Que serait un blog sur le développement personnel qui n’aborde pas quelques situations pratiques ? Aujourd’hui, j’ai eu envie d’aborder un sujet qui peut malheureusement concerner tout le monde : être victime d’infidélité.

Peu de situations sont plus douloureuses et source de stress que de découvrir que vous êtes trompé(e). Certains couples y survivent, d’autres non, mais l’impact ne peut qu’être important sur vous et votre vie de couple.

Que faire lorsque vous découvrez que votre partenaire a (ou a eu) une aventure extraconjugale ? Comment réagir ?

Surmonter l’infidélité

Confiance et respect mutuel sont les briques élémentaires qui permettent de bâtir une relation sur le long terme. Si l’on voulait filer la métaphore, on pourrait dire qu’une infidélité représente un grand coup de masse dans le mur.

Lorsque vous découvrez qu’il ou elle vous trompe, il est normal de vous sentir trahi(e), révolté(e), désemparé(e). La personne en qui vous aviez le plus confiance est infidèle et a abusé de cette confiance, vous êtes naturellement emporté(e) dans un torrent d’émotions violentes.

Attention à ne pas prendre de décision définitive sous le coup de l’émotion, car celle-ci est mauvaise conseillère. Bâtir un couple est un investissement sur le long terme, et dans l’état ou vous êtes, vous pourriez dire ou faire des choses que vous regretteriez.

Évidemment, il est normal d’être furax(e). Remettez simplement les décisions importantes à plus tard, le temps de mettre de l’ordre dans vos pensées, et d’y voir plus clair dans vos émotions. Après tout, il n’y a pas d’urgence.

Si vous le pouvez, éloignez-vous quelques jours de la personne fautive (ou renvoyez-là chez sa mère). Ne pas la voir tous les jours vous aidera à prendre un peu de recul.

Il va falloir ensuite se poser quelques questions, pour ensuite parvenir à des décisions.

Quelles sont les clauses du contrat ?

Dans chaque couple il y a un contrat, tacite ou explicite, qui régit les aventures extraconjugales.

Certains couples s’autorisent ouvertement à aller voir ailleurs quand l’envie leur en prend, et ne s’en portent pas plus mal.1

D’autres s’accordent l’un l’autre une petite aventure occasionnelle.

D’autres encore sont trés clair : la fidélité est une condition sine qua non à la pérénnité du couple.

Dans les relations amoureuses comme dans les relations commerciales, il est toujours mieux lorsque le contrat est explicite dés le départ. Il me paraît important, au début d’une relation, de discuter de vos points de vue respectifs sur l’infidélité, qu’accepterez-vous ou non, et que ferez-vous en cas de rupture du contrat ?

Note bonus : si vous n’avez pas la même vision des choses dés le départ, vous pouvez vous attendre à de sérieuses déconvenues…

Toutefois, à défaut d’avoir été exprimée, la règle est que la fidélité est de mise, et les aventures extraconjugales prohibées.

Quelle est la gravité de l’acte ?


L'infidélité et après ? Trouver sa réponse sans se détruire ou tout détruire
Don-David Lusterman

Il faut également se poser la question de la gravitée de l’acte. Évidemment, dans la perspective d’un couple, tromper quelqu’un est toujours grave. Néanmoins, comme pour n’importe quel délit, il peut-y avoir des circonstances atténuantes à prendre en compte.

Ainsi, une seule coucherie « accidentelle »2 en état d’ivresse après 15 ans de vie de couple satisfaisante n’aura pas la même portée qu’une aventure extraconjugale préméditée et régulière.

Ce sont des éléments à prendre en compte pour juger de la bonne foi de votre partenaire, et de sa motivation réelle à s’amender pour éventuellement tenter de rebâtir quelque chose.

Attention, j’ai parlé de « circonstances atténuantes »3, et pas d’excuses. Quelle que soit la situation, une infidélité est une faute grave, et il est important que le ou la fautif(ve) s’en rende compte.

Attention aux mauvais conseils

Il est naturel et bénéfique de s’épancher auprès de ses proches pour chercher conseils et réconfort. Attention aux conseils que vous pourriez recevoir. Comme le dit justement le proverbe, les conseilleurs ne sont pas les payeurs.

Et méfiez-vous, car un(e) ami(e) trompé(e) par un(e) infidèl(e) est une aubaine pour les amateurs de potins et ragoteurs invétérés4.

Vos ami(e)s ne sont peut-être pas pas les personnes les plus aptes à jauger la situation. Leur jugement peut être biaisé par leur solidarité envers vous, et par leur méconnaissance de la situation. Et puis, ce ne sont pas eux qui auront à subir les effets des décisions qu’ils vous préconisent.

Quoi qu’on vous recommande, prenez votre propre décision : c’est votre vie, après tout.

Décider

Schématiquement, la décision qui vous incombe est assez simple. Vous pouvez décider de mettre fin à la relation. Ou vous pouvez décider de la poursuivre.

Rompre


Cinquante nuances de Grey
E. L. James

Sans respect ni confiance, il ne peut y avoir de relation satisfaisante. Tromper son partenaire est une faute grave, qui peut justifier une rupture.

La réciprocité est également une des clés du succès d’un couple : vous êtes en droit d’attendre fidélité et respect de la part de votre partenaire, dans la mesure ou ce sont des qualités dont vous-même faites preuve5.

Et puis, en matière de respect, on n’est jamais mieux servi que par soi même. J’entends par là que si vous ne vous respectez pas vous-même, vous ne serez pas en mesure d’attendre du respect d’autrui. Avoir du respect pour soi, c’est aussi ne pas accepter que l’on abuse de votre confiance.

En définitive, si vous pensez sincèrement que vous ne serez plus en mesure de construire une relation satisfaisante avec votre partenaire, basée sur la confiance, le respect et la réciprocité, peut-être une rupture est-elle la solution la plus avisée ?

Vous pourrez ensuite accorder à cette raclure tout le mépris qu’elle mérite6.

Reconstruire

Une relation de couple se bâtit sur le long terme. C’est un investissement de tous les jours, une aventure faite de hauts et de bas. Dans certains cas, une infidélité n’est qu’un accident de parcours, grave certes, mais surmontable.

Évidemment, il ne s’agit pas de minimiser la chose. Tromper son partenaire est une faute gravissime. Quelle que soit votre décision, l’infidèl(e) va devoir sérieusement ramer pour s’amender, non mais oh !

Il est important que l’autre comprenne qu’il ou elle vous a blessé, et que son comportement va avoir un impact important sur votre vie à deux. C’est à vous d’exprimer clairement vos sentiments, et d’exiger un positionnement ferme sur un certain nombres d’engagements de la part de votre partenaire.

Attention, si vous décidez de reconstruire une relation, il faut que ce soit une décision à deux. Quels que soient les décisions, les conditions, les arrangements, ils doivent naître d’une discussion commune, franche et honnête, et être compris et acceptés pleinements par les deux parties, dans l’intérêt commun.

La tentation est grande de profiter de la culpabilité de votre partenaire pour lui imposer certaines décisions auxquelles il ou elle ne souscrit pas pleinement. C’est pourtant le meilleur moyen de ne corriger que les symptomes sans s’attaquer aux vrais problèmes.

Vous ne pourrez reconstruire avec succès sans tirer un enseignement de ce qui vient de se passer. Une infidélité est en général un symptôme qui indique des problèmes plus profonds dans une relation. Quels sont-ils ? Auraient-ils pu être évités ? Qu’auriez-vous pu faire différement ? Comment allez-vous faire en sorte que cela ne se reproduise plus ?

Dans tous les cas, rebâtir une relation est un processus douloureux, et qui prend du temps. Il vous faudra faire le deuil de cet événement, et à un moment ou à un autre, faire confiance à nouveau. Qui sait, ce nouveau départ est peut-être une chance ? L’occasion de vous retrouver en tant que couple ?

Cela dit, méditez bien cet adage : « Pardonne, mais n’oublie pas ».

Tourner la page

Quelle que soit votre décision, il vous faudra bien un jour tourner la page de cet événement. La vie est trop courte pour alourdir vos pensées d’une rancoeur excessive.

Dans tous les cas, respectez-vous, ne tolérez pas qu’on vous manque de respect, et continuez d’avancer avec droiture, l’important étant de faire les choses justes pour ne pas avoir de regret sur votre lit de mort.

Au plaisir !

  1. J’entends, autorisent l’autre, bien évidemment []
  2. notez bien les guillements []
  3. là encore, notez bien les guillements []
  4. catégorie que j’associe bien volontairement à des charognards []
  5. n’est-ce pas ? []
  6. mais pas plus []

Il y a quelques temps, j’ai écrit un article qui exposait les bases théoriques de la séduction. Mais comme le disait si bien Einstein, la théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne.

Dans la pratique, rateaux, gamelles et vestes sont le quotidien de l’apprenti dragueur. Dans cet article, je vais expliquer quelles sont les erreurs les plus souvent commises en matière de séduction, et comment les éviter.

La plupart des informations présentées ici sont issues d’un livre. Ceux qui voudraient en savoir plus sur le sujet peuvent lire LA référence en la matière, la Mystery Method.

Encore un peu de théorie

Le développement de la relation de sédution, de la rencontre à la copulation, suit grosso-modo toujours le même schéma

  1. L’attirance : Durant cette phase, l’homme et la femme développent une attirance mutuelle. Considérons que juste avant leur première rencontre, nos deux protagonistes ne sont pas du tout attirés l’un vers l’autre. En faisant connaissance, ils développeront éventuellement une attirance pour l’autre, signifiant qu’ils le considèrent comme un partenaire potentiel.

    Cette phase correspond à la parade nuptial, lorsque le mâme fait le beau et se pavane pour attirer l’attention des femelles. S’il y parvient, peut-être pourra-t-il passer à l’étape suivante.

  2. Le confort : À ce stade, les deux tourtereaux vont chercher à apprendre à se connaître et à se sentir bien ensemble. Ils développent une sensation de confiance et de « connexion ».

    Au cours de cette phase, il chercheront un peu d’intimité (mais pas trop), rechercheront la présence l’un de l’autre, et se feront de plus en plus proches, jusqu’à…

  3. La séduction : Après quelque temps, lorsque la présence de l’autre est preçue comme une source de confort, ils développent le désir sexuel, et vont « conclure ».

    Caresses, baisers, et… Vous voulez un dessin ?

(Je schématise en simplifie vachement, hein ! N’allez pas croire que c’est toujours aussi simple)

Sauf exception, ces trois phases sont déroulées dans cet ordre. Dans une séduction « active » (la drague), l’homme doit « provoquer » l’attirance de sa « cible »1 puis le développement du confort.

Bien des hommes inexpérimentés sont confrontés à des problèmes insolubles parce qu’ils ne prennent pas les choses dans le bon ordre. Si vous avez l’habitude de vous prendre des rateaux en cascade, si vous n’en pouvez plus d’entendre des phrases comme « je préfère qu’on reste amis », voici quelques explications qui devraient vous permettre d’avancer.

La séduction d’abord : le gros lourdingue


The Game : Les secrets d'un virtuose de la drague
Neil Strauss

L’erreur la plus répandue est sans doute celle qui consiste à commencer par la fin, c’est à dire à commencer par les avances sexuelles. Pas besoin de vous faire un dessin, vous voyez de quoi je veux parler.

Les dames qui me lisent pourront sans doute confirmer qu’il est trés inconfortable de se voir proposer de faire des cochonneries par quelqu’un qu’on ne connait pas, ou peu. Bref, messieurs, ne témoignez pas un intérêt sexuel trop prononcé trop tôt, ou ce sera la veste.

Le confort avant l’attirance : le gentil garçon

Deuxième erreur : chercher le confort sans attirance. En général, c’est le cas typique du cas plein de bonnes intentions et un peu naïf qui croit que draguer, c’est juste être gentil et respectueux avec les femmes, et qui ne comprend pas pourquoi il n’a pas de succès.

C’est le genre : « Bonjour, vous habitez chez vos parents ? », « salut, quel est votre nom ? », ou encore « On ne se connait pas, mais je vous trouve charmante ». Et compliment, et cirage de pompes, et gnagnagna…

Messieurs, sachez que ce genre d’approche véhicule un message auprès de la dame : « je ne te connais pas, mais je veux coucher avec toi juste parce que ton aspect extérieur me plaît ».

Pensez que les jolies femmes se coltinent trés fréquemment des avances dans ce genre, croyez vous qu’elles vont aller boire un café avec tous les neuneus simplement parce qu’on leur demande ?

Bien sûr, qu’il faut être gentil et respectueux, mais si la demoiselle n’est pas d’abord attirée vers vous, il n’y a pas de raison qu’elle cherche le confort auprès de vous. Et si c’était le cas, vous resteriez un « bon copain ».

Oublier le confort : Ne brûlez pas d’étapes !


Sociologie du dragueur
Alain Soral

Imaginons que vous rencontriez une femme à votre goût, et que cette attirance soit réciproque. Au lieu de chercher à mieux la connaître, à batir une relation de confiance, vous vous montrez tout de suite trés entreprenant.

Il y a de fortes chances pour que l’attirance que madame éprouve pour vous diminue trés rapidement. Après tout, vous ne vous connaissez pas assez pour ça. Les femmes ont besoin de connaître leur partenaire avant de passer à l’acte.

Si vous passez à des avances trop poussées avant de vous connaître suffisamment, cela sera trés inconfortable pour madame, qui risque de se sentir coupable à cause de blocages culturels et instinctifs. Par conséquent, elle cherchera à s’éloigner de vous. Vous risquez de ne pas comprendre pourquoi, alors que tout semblait bien parti, votre futur conquête vous fait faux bond tout d’un coup.

On est pas au pièce, prenez quand même le temps de vous connaître.

Rester coincé dans le confort : le syndrome du bon copain

Ce problème est un peu le pendant du précédent. Vous avez rencontré une femme à votre goût et développé une attirance mutuelle, et vous avez bien pris soin de ne pas aller trop vite en besogne. Et finalement, quand vous vous décidez à faire avancer un peu les choses, vous vous prenez la pire des vestes que l’on puisse enfiler :

Tu sais, je préfère qu’on reste amis

|’-( <o>

Mais que s’est il passé ? Le problème, c’est que durant la phase de confort, vous n’avez pas suffisamment montré que vous étiez un partenaire sexuel potentiel. Votre nouvelle amie s’est habitué à se sentir bien auprés de vous, elle aime vos conversations, et le respect que vous lui témoignez. Vous êtes devenu son confident. En un mot, elle vous apprécie.

Mais du coup, votre présence non sexuelle est une telle source de confort qu’elle préférera en rester là. Si votre intérêt sexuel est trop soudain, vous lui ferez peur et la placerez dans un état d’inconfort. D’où la veste.

Comment éviter d’en arriver là ? Pendant que vous développez le confort entre vous, n’oubliez pas d’affirmer votre sexualité. Affichez vous comme un être sexué : évoquez vos précédentes expériences sexuelles, touchez la, prenez lui la main, etc. Mais faites quelque chose, sinon :

Tu sais, je préfère qu’on reste amis

Fin des soldes sur les vestes ?

J’espère que ces quelques petits conseils vous aideront au moment opportun. Je vous souhaite bonne chance dans vos amours, et à la prochaine.

  1. s’il tente de la séduire, c’est que lui est déjà attiré, logiquement []

Dans mes jeunes années, alors que j’étais pur et innocent, totalement ignorant des choses de la vie, j’étais absolument fasciné par une certaine catégorie de la population : les femmes. Ces créatures me paraissaient si fascinantes ! Si mystérieuses ! Elles étaient partout, et pourtant, dés qu’on voulait les approcher, elles disparaissaient !

Combien de fois ne fut-je pris au dépourvu, surpris par des comportements à mes yeux complètement irrationnels ? Combien de fois ne me suis-je interrogé sur les raisons de leur existence ? Combien de fois ne suis-je resté démuni face à mon incompréhension la plus totale de tout leur être ?

Et Diantre ! Je n’étais pas le seul ! Nombre de mes camarades partageaient mon incrédulité, et de longues heures nous devisions pour tenter de comprendre le pourquoi du comment. Pourquoi Diable les femmes nous regardaient-elles à la dérobée pour mieux nous ignorer lorsque nous approchions ? Pourquoi Diable se déplaçaient elles en groupe, rendant impossible l’approche d’une seule ? Et Grand Dieu ! Pourquoi à nous, si sympathiques et avenants, préféraient elles la compagnie des plus gros abrutis de la classe, qui ne savaient que gueuler, jouer au foot, et comparer les tailles de leurs instruments respectifs dans les vestiaires de la piscine !?

Heureusement, les choses ont bien changé ! Pas les femmes, bien entendu, mais moi ! Après des années de brouillard, ma quête de compréhension des rouages de la psychologie humaine m’a mené là ou même Freud avait trouvé ses limites : j’ai commencé à comprendre les femmes !

Aujourd’hui, je vous propose donc de partager avec moi certaines de mes connaissance sur … LA SÉDUCTION (tadadaaaam), ou comment mettre une femme dans son lit quand on est un homme et qu’on ne sait pas s’y prendre.

Commençons par la théorie

Les mécanismes de la séduction, l’amour, la passion, etc. sont immensément complexes en apparence, mais finalement, ils peuvent se résumer en un postulat :

Le but ultime d’un être vivant est d’assurer à ses gènes la vie la plus longue possible.

En pratique, ce peut être réalisé de deux façons différentes :

  1. Survivre
  2. Se reproduire

La reproduction permet d’assurer une longue vie à ses gènes en les transmettant à sa descendance. Ils peuvent alors voyager de génération en génération, et survivre virtuellement indéfiniment. Quand à la survie, plus elle dure, plus les chances de reproductions sont importantes.

Des millions d’années d’évolution, de lutte pour la survie et de sélection naturelle ont marqué ces instincts au fer rouge dans les tréfonds de nos esprits. Sans eux, jamais nos ancêtres n’auraient traversé tant d’épreuve pour nous donner vie. Tous, nous possédons ces deux mécanismes irrésistibles, le désir de survivre, et celui de se reproduire. Et la couche de vernis déposée par des milliers d’années de civilisation est bien mince, et parvient à peine à donner l’illusion que nous ne sommes plus des animaux.

Ces instincts sont la base même de tous les mécanismes de la séduction. Pour mieux comprendre, transportons nous loin en arrière, au temps des cavernes, lorsque chaque jour était une lutte pour la survie, lorsque le seul but de la journée était de ramener assez de nourriture pour tenir jusqu’au lendemain.

Au rude temps des cavernes, des silex et des fauves féroces

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En fait, j’ai déjà expliqué ce que pouvait être la vie au temps des cavernes, de quelle manière les rôles étaient répartis, et quelles furent les implications sur les compétences propres que développèrent chaque sexe.

À cette lointaine époque, la vie était rude, mais pas complexe. Les hommes avaient pour mission de chasser, ramener la pitance au logis, et protéger la tribu des invasions voisines, tandis que les femmes gardaient la caverne et s’occupaient des enfants1. Ainsi, le job principal de l’homme, c’était la survie. Celui de la femme, la reproduction.

Que devaient faire les hommes pour survivre ? Etre attentifs, rapides, précis, courir vite, être fort, pouvoir viser une cible, entendre approcher un ennemi ou un prédateur, et prouver son utilité au clan pour pouvoir être accepté et respecté. Que devaient faire les femmes ? Se déplacer en groupe pour contrebalancer leur moindre force physique, être capable de nouer des relations fortes, et compter sur les hommes pour rapporter de quoi se nourrir.

Que devaient faire les hommes pour se reproduire ? Copuler ! Et ? Et c’est tout, mission accomplie ! Pour un homme, la relation sexuelle est l’aboutissement ultime du processus de reproduction. D’un point de vue strictement biologique, l’homme a terminé son travail une fois qu’il a tiré son coup2, et ensuite, advienne que pourra. (Bien entendu, l’acte ne marque pas la fin du processus de survie, loin s’en faut, tout particulièrement si la partenaire choisie se trouve être la femme du chef…).

Ceci explique pourquoi les hommes accordent autant d’importance à l’acte sexuel. Ils sont programmés pour ça. Mesdames, si nous sommes des obsédés sexuels, ce n’est sommes toutes que la faute de l’évolution :)

Si nous considérons le point de vue de madame, en revanche, la relation sexuelle ne marque que le début du processus biologique de reproduction. Ensuite vient la période de gestation (9 mois) puis la naissance, et ensuite quelques années à nourrir le gamin, l’éduquer, lui apprendre à survivre par lui même tout en évitant qu’il ne se fasse dévorer par un fauve ou ne devienne débile en regardant trop la télé.

Durant toute cette période, la femme est particulièrement vulnérable, et dépend plus que jamais des autres pour assurer sa survie. Son instinct lui recommande de prendre toutes les précautions d’usage avant de s’aventurer au flirt.

Pour une femme enceinte, être en froid avec les autres femmes de la tribu, voire être bannie pour de bêtes raisons de jalousie ou d’adultère équivaut à coup sûr à la mort. Avant même de songer à copuler, elle doit s’assurer que sa relation sera acceptée et qu’elle continuera de bénéficier du soutien du clan.

Mais elle devra également faire en sorte que l’homme devienne son « garde du corps » personnel, qu’il s’engage auprès d’elle, et la protège et la nourrisse durant sa période vulnérable.

Et ceci explique, messieurs, pourquoi les femmes ont tant besoin d’engagement, de romantisme, etc. avant de passer à l’acte.

Pour être accepté, l’homme doit être préselectionné

Pour s’assurer qu’elles continueront de bénéficier du soutien de toute la tribu, si essentiel à sa survie, la femme recherchera donc l’accord tacite de ses camarades avant de s’engager. C’est ce qu’on nomme le mécanisme de la préselection.

Un homme augmentera significativement ses chances de copuler avec la partenaire de son choix s’il parvient d’abord à séduire ses ami(e)s, à leur plaire, et à être accepté par eux. Ceux-ci donneront alors leur accord tacite à la première, qui pourra considérer l’offre de monsieur avec plus d’attention.

De manière générale, la préselection est un mécanisme instinctif puissant que nous utilisons couramment pour juger la valeur de quelqu’un. Ainsi, une même personne paraîtra plus attirante si elle est bien entourée. Le même homme, trait pour trait, identique, paraîtra beaucoup plus séduisant et intéressant si de belles femmes se trouvent à ses côtés, ou même s’il arbore des traces de rouge à lèvres sur la nuque ;)

Ensuite, il doit prouver sa valeur

Sukaatoman @ Shibuya ( Tokyo-no-ningen / Gens de Tokyo / Tokyo people chap.7 )
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Une fois qu’elle a l’assurance que fréquenter son prétendant ne lui attirera pas les foudres de son entourage, ni ne mettra sa vie en péril, elle doit encore s’assurer que monsieur pourra subvenir à ses besoins et à ceux de l’enfant.

Tout d’abord, monsieur est il capable de survivre lui même ? Sera-il capable de rentrer chaque soir en un seul morceau ? Pourra-t-il la protéger des avances des autres hommes ? Pourra-t-il chasser et ramener le bifteak à la maison ?

Plus un homme démontre ses capacités (ses valeurs), par exemple en térassant un fauve à mains nues, en dominant les autres mâles, ou en ramenant un gros salaire, plus il devient attirant aux yeux de sa dame.

Les prétendants sont évalués, jaugés, consciemment ou inconsciemment, et finalement, madame développera une attirance vers celui qu’elle juge arborer le plus de valeur. À ce moment seulement, elle lui donnera une chance de tenter de la conquérir. Autant dire qu’à ce stade, c’est encore loin d’être gagné.

Dernière étape : l’engagement

Tout ceci est bien beau, mais ne servirait pas à grand chose si monsieur délaissait madame après le premier calin. Celle-ci doit donc faire en sorte de « fideliser son client » pour s’assurer que monsieur restera présent à ses côtés et subviendra à ses besoins, au moins jusqu’à ce que le petit soit grand.

Et comme la nature à bien fait les choses, elle à prévu un mécanisme pour aider madame. J’ai nommé : l’amour ! Et oui ! D’un point de vue strictement biologique, l’amour n’a d’autre but que de renforcer et maintenir la cohésion du couple nécessaire à la survie du gosse.

Madame va alors adopter un comportement si déroutant pour tant d’hommes : elle va feindre de ne pas s’intéresser. Elle va se rendre inaccessible, distante, dédaigneuse, pour voir ce que monsieur va faire. Ce comportement présente plusieurs avantages :

  1. Il préserve son intégrité et sa bonne réputation au sein du clan.
  2. Il entraîne une sélection et décourage les moins motivés. De telles lopettes ne la méritaient pas, de toutes façons.
  3. Il met en application la théorie de l’engagement. Plus un homme devra faire d’effort pour la conquérir, plus il sera disposé à la garder longtemps. Par conséquent, plus elle le fait languir, plus fidèle il sera.

Monsieur devra alors redoubler d’effort pour conquérir le coeur de sa dulcinée, et si chacun à bien fait son travail, il vivront heureux et auront beaucoup d’enfants, etc.

Pour finir, un peu d’éthique

Une fois n’est pas coutume, cet article est purement théorique. Dans un soucis de clarté et de vulgarisation, de nombreux aspects sont passés à la trappe. Mais n’ayez crainte, d’autres articles vont suivre, qui rentreront un peu plus dans les détails, ce qui explique pourquoi j’ai voulu me limiter aux bases nécessaires à leurs compréhension.

Pour ceux qui ne le sont pas encore, n’hésitez pas à vous abonner pour ne pas manquer les articles suivants.

Deuxième point, sur le contenu de l’article en lui même. Encore une fois, c’est de la vulgarisation, des généralisations, rien n’est jamais noir ou blanc. Messieurs, quand je dis qu’une femme se rend inaccessible pour mieux séduire, cela peut aussi signifier que vous la gonflez, tout simplement. Je décline toute responsabilité si un mauvais comportement vous attire une bonne baffe en public.

Dans le doute, mieux vaut toujours s’abstenir, que d’adopter des comportements irrespecteux et irresponsables qui pourraient blesser des gens, vous attirer des ennuis, et que vous pourriez regretter plus tard, vu ?!

Enfin, la société dans laquelle nous vivons est un petit peu plus complexe que celle décrite plus haut, et les choses ne sont pas toujours aussi simple. Ce n’est donc pas la peine de venir geindre en disant « oui, des fois, c’est pas comme ça, etc. ». Je le sais déjà, merci.

Ceci dit, vous disposez maintenant d’une bonne base pour comprendre les mécanismes de la séduction, alors dormez sur vos deux oreilles, et à la prochaine fois :)

  1. Ceci est trés schématisé, c’est de la vulgarisation. Vous êtes prévenu. []
  2. si vous voulez bien me passer l’expression []