’apporte en général que 20% des résultats.

Il faut apprendre à lâcher prise, et accepter que tout ce que nous faisons ne peut pas être parfait. Il est bien plus productif de consacrer 80% de ses efforts aux 20% d’activités qui apportent 80% des résultats.

Ne pas savoir gérer les interruptions

Attention aux interruptions

Dans un monde parfait, une fois nos tâches planifiées, il suffirait de s’y mettre suffisamment tôt, et hop ! Nous serions à l’heure. Malheureusement (ou heureusement), la vie n’est pas si simple, et nous sommes sans arrêt soumis à de nombreux stimulus, et victimes de sollicitations et d’interruptions quasi-constantes.

Si on ne sait pas les gérer convenablement, les interruptions peuvent devenir extrèmement chronophages. Il est bon de distinguer les interruptions de deux catégories :

  • Les sollicitations externes : Ce sont vos amis qui vous invitent à prendre un café, vos gamins qui vous demandent de jouer avec eux, votre patron qui vous demande de participer à une réunion vitale dont vous n’avez rien à foutre, votre collègue qui vous demande de l’aide. Bref, la perte de temps, c’est les autres.
  • Les sollicitations internes : Ce sont toutes les interruptions qui viennent de votre part. C’est le cas lorsque vous interrompez votre travail pour consulter vos emails, ou votre aggrégateur RSS, ou les statistiques de votre blog, ou lorsque vous faites une pause café et passez une demi-heure à papoter avec vos collègues, ou tout simplement quand vous commencez à rêvasser. Bref ! Toutes ces pertes de temps dues à une mauvaise concentration.

Comment gérer ces interruptions pour qu’elles ne vous mettent pas systématiquement en retard ? J’ai déjà plus ou moins traité ce sujet dans un autre article. Vous pouvez utiliser la méthode ADRA, pour Abandonner, Déléguer, Reporter ou Agir :

  • Abandonner : Si l’interruption n’est pas importante, faites vous plaisir : laissez-là tomber !
  • Déléguer : Eh ! Cette tâche inutile qui vous interrompt et qui vous ennuie, peut-être qu’elle sera importante pour quelqu’un d’autre. Un collègue, ou un subordonné, par exemple.
  • Reporter : Si l’interruption n’a pas besoin d’être traitée tout de suite, remettez-là à plus tard.
  • Agir : Ce n’est qu’en dernier recours, si l’interruption est importante et doit être traitée tout de suite, qu’il faudra vous y mettre.

En matière d’interruption externes, il est important de savoir dire non aux solliciteurs de toutes sortes. Vous n’avez pas le temps, et vous n’êtes pas responsable de la misère du monde. S’il ne faut pas s’enfermer dans sa tour et devenir complètement innaccessible, il est aussi tout à fait légitime d’avoir des priorités, et de ne pas pouvoir tout faire. Ensuite, c’est à vous de choisir. Mais j’ai déjà écrit un article là dessus, je ne vais pas me répéter.

Quand aux sollicitations internes… Aïe aïe aïe ! Difficile de se concentrer, alors que nous sommes sollicités par de plus en plus d’informations. Mails, portable, RSS, etc. Pour s’en sortir, un seul mot : discipline et concentration3 !

Imposez vous de finir telle tâche ou tel sous-projet avant de consulter vos mails. Ne répondez pas systématiquement à tous les coups de téléphones. Et si vous avez du mal à résister aux distractions, alors il faut diminuer leurs sources. Fermez votre aggrégateur dans la journée, et ne l’ouvrez qu’une ou deux fois par jour. Éteignez votre portable et fermez la porte de votre bureau lorsque vous travaillez sur un truc important.

La procrastination, ou toujours commencer en retard

la procrastination entraîne les retards et l'urgence

Parfois, il est bon de remettre une tâche à plus tard. Par exemple, parce qu’on a besoin de plus d’informations ou de préparation. Ou tout simplement parce que ce n’est pas le bon moment (ça ne sert à rien d’aller cherchez les lardons à l’école deux heures avant la fin des cours). Ou pour une autre raison rationnelle.

Mais parfois, cette temporisation devient systématique et compulsive. Le fait de toujours tout remettre à plus tard s’appelle la procrastination.

C’est une réaction émotionnelle, dont nous souffrons tous plus ou moins à différents niveaux. Qui n’a jamais remis quelque chose au lendemain ? Qui n’a jamais révisé un partiel la veille ? Mais parfois, la chose prend une telle ampleur que ça en devient handicapant pour des gens qui ne peuvent plus rien entreprendre tant ils procrastinnent tous azimuts.

La procrastination créé artificiellement de l’urgence. Au fur qu’on remet à plus tard, l’échéance se rapproche, et la tâche devient de plus en plus urgentes. Jusqu’à au moment ou la pression engendrée devient suffisante pour faire sortir le procrastinateur de son inertie et le fasse agir.

L’exemple le plus célèbre, c’est bien sûr celui du lièvre, de la fable du lièvre et de la tortue, qui s’imagine avoir le temps, remets son départ, et finalement termine la course bon dernier derrière la tortue.

Pourquoi procrastinons nous ? Pour plusieurs raisons :

  • Par manque de motivation : j’ai un rapport important à taper, mais ça m’ennuie profondément. Comme ce n’est pas urgent et que je ne suis pas motivé, je vais remettre à plus tard pour me consacrer à d’autres tâches plus plaisantes et moins pénibles, même si elles sont moins importantes.
  • Par peur de ne pas être à la hauteur : Procrastiner fournit une excuse commode pour échouer. Oui, j’ai tapé ce rapport à la dernière minute, et il n’est pas d’une trés bonne qualité. Mais si j’avais disposé de plus de temps, nul doute qu’il aurait été parfait.Ainsi, nombreux sont ceux qui n’osent pas agir, par peur de mal agir ou de révéler leur incompétence.
  • Par peur d’être trop bon : Si je m’y mets tout de suite, je ferai un super boulot sur ce rapport, et j’aurai en plus du temps libre. Mais du coup, on va me refiler encore plus de travail, et on s’attendra toujours à ce que je fournisse un super travail. Donc, je procrastine, je « sabote » un peu mon boulot, et on n’attendra pas trop de moi.
  • Par sabotage : Certains utilisent la procrastination comme une arme de protestation, et sabotent leur travail pour se venger. Ah ! Salaud de patron, tu me refiles toujours des projets foireux, et tu me traite comme de la crotte ? Tu vas voir ton rapport urgent, comme il sera mauvais !En général, ces types de procrastinateurs ont du mal à admettre qu’ils font plus de mal à eux même qu’à la source de leur courroux.

Comment remédier à la procrastination ? Il n’est pas facile d’y répondre. Les causes sont nombreuses, et sont souvent d’ordre psychologique. Une bonne règle générale, c’est de toujours commencer les tâches le plus tôt possible. J’ai un truc à faire ? Je le fais tout de suite, et je suis débarrassé.

Il est également bon de prévoir ce qu’on fera du temps libéré. Au lieu de se dire « Zut, j’ai un truc pénible à faire, qui m’empêchera de m’adonner à telle activité agréable » (punition), réfléchir plutôt en ces termes : « J’ai un truc important à faire, et dés que je l’aurai terminé, je pourrais me consacrer à tel projet agréable » (récompense).

Conclusion

J’espère que ce petit cours de gestion du temps vous aidera à gérer vos urgences, à tenir vos délais, et à ne plus courir partout. Rappelons toutefois qu’il est inutile de faire beaucoup et de terminer à l’heure, si on ne fait pas les bonnes choses. Nous verrons dans un prochain article comment choisir nos activités en fonction de leur importance.

Et vous ? Avez vous des exemples de cas ou vous avez perdu du temps ? Avez vous des trucs ? Comment gérez vous votre temps ?

  1. Eric Bourreau enseigne entre autre la gestion de projet à l’Université []
  2. Au passage, les amateurs seront ravis de découvrir que ce théorème est récursif []
  3. Oui, ok, ça fait deux mots []
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Développement personnel Sculpture de Soi

Le guide du cycliste débutant

Jusqu’à l’année dernière, j’utilisais essentiellement les transports en commun (TEC) pour me déplacer. J’ai la chance de vivre dans une ville bien desservie, et le bus s’arrête à 100m de chez moi. Et puis, je suis passé au vélo. Au début, je me suis dit que je ne l’utiliserai que de temps en temps, sur des petits trajets, pour gagner un peu de temps. Depuis, j’ai complètement délaissé bus et tramway, pour ne me déplacer que sur ma fidèle bicyclette.

C’est un choix que je n’ai jamais regretté. J’en suis complètement accro, et je serai bien incapable de m’en séparer. La vie sans bicyclette ? Impossible !

Entendons nous bien. Je parle de vélo de ville. Le vélo qu’on prend pour aller au boulot et faire ses courses. Bien des gens n’envisagent pas le vélo autrement que pour des courses cyclistes, pour faire du VTT ou des balades le dimanche. Et pourtant, le vélo est bien un mode de transport, qu’on peut utiliser au jour le jour en remplacement de sa voiture.

Pourquoi passer au vélo ?

Le vélo est source de bien des avantages, comparé aux autres moyens de transport (à pied, voiture, transports en communs)

  • Le vélo est rapide : contrairement à une idée reçue, le vélo est un moyen de transport extrèmement rapide. En fait, c’est même le plus rapide sur des trajets compris entre 300m et 6km, devant la voiture ou les TEC. Et oui ! En vélo, on se faufile partout, on évite les bouchons, et on ne passe pas trois heures à trouver une place de parking.Maintenant, question : quand vous prenez votre voiture, combien de vos trajets dépassent 6km ?
  • Le vélo est bon pour le porte monnaie : Saviez vous que l’automobile est actuellement le deuxième poste de dépense des ménages, derrière le logement ? Avec des budgets qui atteignent plusieurs centaines d’euros par mois1, la voiture coûte cher. Le hors-série de l’argus de l’automobile a calculé que le prix de revient kilométrique (le prix que vous coûte votre voiture pour chaque kilomètre parcouru) était au minimum, pour une petite voiture, de 0.20€. Ce qui nous fait un café au comptoir tous les 6km. Mais ce coùt peut facilement atteindre quelques €uros.À côté de ça, un vélo ne coûte quasiment rien, pour peu que vous investissiez dans du bon matériel, et sera trés vite rentabilisé.

    Alors, ça ne vous dirait pas d’économiser 500€ par mois ?

  • Le vélo est bon pour la santé : Vous n’avez pas le temps de faire du footing ? Pas grave ! Se déplacer en vélo, c’est s’assurer une santé de fer. Le vélo réduit les risque de maladies cardio-vasculaires et de diabète, d’obésité et d’hypertension, et augmente l’espérance de vie.« Oui, mais les cyclistes respirent des gaz d’échappements » -me direz vous. Faux ! Sachez que l’air de l’habitacle des voitures est bien plus pollué que l’air sur le bord des routes. Alors ? Marre de respirer du gaz ?
  • Le vélo ne prend pas de place : En bas de chez moi, il y a … un parking. Qui n’est rempli que la nuit. Et un peu plus loin, il y a… un autre parking, qui lui, est vide 99% du temps. Et au dessus de chez moi, il y a … devinez quoi ? Encore un parking. Maintenant, imaginez la scène : à la place de ces horribles, stériles et inutiles étendues de béton, un espace vert. Avec une balançoire pour les mômes, des bancs pour se retrouver, se rencontrer, discuter, partager, échanger, pic-niquer (!). Un vrai rêve, un peu utopique j’en conviens. Parce qu’une bagnole, c’est généralement à l’arrêt, et ça prend de la place pour rien. Et on peut rajouter les autoroutes, les rocades, etc.Ah ! Oui ! Avez vous entendu parler de l »étalement urbain » ? La ville s’étale littéralement, et il faut aller de plus en plus loin pour acheter son pain. Mais c’est pas grave, on n’a qu’à prendre la voiture.

    Tandis qu’un vélo, ça ne prend pas de place sur la route, ça ne créé pas d’embouteillages, et ça ne prend pas de place au garage. Après tout, si je ne m’abuses, c’est bien le slogan publicitaire d’une certaine voiture qui disait : « et si le vrai luxe, c’était l’espace ? ». Des espaces, oui, mais des espaces verts 🙂

  • Le vélo est écolo : S’il y en a qui sont un peu concernés par l’avenir de leurs enfants, ceci devrait les intéresser. Une voiture, ça pue et ça pollue. Je m’adresse à tous les naïfs : mettez vous bien dans le crâne que la voiture verte, ça n’existe pas ! Et puis, il n’y a pas que les gaz à effet de serre, il y a aussi les microparticules, etc.Un vélo rejette combien de CO2 au km ? 0 ! Pour un air pur, passez donc au vélo !

Bon, je pourrai sans doute écrire un roman là dessus, mais je vais m’arrêter là. J’espère vous avoir convaincu des avantages du vélo. Envie de vous convertir ? Suivez le guide !

Comment passer au vélo

Ça-y-est, vous avez décidé de franchir le pas ? Vous voulez passer au tout vélo ? Trés bien ! Félicitations, vous ne le regretterez pas.

Toutefois, je vous recommande d’aller à votre rythme. Si vous tâchez de passer au tout vélo d’un coup, alors que vous n’avez pas fait de sport pendant 10 ans, et que vous n’êtes pas prêt, pas équipé, mal conseillé, vous allez rapidement être dégoûté. Mieux vaut commencer en douceur à mon avis.

Si vous avez des doutes, prenez le vélo une fois par semaine, pour aller au travail. Puis deux fois. Allez-y progressivement, vous verrez, vous y prendrez goût. Enfin, c’est à vous de voir comment vous voulez procéder.

Passer au vélo, c’est véritablement un autre mode de vie. Ne perdez pas de vue qu’il vous faudra sûrement un petit temps d’adaptation, alors ne vous découragez pas à la prmière côte. Pour partir sur de bonnes bases, voici quelques conseils tirés de mon expérience personnelle :

  • Investissez dans un vélo de bonne qualité : Par pitié, n’achetez pas votre vélo dans une grande surface ou chez décathlon. Au bout de quelques semaines d’utilisations, il commencera à se dérégler, s’user, se gripper. En plus, certaines pièces ne seront pas standards, voir non démontables non démontables, et ce que vous avez économisé sur la qualité, vous le perdrez dix fois en réparations. Sans compter le confort d’utilisation médiocre.N’hésitez pas à prendre de la qualité. Un vélo, c’est un investissement. Chez un bon vélociste, on vous fera une première révision gratuite au bout du premier mois, et vous serez tranquille un bon bout de temps. Et puis, il faut relativiser. Un vélo neuf haut de gamme vaut souvent moins cher qu’une voiture d’occasion. En deux mois, votre achat sera rentabilisé.

    Faites également attention aux vélos d’occasion, notamment sur les marchés aux puces. Ne vous faites pas refourguer un vélo volé…

  • Choisissez un vélo à votre usage : Combien de kilomètres par jour roulerez vous ? Ferez vous vos courses avec ? Avez vous des enfants ? Bref ! Demandez bien conseil à votre vélociste, car il ne vous recommendera pas le même vélo selon l’usage.Je vois beaucoup de gens qui ressortent leur vieux VTT pour se déplacer en ville. Mais pour la ville, rien ne vaut un bon… vélo de ville, avec éclairage, et porte bagage. Là encore, réfléchissez bien, c’est un investissement, et quand vous pédalerez, la différence se fera sentir.

    Pour un vélo de ville, pensez que l’éclairage est indispensable. Avec une dynamo dans le moyeu (c’est à dire directement intégrée dans la roue), vous gagnerez en confort.

  • Pensez aux accessoires : À côté du vélo, il y a les accessoires indispensables. Je pense notamment aux sacoches. Parce que vous savez, le vélo, on y prend goût. Au début, on s’en sert pour aller au boulot, et puis, on finit par faire ses courses avec. De bonnes sacoches vous aideront à transporter de lourdes charges, au lieu de vous trimbaler un immense sac à dos.Ensuite, on trouve des charettes qui se rattachent au vélo pour transporter des trucs vraiment volumineux. Mais ça, vous pourrez toujours voir plus tard.

    Et puis, il y a l’antivol, indispensable contre le vol. Nous en reparlerons plus loin.

  • Ne faites pas le radin sur la sécurité : Même si votre vélo dispose d’un bon éclairage, on n’est jamais trop visible. Un gilet réfléchissant ne coûte pas cher, et peut sauver une vie. À défaut, quelques bandes lumineuses sont un strict minimum.Et le casque. Hum… Sur le port du casque, tout le monde n’est pas d’accord, car il aurait des effets secondaires néfastes. Par exemple, les automobilistes feraient moins attention aux cyclistes qui portent un casque… À vous de voir.

    Vous pouvez également attacher à votre vélo un écarteur de danger. C’est un simple bout de plastique qui dépasse, et qui décourage les voitures de vous doubler de trop près.

  • Et l’entretien :
    Cycling through the rain
    Crédit photo : PhotoA.nl

    Un vélo reste une machine mécanique, qui réclame de l’entretien. Vous pouvez l’emmener chez le réparateur chaque fois que vous crevez un pneu, mais vous allez douiller.

    En bricolant un peu, vous économiserez beaucoup de temps et d’argent. Et puis, même si les vélos ont beaucoup évolués, ça ne sont quand même pas des boeings.

    Le minimum, c’est de savoir réparer un pneu crevé. Il vous faudra pour cela un nécessaire à rustine. Il est également utile de savoir régler le câble des vitesse. Et puis, il est essentiel d’huiler de temps en temps les parties en mouvement, pour limiter l’usure. Demandez conseil à un ami bricoleur, ou trouvez vous un bon bouquin sur le sujet. Ensuite, vous pourrez vous contenter de faire réviser votre vélo une fois par an chez un bon vélociste, et vous serez tranquille.

    Ah ! J’oubliais ! Une petite chose toute simple, que tout le monde peut faire, et qui change la vie : gonflez bien vos pneus ! C’est dingue comme il faut faire plus d’efforts pour avancer quand on a des pneus sous-gonflés. En plus, les pneus s’usent plus vite, et crèvent plus facilement. Pour un bon confort, rien ne vaut un bon gonflage.

  • Hum ! Et quand il pleut ? : Et oui, le vélo, c’est aussi un retour à la nature et aux éléments. À bicyclette, on n’a que le ciel au dessus de sa tête. Il existe de trés bons vêtements spéciaux qui protègent parfaitement de la pluie, pour arriver bien sec à un rendez-vous d’affaire.En cas de froid, couvrez vous bien, mais n’en faites pas trop : on se réchauffe vite quand on pédale.

Paré à rouler ? Bienvenue sur la route !

panning bike on king
Crédit photo : wvs

Vous voilà paré ? Et bien, c’est parti ! Sur la route, l’objectif principal, c’est la sécurité. Un cycliste est plus fragile qu’une voiture, donc, prudence. Je vous laisse consulter ces quelques conseils sur la sécurité en vélo. Si vous les suivez, vous diminuerez grandement les risques, et gagnerez en confort.

Le plus grand danger qui vous guette (c’est prouvé par les stats), c’est de vous manger une portière qui s’ouvre alors que vous longez une file de voiture à l’arrêt. Pour cette raison, il est bon de toujours laisser un bon mètre entre vous et les voitures garées. D’ailleurs, en règle générale, il vaut mieux ne jamais trop serrer votre droite : ça dissuadera les automobilistes de vous doubler s’ils n’ont pas la place de le faire.

Je ne vous mentirai pas : la vie n’est pas rose tous les jours pour les cyclistes. Entre les automobilistes qui vous klaxonnent, les pistes cyclables souvent de mauvaise qualité (quand elles existent), et les élus qui vous rient au nez quand vous réclamez des infrastructures, il y a des moments de blues ou on regrette le temps de l’ignorance. Vous l’aurez compris, les pires ennemis du cycliste sont l’intolérance, l’incivilité, et les cons qui roulent en 4×42.

La plupart des automobilistes considèrent que les vélos sont des jouets qui n’ont rien à faire sur la route. Par conséquent, ils ont une fâcheuse tendance à « oublier » de vous accorder vos priorités et à vous klaxonner parce que vous n’avancez pas assez vite (et peu importe si il y a un feu 10m plus loin). Le plus énervant reste l’abruti qui prend la piste cyclable pour une place de parking, même si c’est « juste pour 2 minutes ».

Face à ça, la bonne attitude à mon avis, c’est de la jouer zen et détendu, et de ne pas répondre. Ma sécurité passe avant ma priorité. Je ne vais pas assez vite ? Peut-être, mais tant pis, chacun son rythme. J’évite de m’énerver à chaque incivilité dont je suis la victime, sinon, je deviens vite un gros paquet de nerfs, et ça ne vaut pas coup. Donc, la plupart des cas, je souris et je laisse filer, en méditant cette douce maxime de Lao-Tseu :

Si quelqu’un t’a offensé, ne cherche pas à te venger. Assieds-toi au bord de la rivière et bientôt tu verras passer son cadavre.

Quand j’ai l’occasion de croiser le conducteur de la voiture garée sur une piste, il m’arrive de m’arrêter pour discuter et lui expliquer mon point de vue. Souvent, ce sont simplement des gens qui n’ont pas conscience de la gêne occasionnée.

Dites vous que vous ferez la plupart du temps les mêmes trajets. Par conséquent, vous pourrez adapter votre itinéraire pour emprunter le chemin le plus sécurisé.

Un point important : rouler à vélo ne vous dispense aucunement de respecter le code de la route, comme semblent le penser de nombreux cyclistes. Bien entendu, pour des questions de sécurité, il est de temps en temps nécessaire de passer outre des règles qui ont été édictées pour des automobilistes, et qui sont parfois absurdes pour des vélos, mais ce n’est pas une raison pour ne pas tenir compte des feux, des stops, etc.

Enfin, une recommendation : soyez civils ! Ce n’est pas parce que les plus gros (les voitures) vous manquent parfois de respect, que vous devez reproduire ce comportement sur les plus petits (les piétons). Et que vous soyez dans une voiture ou sur un vélo, vous devez laisser la priorité aux piétons sur les passages cloutés (et avec le sourire, s’il vous plaît).

Ce n’est qu’en respectant ces règles de bonnes conduites et en adoptant le bon état d’esprit que la pratique du vélo restera un plaisir sans gêner les autres et sans vous mettre en danger.

Se protéger contre le vol

Theft
Crédit photo : ibcbulk

Le vol de vélo est un fléau, qui décourage bien des cyclistes débutants, et dégoûte même les confirmés. Retrouverai-je mon fidèle cycle là où je l’ai attaché ? J’ai rencontré pas mal de gens qui ont peur de se mettre au vélo à cause de ça. D’ailleurs, on m’a moi même déjà délesté de mon engin, et je sais à quel point c’est désagréable. Le respect de quelques règles élémentaires vous permettra de diminuer voire d’annuler les risques.

Règle n°1 : ne faites pas le radin sur l’antivol. Les câbles sont les meilleurs amis des voleurs. Ils resistent environ 3 secondes à une bonne pince. En fait, les seuls antivols vraiment valables sont les « U » rigides. Ne comptez pas vous en sortir à moins de 50€, et comptez 80-90€ pour un antivol haut de gamme. Pensez que cet achat sera largement rentabilisé à la première tentative de vol. De plus, ils sera vendu avec une attache qui vous permettra de l’accrocher au cadre. Ça vous évitera de le porter dans un sac, et surtout de l’oublier !

Quand vous attachez votre vélo, attachez le cadre ET une roue, et pas seulement la roue. Et choisissez un support solide, cela va de soit (mais pas pour tout le monde, semble-t-il). Attachez votre vélo dans des endroits le plus passants possibles, évitez les lieux déserts. Ne laissez pas un vélo toute la nuit dans un endroit peu sûr. Et ne laissez jamais votre vélo sans l’attacher, même 30 secondes pour acheter le pain. L’occasion fait le larron, et la plupart des vols ont lieu dans de tels cas. Pensez également à attacher votre vélo, même chez vous. De nombreux vols ont lieu à domicile.

La plupart des vélos utilisent encore souvent des attaches rapides, facilement démontables à la main, pour fixer les roues et la selle. Préférez un bon gros boulon, qui découragera les voleurs de selles à la petite semaine.

Enfin, il est possible de faire graver votre vélo. Ainsi, même en cas de vol, vous aurez plus de chance de le retrouver.

Si vous suivez ces quelques conseils, les risques de vols seront quasiment nuls, et vous pourrez garrer votre machine en toute tranquilité.

Rejoindre une association

L’automobilisme est une activité tout ce qu’il y a de plus individaliste. Je suis tout seul dans ma grosse voiture, et je t’emmerde. En revanche, le vélo est plus convivial. Peut-être parce que les cyclistes forment encore une minorité, et qu’il est plus facile de relationner quand on est pas enfermé dans une carapace de métal.

Quoiqu’il en soit, il existe de nombreuses associations de cyclistes regroupés pour partager, échanger, et aussi pour promouvoir leur cause. Pourquoi ne pas les rejoindre ? En France, par exemple, existe la Fédération des Usagers de la Bicyclette.

Parce qu’à plusieurs c’est quand même plus marrant.

Bien, j’espère que ce petit guide sera un bon point de départ pour les débutants qui veulent se mettre au vélo. Malgré quelques inconvéniants, vites effacés si l’on sait s’y prendre, la pratique du vélo reste un plaisir, et les avantages sont tellement nombreux qu’on aurait tort de s’en priver. Alors, à bientôt sur les pistes 🙂

  1. Source : automobile club []
  2. pardon, je n’ai pas pu me retenir []
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10 techniques efficaces pous lutter contre le stress

La dernière fois, je vous ai donné 15 conseils pour lutter contre le stress. Aujourd’hui, rebolote, 10 nouveaux conseils à appliquer, pour vivre sa vie sereinement, et se débarasser du stress. Vous pouvez également télécharger notre méthode simple et efficace pour apprendre à gérer votre stress.

  • Allez au boulot à vélo : Si vous décidez de vous déplacer en vélo, la différence sera fulgurante. D’abord, vous ferez du sport, ce qui vous fera du bien. Ensuite, fini les embouteillages, et la galère pour trouver une place de parking. Et puis, vous économiserez beaucoup, donc vous serez moins stressé par des soucis d’argent.
  • Isolez vous : Nous avons tous besoin de nous retrouver seul, parfois, pour se détendre, réfléchir, se relaxer. Au moins une fois par semaine, réservez vous une petite période rien qu’à vous (ne serait-ce que 10 minutes), et déconnectez vous. Plus personne autour de vous, pas de musique, pas d’odeurs de cuisine. Et laissez défiler vos pensées comme elle viennent. Trés reposant.
  • Faites la sieste : Ah ! La sieste ! On voudrait nous faire croire qu’elle est à réserver aux bébés. Calembredaines et billevesées ! Rien de tel qu’une bonne sieste pour se détendre, se remettre d’aplomb, et continuer la journée en beauté. Le meilleur moment pour faire la sieste, c’est un peu après le repas, quand la torpeur de la digestion se fait sentir. Une sieste éclair en début de soirée est également idéale si vous avez prévu de sortir le soir.
  • Écoutez de la musique relaxante : La musique adoucit les moeurs, c’est bien connu. Rien de tel qu’un peu de musique classique pour sentir ses soucis s’envoler. Et savez vous quoi ? Il paraît qu’écouter de la musique classique rend plus intelligent.
  • Respirez (merci globule) : Nous avons tendance à respirer superficiellement, avec le haut des poumons. Pour vous détendre, respirez lentement, profondément, avec l’ensemble de la cage thoracique. De telles inspirations ne font pas bouger les épaules, et gonflent le ventre, ce qui permet de masser les intestins et de favoriser une bonne digestion par la même occasion.
  • Boudez les actualités : Si vous regardez les journaux télévisés, ou écoutez la radio, vous aurez peut-être remarqué que l »information » que ces médias diffusent est en fait un ramassis de faits divers tous plus horribles les uns que les autres sans aucune valeur informationnelle réelle. Savoir que machin s’est fait découper au hachoir, ou que bidule est mort dans un horrible accident de voiture, franchement, on s’en fout.Boycottez les « actualités » qui ne vous rendent pas plus intelligent, mais qui vous font partir le moral en sucette. Lisez plutôt les journaux (indépendants), là, au moins, on trouve un minimum d’analyse.
  • Bazardez votre télé : Tant que vous y êtes, pourquoi ne pas envoyer votre télé aux ordures ? Le Français moyen regarde la télé 3h30 par jour (!) Quel temps pourrait-on gagner ! Que de projets pourraient-on entreprendre, sans cet horrible aspirateur à neurone. Faites vous un cadeau, et laissez votre télé au placard, vous n’en tirerez que des bénéfices.
  • …et votre portable aussi, tant que vous y êtes : Les portables, c’est super, on peut communiquer n’importe quand. Le problème, c’est qu’on finit par en devenir esclave, au point de plus pouvoir s’en passer. De temps en temps, laissez donc votre portable au vestiaire, et tant pis si vous restez injoignables quelques temps. Personne n’en mourra.
  • Faites le vide : La dernière fois, je vous ai conseillé de ranger. Allons plus loin, pourquoi ne pas se débarasser de tous ces trucs qui ne servent à rien, et qui prennent la poussière ? A-t-on vraiment besoin de 10000 appareils qui font tout et n’importe quoi ? Tout ce qui ne sert plus, ou qui ne sert qu’une fois tous les 36 du mois, hop ! Aux puces !
  • Baladez vous en nature : Quoi qu’on en dise, rien de tel qu’une bonne balade en forêt pour respirer un bon air pur, et recharger ses batteries. Jardiner est également une activité hautement satisfaisante. À défaut, quelques plantes en pot vous permettront un (mini) retour à la nature.
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15 moyens de combattre le stress

J’ai déjà parlé des effets désastreux du stress sur la santé. Je ne vous refait pas le topo. Stress = maladie, impuissance, perte de productivité, etc. Je ne vous parle pas du stress au travail, coupable de nombreux burn out, dépressions et suicides.

Pour autant, il ne faut pas se leurrer. Une vie sans aucun stress, aujourd’hui, est-ce vraiment envisageable ? Est-ce même souhaitable ? En effet, il y a stress et stress. Car si un stress trop important a les effets que l’on sait, un stress modéré en intensité et en temps, en revanche, peut décupler nos capacités et nous pousser à faire des merveilles.

Le problème, c’est que la plupart du temps, nous sommes déjà loin de l’autre côté de la barrière. Nous sommes trop stressés, et notre productivité, notre efficacité, et notre joie de vivre descendent en flèche.

Je vous propose donc une petite compilation de trucs pour lutter contre ce fléau des temps modernes.

Défoulez vous

Quand nous sommes sous pression 24h/24h 7j/7, le stress n’a aucun moyen de s’évacuer. Pour éviter l’explosion, il faut se défouler. Pratiquer une activité sportive est un trés bon moyen de se vider le corps et l’esprit, pour repartir de 0 sur un bon pied. Certains arts martiaux, comme l’Aïkido, par exemple, permettent de vraiment s’épuiser tout en apprenant à se détendre, et sont donc trés efficaces pour combattre le stress.

Mangez sainement

C’est un peu un lieu commun, mais ce n’est pas pour rien. Une alimentation saine, régulière et équilibrée vous apportera l’énergie nécessaire pour faire face sereinement aux impératifs de la journée. Mangez lentement, et mastiquez bien. Ainsi, vous éviterez de gaspiller de l’énergie inutilement en digérant.

Ralentissez

Courir partout, vouloir tout faire, c’est la meilleure façon de ne rien faire bien, et de se stresser inutilement. Quand vous voyez que vous commencez à vous dépecher inutilement, forcez vous à ralentir. Faites donc comme le Petit Prince, qui disait :

Si j’avais cinquante-trois minutes à dépenser, je marcherai tout doucement vers une fontaine.

Faites des pauses

Parfois, ralentir ne suffit pas. Quand on a tellement la tête dans le guidon au point de ne plus voir où l’on va, la meilleure chose à faire, c’est encore de faire une pause. Les pauses peuvent prendre plusieurs formes : de la pause café de 10 minutes pendant le boulot, jusqu’à l’année sabbatique. Une pause, c’est toujours utile pour faire le bilan et se remettre en question.

N’en faites pas trop

Travaillez plus, qu’ils disaient. Balivernes ! Au lieu d’en faire le plus possible, faisons peu, mais faisons le bien. Inutile de vous charger de plus de travail que vous ne pouvez en supporter. Vous ne savez pas comment choisir ? Demandez-vous : ce truc urgent que je dois faire, est-ce vraiment important ? Est-ce important pour moi, ou pour quelqu’un d’autre ? Il n’y a pas de raisons que vous vous chargiez de tous les maux de la Terre, mais pour résister, il vous faudra…

Apprendre à dire non

On vous propose un projet encombrant ? Une tâche inutile ? De signer une enième pétition ? Respirez un bon coup, et dites le bien haut : non ! Et dites vous bien que vous n’avez pas à vous sentir coupable d’avoir du temps libre. Ceux qui vous le repprochent ne savent pas gérer leur temps, c’est tout.

Préparez vous à l’avance

La procrastination est une immense source de stress. À force de tout remettre au lendemain, on se retrouve en situation d’urgence permanente, avec pour conséquence… Du stress, bravo madame ! Pour éviter de vous retrouver au pied du mur, agissez toujours le plus tôt possible, c’est à dire dés que vous le pouvez. Vous serez tranquille pour la suite, et vous obtiendrez sereinement de meilleurs résultats.

Relativisez

À force d’agir sans penser, on finit par prendre des grains de poussière pour des montagnes. Rappelez vous les deux étapes : 1) Ne faites pas une montagne de ce qui n’est pas grave et 2) n’oubliez pas que rien n’est grave. Quand vous avez un souci, posez vous les questions : Quelle est la pire chose qui puisse m’arriver ? Est-ce vraiment grave ? Relativiser vos problèmes vous permettra de vivre plus sereinement.

Voyez le côté positif

Dans la lignée du précédent, on peut toujours trouver un aspect positif dans une situation négative. Rien n’est jamais tout noir ou tout blanc, alors, faites un peu le mélange des couleurs.

N’essayez pas de tout contrôler

De toutes façons, c’est impossible. Que ce soit pour vos employés, vos enfants, voire même le hasard, plus tôt vous accepterez le fait que certaines choses échapperont toujours à votre contrôle, mieux vous vous porterez. En voyant les choses sous cet angle, vous apprendrez à guider, plutôt qu’à contrôler. À vous adapter, plutôt qu’à soumettre. Et vous vous sentirez mieux.

Ne faites qu’une chose à la fois

Faire 10 trucs en même temps peut vous donner l’impression d’être productif et utile. Tout ça, c’est bien beau, mais c’est faux. On ne peut pas mener de front plusieurs travaux, et tous les faire bien. Quand vous travaillez sur quelques chose, mettez des oeillères, coupez vous du reste (fermez vos programmes de mails, messagerie instantanée, fermez votre porte, branchez le répondeur). Et apprenez à gérer les interruptionsefficacement.

Évitez les sales cons

il y a des gens qui ne peuvent pas s’empêcher de faire ch*** leur monde. C’est comme ça. Ok, souvent, ces gens ont besoin d’aide, mais parfois, il sera plus profitable pour vous de leur claquer la porte au nez, de les éviter comme la peste, de ne pas les approcher. Car la connerie peut être horriblement contagieuse, vous ne voudriez pas d’un con comme modèle, si ?

Rangez

Une maison pleine de b**del, un bureau recouvert de vieux papiers, voilà qui sature le cerveau d’informations inutile, qui entrave vos mouvements, et qui génère du stress. À l’inverse, un environnement propre et bien dégagé est source de sérénité. En plus, je vais vous apprendre un truc : une étude psychologique1 a montré que les employés dont le bureau est bien rangé ont plus le chances 1) d’obtenir une promotion et 2) de sortir avec le/la collègue qui leur plaît bien.

Passez du temps avec les gens que vous aimez

Parfois, quand on travaille trop, on se sent coupable de délaisser sa famille. N’oubliez pas que les gens que vous aimez sont autant, sinon plus important que votre boulot. Si vous ne pouvez pas faire autrement, prenez rendez-vous avec vos gosses ou votre conjoint pour une sortie ou une activité en commun, et traitez ça comme n’importe quel rendez-vous avec un client important.

Soyez utile

C’est un peu paradoxal de se rajouter du travail, mais faire partie d’une association, aider les plus démunis, se rendre utile à sa communauté est une source de joie, de bonheur et de sérénité. Tous, nous aspirons à laissez notre trace sur cette Terre. Venir en aide aux autres est un excellent moyen de le faire.

Découvrez notre méthode complète contre le stress

J’espère que ces quelques techniques de gestion du stress vous seront utiles. Cela dit, si vous cherchez vraiment à combattre le stress, il vous faudra bien plus que quelques simples techniques de relaxation, aussi efficaces soient-elles.

De nombreux lecteurs m’ont demandé plus d’articles pour apprendre à lutter contre leur stress. J’ai décidé de m’attaquer à la rédaction d’un véritable guide de survie face au stress.

  • Découvrez quelles sont les véritables origines du stress
  • Des nombreux conseils et astuces pour nettoyer votre environnement du stress
  • La technique pour devenir beaucoup plus resistant et arrêter de stresser
  • Des dizaines de techniques de relaxation et de gestion du stress
  • Et bien d’autres choses encore

Si vous cherchez une méthode simple et efficace pour vous débarrasser définitivement du stress et de l’anxiété, n’attendez pas, ce livre est fait pour vous.

  1. Dont je ne retrouve pas la référence []
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La vie est une question d’équilibre

Surtout, quand il faut être…

  • Gentil, mais pas faible
  • Optimiste, mais pas naïf
  • Ferme, mais pas dur
  • Confiant, mais pas crédule
  • Calme, mais pas amorphe
  • Affecueux, mais pas collant
  • Indépendant, mais pas associal
  • Courageux, mais pas inconscient
  • Énergique, mais pas surmené
  • Généreux, mais pas dispendieux
  • Souple, mais pas mou
  • Viril, mais pas macho (pour les hommes)
  • Abordable, mais pas facile (pour les femmes)
  • Fier, mais pas arrogant
  • Curieux, mais pas indiscret
  • Prudent, mais pas lâche
  • Sensible, mais pas fragile
  • Discret, mais pas timide
  • Audacieux, mais pas inconvenant
  • Humble, mais pas modeste
  • Compatissant, mais pas condescendant
  • Sérieux, mais pas triste
  • Minutieux, mais pas perfectionniste
  • Organisé, mais pas obsessionnel
  • Fou, mais pas dément
  • Ponctuel, mais pas psychorigide
  • Pacifique, mais pas débonnaire
  • Poli, mais pas maniéré
  • Élégant, mais pas faraud
  • Persévérant, mais pas irréaliste
  • Vigilant, mais pas paranoïaque
  • etc.

Si vous en avez d’autres, je suis preneur 🙂

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L’importance du savoir

Le développement personnel passe inévitablement par la connaissance, la compétence et l’information. L’ignorant est comme celui qui avance à taton dans une pièce sans lumière. Il ne sait pas où il est, il ne sait pas où il va, il trébuche sur tous les obstacles et tourne en rond sans arriver nulle part.

En revanche, celui qui sait est comme éclairé. Il sait ce qu’il veut. Il sait ou il va, quelle est la route à suivre, et quels obstacles éviter1.

Connais-toi toi-même

Il est important, il est vital de se connaître soi même. Quels sont vos pouvoirs et vos limites ? Quelles sont vos valeurs ? Quels sont vos principes ? Qu’attendez vous de la vie ? Que voulez vous ? Tant qu’on ne sait pas vers quoi l’on veut aller, à quoi bon avancer ? Emprunter des chemins au hasard n’est il pas le meilleur moyen de se tromper de route, et de se perdre ?

Si je vous demande : « quelles sont vos plus grandes valeurs dans la vie ? Quels sont vos plus grands principes ? », serez vous capable de me répondre du tac-au-tac, sans réfléchir2 ? Avez vous une liste de buts, quel est le sens de votre vie ?

« Connais toi toi-même », nous dit Thalès de Millet, injonction reprise par le philosophe Socrate. Mais comment faire ? Et bien, méditez, pensez à vous même. Aimez vous et regardez vous. Il existe de nombreux moyens pour mieux faire connaissance avec soi même.

Pourquoi ne pas pratiquer un art martial ?3 En règle générale, le sport est un bon moyen de découvrir ses facultés, et de repousser ses limites. Vous pourriez également tenir un journal intime. Notez-y ce qui vous semble important, et relisez-le de temps en temps. Pas trop souvent, surtout, pas plus d’une fois l’année. Ainsi, au fil des ans, vous pourrez constater vos progrès.

Dans l’ensemble, pour mieux se connaître, il faut s’aimer. L’estime de soi, c’est important. Quand on s’aime, on se regarde, on s’observe. Pas seulement en se regardant dans un miroir, mais en général. Il n’est pas question de narcissisme, ni de complaisance, mais de franchise. Aimez vous, regardez vous, observez vous, réfléchissez à vos actes.

Comprendre le monde qui nous entoure

Se connaître soi même, c’est bien. Un capitaine ne peut naviguer s’il ne connait pas son bateau. Mais cela ne suffit pas pour arriver à bon port, encore faut-il connaitre la mer4.

Mais il est également important de connaître votre environnement. De comprendre le monde qui vous entoure. La compréhension amène la compassion. L’ignorance entraîne la peur, la xénophobie, le racisme5.

L’être avisé et son environnement ne font qu’un. L’Homme fait partie intégrante de l’environnement, il agit sur lui, et en subit les conséquences. Dans nos contrées, malheureusement, la nature est considérée comme une adversaire qu’il faut maîtriser, plier à sa volonté, mettre à sa botte. Et l’Harmonie, bordel !?

Tâchez de comprendre le monde qui vous entoure. Vivre sans comprendre le monde, c’est se retrouver dans un cockpit d’avion sans savoir piloter. On peut appuyer sur quelques boutons au hasard, en espérant qu’on ne déviera pas trop de son plan de vol, et surtout qu’on ne s’écrasera pas.6

En bref, je pense qu’il faut apporter beauoup d’importance à l’information. La VRAIE info, celle qui vous rend plus intelligent et vous permet de comprendre le monde. À ne pas confondre avec l’info des journaux télévisés qui vous foutent le cafard et vous font voter Le Pen ou Sarko.

Informez vous ! Lisez les journaux (en fait, des journaux indépendants, en France, il n’y en a pas des miliers). Débatez ! Réfléchissez ! Allez à des conférences et des expositions ! Et pourquoi pas, donnez des conférences ! Lisez ! Cultivez vous ! Banissez la télé, et les loisirs qui ne vous demandent que d’être passifs ! Poursuivez des études, même en candidat libre, formez-vous et soyez autodidactes ! Développez vos compétences ! Acroissez votre savoir et votre culture générale ! La connaissance est une formidable source de richesse.

Si vous développez votre savoir, vos connaissances, votre compréhension du monde et de vous même, vous n’en tirerez que du bon. De nouvelles possibilités s’offriront à vous, votre personalité ne pourra qu’évoluer dans le bon sens, vous accéderez à une plus grande indépendance d’esprit, vous serez plus ouvert, plus libre et plus heureux ! Tout ça !

  1. Oula, je commencerais presque à donner dans le religieux. Faut que je fasse attention, moi. []
  2. Parce que vous aurez réfléchi avant, bien entendu []
  3. Attention, pratiquez un véritable art martial traditionnel. Trop d’entre eux sont devenus en occident de simples sports de combats compétitifs. Renseignez vous avant. []
  4. Si ça c’est pas de la comparaison, je sais pas ce qu’il vous faut []
  5. Prends garde au côté obscur de la force, Luke []
  6. Décidément, je me sens d’humeur lyrique aujourd’hui []
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Comment devenir sympathique

Étymologiquement, sympathie signifie « souffir / ressentir avec ». Celui qui est sympathique, c’est celui qui partage nos joies et nos peines. Celui qui inspire de la sympathie, c’est celui que l’on a envie de cotoyer, avec qui l’on veut partager nos émotions et nos sentiments. La sympathie vous offre la posibilité d’entrer dans l’univers de l’autre.

En fait, savoir susciter la sympathie est un formidable pouvoir, qui vous ouvrira bien des portes. L’autre est la plus formidable source de richesse à votre disposition, et si vous savez vous rendre sympathique, vous verrez que votre vie sera bien plus facile et agréable.

Inspirer la sympathie est somme toute assez simple. Seulement, certains aiment se compliquer la vie, et rendent les choses plus compliquées qu’elles ne le sont. Et puis, certaines personnes ont un potentiel de sympathie bien plus élevé que la moyenne, et s’attirent facilement la bienveillance d’autrui.

Si vous mêmes cherchez une recette pour susciter la sympathie, voici quelques points de réflexion.

  • Souffrez avec : Comme je l’ai dit plus haut, sympathie vient de souffir avec. « C’est votre problème ! » : voilà une phrase qui attire à coup sûr l’antipathie sur son auteur. Rien n’est plus désagréable qu’un insensible qui se moque de nos soucis.Au contraire, faites preuve d’empathie. Montrez à autrui que vous comprenez ses problèmes, et que vous partagez ses émotions. « Je comprends ce que tu ressens », « je sais ce que c’est », « je vois ton problème ». Voilà qui devrait vous attirer de la sympathie.
  • Apportez des solutions à ses problèmes : Être compatissant, c’est bien beau, mais si en plus, vous aidez autrui à régler ses problèmes, si vous lui prétez main forte pour solutionner ses soucis, votre capital sympathie fera un bon.Ne soyez donc pas avare de coups de mains, de dépannages, d’entraide et de bénévolat.
  • Synchronisez vous : C’est prouvé, nous apprécions d’avantage les gens qui nous ressemblent. Qui se ressemble s’assemble, et qui s’assemble finit par se ressembler. Pour vous en convaincre, observez les groupes dans la rue : même âge, mêmes postures, mêmes attitudes, même style, etc. Observez également les vieux couples : ils emploient les mêmes mots, les mêmes expressions, certains finissent même par se ressembler physiquement.Qui se ressemble s'assemble

    On dit que les contraires s’attirent. Parfois, nos différences ajoutent certes un peu de piment, mais en définitive, on apprécie d’avantage les gens qui nous ressemblent, qui pensent comme nous, qui partagents les mêmes centres d’intérêt.

    D’ailleurs, c’est une règle de base dans le domaine de la persuasion. Pour rallier quelqu’un à sa cause, il faut commencer par souligner ce qui vous rassemble en évoquant vos points et intérêts communs.

    Je vous propose donc d’adopter la technique du miroir. Elle consiste à imiter votre interlocuteur pour le persuader que vous êtes similaires. Lorsque nous communiquons, seule une faible partie de l’information passe par les mots. Le reste passe par le ton de la voix, et surtout par le corps.

    Faites bon usage du mimétisme. Imitez les gens que vous rencontrez1. Faites-le de manière naturelle. Calquez vos attitudes, vos postures sur celles de votre interlocuteur. Empruntez ses expressions. Parlez au même débit et volume que lui. Respirez au même rythme. Voici quelques points que vous pourriez travailler :

    • La voix : timbre, rythme, hauteur, pauses, les mots, les expressions, etc.
    • Le visage : les expressions, mouvements de la bouche, des yeux, des sourcils
    • La respiration : calquez la sur celle de l’autre et respirez en rythme
    • Les postures : position de la tête, des bras, des mains, des jambes
    • Les mouvements : les changements de points d’appui, les déplacements, etc.
    • Et pour être perfectionnistes, la moiteur de la peau, le rythme cardiaque, la tension musculaire…

    Il faut pour appliquer cette technique être attentif à l’autre, et cela requiert de l’entraînement. Cela n’en reste pas moins un moyen étonnament puissant de susciter la sympathie. Essayez, vous serez probablement surpris du résultat.

  • Donnez des signes de reconnaissance : Les signes de reconnaissance sont une véritable nourriture spirituelle pour quiconque. Ils constituent un véritable besoin fondamental, nécessaire à la survie psychologique de l’individu.J’ai déjà parlé des pouvoirs des compliments. En donnant des signes de reconnaissance, vous reconnaissez l’existence de l’autre. Et l’autre vous en sera immensément reconnaissant. Et bien sûr, il vous trouvera sympathique 😉

    Allez, en vrac, quelques idées de signes de reconnaissance que vous pourriez donner : sourire, serrer la main, féliciter, caresser, taper sur l’épaule, admirer, mentionner le nom, faire un cadeau, offrir des fleurs, apporter un café, apprécier le travail, ébouriffer les cheveux, demander de vous accompagner, emmener en voyage, faire l’amour, faire la cour, regarder, parler, applaudir, rire, donner une prime, une promotion, une voiture de fonction, des responsabilités, une décoration, etc.

    Des signes de reconnaissance peuvent être aussi bien positifs que négatifs. Cest le principe de la carotte et du baton. Attention aussi, les signes de reconnaisance sont évalués en fonction de la source (vous). Plus vous serez charismatique, plus les signes de reconnaissance que vous donnez seront évalués positivement.

  • Montrez vous sympathique : Enfin, par réciprocité, plus vous vous montrerez sympathique envers l’autre, plus celui-ci vous trouvera sympathique. Logique, non ? Alors, bonne humeur de rigueur.

Si avec tout ça, vous avez toujours du mal à vous faire des amis, ben, c’est à désespérer 🙂

  1. Discrètement et subtilement, bien entendu, où ils vont croire que vous vous moquez []
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Développement personnel Sculpture de Soi

Les dérives du développement personnel

Ceux qui ont quelques notions d’économies savent que lorsque l’on lance un produit ou un service sur le marché, il est important d’analyser ce que fait la concurrence. Tout simplement pour ne pas découvrir qu’une autre entreprise offre le même service en mieux et moins cher.

Lorsque j’ai lancé ce site, j’ai passé quelques heures à rechercher les blogs similaires, traitant de développement personnel. Ô joie ! En français, ce type de blog ne court pas les rues, et à part newway, il n’y a pas grand monde à se bousculer au portillon. En revanche, dans le monde anglophone, ils sont tout simplement légion. J’ai pu en trouver des dizaines et des dizaines.

Seulement, après en avoir parcouru un certain nombre, je me suis rendu compte d’une chose. La plupart des gens ont une vision erronée de ce que représente réellement le développement personnel.

Ce que n’est pas le développement personnel

Pour beaucoup de monde, le développement personnel, c’est améliorer son charisme pour être capable de mettre des foules dans sa poche en trois mots. C’est améliorer sa mémoire au point de pouvoir mémoriser un dictionnaire en une seule lecture. C’est savoir gérer son temps avec une telle efficacité qu’il devient possible d’avoir deux métiers à plein temps et de poursuivre des études en parallèle sans sacrifier sa vie de famille. C’est développer son intuition jusqu’à savoir décrypter les émotions et les pensées d’autrui d’un coup d’oeil. C’est pouvoir séduire n’importe qui d’un simple regard.

le surfer d'argent

De fait, certains des experts les plus influents dans le domaine se présentent comme des espèces de surhommes, des êtres supérieurements intelligents, supranormalement productifs, à la mémoire phénoménale, et qui guident le commun des mortels sur le chemin pour leur ressembler.

Savez vous à quoi ça me fait penser ? Cela me rappelle mon enfance, lorsqu’en lisant les bandes dessinées relatant les supersaventures des superhéros, je rêvais moi même de détenir je ne sais quel superpouvoir. J’aurais aimé pouvoir voler, être invisible, marcher sur l’air, et que sais-je encore ?

Seulement, s’il y a bien une chose que les comics de Marvel m’ont appris, c’est que les superhéros sont rarement des gens superheureux.

Des outils pour le bonheur ?

Ne nous voilons pas la face, être capable de prouesses mentales ne vous apportera pas le bonheur sur un plateau. Bien sûr, ces superfacultés sont bien pratiques, mais elles restent des outils. Et un outil, si on ne sait pas comment ni pourquoi l’employer, ne sert strictement à rien.

En revanche, il existe des tonnes et des tonnes de compétences que vous pourriez développer, et qui elles auraient un effet significatif sur votre vie. Ce sont des facultés plus « ordinaires », moins impresionnantes sur le papier, et avec lesquelles vous ne pourrez pas frimer en soirée. Je parle de capacités ordinaires, comme celle de gérer son stress, maîtriser ses émotions, se faire des amisrégler des conflits personnels sans en venir aux mains, etc.

Banal, me direz vous ? Peut-être. Toujours est-il qu’autour de moi, je vois sans arrêt des gens qui n’ont pas appris ce b.a.-ba. Je vois des gens qui ne savent pas mener leur vie convenablement, et qui sont incapable de gérer correctement leurs problèmes émotionnels. Je vois des différends stupides, des divergences d’opinions mineures, qui dégénèrent en brouilles à vie, ou pire.

L’être parfait existe-t-il ?

Alors, chers lecteurs qui êtes en quête de développement personnel, décompressons, et déculpabilisons nous. Nous ne serons jamais parfait1. De la même manière qu’il est vain et malsain pour une jeune fille de tenter de ressembler aux supermannequins superminces qu’on nous montre dans les magazines2, il serait bien stupide de croire que le développement personnel se résume à acquérir un set complet de superpouvoirs.

Soyons réalistes et clairvoyants. Ne nous départissons pas de notre sagesse, et analysons ce que l’on nous propose avec intelligence. L’attrait exercé par les supercompétences des gourous du développement personnel peut-être trés fort, et la dérive est facile. Mais surtout, ne perdons pas de vue notre objectif : devenir des êtres meilleurs, pas des animaux de foire.

  1. Et encore heureux []
  2. d’autant que les photos sont retouchées… []
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Séduction

Séduction : les erreurs à ne pas commettre

Il y a quelques temps, j’ai écrit un article qui exposait les bases théoriques de la séduction. Mais comme le disait si bien Einstein, la théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne.

Dans la pratique, rateaux, gamelles et vestes sont le quotidien de l’apprenti dragueur. Dans cet article, je vais expliquer quelles sont les erreurs les plus souvent commises en matière de séduction, et comment les éviter.

La plupart des informations présentées ici sont issues d’un livre. Ceux qui voudraient en savoir plus sur le sujet peuvent lire LA référence en la matière, la Mystery Method.

Encore un peu de théorie

Le développement de la relation de sédution, de la rencontre à la copulation, suit grosso-modo toujours le même schéma

  1. L’attirance : Durant cette phase, l’homme et la femme développent une attirance mutuelle. Considérons que juste avant leur première rencontre, nos deux protagonistes ne sont pas du tout attirés l’un vers l’autre. En faisant connaissance, ils développeront éventuellement une attirance pour l’autre, signifiant qu’ils le considèrent comme un partenaire potentiel.Cette phase correspond à la parade nuptial, lorsque le mâme fait le beau et se pavane pour attirer l’attention des femelles. S’il y parvient, peut-être pourra-t-il passer à l’étape suivante.
  2. Le confort : À ce stade, les deux tourtereaux vont chercher à apprendre à se connaître et à se sentir bien ensemble. Ils développent une sensation de confiance et de « connexion ».Au cours de cette phase, il chercheront un peu d’intimité (mais pas trop), rechercheront la présence l’un de l’autre, et se feront de plus en plus proches, jusqu’à…
  3. La séduction : Après quelque temps, lorsque la présence de l’autre est preçue comme une source de confort, ils développent le désir sexuel, et vont « conclure ».Caresses, baisers, et… Vous voulez un dessin ?

(Je schématise en simplifie vachement, hein ! N’allez pas croire que c’est toujours aussi simple)

Sauf exception, ces trois phases sont déroulées dans cet ordre. Dans une séduction « active » (la drague), l’homme doit « provoquer » l’attirance de sa « cible »1 puis le développement du confort.

Bien des hommes inexpérimentés sont confrontés à des problèmes insolubles parce qu’ils ne prennent pas les choses dans le bon ordre. Si vous avez l’habitude de vous prendre des rateaux en cascade, si vous n’en pouvez plus d’entendre des phrases comme « je préfère qu’on reste amis », voici quelques explications qui devraient vous permettre d’avancer.

La séduction d’abord : le gros lourdingue

L’erreur la plus répandue est sans doute celle qui consiste à commencer par la fin, c’est à dire à commencer par les avances sexuelles. Pas besoin de vous faire un dessin, vous voyez de quoi je veux parler.

Les dames qui me lisent pourront sans doute confirmer qu’il est trés inconfortable de se voir proposer de faire des cochonneries par quelqu’un qu’on ne connait pas, ou peu. Bref, messieurs, ne témoignez pas un intérêt sexuel trop prononcé trop tôt, ou ce sera la veste.

Le confort avant l’attirance : le gentil garçon

Deuxième erreur : chercher le confort sans attirance. En général, c’est le cas typique du cas plein de bonnes intentions et un peu naïf qui croit que draguer, c’est juste être gentil et respectueux avec les femmes, et qui ne comprend pas pourquoi il n’a pas de succès.

C’est le genre : « Bonjour, vous habitez chez vos parents ? », « salut, quel est votre nom ? », ou encore « On ne se connait pas, mais je vous trouve charmante ». Et compliment, et cirage de pompes, et gnagnagna…

Messieurs, sachez que ce genre d’approche véhicule un message auprès de la dame : « je ne te connais pas, mais je veux coucher avec toi juste parce que ton aspect extérieur me plaît ».

Pensez que les jolies femmes se coltinent trés fréquemment des avances dans ce genre, croyez vous qu’elles vont aller boire un café avec tous les neuneus simplement parce qu’on leur demande ?

Bien sûr, qu’il faut être gentil et respectueux, mais si la demoiselle n’est pas d’abord attirée vers vous, il n’y a pas de raison qu’elle cherche le confort auprès de vous. Et si c’était le cas, vous resteriez un « bon copain ».

Oublier le confort : Ne brûlez pas d’étapes !

Imaginons que vous rencontriez une femme à votre goût, et que cette attirance soit réciproque. Au lieu de chercher à mieux la connaître, à batir une relation de confiance, vous vous montrez tout de suite trés entreprenant.

Il y a de fortes chances pour que l’attirance que madame éprouve pour vous diminue trés rapidement. Après tout, vous ne vous connaissez pas assez pour ça. Les femmes ont besoin de connaître leur partenaire avant de passer à l’acte.

Si vous passez à des avances trop poussées avant de vous connaître suffisamment, cela sera trés inconfortable pour madame, qui risque de se sentir coupable à cause de blocages culturels et instinctifs. Par conséquent, elle cherchera à s’éloigner de vous. Vous risquez de ne pas comprendre pourquoi, alors que tout semblait bien parti, votre futur conquête vous fait faux bond tout d’un coup.

On est pas au pièce, prenez quand même le temps de vous connaître.

Rester coincé dans le confort : le syndrome du bon copain

Ce problème est un peu le pendant du précédent. Vous avez rencontré une femme à votre goût et développé une attirance mutuelle, et vous avez bien pris soin de ne pas aller trop vite en besogne. Et finalement, quand vous vous décidez à faire avancer un peu les choses, vous vous prenez la pire des vestes que l’on puisse enfiler :

Tu sais, je préfère qu’on reste amis

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Mais que s’est il passé ? Le problème, c’est que durant la phase de confort, vous n’avez pas suffisamment montré que vous étiez un partenaire sexuel potentiel. Votre nouvelle amie s’est habitué à se sentir bien auprés de vous, elle aime vos conversations, et le respect que vous lui témoignez. Vous êtes devenu son confident. En un mot, elle vous apprécie.

Mais du coup, votre présence non sexuelle est une telle source de confort qu’elle préférera en rester là. Si votre intérêt sexuel est trop soudain, vous lui ferez peur et la placerez dans un état d’inconfort. D’où la veste.

Comment éviter d’en arriver là ? Pendant que vous développez le confort entre vous, n’oubliez pas d’affirmer votre sexualité. Affichez vous comme un être sexué : évoquez vos précédentes expériences sexuelles, touchez la, prenez lui la main, etc. Mais faites quelque chose, sinon :

Tu sais, je préfère qu’on reste amis

Fin des soldes sur les vestes ?

J’espère que ces quelques petits conseils vous aideront au moment opportun. Je vous souhaite bonne chance dans vos amours, et à la prochaine.

  1. s’il tente de la séduire, c’est que lui est déjà attiré, logiquement []
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Compétences sociales Sculpture de Soi

Comment paraître plus intelligent que vous ne l’êtes ?

Cet article peut vous intéresser dans deux cas :

  1. Vous êtes un abruti de première, et vous voulez vous la jouer en paraissant être génial
  2. Vous êtes un génie, mais vous manquez d’aisance relationnelle et de charisme, et vous êtes souvent pris pour un abruti de première

Certains naïfs s’imaginent que pour paraître intelligent, il suffit de l’être. Rien n’est moins vrai, malheureusement1. Les gens se font une première opinion sur l’intelligence d’une personne au premier coup d’oeil. C’est à dire, en se basant quasiment essentiellement sur l’apparence.

Partant de là, il est courant que l’intelligence d’une personne soit sous-/sur-évaluée. Du coup, il est beaucoup plus facile de paraîtreintelligent plutôt que de l’être. Voici quelques conseils.

  • Soyez beau, grand et mince : C’est malheureux, mais c’est comme ça. Si vous êtes beau, grand et mince, vous serez spontanément évalué comme plus intelligent que quelqu’un de moins gâté par la nature. Ensuite, sur ce point, c’est la loterie, et on ne peut pas y faire grand chose.
  • Habillez vous classe : Ah ! Ça, tout le monde peut le faire. Si vous avez l’habitude de ne porter que trés peu d’attention à vos vêtements, peut-être est-il temps de renouveler votre garde robe ?Laissez donc tomber vos vieux t-shirts sans âge et tout tâchés. Oubliez un peu les pantalons de jogging. Faites un petit effort pour paraître élégant. Les gens bien habillés paraissent plus malins que les ploucs.
  • Portez des lunettes : Les gens associent souvent les lunettes à un QI élevé.
  • Parlez vite et fort : Un signe d’intelligence qui permet d’en imposer. Lorsque vous parlez, tâchez d’avoir un débit régulier et assez rapide. Et parlez haut (mais n’en abusez pas).
  • Exprimez vous correctement : Lorsque vous parlez, utilisez un vocabulaire varié, avec si possible des mots compliqués, qui font trés « intelligents ». Des mots comme « paradigme », « conjoncture » ou « épistcopal ».Votre débit doit être régulier, et articulez clairement. Banissez les « heu… », « hem », les hésitations, les blancs, et les mots d’argot. Tout ceci demande quand même pas mal d’entraînement.
  • Interrompez les autres : C’est peut-être un peu grossier, mais quoi qu’il en soit, les gens qui interrompent souvent les autres passent pour plus malins.
  • Choisissez avec soin vos sujets de conversation : car certains font plus intelligent que d’autres. Parmi les sujets de premier choix, on trouve la littérature, la politique, et le droit. Banissez la météo, le foot, et les ragots, qui donnent plutôt une impression de médiocrité intellectuelle.
  • Riez franchement : des études ont montré que les rires francs étaient plus appréciés que les rires dans sa barbe, les rires contenus et autres bruits de gorge. Alors, si vous voulez vous esclaffer, faites le à gorge déployée.
  • Travaillez vos postures : Ayez une attitude sûre de vous, tenez vous droit et décontracté. Vous aurez l’air plus malin que si vous êtes avachi. Et regardez les gens dans les yeux. Un regard fuyant ne fait pas intelligent.

Si vous suivez tous ces conseils, et avec un peu d’entraînement, vous ne devriez pas avoir top de mal à vous faire passer pour plus intelligent que vous ne l’êtes. Sympa, non ?

  1. ou heureusement, ça dépend pour qui []
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Développement personnel Sculpture de Soi

Êtes vous intelligent ?

Howard Gardner - Les intelligences multiples

Êtes vous intelligent ? Vous vous êtes sûrement déjà posé la question. Qui n’a jamais rempli le sacro-saint test de QI ? Malheureusement, si les maths et la logique ne sont pas votre fort, vous avez peut-être été déçu par le résultat. Pourtant, vous n’avez pas la sensation d’être plus bête qu’un autre. Alors quoi ?

En fait, l’intelligence est un concept plus que flou, à laquelle il n’existe aucune définition consensuelle. Howard Gardner, professeur de psychologie cognitive à Harvard, à émis la théorie de l’intelligence multiple. Selon lui, il n’existe pas un mais plusieurs types d’intelligence. Il est tout à fait possible d’être intelligent dans certains domaines, et stupides dans d’autres.

Voici, d’après cette théorie, les différents types d’intelligence :

  • L’intelligence linguistique : C’est l’intelligence des mots, qui permet de construire et de comprendre des phrases au sens complexe. C’est l’intelligence des politiques, des journalistes, des poètes et des écrivains.Les gens qui excellent dans ce domaine aiment lire, écrire, jouer au scrabble ou faire des mots croisés.
  • L’intelligence logico-mathématique est la faculté de compter, calculer, quantifier, considérer des hypothèses, utiliser des raisonnements inductifs et déductifs. Elle permet de détecter les relations et les connections entre les choses, d’abstraire et de synthétiser. C’est l’intelligence des mathématiciens, des détectives et des joueurs d’échecs.Ceux qui excellent dans ce domaine aiment lire des romans policiers, résoudre des énigmes et jouer à des jeux de stratégie.
  • L’intelligence visuo-spatiale est la faculté de penser en trois dimensions. Elle permet de visualiser des images et des formes, d’avoir le sens de l’orientation. C’est l’intelligence des marins, des architectes, des géomètres.Ceux qui excellent dans ce domain aiment les labyrinthes et les puzzles, le dessin et la photographie.
  • L’intelligence kinesthésique ou l’intelligence du corps permet d’utiliser son corps efficacement, de faire appel à des facultés physiques, confère le sens du timing et l’union corps-esprit. C’est l’intelligence des danseurs, des sportifs et des chirurgiens.
  • L’intelligence musicale est la capacité de mesurer la hauteur, la tonalité et le rythme des sons. Elle permet de reconnaître, apprendre et rejouer facilement des mélodies, et d’éviter les fausses notes. C’est l’intelligence des musiciens, des chanteurs et des compositeurs.Ceux qui détiennent ce type d’intelligence aiment la musique, chantonnent ou battent la mesure pour eux même, et distinguent des sons que d’autres n’entendent généralement pas.
  • L’intelligence interpersonnelle est la faculté de comprendre et d’intéragir avec autrui. Elle permet d’utiliser efficacement le langage verbal et corporel, de détecter les émotions, l’humeur et la personalité d’autrui. C’est l’intelligence des enseignants, des vendeurs et des supersociaux.
  • L’intelligence intrapersonnelle désigne la conscience de soi, la faculté de percevoir ses forces et ses faiblesse, se maîtriser, comprendre ses propres motivations.C’est l’intelligence de ceux qui aiment méditer et des adeptes du développement personnel.
  • L’intelligence naturaliste est la faculté de comprendre la nature, la classer en catégories. C’est l’intelligence des zoologistes, des botanistes, des chasseurs.
  • L’intelligence spirituelle est la capacité de réfléchir aux questions existentielles telles que le sens de la vie, de la mort, etc.

Malheureusement, l’éducation contemporaine, et par extension l’ensemble de la société glorifient l’intelligence verbale et logico-mathématique, et laissent se développer de graves lacunes dans les autres types d’intelligence. Au point qu’on préfère paraître intelligent plutôt que de développer réellement ses facultés.

Maintenant, vous savez qu’on n’est pas forcément un abruti lorsqu’on est nul en maths. Et vous, c’est quoi votre type d’intelligence ?

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Comment économiser son temps et son argent ?

La société qui est la notre présente un paradoxe intéressant : d’un côté, jamais nous ne sommes allé aussi vite. Grâce au développement des technologies, voitures, TGV, avions nous permettent de nous déplacer à une vitesse toujours plus grande. L’informatique nous permet d’exécuter des tâches toujours plus nombreuses en un clin d’oeil. Pourtant, d’un autre côté, nous n’avons jamais le temps de rien faire. Amusant, n’est-ce pas1 ?

Qui n’a jamais eu l’impression de n’être qu’une abeille parmi les autres dans la ruche ? Qui n’a jamais eu le sentiment que sa vie défilait sans qu’il puisse rien faire pour la retenir ? Qui n’a jamais été débordé, littéralement, de travail ? Qui n’a jamais été stressé par le rythme trépidant de sa vie ? Qui n’a jamais regretté de ne pas consacrer assez de temps à ses projets personnels, ou à sa famille ?

Se lever tôt, emmener les gosses à l’école, courir (ou plutôt, rouler) au travail, manger sur le pouce, se gorger de café pour tenir la journée, retourner chercher les mioches à la sortie de l’école, aller faire les courses au supermarché, jouer aux auto-tamponneuses avec les caddies, rentrer faire la cuisine, coucher les marmots, et s’affaler devant la télé, enfin, pour se vider le cerveau.

Qui n’a jamais vécu de pareille journée ? Est-ce la journée rêvée ? Le rêve occidental ? Pourtant, ce type de vie est présenté comme le modèle absolu de la réussite, la « vie de monsieur et madame toutlemonde », le résultat ultime de millions d’années d’évolution.

Il y a ceux qui s’en contentent. Tant mieux pour eux. Et puis il y a les autres, ceux qui aspirent à autre chose. Qui ne veulent pas que leur vie se résume au métro-boulot-dodo. Qui refusent d’être des esclaves de l’économie, sacrifiant leur temps à faire tourner la civilisation capitaliste. Étudions de plus prêt comment retrouver une vie moins stressante et plus épanouissante.

Travailler plus pour gagner plus

Le concept est à la mode. Les français seraient des fainéants. « Travailler plus pour gagner plus » fut même un des slogans choc de la campagne de notre actuel président. Vous voulez du pouvoir d’achat ? Et bien, trimez, bandes de mollusques ! L’équation paraît simple : travail = argent => plus de travail = plus d’argent. Même un enfant pourrait comprendre, et saliver à l’idée de l’augmentation de son argent de poche.

Vous allez trimer, bandes de lavettes !

Faisons abstraction de toutes les conséquences économiques et sociales de telles mesures (ce n’est pas le propos du blog), et attachons nous aux conséquences individuelles. Avant de crier au génie, peut-être faudrait-il se poser quelques secondes pour réfléchir (habitude Ô combien perdue de nos jours) : gagner plus ? Mais pourquoi faire ?

Pour survivre, un être humain nécessite plusieurs éléments : un toit, de la nourriture, du sommeil, la sécurité, etc. Ce que l’on nomme des besoins primaires. Une fois la survie assurée, l’être humain aspire à plus : vivre, s’épanouir. Et pour cela, la seule satisfaction de contribuer à la société et de gagner de quoi nourrir sa famille ne suffit pas.

La société de consommation a travaillé dur pour faire disparaitre de nos vies ce qui ne lui sert pas. Nos tâches quotidiennes ne laissent désormais plus de place à la vie contemplative, l’art, la poésie, le jeu, l’humour, le jardinage, ou tout simplement… le repos.

La solidarité ? Plus besoin ! À la place, travaillons pour nous payer de belles assurances. Plus le temps de bricoler, il faut travailler pour payer le plombier. La convivialité ? Mais mon pauvre, vous croyez qu’on a le temps d’aller au marché discuter avec les commerçants locaux des produits qu’on met dans nos assiettes ? À la place, je prends ma voiture, et je brûle du bon pétrole pour aller au supermarché qui me présente des beaux fruits sans goût mais bien luisants et qui ont voyagé sur des milliers de kilomètres.

Gagner moins pour travailler moins

Le constat est le suivant : aujourd’hui, il faut travailler toujours plus, simplement pour payer les frais occasionnés par notre travail. Il faut payer la voiture qui nous sert à venir travailler. Il faut payer les plats tout préparés, alors que nous pourrions cuisiner si nous avions plus de temps. Il faut payer des professionnels pour bricoler à notre place. Il faut payer la nourrice qui garde les enfants pendant que nous sommes au bureau, etc.

Ce que je propose, c’est de chercher des alternatives pour réduire conjointement nos frais et notre temps de travail, tout en vivant une vie plus épanouissante. Travailler moins, c’est se donner le temps de vivre. Mais travailler moins, c’est aussi gagner moins. Et oui ! Nous allons donc tâcher de réduire nos dépenses, pour nous donner le pouvoir de réduire notre temps de travail, et ceci sans impact négatif sur notre qualité de vie.

La voiture : une belle saloperie

Les transports représentent aujourd’hui le deuxième poste de dépense des ménages (la première étant le logement), et la voiture y est pour quelque chose. En 2005, le budget annuel d’un possesseur de clio (la voiture la plus vendue en France) était de 4784 € !!2 Soit l’équivalent grosso-modo de trois salaires.

mangé par les voitures

Ce qui nous fait 400 € par mois. Pas mal, non ? Et si vous possédez une 307, la note monte à plus de 600 € ! Alors on me dira : la voiture, c’est pratique, ça va vite, on ne peut plus vivre sans, etc. Calembredaines et billevesées ! La voiture est un fléau ! Pour l’environnement, la santé, les paysages, les piétons et les cyclistes, la voiture est une calamité.

En plus, la voiture est loin d’être aussi rapide qu’on ne le croit. « Au sein des agglomérations françaises, la vitesse moyenne des voitures oscille entre 15 et 20 km/h, soit à peu près la vitesse moyenne d’un vélo ! »3 Et si on compte le temps passé à travailler pour payer son mode de transport, l’argument de la vitesse ne tient pas.

Alors, vous voulez rendre le monde meilleur, tout en gagnant 600 € par mois ? Facile : balancez votre chignole à la casse, et le tour est joué. Vous n’avez pas encore de voiture ? Avant d’en acheter une, demandez vous si vous avez envie de balancer 600 € par la fenêtre tous les mois.

Bien sûr, il faudra investir un peu dans des alternatives. Acheter un vélo, ainsi que des sacoches, par exemple. Ou un abonnement pour les transports en commun. Et prendre le train pour les déplacements longs. Mais croyez moi, avec tout ça, vous ne dépenserez jamais autant qu’en possédant une voiture.

L’alimentation : revenir à l’essentiel

Les bons légumes. Miam !

Après le logement et les transports, l’alimentation est le troisième poste de dépense. Et pourtant, la nourriture représente une part de plus en plus faible du budget total. On est passé de 28.6% en 1960 à 13.1% en 2005.

Soyons clair, je suis résolument contre économiser sur la nourriture ! Après tout, ce qu’on mange, c’est ce qu’on est. C’est le carburant de la vie. On ne peut espérer être en bonne santé sans une alimentation correcte.

Néanmoins, il reste possible de manger mieux en payant moins. Comment ? En redonnant sa place à l’essentiel. Fini les plats tout préparés, pleins de graisse, bourrés de sel et de sucre et suremballés, place aux bons fruits et légumes. Au revoir, les gateaux, biscuits et sucreries. Il est bien plus rentable de les cuisiner soi même (farine, oeufs, sucre, four, le tour est joué). Et mangez moins de viande. La viande, ça coûte cher, et ça pollue !

Consommez des produits de saison, et locaux, pour être sûr qu’ils n’ont pas parcouru des milliers de kilomètres avant d’arriver dans votre assiette. Ils auront meilleur goût et leur qualité nutritive sera plus importate. Et mangez bio, pour ne pas ingérer de saloperies chimiques et ne pas soutenir l’agricultre intensive qui épuise la terre.

Buvez l’eau du robinet, pas de l’eau minérale en bouteille. Au besoin, prenez un filtre à eau. Il est aussi possible de diminuer drastiquement le budget restaurant. Cuisinez pour deux repas la veille, vous n’aurez qu’à emporter. Le café du matin ? Remplacez le par un thé, préparé à domicile et que vous emporterez dans un thermos. Il vous coutera 10 fois moins cher si vous faites pousser de la menthe sur votre balcon. Et si vous habitez à la campagne, un potager remplacera avantageusement votre gazon.

Bien entendu, n’acheter que des produits de base signifie que vous passerez plus de temps à cuisiner. Mais remplacer 20 minutes de travail par 20 minutes de cuisine, après tout, peut-être n’y perdrez vous pas au change ? De même, comme les produits sont frais, il faudra faire les courses moins, mais plus souvent. Mais si vous les faites à vélo au marché, et plus en grande surface, vous transformerez une source de stress en plaisir.

Une alimentation bien pensée est source de plaisir et de santé, alors si ça vous coûte moins cher, pourquoi s’en priver ?

Les loisirs : simple is beautiful

La part des loisirs augmente dans le budget des ménages. Nous vivons une vie de plus en plus stressante. Résultat : de plus en plus besoin de se distraire, de se libérer la tête, et 3h30 de télé par jour en moyenne ! Vous voulez faire des économies : limitez au maximum les loisirs qui coûtent, et remplacez les par des loisirs « pratiques et productifs ».

Un abonnement à la médiathèque remplacera avantageusement vos achats de livres et de cd. Le bricolage vous permettra d’entretenir votre intérieur et d’être plus autonome en économisant le salaire d’un professionnel. Soyez marmiton, cuisinez en famille, et terminez vos soirées attablés autour d’un jeu de société, plutôt que devant la télé.

Vous voulez partir en vacances ? Évadez vous en train chez de la famille, au lieu d’aller en avion au Maroc ou en Australie.

Et surtout, surtout, banissez le lèche-vitrine, l’achat non comme un moyen mais comme un fin. Votre porte monnaie vous dira merci.

La communication : ou comment retrouver l’art de la retrouvaille

Les portables, c’est bien, c’est pratique, ça permet de parler à qui on veut quand on veut. Ça permet de ne pas se prendre la tête à se donner des rendez-vous. Allo ! T’es où ?

Sauf qu’un portable qui sonne au milieu d’une séance de ciné, ou quand un inconnu me raconte sa vie en beuglant dans le tram, ou quand je vois des couples qui marchent côte à côte chacun parlant dans son mobile, ben ça m’énerve, na !

Alors, quand on voit le prix des communications, ça vaut peut-être la peine de le bazarder pour se remettre à envoyer des lettres ou des cartes postales, non ? Vous dites qu’il est impossible de s’en passer ? Pendant des millions d’années, on y a bien réussi…

Quelques conseils d’ordre général

Pour ne pas dépenser bêtement son argent, paradoxalement, il vaut mieux dépenser plus, mais miser sur la qualité, que d’acheter de la gnognotte au prix le plus bas. Des produits de mauvaise qualité doivent souvent être remplacés, et il est rarement possible de les réparer. À long terme, à force de vouloir réaliser des économies de bouts de chandelles, vous dépenserez beaucoup plus.

Tâchez d’être le plus autonome possible. Soyez un adepte du « faites le vous même », qu’il s’agisse de cuisine ou de plomberie. Faire appel à un professionnel coûte cher. Pourtant, il est vituellement possible de tout faire soi même, cuisine, jardinage, bricolage. Bien entendu, il n’est pas forcément possible, ni même souhaitable de vivre en autarcie complète. Mais souvenez vous que autonomie = économies.

Enfin, évitez le gaspillage. De trés bons conseils sur le site de l’ADEME, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie.

Il existe bien d’autres moyens de vivre mieux en dépensant moins. Si vous avez de bonnes idées, laissez moi un petit commentaire. Sur ce, je vous laisse, je vais aller… glander 🙂

  1. ou pas, c’est selon []
  2. source : automobile club []
  3. source : Marcel Robert, pour en finir avec la société de l’automobile []
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Il ne faut pas confondre bonheur et …

Je connais pas mal de personnes qui passent leur temps à se morfondre, à gémir et à soupirer des phrases telles que « De toutes façons, je n’ai pas droit au bonheur », « le bonheur, ce n’est pas pour moi », etc.

Et pourtant, elles cherchent. Ça, on ne peut pas leur reprocher de rester chez elles les bras croisés. Elles sortent, s’occupent d’elles, de leur habitat, bref « font des trucs ». Alors qu’est-ce qui ne va pas ?

** Interlude **

C’est l’histoire d’un gars qui rentre chez lui en pleine nuit, après une soirée entre amis. En chemin, il croise quelqu’un qui semble chercher quelque chose au pied d’un lampadaire. Il lui demande :

– Vous avez perdu quelque chose ?
– Oui, j’ai perdu mes clés là-bas, je n’arrive pas à remettre la main dessus
– Là-bas ? Mais alors, pourquoi cherchez vous ici ?
– Parce que là-bas, on n’y voit rien, alors qu’ici, j’ai de la lumière.

** Fin de l’interlude **1

Cette petite blague illustre bien ce dont je vais parler. Il y en a qui cherchent le bonheur là où il n’est pas. Et ensuite, ils s’étonnent de ne pas le trouver.

Pour clarifier un peu les choses, attachons nous à comprendre ce que le bonheur n’est pas.

Le bonheur n’est pas le plaisir

L’erreur la plus courante, c’est de confondre bonheur et plaisir. La confusion est parfois compréhensible : les deux représentent un certain état d’esprit positif. Une satisfaction du corps et de l’esprit.

Pourtant, il est possible d’éprouver beaucoup de plaisir sans être heureux pour autant. Du coup, ceux qui confondent ne comprennent pas : ils prennent du plaisir. Ils jouissent de la vie. Pourquoi ne sont ils pas heureux ? Bigre ! C’est sans doute qu’ils ne prennent pas assez de plaisir encore, Pardi ! Un peu plus de plaisir, et ce sera bon.

Le plaisir, c'est bien

S’ensuit une course au plaisir, de plus en plus fort, de plus en plus intense, de plus en plus souvent. Mais le plaisir consumme, il aveugle, il fait perdre de vue tout le reste. Trop de plaisir tue le plaisir.

Le plaisir est immédiat, instantané, alors que le bonheur se construit sur le long terme, dans le plaisir, mais aussi dans le travail, l’effort, le pénible2.

Prenons du plaisir, mais attention à ne pas nous brûler les ailes.

Le bohneur n’est pas le confort

L’autre erreur commise trés souvent, c’est de confondre le bonheur et le confort. Ou plutôt, le bonheur et l’absence d’inconfort. De nos jours, et tout particulièrement dans notre société qui prône le rapide, le pas cher, on considère que l’inconfort est une atrocité qui doit être éliminée absolument.

Ainsi, si l’on dort mal, on s’achètera un nouveau matelas plus confortable. Si l’on est stressé en fin de journée, on tiendra à coup de prozac. On privilégie la voiture par rapport à la bicyclette, pour aller toujours plus vite. Nous ne devons plus attendre, car l’attente est source d’inconfort.

[exergue gauche]Il faut aller toujours plus vite, car l’attente est source d’inconfort[/exergue]

Mais à force de supprimer tout ce qui pourrait causer de l’inconfort, nous en oublions que la vie est par essence inconfortable. Qu’est-ce qui nous fait apprécier un bon repas, si ce n’est la faim ? Qu’est ce qui nous fait apprécier des retrouvailles avec un proche, si ce n’est la séparation ?

Tout ceci me rappelle une publicité que j’ai vu il y a quelques années déjà, pour un téléphone portable, je crois. La pub montrait deux personnes, marchant au milieu d’une gare, et conversant par mobile interposé. Puis, elles se rejoignent au milieu de la gare, raccrochent leur portable, et continuent leur conversation comme si de rien n’était.

Ce clip voulait mettre en avant la possibilité de rester en contact avec ses proches vie le mobile trucmuche. Je trouve ceci horrible. Où est l’émotion de la retrouvaille ? Sous prétexte de supprimer l’inconfort de la séparation, on a annihilé toute émotion positive qu’aurait pu provoquer, au final, cet inconfort.

[exergue droite]La vie est par essence inconfortable[/exergue]

Bien entendu, un confort insuffisant peut nuire au bonheur. Difficile d’être heureux, quand on ne mange pas à sa faim et qu’on dort sur une planche. Mais un trop grand confort peut également avoir des effets désastreux sur la qualité de vie. Une vie trop confortable est ennuyeuse à mourir. Et une recherche exacerbée du confort parfait peut causer un stress terrible.

Il ne s’agit pas de supprimer tout confort, mais de trouver un juste équilibre, et d’accepter l’inconfort comme faisant partie intégrante de la vie. D’ailleurs, d’autres vous diront tout ça mieux que moi3.

Le bonheur n’est pas dans la consommation

Celui-là est un cas un peu particulier, inhérent à notre société de consommation. Les publicités qui nous assaillent chaque jour (télévisions, radio, affiches, panneaux routiers, journaux, etc.) n’ont de cesse de créer des besoins pour nous faire consommer, afin que puisse tourner l’économie.

Soyez belle avec telle crème. Soyez un Homme (un vrai) avec le rasoir X. Chopez des gonzesses comme s’il en pleuvait avec le déodorant Y. Quand vous aurez telle voiture, votre besoin sera comblé, vous serez heureux.

l'ane et sa carotte

Et c’est bien là le problème : il manque toujours quelque chose. La publicité nous fait miroiter le bonheur comme quelque chose d’accessible à travers la consommation de biens et de services. Et nous nous retrouvons un peu comme des ânes avec un carotte juste sous le nez, pendue à une canne attachée à notre propre corps. On croit qu’il suffit d’un petit pas, mais la carotte recule, encore et encore. Tant et si bien qu’on fini par s’épuiser à tenter de l’attraper.

Il est pourtant utopique de croire que nous pourrons répondre à des besoins spirituels et philosophiques par des objets matériels, de même qu’il serait stupide de penser qu’un débat d’idée ou qu’un poème pourraient donner de la lumière. Quand la solution ne se trouve pas dans le même plan que le problème, ça ne marche pas. Et on vous l’a déjà dit, mais l’argent ne fait pas le bonheur.

Travailler pour rouler, rouler pour travailler.

Nous passons donc des heures à travailler pour gagner de quoi payer les objets que nous achetons pour nous soulager du stress occasionné par notre travail. Délicieusement pervers, n’est-ce pas ? Et si nous… travaillions mois ? Si nous passions moins de temps à consommer, et plus de temps… à vivre ?

Récapitulons

Chercher quelque chose au mauvais endroit est frustrant, parce que plus on cherche, et moins on trouve. Chacun doit réfléchir à ce qu’il veut vraiment, et faire preuve de bon sens et de souplesse comportementale pour se débarrasser de ses habitudes néfastes qui ne pourront que l’amener vers la mauvaise direction.

Prenons du plaisir, jouissons de la vie, mais ne faisons pas du plaisir notre unique raison de vivre. Cherchons le confort, mais n’oublions pas que l’inconfort est la plus grande source de plaisir. Et puis, prenons du temps pour nous, au lieu de le sacrifier sur l’autel de l’économie. Si vous travaillez pour combler les besoin de votre famille, n’oubliez pas que votre famille à plus besoin de vous que de votre porte-monnaie.

Et surtout, n’attendez pas pour réfléchir à tout ceci. Par ce qu’une vie gâchée, c’est toujours une catastrophe.

  1. Hahahahahaha ! Hum… []
  2. On croirait entendre mon grand-père []
  3. Ben ouais, on a les références qu’on mérite []
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Compétences sociales

Une astuce de communication

Allez, c’est l’été, il fait chaud, je suis en vacances (niark niark), alors je vais le faire court.

Aujourd’hui, je vous présente une petite astuce de communication, déjà évoquée sur Nioutaik.

Elle est trés simple à mettre en oeuvre : lors d’une discussion, il suffit de répéter les derniers mots de votre interlocuteur sur un ton interrogatif. Et c’est tout. Voici un exemple librement adapté d’une discussion en soirée :

– (Un pote) Salut !
– (Moi) Salut ! (ça n’a pas encore commencé)
– Tu sais que je suis allé voir le dernier Harry Potter hier ?
– Harry Potter ? (C’est parti)
– Oui, je suis allé au cinéma avec Germaine, on s’est bien amusé, et ensuite, on est allé prendre un pot avec des amies à elles.
– Des amies ?
– Oui, on avait rendez vous avec elles après la séance. On a testé ce nouveau bar qu’ils ont ouvert, tu sais ?
– Un bar ?
– Purée ! Tu verrai le prix des consommations, c’est monstrueux !
– Monstrueux ?
– etc.

Note : Désolé pour cet exemple pathétique, je n’ai rien trouvé de mieux.

Quoiqu’il en soit, vous pouvez faire durer la conversation trés longtemps comme ça. Avec un peu d’entraînement, vous pourrez faire parler quelqu’un pendant des heures presque sans dire un mot. L’avantage, c’est que cette technique ne met personne mal à l’aise, comme le ferait la technique du silence. Seul risque : l’autre aura trés vite l’impression (justifiée ?) que vous vous payez sa tête.

Je vous avait prévenu que ça serait court. À la prochaine 🙂

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Compétences sociales Organisation

Managers : le guide du bon sens (ou comment motiver ses employés sans augmenter leurs salaires)

Ce n’est un secret pour personne, le manque de bon sens est source de bien des problèmes dans le monde. Et ceci est particulièrement vrai dans le monde de l’entreprise. Pertes de temps en réunions interminables, licenciements alors que l’entreprise réalise des bénéfices, dépense d’immenses ressources humaines pour élaborer des définitions de mission vaseuses, immédiatement archivées dans des cartons poussiéreux, ou pour restructurer, réorganiser ou réengineerer tout et n’importe quoi.

Le principe de Dilbert

Dans le monde du travail, les contradictions ne se comptent plus. Pour améliorer la productivité des employés, on leur colle un contrôle qualité tous les deux jours, et on organise des réunions de quatre heures pour découvrir pourquoi la démotivation gagne les troupes.

Si quelqu’un a su témoigner de cet état de fait, c’est bien Scott Adams, le génial créateur de Dilbert, une BD dénonçant de façon hautement cynique, caustique et satirique la vie d’un employé de bureau moyen dans une grande multinationale. Si vous ne connaissez pas, je vous recommande chaudement de lire ces BDs, vous les trouverez dans toute bibliothèque qui se respecte.

Scott Adams à également écrit un livre, le principe de Dilbert, dans laquelle il analyse à sa sauce le monde de l’entreprise.

Et le plus intéressant, c’est que Scott Adams ne fait pas que critiquer. Dans le dernier chapitre de son livre, il décrit le modèle de l’entreprise parfaite selon lui : A6HD, pour À 6 Heures Dehors !

L’entreprise parfaite

Et bien, quelles sont les caractéristiques principales de cette fameuse entreprise ? Pour Scott (Oui, je l’appelle Scott tout court, parce que c’est moins long), c’est une entreprise qui sait faire la différence entre ce qui est essentiel, et ce qui ne l’est pas. Et qu’est ce qui est essentiel, dans une entreprise ? Toujours d’après Scott, deux choses : de bons produits1, et des employés efficaces.

À première vue, cette observation paraît d’une évidence désarmante. Il est d’autant plus consternant de constater qu’elle est complètement occultée par certains managers et dirigeants, qui investissent des ressources considérables pour des résultats négligeables à court terme, et parfois même pénalisants pour l’entreprise à long terme.

Pour Scott, toute tâche qui permet d’améliorer le produit ou l’efficacité des employés est une bonne chose. Toute autre tâche est futile et se traduira à long terme par une perte de profits.

Voici quelques exemples de telles activités :

  • Développer de nouvelles procédures
  • Réunir les dirigeants pour écrire une nouvelle politique d’entreprise
  • Les sytèmes de suggestions
  • Remanier le système de paiement des salariés
  • ISO-9000
  • Organiser des équipes qualités
  • Rédaction de définitions de missions et déclarations de visions

Pour Scott, même si chaque activité prise individuellement est justifiable par les meilleurs arguments du monde, au final, elle n’améliore que trés rarement l’efficacité. Et elles sont la plupart du temps inutiles si les produits sont bons, et les salariés efficaces.

Mettre en place un système de suggestion ne sert pas à grand chose quand les salariés sont motivés : ils proposeront d’eux mêmes des améliorations. Et la budgétisation est beaucoup plus simple, quand on a un bon produit qui permet de faire des bénéfices.

Le manager avisé saura donc mettre l’accessoire de côté pour se focaliser sur l’essentiel : les employés et les produits.

Une entreprise saine repose sur des salariés efficaces

L’employé est le fondement de l’entreprise. Des employés motivés et créatifs sont inestimables, et leur productivité est immense. L’essence même de la tâche du manager est donc de conserver intacte la bonne humeur des employés.

La théorie de Scott Adams repose en grande partie sur les hypothèses suivantes :

  • Les gens sont de bonne volonté par nature, et heureux par défaut.
  • Personne n’aime travailler, et il existe un niveau de bonheur maximal que l’on peut tirer de son boulot.

    Le travail est une chose fondamentalement désagréable par rapport aux autres choix possibles, et c’est la raison pour laquelle il faut le rémunérer.
    Scott Adams

Bien sûr, il y a des gens qui apprécient leur emploi. C’est même une condition importante du bonheur. Mais réfléchissez serieusement : si le travail n’était pas nécessaire pour vivre, combien conserveraient leur emploi ?

Par conséquent, l’entreprise ne peut pas faire grand chose pour améliorer le bien être de ses employés. En revanche, elle peut faire beaucoup de choses pour l’annihiler. La mission du manager consiste donc essentiellement à fournir aux employés des objectifs à atteindre, des ressources pour y parvenir, et à s’écarter du chemin.

La première mesure à prendre, pour Scott Adams, c’est de s’assurer que tout le monde puisse quitter les lieux à 18h tapantes2 . C’est un principe d’une telle importance qu’il a même donné son nom à l’entreprise : A6HD.

Si on part du principe que personne n’aime travailler, permettre aux employés de rentrer chez eux suffisamment tôt pour avoir une vie personnelle et familiale épanouissante est encore le meilleur moyen d’assurer leur satisfaction.

Revoir l’emploi du temps

Time Spiral
Crédit photo : gadl

La plupart des managers et travailleurs imaginent qu’ils pénètrent dans un monde à part, un peu hors du temps, dés qu’ils passent la porte de l’entreprise. Ils pensent que la vie professionnelle ne devrait pas influencer la vie personnelle, et vice-versa. C’est une pensée dangereuse d’une part, et fausse de toutes façons.

La vie est un tout indivisible, et la compartimenter à outrance ne pourra que générer un malaise, dont les premiers symptomes sont les fameux « Pff ! J’ai l’impression de sacrifier ma vie de famille à mon travail » et « Avec cet enfant, je vais devoir abandonner mon emploi ».

Les dirigeants feraient bien de ne pas oublier que leurs employés ont une vie de famille. Ils travaillent pour vivre, et pas l’inverse. Et il est dangereusement utopique de penser qu’un employé est une sorte de machine lobotomisée investie à 100% pour son entreprise entre 9h et 18h. Tout le monde à des soucis, et jusqu’à preuve du contraire, il n’est pas possible de les enlever comme on enlève son manteau, pour les laisser accrochés à l’entrée du bureau.

Il faut aussi savoir qu’on est productif que quelques heures par jours (et encore, pour les plus motivés). Ceux qui s’imaginent améliorer la productivité en augmentant la durée de travail ne sont rien d’autres que de doux rêveurs au manque de bon sens flagrant.

Au contraire, compresser les activités productives pour qu’elles prennent le moins de temps possible augmente leur intérêt, et rendra le salarié plus productif. Imaginez un employé qui sait qu’il ne lui reste plus grand chose à faire pour atteindre ses objectifs de la journée, et qui doit patienter encore 4h avant de pouvoir quitter les lieux. Croyez vous réellement qu’il abattra plus de travail de sa propre initiative ?

Certains besogneux le feront peut-être, mais la plupart (dont moi) ne feront qu’étaler pour « tenir » jusqu’à la quille. Au passage, ils verront leur motivation et leur intérêt fondre comme neige au soleil, et en profiteront pour surfer sur des sites de glandeurs, ou aller discuter avec leurs collègues, avec un effet boule de neige devastateur pour la productivité.

Imaginez maintenant que ce même employé sache qu’il pourra partir lorsqu’il aura atteint son objectif, quand bien même il ne serait que 16h30. Il y a fort à parier qu’il mettra la meilleure volonté du monde à abattre la besogne le plus rapidement possible.

Il faut donc cesser de faire une fixette sur l’horloge, sous prétexte que les salariés sont payés à l’heure. Un peu de souplesse ne fera pas de mal, et pourrait au contraire avoir des effets bénéfiques pour tout le monde.

Supprimer les obstacles et fournir les ressources

Il est surprenant de voir à quel point des gens motivés sont productifs, ce qui est, si je ne m’abuse, bénéfique pour l’entreprise. Un manager pourvu d’un minimum de bon sens saura donc qu’il est promordial de maintenir une ambiance de travail bon enfant, et de préserver la bonne humeur des employés.

Pour ce faire, sa tâche consistera essentiellement à débarrasser les employés des obstacles à leur travail, et à leur fournir les ressouces nécessaires pour atteindre leurs objectifs.

Si vous êtes manager, voici quelques exemples de points à considérer :

  • Assouplir les emplois du temps : Certaines personnes ont des contraintes. L’exemple le plus flagrant, c’est celui de la mère qui doit conduire ou ramener ses enfants de l’école. Au lieu de râler et de réprimander l’employé qui arrive toujours 20 minutes en retard, il sera bien plus productif de convenir avec lui d’un arrangement pour assouplir son emploi du temps. Vous l’allégerez alors d’une source de stress, et il y a fort à parier que sa reconnaissance améliorera sa loyauté et sa motivation.
  • Éliminer les sales cons ! : Dans l’entreprise, rien ne plombe plus rapidement une ambiance qu’un sale con qui pense que la diplomatie est un pays d’ex-URSS. Rien n’entrave plus la productivité des bons salariés qu’un sale con qui a érigé la mauvaise foie et la mauvaise volonté au rang d’art de vivre. Fuyez à tout prix ce genre de personne !Parfois, il arrive que les sales cons détiennent des compétences vitales pour l’entreprise. Ils deviennent alors indéboulonnables, et continuent d’entraver le travail des autres et de pourrir l’ambiance en toute impunité. En tant que manager, ne laissez pas passer ça !

    Même si les compétences du sale con sont intéressantes, débarrassez vous en le plus rapidement possible. Si vous faites l’erreur de le garder, vous vous en mordrez les doigts, tôt ou tard.

    Le meilleur moyen de virer les sales cons, c’est encore de ne pas les embaucher. Au lieu de vous focaliser sur le savoir-faire, prêtez tout particulièrement attention au savoir-être, et écartez systématiquement les impulsifs, ceux qui n’acceptent pas la critique, ne savent pas gérer leurs émotions, ni régler leurs problèmes par des moyens pacifiques.

  • Lâcher du lest sur l’évaluation : Il existe un phénomène psychologique intéressant qui fait que souvent, les gens se comportent de la manière dont on les traite. C’est à dire que si vous parlez à vos ados comme à des bébés, vous avez peu de chance de les voir devenir responsable.De même, si vous passez votre temps à surveiller vos employés pour vérifier que le travail est fait, si vous ne les traitez pas comme des gens de confiance mais comme des truands potentiels, ils réagiront en devenant effectivement moins dignes de confiance. Ils seront moins impliqués, moins loyaux, et profiteront de la moindre occasion pour glander activement.

    Mais si vous allégez les procédures d’évaluation, si vous décidez de leur faire confiance, vous les engagez à se comporter de manière responsable et à travailler serieusement.

  • Alléger les procédures : Tout le monde ne travaille pas de la même façon. Des procédures trop strictes et artificielles à propos de tout et n’importe quoi facilitent certes l’encadrement, mais entravent la productivité. Un employé qui remplit de la paperasse ne travaille pas. Réduisez les procédures au minimum, quitte à laisser un peu de place à l’informel, pour permettre à l’employé de s’attaquer à la seule tâche utile pour vous : travailler.
  • Laisser le choix des outils de travail : Si un employé effectue son travail correctement avec son propre ordinateur, ses propres techniques, ses propres méthodes, ses propres outils, pourquoi lui imposer les votres ?Vous ne ferez que le ralentir en lui infligeant un apprentissage dont il se serait bien passé, et vous déclencherez un phénomène psychologique appelé la résistance au changement. Tant que cela n’a pas d’influence négative sur son travail, laissez le libre d’employer les moyens qu’il veut pour atteindre ses objectifs
  • Compétences, connaissances et formation : Un job ou l’on apprend plus rien est terriblement démotivant. Chaque employé devrait apprendre une choses chaque jour, et faciliter l’accès aux nouvelles compétences sera bénéfique pour tout le monde (y compris vous).D’une part, chacun sera plus motivé par un job enrichissant, et d’autre part, cette ouverture encouragera la créativité.

    En tant que manager, vous devriez appuyer les demandes de formation de vos employés, même si elles sont un peu « hors sujet ». Vous pouvez également encourager le partage des connaissances entre vos employés (Scott propose même d’inclure « transfert de compétences » dans tous les intitulés de postes), et laisser en libre service des journaux et magazines spécialisés.

  • Couper court aux réunions : Les réunions interminables sont souvent citées comme la principale perte de temps dans l’entreprise. N’organisez pas de réunion si ce n’est pas nécessaire, n’y conviez personne s’il n’y est pas indispensable, et définissez un ordre du jour clair et précis, avec des crénaux horaires fixes réservés à chaque point.N’hésitez pas à interrompre poliment mais fermement quelqu’un qui deviserait trop longtemps sans en venir au fait. Rappelez que les échéances sont fixes, et ne peuvent être repoussées. Rappelez la récompense pour tout le monde : A5HD 🙂
  • Le café, les pauses, l’habillement, et autres futilités : Ne soyez pas trop strict sur les détails. Lâchez un peu de lest, et laissez chacun s’habiller comme il veut, du moment que ça ne gêne pas son travail ni celui des autres.Laissez une cafetière en libre service, au lieu de chercher à faire des bénéfices même sur les pauses des employés. D’ailleurs, n’oubliez pas que les pauses sont essentielles. Je me répète : cessez de faire une fixette sur l’horaire. Un employé avec un objectif précis, une échance claire, et les ressources nécessaires à sa disposition travaillera sérieusement si vous lui faites confiance et ne vous tenez pas derrière son dos pour espionner tous ses faits et gestes.

J’espère que vous aurez compris qu’en matière de management et de gestion d’entreprise, le bon sens est une compétence essentielle. Négliger son importance pourrait avoir des conséquences désastreuses pour le moral et la productivité des employés, et à long terme pour la réussite de l’entreprise. Alors, si vous êtes manager, vous savez ce qu’il vous reste à faire : lisez Dilbert 😉

  1. produit au sens large : produit, service, livraison, relation client, etc. []
  2. Ce principe est à adapter, toutes les cultures n’appliquent pas les mêmes horaires de travail. En France, il serait bon de rebaptiser le concept « A5HD » []
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Les 4 clés du charisme

Le charisme, c’est une de ces notions qu’il est difficile de définir avec des mots, mais qu’on reconnait à coup sûr quand on la voit. Voici la définition du charisme par le wiktionnaire :

Aura indéfinissable que possède quelqu’un, souvent liée à sa prestance, qui est capable de susciter l’adhésion, la fascination d’un grand nombre de personnes.

De cette définition, je retiendrai principalement trois choses :

  1. L’aura : c’est ce petit plus, un mélange indéfinissable mais perceptible qui fait que la personne est charismatique.
  2. Capable de susciter l’adhésion : Les gens charismatiques sont ceux dont on cherche la compagnie, et qu’on a envie de suivre.
  3. De personnes : Le charisme est une compétence sociale par définition. Vous ne pouvez pas être charismatique si vous vivez sur une île déserte.

La plupart d’entre nous connaissent des gens charismatiques dans leur entourage. Ces gens sont fascinants, mais d’où vient leur charisme ? Je me suis souvent posé la question, et il m’est apparu qu’il n’existe pas une, mais plusieurs sortes de charisme, qui font appel à des compétences et des qualités légèrement différentes.

Tordons tout de suite le cou à quelques idées reçues : le charisme n’a pas grand chose à voir avec la beauté, pas plus qu’avec la richesse (ou alors, seulement la richesse intérieure). J’ai connu des gens trés beaux qui n’avaient pas un poil de charisme. Et j’ai connu des gens relativement communs qui rayonnaient. Le fait est que le charisme confère en lui même une certaine beauté.

Ça n’a pas non plus à voir avec l’autorité. Ce n’est pas parce que vous êtes le supérieur hiérarchique de centaines de personnes que vous êtes charismatiques pour autant. Ne confondez pas être charismatique et autoritaire. On se sent bien auprès des gens charismatiques, pas auprès des gens autoritaires. Le charisme est une source de pouvoir, il confère un leadership naturel. Mais le leadership découle du charisme, et non l’inverse.

Enfin, ce n’est pas une qualité innée, on ne naît pas charismatique, on le devient (même si étymologiquement, « charisme » signifie « don », « qualité »).

C’est donc une bonne nouvelle : même si vous n’êtes pas charismatiques, vous pouvez apprendre à le devenir. Ce qu’il faut savoir, c’est que le charisme est une qualité qui découle de beaucoup d’autres. Par conséquent, il faut un gros travail de développement personnel avant de devenir charismatique.

À l’inverse, si vous êtes un adepte du développement personnel, votre charisme progressera automatiquement, à mesure que vous gagnerez en cohérence intérieure, en confiance en vous et en sérénité.

Pour vous aider dans vos recherches, voici les 4 principales qualités, à mon avis, qu’il vous faudra développer :

Développez votre force intérieure

Tous les gens charismatiques que j’ai rencontré présentaient cette caractéristique : une personalité forte. Cela ne signifie pas qu’il étaient colériques, têtus, et râlaient après tout le monde. Cela signifie que leurs limites étaient bien définies, qu’ils savaient ce qu’ils voulaient et où ils allaient, et qu’on savait toujours à quoi s’attendre avec eux.

Si vous êtes charismatiques, vous avez des opinions fermes, parce que vous y avez réfléchi longuement, et êtes prêt à les défendre parce que vous êtes convaincu qu’elles en valent la peine. Cela ne signifie pas que vous ne changez jamais d’avis par principe, mais que vous n’adoptez pas une idée sans y avoir pensé avant.

Vous avez des principes forts, que vous suivez en toutes circonstances. Vous savez ce qui est juste et ce qui ne l’est pas, vous connaissez vos limites, ce que vous êtes prêt à faire ou à ne pas faire, et il est par conséquent difficile de vous faire changer d’avis. Vous savez dire nonquand il le faut, sans pour autant froisser votre interlocuteur.

Comme vous ne doutez pas de vous, vous ne ressentez pas le besoin de protéger à tout prix votre petit amour propre. Par conséquent, vous n’êtes ni borné ni têtu, vous n’avez pas non plus peur de changer d’avis si vous constatez que vous êtes dans l’erreur, ni d’avouer vos petites imperfections, sans pour autant vous autodévaluer. Vous acceptez les critiques et n’avez pas peur de vous remettre en question.

Votre cohérence intérieure vous permet d’agir conformément à vos principes et à vos valeurs. Vous n’avez pas peur de vous mettre en danger pour obtenir ce que vous désirez, parce que vous avez confiance en votre faculté de retomber sur vos pattes. Vous vivez donc sereinement dans la certitude d’être dans le droit chemin. Vous agissez conformément à vos pensées, et vous acquérez petit à petit une réputation de fiabilité et de crédibilité.

Votre confiance en vous vous permet de ne pas rechercher sans cesse la validation de vos actes par autrui, mais plutôt à l’intérieur de vous. Cette force intérieure vous permet de devenir proactif et de prendre des initiatives. Quand les autres restent indécis, vous êtes capable de décider pour eux. Cette faculté de décider par vous même vous conférera un leadership naturel, et vous entraînerez facilement ceux qui sont moins sûrs d’eux.

Vous êtes de fait une personne de confiance, puisque vous ne donnez pas votre parole ni ne faites de promesses à la légère. Vous arrivez à l’heure à vos rendez vous, et tenez vos engagements. Comme vous êtes ferme dans vos opinions et dans vos décisions, les autres savent que vous êtes fiable, qu’ils peuvent s’appuyer sur vous et vous faire confiance.

L’autre conséquence, c’est qu’on écoute vos paroles, puisqu’on sait que vous ne parlez pas en l’air. Il vous est donc plus facile de faire prendre en compte votre opinion.

Améliorez votre visibilité

J’ai déjà rencontré des gens qui étaient de vrais fantômes. Bien qu’ayant passé quelques minutes en leur compagnie, j’étais à peine capable de me remémorer leur visage. Ils étaient absolument transparents, ne laissaient aucune trace dans l’esprit de ceux qu’ils croisaient, et c’est à peine si on les remarquait.

Chez de trés rares personnes, ça en devenait presque surnaturel. Ils venaient, repartaient, et personne ne les avait même remarqué. C’étaient les anti-charismatiques par excellence. J’avoue que ce type de compétences peut parfois être utile (comme en classe, lorsque le prof cherche quelqu’un pour aller au tableau), mais ce n’est pas ce qui nous intéresse ici.

Si vous voulez du charisme, il vous faudra de l’aisance relationnelle, et surtout de la présence. Vous ne pouvez pas rester dans un coin en espérant qu’on remarquera votre beauté intérieure, ça ne marchera pas. Montrez vous ! Il faut qu’on vous remarque, que vous soyez visible. Dans les soirées, il y a celui qui observe, et celui qui est observé. Devenez donc celui là.

En devenant plus visible, vous marquerez les esprits à plusieurs niveaux. Supposons que vous fassiez montre d’une grande visibilité au cours d’une soirée ou vous ne connaissez pas tout le monde. D’abord, il vous sera plus facile de nouer de nouvelles relations : les gens recherchent la compagnie de ceux qui ont une grande aisance sociale1 Ensuite, quand les gens repenseront à cette soirée, ils repenseront aussi à vous. Vous aurez donc marqué leur mémoire, c’est pas génial, ça ?!

Comment accroitre votre visibilité ? Ce n’est pas si compliqué, croyez moi. N’hésitez pas à utiliser tous les sens à votre disposition. Pour vous faire voir, soyez dynamique, déplacez vous, ayez l’air sûr de vous, et adoptez un style vestimentaire qui vous est propre. Faites des choses, soyez celui qui danse comme un Dieu, ou fait de la magie.

Pour être entendu, parlez haut, et même parlez tout court. Prenez part active à une conversation, et n’ayez pas peur de parler. Lancez des sujets, racontez des choses intéressantes, des anecdotes amusantes, valorisez vous en racontant vos exploits (mais faites le de manière subtile, pour ne pas passer pour un gros lourd). N’hésitez pas à utiliser une voix forte, pour être entendu (toujours sans en abuser, bien entendu).

Ne négligez pas les sensations kinesthésiques, touchez les gens sur le dos, l’épaule, la main, le bras, etc. Un simple contact par-ci par-là fera des miracles, notamment en matière de séduction. N’oubliez pas que les contacts corporels sont des signaux trés puissants. Utilisez les à bon escient.

Pour vous faire sentir, vous pourriez peut-être utiliser un léger parfum ? Et pour le goût…. Bon, là, je vous laisse le soin de trouver des idées 🙂

Quelques techniques relativement simples vous permettront d’accroitre votre visibilité de manière impressionnante. Commencez par être réellement présent. Cessez de planer, redescendez sur terre, et soyez à ce que vous faites. Concentrez vous sur la conversation en cours, focalisez vous sur le moment présent. Si vous flottez, les gens s’en aperceveront, et si vous donnez l’air de ne pas vous intéresser, vous n’intéresserez pas.

Entraînez vous à appeler les gens par leur nom, vous marquerez leur esprit et leur mémoire. C’est une méthode qui ne coûte qu’un petit effort de mémoire, et qui donne des résultats spéctaculaires. De plus, retenir le nom d’une personne vous forcera à vous concentrer et à vous intéresser à elle.

Développez un style vestimentaire bien à vous. Cela ne signifie pas qu’il faille devenir une fashion victim, mais vous devez prendre conscience que votre apparence véhicule un message, et que les gens se font une opinion sur vous en 30 secondes. Vous n’y pouvez rien, alors acceptez le, et prenez le temps de soigner votre apparence.

Travaillez votre contact visuel, jusqu’à obtenir un regard franc et amical. N’ayez pas peur de regarder les gens dans les yeux (sans les fixer au point de les mettre mal à l’aise). Un regard fuyant et timoré est le meilleur moyen pour devenir invisible.

Accroitre votre visibilité aura un autre effet : vous serez soumis à une pression sociale plus forte, c’est à dire que vous deviendrez sans doute la cible de commentaires, et serez plus souvent jugés que d’autres. Restez confiant ! Si vous montrez que vous êtes à l’aise avec ça, vous prouverez que vous avez l’habitude d’être regardé, et votre charisme montera en flèche.

Intéressez vous aux autres

Ce point est extrèmement important, et trop souvent négligé. Même si vous parvenez à développer tous les autres points cités ici, si vous oubliez de vous intéresser sincèrement aux autres, vous entretiendrez peut-être l’illusion quelques minutes, mais vous finirez par être catalogué comme le boulet de service.

J’ai déjà discuté avec des gens qui étaient parfaitement à l’aise en société, avaient des choses intéressantes à raconter, mais qui ne m’ont pas posé la moindre petite question pour savoir qui j’étais, ce que je faisais, quels étaient mes projets, mes passions, etc. Bref ! Qui ne s’intéressaient pas à moi. Savez vous quel effet cela m’a fait ? Et bien, un effet foncièrement désagréable.

J’ai éprouvé un malaise, presque du ressentiment vis à vis de ces gens si égoistes. À première vue, ils paraissaient trés agréables, mais plus le temps passait, plus mon malaise grandissait. Ma seule envie était de prendre le large, et ma seule activité, dans cette relation sociale, se bornait à chercher un prétexte pour partir.

J’ai également rencontré des gens qui avaient un immense talent pour montrer à quel point ils étaient doués. En les croisant, je me disais « Wow ! Cette personne est intelligente / compétente / douée / etc. ! » Mais ces personnes m’ont surtout laissé un goût amer dans la bouche, et pas du tout l’envie de passer du temps avec eux.

En revanche, j’ai déjà croisé quelques personnes trés charismatiques, et leur talent était tout autre : avec elles, je me sentais intelligent / compétent / doué / etc. En fait, c’était incroyable de constater à quel point leur contact était agréable, parce qu’elles me renvoyaient ce qu’il y avait de meilleur en moi.

Ce n’était absolument pas de la flatterie, ni de la complaisance. Simplement, ils remarquaient mes plus grandes qualités, et mentionnaient trés subtilement à quel point elles leurs plaisaient.

Récapitulons donc. Le premier point, c’est de s’intéresser sincèrement aux autres. Sincèrement signifie que vous ne pourrez pas faire illusion, à moins d’être un trés grand acteur, et de jouer 24h/24, 7j/7. Acceptez les autres tels qu’ils sont, avec leurs qualités et leurs défauts, et sachez que tout le monde à quelque chose d’intéressant à raconter. Les gens sontintéressants. Si vous ne vous sentez pas intéressé, c’est de votre faute, alors faites un effort.

Soyez sincèrement curieux. Posez des questions sur la vie des autres, leurs passions, leurs projets, leurs rêves, leurs activités, leur métier, leur famille, leurs états d’âmes. Il est trés important de pratiquer une écoute active : soyez attentif et compatissant. Même si la conversation ne semble être qu’un échange de banalités, faites l’effort d’en retenir le contenu principal. Si quelqu’un vous explique un aspect de son métier, ce n’est pas pour que vous l’oubliiez au bout de quelques minutes. S’il vous demandez à quelqu’un s’il est marié, ou s’il a des enfants, vous devrez vous en souvenir pour lui demander des nouvelles de sa famille la prochaine fois que vous le rencontrererez

Ensuite, vous devez faire en sorte que les gens se sentent bien avec vous. Qu’ils se sentent important à votre contact. C’est une compétence trés rare, je ne l’ai rencontré que chez une poignée de personne au cours de ma vie. Elle réclame beaucoup de subtilité, et est difficile à acquérir, mais les effets sont sidérants. En fait, ce n’est ni plus ni moins qu’une manière trés spéciale de faire de compliments. Comment s’y prendre ? Ce sera le sujet d’un prochain article détaillé 😉

Soyez visionnaire

Avez vous déjà essayé de parler en public sur un sujet que vous ne maîtrisiez pas ? Les résultats ont sans doute été assez décevants, non ? Mais avez vous déjà parlé de votre plus grande passion ? De quelque chose qui était réellement important pour vous ? D’un sujet que vous maîtrisiez sur le bout des doigts, dont vous connaissiez les moindres détails ? D’un sujet qui vous emballait, qui vous exaltait, vous transportait ? Je parierai que les réactions furent meilleures.

La passion peut transformer n’importe qui en un Cyrano, dissertant sur son sujet avec une maestria telle qu’il est impossible de ne pas être emballé. Lors d’une conférence, l’orateur le plus intéressant est toujours celui qui est intéressé par ce dont il parle. Cela se sait, parce que cela se sent.

Que vous devisiez sur les timbres, votre collection d’insectes ou vos vacances au ski, du moment que votre sujet vous passionne vraiment, vous parviendrez à entraîner votre auditoire. Un orateur passionné communique une vie incroyable à son sujet, et dégage une énergie puissante qui rayonne autour de lui.

La passion est un excellent moyen de booster son charisme, parce qu’elle confère de la puissance, elle est capable de transformer une personne timide en interlocuteur exaltant. Celui qui est passionné, parce qu’il est extremement intéressé, prend toute l’apparence de quelqu’un d’extremement intéressant, et c’est pourquoi il est capable d’attirer les foules.

Mais plus que la passion, c’est la vision qui confère le plus de charisme. Pensez aux hommes politiques qui haranguent les foules en promettant un monde meilleur. Ce sont leurs visions passionnées et leur faculté à les partager qui ont donné tant de pouvoir à Gandhi et Bill Gates qui, à la base, étaient des hommes somme toute trés communs.

L’aisance relationnelle, la personalité, et même le charisme ne sont que des moyens. Mais la vision est une fin. Des moyens sans fins ne mènent nulle part, et développer son charisme sans avoir de vision, c’est un peu comme sortir la Grosse Bertha pour tuer une mite2.

Vous seriez sûrement surpris de connaître le nombre réel de personnes qui ont des projets à long terme (plus d’1 ou 2 ans). Ça ne fait pas beaucoup. Les gens sont attirés pas les visionnaires, parce qu’ils donnent un sens à leur existence. Ils leur épargne la peine de concevoir leurs propres projets, et leurs fournissent des buts dans la vie.

Si vous avez des projets, que vous êtes prêt à les partager, et savez les « vendre », si vous êtes capable de faire appel à l’imaginaire des gens pour leur prédire ce qu’ils désirent le plus, vous détiendrez sur eux un pouvoir fabuleux, et les effets pour votre charisme seront extraordinaire. Vous deviendrez un leader, quelqu’un qu’on a envie de suivre, qu’on écoute, et qu’on admire.

Le charisme, c’est un mélange de tout ça

Pour détenir du charisme, il faut un mélange de tous ces éléments. Si vous avez confiance en vous mais que vous ne vous intéressez pas aux autres, ou si vous avez une vision mais êtes incapable de communiquer, vous ne deviendrez pas charismatique.

Vous voulez devenir celui qu’on admire, qu’on écoute, qu’on respecte, et dont on recherche la compagnie ? Et bien, au boulot !

  1. à supposer que vous soyez visible pour de bonnes raisons. Si vous vous faites remarquer parce que vous êtes bourré et vomissez partout, ça ne marchera pas. []
  2. J’ai emprunté cette expression à un pote, finissez vite de la lire que je puisse la lui rendre, merci []
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Compétences sociales

La recette magique pour que tout le monde vous aime

J’ai croisé dans ma vie des gens qui étaient universellement aimés, appréciés, admirés, respectés, écoutés, et les autres cherchaient leur présence presque désespéremment. Je me suis toujours demandé : « Qu’est-ce qui fait la différence entre ces gens que tout le monde aime, et ceux qu’on ne peut pas blairer ? ».

Trés récemment, j’ai croisé dans ma vie certaines de ces personnes. Décidé à découvrir leur secret, j’ai suivi mes propres conseils et commencé à les observer en les prenant pour modèle. Leur contact a été trés riche en enseignements, et j’en ai beaucoup appris sur la psychologie humaine. Je pense aujourd’hui être en mesure de vous révéler une des recette les plus efficace qui soit si vous voulez être apprécié. Voulez vous l’entendre ? D’accord, mais d’abord, laissez moi vous raconter une autre histoire.

Ce qu’il ne faut pas faire

Il n’y a pas si longtemps, j’ai croisé dans le cadre professionnel une personne avec qui j’ai été amené à travailler de temps en temps. Cette personne était, je dois bien l’avouer, bien plus compétente que moi dans mon domaine. Mais dans ma vie, j’ai croisé beaucoup de personnes plus compétentes, plus intelligentes et plus douées que moi1. Ce n’était pas extraordinaire. Mais ce qui la rendait si spéciale, c’était son autre talent : celui de me faire sentir à quel point elle m’était supérieure.

Ce n’étais pas un de ces « m’a tu vu ? » qui se pavannent en frimant, et qui me font rire plus qu’autre chose. Ce n’était pas de la frime, il n’y avait aucune volonté de « se la jouer »2 derrière tout ça.

Non, c’était extrémement subtil, imperceptible consciemment. Un petit quelque chose d’indéfinissable dans le langage corporel, dans l’attitude, le ton de la voix, les mots employés, le regard. Mais au final, toute cette attitude criait « Regarde comme je suis compétent ! Je suis bien meilleur que toi ! ».

Sans vouloir jouer au psychologue de bas étage, je suis persuadé qu’elle était en fait gravement en manque de reconnaissance, et tout ce qu’elle souhaitait, même sans en avoir conscience, c’était de la considération. Conscient, et à raison, de ses qualités, son inconscient pensait sûrement qu’en la plaçant sur un piédestal, elle serait enfin admirée.

Il n’en fut rien ! A votre avis, qu’ai je ressenti pour cette personne ? De la considération ? De l’admiration ? Du respect ? Que nenni ! Je l’ai trouvé franchement antipathique. Pourquoi ? Parce qu’en s’élevant, elle me rabaissait. Elle me renvoyait à la face tous mes défauts, toutes mes imperfections.

Vous trouveriez du plaisir à côtoyer quelqu’un qui par sa seule présence vous donne l’impression d’être un minable ? Moi non plus !

Comment être aimé

Pourquoi je vous parle de tout ça ? Parce que si vous voulez être aimé, c’est exactement ce qu’il ne faut pas faire. En fait, telle est la recette pour être apprécié : il faut faire exactement le contraire.

Lorsque j’ai observé les gens dont je vous parlais plus haut, ceux que tout le monde aime, j’ai remarqué qu’ils avaient une faculté absolument fabuleuse : à leur côté, je mesentais extraordinaire. Je n’avais pas l’impression qu’ils avaient quelque chose de spécial, j’avais l’impression que moi, j’avais quelque chose de spécial. Et cela rendait leur compagnie trés agréable et confortable.

Voici donc une des choses les plus importantes que j’ai jamais appris en matière de rapports humains :

(vous êtes prêts ?)

(accrochez vous !)

Si vous faites en sorte que les autres se sentent extraordinaires en votre présence, ils vous voueront une reconnaissance sans borne, et ils vous aimeront.

Je crois que cette affirmation est tellement importante que je veux la répéter encore :

Si vous faites en sorte que les autres se sentent extraordinaires en votre présence, ils vous voueront une reconnaissance sans borne, et ils vous aimeront.

Place à la pratique

Ça, c’est la théorie. Elle est trés simple à énoncer, mais comme toute théorie qui se respecte, la mise en pratique s’avère bien plus complexe. Il ne vous suffira pas d’approcher et de dire « Wow ! Tu es extraordinaire » pour mettre quelqu’un dans votre poche. Ce serait bien trop simple, et les rapports humains sont si complexes !

Voici une recette à suivre, qui devrait donner des résultats corrects :

Aimez-vous

La première étape de cette méthode est cruciale. Cela peut sembler paradoxal, mais pour être aimé des autres, il faut commencer par s’aimer soi même. Après tout, si vous même considérez que vous n’êtes pas digne de considération, comment pourrez vous en convaincre les autres ? Vous avez déjà essayé de défendre une opinion qui n’était pas la votre ? Alors vous devez savoir à quel point c’est inefficace et inutile.

Ne mettez pas la charrue avant les boeufs, et n’espérez pas trop obtenir l’estime des autres tant que vous n’aurez pas d’estime pour vous même. Votre amour-propre est regonflé ? Parfait ! Passons à l’étape suivante.

Rencontrez des gens…

Vous voulez être aimé ? Ce sera difficile si vous vivez sur une île déserte ! Cette méthode nécessite que vous passiez du temps avec des gens. De vrais personnes, en chair et en os ! Alors décollez de votre ordi, et procurez vous une vie sociale digne de ce nom (mais finissez l’article quand même).

…et aimez-les

Je crois que c’est l’étape la plus dure3mais vous ne serez jamais aimé si vous n’aimez pas d’abord. Je sais que c’est difficile, on rencontre tant d’abrutis dans sa vie ! Mais allez ! Vous et moi ne sommes pas des modèles de perfection non plus, et puis, on est toujours le con de quelqu’un. Alors, il faut lâcher prise, se résigner à l’imperfection chronique de monsieur tout-le-monde, et accepter ses petits défauts et ses imperfections.

Et vous savez quoi ? Quand on y parvient, on se sent beaucoup mieux.On arrive alors à sentir que derrière chaque humain grognon, cynique, fainéant, manipulateur, menteur, etc. se cache souvent un être extraordinaire, qui ne demande qu’à être découvert.

Aimer les autres est un prérequis indispensable à cette méthode. Bon, ok, c’est trés difficile à réaliser, mais hé ! J’ai dit que c’était une recette magique, pas que c’était facile.

Si vous êtes arrivé jusqu’ici, vous avez fait le plus dur. Le reste n’est qu’une question de technique, et avec un peu de pratique, vous devriez y parvenir sans trop de soucis.

Intéressez vous à eux

: Étape suivante, s’intéresser aux gens. J’en ai déjà parlé dans plusieurs articles, mais je crois qu’on ne le répetera jamais assez. Cela suppose que vous développiez plusieurs facultés :

  • La curiosité de vouloir en savoir plus sur les autres, découvrir qui ils sont vraiment. Apprendre à ne plus se contenter des façades, mais considérer chaque personne comme un être unique et passionnant, qui a une histoire à raconter.
  • La franchise de mener des relations saines et basées sur la confiance et le partage, et pas sur la manipulation. Considérer les gens comme ce qu’ils sont : ni complètements bons, ni tout à fait mauvais. Reconnaître qu’on est pas soi même un modèle de perfection. Accepter de se dévoiler et de montrer aux autres ce qu’on aimerait qu’ils nous donnent.
  • La faculté d’observation qui permet d’être attentif aux autres, de remarquer des choses, de voir ce que les autres ne voient pas.
  • L’empathie, la faculté de comprendre les émotions et les états d’esprit d’autrui. De se glisser dans les chaussures d’un autre pour embrasser son point de vue.

Si vous vous intéressez sincèrement aux gens, vous allez naturellement remarquer des choses sur eux. Observez donc les particularités de leur physique, cernez leur personalité, découvrez quelles sont leurs compétences, leurs qualités et leurs défauts, mais surtout, gardez à l’esprit qu’on ne connait jamais vraiment quelqu’un.

Soyez psychologue

Vous commencez à connaître quelqu’un ? Quels sont ses points faibles ? Ses points forts ? Que désire-t-il le plus au monde ? Qu’espère-t-il et que craint-il ?

Pour que les gens se sentent bien en votre présence, il faut que vous leur donniez ce qu’ils désirent. Pour mieux comprendre, prenons le problème à l’envers. A votre avis, quelle insulte lui ferait le plus mal ?

Pour savoir quel compliment ferait le plus plaisir, devinez quelle insulte serait la plus douloureuse. Nos personalités respectives recèlent toutes des points forts et des points faibles. Si vous voulez blesser quelqu’un, il faut taper sur l’endroit le plus sensible.

Exemple, supposons que vous vouliez blesser une jolie fille. Vous pouvez tenter de la dénigrer sur son physique, mais les résultats seront médiocres. Elle sait qu’elle est jolie, il y a des tas de gens qui le lui disent régulièrement. Pour elle, vous ne serez qu’un plouc frustré qui ne sait pas s’y prendre avec les femmes.

Pour la blesser, il sera plus efficace de vous moquer de sa personalité, son esprit, etc. Note importante : Je ne suis pas en train de vous apprendre à insulter les gens, alors ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Le but, c’est que les gens se sentent bien prés de vous, ce n’est pas en les insultant que vous y parviendrez. Fermons la parenthèse.

Les compliments, c’est un peu la même chose. Si vous complimentez un mannequin sur son physique, vous ne lui ferez pas plaisir. Tant de gens ont déjà fait la même chose que vous ! Vous ne lui apportez rien de nouveau, rien d’intéressant. Par conséquent, elle vous dira merci poliment, et vous classera dans la catégorie « admirateur à ses pieds, gentil mais collant ».

Un bon compliment doit renforcer l’estime de soi de celui qui le reçoit.Par conséquent, il doit viser là ou l’autre doute de lui. La pommade ne fait du bien que quand elle passe sur des plaies. Ce sont toutes ces failles, tous ces doutes, que vous devrez découvrir et mettre à jour. Comme vous le voyez, il vous faudra une bonne maîtrise de la psychologie humaine, et une bonne faculté à comprendre les autres.

Complimentez

Nous en arrivons à la partie finale. Nous avons visé, il ne reste plus qu’à tirer. J’ai déjà expliqué le pouvoir des compliments, c’est ce que nous allons mettre en pratique ici.

L’efficacité d’un bon compliment repose essentiellement sur trois principes : 1) la justesse, 2) la franchise et 3) la subtilité.

1) Qu’est-ce que la justesse d’un compliment ?Il s’agit, comme expliqué plus haut, de tirer là où ça fait le plus de bien. Le meilleur compliment renfore l’estime de soi de sa cible, il le rend fier de lui, il le gonfle de plaisir et d’orgueil. Si vous avez bien suivi, l’étape précédente vous a déjà permis de déterminer à quel endroit viser. Passons donc à l’étape suivante.

2) Pourquoi la franchise est-elle importante ? Parce qu’il est trés difficile de feindre un compliment. En règle générale, n’essayez même pas, cela se verra. En revanche, un compliment franc et sincère ne pourra que faire plaisir. Il n’existe pas de méthode pour devenir sincère, il faut l’être, point. Si le compliment que vous vous apprêtez à lancer n’est pas sincère, abstenez vous. Ne soyez jamais complaisant, ni condescendant, ce sera considéré comme une insulte.

3) Enfin, pourquoi la subtilité est-elle si importante ? D’abord, parce qu’un compliment assené sans aucune subtilité sera reçu consciemment, et son impact sera fortement réduit. En revanche, un compliment indirect sera reçu inconsciemment, et son impact sera tout autre.

Par exemple, vous voulez complimenter quelqu’un sur ses talents de cuisinier. Si vous dites « ta cuisine est délicieuse » (discours franc et direct), le cuisinier en question va analyser votre message, en déduira que c’est un compliment, cela lui fera vaguement plaisir, et en échange, il vous répondra quelque chose comme « merci, vieux ». Suite à quoi, il se considérera comme quittes vis-à-vis de votre compliment.

En revanche, si votre hôte vous voit vous régaler et que vous lâchez subtilement quelque chose comme : « hmm… La dernière fois que j’ai aussi bien mangé c’était… C’était quand, d’ailleurs ? », sans pour autant avoir l’air de complimenter, vous envoyez un message indirect, qui sera reçu inconsciemment, et son impact sera plus fort.

Deuxième chose, il est également beaucoup plus difficile de refuser un compliment subtil par un « oh, tu sais, ce n’est pas grand chose ». Par votre subtilité, vous pourrez traverser les barrières mises en place par votre cible, et ne lui laisserez aucune chance de vous échapper.

Enfin, la subtilité permet de faire des compliments même à ceux qui vous sont supérieurs par la valeur sociale. Dans chaque interraction sociale, il existe une différence de statut tacite entre les participants. Untel sera perçu comme ayant une plus grande valeur sociale qu’Unautretel. Aux extrèmes, on trouve par exemple d’un côté le petit binoclard souffre douleur, et de l’autre la reine de la promo.

On recherche généralement la compagnie et l’approbation de ceux qui ont une valeur sociale supérieure à la sienne. Ainsi, si la reine de la promo consent à poser les yeux sur le pauvre souffre douleur, et le complimente sincèrement, ce dernier sera transporté sur un petit nuage. Mais dans la situation inverse, la reine du bal n’aura probablement que faire des louanges du souffre douleur.

Si votre valeur sociale est supérieure à celle de votre cible, votre compliment fera mouche, même s’il n’est pas trop subtil. Dans le cas contraire, un compliment trop direct pourra se retourner contre vous.

Telle est ma recette. N’oubliez pas, mieux vaut trois compliments francs, indirects et subtils qu’un seul compliment gros comme une maison. Les compliments ne passent pas forcément par les mots, ne négligez pas la puissance du langage corporel. Par exemple, quand votre interlocuteur lance une blague, ou une saillie humoristique, rire est encore le meilleur compliment. Mais n’oubliez pas : pour être apprécié, faites en sorte que votre présence soit une source de confort.

Encore une fois, connaître cette méthode ne vous rendra pas apprécié par tous, si vous ne la pratiquez pas. Alors, au boulot !

  1. Si si ! C’est possible ! []
  2. Comme disent les d’jeunes []
  3. On ne dit pas dur, on dit difficile, aurait dit ma mère []
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Séduction

La séduction pour les nuls

Dans mes jeunes années, alors que j’étais pur et innocent, totalement ignorant des choses de la vie, j’étais absolument fasciné par une certaine catégorie de la population : les femmes. Ces créatures me paraissaient si fascinantes ! Si mystérieuses ! Elles étaient partout, et pourtant, dés qu’on voulait les approcher, elles disparaissaient !

Combien de fois ne fut-je pris au dépourvu, surpris par des comportements à mes yeux complètement irrationnels ? Combien de fois ne me suis-je interrogé sur les raisons de leur existence ? Combien de fois ne suis-je resté démuni face à mon incompréhension la plus totale de tout leur être ?

Et Diantre ! Je n’étais pas le seul ! Nombre de mes camarades partageaient mon incrédulité, et de longues heures nous devisions pour tenter de comprendre le pourquoi du comment. Pourquoi Diable les femmes nous regardaient-elles à la dérobée pour mieux nous ignorer lorsque nous approchions ? Pourquoi Diable se déplaçaient elles en groupe, rendant impossible l’approche d’une seule ? Et Grand Dieu ! Pourquoi à nous, si sympathiques et avenants, préféraient elles la compagnie des plus gros abrutis de la classe, qui ne savaient que gueuler, jouer au foot, et comparer les tailles de leurs instruments respectifs dans les vestiaires de la piscine !?

Heureusement, les choses ont bien changé ! Pas les femmes, bien entendu, mais moi ! Après des années de brouillard, ma quête de compréhension des rouages de la psychologie humaine m’a mené là ou même Freud avait trouvé ses limites : j’ai commencé à comprendre les femmes !

Aujourd’hui, je vous propose donc de partager avec moi certaines de mes connaissance sur … LA SÉDUCTION (tadadaaaam), ou comment mettre une femme dans son lit quand on est un homme et qu’on ne sait pas s’y prendre.

Commençons par la théorie

Les mécanismes de la séduction, l’amour, la passion, etc. sont immensément complexes en apparence, mais finalement, ils peuvent se résumer en un postulat :

Le but ultime d’un être vivant est d’assurer à ses gènes la vie la plus longue possible.

En pratique, ce peut être réalisé de deux façons différentes :

  1. Survivre
  2. Se reproduire

La reproduction permet d’assurer une longue vie à ses gènes en les transmettant à sa descendance. Ils peuvent alors voyager de génération en génération, et survivre virtuellement indéfiniment. Quand à la survie, plus elle dure, plus les chances de reproductions sont importantes.

Des millions d’années d’évolution, de lutte pour la survie et de sélection naturelle ont marqué ces instincts au fer rouge dans les tréfonds de nos esprits. Sans eux, jamais nos ancêtres n’auraient traversé tant d’épreuve pour nous donner vie. Tous, nous possédons ces deux mécanismes irrésistibles, le désir de survivre, et celui de se reproduire. Et la couche de vernis déposée par des milliers d’années de civilisation est bien mince, et parvient à peine à donner l’illusion que nous ne sommes plus des animaux.

Ces instincts sont la base même de tous les mécanismes de la séduction. Pour mieux comprendre, transportons nous loin en arrière, au temps des cavernes, lorsque chaque jour était une lutte pour la survie, lorsque le seul but de la journée était de ramener assez de nourriture pour tenir jusqu’au lendemain.

Au rude temps des cavernes, des silex et des fauves féroces

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Crédit photo : studio.es

En fait, j’ai déjà expliqué ce que pouvait être la vie au temps des cavernes, de quelle manière les rôles étaient répartis, et quelles furent les implications sur les compétences propres que développèrent chaque sexe.

À cette lointaine époque, la vie était rude, mais pas complexe. Les hommes avaient pour mission de chasser, ramener la pitance au logis, et protéger la tribu des invasions voisines, tandis que les femmes gardaient la caverne et s’occupaient des enfants1. Ainsi, le job principal de l’homme, c’était la survie. Celui de la femme, la reproduction.

Que devaient faire les hommes pour survivre ? Etre attentifs, rapides, précis, courir vite, être fort, pouvoir viser une cible, entendre approcher un ennemi ou un prédateur, et prouver son utilité au clan pour pouvoir être accepté et respecté. Que devaient faire les femmes ? Se déplacer en groupe pour contrebalancer leur moindre force physique, être capable de nouer des relations fortes, et compter sur les hommes pour rapporter de quoi se nourrir.

Que devaient faire les hommes pour se reproduire ? Copuler ! Et ? Et c’est tout, mission accomplie ! Pour un homme, la relation sexuelle est l’aboutissement ultime du processus de reproduction. D’un point de vue strictement biologique, l’homme a terminé son travail une fois qu’il a tiré son coup2, et ensuite, advienne que pourra. (Bien entendu, l’acte ne marque pas la fin du processus de survie, loin s’en faut, tout particulièrement si la partenaire choisie se trouve être la femme du chef…).

Ceci explique pourquoi les hommes accordent autant d’importance à l’acte sexuel. Ils sont programmés pour ça. Mesdames, si nous sommes des obsédés sexuels, ce n’est sommes toutes que la faute de l’évolution 🙂

Si nous considérons le point de vue de madame, en revanche, la relation sexuelle ne marque que le début du processus biologique de reproduction. Ensuite vient la période de gestation (9 mois) puis la naissance, et ensuite quelques années à nourrir le gamin, l’éduquer, lui apprendre à survivre par lui même tout en évitant qu’il ne se fasse dévorer par un fauve ou ne devienne débile en regardant trop la télé.

Durant toute cette période, la femme est particulièrement vulnérable, et dépend plus que jamais des autres pour assurer sa survie. Son instinct lui recommande de prendre toutes les précautions d’usage avant de s’aventurer au flirt.

Pour une femme enceinte, être en froid avec les autres femmes de la tribu, voire être bannie pour de bêtes raisons de jalousie ou d’adultère équivaut à coup sûr à la mort. Avant même de songer à copuler, elle doit s’assurer que sa relation sera acceptée et qu’elle continuera de bénéficier du soutien du clan.

Mais elle devra également faire en sorte que l’homme devienne son « garde du corps » personnel, qu’il s’engage auprès d’elle, et la protège et la nourrisse durant sa période vulnérable.

Et ceci explique, messieurs, pourquoi les femmes ont tant besoin d’engagement, de romantisme, etc. avant de passer à l’acte.

Pour être accepté, l’homme doit être préselectionné

Pour s’assurer qu’elles continueront de bénéficier du soutien de toute la tribu, si essentiel à sa survie, la femme recherchera donc l’accord tacite de ses camarades avant de s’engager. C’est ce qu’on nomme le mécanisme de la préselection.

Un homme augmentera significativement ses chances de copuler avec la partenaire de son choix s’il parvient d’abord à séduire ses ami(e)s, à leur plaire, et à être accepté par eux. Ceux-ci donneront alors leur accord tacite à la première, qui pourra considérer l’offre de monsieur avec plus d’attention.

De manière générale, la préselection est un mécanisme instinctif puissant que nous utilisons couramment pour juger la valeur de quelqu’un. Ainsi, une même personne paraîtra plus attirante si elle est bien entourée. Le même homme, trait pour trait, identique, paraîtra beaucoup plus séduisant et intéressant si de belles femmes se trouvent à ses côtés, ou même s’il arbore des traces de rouge à lèvres sur la nuque 😉

Ensuite, il doit prouver sa valeur

Sukaatoman @ Shibuya ( Tokyo-no-ningen / Gens de Tokyo / Tokyo people chap.7 )
Crédit photo : e-chan

Une fois qu’elle a l’assurance que fréquenter son prétendant ne lui attirera pas les foudres de son entourage, ni ne mettra sa vie en péril, elle doit encore s’assurer que monsieur pourra subvenir à ses besoins et à ceux de l’enfant.

Tout d’abord, monsieur est il capable de survivre lui même ? Sera-il capable de rentrer chaque soir en un seul morceau ? Pourra-t-il la protéger des avances des autres hommes ? Pourra-t-il chasser et ramener le bifteak à la maison ?

Plus un homme démontre ses capacités (ses valeurs), par exemple en térassant un fauve à mains nues, en dominant les autres mâles, ou en ramenant un gros salaire, plus il devient attirant aux yeux de sa dame.

Les prétendants sont évalués, jaugés, consciemment ou inconsciemment, et finalement, madame développera une attirance vers celui qu’elle juge arborer le plus de valeur. À ce moment seulement, elle lui donnera une chance de tenter de la conquérir. Autant dire qu’à ce stade, c’est encore loin d’être gagné.

Dernière étape : l’engagement

Tout ceci est bien beau, mais ne servirait pas à grand chose si monsieur délaissait madame après le premier calin. Celle-ci doit donc faire en sorte de « fideliser son client » pour s’assurer que monsieur restera présent à ses côtés et subviendra à ses besoins, au moins jusqu’à ce que le petit soit grand.

Et comme la nature à bien fait les choses, elle à prévu un mécanisme pour aider madame. J’ai nommé : l’amour ! Et oui ! D’un point de vue strictement biologique, l’amour n’a d’autre but que de renforcer et maintenir la cohésion du couple nécessaire à la survie du gosse.

Madame va alors adopter un comportement si déroutant pour tant d’hommes : elle va feindre de ne pas s’intéresser. Elle va se rendre inaccessible, distante, dédaigneuse, pour voir ce que monsieur va faire. Ce comportement présente plusieurs avantages :

  1. Il préserve son intégrité et sa bonne réputation au sein du clan.
  2. Il entraîne une sélection et décourage les moins motivés. De telles lopettes ne la méritaient pas, de toutes façons.
  3. Il met en application la théorie de l’engagement. Plus un homme devra faire d’effort pour la conquérir, plus il sera disposé à la garder longtemps. Par conséquent, plus elle le fait languir, plus fidèle il sera.

Monsieur devra alors redoubler d’effort pour conquérir le coeur de sa dulcinée, et si chacun à bien fait son travail, il vivront heureux et auront beaucoup d’enfants, etc.

Pour finir, un peu d’éthique

Une fois n’est pas coutume, cet article est purement théorique. Dans un soucis de clarté et de vulgarisation, de nombreux aspects sont passés à la trappe. Mais n’ayez crainte, d’autres articles vont suivre, qui rentreront un peu plus dans les détails, ce qui explique pourquoi j’ai voulu me limiter aux bases nécessaires à leurs compréhension.

Pour ceux qui ne le sont pas encore, n’hésitez pas à vous abonner pour ne pas manquer les articles suivants.

Deuxième point, sur le contenu de l’article en lui même. Encore une fois, c’est de la vulgarisation, des généralisations, rien n’est jamais noir ou blanc. Messieurs, quand je dis qu’une femme se rend inaccessible pour mieux séduire, cela peut aussi signifier que vous la gonflez, tout simplement. Je décline toute responsabilité si un mauvais comportement vous attire une bonne baffe en public.

Dans le doute, mieux vaut toujours s’abstenir, que d’adopter des comportements irrespecteux et irresponsables qui pourraient blesser des gens, vous attirer des ennuis, et que vous pourriez regretter plus tard, vu ?!

Enfin, la société dans laquelle nous vivons est un petit peu plus complexe que celle décrite plus haut, et les choses ne sont pas toujours aussi simple. Ce n’est donc pas la peine de venir geindre en disant « oui, des fois, c’est pas comme ça, etc. ». Je le sais déjà, merci.

Ceci dit, vous disposez maintenant d’une bonne base pour comprendre les mécanismes de la séduction, alors dormez sur vos deux oreilles, et à la prochaine fois 🙂

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Compétences sociales

Le pouvoir du silence

Aujourd’hui, je vous propose une astuce de communication un peu atypique, mais extrémement puissante. Je connais trés peu de personnes qui savent l’employer correctement, et pourtant, elle peut-être terriblement efficace.

Il s’agit de la technique du silence.

Comme son nom l’indique, cette technique consiste à ne pas piper mot et à laisser votre interlocuteur faire tout le boulot. Elle s’utilise lors de discussions animées, de débats houleux ou d’âpres négociations, et en général, lorsque la communication devient difficile parce que chacun campe sur ses positions en tenant de convaincre l’autre.

La technique du silence

La mise en oeuvre paraît simple : lorsque votre interlocuteur s’interrompt parce qu’il a fini de parler, contentez vous de le regarder d’un air interrogatif, comme si vous attendiez qu’il continue. Et surtout, ne dites rien, pas même un « continuez ». Fixez le bien dans les yeux, et silence absolu !

En quoi cette technique est-elle utile ? Tout d’abord, elle permet de calmer le jeu. Lorsque la communication passe mal, les esprits s’échauffent, personne n’écoute plus rien, et les espoirs d’avoir une discussion constructive fondent comme neige au soleil. En vous taisant, vous stoppez net l’escalade, et empêchez l’échange de tourner au pugilat.

Puisque vous ne parlez pas, ni ne l’interrompez, votre interlocuteur peut à loisir exprimer ce qu’il a sur le coeur. Une fois qu’il aura l’impression d’avoir été entendu, il se calmera.

Ensuite, dans une discussion animée, chacun se sert des paroles de l’autre pour l’interrompre, rebondir et enchaîner sur d’autres arguments. Si vous ne dites rien, vous ne donnez aucune « prise » à votre adversaire pour lui permettre de continuer cette joute verbale. Il n’aura aucun argument à contrer, il ne pourra plus vous interrompre. Vous lui donnerez l’impression d’enfoncer une porte ouverte.

Autre avantage : vous lui coupez l’herbe sous le pied en le forçant à épuiser tous ses arguments, sans trop savoir ou il va. Vous l’obligez à jouer cartes sur table, quand votre jeu reste caché. Quand ce sera votre tour de parler, vous pourrez facilement anticiper toutes ses répliques, ce qui vous conférera un avantage indéniable.

Enfin, la technique du silence vous conférera beaucoup de présence, et un charisme indéniable. En effet, c’est vous qui maîtrisez la communication. C’est vous qu’il faut convaincre. C’est à l’autre de faire un effort pour vous atteindre. Vous être le maître.

Tout le génie de cette technique, c’est que vous maîtrisez complètement la conversation sans dire un mot. Sans rien faire, vous placez votre interlocuteur dans une position difficile. Vous allez le mettre terriblement mal à l’aise, sans lui donner de possibilités de vous contrer.

Comment mettre votre adversaire mal à l’aise

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Crédit photo : mouton.rebelle

Il faut avouer que le principal avantage de la méthode du silence, c’est qu’elle va mettre l’adversaire mal à l’aise. En ce sens, ce n’est pas trés Fair Play, mais c’est efficace.

Le malaise de l’adversaire est la clé de la technique, il faut donc chercher à le maximiser, parce que c’est ce qui vous donnera le plus de chances de remporter la victoire. Mais d’où vient ce malaise ?

D’abord, il s’agit d’une joute verbale. Lorsque l’adversaire attaque, il s’attend à ce que vous ripostiez, parce que c’est le comportement « naturel ». Si vous ne faites rien, il se trouve dans une situation inconnue. Qu’allez vous faire ? Que préparez vous ? Pourquoi ne réagissez vous pas ? Et lui, qu’est ce qu’il va faire, maintenant ?

Il espère vous convaincre par ses arguments, comme un boxeur espère voir son adversaire chanceler après un coup. Or, rien n’a d’effet sur vous. Vous restez impassible, comme s’il n’était que du vent. En agissant comme ceci, vous transmettez une image de puissance, de pouvoir. Votre adversaire n’est qu’un moucheron face à vous.

Vous lui faires perdre tous ses moyens. Vous le frustrez terriblement. Vous l’énervez, et le fait de s’énerver alors que vous êtes si calme l’énerve encore plus.

Quand il aura débité ses arguments, donné le meilleur de lui même, et compris que cela ne mène à rien (vous n’avez toujours pas pipé mot), il y a de bonnes chances pour qu’il se calme, qu’il réfléchisse, et qu’il change de tactique. Il sera obligé de s’ouvrir, d’essayer de vous comprendre, se montrera même gêné de vous avoir agressé. De lui même, il cherchera des compromis.

L’exécution de la technique

Quelques conseils pour exécuter la technique. D’abord, attention à ne pas commettre certaines erreurs. Il ne s’agit pas d’ignorer votre interlocuteur, bien au contraire. Il s’agit de se taire. Vous devez vous taire, tout en étant impliqué dans la conversation.

L’efficacité de la technique du silence réside dans l’impassibilité. Ne quittez pas votre adversaire des yeux, mais ne montrez aucune émotion. Il faut vraiment lui donner l’impression qu’il n’a absolument aucune prise sur vous.

Vous pouvez affecter un air dubitatif, sourcils et mentons relevés, cela donnera de bons résultats. Tâchez de faire en sorte qu’il se demande si vous ne le prenez pas pour un idiot, mais il faut que cela reste une impression trés légère, pas une certitude. Envoyez lui des messages corporels à peine marqués, pour qu’il ne soit pas sûr de leur interprétation.

Vous pouvez aussi, quand il s’interrompt, prendre l’air de celui qui réfléchit profondément, mais qui ne comprend pas quelque chose. Le but est de le pousser à s’expliquer plus avant.

Vous pouvez, par des mouvements de sourcils et de bouches (l’air de dire « Ah ? Tiens ! ») mettre l’accent sur l’un ou l’autre de ses arguments, pour contrôler sa direction en le forçant à s’expliquer sur tel ou tel point.

En bref, la technique du silence est terriblement efficace dans certains cas. N’hésitez pas à l’utiliser, si vous pensez que des moyens conventionnels ne donneront aucun résultat, ou si vous êtes persuadés d’avoir raison mais que votre adversaire est plus doué que vous en rhétorique.

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Développement personnel

Croyances et réussite

Je connais des personnes à qui rien ne réussit. Leur vie est une calamité. Ces personnes sont incroyablement négatives, et répètent sans cesse des phrases du genre « Rien ne me réussit. Je n’ai jamais de chance. Les gens sont méchants. De toutes manières, je ne gagne jamais rien. Ce n’est pas la peine d’essayer, je sais que je ne réussirai pas » etc. etc.

Pourtant, d’autres semblent réussir tout ce qu’ils entreprennent. Ils sont entourés d’amis, heureux en amour, possèdent une vie professionnelle épanouissante et bien remplie, et ne se plaignent jamais.

Qu’y a-t-il de différent entre ces gens ? Oh, la liste est sans doute trés longue, et un article n’y suffirait pas. Il existe toutefois une différence essentielle : c’est leur manière de voir les choses.

Nous avons tous des croyances

Connaissez vous le proverbe « Chat échaudé craint l’eau froide ? ». Il illustre parfaitement ce dont je vais parler maintenant. Un chat plongé dans l’eau brûlante trouvera cette expérience fort désagréable, et par un phénomène d’apprentissage, il en déduira que l’eau est dangereuse. Il évitera alors de s’approcher d’eau, quelque soit sa température.

Tous les jours, nous généralisons nos expériences pour concevoir des croyances, destinées à nous permettre de comprendre et de réagir au monde qui nous entoure rapidement, sans avoir besoin de passer par un raisonnement approfondi à chaque fois.

Développer des croyances est essentiel. Vous imaginez si le chat était incapable d’apprendre de ses expériences ? Il serait condamné à se brûler à chaque fois, au péril de sa santé voire de sa vie. Les croyances nous permettent de tirer des leçons de nos expériences et de réagir plus vite au monde qui nous entoure. Elles nous facilitent la vie, en somme.

Mais si certaines croyances sont positives, et ont un aspect bénéfique sur notre vie, d’autres au contraire nous déservent, et ont un aspect négatif. En PNL, on parle de croyances limitantes.

Des croyances limitantes vous éloignent de la réussite

Petit sondage : voici une liste d’affirmations. Prenez quelques secondes pour les parcourir, et posez vous la question : « ai-je déjà prononcé ou pensé cette phrase ? » :

  • Je n’y arriverai jamais
  • Je n’ai jamais de chance
  • Ce n’est pas la peine d’essayer, je sais que je n’y arriverai pas
  • Tu sais, les maths / la politique / l’art / la cuisine / le bricolage / etc. , ce n’est pas trop mon truc
  • Je ne suis pas fait pour faire du sport
  • Les régimes ratent toujours
  • Je suis incapable de perdre du poids
  • Si j’aborde cette fille, elle va se moquer de moi
  • Je n’aurai jamais le bac, je suis un mauvais élève
  • Je n’ai pas confiance en moi
  • Je ne suis pas assez intelligent pour comprendre ça

Si vous vous reconnaissez dans l’un des points ci-dessus, vous êtes victime d’une croyance limitante. Elles portent en elles-mêmes les germes de leur propre réalité, c’est à dire que le simple de fait d’y croire fera qu’elles deviendront vraies, par un processus plus ou moins conscient.

Croyances et inconscient


Crédit photo : rougerouge

L’inconscient est la partie de l’esprit qui contient toutes les pensées, tous les souvenirs, toutes les informations qui ne sont pas accessibles par la partie consciente.

Chaque seconde, des milliards d’informations assaillent vos sens. Vous imaginez si tout se déversait dans votre conscience ? Vous deviendrez fou sur le champ ! Il est donc nécessaire de filtrer tout ça, et c’est l’inconscient qui va s’en charger. Seules quelques bribes d’information passeront le barrage de votre inconscient, mais le reste y restera confiné.

C’est ce qui explique que vous êtes capable d’entendre votre nom prononcé dans une conversation que vous ne suiviez pas. C’est ce qui explique que vous remarquiez au dernier moment la crotte sur le trottoir, alors que aviez la tête dans les nuages (ça m’arrive tout le temps).

La mère d’un enfant est capable d’entendre les pleurs de son bébé dans son sommeil, même s’il est dans la pièce à côté et si elle est endormie. Elle se réveillera alors instantanément pour voir ce qui ne va pas, alors que monsieur continuera à ronfler comme si de rien n’était.

En revanche, ce dernier entendra une branche craquer dans le jardin de l’autre côté de la fenêtre, et se retrouvera immédiatement en état de réveil, prêt à défendre le nid.

Les croyances s’autoréalisent

Nos croyances sont un des moyens les plus puissants pour communiquer avec notre inconscient. En adoptant une croyance, consciemment ou non, c’est comme si nous donnions l’ordre à notre cerveau de tout faire pour la confirmer. Nous nous plaçons en condition pour qu’elle se réalise, en mettant en place les filtres perceptuels appropriés. Nous indiquons à notre cerveau de ne nous communiquer que les informations qui vont confirmer nos pensées. Nous ne verrons, entendrons, et comprendrons que ce qu’il faut voir, entendre et comprendre pour ne pas avoir à nous détromper.

Si vous êtes persuadé que le beurre ne se trouve pas dans le frigo, c’est un peu comme si vous donniez l’ordez à votre cerveau de ne pas le voir. Bien sûr, vous finirez par le trouver, mais après un temps significativement plus long (ce qui donne parfois lieu à des scènes de ménage cocasses).

Prenons un exemple concret : vous avez eu une enfance malheureuse, et vous en êtes arrivé à concevoir la croyance qu’en général, les gens sont méchants et indignes de confiance. A priori, votre façon de percevoir votre environnement va tout faire pour confirmer ce que vous pensez.

Si quelqu’un vous bouscule par inadvertance, vous allez penser qu’il l’a fait consciemment. S’il quelqu’un vous sourit dans la rue, vous imaginerez qu’il se moque de vous.

Pour vous protéger, vous deviendrez méfiants et aggressifs de nature, et ce type de comportement ne vous aidera pas à vous faire des amis. En fait, il se pourrait même que les gens tentent de vous éviter (personne n’aime les gens susceptibles et aggressifs). Et cet état de fait va encore venir renforcer vos croyances que les autres ne valent pas le coup, et ne sont pas dignes de confiance. Votre croyance s’autoréalise dans un cercle vicieux.

Prenons un autre exemple : Vous êtes un homme, vous sortez avec des amis prendre un verre, et vous remarquez à quelques mètres une superbe jeune femme à l’aspect engageant. Il vous vient alors à l’idée de l’aborder. Si vous souffrez d’un manque de confiance en vous chronique, peut-être allez vous penser « mais si je l’aborde, elle va me jeter, et se moquer de moi ».

Si finalement vous vous décidez à l’approcher, vous risquez d’avancer en hésitant, vous allez vous couvrir de sueur, rougir, avaler votre salive, et parler avec la voix aïgue d’un enfant de coeur asthmatique. Or, une si jolie jeune femme est probablement continuellement abordée par tout et n’importe qui, et elle vous rabrouera en moins de temps qu’il n’en faut pour penser « Et voilà, encore un boulet ! ». Vous verrez votre prophétie se réaliser, ce qui n’améliorera pas votre confiance en vous.

Adopter une croyance limitante, c’est de l’autosabotage. C’est programmer son échec. C’est se condamner à la médiocrité. C’est s’interdire de saisir une opportunité ou de tenter sa chance. C’est entrer dans une spirale vicieuse dont il devient de plus en plus dur de s’extraire. Les croyances limitantes vous empêchent de vous donner à fond, de laisser s’exprimer tout votre potentiel et de déployer toutes vos ressources.

Les conflits conscient / inconscient

harry potter
Crédit photo : Aka Hige

Le pire, c’est que la plupart du temps, les croyances sont inconscientes, et nous n’en soupçonnons même pas l’existence. L’inconscient est trés actif, il possède ses propres désirs, ses propres besoins, et ses propres buts. Pour parvenir à ses fins, il déploiera tout un panel de compétences, tel que l’intuition, les émotions, les souvenirs, et la pensée holistique, sans même que vous vous en rendiez compte.

Vous avez l’impression de poursuivre un but, mais votre inconscient en poursuit un autre, et vous ne comprenez plus pourquoi tout ce que vous entreprenez cafouille invariablement.

Ainsi, devant un projet motivant, vous pourriez ressentir un profond sentiment d’ennui qui vous empêchera de vous engager, tout ça parce que votre inconscient vous estime incapable de parvenir à vos fins. « c’est trop dur, laisse tomber ! » vous dit-il au travers de cette émotion.

Votre inconscient vous veut du bien, ses intentions sont positives. Mais ses méthodes donnent parfois des résultats contraires à ceux désirés. Un ado en manque d’affection pourra jouer les trublions en classe, pour attirer l’attention sur lui. Seulement, au lieu de gagner la bienveillance d’autrui, il sera vite casé dans la case « gros dur à éviter », et obtiendra l’effet contraire à celui désiré.

Le cas des croyances aidantes

Vous avez maintenant compris le pouvoir des croyances. Mais ce qui est vrai pour les croyances limitantes l’est aussi des croyances positives. Au lieu de gâcher votre vie à cause des conflits entre votre conscient et votre inconscient, imaginez un peu quel pouvoir vous détiendriez s’ils fonctionnaient en synergie ? Vous deviendriez une de ces personnes à qui tout réussit, vous pourriez vivre sereinement, sans crainte de l’échec ni de la médiocrité.

Mais pour ce faire, il va falloir synchroniser conscient et inconscient, et vous débarrasser de vos croyances limitantes poussiéreuses en les remplaçant par des croyances aidantes toutes neuves.

Voici quelques conseils pour vous y aider :

  • Identifiez les zones à problèmes : quels sont les domaines de votre vie dont vous n’êtes pas satisfait ? Y a-t-il des problèmes récurrents auxquels vous êtes confrontés, et que vous parvenez jamais à résoudre de manière satisfaisante ? Échouez vous souvent à atteindre un certain but, et en ressentez vous de la frustration ? Êtes vous victime d’un malaise ou d’un inconfort psychologique chronique en pensant à certains aspects de votre vie ? Posez vous toutes ces questions, qui vous aideront à cerner les zones pouvant potentiellement cacher des croyances limitantes.
  • Méditez : À force de courir partout, de devoir aller toujours plus vite et plus longtemps, à force de remplir le moindre moment libre par des occupations inutiles et improductives, nous avons complètement perdu l’habitude de réfléchir à nous même, de penser à ce que nous voulons vraiment.Faites vous un cadeau, offrez vous de temps en temps la possibilité de faire des pauses pour pouvoir plonger en vous même, vous mettre en contact avec votre moi profond. Éliminez les sources de distraction potentielles, et observez vous attentivement. Je ne parle pas de vous regarder dans un miroir, je parle de réaliser une profonde introspection : soyez attentif à vos émotions, vos sensations, vos pensées et vos idées.

    Vous pourriez peut-être prendre une retraite quelques jours dans un endroit isolé, ou vous inscrire à des cours de yoga, ou aller courir une heure de temps en temps, seul (et sans walkman, svp), ou tout simplement arrêter de considérer que c’est mal de ne rien faire, et vous asseoir quelque part, juste pour savourer le temps qui passe.

    Ces périodes de repos et d’introspection vous aideront à prendre conscience de vous même, et à comprendre vos processus interne.

  • Sachez ce que vous voulez vraiment : Parfois, les buts que nous nous fixons ne sont que des palliatifs, mais ne reflètent pas vraiment nos désirs les plus profonds. Quelles sont vos priorités dans la vie ? Qu’est-ce qui vous rendrait vraiment heureux ? Nous avons trop souvent tendance à remettre l’important à plus tard, sous prétexte que nous avons trop d’urgences à traiter.Si vous avez du mal à cerner vos vraies priorités, je vous conseille de lire Priorité aux priorités, de Stephen Covey, qui est me semble-t-il l’ouvrage de référence en la matière.
  • Donnez vous des objectifs, et formulez les de manière positive : Cessez un peu de réfléchir à ce que vous ne voulez pas, ça ne vous aidera pas à beaucoup. Pour faire une chose, il n’y a pas 36 façons. Pour ne pas la faire, il y en a une infinité. En formulant vos objectifs de manière négative, vous ne vous donnez aucune direction vers laquelle vous diriger, vous ne vous donnez aucun moyen d’agir. Quand vous planifiez votre départ en vacances, listez-vous les endroits ou vous ne voulez pas aller ? Si c’était le cas, vous arriveriez sans doute quelque part, mais sûrement pas là ou vous auriez aimé.Imaginez que votre plus grand but à court terme soit d’arrêter de fumer. A quoi allez vous penser toute la journée ? À fumer ! Pensez vous vraiment que garder l’image d’une cigarette à l’esprit vous aidera à oublier votre dépendance ? Vous ne pouvez communiquer avec votre inconscient de manière négative. Au contraire, il tentera de vous rapprocher de ce que vous vouliez éviter. Alors, au lieu d’être réactif en évitant ce que vous ne voulez pas, soyez proactif en déterminant ce que vous voulez vraiment.
  • Oubliez vos échecs, pensez à vos succès : Cessez de ruminer tout ce qui ne va pas dans votre vie. Penser au problème vous empêche de vous concentrer sur la solution.Généralement, quand nous sommes confrontés à divers soucis, nous nous demandons pourquoi et comment le problème est apparu, qui est responsable, et nous passons en revue les conséquences pour nous. Tout ceci est improductif, se complaire dans les gérémiades ne vous aidera pas.

    Repensez plutôt à vos précédents succès, et déterminez ce qu’il vous a manqué cette fois ci pour atteindre la réussite.

  • Choisissez un modèle, et agissez comme lui : Si vous ne savez pas comment atteindre vos buts, prenez exemple sur ceux qui l’ont déjà fait.
  • Demandez lui franchement ce qu’il en pense : Cela vous paraîtra peut-être bizarre, mais pouquoi ne pas demander franchement à votre inconscient ce qu’il en pense ? Isolez vous quelque part ou vous pouvez être seul (si vous ne voulez pas vous retrouver à l’asile), concentrez vous quelques secondes, et demandez à haute voix à votre inconscient « Eh ! Peux tu me dire ce qui ne va pas ? ». Soyez attentif à toute émotion, toute sensation qui pourrait vous parvenir, elles constituent la réponse de votre inconscient.

Décider d’adopter consciemment des croyances positives nécessite du courage. Le courage de se regarder en face, de se considérer tel que l’on est vraiment, de reconnaitre que l’on est pas parfait, et de prendre sa vie en main. Quoi qu’il en soit, n’oubliez pas cette citation d’Henry Ford :

Que vous vous sentiez capable de faire quelque chose ou que vous vous en sentiez incapable… vous avez raison.

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Compétences sociales

Sachez parler de vous même

La plupart des gens n’aiment pas parler d’eux. Par pudeur ou timidité, ou par peur de passer pour des raseurs, ils évitent soigneusement tout sujet de conversation portant sur eux-même, leur vie privée, leurs sentiments et leurs émotions.

Et ceux qui parlent d’eux, justement, ne savent tout simplement pas s’y prendre et sont effectivement des raseurs, des gros lourds, des égocentriques qui ne savent que parler mais qui n’écoutent jamais.

On gagne beaucoup à parler de soi

Pourtant, oser parler de soi, quand on le fait correctement, peut-être trés bénéfique dans de nombreux domaines. Voici ce que vous pourriez y gagner :

Meilleure faculté d’expression

la communication est essentiellement une question d’entraînement. Plus vous communiquez, mieux vous communiquez. La vie n’est rien d’autre qu’une histoire de relations. Je pense sincèrement que savoir communiquer est un des talents les plus importants qu’on puisse acquérir. Alors, exécution !

Une source de sujets de conversation sans fin

Quoique vous même ou les autres puissiez en penser, vous êtes quelqu’un d’intéressant. Vous êtes unique, comme votre histoire, et tout le monde peut apprendre quelque chose de vous. Si parfois, vous vous trouvez en panne de sujet de conversation, pourquoi ne pas raconter une anecdote que vous ou une de vos connaissances avez vécu ? Le tout, c’est de bien savoir raconter.

L’ouverture

Parler de soi nécessite d’outrepasser sa pudeur et sa timidité. Ce faisant, vous acquerrez une meilleure aisance relationnelle, et vous développerez votre confiance en vous.

Une meilleure connaissance de soi

Parfois, on ne sait pas ce qu’on pense vraiment avant de l’avoir formulé de manière intelligible. Parler à haute voix de vos émotions et opinions vous aidera souvent à clarifier vos pensées.

Une plus grande cohérence intérieure

Le fait d’exprimer vos états internes vous aidera à synchroniser ce que vous êtes et ce que vous faites. Cela clarifiera vos positions sur tel et tel sujets, et vous permettra de mettre à jour vos incohérences et vos croyances limitantes. Le fait de savoir que les autres pourraient apercevoir votre moi intime vous encouragera à conserver votre intégrité et votre cohérence en toutes occasions.

Un gain en charisme

Une bonne histoire interpelle, et se retient facilement. Quand les autres repenseront aux anecdotes et aux souvenirs que vous leur aurez compté, ils penseront à vous. Peut-être même iront-ils à leur tour les répéter à leurs amis, ou citeront-ils votre exemple en racontant leurs propres anecdotes. Quoiqu’il en soit, vous gagnerez en visibilité sociale. De plus, vous serez perçu comme quelqu’un doté d’une certaine franchise, ce qui est un élément important du charisme.

Et puis, vous montrerez que vous avez une vie passionnante, qu’il vous arrive des choses, que vous ne pensez pas être insignifiant, et que vous n’avez pas peur de le montrer.

L’aide des autres

Il est souvent plus facile de voir la solution d’un problème lorsqu’on a un regard extérieur. Par conséquent, en soumettant vos problèmes aux autres, vous recevrez des conseils intéressants et avisés auxquels vous seriez resté aveugle autrement. On est bien plus fort quand on travaille en synergie.

Le rapport aux autres

Tant que des gens ne se connaissent que superficiellement, ils ne sont jamais vraiment liés. En parlant de vous, vous aidez les autres à vous connaître, vous leur témoignez de la confiance et de la considération, ce qui tissera ou resserera des liens d’amitié.

Une relation de confiance

Ouvrir votre coeur, faire preuve de franchise, c’est encore le meilleur moyen trouvé pour obtenir l’effet réciproque. Vous voulez que les autres s’ouvrent à vous ? Ils ne le feront pas avant que vous même vous soyez ouvert. Quand vous dévoilez des parties intimes de votre coeur, ceux qui vous écoutent vous considérent vraiment comme une personne, et pas juste comme « quelqu’un ».

Une meilleure relation avec soi même

: Il arrive souvent que l’on se voile la face sur certains défauts, ou certains actes dont nous ne sommes pas trés fiers. Nous préférons les ignorer en les reléguant dans un coin de notre insconscient. En évoquant ces problèmes à haute voix, en racontant ces histoires dont nous ne sommes pas fiers, nous n’avons plus d’autres choix que de les dévoiler au grand jour, et d’agir pour régler nos incohérences.

Parler de soi, c’est d’abord s’accepter soi même, étape essentielle du développement personnel.

Ok, et comment s’y prend-on ?

Parler de soi n’est pas facile. Et quand on le fait, encore faut-il le faire correctement pour ne pas devenir le raseur de service. Voici quelques conseils de base pour parler de soi correctement :

Choisissez votre sujet avec soin

Il n’y a rien de plus énervant que quelqu’un qui n’ouvre la bouche que pour se vanter de ses exploits, raconter ses vacances au ski, ou mentionner sa promotion.

− L’autre jour, j’étais dans mon jacuzzi, et il m’a appelé sur mon portable pour me parler de mes copropriétés.
− Et alors ?
− Rien ! Je voulais juste te dire que j’avais un portable, un jacuzzi et des copropriétés.
François Pérusse, Les 2 minutes du peuple

Si vous parlez de vous, c’est pour solliciter de l’aide, ou pour en apporter. C’est pour tisser des liens, bâtir une relation, distraire, amuser ou plaire, mais jamais pour se vanter (ou alors, par des moyens subtils et détournés).

Vous pouvez raconter une histoire d’amour particulièrement émouvante, une anecdote tordante, une question existentielle pasionnante, un problème philosophique insoluble. Tout ce qui apporte quelque chose à vos interlocuteurs est bon à prendre. Si vous ne parlez que pour vous faire bien voir, vous pourriez aussi bien vous coller une étiquette « boulet » sur le front.

Faites-le avec les bonnes personnes

N’étalez pas votre vie sexuelle devant votre banquier, et ne parlez pas de vos vacances aux caraïbes avec votre concierge. Ouvrir votre coeur est un acte qui nécessite un certain engagement, et le faire devant quelqu’un que vous connaissez à peine pourrait le mettre mal à l’aise. Faire preuve d’un peu de bon sens devrait vous suffire pour traverser cette étape sans problème.

Choisissez votre moment

certains moments sont plus propices à l’ouverture que d’autres. Après une soirée à refaire le monde avec ses amis, l’envie de s’ouvrir, d’être plus proche est beaucoup plus grande. Raconter une histoire intime dans la queue d’un supermaché, ça la fout mal 🙁

N’oubliez pas d’écouter

Avoir des choses à dire ne vous dispense pas d’écouter. Une conversation est un échange, en aucun cas un flux unidirectionnel. Cherchez à comprendre avant d’être compris, et ne racontez pas une histoire si vous barbez toute votre assemblée.

J’espère que cet article vous aura convaincu de vous ouvrir aux autres. Pour conclure, n’oubliez pas cette citation de jean-Louis Aubert : voilà, c’est fini.

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Développement personnel

Comment devenir plus riche sans gagner plus ?

Dans la vie, certains n’ont pas d’autre ambition que d’amasser des richesses. Leur vie entière est basé sur ce principe : devenir plus riche. Elles travaillent dur et se démènent pour entasser chaque jour quelques noisettes supplémentaires, comme des écureuils laborieux. Et année après année, alors que leur fortune grandit et devient colossale, ces gens se rendent comptent qu’ils ne sont pas heureux.

Leur réflexe est de se dire « Je ne dois pas encore être assez riche. Dés que j’aurai ceci, quand j’aurai acheté cela, alors le bonheur viendra ». Ils décident alors de remettre leur bonheur à plus tard, et continuent leur incessante quête de richesse.

Au crépuscule de leur vie, ceux-là finissent parfois par se rendre compte qu’ils ont fait fausse route. Ils regardent alors en arrière, et ruminent l’échec de leur vie, en ayant la sensation d’être passé à côté de quelques chose. Finalement, la vie, ce n’est pas si terrible ! Après tout, avec tout ce que j’ai, je dois être heureux, maintenant. Et si le bonheur, ce n’est que ça, alors ça ne valait peut-être pas le coup de se donner autant d’efforts.

Bien sûr, tous ces gens ne sont pas malheureux. Ils connaissent des moments de joie intense, de bonheur fabuleux. Mais ce ne sont que des flash aléatoires dans la longue nuit de leur existence, allant et venant au gré des circonstances.

Pourtant, moi qui ai la prétention d’écrire sur le développement personnel, je vous annonce que ma grande ambition est aussi d’accroitre ma richesse, jour après jour.

Mais alors, vous ne comprenez plus. Qu’est ce qu’il raconte, celui-là ? Il a pris un coup de soleil, c’est pas possible ?! Et bien, c’est peut-être tout simplement que vous et moi n’avons pas la même définition de ce qu’est la richesse.

Qu’est-ce que la richesse ?

Beaucoup ont une vision de la richesse complètement pervertie. Pour eux, la notion se résume à richesse = possessions matérielles. Voire, pour les cas les plus désespérés, richesse = argent. Ceci est particulièrement vrai dans les cultures occidentales ou l’on nous enseigne que la consommation est la voie du bonheur, que l’accomplissement est dans la possession matérielle, et que la croissance infinie est la seule porte de sortie.

Il s’ensuit une fuite en avant dans la quête du bonheur. On me dit que je dois posséder pour être heureux, mais je ne le suis pas. C’est donc que je ne possède pas assez. Je dois donc travailler pour posséder plus, et alors j’accéderai au bonheur. On en vient alors à négliger l’essentiel : le bien-être, la santé, les amis, etc.

Tout le monde connait le dicton « l’agent ne fait pas le bonheur ». Il n’y a rien de plus vrai, puisqu’il est possible d’être heureux sans argent, de même qu’il est possible de ne pas l’être avec un compte en banque prêt à déborder. Si on leur demande, les gens répondent presque toujours quelque chose comme « je sais que l’argent ne fait pas le bonheur, en amasser n’est pas mon but dans la vie ». Pourtant, derrière ces sages paroles, la réalité est toute différente, et les comportements démentent les paroles.

Mais alors, c’est quoi, être riche ?

Having Money Trouble
Crédit photo : Big-E-Mr-G

Si vous voulez savoir si vous êtes riche, imaginez que par un concours de circonstance tout à fait surprenant et, j’en conviens, improbable, vous vous retrouviez à moitié nu en plein désert la nuit sur une autre planète. Que vous resterait-il ? Si vous me répondez « pas grand chose », alors je considérerai que vous n’êtes pasriche.

Pour ma part, je pense que la notion de richesse est directement correlée avec celle de bonheur. J’ai donc établi une classification des sources de richesse.

Tout d’abord, comment savoir si quelque chose représente de la vraie richesse ? Considérons les points suivants :

  • Intrinsèque ou extrinsèque ? Vos compétences, votre savoir faire, votre personalité, votre humour, toutes les blagues que vous avez mémorisé, etc. sont autant d’éléments intrinsèques. Ils font partie de vous, ils vous sont inséparables, et vous caractérisent. Personne ne peut vous les retirer, autrement qu’en vous faisant passer l’arme à gauche.En revanche, votre télé, votre maison, ou votre voiture sont des éléments extrinsèques. Ils sont extérieurs à vous, vous pouvez les toucher, les voir, les sentir, les écouter, mais vous pouvez aussi les perdre.Il existe également des « mixtes ». Prenons vos relations, vos amitiés, vos amours. Tout ceci prend racine en vous, mais nécessite l’intervention d’éléments extérieurs (autrui, en l’occurence).

    Par définition, votre richesse dépend de ce que vous possédez. Or, vous ne possédez vraiment que ce que l’on ne peut vous enlever. Vos caractéristiques intrinsèques vous confèrent infiniment plus de richesses que vos possessions matérielles extrinsèques.

  • Éphémère ou permanent ? Le deuxième élément à prendre en compte, c’est le caractère temporel de la source de richesse considérée. Par exemple, si vous êtes capable de gérer vos émotions, c’est un savoir que vous conserverez toute votre vie. À tout moment, vous pourrez avoir besoin de cette compétence, elle vous tirera de bien des mauvaises situations, et vous sera d’une aide précieuse pratiquement chaque jour de votre vie.Si vous détenez une compétence informatique dans un certain domaine, c’est aussi une source de richesse. Vous pourrez trouver un job, et gagner votre beurre avec. Sauf que cette compétence deviendra sûrement caduque et obsolète un jour prochain, et il vous faudra travailler pour la maintenir à jour, ou changer de métier.Ce qui est permanent est généralement source d’une plus grande richesse que ce qui est éphémère. C’est l’essence même du développement personnel : il ne s’agit pas de quelques trucs et astuces, il s’agit de travailler toute sa vie pour développer cette richesse intemporelle.
  • Source de bonheur ou pas ? Troisième point à considérer : cette source de richesse est-elle source de bonheur ? Mon compte en banque est une source de richesse. Est-il source de bonheur ? Assurément, non. Mes amis sont une source de richesse1. Sont-ils source de bonheur ? Assurément, oui !Attention toutefois à ne pas tomber dans le piège qui consiste à confondre plaisir et bonheur. Le plaisir est une émotion éphémère. Le bonheur est bien plus que ça. C’est quelque chose de transcendant. Une vie axée sur le plaisir n’apporte que rarement le bonheur.Si vous avez du mal à faire la distinction, posez vous tout bêtement la question. Est-ce que posséder cette nouvelle voiture m’apporterait du plaisir, ou du bonheur ? Généralement, la réponse vient toute seule, si vous savez écouter.

    Alors, plutôt que de vous endetter juste pour le plaisir de conduire une voiture plus puissante, plus rapide, plus lourde, plus polluante, et pour épater vos amis, rangez plutôt votre fierté au placard, arrêter de vous comporter comme un gamin qui joue à « c’est moi qui ai la plus grosse », et investissez vous dans des causes plus utiles et moins futiles.

Les sources de richesse

Le but n’est pas de définir une classification exacte de la valeur des sources de richesse. Je ne suis ni mathématicien, ni biologiste ! Le but est de vous donner des éléments de réflexion pour vous aider à faire vos choix et définir vos priorités.

Voici, une petite liste indicatives et absolument non exhaustive de sources de richesse :

  1. Les possessions matérielles : je vous ai donné l’impression de cracher sur les possessions matérielles ? Ce n’est pas le cas. J’apprécie de vivre dans mon petit appartement, de dormir dans mon lit moelleux, de trouver de la nourriture en bonne condition dans mon frigo, et de perdre quelques heures de temps en temps à surfer sur le net grâce à mon ordinateur.Ça ne m’intéresse pas de jouer mon Diogène en vivant dans un tonneau, je veux profiter des progrès et des avantages que des millions d’années de civilisation ont fini par apporter.Je ne crache pas non plus sur l’argent. L’argent n’est pas sale, il est partie intégrante de notre culture. J’ai besoin d’argent pour manger, payer mes factures, et m’adonner à quelques loisirs futiles. Sinon, je n’aurais pas mis de pub sur Palsambleu !

    Seulement, je dis que les possessions matérielles et l’argent ne doivent pas prendre plus d’importance qu’il n’en ont, et doivent rester ce qu’ils sont : des moyens, et non des fins.

    En matière de possessions, la règle est simple : contentez vous du strict minimum. Vous pouvez vous passer de voiture ? Parfait ! Utilisez les transports en commun. Vous ne téléphonez pas à tout bout de champ ? Débarrassez vous de votre téléphone portable, et prenez le temps d’écrire des lettres. Vous avez une télé ? Soyez sans pitié ! Recyclez-la en aquarium !

    Individuellement, chaque objet est une source de confort et de plaisir. Mais en les accumulant, ils deviennent sources de problèmes. Emmener la voiture au garage et la télé à réparer, appeler le service après vente de la machine à laver qui vient de tomber en panne, travailler plus pour payer les crédits, tout ceci prend du temps, que vous auriez pu employer de bien meilleure façon, et au final est néfaste pour la qualité de vie. La meilleure façon d’éviter cela, c’est encore de se contenter du minimum.

  2. Vos connaissances : La connaissance, c’est le niveau 0 de la richesse intérieure. Depuis votre naissance, vous n’avez cessé d’être assailli d’informations par vos sens, seconde après seconde, et ces informations, une fois internalisées, analysées, disséquées puis mémorisées (ou pas) par votre cerveau, deviennent des connaissances.
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    Crédit photo : lanx1983

    Je ne rentrerai pas dans un débat terminologique compliqué sur ce que signifie vraiment le fait de connaître quelque chose. Dans le sens ou je l’entends ici, la connaissance s’apparente à l’information. Lorsque vous écoutez les nouvelles, lisez un magazine scientifique, ou un livre philosophique, vous augmentez vos connaissances. Lorsque vous arpentez les ruelles de votre ville de long en large en apprenant le nom des rues, lorsque vous demandez à votre boulangère de vous expliquer comment on fait le pain, lorsque vous consultez une encyclopédie au hasard, vous augmentez vos connaissances.

    La connaissance, c’est la source de l’apprentissage, c’est le réservoir de la créativité, c’est la matière première de l’imagination, c’est la base de l’intelligence. C’est sur cette base que se constuiront vos compétences, votre savoir faire et votre savoir être.

    Pour engranger toujours plus de connaissance, il est important de rester curieux et ouvert. Posez des questions, intéressez vous, cherchez à comprendre comment ça marche, pourquoi ça fonctionne, abonnez vous à des magazines spécialisés, parlez aux gens que vous côtoyez. Et surtout ne vous limitez pas à un seul champ de recherche. Ne croyez pas que vous obtiendrez une connaissance de qualité rien qu’en surfant sur Internet. Sortez, bougez, faites du sport, de la musique, prenez des cours de dessin, allez au théâtre, étudiez l’histoire, que sais-je ? Soyez varié ! La connaissance, c’est le terreau de votre esprit2.

    Là encore, toutes les informations n’ont pas la même valeur. Certaines connaissances vous feront réfléchir, vous pousseront vers l’avant, et vous rendront meilleurs. D’autres ne serviront qu’à vous faire perdre du temps, et parasiteront votre esprit. C’est ce qui se passe lorsque vous écoutez les faits divers, qui vous abreuvent d’événements somme toute anodins et exceptionnels en les présentants comme courants et répandus. Vous les aurez oublié une heure après, mais le malaise et la peur de sortir persisteront.

    Faites la part des choses, et ne perdez plus votre temps à bourrer votre cerveau de cochonneries.

  3. Vos compétences : Le niveau de richesse suivant, c’est la compétence, c’est à dire votre savoir faire. Vos compétences sont la cristallisation de vos connaissances, vous avez appris à faire des choses. Vous ne subissez plus le monde qui vous entoure, vous pouvez agir sur lui. Vous détenez une influence, vous pouvez faire bouger les choses, exprimer votre voie, d’observateur devenir acteur, et de réactif devenir proactif.Les compétences sont sources de richesse en ce sens ou elles représentent le premier pas vers l’indépendance. C’est ce qui vous permet de survivre dans l’univers qui est le votre.D’une compétence, vous pouvez faire un métier pour gagner votre vie3. Mais vous pouvez aussi l’utiliser pour aider vos amis, pour vous cuisiner de bons petits plats, vous bâtir une maison, ou pour séduire votre partenaire, etc.

    Là aussi, il est important de rester ouvert, et ne pas se reposer sur ses lauriers en recherchant l’écletisme. Si quelqu’un vous propose de vous enseigner une recette de cuisine, acceptez, et soyez un bon élève, attentif et curieux. Si vous refusez en prétextant que vous ne cuisinez jamais, vous aurez perdu une bonne occasion de devenir plus riche.

    Si vous avez l’occasion d’apprendre à bricoler, à dessiner, à jongler, à lire les lignes de la main, pratiquer la magie, parler en public, sauter à l’élastique, acceptez. Donnez vous la chance de vous ouvrir en devenant compétent dans de nombreux domaines. N’oubliez pas que le savoir faire est une des plus importante source de pouvoir.

  4. Votre santé : Pour l’instant, nous n’avons encore parlé que de l’esprit. N’en déplaise à certains, et jusqu’à preuve du contraire, le corps et l’esprit sont liés. Votre corps est le véhicule de votre esprit, c’est votre outil concret pour accéder au monde. Un corps fort et en bonne santé constitue donc une richesse inestimable.Si vous négligez votre corps, un jour ou l’autre, tous les aspects de votre vie en patiront. Vous vous sentirez mal dans votre peau, votre confiance en vous fondra, vos facultés de concentration plongeront, et niveau séduction, je n’en parle même pas.En revanche, un corps bien entretenu vous permettra à court terme d’avoir de l’énergie pour être optimiste, entreprenant, aventureux, actif. A long terme, vous vivrez longtemps et dans de bones conditions. Vous pensez qu’il est impossible d’être en bonne forme passé un certain âge ? Regardez un peu Morihei Ueshiba, le fondateur de l’Aïkido. Si d’autres l’ont fait, alors vous pouvez le faire.

    Il faut donc protéger son corps comme quelque chose d’extrémement précieux. Il doit être entretenu régulièrement par des exercices, des assouplissements, et une alimentation saine.

  5. Votre savoir être : Mens sana in corpore sano, un esprit sain dans un corps sain. C’est ce qui vous a conduit vers l’indépendance. Mais la vraie richesse ne se trouve que dans l’interdépendance, dans la relation aux autres, dans l’entraide, et le fait de se rendre utile à ses proches et à sa communauté.C’est pourquoi la plus grande richesse intérieure que l’on puisse développer à mon avis, c’est le savoir être. Tout un ensemble de compétences synergiques dont l’aboutissement est la faculté sociale, celle de s’intégrer dans une société, dans un groupe, de communiquer et tisser des liens avec autrui.

    Rien vraiment ne bouge, mais tout est différent,
    comme ces festins qu’on mange seul, ou en les partageant.
    JJ Goldman.

    Si les richesses définies ci-dessus vous permettent de survivre, le savoir être, c’est savoir vivre. Mais pour y parvenir, la route est longue, et les obstacles nombreux. Combien d’amis se brouillent pour des broutilles ? A cause d’une incapacité à gérer ses émotions, discuter de ses problèmes, et résoudre ses conflits pacifiquement selon une approche gagnant / gagnant ?

    Pour nouer des liens, et bâtir des relations solides et durables, il faut être capable d’aller vers autruicommuniquer correctement, être digne de confiance, savoir dire non, se rendre disponible, gérer correctement ses priorités, avoir de l’humourmaîtriser ses émotions et gérer son stress, et j’en passe…

    Toutes ces facultés, ce savoir être, seront le tramplin qui vous propulsera vers une vie accomplie et heureuse. Une fois acquises, elles ne pourront jamais vous être retirées, et vous seront utiles absolument chaque jour de votre vie. Le savoir être est extrément long et difficile à obtenir. C’est justement là l’objectif du développement personnel : travailler son savoir être.

  6. Vos relations : Vous savez vivre ? Et bien, voici venu le temps de la pratique : vivez ! Tout ceci nous mène à cela : la vie n’est qu’une histoire de relations, de communication, de liens sociaux. La vraie richesse, c’est l’interdépendance. C’est appartenir à un groupe, et en être un membre actif.
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    Crédit photo : 油姬

    Que ce soit au sein d’une société, d’une communauté, d’une famille, d’une association ou d’une entreprise, nous avons tous des rôles sociaux, et rien ne nous épanouit plus que d’apporter notre contribution aux autres. Se savoir utile, se donner, se poser en tant que ressource pour autrui, voilà qui nous donne une sensation d’accomplissement sans précédent.

    L’interdépendance est un échange. C’est devenir indispensable aux autres, tout comme ils vous sont indispensables. La véritable interdépendance créé des synergies et libère des énergies incroyables, rendant possible l’accomplissement de grandes choses.

    Beaucoup de gens mal dans leur peau disent « ne pas trouver leur place dans le monde ». Et bien ce monde dont ils parlent, ce n’est pas tant l’environnement, les immeubles, les magasins, que les gens qui les entourent. Et ceux qui sont passés par la solitude savent le prix d’appartenir à un groupe, d’être indispensable et de pouvoir compter sur quelqu’un en cas de besoin. Le simple fait de « relationner » est source de bonheur et de richesse.

    Considérez autrui comme votre plus grande ressource. Rien ne dépanne mieux qu’un ami lorsqu’on est dans la panade. Rien n’aide mieux qu’un groupe de potes lorsqu’il faut déménager. Rien n’est plus doux qu’une soirée aux chandelles avec sa moitié. C’est de vos connaissances que jailliront vos plus belles opportunités. Mais vous ne pouvez pas toujours prendre sans rien donner. Pour que cette fabuleuse ressource soit accessibe, vous devez, vous aussi, devenir une ressource pour autrui.

Comment devenir riche ?

J’espère que vous avez maintenant une idée un peu plus claire sur ce que signifie réellement la richesse. Vous voulez toujours devenir riche ? Trés bien, commençons par quelques exemples de choses qui ne vous rendront pas riche :

  • Acheter une nouvelle voiture plus puissante
  • Acheter de nouveaux meubles
  • Travailler plus pour gagner plus que nécessaire
  • Mettre fin à une relation parce que la personne vous ennuie

En revanche, voici quelques exemples qui vous rendront un peu plus riche :

  • Partir courir dans la nature avec des amis
  • Passer du bon temps avec vos enfants
  • Lire des livres sur le développement personnel
  • Parcourir les archives de Palsambleu ! 😉
  • Vous inscrire à un cours d’art martiaux
  • Prendre des cours de danse avec votre moitié
  • Prendre une heure par semaine pour méditer, et penser à votre avenir
  • Reprendre vos études, ou prendre des cours à la fac « juste comme ça » (l’entrée des amphis n’est pas encore controlée)
  • Appeler de vieux amis, et leur proposer une sortie
  • Écrire à de la famille

Alors, prêt à s’enrichir ?

  1. N’allez pas mal interpréter ce que j’écris. Je ne parle pas de leur taper des thunes, je parle de richesse intérieure, nuance 😉 []
  2. métaphore brevetée []
  3. gagner sa vie, quelle expression horrible ! La vie, on me l’a donné. Pourquoi devrais-je encore la gagner ? []
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Développement personnel Sculpture de Soi

Physiologie et état d’esprit

De nos jours, pratiquement tout le monde sait que notre état d’esprit a une influence sur la posture que nous adoptons. Regardez vous la prochaine fois que vous serez déprimé. Vous vous verrez courbé, replié, vous marcherez en traînant des pieds et en regardant par terre. En revanche, lorsque vous êtes joyeux, vous vous déplacez d’un pas alerte, vous vous tenez droit, le torse bombé, et votre regard se porte au dessus de l’horizon.

En fait, votre esprit influence tout votre corps, vos expressions faciales, vos mouvements, votre respiration, votre maintien, etc. D’où les expressions « S’effondrer de tristesse », « Sauter de joie », etc.

En revanche, ce qui est moins connu, c’est que votre état corporel influe lui aussi directement vos émotions. En fait, s’il est impossible de ressentir une émotion sans voir un changement sur la physiologie, il est inversement vrai qu’il est impossible de changer sa physiologie sans répercussions sur l’état d’esprit.

Si vous recherchez un moyen simple, rapide et efficace de manipuler le ressenti de vos émotions, en voici un : Il vous suffit d’adopter la physiologique caractéristique d’un état interne, et cet état sera bientôt le votre.

Lutter contre le stress, la fatigue ou la déprime

Lorsque vous êtes déprimé, votre corps s’affaisse, vos épaules tombent, vous courbez la tête et votre regard se dirige vers le sol, vous respirez faiblement, vos mouvements sont ralentis et peu marqués.

La prochaine fois que cela vous arrivera, tentez l’expérience suivante : adoptez la posture de quelqu’un plein de vigueur et d’optimisme. Tenez vous droit, rejetez les épaules en arrière, redressez la tête et regardez au loin, au dessus de l’horizon. Respirez profondément, et même si vous n’en avez pas la moindre envie, souriez jusqu’aux oreilles. Marchez quelques instants d’un pas vif. Vos mouvements doivent être souples, fluides et puissants.

Je veux bien être pendu si vous ne sentez absolument aucune amélioration de votre état. Normalement, presque immédiatement, votre vision du monde sera transformée et deviendra moins noire et pessimiste. Votre sentiment d’inutilité et de renoncement s’estompera, pour laisser place à une envie de sourire réellement.

Bien entendu, je ne dis pas que toute trace de tristesse disparaîtra. Simplement, vous pouvez êtes certain que votre manière de percevoir le monde deviendra un peu moins négative.

Même si vous êtes complètement déprimé, au bout du rouleau, le fait de sourire jusqu’aux oreilles vous fera vous sentir mieux. Cela peut paraître stupide, mais c’est un fait.

Si vous souffrez de stress, prenez quelques secondes pour passer en revue mentalement les muscles de votre corps. Vous vous aperceverez qu’ils sont durs et inutilement tendus. Essayez de relâcher les épaules et le cou, au besoin massez les, et faites quelques étirements. Dés que votre corps sera moins tendu, vous même vous sentirez beaucoup moins stressé.

Si vous ressentez une forte fatigue, comportez vous comme si vous débordiez d’énergie. Adoptez la position que vous prenez lorsque vous vous levez en pleine forme le matin. Parlez d’une voix forte, bien timbrée et rythmée, redressez la tête, tenez vous droit, et vous verrez l’énergie vous revenir petit à petit.

L’effet d’incorporation

Vous qui me lisez, peut-être doutez vous qu’une simple posture puisse exercer autant d’influence sur l’état d’esprit ? Je n’ai qu’une recommandation : faites l’expérience. Là, tout de suite, levez-vous, et adoptez la posture d’une personne pleine de pouvoir et de puissance, fière et sûre d’elle. Vous constaterez qu’à ce moment précis, votre confiance en vous devrait nettement s’améliorer..

Sachez que la relation entre état physiologique et état mental à été mise en évidence par des psychologues1, qui lui ont donné le nom d’effet d’incorporation (ça, c’est pour que vous puissiez frimer en soirée).

Dans son livre pouvoir illimité, Anthony Robbins explique qu’en adoptant exactement le même état physiologique qu’une autre personne, il parvient même à ressentir les mêmes choses qu’elle.

Si vous voulez adapter votre physiologie, voici les éléments à prendre ne compte :

  • La posture globale, le maintien : Êtes vous debout, assis, couché ? Vous tenez vous droit ou courbé ? Comment est votre port de tête ? Cessez de regarder vos pieds, l’idéal est de vous tenir droit, les épaules en arrière, le regard portant loin vers l’horizon.
  • L’allure : C’est la manière dont vous marchez et vous déplacez. Ne traînez plus des pieds, marchez d’un pas vif et alerte.
  • La respiration : Une respiration profonde est bénéfique, elle aide à la circulation de l’air dans le sang, oxygène les muscles et favorise la digestion.
  • L’expression faciale : C’est là qu’il est le plus facile de lire les émotions, alors, n’oubliez l’importance de la bonne humeur.
  • Les gestes : Vos gestes ne doivent plus être saccadés, ou nerveux. Adoptez des mouvements souples, amples, et précis.

J’espère vous avoir convaincu de l’influence que peut avoir votre physiologie sur votre état d’esprit. Alors, si vous ne vous sentez pas bien dans votre tête, essayez déjà d’être mieux dans votre peau. Comment faire ? Cela sera traité dans un autre article 😉

  1. Strack, Martin et Stepper en 1988, Stepper et Strack en 1993, Tom, Petterson, Lauu, Burton et Cook en 1991, etc. []
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Organisation

Pile ou face ?

Ne vous est-il jamais arrivé d’avoir à choisir entre deux possibilités, alors qu’absolument rien ne fasse pencher la balance d’un côté ou de l’autre ? Par exemple, la dernière fois que je suis allé au cinéma, j’ai du choisir entre deux films que je ne connaissais pas, et ils me tentaient également.

un ane

Ce genre de dilemne cornélien est illustré par l’âne de Buridan, dont vous connaissez peut-être la sinistre histoire. L’âne de Buridan était un âne tout ce qu’il y a de plus banal, à ceci près qu’il avait trés exactement aussi faim que soif. Or, il se retrouva au milieu d’une route, à égale distance d’un seau d’avoine et d’un seau d’eau.

Qu’arriva-t-il à cette brave bête ? Elle hésita pendant des heures, et finalement mourut dans d’atroces souffrance, faute d’avoir su choisir. Elle décéda d’indécision.

Si j’en reviens à mon exemple de cinéma, il est bien évident que je ne vais pas mourir de ne pas savoir choisir entre deux films. En revanche, il est tout à fait envisageable que je manque le début du film, voire que je rate complètement la séance.

Comment trancher ?

Comment prendre une décision quand nous ne sentons aucune préférence ? Le piège de ce genre de situation, c’est de continuer à réfléchir indéfiniment, au lieu d’agir. Lorsque la réfléxion n’amène rien, il ne reste que l’action.

Dans ce genre de situation, j’utilise la classique méthode du pile ou face. Pile, je vais voir le film A, face, le film B. Puisqu’aucun choix ne parait meilleur que l’autre, alors autant choisir au hasard. L’avantage de cette méthode, c’est qu’elle force à prendre une décision. Une fois que j’ai tiré à pile ou face, je cesse de réfléchir, je deviens obligé d’agir.

Une fois que j’ai lancé la pièce, je cesse de peser le pour et le contre entre deux films, et je n’ai plus qu’à me diriger vers la caisse pour demander mon ticket.

Et quand la pièce se trompe ?

Ce qui est amusant, c’est que bien souvent, je découvre que le choix de la pièce ne me convient pas, et que j’aurais finalement préféré l’autre possibilité. Je me rends compte que la balance penchait effectivement plus d’un côté que de l’autre. C’est simplement que la préférence était trop peu marquée pour que je la remarque.

Dans ce cas, il ne faut pas hésiter à revenir sur sa décision. Le fait d’agir a aidé à réfléchir, mais l’important, c’est d’avoir fait un choix.