Monthly Archives: novembre 2007

Êtes vous intelligent ?

Howard Gardner - Les intelligences multiples

Êtes vous intelligent ? Vous vous êtes sûrement déjà posé la question. Qui n’a jamais rempli le sacro-saint test de QI ? Malheureusement, si les maths et la logique ne sont pas votre fort, vous avez peut-être été déçu par le résultat. Pourtant, vous n’avez pas la sensation d’être plus bête qu’un autre. Alors quoi ?

En fait, l’intelligence est un concept plus que flou, à laquelle il n’existe aucune définition consensuelle. Howard Gardner, professeur de psychologie cognitive à Harvard, à émis la théorie de l’intelligence multiple. Selon lui, il n’existe pas un mais plusieurs types d’intelligence. Il est tout à fait possible d’être intelligent dans certains domaines, et stupides dans d’autres.

Voici, d’après cette théorie, les différents types d’intelligence :

  • L’intelligence linguistique : C’est l’intelligence des mots, qui permet de construire et de comprendre des phrases au sens complexe. C’est l’intelligence des politiques, des journalistes, des poètes et des écrivains.

    Les gens qui excellent dans ce domaine aiment lire, écrire, jouer au scrabble ou faire des mots croisés.

  • L’intelligence logico-mathématique est la faculté de compter, calculer, quantifier, considérer des hypothèses, utiliser des raisonnements inductifs et déductifs. Elle permet de détecter les relations et les connections entre les choses, d’abstraire et de synthétiser. C’est l’intelligence des mathématiciens, des détectives et des joueurs d’échecs.

    Ceux qui excellent dans ce domaine aiment lire des romans policiers, résoudre des énigmes et jouer à des jeux de stratégie.

  • L’intelligence visuo-spatiale est la faculté de penser en trois dimensions. Elle permet de visualiser des images et des formes, d’avoir le sens de l’orientation. C’est l’intelligence des marins, des architectes, des géomètres.

    Ceux qui excellent dans ce domain aiment les labyrinthes et les puzzles, le dessin et la photographie.

  • L’intelligence kinesthésique ou l’intelligence du corps permet d’utiliser son corps efficacement, de faire appel à des facultés physiques, confère le sens du timing et l’union corps-esprit. C’est l’intelligence des danseurs, des sportifs et des chirurgiens.
  • L’intelligence musicale est la capacité de mesurer la hauteur, la tonalité et le rythme des sons. Elle permet de reconnaître, apprendre et rejouer facilement des mélodies, et d’éviter les fausses notes. C’est l’intelligence des musiciens, des chanteurs et des compositeurs.

    Ceux qui détiennent ce type d’intelligence aiment la musique, chantonnent ou battent la mesure pour eux même, et distinguent des sons que d’autres n’entendent généralement pas.

  • L’intelligence interpersonnelle est la faculté de comprendre et d’intéragir avec autrui. Elle permet d’utiliser efficacement le langage verbal et corporel, de détecter les émotions, l’humeur et la personalité d’autrui. C’est l’intelligence des enseignants, des vendeurs et des supersociaux.
  • L’intelligence intrapersonnelle désigne la conscience de soi, la faculté de percevoir ses forces et ses faiblesse, se maîtriser, comprendre ses propres motivations.

    C’est l’intelligence de ceux qui aiment méditer et des adeptes du développement personnel.

  • L’intelligence naturaliste est la faculté de comprendre la nature, la classer en catégories. C’est l’intelligence des zoologistes, des botanistes, des chasseurs.
  • L’intelligence spirituelle est la capacité de réfléchir aux questions existentielles telles que le sens de la vie, de la mort, etc.

Malheureusement, l’éducation contemporaine, et par extension l’ensemble de la société glorifient l’intelligence verbale et logico-mathématique, et laissent se développer de graves lacunes dans les autres types d’intelligence. Au point qu’on préfère paraître intelligent plutôt que de développer réellement ses facultés.

Maintenant, vous savez qu’on n’est pas forcément un abruti lorsqu’on est nul en maths. Et vous, c’est quoi votre type d’intelligence ?

Comment paraître plus intelligent que vous ne l’êtes ?

Cet article peut vous intéresser dans deux cas :

  1. Vous êtes un abruti de première, et vous voulez vous la jouer en paraissant être génial
  2. Vous êtes un géni, mais vous manquez d’aisance relationnelle et de charisme, et vous êtes souvent pris pour un abruti de première

Certains naïfs s’imaginent que pour paraître intelligent, il suffit de l’être. Rien n’est moins vrai, malheureusement1. Les gens se font une première opinion sur l’intelligence d’une personne au premier coup d’oeil. C’est à dire, en se basant quasiment essentiellement sur l’apparence.

Partant de là, il est courant que l’intelligence d’une personne soit sous-/sur-évaluée. Du coup, il est beaucoup plus facile de paraître intelligent plutôt que de l’être. Voici quelques conseils.

  • Soyez beau, grand et mince : C’est malheureux, mais c’est comme ça. Si vous êtes beau, grand et mince, vous serez spontanément évalué comme plus intelligent que quelqu’un de moins gâté par la nature. Ensuite, sur ce point, c’est la loterie, et on ne peut pas y faire grand chose.
  • Habillez vous classe : Ah ! Ça, tout le monde peut le faire. Si vous avez l’habitude de ne porter que trés peu d’attention à vos vêtements, peut-être est-il temps de renouveler votre garde robe ?

    Laissez donc tomber vos vieux t-shirts sans âge et tout tâchés. Oubliez un peu les pantalons de jogging. Faites un petit effort pour paraître élégant. Les gens bien habillés paraissent plus malins que les ploucs.

  • Portez des lunettes : Les gens associent souvent les lunettes à un QI élevé.
  • Parlez vite et fort : Un signe d’intelligence qui permet d’en imposer. Lorsque vous parlez, tâchez d’avoir un débit régulier et assez rapide. Et parlez haut (mais n’en abusez pas).
  • Exprimez vous correctement : Lorsque vous parlez, utilisez un vocabulaire varié, avec si possible des mots compliqués, qui font trés « intelligents ». Des mots comme « paradigme », « conjoncture » ou « épistcopal ».

    Votre débit doit être régulier, et articulez clairement. Banissez les « heu… », « hem », les hésitations, les blancs, et les mots d’argot. Tout ceci demande quand même pas mal d’entraînement.

  • Interrompez les autres : C’est peut-être un peu grossier, mais quoi qu’il en soit, les gens qui interrompent souvent les autres passent pour plus malins.
  • Choisissez avec soin vos sujets de conversation : car certains font plus intelligent que d’autres. Parmi les sujets de premier choix, on trouve la littérature, la politique, et le droit. Banissez la météo, le foot, et les ragots, qui donnent plutôt une impression de médiocrité intellectuelle.
  • Riez franchement : des études ont montré que les rires francs étaient plus appréciés que les rires dans sa barbe, les rires contenus et autres bruits de gorge. Alors, si vous voulez vous esclaffer, faites le à gorge déployée.
  • Travaillez vos postures : Ayez une attitude sûre de vous, tenez vous droit et décontracté. Vous aurez l’air plus malin que si vous êtes avachi. Et regardez les gens dans les yeux. Un regard fuyant ne fait pas intelligent.

Si vous suivez tous ces conseils, et avec un peu d’entraînement, vous ne devriez pas avoir top de mal à vous faire passer pour plus intelligent que vous ne l’êtes. Sympa, non ?

  1. ou heureusement, ça dépend pour qui []

Séduction : les erreurs à ne pas commettre

Il y a quelques temps, j’ai écrit un article qui exposait les bases théoriques de la séduction. Mais comme le disait si bien Einstein, la théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne.

Dans la pratique, rateaux, gamelles et vestes sont le quotidien de l’apprenti dragueur. Dans cet article, je vais expliquer quelles sont les erreurs les plus souvent commises en matière de séduction, et comment les éviter.

La plupart des informations présentées ici sont issues d’un livre. Ceux qui voudraient en savoir plus sur le sujet peuvent lire LA référence en la matière, la Mystery Method.

Encore un peu de théorie

Le développement de la relation de sédution, de la rencontre à la copulation, suit grosso-modo toujours le même schéma

  1. L’attirance : Durant cette phase, l’homme et la femme développent une attirance mutuelle. Considérons que juste avant leur première rencontre, nos deux protagonistes ne sont pas du tout attirés l’un vers l’autre. En faisant connaissance, ils développeront éventuellement une attirance pour l’autre, signifiant qu’ils le considèrent comme un partenaire potentiel.

    Cette phase correspond à la parade nuptial, lorsque le mâme fait le beau et se pavane pour attirer l’attention des femelles. S’il y parvient, peut-être pourra-t-il passer à l’étape suivante.

  2. Le confort : À ce stade, les deux tourtereaux vont chercher à apprendre à se connaître et à se sentir bien ensemble. Ils développent une sensation de confiance et de « connexion ».

    Au cours de cette phase, il chercheront un peu d’intimité (mais pas trop), rechercheront la présence l’un de l’autre, et se feront de plus en plus proches, jusqu’à…

  3. La séduction : Après quelque temps, lorsque la présence de l’autre est preçue comme une source de confort, ils développent le désir sexuel, et vont « conclure ».

    Caresses, baisers, et… Vous voulez un dessin ?

(Je schématise en simplifie vachement, hein ! N’allez pas croire que c’est toujours aussi simple)

Sauf exception, ces trois phases sont déroulées dans cet ordre. Dans une séduction « active » (la drague), l’homme doit « provoquer » l’attirance de sa « cible »1 puis le développement du confort.

Bien des hommes inexpérimentés sont confrontés à des problèmes insolubles parce qu’ils ne prennent pas les choses dans le bon ordre. Si vous avez l’habitude de vous prendre des rateaux en cascade, si vous n’en pouvez plus d’entendre des phrases comme « je préfère qu’on reste amis », voici quelques explications qui devraient vous permettre d’avancer.

La séduction d’abord : le gros lourdingue


The Game : Les secrets d'un virtuose de la drague
Neil Strauss

L’erreur la plus répandue est sans doute celle qui consiste à commencer par la fin, c’est à dire à commencer par les avances sexuelles. Pas besoin de vous faire un dessin, vous voyez de quoi je veux parler.

Les dames qui me lisent pourront sans doute confirmer qu’il est trés inconfortable de se voir proposer de faire des cochonneries par quelqu’un qu’on ne connait pas, ou peu. Bref, messieurs, ne témoignez pas un intérêt sexuel trop prononcé trop tôt, ou ce sera la veste.

Le confort avant l’attirance : le gentil garçon

Deuxième erreur : chercher le confort sans attirance. En général, c’est le cas typique du cas plein de bonnes intentions et un peu naïf qui croit que draguer, c’est juste être gentil et respectueux avec les femmes, et qui ne comprend pas pourquoi il n’a pas de succès.

C’est le genre : « Bonjour, vous habitez chez vos parents ? », « salut, quel est votre nom ? », ou encore « On ne se connait pas, mais je vous trouve charmante ». Et compliment, et cirage de pompes, et gnagnagna…

Messieurs, sachez que ce genre d’approche véhicule un message auprès de la dame : « je ne te connais pas, mais je veux coucher avec toi juste parce que ton aspect extérieur me plaît ».

Pensez que les jolies femmes se coltinent trés fréquemment des avances dans ce genre, croyez vous qu’elles vont aller boire un café avec tous les neuneus simplement parce qu’on leur demande ?

Bien sûr, qu’il faut être gentil et respectueux, mais si la demoiselle n’est pas d’abord attirée vers vous, il n’y a pas de raison qu’elle cherche le confort auprès de vous. Et si c’était le cas, vous resteriez un « bon copain ».

Oublier le confort : Ne brûlez pas d’étapes !


Sociologie du dragueur
Alain Soral

Imaginons que vous rencontriez une femme à votre goût, et que cette attirance soit réciproque. Au lieu de chercher à mieux la connaître, à batir une relation de confiance, vous vous montrez tout de suite trés entreprenant.

Il y a de fortes chances pour que l’attirance que madame éprouve pour vous diminue trés rapidement. Après tout, vous ne vous connaissez pas assez pour ça. Les femmes ont besoin de connaître leur partenaire avant de passer à l’acte.

Si vous passez à des avances trop poussées avant de vous connaître suffisamment, cela sera trés inconfortable pour madame, qui risque de se sentir coupable à cause de blocages culturels et instinctifs. Par conséquent, elle cherchera à s’éloigner de vous. Vous risquez de ne pas comprendre pourquoi, alors que tout semblait bien parti, votre futur conquête vous fait faux bond tout d’un coup.

On est pas au pièce, prenez quand même le temps de vous connaître.

Rester coincé dans le confort : le syndrome du bon copain

Ce problème est un peu le pendant du précédent. Vous avez rencontré une femme à votre goût et développé une attirance mutuelle, et vous avez bien pris soin de ne pas aller trop vite en besogne. Et finalement, quand vous vous décidez à faire avancer un peu les choses, vous vous prenez la pire des vestes que l’on puisse enfiler :

Tu sais, je préfère qu’on reste amis

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Mais que s’est il passé ? Le problème, c’est que durant la phase de confort, vous n’avez pas suffisamment montré que vous étiez un partenaire sexuel potentiel. Votre nouvelle amie s’est habitué à se sentir bien auprés de vous, elle aime vos conversations, et le respect que vous lui témoignez. Vous êtes devenu son confident. En un mot, elle vous apprécie.

Mais du coup, votre présence non sexuelle est une telle source de confort qu’elle préférera en rester là. Si votre intérêt sexuel est trop soudain, vous lui ferez peur et la placerez dans un état d’inconfort. D’où la veste.

Comment éviter d’en arriver là ? Pendant que vous développez le confort entre vous, n’oubliez pas d’affirmer votre sexualité. Affichez vous comme un être sexué : évoquez vos précédentes expériences sexuelles, touchez la, prenez lui la main, etc. Mais faites quelque chose, sinon :

Tu sais, je préfère qu’on reste amis

Fin des soldes sur les vestes ?

J’espère que ces quelques petits conseils vous aideront au moment opportun. Je vous souhaite bonne chance dans vos amours, et à la prochaine.

  1. s’il tente de la séduire, c’est que lui est déjà attiré, logiquement []

Les dérives du développement personnel

Ceux qui ont quelques notions d’économies savent que lorsque l’on lance un produit ou un service sur le marché, il est important d’analyser ce que fait la concurrence. Tout simplement pour ne pas découvrir qu’une autre entreprise offre le même service en mieux et moins cher.

Lorsque j’ai lancé ce site, j’ai passé quelques heures à rechercher les blogs similaires, traitant de développement personnel. Ô joie ! En français, ce type de blog ne court pas les rues, et à part newway, il n’y a pas grand monde à se bousculer au portillon. En revanche, dans le monde anglophone, ils sont tout simplement légion. J’ai pu en trouver des dizaines et des dizaines.

Seulement, après en avoir parcouru un certain nombre, je me suis rendu compte d’une chose. La plupart des gens ont une vision erronée de ce que représente réellement le développement personnel.

Ce que n’est pas le développement personnel

Pour beaucoup de monde, le développement personnel, c’est améliorer son charisme pour être capable de mettre des foules dans sa poche en trois mots. C’est améliorer sa mémoire au point de pouvoir mémoriser un dictionnaire en une seule lecture. C’est savoir gérer son temps avec une telle efficacité qu’il devient possible d’avoir deux métiers à plein temps et de poursuivre des études en parallèle sans sacrifier sa vie de famille. C’est développer son intuition jusqu’à savoir décrypter les émotions et les pensées d’autrui d’un coup d’oeil. C’est pouvoir séduire n’importe qui d’un simple regard.

le surfer d'argent

De fait, certains des experts les plus influents dans le domaine se présentent comme des espèces de surhommes, des êtres supérieurements intelligents, supranormalement productifs, à la mémoire phénoménale, et qui guident le commun des mortels sur le chemin pour leur ressembler.

Savez vous à quoi ça me fait penser ? Cela me rappelle mon enfance, lorsqu’en lisant les bandes dessinées relatant les supersaventures des superhéros, je rêvais moi même de détenir je ne sais quel superpouvoir. J’aurais aimé pouvoir voler, être invisible, marcher sur l’air, et que sais-je encore ?

Seulement, s’il y a bien une chose que les comics de Marvel m’ont appris, c’est que les superhéros sont rarement des gens superheureux.

Des outils pour le bonheur ?

Ne nous voilons pas la face, être capable de prouesses mentales ne vous apportera pas le bonheur sur un plateau. Bien sûr, ces superfacultés sont bien pratiques, mais elles restent des outils. Et un outil, si on ne sait pas comment ni pourquoi l’employer, ne sert strictement à rien.

En revanche, il existe des tonnes et des tonnes de compétences que vous pourriez développer, et qui elles auraient un effet significatif sur votre vie. Ce sont des facultés plus « ordinaires », moins impresionnantes sur le papier, et avec lesquelles vous ne pourrez pas frimer en soirée. Je parle de capacités ordinaires, comme celle de gérer son stress, maîtriser ses émotions, se faire des amis, régler des conflits personnels sans en venir aux mains, etc.

Banal, me direz vous ? Peut-être. Toujours est-il qu’autour de moi, je vois sans arrêt des gens qui n’ont pas appris ce b.a.-ba. Je vois des gens qui ne savent pas mener leur vie convenablement, et qui sont incapable de gérer correctement leurs problèmes émotionnels. Je vois des différends stupides, des divergences d’opinions mineures, qui dégénèrent en brouilles à vie, ou pire.

L’être parfait existe-t-il ?

Alors, chers lecteurs qui êtes en quête de développement personnel, décompressons, et déculpabilisons nous. Nous ne serons jamais parfait1. De la même manière qu’il est vain et malsain pour une jeune fille de tenter de ressembler aux supermannequins superminces qu’on nous montre dans les magazines2, il serait bien stupide de croire que le développement personnel se résume à acquérir un set complet de superpouvoirs.

Soyons réalistes et clairvoyants. Ne nous départissons pas de notre sagesse, et analysons ce que l’on nous propose avec intelligence. L’attrait exercé par les supercompétences des gourous du développement personnel peut-être trés fort, et la dérive est facile. Mais surtout, ne perdons pas de vue notre objectif : devenir des êtres meilleurs, pas des animaux de foire.

  1. Et encore heureux []
  2. d’autant que les photos sont retouchées… []