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Comment arrêter de barber vos amis avec vos photos de vacances pourries

Voyager est toujours une excellente occasion de prendre des photos. Si tout le monde ne peut pas être un grand photographe professionnel, il faut bien avouer que certains s’en sortent quand même mieux que d’autres. Qui n’a pas un couple d’amis qui vous barbent à chaque retour de voyage en vous infligeant leurs centaines de photographies floues, mal cadrées et inintéressante ? À moins que… ce soit vous, le fameux couple d’amis ?

Si c’est le cas, vous aurez peut-être envie de donner un peu de pep’s à vos photos de vacances. Voici comment.

Pourquoi prendre de meilleures photos ?

« Mes photos sont très bien comme elles sont, et je vous emm**de M. Palsambleu ! » me direz-vous peut-être. Ce à quoi je vous répondrai plusieurs choses : d’abord, vous n’êtes guère poli ; ensuite, si vous êtes en train de lire ce billet, c’est qu’il y a bien une raison, non ?

Évidemment, libre à chacun de prendre les photos qu’il souhaite, et il n’y a pas de jugements à avoir là dessus. Mais au fond, pourquoi essayer de prendre de meilleures photos ? Pour répondre à ça, il faut d’abord se demander pourquoi prendre des photos tout court :

  • pour garder une trace de mon voyage, un souvenir impérissable que je pourrai chérir, me remémorer au coin du feu et montrer à mes futurs petits-enfants ;
  • parce que j’ai envie de frimer, de dire « j’y étais » et d’épater mes followers sur Twitter, Fackbook et compagnie ;
  • parce que la pratique photographique est un art qui me plaît et que je n’ai pas besoin d’autres raisons.

Considérez le point suivant : quelques soient vos raisons de dégainer votre appareil photo, vous gagnerez a prendre de meilleures photos.

  • vous aurez du mal à fasciner vos amis ou collègues avec vos récits de voyages si vos photos sont barbantes ;
  • vous frimerez d’autant plus facilement que vos clichés représentent avec majesté et magnificence la beauté de l’endroit que vous visitez ;
  • quitte a prendre des photos pour prendre des photos, autant s’attacher à réaliser des clichés intéressants, non ?

Alors, on y va ?!

Réfléchissez avant de déclencher

Le reflexe du photographe débutant est souvent le suivant : je vois quelque chose que je trouve visuellement plaisant, je pointe mon appareil, je clique, et hop ! c’est dans la boite.

En revanche, les photos des photographes professionnels, celles qui nous ébahissent et qu’on aimerait accrocher au mur, ont souvent été le fruit d’un minutieux travail de repérage, d’un patient travail de cadrage, composition, d’étude de la lumière et des couleurs, etc.

Prendre une photo intéressante nécessite un minimum de réflexion.Avant de pointer votre appareil, posez vous quelques questions :

  • Qu’est-ce qui m’intéresse vraiment dans ce que je vois ? Les couleurs ? Les lignes ? Les formes ?
  • Quel est mon sujet ? Qu’est-ce je dois incorporer dans le cadre ou laisser en dehors ?
  • Quel est le but de ma photo ? Est-ce que je veux faire passer une émotion ? Capturer un truc dont je veux me souvenir absolument ou montrer à mes amis ?

Attendez, ce n’est pas fini ! Avant de presser le déclencheur, réfléchissez encore un peu :

  • Est-ce que cette photo est la meilleure que je puisse prendre ? Ne pourrais-je pas améliorer encore le cadrage en me déplaçant un peu ?
  • Est-ce que cette photo vaut vraiment le coup ? Aurai-je envie de la revoir plus tard et de la partager ?

Si non, peut-être vaut il mieux s’abstenir.

Évidemment, il faut parfois prendre une photo sur le vif pour capturer un instant ou profiter d’une opportunité. Le reste du temps, vos photos seront meilleures si vous prenez un peu de temps pour améliorer la qualité de chaque photo.

Prenez moins de photos

Vaut-il mieux prendre 10 clichés magnifiques ou 300 photos barbantes et inutiles qui n’intéresseront personne ? Plutôt que de mitrailler tout ce qui vous entoure, pourquoi ne pas s’attacher à privilégier la qualité sur la quantité ?

Prendre moins de photos présente plusieurs avantages. D’abord, vous aurez plus de temps pour réfléchir et construire chaque cliché, et la qualité de vos photos s’en ressentira (cf. point précédent). Ensuite, trier et retoucher vos photos de vacances ne devient plus une tâche herculéenne, ce qui réduit les chances que vos clichés ne soient laissés à pourrir dans un recoin poussièreux de votre disque dur.

Autre chose : on a parfois tendance a vouloir prendre des photos pour garder des souvenirs. Néanmoins, la photographie n’est pas forcément le medium le plus apte à restituer une odeur, une émotion, une anecdote, ou autre… Dans ce cas, l’écriture (par exemple) sera un moyen plus efficace de ne pas perdre de précieux souvenirs.

En plus, vous aurez moins l’air d’un touriste idiot à tout mitrailler autour de vous…

Évitez les clichés « clichés »

Pouvez-vous m’expliquer l’intérêt de prendre une n-ième photo de la tour de pise ? De pourrir la circulation sur Abbey Road ? L’Humanité a-t-elle vraiment besoin d’un nouveau portrait de la tour Eiffel ?

Pourquoi prendre une photo qui a déjà été prise par des milliers de personne avant vous, et que vous pourrez trouver à l’identique à des millions d’exemplaires sur le web ?

Une bonne photographie, c’est aussi une expression personnelle et originale. Si vous photographiez des lieux hautement touristiques, évitez de prendre la photo « évidente », celle que tout le monde a déjà pris et prendra encore. Faites au moins l’effort de chercher le petit truc que personne ne remarque ou de trouver un angle original. En plus, vous profiterez d’autant mieux de ce que vous êtes en train de visiter.

Arrêtez de vous prendre en photo devant n’importe quoi

Kristen and the Tower

Là, c’est plus un cri du cœur qu’un conseil… Je n’ai jamais compris cette volonté de certains touristes à vouloir se faire prendre en photo devant le premier monument venu.

Alors, quoi ? Est-ce que vous savez que votre belle-mère est sur le point de se faire assassiner et il vous faut un alibi ? Ou avez vous peur que vos collègues doutent du fait que vous avez vraiment vu les pyramides ?

Prendre quelques portraits de vous et ceux qui vous sont chers, c’est intéressant. Mais se faire prendre en photo devant un paysage, c’est s’assurer d’avoir en une seule photo un mauvais portrait et un mauvais paysage.

Et surtout, surtout, ne vous prenez pas en photo en train d’embrasser le Sphinx ou de tenir la tour de pise ! S’il vous plaît ! Un peu de dignité que diable !

Apprenez quelques règles de composition basiques

Le photographe débutant a souvent tendance à placer son sujet au beau milieu de son cliché, ce qui produit souvent des images qui manquent de dynamisme. En général, excentrer son sujet peut donner des photos beaucoup plus intéressantes et visuellement attirantes. C’est la fameuse « règle des tiers ».

D’autres règles de composition peuvent permettre de prendre de meilleures photos, pourquoi ne pas se renseigner sur le sujet ?

Triez et gardez le meilleur

Sur le coup, il est parfois difficile de jeter aux ordures numériques des clichés moyens ou médiocres, parce que, fraîchement retourné au pays, ils nous rappellent avec nostalgie ce voyage a peine terminé.

Néanmoins, ces centaines de clichés présenteront ils encore pour vous un véritable intérêt d’ici quelques mois ou années ? Non ? Dans ce cas, mieux vaut les supprimer et ne garder que la crème de la crème. Vous prendrez plus de plaisir à les revoir, perdrez moins d’espace à les stocker, et barberez moins vos amis en les leur montrant.

Continuez à vous améliorer

Comme le piano, le karaté ou la cuisine, la photographie s’apprend. Tout le monde (ou presque) peut faire cuire des pâtes, mais il faut de la pratique pour réussir un saumon farci en croûte (ne me demandez pas comment cet exemple m’est venu à l’esprit). Pareillement, tout le monde peut viser la tour Eiffel et presser le déclencheur, mais prendre des clichés intéressants, fascinants, captivants, étonnants, drôles nécessite de l’entraînement.

Lire des blogs spécialisés, consulter les livres de photographes talentueux, et surtout continuer à prendre des photos sont autant de moyens de continuer à s’améliorer.

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Les automobilistes sont-ils tous des abrutis ?

Je n’aime pas trop conduire. Mais quand il m’arrive de prendre la voiture, je ne peux m’empêcher de remarquer les comportements individualistes et peu courtois de l’automobiliste moyen. Et il n’est pas rare qu’un juron m’échappe lorsque je suis témoin (ou victime) d’une brusque accélération au dessus des limitations de vitesse, d’un queue de poisson, ou n’importe quel comportement incivique.

Lors de ma dernière sortie, je me suis demandé ce qui m’agaçait autant chez les autres conducteurs. Il est rare que je m’énerve contre quelqu’un, alors pourquoi me surprends-je à crier « regardez-moi ce gros con ! », tout seul, derrière mon volant ?

Et puis, je crois que j’ai compris. J’ai repensé à mon propre article, « Et si le gros con, c’était vous ? » et je me suis posé sincèrement la question. Et je crois bien qu’au volant, le gros con, c’est moi.

Tous des abrutis, même moi

Le problème des voitures, c’est qu’on ne voit pas le visage de l’autre conducteur. Pas moyen de savoir si c’est une jeune mère avec trois gamins, une petite vieille un peu paumée, ou un quincagénaire un peu distrait parce qu’il a de sérieux problèmes au boulot.

Cette absence de contact visuel me prive d’une des facultés humaines les plus importantes : l’empathie. Je deviens incapable de me mettre à la place de l’autre. Au lieu de lui imaginer des excuses et d’être plus tolérant, je suppose automatiquement que ce conducteur est un gros con individualiste et malpoli.

Et pourquoi est-ce le cas ? Pourquoi est-ce ce comportement que, par défaut, je projette sur les autres voitures ? Il me semble que, tout simplement, c’est parce que c’est mon propre état d’esprit quand je suis au volant. Au volant, je suis un individualiste discourtois, et je ne peux m’empêcher de m’imaginer que c’est le cas de tous les autres.

Comment y remédier ? Comment arrêter de voir des gros cons dans toutes les voitures ? À mon avis, il faut changer soi même d’état d’esprit. Commençons par adopter la courtoisie et l’altruisme au volant, et supposer que c’est le cas de tout le monde. Toujours laisser passer les piétons avec un sourire, respecter les priorités, ne pas chercher à griller trois places dans une file en provoquant des embouteillages, etc. Au lieu de chercher à aller le plus vite possible, considérer que maintenir un trafic fluide est un travail d’équipe : attendre son tour pour s’insérer dans une file, adopter une conduite souple et fluide, etc.

Et surtout, se retenir d’insulter copieusement les autres conducteurs. Les insulterais-je ainsi s’ils étaient en face de moi ? Sûrement pas. N’oublions pas que dans la voiture, monstre de métal impersonnel, se trouve un être humain.

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Que faire quand vous avez tort ?

Lorsque vous dialoguez avec des gens, ou publiez des billets sur un blog, il se peut parfois que quelqu’un vous fasse remarquer que vous avez proféré une énormité. Enfer et damnation ! L’impensable est arrivé, vous êtes devant le fait accompli : vous avez raconté n’importe quoi. Vous vous êtes planté sur toute la ligne. Vous avez tort.

Avoir tort est toujours désagréable, car c’est la preuve que vous n’êtes pas parfait. Notre esprit est conditionné à ne pas faire preuve de faiblesse, car le faible s’expose à d’autres agressions. Et surtout, nous ne savons pas toujours comment réagir. Il y a à mon avis une bonne et une mauvaise façon, commençons par la mauvaise.

Comment ne pas réagir quand vous avez tort

La mauvaise façon de réagir à mon avis, c’est de sombrer dans le déni et ne pas reconnaître votre tort. Nous connaissons tous des personnes qui refusent toujours d’admettre qu’elles se sont trompé, et persisent à affirmer qu’elles ont raison sur toute la ligne. Quelque soit les arguments que vous leur opposerez, même si l’évidence et la logique sont contre eux, ils s’entêteront à ne pas reconnaître leur faute.

Pire, ces cuistres utiliseront les pires stratagèmes pour se défendre : attaques personnelles, insultes, mauvaise foi, etc. Je vais vous faire une confidence : ces personnes et leurs comportements m’agacent prodigieusement. Je déteste ce genre de procédé, parce qu’il coupe court à tout dialogue constructif, et révèle à mon avis une profonde immaturité.

Ces gens sont-ils stupides, pour refuser l’évidence ? Non, je pense plutôt qu’ils n’ont pas assez confiance en eux pour admettre leurs failles. Reconnaître leur tort les blesserait dans leur amour propre, et ils préfèrent développer des stratégies d’auto-défense pour protéger leur fierté.

Le problème, c’est que ce réflexe est parfois tellement ancré en eux qu’il en devient maladif, ils en arrivent à se convaincre eux même qu’ils ont raison. C’est à mon sens dramatique, car ils se privent du pouvoir de la remise en question, et s’interdisent tout développement personnel.

Comment bien reconnaître ses torts

Attention, je ne parle pas des cas ou d’autres, au cours d’un débat, essayent de vous discréditer pour vous rallier à leurs arguments. Je parle du cas avéré ou vous êtes réellement en faute. Voici, à mon avis, la bonne façon de procéder quand vous avez tort.

  1. Reconnaissez votre faute. Admettez que vous vous êtes gouré, ou que vous avez fait une bêtise. Ne tournez pas autour du pot, dites franchement et à haute voix « Je reconnais que j’ai eu tort ». Ça fait mal, hein ? C’est normal, c’est la même douleur que quand on verse du désinfectant sur une plaie. Ça ira mieux ensuite.
  2. Expliquez exactement en quoi consiste votre tort. Dites quelque chose comme « Je n’aurais jamais du dire ceci, ou faire cela. Ce n’était pas correct ». Cela montre à vos contradicteurs que vous comprenez en quoi consiste votre faute, et que vous n’avez pas fermé le dialogue. Et surtout, cette verbalisation vous permet de lâcher prise sur le fait que vous vous êtes trompé, et que vous n’êtes pas parfait.
  3. Ne vous cherchez pas d’excuses. Assumez complètement que vous avez mal agi, que vous avez été bête. Reconnaissez cette responsabilité.
  4. Expliquez ce que vous auriez du dire ou faire à la place : « J’aurais plutôt du dire que… J’aurais plutôt du procéder ainsi… ». Cela montre à vos interlocuteurs que vous êtes sincère, et que vous avez compris votre faute.
  5. Présentez vos excuses à ceux que vous avez blessé. Si vous avez blessé quelqu’un publiquement, présentez vos excuses publiquement, c’est une question d’honnêteté.
  6. Expliquez ensuite ce que vous allez dire ou faire pour vous racheter. Et agissez.

Procéder ainsi est une preuve de maturité. C’est une bonne chose pour vous, parce que vous soulagez votre esprit de la culpabilité de votre faute. Vous acceptez le fait que vous n’êtes qu’humain, et vous entraînez votre amour propre à ne pas dépendre d’une perfection inatteignable. Et surtout, vous permettez à votre esprit de passer à autre chose, au lieu de tourner en rond encore et encore.

C’est également une bonne chose pour les gens que vous avez blessé. En reconnaissant votre faute et votre responsabilité, vous les soulagez en leur permettant d’entamer le deuil de leur douleur (même si celle-ci n’est qu’une simple vexation). Si vos contradicteurs sont de bonne foi, vous entamerez le processus de réconciliation. En faisant preuve de sincérité, vous aurez plus de chance d’encourager le même type de comportementchez eux, et d’arriver à une résolution de conflit sincère et honnête. Qui sait, vous tomberez peut-être dans les bras l’un de l’autre.

Enfin, et c’est peut-être le plus important, tirez des leçons de vos erreurs. Ce n’est qu’à cette condition que vous arriverez à reconnaître des torts pour ce qu’ils sont : des opportunités de mûrir.

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L’art de la méditation

Je m’intéresse depuis quelques temps à la pratique de la méditation. Vu le nombre d’articles de magazines et de billets de blogs que je vois fleurir sur le sujet, on dirait bien que je ne suis pas le seul. Il semble que l’occident redécouvre avec enthousiasme une pratique qui existe depuis des siècles. Évolution spirituelle massive ou simple effet de mode, seul l’avenir nous le dira.

Quoi qu’il en soit, je vous avoue que j’avais des préjugés sur la méditation. Pour être plus précis, il faudrait plutôt dire que je n’avais absolument aucun préjugé sur la méditation. Tout ce que j’en connaissais, c’était l’image du moine assis en lotus, les yeux fermés, un léger sourire serein au coin des lèvres. Mais je n’avais absolument aucune idée des réels tenants et aboutissants de cette pratique.

Face à tant d’engouement, et après avoir lu quelques articles, j’ai décidé de ne plus rester ignorant, et j’ai acheté L’art de la méditation, de Matthieu Ricard, livre que j’ai terminé récemment. Je voulais vous faire partager les fruits de ma lecture, en résumant rapidement ce petit manuel sur la pratique de la méditation.

Présentation de Matthieu Ricard, l’auteur

Quand je lis ce genre de bouquins, j’aime m’interroger sur les compétences et la légitimité de l’auteur. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que sa biographie pose le bonhomme. M. Ricard est scientifique de formation, moine bouddhiste depuis des décennies, il est l’interprète français du Dalaï Lama. Il participe à des études scientifiques sur les effets de la méditation. Il est également auteur de plusieurs livres, photographe, et participe à de nombreux projets humanitaires. Je vous laisse lire sa biographie si vous souhaitez en savoir plus, mais en ce qui me concerne, je pense qu’on peut dire que c’est une source d’expertise légitime 🙂

L’art de la méditation

L’art de méditer est une pratique que les plus grands sages poursuivent tout au long de leur vie. Matthieu Ricard vous ouvre le chemin et vous guide pas à pas sur la voie d’une expérience universelle fondée sur l’amour altruiste, la compassion et les bienfaits de la méditation.

La résumé du livre nous éclaire sur ce que nous allons y apprendre. Qu’est-ce que la méditation ? Pourquoi méditer ? Et comment ?

Pourquoi méditer ?

Dans le premier chapitre, l’auteur répond à la question que se posent sans doutes tous ceux qui s’intéressent à la méditation sans vraiment savoir de quoi il s’agit : pourquoi méditer ?

M. Ricard commence par analyser nos vies actuelles, et montre qu’il n’y a plus beaucoup de place pour le développement personnel et la spiritualité dans notre monde moderne. Nous courons tout le temps, et ne prenons plus le temps de nous interroger sur les raisons de notre existence. Surtout, nous ne prenons plus le temps d’entraîner et développer notre esprit.

L’auteur s’interroge ensuite sur le changement. Est-il souhaitable, et surtout, est-il possible ? Pouvons nous devenir moins colériques, moins irritables, moins jaloux ? Ne serait-il pas merveilleux si nous pouvions être plus souvent heureux, joyeux, altruistes ? Cela semble souhaitable, et c’est toute notre vie qui en serait transformée.

On nous explique ensuite que le changement est possible grâce à la conscience humaine. La conscience, en effet, est ce qui nous permet de « connaître » nos états mentaux. Nous avons cette merveilleuse faculté de pouvoir nous interroger sur nos propres pensées, nos propres émotions, et par conséquent nous pouvons prendre suffisamment de distance avec nos propres états mentaux pour nous permettre de les transformer.

Mais il ne suffit pas de le vouloir. Il ne suffit pas de se dire « tiens, j’aimerai changer » pour que ce souhait se réalise. De la même manière qu’il ne suffit pas de faire trois pompes pour se muscler, de la même manière qu’il faut des années pour développer une compétence ou une capacité, entraîner et développer sa conscience et son esprit nécessite des efforts constants et réguliers.

Or, notre esprit est ce qui nous permet d’appréhender le monde extérieur, c’est un filtre au travers duquel toutes nos expériences matérielles sont passées. Si nous parvenons à améliorer ce filtre, c’est toute notre vie qui va se transformer, en bien. Et c’est cet entraînement de l’esprit que l’on appelle « méditation ».

Matthieu Ricard démontre ensuite les effets positifs de la méditation. En effet, des études scientifiques réalisées par différentes équipes de chercheurs ont montré que les méditants expérimentés étaient doués d’une plus grande faculté d’attention et de concentration, étaient beaucoup plus résistants au stress, à l’anxiété, à la colère, étaient dotés d’un meilleur système immunitaire, et avaient moins de problèmes d’hypertension.

Sur quoi méditer ?

Dans le second chapitre, M. Ricard nous en dit un peu plus sur ce en quoi consiste la méditation. Il corrige notamment quelques idées reçues sur la méditation. Non, méditer ne consiste pas à rester assis en bloquant toute pensée, car ne pas penser est impossible. Non, la pratique méditative n’est pas égoiste et égocentrique, car le but de la méditation est justement d’éradiquer ces défauts et de développer son altruisme. Non, méditer ne consiste pas à fuir la réalité, mais au contraire à apprendre à la voir plus clairement.

En revanche, la méditation est une pratique qui doit s’inscrire dans la durée, comme n’importe quelle discipline qui nécessite un apprentissage. Inutile, donc, d’espérer obtenir quelque bienfait si l’on ne médite que quelques minutes par mois.

Le méditant débutant apprendra d’abord à observer ses pensées sans se laisser distraire, et à calmer son esprit pour le rendre disponible. Au fur et à mesure, il sera capable de méditer sur différents sujets, de la même manière qu’une séance de musculation contient différents exercices qui ciblent différents muscles.

Durant ses méditation, le pratiquant pourra utiliser divers exercices mentaux proposés par des méditants plus expérimentés.

Comment méditer ?

Dans le chapitre suivant, nous abordons une question essentielle pour bien démarrer la méditation : comment méditer ? L’auteur commence par nous donner des conseils généraux.

D’abord, quelle position adopter. Vous avez tous en tête la fameuse position du lotus, chaque jambe repliée sur l’autre, mais ce n’est pas la seule position possible. En fait, tant que le corps est droit et relâché, toutes les positions sont possibles. Il est même possible de pratiquer la « marche méditative ».

L’auteur nous donne également quelques indications sur les meilleurs sources de motivation possibles. Il vaut mieux méditer un peu chaque jour que pratiquer de longues séances espacées. Par conséquent, il faut être réellement conscient des bienfaits de la méditation pour rester motivé et pratiquer régulièrement.

On nous recommande également de trouver un guide qui saura nous ouvrir la voie, nous inspirer et répondre à nos questions sur la méditation. Nous n’avons certes pas tous la chance de fréquenter des guides spirituels expérimentés, aussi l’auteur nous adresse quelques recommandations sur les meilleures manières de trouver conseil.

Sur quoi méditer ?

Durant tout le reste de l’ouvrage, l’auteur nous propose diverses réflexions vers lesquelles tourner nos méditations. Chaque grande idée, chaque leçon spirituelle que nous propose Matthieu Ricard est assortie de diverses sources d’inspiration, des citations de grands maîtres spirituels, ainsi que des propositions d’exercices méditatifs concrets.

Nous sommes ainsi invités à tourner notre esprit vers la valeur de la vie humaine, la nature éphémère des choses, les conséquences négatives ou positives de nos actes. Nous apprendrons à développer notre calme intérieur et à atteindre la pleine conscience. Nous découvrirons comment développer notre faculté de concentration, apaiser notre douleur physique et développer notre altruisme.

Enfin, nous en viendrons à développer notre vision pénétrante : comment ne plus surimposer nos filtres mentaux à la réalité, mais arriver à la percevoir telle qu’elle est réellement. Comment ne plus nous laisser perturber par nos émotions, et relativiser la force de notre ego.

À moyen et long terme, la pratique de la méditation nous permettra de véritablement nous transformer. Nous ouvrirons nos perspectives, apprendrons à être plus ouverts et sereins, à faire preuve de plus de sagesse et d’altruise. En définitive, c’est toute notre vie qui acquerra une meilleure qualité.

Ce que j’en pense

Même si je n’ai jamais pratiqué la méditation, j’ai toujours été porté sur l’introspection, et passe beaucoup de temps à m’interroger sur la vie, l’univers et le reste, comme en témoigne l’existence de ce blog. Par conséquent, je suis trés souvent déçu par les soi-disant « manuels spirituels » et autres livres de développement personnel, dans lesquels il est assez rare que je trouve de nouvelles idées.

Or, j’ai découvert dans l’ouvrage de Matthieu Ricard énormément de pistes de réflexion nouvelles, et des sources d’inspiration fascinantes. Je suis réellement impressionné par la qualité et la profondeur de la recherche spirituelle proposée, devant laquelle on ne peut que faire preuve d’humilité.

L’ouvrage en lui même est trés accessible. Assez court (env. 130 pages), il n’en reste pas moins trés concret et agréable à lire. Même si Matthieu Ricard est moine bouddhiste, son guide sur la méditation s’adresse à tous, reste libre de tout jargon, et est parfaitement adapté aux occidentaux que nous sommes.

L’art de la méditation remplit parfaitement son rôle. À celles et ceux qui veulent découvrir la méditation, il expliquera en quoi consiste cette pratique, et leurs donnera les conseils pour bien débuter. Les méditants débutants trouveront de nombreuses sources d’inspiration, et un texte accessible et concret pour les guider dans leur pratique. Quand à celles et ceux qui liront cet ouvrage par simple curiosité, parce qu’ils s’intéressent à leur développement personnel, ils en tireront de nombreuses réflexions, et trés certainement l’envie de s’essayer à la méditation.

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Le guide ultime du travailleur à domicile

Le télétravail est à la mode. De plus en plus de personnes, dégoûtées par les embouteillages et souhaitant profiter de la vie au maximum, voudraient commencer le travail à domicile. Vous aussi, peut-être ? Quels sont les bénéfices du travail à domicile ? Comment se lancer, ou convaincre son employeur ? Quel fonctionnement adopter, et outils utiliser ? Comment rester motivé et ne pas sombrer dans la solitude et l’isolement ?

Moi même travailleur à domicile depuis de nombreuses années, d’abord en tant qu’employé puis en indépendant, je vous ai concocté ce guide dans lequel vous trouverez les réponses à vos questions.

Pourquoi travailler à domicile

Pourquoi travailler à domicile ? Nous avons tous des raisons différentes. Pour ma part, je me suis lancé parce que je voulais être maître de mon emploi du temps et de mes horaires. D’autres le feront pour éviter les embouteillages ou le temps de transport. En fait, les bonnes raisons ne manquent pas pour avoir envie de travailler à domicile.

  • Maîtriser ses horaires et son emploi du temps
  • Perdre moins de temps dans les transports
  • Éviter le stress des embouteillages ou des transports en commun
  • Être autonome dans son organisation
  • Profiter du confort de votre domicile
  • Passer plus de temps avec votre famille / vos enfants
  • Éviter les petits-chefs et les collègues désagréables
  • Pouvoir travailler sans être interrompu
  • Polluer moins
  • Pouvoir travailler dans des endroits farfelues ou différents
  • Éviter la routine
  • Travailler avec des entreprises étrangères
  • Ne plus être obligé de déménager en cas de délocalisation

Excitant, non ? Mais attention, loin du fantasme, le travail à domicile ne représente pas que des avantages. Derrière se cachent également des contraintes et des risques qu’il faut bien évaluer avant de se lancer, sous peine de déchanter trés vite. J’en parle un peu plus bas.

Le télétravail est-il pour moi ?

La bonne nouvelle, c’est que le travail à domicile n’est pas réservé à quelques cas exceptionnels. Même si la France est trés en retard dans son adoption du travail à distance, d’autres pays ont intégré cette pratique de manière beaucoup plus importante. En Finlande et en Belgique, par exemple, le taux de télétravailleurs dépasse les 30%. De plus, grâce aux technologies de l’information, il n’a jamais été aussi facile d’effectuer un travail à distance tout en restant en contact avec son équipe ou ses managers.

À part pour les métiers qui réclament nécessairement votre présence physique, les obstacles au travail à domicile sont surtout dans votre tête. En fait, si vous avez un emploi de bureau, un métier de création intellectuelle, ou travaillez derrière un ordinateur, vous êtes un bon candidat au travail à distance.

Mais même si vous aviez la possibilité de travailler à domicile, est-ce que cela vous conviendrait vraiment ? Aurez-vous la discipline pour vous lever tous les matins ? Saurez-vous éviter le piège de l’isolement ? Pourrez-vous garder votre bonne humeur sans collègues avec qui prendre votre pause-café ? Êtes-vous capable d’être autonome et de vous organiser ? Pourrez-vous maîtriser les outils informatiques qui vous permettront de rester en contact avec vos clients ou collègues ?

Encore une fois, je ne dis pas ça pour vous décourager. Mais pour les nouveaux travailleurs à domicile, constater l’écart entre le fantasme et la réalité est parfois douloureux, et mieux vaut s’y préparer.

Si vous pensez encore que le télétravail est pour vous, félicitations. Nous allons maintenant voir comment nous lancer.

Travail à domicile, comment se lancer ?

Il y a plusieurs solutions à étudier pour celui qui veut se lancer dans le travail à domicile. La méthode la plus radicale, c’est de devenir indépendant. Beaucoup de professions libérales ne prennent pas la peine de payer un loyer pour un bureau et travaillent à domicile avec joie.

Mais vous n’êtes pas obligé de vous mettre à votre compte pour bosser de chez vous. Les employeurs sont de plus en plus sensibilisés au télétravail, et vous pouvez trés bien négocier un accord de travail à distance avec vos responsables.

Par ailleurs, travailler à domicile ne signifie pas forcément que vous ne mettrez plus les pieds dans l’entreprise. Si vous démarrez le télétravail dans le cadre de votre emploi actuel, il est tout à fait possible (et même recommandé) de commencer par du temps partiel. Pourquoi ne pas commencer par une journée, le mercredi ou le vendredi ? Si l’expérience est concluante, vous pourrez l’étendre à un mi-temps, voire plus en fonction de vos envies et de vos contraintes.

Attention, il faut savoir que ce n’est pas parce que vous êtes télétravailleur que votre statut change. Seul votre lieu de travail est modifié, vous continuez à disposer des mêmes droits que les autres salariés : salaire, congés, formations, durée de travail, etc.

Il existe aussi une solution intermédiaire, qui consiste à travailler à temps partiel, et à créer une activité à côté, par exemple sous le statut d’auto-entrepreneur. Cela dit, créer une entreprise ne doit pas s’entreprendre à la légère. Si votre seul but est de pouvoir bosser depuis chez vous, cette solution est à rejeter.

Enfin, méfiez vous des employeurs filous qui vous demanderont d’adopter vous même le statut d’auto-entrepreneur et de leur facturer votre salaire. Cette pratique est illégale, il s’agit de salariat déguisé, et est totalement déloyale à votre égard. Si votre employeur a l’outrecuidance de vous faire cette proposition, riez-lui au nez et menacez de lui coller une inspection du travail aux fesses, cela devrait le calmer. En fait, appelez quand même l’inspection du travail, car d’autres collègues, qui ne lisent pas Palsambleu, se sont peut-être laissé avoir avant vous.

Convaincre votre employeur de vous laisser travailler à distance

Il faut savoir qu’en France, le télétravail pour les salariés est réglementé. Voici quelques règles qui devront être respectées dans le cadre de la mise en place de votre accord de télétravail :

  • Vous restez salarié de l’entreprise
  • Vous avez les mêmes droits que les autres salariés
  • Vous devez recevoir une charge de travail équivalente à cele des autres employés
  • Le télétravail s’exerce sur la base du volontariat pour les deux parties, ce qui signifie que votre employeur ne peut pas vous forcer à travailler à distance
  • Avec réversibilité possible pour chacun, ce qui signifie que vous ou votre employeur pouvez décider d’annuler votre accord de télétravail à tout moment
  • Votre employeur doit vous former, et vous rencontrer régulièrement
  • Votre employeur assume vos frais professionnels

Vient maintenant la partie la plus difficile : convaincre votre employeur. Si celui-ci est sensibilisé au télétravail, cela devrait bien se passer. Mais s’il est de la vieille école, vous allez devoir négocier finement pour tirer votre épingle du jeu. Attendez-vous à trois objections principales de sa part :

  1. Peur d’une baisse de votre productivité
  2. Peur de la perte de contrôle et de difficultés de management
  3. Peur de votre isolement

Voici les bons arguments pour convaincre et rassurer votre employeur.

1) Peur de la baisse de votre productivité

Beaucoup d’employeurs ont peur que leurs employés travaillant à domicile se laissent distraire ou se relâchent, et deviennent moins productifs. Voici quelques éléments à mettre en avant pour contrer cette objection.

D’abord, sachez qu’une étude réalisée par l’Institut de Médecine Environnementale (IME), montre que la productivité au travail diminue directement dés que le stress augmente. En d’autres termes, le bon stress n’existe pas. N’hésitez pas à mettre en avant à quel point vous seriez moins stressé, et donc plus productif, en travaillent à domicile.

D’autres recherches montrent la quantité d’interruptions que nous subissons chaque jour, et le temps passé à se replonger dans une activité ensuite. À domicile, le nombre d’interruptions sera beaucoup moins important, et votre productivité s’en ressentira trés fortement.

Expliquez que les fois ou vous avez du travailler à domicile (maladie, problèmes de transport, etc.) vous vous êtes senti beacoup plus productifs et avez abattu une somme de travail considérable, et que vous aimeriez bien retenter l’expérience.

Enfin, proposez à votre employeur de définir ensemble des mesures concrètes de contrôle de votre productivité, et de définir une période de test de deux ou trois mois pendant laquelle vous travaillerez à domicile un jour par semaine. Évidemment, vous prendrez soin, durant cette fameuse période, de vous défoncer au travail pour que les chiffres soient sans équivoque : à la maison, vous êtes vraiment plus productif et efficace. Mis devant le fait accompli, il faudra à votre manager beaucoup de mauvaise foi pour refuser la prolongation de cette expérience.

2) Peur de la perte de contrôle

Beaucoup de managers ne sont pas trés à l’aise avec le management par objectif, et préfèrent pratiquer le contrôle permanent présentiel. En clair, ils n’osent pas laisser à leurs subordonnés l’autonomie d’atteindre les objectifs qu’ils leurs fixent, et préfèrent leur confier des tâches au coup par coup.

Proposez à votre employeur de vous fixer des objectifs clairs pour chaque journée que vous passerez à travailler chez vous. Expliquez que votre poste de travail sera configuré pour que vous soyiez joignable à tout moment, et définissez là encore des mesures concrètes de contrôle de votre productivité.

Montrez à votre manager les avantages que lui va en retirer : au lieu de perdre des heures à être sur votre dos, il lui suffira de vous confier quelques objectifs, et de s’assurer qu’ils ont bien été atteints. Que de temps et d’efficacité gagnés.

Enfin, insistez sur le fait que l’accord de télétravail peut être interrompu à tout moment sur sa décision, et que par conséquent le risque est minime.

3) Peur de votre isolement

Comme nous le verrons plus loin, l’isolement est l’un des plus gros risques qui guettent le travailleur à domicile, et les employeurs en sont en général conscient. Il y a toutes les chances pour que votre manager refuse votre accord de télétravail par peur que vous vous déconnectiez de l’entreprise et de vos collègues.

Là encore, proposez une expérience sur un temps prédéterminé, et expliquez par quels moyens vous allez rester en contact avec l’entreprise (voire plus loin). Insistez également sur le fait que vous souhaitez de toute manière pouvoir être présent dans l’entreprise au moins un jour par semaine, pour rencontrer vos collègues de visu et faire régulièrement le point sur votre situation. Je vous conseille de choisir le vendredi, car les vendredis sont toujours plus cool que les autres jours de la semaine.

Les outils à utiliser

Ça-y-est ! Vous avez décidé de devenir télétravailleur, et vous avez convaincu votre employeur. Nous allons maintenant jeter un petit coup d’œil aux outils que vous pouvez utiliser pour rester en contact avec vos collègues et travailler hors de l’entreprise. Si vous n’êtes pas le premier télétravailleur de votre entreprise, les chances sont grandes pour que des outils de travail à distance soient déjà en place, vous n’avez plus qu’à vous former à les utiliser. Mais si vous défrichez le terrain, il est intéressant d’avoir une liste d’outils pour démarrer.

Attention, de nouveaux outils naissent et meurent chaque jour, et d’innombrables logiciels existent pour tous les besoins. Renseignez-vous autour de vous, avant de faire votre choix.

Travailler n’importe où, tout simplement

Même si vous pouvez travailler de chez vous depuis n’importe quel bon vieux pc, je vous recommande d’utiliser un ordinateur portable dés le départ. Cela vous permettra de pouvoir effectivement travailler n’importe où sans avoir à reconfigurer votre poste de travail à chaque fois. En déplacement professionnel, dans le train ou au bar en face, vous serez content d’avoir tous vos outils à disposition.

Par ailleurs, la plupart des smartphones proposent maintenant des fonctionalités de routeurs wifi, c’est à dire que vous pouvez configurer votre téléphone, qui accède au réseau 3g, pour agir comme un modem wifi, et accéder au web même quand aucune borne wifi n’est accessible. Génial, non ?

Stocker, partager et synchroniser des fichiers

Dropbox est un service simple et intuitif qui permet de stocker vos fichiers sur un serveur distant, et de les synchroniser de manière transparente sur différentes machines (y compris des smartphones). Vous aurez également la possibilité de partager des fichiers avec d’autres personnes, de travailler sur des répertoires communs, ou de rendre des fichiers publics et accessibles via n’importe quel navigateur. Le service est gratuit jusqu’à 2 go d’espace disque. Dropbox fournit également un service dédié spécifiquement aux entreprises, avec une gestion plus fine des équipes, une sécurité renforcée, un plus grand contrôle sur la gestion des partages de fichier, plus d’espace disque, etc.

Avant d’utiliser ce genre de service, vérifiez toutefois que vous ne violez pas la politique de confidentialité de votre entreprise.

Rester en contact

Bien sûr, les forfaits téléphoniques sont beaucoup moins onéreux aujourd’hui, mais rien de tel qu’un véritable outil de vidéo-conférence pour ne pas perdre de vue vos collègues et responsables, et rester joignable en cas de besoin. De nombreuses alternatives existent, mais Skype reste la plus répandue. Grâce à cet outil, vous aurez la possibilité de chatter ou de passer de véritables coups de fil, et même d’avoir de la vidéo si vous disposez d’une bonne webcam.

Je vous recommande également d’investir dans un bon casque micro, pour bénéficier d’une qualité de transmission suffisante.

Collaborer à distance

Il existe de nombreux outils qui permettent aux équipes dispersées de centraliser la gestion d’un projet commun. L’un des plus récents, et qui offre des fonctionnalités trés intéressantes, est Trello. Trello est un outil de gestion de projet collaboratif qui peut être assigné pour assigner des tâches à différentes personnes, à indiquer qui travaille sur quoi, partager des fichiers et des calendriers, gérer des deadlines. Il est de plus trés visuel et intuitif, ce qui facilite grandement son adoption.

Emails, calendriers, documents, etc.

Peut-être avez-vous l’habitude d’utiliser Gmail pour gérer votre messagerie, ou Google docs pour écrire des documents. Savez-vous que vous pouvez utiliser ces outils pour le compte de votre entreprise ? Google propose en effet des services d’intégration afin que vous puissiez utiliser ses applications dans un cadre professionnel.

Il existe de nombreux autres outils en fonction des besoins, tous les lister serait impossible. Toutefois, vous trouverez votre bonheur avec une recherche telle que « outils télétravail » ou « remote working tools ».

Les pièges à éviter

On l’a dit plus tôt, travailler à domicile n’est pas sans risque ni contraintes. S’il n’est pas attentif, le nouveau télétravailleur risque de tomber dans quelques pièges qui pourraient bien le dégoûter de ce qui est pourtant une formidable opportunité. Voici quelques conseils sur les principaux problèmes que vous pourriez rencontrer, et comment les éviter.

Comment ne pas se laisser distraire et rester productif

Lorsqu’on travaille à domicile, l’un des risques est de céder aux nombreuses distractions qui nous entourent et de voir sa productivité fondre comme neige au Soleil. Sans personne pour vous surveiller, il faudra vous discipliner vous-même pour résister aux tentations que constituent télé, musique, livres, jeux vidéos, frigo rempli, chat qui dort, etc.

Si vous avez du mal à rester concentré, un excellent moyen de vous aider à resister, c’est de rendre la tentation difficile à satisfaire. Par exemple, débranchez votre console de jeu, rangez-là dans un carton et enfouissez là au fond d’un placard. Ainsi, vous serez moins tenté de jouer « juste 5 minutes ». Idem, installez un logiciel de contrôle parental qui bloque Facebook, Twitterou tout autre site sur lequel vous avez l’habitude de traîner. Vous y connecter deviendra beaucoup plus contraignant.

Vous pouvez également utiliser la technique du Pomodoro. Elle consiste en l’utilisation d’un minuteur pour alterner des périodes de pause et de temps de travail.

Enfin, vous pouvez vous forcer à travailler moins. Si vous vous laissez beaucoup distraire et terminez votre journée à 18h, pourquoi ne pas décider de bosser au maximum en éliminant toute distraction pour finir à 15 ou 16h ? Vous aurez ensuite le temps de pratiquer toutes les activités de loisir que vous voulez, mais sans la culpabilité associée.

Comment rester motivé et réussir à se lever tous les matins

Votre bureau est à quelques mètres de votre lit. Vous n’avez qu’à chausser vos pantoufles et faire trois pas pour vous y affaler. Aucune contrainte extérieure ne viendra vous forcer à être à votre poste de travail à l’heure prévue. Là encore, votre seule arme contre la perte de motivation et la tentation de la grasse matinée, c’est la self-discipline.

Je vous recommande de vous créer une routine, qui vous aidera à démarrer votre journée à l’heure. Se lever tous les jours à la même heure et suivre le même rituel n’est pas difficile quand c’est une habitude.

Soyez également trés ferme avec vos horaires de travail. Décidez d’une heure après laquelle il n’est pas envisageable que vous ne commenciez à travailler. Profitez-en pour décider d’une heure après laquelle vous ne pourrez pas continuer à travailler.

Convenez avec votre responsable que vous aurez une vidéo-conférence de 5 minutes tous les jours à 9h15 (par exemple) pour définir vos missions et objetifs de la journée. Ainsi, vous serez de toutes manières obligé de vous lever (et de vous habiller).

Comment continuer à distinguer vie professionnelle et vie personnelle

Lorsqu’on travaille chez soi, il est souvent plus difficile de distinguer vie professionnelle et personnelle. Votre bureau n’est jamais qu’à quelques pas, les mails professionnels arrivent sur votre smartphone, y compris les week-ends. Ce n’est pas une situation trés saine.

Il est important que vous arriviez à faire la distinction entre la vie familiale et le boulot, ou chacun de ces aspects risque d’interférer avec l’autre. Commencez par définir clairement une zone de travail physiquement limitée chez vous, qui sera uniquement dédiée à cet emploi. Si vous avez l’espace nécessaire, créez une pièce réservée à votre travail. Sinon, installez votre bureau quelque part, et limitez-y vos activités professionnelles.

Mieux vaut également utiliser deux forfaits téléphonique séparés : un pour le téléphone personnel, un pour le professionnel. Ce dernier sera éteint le soir et week-end, pour vous empêcher de consulter sans cesse appels, sms et emails pros.

Soyez également trés ferme sur vos horaires de début et de fin de travail. Ne prenez pas d’appels persos pendant la journée, et faites comprendre à votre entourage que quand vous bossez, vous bossez.

Comment éviter les parasites qui s’imaginent que vous avez plein de temps libre

Votre entourage, parlons-en, justement. De nombreuses personnes s’imaginent que parce que vous êtes à la maison, vous êtes disponible. Certains membres de votre entourage auront peut-être du mal à comprendre que ce n’est pas parce que vous êtes à domicile que vous n’êtes pas en congé, et ne verront pas le mal à vous interrompre à tout moment pour n’importe quelle raison.

Comme je l’ai dit, vous ne pouvez pas laisser votre vie personnelle trop interférer avec votre travail. Il faut donc bien faire comprendre à ceux qui vous sollicitent que même si vous êtes présent physiquement, vous n’êtes pas disponible. Vous êtes au travail. À vous de poser clairement les limites, et d’en discuter avec ceux qui auraient des difficultés à le comprendre.

Comment ne pas sombrer dans l’isolement

Nous en arrivons maintenant au principal risque encouru par les travailleurs à domicile : l’isolement. Travailler de chez soi veut parfois dire que vous ne verrez personne de toute la journée. Aucun collègue à qui parler. Personne pour échanger les potins récents ou la dernière blague de toto. Personne à qui poser une rapide question technique ou demander une information.

Certaines personnes le vivront sans aucun problème, et trouveront dans cette solitude un moteur de productivité important. Mais pour d’autres, cet isolement sera une grande source de stress et peut vite tourner au cauchemar. Voici quelques conseils pour surmonter ce problème.

D’abord, rappelez vous que vous êtes nomade. Vous n’êtes pas obligé de travailler de chez vous, vous pouvez également vous installer dans un café local, à la bibliothèque, ou dans n’importe quel lieu public qui offre un minimum de confort. Vous pouvez également vous renseigner sur l’existence d’espaces de co-working à proximité de chez vous. De plus en plus nombreux et populaires, ces structures vous proposent un lieu de travail à la carte et partagé moyennant une cotisation qui reste en général trés abordable.

Vous pouvez également inviter ou vous déplacer chez des amis, eux-même télétravailleurs, pour partager une journée de travail chez l’un ou chez l’autre. Si la solitude vous pèse, arrangez-vous au moins pour manger le midi avec des collègues ou connaissances disponibles.

Organisez avec votre responsable des vidéo-conférences régulières, pour rester en contact avec vos collègues et ne pas être laissé de côté. Enfin, si vous êtes indépendant, ne négligez pas de développer votre réseau professionnel : inscrivez-vous à des conférences, suivez des formations, participez à des soirées d’échanges professionnels, rejoignez une association ou un syndicat, etc. Mais surtout, évitez de rester isolé.

N’oubliez pas de vous éclater

Ma dernière recommandation aux nouveaux télétravailleurs sera : « n’oubliez pas de vous éclater ». Des millions de personnes rêveraient d’être dans votre situation, vous avez la possibilité d’accéder à un confort de vie impensable pour les générations précédentes, et les possibilités sont infinies. Ne faites pas l’erreur de considérer votre chance comme quelque chose de banal. Voici quelques idées pour vous donner un peu d’inspiration, mais votre imagination est la seule véritable limite.

Vous pourriez travailler dans des conditions extrèmes : partez en randonnée et sortez votre laptop lorsque vous aurez atteint le point de vue le plus incroyable. Prenez une photo et envoyez-là à vos collègues pour les faire enrager.

Partez en voyage, louez un appartement en Espagne, en Thaïlande, à la montagne ou n’importe où ailleurs, travaillez durant la journée et visitez le soir et le week-end.

Travaillez quand vous en avez envie. Levez-vous tôt pour bénéficier du calme et de la sérénité des premières heures, quand tout le monde dort encore. Ou installez-vous dans un bar bondé avec une bonne chopine à portée de main.

Pliez votre emploi du temps à vos désirs. Passez le mercredi avec vos enfants, et rattrapez votre retard le soir ou le week-end.

Si vous êtes célibataire, ou vivez avec un partenaire également mobile, rendez votre location, et installez vous à l’autre bout du monde, vivez pour quelques euros par jour, et économisez des sommes folles par an, tout en vivant une vie de patachon.

Ou travaillez comme tout le monde, aux horaires de tout le monde, et appréciez pleinement le bonheur de pouvoir siroter votre propre café et de sentir à vos pieds vos pantoufles préférées.

Bref, vous l’aurez compris, les possibilités de profiter de la vie sont énormes ! Le travail à domicile, populaire dans de nombreux pays, n’en est qu’à ses débuts en France. Ne laissez pas quelques obstacles vous démotiver. Vous verrez, le jeu en vaut vraiment la chandelle.

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Compétences sociales

Savez-vous prendre la fuite ?

Savez-vous prendre la fuite au bon moment ? Nous avons tous vécu des situations déplaisantes, voire franchement désagréables. Notre conditionnement culturel et notre fonctionnement psychologique nous poussent en général à faire front et à persister, quitte à se taper pendant des années des boulots abrutissants ou des relations nocives. Refuser de prendre la fuite peut pourtant avoir des conséquences dramatiques, par exemple dans le cas de harcèlement moral ou de maltraitances conjugales.

Pourtant, prendre la fuite n’est pas forcément faire preuve de lâcheté. Parfois, c’est tout simplement la meilleure situation envisageable. On pourrait même aller plus loin, en disant que parfois, prendre la fuite est réellement la solution qui demande le plus de courage et de maturité. Car il faut beaucoup de force morale pour mettre de côté son égo et passer outre au jugement d’autrui.

Évidemment, il ne faut pas confondre les « bonnes fuites » et les « mauvaises fuites ». Sombrer dans l’alcool ou la drogue, voici un exemple de fuite qui représente une fausse solution, mais qui ne résoud pas le vrai problème.

Alors comment distinguer les deux ? Et comment savoir quand fuire ou pas ? L’exercice peut parfois être trés difficile.

Toutes ces réflexions, ainsi que quelques solutions possibles, se trouvent dans la vidéo de cette conférence « De l’art de prendre la fuite », que je vous laisse regarder.

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Développement personnel Organisation

La semaine de 4 heures, une grande imposture !

Avec des millions d’exemplaires vendus, La semaine de 4 heures de Timothy Ferris est sans doute le livre de développement personnel le plus lu de la planète. Il est d’ailleurs fréquemment cité parmi les meilleurs ouvrages de productivité et de développement personnel.

Pourtant, parmi les nombreux lecteurs de ce bouquin, je ne vois que peu de « nouveaux bienheureux », comme les appelle Tim, qui parviennent à appliquer cette recette avec succès. Le forum du livre est surtout rempli de pauvres ères tentant désespéremment d’atteindre le but fixé par leur maître à penser.

Alors, La semaine de 4 heureslivre brillant, ou géniale arnaque ?

Résumé de La semaine de 4 heures

Pour ceux qui n’ont pas lu le livre, il me parait important d’en faire un petit résumé, afin que nous sachions de quoi on parle.

Ce livre se propose de vous aider à vous organiser pour gagner en un mois, en bossant 4 heures par semaine, ce que vous gagner actuellement en un an, et d’utiliser cette liberté pour vivre la vie de vos rêves sans attendre la retraite. Il introduit le concept de revenu relatif, et explique qu’il vaut mieux gagner 1000€ en bossant 4h que 4000€ en en travaillant 25.

L’ouvrage nous propose ensuite de faire le point sur nos rêves et nos passions, en nous conseillant de voir grand, afin de pouvoir nous organiser pour les vivre dés maintenant.

S’ensuit une longue partie ou Tim nous explique comment améliorer au maximum notre efficience pour nous débarasser de toutes les tâches inutiles, et gagner un maximum de temps : déléguer tout ce qui est possible, louer les services d’assistants, se concentrer sur les tâches à forte valeur ajoutée, refuser les interruptions et se débarrasser du superflu, se couper des flots d’informations inutiles, externaliser au maximum, etc.

L’auteur nous présentera ensuite comment créer une entreprise génératrice de revenus qu’il sera possible d’automatiser afin de ne pas avoir à s’en occuper plus de quelques heures par mois. Il nous offre un mini-cours de marketing afin de tester et lancer des idées d’entreprises à moindre coût.

Enfin, l’auteur expliquera qu’il est important de vivre la vie de ses rêves dés maintenant, en s’accordant des « mini-retraites », et de ne pas attendre d’être riche à millions ou vieux pour s’éclater. Il nous démontre que le travail n’est souvent qu’en remplissage, et que trouver sa véritable voie n’est jamais évident. D’après lui, la liberté n’est pas si facile à apprécier, s’interroger sur le sens de la vie n’en a pas beaucoup (du sens), il faut privilégier l’action à la réflexion, et il faut un temps d’adaptation pour apprendre à profiter pleinement de la vie.

Je précise toutefois que ce court résumé ne rend pas honneur au livre, j’ose espérer que vous me pardonnerez ma concision.

Devenez riche sans rien faire et glandez sous les cocotiers

J’ai une fâcheuse tendance au scepticisme maladif, et j’étais naturellement méfiant au regard de la couverture et du titre du livre, ainsi que des quelques commentaires que j’en avais entendu. On retrouve en effet dans cet ouvrage de nombreuses caractéristiques des livres poubelles qui vous vendent des recettes miracles pour devenir riche en dormant. Jugez plutôt :

  1. la méthode pour créer une entreprise trés rentable parait extrêmement simple et efficace ;
  2. de nombreux témoignages de nouveaux riches parsèment le livre, comme ci ce dernier souffrait d’un sérieux manque de crédibilité à combler ;
  3. l’auteur, qui promet de vous apprendre à devenir riche, est surtout devenu riche en vendant… des livres pour vous apprendre à devenir riche.

Ce genre de caractéristiques me fait tiquer, et allume mon détecteur à bullshit marketing immédiatement. Après lecture du livre, je note deux éléments :

L’un des points clés du livre est qu’il faut créer un business qui rapporte, pour ensuite en simplifier et déléguer au maximum la gestion. Allo ? Créer un business qui rapporte, vous pensez peut-être que ça se fait en une nuit ? C’est évidemment possible, mais ce n’est pas une sinécure. Au contraire, cela représente une charge de travail titanesque. Prétendre que n’importe qui peut se lancer dans ce genre d’aventure facilement, sans connaissances et un minimum de compétences est un mensonge.

L’autre point clé est qu’il est possible d’automatiser cette même entreprise au point que 4 heures par semaine seront suffisantes pour en assurer la pérénité. Là encore, j’aimerais souligner qu’arriver à ce niveau d’automatisation nécessite une expérience et des facultés non négligeables. N’est pas aussi efficace qui veut.

Bref, la méthode décrite est loin d’être une panacée, et ne s’adresse déjà pas à tout le monde.

Partant de ces constats, peut-on dire que le livre est une gigantesque arnaque ? S’est-il vendu si bien à cause de l’étroitesse d’esprit de millions de crédules ? Ce n’est pas ce que je suis en train de dire.

Vous allez vivre la vie de vos rêves, b**el ?

J’avoue avoir été tiraillé entre deux sentiments opposés tout au long de ma lecture. Car malgré mes critiques précédentes, je trouve que les conseils de M. Ferris en matière de marketing sont pétris de bon sens et forts avisés, même s’ils sont plus facile à énoncer qu’à mettre en œuvre.

Mais surtout, au delà de l’aspect « créez un business et vivez vos rêves facilement », il y a un message dans ce livre qui n’est pas inintéressant. Dans son ouvrage, Timothy dénonce cette vieille idée que le travail est une valeur en soi, et qu’il n’est pas condamnable de faire du travail sa raison de vivre. Il propose en fait plusieurs leçons pleines de sagesses. La richesse et la possession ne font pas le bonheur. Ne pas s’identifier à son boulot. Ne pas faire de son travail une activité par défaut. Ne pas se contenter d’une vie banale et médiocre. Ne pas oublier de vivre. Ne pas attendre de vivre, mais agir maintenant sans attendre le bon moment.

Finalement, la qualité du message spirituel délivré dans La semaine de 4 heures n’a pas à rougir devant les meilleurs ouvrages philosophiques.

Tim Ferris, génie du marketing

Que conclure de cette courte revue de l’ouvrage ? On peut penser ce qu’on veut de La semaine de 4 heures, mais il faut reconnaître à Timothy Ferris une qualité : c’est un génie du marketing. Il a su dissimuler son message spirituel de valeur dans un emballage rutilant, commercial et moderne d’ouvrage sur la richesse facile et immédiate pour tous.

La délégation à l’extrême, bosser quatre heures par semaine, ce ne sont que des prétextes, et s’arrêter à ces points serait faire preuve de mauvaise foi, ou passer à côté du véritable message.

Vous ne deviendrez probablement pas riche grâce à cet ouvrage, et je doute que vous puissiez vivre en ne travaillant que 4h par semaines. À vrai dire, je ne doute pas que Tim soit un forcené du travail qui bosse plus d’heures que quiconque lorsqu’un projet l’intéresse. La semaine de 4 heures reste néanmoins un ouvrage plein de valeur, terriblement motivant et exaltant, et transporte un message spirituel profond.

Reste à savoir si le lecteur sera suffisamment avisé pour percevoir le fond par delà la forme.

Avez-vous La semaine de 4h ? Qu’en pensez-vous ?

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Développement personnel Organisation

Gérez votre stress et arrêtez de courir tout le temps

Je suis sûr que vous adorez le stress. Vous adorez être sous pression, et courir partout du lever au coucher. Vous adorez les jours ou vous êtes tellement surmené que vous n’arrivez pas à trouver 5 minutes pour faire une pause et vous détendre. Vous adorez terminer vos journées de travail comme une grosse pelote de nerfs bien tendus.

Non ? Ah bon !? Vous voulez dire que vous aimeriez bien apprendre à ne plus vivre des journées comme ça ? Ça tombe bien, c’est ce que nous allons voir dans cet article.

Le stress, notre pain quotidien

Je dois bien admettre que parfois, nous menons des vies de dingues.Entre le boulot, les trajets, les gamins, les courses, la maison, on ne s’en sort plus. Nous avons tellement de choses à faire, tant de trucs à penser que la journée passe en un éclair, sans que nous ayions pu prendre une seule minute de repos. C’est le fameux syndrome du « Je n’arrête pas de courir partout ».

Cette pression constante est un facteur de stress important : sans même nous en rendre compte, nous nous épuisons, heure après heure, jour après jour, au risque d’approcher dangeureusement de la falaise du burn-out.

Enfin, je dis nous, je devrais dire vous, parce que pour ma part, il y a longtemps que j’ai appris à éviter ce genre de journée. Je déteste le stress, et j’ai développé de nombreuses stratégies pour en débarrasser ma vie, avec je dois dire un succès assez satisfaisant. Si vous aussi, vous voulez devenir un pro de la gestion du stress, suivez ces quelques conseils.

D’où vient cette sensation de courir tout le temps ?

Cela va peut-être vous surprendre, mais cette sensation d’urgence n’est pas toujours justifiée. Je connais des personnes qui ont cette impression alors qu’ils sont parfaitement improductifs. N’avez vous jamais découvert le soir, alors que vous n’aviez pas arrêté une seconde de la journée, que vous n’aviez finalement « rien eu le temps de faire » ?

À l’inverse, il vous arrive d’abattre des montagnes de travail et de rester serein et détendu le soir. Qu’est-ce que cela signifie ?

Il y a en fait plusieurs causes qui provoquent ce sentiment d’urgence :

  • vous faites trop de choses ;
  • vous faites trop de choses en même temps ;
  • vous ne prenez pas le temps de faire des pauses.

Mettez votre agenda au régime

Première cause du stress de l’urgence : vous en faites trop ! Votre journée ne compte que 24h, votre journée de travail ne compte que 7 ou 8h, et surtout vos ressources mentales ne vous permettent d’être 100% productif que 3 ou 4h par jour. Tenez vous compte de ces limites lorsque vous planifiez votre emploi du temps ?

C’est un constat personnel qui n’a aucune valeur statistique, mais j’ai l’impression que ce sont surtout les femmes qui sont victimes de ce problème : elles veulent à la fois être une super employée, une super maman, une super conjointe, une super maîtresse de maison, etc. Cela représente une montagne de travail quotidienne que beaucoup d’hommes considéreraient comme insurmontable1.

Il faut donc développer des stratégies pour réduire la liste quotidienne des choses à faire. Organisez des roulements entre voisines pour mutualiser les gardes d’enfants à tour de rôle. Exigez de votre homme et de vos enfants qu’ils accomplissent leur part de tâches ménagères2. Soyez un peu moins maniaque quand à la propreté de votre logis (dans une certaine mesure, tout de même). Négociez une journée de travail à domicile avec votre employeur pour économiser sur les temps de trajets. Apprenez à refuser les tâches qui ne vous concernent pas directement. Tout ce qui peut alléger l’emploi du temps est bon à prendre.

Une autre cause de suractivité réside dans la difficulté à faire la différence entre ce qui est important et ce qui est urgent. Parce qu’une tâche est urgente (elle doit être accomplie immédiatement) ne signifie pas nécessairement qu’elle est importante. Nous avons souvent tendance à privilégier les tâches ayant une brève échéance aux tâches vraiment importantes. Se dégager de cette tyrannie permet de se débarrasser de nombreuses tâches parasites.

Enfin, ce qui est important pour les autres n’est pas forcément important pour vous. Il y a peut-être des activités que vous pourriez laisser tomber, pour vous concentrer sur des tâches qui vous permettraient d’avoir une plus grande influence ?

Ces différents points sont le sujet de mon livre de développement personnel préféré, Priorité aux priorités, de Stephen R. Covey, que je vous recommande chaudement.

Forcez vous à ne faire qu’une chose à la fois

Jongler entre différentes tâches est le meilleur moyen de plomber son efficacité, tout en augmentant la charge mentale déployée.

L’attention humaine est mono-tâche. Vous ne pouvez vraiment vous concentrer que sur une seule action complexe en même temps.Chaque fois que vous êtes interrompu pendant un travail complexe, ou chaque fois que vous passez d’une tâche à l’autre, il vous faut quelques secondes à quelques minutes pour parvenir à vous concentrer vraiment sur ce que vous êtes en train de faire.

De plus, le cerveau conserve une trace des tâches non terminées. J’ai lu récemment une étude3 qui expliquait que des garçons de cafés expérimentés étaient capable de mémoriser un nombre impressionnant de commandes en cours. En revanche, ils ne gardaient aucun souvenir des commandes livrées et payées.

Plus vous avez de tâches entamées, plus votre cerveau travaille pour en conserver la trace, ce qui augmente la sensation stressante d’être dépassé. Si vous effectuez une tâche après l’autre, séquentiellement, alors votre esprit est plus disponible, vous êtes plus efficace et moins sous pression.

Si vous avez vraiment du mal à vous organiser pour n’effectuer qu’une seule chose à la fois, vous pouvez étudier diveres méthodes proposées par les gourous de l’efficacité personnelle. La plus célèbre est Getting Things Done (GTD), de David Allen. Cette méthode propose un système complet pour accomplir le plus de choses possibles de la manière la plus efficace. À vous de voir si cela vous convient.

Néanmoins, gardez à l’esprit qu’il est inutile de faire plus si c’est pour faire n’importe quoi. Mieux vaut aller à l’essentiel en simplifiant son emploi du temps, avant de chercher à gagner en productivité « brute ».

Faites des pauses

Soyons honnête : malgré tous ces bons conseils, il est inévitable que certaines journées soient plus remplies que d’autres. À moins de vivre dans une caverne, je doute que le syndrôme de la « journée de fou » puisse être définitivement éliminé. Pour autant, il existe une stratégie qui permet de supporter ce genre de journées relativement sereinement : il suffit de prendre des pauses.

Il existe différents types de pauses. D’abord, la micro-pause. Toutes les 4 ou 5 minutes, ou lors d’un changement de tâche, arrêtez ce que vous êtes en train de faire, fermez les yeux, détendez vous au maximum, et prenez deux ou trois inspirations bien profondes. Cela ne vous prendra pas plus de quelques secondes. Ça n’ai l’air de rien, mais essayez de le faire sur toute la journée, vous m’en direz des nouvelles.

Vient ensuite la pause prolongée. Elle doit durer entre 5 et 15 minutes, c’est la traditionnelle « pause café ». Essayez d’en prendre une en milieu de matinée, et une l’après-midi. Levez-vous, quittez votre poste de travail, déplacez-vous, faites des étirements, massez vous la nuque et les yeux, allez à la fenêtre pour regarder le plus loin possible, et surtout, surtout, ne travaillez pas. Perdre son temps sur Facebook n’est pas non plus une option satisfaisante.

Il peut sembler paradoxal de prendre des pauses alors que vous êtes surchargé. Toutefois, ces pauses sont salutaires, elles permettent de faire redescendre l’adrénaline, la pression et le niveau de stress, et vous permettront de rester efficace au maximum toute la journée.

Il est également important de ménager des périodes de transitions quand vous passez d’une activité à une autre. Par exemple, quand vous quittez le boulot pour rentrer chez vous, ne vous jetez pas immédiatement dans vos tâches ménagères ou les devoirs des enfants. Expliquez à votre famille que vous avez besoin de vous détendre un peu, et que vous serez de nouveau disponible d’ici dix petites minutes, mais pas avant. Profitez de ce moment pour caser une mini-séance de méditation.

Devenez un pro de la gestion du stress

Ces quelques petites stratégies de gestion du stress devraient vous permettre de ne plus subir ce genre de « journées de fou », qui devraient être l’exception et non la règle. Le stress n’est pas une fatalité, et vous n’avez pas à courir partout du matin au soir, même si nous avons souvent du mal à nous persuader que nous ne pouvons pas faire autrement.

Si vous voulez en savoir plus sur la gestion du stress, vous pouvez télécharger notre méthode complète pour en finir avec le stress. Vous y trouverez de nombreux conseils et techniques pour faire du stress un mauvais souvenir.

Au plaisir !

  1. Messieurs, si vous voulez un jour faire pleurer votre femme de bonheur, offrez lui des fleurs en lui expliquant que vous êtes impressionné par la masse de travail qu’elle abat chaque jour, et offrez lui de la soulager et prenant une part plus active aux tâches ménagères. Vous m’en direz des nouvelles. []
  2. La serpillère ou la porte ! []
  3. que je ne retrouve pas quand j’en ai besoin, comme d’habitude []
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Le secret pour tenir ses bonnes résolutions

Après avoir survécu à la fin du monde et aux fêtes de noël, nous voici reparti pour une nouvelle année, pleine de promesses et d’espoirs. Entre le foie gras et les bises piquantes de tatie Marcelle sous le gui, une autre tradition est solidement ancrée dans la période du nouvel an : celle des bonnes résolutions.

« Cette année, c’est décidé, j’arrête de fumer » ou « Cette année, je vais perdre du poids ». Qui n’a jamais entendu ses proches s’engager sur des objectifs aussi ambitieux ? Et surtout, qui n’a jamais cedé à cette pulsion de s’engager à améliorer sa vie ?

Nous savons tous que ce genre d’engagement est plus facile à prendre qu’à tenir, et nombreuses seront les bonnes résolutions qui seront bientôt abandonnées telles un sapin sans aiguilles après les fêtes.

Évidemment, ce ne sera pas le cas des lecteurs de Palsambleu ! Notre bonne résolution cette année sera de tenir nos bonnes résolutions ; voici comment faire.

Le secret de ceux qui tiennent leurs résolutions

Tenir ses bonnes résolutions n’est pas si difficile, quand on connaît le secret que je vous révèle maintenant. En fait, il suffit de ne pas compter sur votre motivation.

Le problème des bonnes résolutions, c’est qu’on les prend pour de mauvaises raisons : parce que c’est la tradition, et qu’on fantasme sur la puissance de notre volonté pour l’année à venir.

Désolé de vous décevoir, mais vous ne serez pas plus motivé pour perdre du poids en 2013 qu’en 2012. Ce genre d’engagement nécessite des actions dans la durée, il ne suffit pas de le décider à un instant T. Et il est trés difficile de rester motivé durant une période de temps trés longue.

Voilà pourquoi les gens qui comptent uniquement sur leur motivation échouent. Il faut utiliser d’autres techniques, que je vais vous expliquer maintenant.

Ne prenez pas de bonnes résolutions

La méthode la plus efficace pour tenir ses bonnes résolutions, c’est assurément de ne pas en prendre ! Cela ne signifie pas qu’il ne faille jamais chercher à s’améliorer, mais pourquoi attendre le nouvel an pour cela ?

Si vous êtes dans une démarche de développement personnel honnête, vous savez qu’il n’y a pas besoin de prétexte pour décider de changer de vie. Par conséquent, soit vous décidez de prendre de bonnes résolutions pour de bonnes raisons, dans une démarche sincère et réfléchie, soit… n’en prenez pas.

Prenez des résolutions réalistes

« Cette année, je vais arrêter de fumer, perdre 20 kilos et devenir ceinture noire de karaté » – Mais bien sûr ! Le meilleur moyen de ne pas tenir ses bonnes résolutions, c’est de prendre des engagements complètement irréalistes.

Il est tellement facile de dire qu’on veut perdre du poids, qu’on oublie facilement que tenir cet engagement est un peu plus difficile. Mieux vaut définir des objectifs réalistes, que vous avez une chance de tenir. Et surtout, évitez de prendre 50 bonnes résolutions en même temps. Concentrez vous sur un objectif, deux maximum, pour éviter de vous disperser.

Définissez des objectifs

Beaucoup de mes amis n’arrivent pas à tenir leurs bonnes résolutions parce qu’ils ne définissent pas d’objectifs concrets. Ils n’ont alors aucun moyen de mesurer leur progrès, aucune cible à atteindre pour diriger leurs efforts. Cela les démotive et ils abandonnent, dépités.

Une bonne résolution devrait correspondre à un objectif concret et mesurable. Ne dites pas « Je veux perdre du poids » mais « Je veux perdre 10 kilos d’ici à l’année prochaine ». Ne dites pas « J’arrête de fumer » mais « Je ne fumerai pas plus de trois cigarettes par jour ».

Découpez alors cet objectif global en objectifs intermédiaires : perdre un kilo en janvier, un en février, etc. Il est plus facile de réaliser plusieurs petits objectifs qu’un seul gros.

D’une part, le fait d’avoir un objectif concret vous motivera, parce que vous aurez une cible à atteindre. Ensuite, le fait d’avoir des objectifs mesurables vous permettra de mesurer vos progrès, et vous donnera des victoires à célébrer, ce qui entretiendra votre motivation.

Engagez vous publiquement

À partir du moment ou vous avez honnêtement et fermement décidé d’un objectif, engagez vous publiquement à le tenir. Parlez-en à votre famille et à vos proches, expliquez leur quelles sont vos bonnes résolutions, et demandez leur de surveiller vos progrès.

Il est beaucoup plus difficile de renoncer quand on s’est engagé auprès de quelqu’un, et il est beaucoup plus gratifiant de progresser quand vous n’êtes pas seul.

Utilisez le pouvoir de l’habitude

Nous avons tous une réserve de volonté et de motivation finie. Vous pourrez peut-être vous empêcher de fumer ou résister aux sucreries pendant quelques jours, mais il est impossible de souffrir ainsi plusieurs mois d’affilé. C’est pour ça qu’il ne faut pas compter sur sa motivation. Au lieu de ça, la méthode la plus efficace pour vous contraindre à faire quelque chose, c’est d’en prendre l’habitude.

Il est trés difficile de se contraindre à aller courir dehors quand il fait froid et gris. Mais si vous avez l’habitude d’aller courir tel jour à telle heure, alors c’est un acte qui ne demande quasiment aucune volonté : vous êtes en pilote automatique.

Pour tenir des bonnes résolutions, il faut donc prendre des habitudes bénéfiques qui vous aideront à atteindre vos objectifs : faire une heure de sport deux fois par semaine, faire des étirements chaque fois que vous avez envie de fumer, que sais-je encore ?

Comment prend-on des habitudes ? Le sujet remplirait un livre à lui seul, mais en général, faire quelque chose 30 jours d’affilé permet d’en prendre l’habitude.

Faites des périodes d’essais de 30 jours, et engagez vous sur des objectifs clairs et temporellement définis : du 15 janvier au 15 février, j’irai courir 30 minutes tous les jours de 7h à 7h30.

Il est plus facile de s’engager sur un tel objectif quand il est limité dans le temps, et une fois les 30 jours passés, l’habitude est prise, il devient beaucoup plus facile de continuer sur sa lancée.

Célébrez vos victoires

Célébrez vos petites victoires est un excellent moyen d’entretenir votre motivation, et c’est aussi pour ça qu’il vous faut des objectifs intermédiaires.

Chaque fois que vous atteignez un objectif, marquez le coup en le célébrant à votre manière : allez au restaurant, offrez vous un cadeau, organisez une soirée, annoncez le à vos amis, etc. Bref, donnez-vous une bonne tape sur l’épaule virtuelle : vous pouvez être fier de vous !

Ainsi, même si à la fin de l’année prochaine, vous n’avez pas tenu parfaitement vos bonnes résolutions, au moins aurez vous rencontré quelques victoires.

Rendez-vous l’année prochaine

Armé de ces bons conseils, je vous donne rendez-vous l’année prochaine pour discuter de vos réussites. Et vous, quelles sont vos bonnes résolutions pour cette année ?

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7 bonnes raisons de devenir indépendant

Si j’en crois mon entourage, nombreux sont ceux qui s’ennuient au boulot. Horaires imposées, collègues stupides et patron con, embouteillages matin et soir. La vie d’employé n’est pas toujours de tout repos.

Avez-vous déjà envisagé de passer à votre compte ? Cela fait en général peur à ceux qui ont été employés toute leur vie. Pourtant, il y a tellement de bonnes raisons de devenir indépendant que de plus en plus d’ex-salariés franchissent le pas. Et pourquoi pas vous ? Voici sept bonnes raisons de devenir indépendants.

1. Vous pouvez travailler à domicile

Après plusieurs années en tant qu’indépendant, pouvoir travailler à domicile me procure toujours un plaisir incroyable. Pas besoin de sortir dans le froid avant même le lever du soleil. Pas besoin de perdre des heures dans le métro, au milieu des autres zombies mal réveillés. Pas besoin de me taper des heures d’embouteillages. Le pied, je vous dis !

Mais attendez, ce n’est pas le seul avantage à travailler à domicile : songez que vous pourrez choisir de rester en pantoufles et pyjama toute la journée. Même si je ne le fais jamais parce que c’est assez mauvais pour la motivation, le simple fait de savoir que je peux le faire me procure un plaisir inoui.

En contrepartie, il est vrai qu’il faut trouver la motivation de se lever, de s’habiller, de commencer à bosser… Et d’arrêter de bosser à des heures raisonnables. On n’a rien sans rien.

2. Vous pouvez faire ce qu’il vous plait

Le fait est que lorsque vous créez votre boîte, vous pourrez choisir d’exercer le métier qui vous convient, puisque vous créez votre propre activité. Par définition, vous allez donc choisir un emploi qui vous plaît. Enfin, vous serez en mesure de vivre de vos passions !

Évidemment, il faut que cette activité soit rentable et vous permette de vivre. Il faut également noter que la gestion d’une entreprise nécessite du temps, ce qui n’est pas du goût de tout le monde. Mais ça, on n’y coupe pas.

3. Vous n’aurez pas d’horaires imposées

Rendez-vous compte ! Vous avez fini de bosser à 14 ? Vous pouvez vous barrer à 14h ! Quel salarié peut en dire autant ?

Si être enchaîné derrière un bureau du matin au soir n’est pas de votre goût, vous allez adorer être maître de vos horaires. À vous la liberté de bosser la nuit si c’est ce que vous préférez. À vous la possibilité d’aller chercher vos enfants à l’école, et de passer plus de temps avec votre famille.

Là encore, il y a des contreparties. D’abord, il faut arriver à se motiver pour bosser suffisamment et remplir le frigo. Et puis, il y a fatalement des coups de bourre qu’il faudra absorber. Enfin, comme vous bossez à domicile, la plupart des gens penseront que vous êtes disponibles, et vous demanderont des services comme si votre temps était gratuit. Remettez vite ces parasites à leur place, en leur expliquant qu’indépendant ou pas, vous bossez !

4. Vous pouvez gagner gros

Quand vous êtes en CDI, vous savez à peu de choses pres ce que vous allez toucher à la fin du mois. Et à moins de bosser 90 heures par semaine pour monter dans la hiérarchie, il vous sera difficile d’optimiser votre temps pour toucher un plus gros salaire.

Alors qu’en étant votre propre patron, vous êtes seul maître de fixer vos tarifs, et de travailler moins pour gagner plus. Si votre entreprise a du succès, vous pourrez toujours vous montrer intelligent, optimiser, automatiser et déléguer, et à vous les pépettes sans passer votre vie au boulot.

Évidemment, c’est plus facile à dire qu’à faire. Car être indépendant, c’est n’avoir aucun revenu garanti. Vous pouvez gagner gros. Mais vous pouvez aussi vous planter, et là, il faut avoir le porte monnaie bien accroché.

5. Vous n’avez plus de patron

Vous êtes indépendant ! Le connard de patron, maintenant, c’est vous !Fini les petits chefs qui vous cassent du sucre sur le dos et s’arrogent les mérites de vos actions. Fini le grand patron qui n’en rame pas une et engrange ses millions en stock-options. Vous êtes libre ! Libre !

Idem pour les collègues ! La vieille assistante de direction médisante ? Disparue ! Le stagiaire incompétent ? Envolé ! Le collègue lourdingue qui pue du bec ? Adieu !

Évidemment, ça signifie qu’en cas de problème, vous n’aurez personne sur qui vous appuyer. Sans personne sur qui rejeter la faute de vos erreurs, il faudra être prêt à assumer vos responsabilités. Et puis, fini les discussions autour de la machine à café. Vous êtes libre, mais vous êtes seul.

6. Vous allez apprendre énormément

Outre le fait que vous allez devoir être au top de votre domaine d’activité pour vivre de votre entreprise, vous allez également devoir étudier des sujets qui jusque là vous étaient inconnus : marketing, réseautage, comptabilité, gestion d’entreprises, etc.

Dans tous les cas, vous apprendrez bien plus en étant indépendant que salarié. Par contre, ce sera à vous de vous payez vos propres formations. Et oui !

7. C’est relativement simple

Aujourd’hui, devenir indépendant est relativement simple, d’un point de vue administratif. Vous pouvez trés bien tester une activité en devenant auto-entrepreneur1, et hop ! Paperasse limitée, démarches simplifiées, et le tour est joué !

Attention ! Ne commettez pas l’erreur de croire que ce genre de démarches est anodine ! Que vous le vouliez ou non, vous créez bel est bien une entreprise, et cela ne saurait se faire sans s‘être dûment renseigné sur les conséquencesavant. Si vous remplissez le formulaire « juste comme ça », ou que vous vous lançez sans un business plan bien établi, ou que vous souhaitez juste vous « faire un peu d’argent de poche », vous allez au devant de sérieux ennuis.

Pour obtenir le meilleur des deux mondes, vous pouvez également négocier un passage à temps partiel, ce qui vous assure une certaine sécurité tout en vous mettant le pied à l’étrier de l’indépendance.

En revanche, il vous faudra bien vous renseigner sur quelques questions, comme les mutuelles, retraites, responsabilité civile professionnelle, etc. Vous êtes indep, vous êtes seul au monde, n’oubliez pas.

Alors, faut-il se mettre à son compte ?

Une fois qu’on a fait le tri des clichés et fausses idées sur la création d’entreprise, on se rend compte que chaque système a ses avantages et inconvénients. À vous de voir ce qui vous convient le mieux, et le cas échéant, sauter le pas ?

  1. Je parle pour la France. Pour les autres pays, je ne sais pas. []
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Le top 10 des bonnes raisons pour détester Noël

Ah ! La période des fêtes de noël ! Joie, amour, bonheur… Ou pas ! Car Noël, c’est aussi l’occasion pour toute une communauté de grincheux de cracher leur aigreur à la face du monde en pestant contre cette « fête commerciale ».

Il est vrai que les occasions de détester les fêtes de fin d’année sont nombreuses. Allez, parce que je ne dédaigne pas moi aussi me laisser aller à quelques aigreurs, voici mon top 10 des bonnes raisons pour détester Noël.

Je déteste les chants de Noël

Et c’est reparti ! Tous les ans, pendant un mois, ma municipalité se croit obligée de diffuser des chants de Noël à grand renfort de hauts parleurs accrochés un peu partout. Je déteste ces musiques niaises et sirupeuses apparemment chantées par des chorales de jeunes ados prépubères sous acide.

D’autant que ces agaçantes mélodies, à cause de leurs sonoritées criardes et de leurs paroles naïves, ont tendance à s’implanter dans mon esprit pour ne plus s’en déloger. Je me surprend donc à chantonner « Il est né le divin enfant » au beau milieu des tâches les plus sérieuses, ce qui m’agace au plus haut point.

C’est d’ailleurs mon excuse pour céder à une autre tradition, la fameuse « cuite de noël ».

Je déteste les décorations de Noël

Ah ! Les fameuses décorations. Il fut un temps ou une élégante boule de faïence et une guirlande discrète disséminées dans une plante verte donnaient à un logement une atmosphère festive et bon enfant.

Aujourd’hui, la modération ne fait plus partie des préoccupations des amateurs de décorations de noël. Les toits et les jardins sont recouverts de guirlandes flashy, de lanternes clignotantes, de lutins en plastique et de bonhommes de neige en polystyrène. Tout pour épater le voisin. Je ne peux même plus sortir de chez moi sans avoir l’impression de me retrouver en boite de nuit des années 70.

Quand au sapin, il est tellement recouvert de boules en plastique et de petits anges à l’air stupide qu’on ne l’aperçoit même plus.

Je songe d’ailleurs à fonder le FNLSN, le Front National pour la Libération des Sapins de Noël.

Je déteste les pères noël en détresse

Vous avez forcément un voisin qui a cedé à cette stupide mode qui consiste à accrocher un père noël en plastique sur le rebord de son balcon. Je n’ai jamais vraiment compris l’intérêt de cette coutume, qui me paraît plutôt morbide.

En fait, chaque fois que j’aperçois l’un de ces monte-en-l’air, je crois voir un enfant en détresse sur le point de tomber. Mon caractère héroïque me pousse à crier « Non ! Attends ! Ne saute pas ! » en me précipitant pour secourir le malheureux. Je ne vous explique pas la honte quand je découvre mon erreur.

Je déteste offrir des cadeaux qui seront revendus juste après

Les cadeaux de Noël… Tant de souvenirs pénibles y sont associés ! Qui n’a jamais pleuré de rage en progressant à coup de poing dans une foule avide et déchaînée, pour finalement parvenir à atteindre l’horrible ours en peluche rouge que votre petite nièce oubliera une semaine après les fêtes ?

C’est un fait, je ne sais jamais quoi offrir. Qu’est-ce qui ferait plaisir à ma grand-mère ? À quoi peut bien rêver un jeune homme de six ans ? Je n’en sais fichtre rien.

Mais comme la tradition exige que l’on offre des cadeaux, et que celui qui ne cède pas à cette tradition sera taxé d’égoïste gauchisant, je me résoud à trouer mon compte en banquepour acheter des absurdités qui ne feront plaisir à personne et seront revendu sur ebay juste après.

Pour me venger, j’achète les cadeaux les plus moches possibles.

Je déteste recevoir des cadeaux que je n’oserai pas revendre

Comme si faire des cadeaux ne suffisait pas ! Il faut encore en recevoir. Vous n’imaginez pas l’angoisse qui m’étreint chaque fois que je déballe un paquet. « Qu’est-ce que ça va être ? Encore un truc inutile ! Et il va falloir prétendre que c’est une excellente idée ». Puis, le sourire pincé et hypocrite de celui qui a reçu un truc moche et encombrant et qui joue la comédie pour ne pas froisser mémé.

En plus, mes grands parents surveillent mon compte ebay pour s’assurer que je ne revende pas les cadeaux qu’ils m’ont offert. Je suis condamné à garder les horreurs qu’ils m’infligent. Les sadiques !

Je déteste qu’il ne neige que chez les autres

La neige fait partie de la magie de Noël. Tous mes souvenirs d’enfance remontent à la surface quand je contemple les collines immaculées, les batailles de boules de neige et la carotte en guise de nez sur les gros bonhommes de neige.

Sauf que moi, j’habite dans une région ou il ne neige jamais. En tout cas, pas à Noël. Je dois donc subir les images de villages enneigés, les luges et les igloos, alors que chez moi, il flotte !

Pareil pour la cheminée. Qui peut résister à l’odeur du bois qui s’enflamme, aux craquements des bûches et à la douceur réconfortante d’un week-end à lire au coin du feu ? Si seulement j’avais une cheminée…

Je déteste tuer des bébés arbres

J’ai beau faire, je ne comprends pas le plaisir qu’il peut y avoir à installer un petit sapin dans son salon. C’est quand même un bébé arbre mort, non ? Et si des sapins zigouillaient votre enfant pour le placer dans leur forêt en guise de décoration ? Et s’ils poussaient le vice jusqu’à décorer son petit cadavre sanguinolant avec des guirlandes ? Vous trouveriez ça drôle ?

Je déteste prendre de bonnes résolutions

Je me dis parfois que j’aimerais bien toucher deux mots à l’abruti qui a décreté qu’il fallait prendre de bonnes résolutions pendant les fêtes.

Je déteste prendre de bonnes résolution, pour deux raisons :

  1. Ça me rappelle que j’ai des défauts à corriger, ce qui m’agace, puisque j’ai tendance à me voir comme un être parfait ;
  2. Ça me rappelle que je n’ai pas tenu mes résolutions de l’an dernier, et qu’en plus d’avoir des défauts, je n’ai aucune volonté ;

C’est vraiment une tradition idiote.

Je déteste les repas de famille

Parfois, je me pose la question : qu’ai-je donc de commun avec tous ces gens que je vais devoir supporter pendant quatre heures à table ? Qu’y a-t-il de pire qu’un repas de famille (à part un repas avec la… belle-famille) ?

D’abord, il faut supporter les radotages de la mamie gateuse, qui vous prend encore pour un gamin de quatorze ans. Ensuite, le stress de maman qui court partout en criant des ordres d’une voie aigue, et qui s’engueule avec beau-papa parce qu’il a laissé crâmer la dinde. Et puis il y a tatie Henriette qui ne peut pas s’empêcher de lancer la discussion sur des sujets politique, pour être bien sûre que tout le monde s’engueule, quand ce n’est pas l’oncle René qui étale sa science en expliquant pour la n-ième fois les origines de la fête de Noël. Mais le pire, c’est quand le cousin Gaston, bourré, commence à raconter des blaguessalaces devant les enfants. Ambiance garantie !

Forcément, pour compenser, je picole et m’empiffre. Ça n’est pas trés raisonnable, mais ça fait passer le temps.

Non, vraiment, je ne peux pas supporter tous ces faux-culs, tout sourire à l’extérieur, mais qui ne peuvent pas vous supporter. Et le pire, c’est qu’ils pensent la même chose de moi !

Je déteste les gens niais et heureux

Je ne comprends pas pourquoi cette horrible période des fêtes de fin d’année peut rendre certaines personnes aussi joyeuses. Nous avons tous un collègue ou un ami qui ne peut pas s’empêcher d’arborer un stupide bonnet rouge à grelot, et qui insiste à longueur de journée pour que nous « nous aimions les uns les autres ».

C’est un fait, les gens heureux deviennent niais et sirupeux. Le contraste me fait paraître encore plus morose.

Cela fait beaucoup de bonnes raisons de détester les fêtes de Noël. Mais je crois que le pire, pendant les fêtes, ce qui m’insupporte le plus, ce qui me hérisse le poil, ce qui me donne le plus envie de râler, c’est… les gens qui détestent Noël.

Et vous, quelles sont vos bonnes raisons pour détester noël ?

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Développement personnel Sculpture de Soi

Un guide concis et pratique contre le stress

De nombreux lecteurs découvrent ce blog via Google grâce à des recherches sur le thème du stress. Il est vrai que ce sujet a déjà été abordé dans ces colonnes. J’ai parlé par exemple des effets du stress sur la santé, et donné plusieurs astuces pour lutter contre le stress et l’anxiété.

Pourtant, de nombreux lecteurs me contactent pour me poser des questions relatives à des problèmes de stress. C’est pourquoi j’ai réfléchi à un moyen d’aborder le sujet plus en profondeur, afin d’aider au maximum celles et ceux qui se sentent débordés par l’anxiété.

Je vous présente donc en exclusivité mon nouveau projet : la création des guides Palsambleu, des ebooks concis et pratiques pour aborder son développement personnel en profondeur.

Et à tout seigneur tout honneur, le premier guide aura pour thème le stress. Il me reste énormément de travail, mais je lance cette page afin de mesurer l’intérêt des gens, et d’orienter le travail afin de vous proposer la meilleure qualité possible.

N’hésitez pas à me contacter, en commentaire ou en privé, pour me donner votre avis, ou pourquoi pas, vos témoignages sur le thème du stress.

Au plaisir !

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Et si vous arrêtiez d’attendre le bon moment ?

« Ce n’est pas le bon moment ». Est-ce que cela ne vous agace pas d’entendre cette phrase ? Peut-être même la prononcez vous, parfois ? Chaque fois que j’entends ça, je suis désespéré pour la personne qui est en face de moi.

« J’aimerais me mettre à mon compte et devenir auto-entrepreneur, mais ce n’est pas vraiment le bon moment, avec les gosses, tu comprends… »

« J’aimerais acheter un voilier et partir faire le tour du monde, mais avec la crise, ce n’est pas vraiment le moment… »

Le bon moment ne vient jamais

Nous avons tous des rêves et des projets d’envergure. Et tous, nous avons des obligations, des hauts et des bas, des gamins, un boulot, des occupations, des rendez-vous, des crédits, etc. Évidemment, nous sommes tentés de remettre nos grands projets à plus tard. Pas de chance, ces projets sont justement ceux qui nous rendraient heureux, parce qu’ils correspondent à ce que nous voulons vraiment.

Dans 95% des cas, ce n’est qu’une excuse, que nous invoquons parce que nous avons peur de nous lancer. Alors, nous préférons nous réfugier dans le fantasme : un jour, je ferai le tour du monde. Un jour, je créerai ma boite. Un jour, j’apprendrai à jouer du piano, etc.

À force de toujours remettre la réalisation de ses rêves à plus tard, on fini par s’apercevoir qu’on n’a rien accompli, que le temps passe, et oh ! Suprise ! Ce n’est toujours pas le bon moment.

Que sont devenus vos rêves ?

Voici mon avis : ce n’est jamais le bon moment. Si vous ne partez pas faire le tour du monde aujourd’hui, vous n’irez jamais. La seule solution, c’est d’agir maintenant. Posez vous la question : qu’est-ce que vous pourriez faire aujourd’hui qui vous rapprocherait de votre but ? Vous voulez faire le tour du monde ? Décrochez votre téléphone pour prendre rendez-vous avec un vendeur de bateaux. Vous voulez vous installer à votre compte ? Allez donner aujourd’hui votre démission.

Agissez dés maintenant. Vous trouverez les ressources nécessaires et les solutions aux problèmes ensuite. Mais arrêtez d’attendre le bon moment, il ne viendra jamais.

La différence entre ceux qui vivent la vie de leur rêve, et ceux qui vivotent en attendant la retraite, c’est que les premiers agissent dans l’instant. Et vous, dans quelle catégorie vous situez-vous ?

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Et si le gros con, c’était vous ?

Nous sommes entourés de gros cons. C’est en tout cas ce qu’il faut penser si l’on en croit mon entourage.

Si on leur pose la question, la plupart des gens répondront qu’ils fréquentent beaucoup de connards. Par contre, bien peu reconnaissent faire eux même partie de cette catégorie.

Tout le monde fréquente des cons, mais personne ne l’est. Il y a là une bizzarerie mathématique. Où sont donc passés tous ces cons ?

« Ces cons ne savent même pas qu’ils sont cons », direz vous peut-être ? Mais vous vous doutez bien que tout le monde pense exactement la même chose, n’est-ce pas ?

Et si le gros con, c’était vous ?

On est toujours le con de quelqu’un

Loin de moi l’idée de vouloir vous insulter. Je sais en effet que les lecteurs de Palsambleu ! représentent la fine fleur de l’élégance et de la distinction.

Toutefois, toute personne sincèrement intéressée par son développement personnel se doit de se poser la question au moins une fois. Suis-je un gros con qui s’ignore ?

Personne ne veut être un gros con, et même les cons avérés nient faire partie de cette catégorie. Les cons ignorent-ils leur condition ? Ou bien se contentent-ils de la nier ?

Et si les cons ne se rendent pas compte de leur état, comment pourriez vous savoir si vous êtes vraiment con ou pas ? Pas de panique ! Je suis là pour vous aider.

Alors docteur ? C’est grave : vous êtes con !

Voici une série de question et d’affirmations. À chaque fois, répondez par oui ou par non, et notez votre nombre de oui et de non. Rendez-vous plus bas pour lire les résultats.

  • Vous pensez que vous êtes entourés de cons ;
  • Vous êtes absolument certain de ne pas être un gros connard ;
  • Vous êtes toujours aimable avec vos supérieurs, mais vous pensez que vos subordonnés ont parfois besoin d’être brusqués pour être efficaces ;
  • Vous êtes trés sûr de vous ;
  • Vous aimez critiquer et dire du mal d’autres personnes en leur absence ;
  • Vous pensez que vos réussites ne dépendent que de vous, mais vos échecs ont toujours une cause extérieure ;
  • Vous n’avez jamais tort et par conséquent, vous ne ressentez jamais le besoin de vous excuser ;
  • Vous pensez qu’il est sain de piquer une bonne colère de temps en temps ;
  • Vous pensez que vous êtes entourés d’incapables ;
  • Vous avez trés souvent l’impression de pouvoir faire mieux que les autres ;
  • Vous n’hésitez pas à insulter ou humilier une personne qui l’a bien mérité ;
  • Vous ne pouvez pas faire confiance aux gens qui vous entourent ;
  • Quand vous entrez dans une pièce, si les gens partent, c’est parce que vous les intimidez ;
  • Vous n’êtes jamais invité chez vos collègues ;
  • Vous pensez qu’on peut généraliser certaines qualités / défauts à des populations entières (les arabes, les immigrés, les homos, etc.) ;
  • Vous êtes contre le droit au mariage pour les couples homosexuels ;
  • Vos phrases contiennent souvent l’expression « Ces gens là » ;

Avez-vous répondu à toutes les questions avec franchise et honnêteté ? Si vous avez obtenu plus de 4 ou 5 « Oui », je crois bien que j’ai une mauvaise nouvelle pour vous…

Pourquoi est-ce si dur d’admettre que vous êtes un con ?

Avant d’aller plus loin, peut-être convient-il de définir ce qu’est un con ? On utilise parfois ce terme pour définir un idiot, mais ce n’est pas vraiment la définition qui nous intéresse. Un con n’est pas non plus un beauf, car la « beaufitude » désigne plutôt une vacuité, et on trouve des cons trés cultivés.

Dans Objectif Zéro Sale Con, Robert Sutton ne définit pas les cons par leur qualité, mais par leurs actions. L’auteur considère qu’un con est une personne qui à des comportements de nature à humilier, agresser, démoraliser ou rabaisser les gens avec qui il entre en contact, et surtout un con s’attaque principalement aux plus faibles.

Une autre caractéristique que me paraît indissociable du con, c’est le sentiment de supériorité. Le con se croit au dessus de la masse des crétins qu’il méprise. Il a par conséquent une trés haute opinion de lui même. Or, des études sociologiques ont montré que nous souffrons en général d’un biais de perception, et que nous avons tendance à nous voir sous un jour beaucoup plus favorable et clément que la réalité.

C’est d’ailleurs un mécanisme bien connu des charlatans de tous poils qui l’utilisent pour dire la bonne aventure.

En résumé, être persuadé de ne pas être un gros con est l’une des caractéristiques principales des gros cons.

Être un connard est un handicap

Pourtant, être un gros con n’a que peu d’avantages, et beaucoup d’inconvénients. Voyez plutôt.

Les gens vous craignent

À force d’humilier et de rabaisser les autres, ceux-ci apprennent à vous éviter et à vous craindre. Cela ne veut pas dire qu’ils ne vont pas vous torpiller dans votre dos à la première occasion.

Vous vivez dans le déni

Personne n’ose vous apporter les mauvaises nouvelles, et tout le monde se tient à carreau en votre présence, pour éviter d’attirer votre attention. Votre vision de la réalité est donc complètement biaisée. Jusqu’au jour ou la réalité vous ratrappe.

La liste de vos ennemis s’allonge

À force de vous comporter comme un enfoiré, la liste des gens qui ont quelque chose à vous reprocher d’allonge. Vous pouvez être certain qu’à la première occasion de vous rendre la monnaie de votre pièce, vos ennemis ne se priveront pas.

Vous êtes seul

Peut-être avez vous l’impression d’être apprécié et respecté, parce que votre entourage vous lèche les bottes et reste courtois par peur et intérêt. Mais si vous êtes vraiment un gros con, le jour ou il vous arrivera une tuile, vous pouvez être certain que personne ne lèvera le petit doigt pour vous aider. Vous serez seul. Terriblement seul.

Vous êtes inefficace

Dans un cadre professionnel, des études ont montré que les équipes dans lesquelles règne un climat de peur et de stress sont beaucoup moins efficaces que celles ou confiance et collaboration sont les maîtres mots.

Vous êtes manager ? Vous avez l’impression d’être efficace, parce que dés que vous entrez dans une pièce, tout le monde à l’air de bosser à fond ? Je vous assure qu’en votre absence, c’est une autre histoire. Au contraire, les employés qui subissent des gros cons sont bien plus susceptibles de se rendre coupable de sabotage.

Vous préparez la mort de votre couple

Une relation de couple épanouissante devrait être basée sur la tendresse et le respect mutuel, qualités dont vous ne faites pas preuve si vous êtes vraiment un gros con. En ne rendant pas votre partenaire aussi heureux qu’il pourrait l’être, vous vous privez vous même des plus grandes joies qu’offre une vie de couple réussie.

Vous êtes entouré de sales cons

Si l’on dit souvent que les contraires s’attirent, il n’en est pas moins vrai que les gros cons ont tendance à s’agglutiner en grappes. Si vous êtes un gros con, il est donc probable que vous soyiez entouré d’autres gros cons, avec toutes les conséquences désagréables et dangereuses que cela engendre.

Vous êtes en sursis

Désolé de vous le dire, mais les gros cons ne sont plus à la mode. De plus en plus d’études et de livres démocratisent l’idée que les gros cons n’ont pas à être tolérés, et sont nuisibles pour leur entourage comme pour les résultat de l’entreprise.

Peut-être que votre comportement vous a permis de gravir les échelons de la hiérarchie pour arriver à une position de pouvoir. Mais les temps changent, et ce même comportement pourrait trés bien être la cause de votre perte demain. Songez-y !

Comment arrêter d’être un gros con ?

Découvrir que l’on est un gros con est douloureux, et la guérison nécessite une remise en question drastique. Voici quelques conseils qui peut-être vous permettront de faire quelques progrès.

Le reconnaître, c’est faire le premier pas

Nombreux sont les gros cons qui nient leur état. Accepter la vérité, et admettre que vous avez un problème est assurément la première étape sur le chemin de la guérison.

Si vous êtes prêt à reconnaître que votre comportement n’est pas toujours adéquat, et que vous décidez de changer pour de bon, profitez-en pour faire un check-up complet. Listez les comportements que vous aimeriez modifier, les réactions que vous aimeriez susciter, et fixez vous des objectifs.

Arrêtez de penser qu’être un gros con est cool

Si certains enfoirés s’ignorent, d’autres en sont bien conscient, et en sont même fier. Toutefois, peut-être fait-il préciser les faits suivants : 1) On peut avoir de l’autorité sans être con. 2) On peut s’affirmer sans être con. 3) On peut être performant sans être con. 4) On peut avoir du succès sans être con. 5) On peut avoir du charisme sans être con. Etc.

Bref ! Quoi que vous en pensiez, être un gros con n’est pas une qualité, et ne peut que vous désservir.

Arrêtez de fréquenter des gros cons

Il faut bien reconnaître que la connerie est souvent contagieuse. Le fait étant que les cons se soutiennent mutuellement, il est difficile de changer si vous baignez dans un environnement peuplés d’enflures.

Essayez de vous rapprocher de personnes plus ouvertes, plus modérées, plus réfléchies, plus gentilles, bref ! Moins connes…

Évidemment, ce ne sera pas facile au début, car les gens fuient les cons comme la peste, surtout si vous êtes catalogué comme tel. Il faudra montrer patte blanche, et faire preuve de patience.

Changez votre vision des autres

Les gens ne sont pas automatiquement des gros cons parce qu’ils vous ont contrarié, ou commis une erreur. Oui, parce qu’avoir des avis trés tranchés et juger sur des informations supercificelles est une autre caractéristique du connard. Au lieu de cataloguer les autres, pourquoi ne pas laisser le bénéfice du doute ? Après tout, vous même êtes certainement moins parfait que vous ne voudriez le laisser entendre.

Essayez de voir le bon côté des gens. Attachez-vous à leurs qualités, plutôt qu’à leurs défauts. À ce qui vous rassemble, plutôt qu’à ce qui vous différencie. Ne soyez pas trop prompt à juger, et évitez d’émettre des critiques négatives à tout bout de champ.

Pensez gagnant − gagnant

Le con pense souvent que pour gagner, les autres doivent perdre. Pour monter dans la hiérarchie, il doit écraser les autres. Pour avoir des résultats, il voit ses collègues comme des concurrents.

Et si vous changiez de paradigme ? Et si vous tentiez l’approche gagnant − gagnant ? Le principe est simple : partez du principe que vous gagnerez plus si tout le monde gagne.

Cela vous amènera à adopter une approche collaborative plutôt que compétitive. À mettre en valeur vos collègues plutôt qu’à les enfoncer. À travailler en équipe plutôt qu’en individualiste. À penser un peu moins à vous, et un peu plus aux autres. Et qui sait, peut-être les résultats dépasseront-ils vos espérences ?

Lisez Palsambleu !

Sans blague ! Ce blog regorge de bons conseils sur le développement personnelAbonnez-vous pour ne rater aucur article.

Pratiquez au quotidien

Arrêter d’être un gros con nécessite des efforts quotidiens. En guise d’exercice, vous pouvez par exemple vous forcer à reconnaître que vous avez eu tort au moins une fois par jour. Vous pouvez aussi vous contraindre à présenter des excuses, à propos de n’importe quoi, au moins une fois par jour.

Ce genre d’exercice quotidien vous aidera à inscrire votre guérison dans la durée, et à ne pas perdre de vue vos objectifs.

Nous avons suffisamment de gros cons

J’espère qu’un lecteur ne se sera senti insulté par ce billet, car ce n’est pas l’enjeu. J’espère également vous avoir convaincu qu’être un gros con, ce n’est pas sexy ni efficace.

La prochaine fois que vous aurez envie de prononcer un truc du genre « Mais quel gros con celui-là » ou « Quelle conne ! », résistez à cette impulsion pendant quelques secondes, et posez vous la question : Et si le gros con, c’était moi ?

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Amour/ Couple

Victime d’infidélité ? Que faire ?

Que serait un blog sur le développement personnel qui n’aborde pas quelques situations pratiques ? Aujourd’hui, j’ai eu envie d’aborder un sujet qui peut malheureusement concerner tout le monde : être victime d’infidélité.

Peu de situations sont plus douloureuses et source de stress que de découvrir que vous êtes trompé(e). Certains couples y survivent, d’autres non, mais l’impact ne peut qu’être important sur vous et votre vie de couple.

Que faire lorsque vous découvrez que votre partenaire a (ou a eu) une aventure extraconjugale ? Comment réagir ?

Surmonter l’infidélité

Confiance et respect mutuel sont les briques élémentaires qui permettent de bâtir une relation sur le long terme. Si l’on voulait filer la métaphore, on pourrait dire qu’une infidélité représente un grand coup de masse dans le mur.

Lorsque vous découvrez qu’il ou elle vous trompe, il est normal de vous sentir trahi(e), révolté(e), désemparé(e). La personne en qui vous aviez le plus confiance est infidèle et a abusé de cette confiance, vous êtes naturellement emporté(e) dans un torrent d’émotions violentes.

Attention à ne pas prendre de décision définitive sous le coup de l’émotion, car celle-ci est mauvaise conseillère. Bâtir un couple est un investissement sur le long terme, et dans l’état ou vous êtes, vous pourriez dire ou faire des choses que vous regretteriez.

Évidemment, il est normal d’être furax(e). Remettez simplement les décisions importantes à plus tard, le temps de mettre de l’ordre dans vos pensées, et d’y voir plus clair dans vos émotions. Après tout, il n’y a pas d’urgence.

Si vous le pouvez, éloignez-vous quelques jours de la personne fautive (ou renvoyez-là chez sa mère). Ne pas la voir tous les jours vous aidera à prendre un peu de recul.

Il va falloir ensuite se poser quelques questions, pour ensuite parvenir à des décisions.

Quelles sont les clauses du contrat ?

Dans chaque couple il y a un contrat, tacite ou explicite, qui régit les aventures extraconjugales.

Certains couples s’autorisent ouvertement à aller voir ailleurs quand l’envie leur en prend, et ne s’en portent pas plus mal.1

D’autres s’accordent l’un l’autre une petite aventure occasionnelle.

D’autres encore sont trés clair : la fidélité est une condition sine qua non à la pérénnité du couple.

Dans les relations amoureuses comme dans les relations commerciales, il est toujours mieux lorsque le contrat est explicite dés le départ. Il me paraît important, au début d’une relation, de discuter de vos points de vue respectifs sur l’infidélité, qu’accepterez-vous ou non, et que ferez-vous en cas de rupture du contrat ?

Note bonus : si vous n’avez pas la même vision des choses dés le départ, vous pouvez vous attendre à de sérieuses déconvenues…

Toutefois, à défaut d’avoir été exprimée, la règle est que la fidélité est de mise, et les aventures extraconjugales prohibées.

Quelle est la gravité de l’acte ?

Il faut également se poser la question de la gravitée de l’acte. Évidemment, dans la perspective d’un couple, tromper quelqu’un est toujours grave. Néanmoins, comme pour n’importe quel délit, il peut-y avoir des circonstances atténuantes à prendre en compte.

Ainsi, une seule coucherie « accidentelle »2 en état d’ivresse après 15 ans de vie de couple satisfaisante n’aura pas la même portée qu’une aventure extraconjugale préméditée et régulière.

Ce sont des éléments à prendre en compte pour juger de la bonne foi de votre partenaire, et de sa motivation réelle à s’amender pour éventuellement tenter de rebâtir quelque chose.

Attention, j’ai parlé de « circonstances atténuantes »3, et pas d’excuses. Quelle que soit la situation, une infidélité est une faute grave, et il est important que le ou la fautif(ve) s’en rende compte.

Attention aux mauvais conseils

Il est naturel et bénéfique de s’épancher auprès de ses proches pour chercher conseils et réconfort. Attention aux conseils que vous pourriez recevoir. Comme le dit justement le proverbe, les conseilleurs ne sont pas les payeurs.

Et méfiez-vous, car un(e) ami(e) trompé(e) par un(e) infidèl(e) est une aubaine pour les amateurs de potins et ragoteurs invétérés4.

Vos ami(e)s ne sont peut-être pas pas les personnes les plus aptes à jauger la situation. Leur jugement peut être biaisé par leur solidarité envers vous, et par leur méconnaissance de la situation. Et puis, ce ne sont pas eux qui auront à subir les effets des décisions qu’ils vous préconisent.

Quoi qu’on vous recommande, prenez votre propre décision : c’est votre vie, après tout.

Décider

Schématiquement, la décision qui vous incombe est assez simple. Vous pouvez décider de mettre fin à la relation. Ou vous pouvez décider de la poursuivre.

Rompre

Sans respect ni confiance, il ne peut y avoir de relation satisfaisante. Tromper son partenaire est une faute grave, qui peut justifier une rupture.

La réciprocité est également une des clés du succès d’un couple : vous êtes en droit d’attendre fidélité et respect de la part de votre partenaire, dans la mesure ou ce sont des qualités dont vous-même faites preuve5.

Et puis, en matière de respect, on n’est jamais mieux servi que par soi même. J’entends par là que si vous ne vous respectez pas vous-même, vous ne serez pas en mesure d’attendre du respect d’autrui. Avoir du respect pour soi, c’est aussi ne pas accepter que l’on abuse de votre confiance.

En définitive, si vous pensez sincèrement que vous ne serez plus en mesure de construire une relation satisfaisante avec votre partenaire, basée sur la confiance, le respect et la réciprocité, peut-être une rupture est-elle la solution la plus avisée ?

Vous pourrez ensuite accorder à cette raclure tout le mépris qu’elle mérite6.

Reconstruire

Une relation de couple se bâtit sur le long terme. C’est un investissement de tous les jours, une aventure faite de hauts et de bas. Dans certains cas, une infidélité n’est qu’un accident de parcours, grave certes, mais surmontable.

Évidemment, il ne s’agit pas de minimiser la chose. Tromper son partenaire est une faute gravissime. Quelle que soit votre décision, l’infidèl(e) va devoir sérieusement ramer pour s’amender, non mais oh !

Il est important que l’autre comprenne qu’il ou elle vous a blessé, et que son comportement va avoir un impact important sur votre vie à deux. C’est à vous d’exprimer clairement vos sentiments, et d’exiger un positionnement ferme sur un certain nombres d’engagements de la part de votre partenaire.

Attention, si vous décidez de reconstruire une relation, il faut que ce soit une décision à deux. Quels que soient les décisions, les conditions, les arrangements, ils doivent naître d’une discussion commune, franche et honnête, et être compris et acceptés pleinements par les deux parties, dans l’intérêt commun.

La tentation est grande de profiter de la culpabilité de votre partenaire pour lui imposer certaines décisions auxquelles il ou elle ne souscrit pas pleinement. C’est pourtant le meilleur moyen de ne corriger que les symptomes sans s’attaquer aux vrais problèmes.

Vous ne pourrez reconstruire avec succès sans tirer un enseignement de ce qui vient de se passer. Une infidélité est en général un symptôme qui indique des problèmes plus profonds dans une relation. Quels sont-ils ? Auraient-ils pu être évités ? Qu’auriez-vous pu faire différement ? Comment allez-vous faire en sorte que cela ne se reproduise plus ?

Dans tous les cas, rebâtir une relation est un processus douloureux, et qui prend du temps. Il vous faudra faire le deuil de cet événement, et à un moment ou à un autre, faire confiance à nouveau. Qui sait, ce nouveau départ est peut-être une chance ? L’occasion de vous retrouver en tant que couple ?

Cela dit, méditez bien cet adage : « Pardonne, mais n’oublie pas ».

Tourner la page

Quelle que soit votre décision, il vous faudra bien un jour tourner la page de cet événement. La vie est trop courte pour alourdir vos pensées d’une rancoeur excessive.

Dans tous les cas, respectez-vous, ne tolérez pas qu’on vous manque de respect, et continuez d’avancer avec droiture, l’important étant de faire les choses justes pour ne pas avoir de regret sur votre lit de mort.

Au plaisir !

  1. J’entends, autorisent l’autre, bien évidemment []
  2. notez bien les guillements []
  3. là encore, notez bien les guillements []
  4. catégorie que j’associe bien volontairement à des charognards []
  5. n’est-ce pas ? []
  6. mais pas plus []
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Compétences sociales

Vous ne savez pas vous présenter

Si je vous pose cette simple question : « Qui êtes-vous ? », saurez-vous me répondre du tac-au-tac ?

Sous son apparence banale et simpliste, cette interrogation est en fait fort complexe.

Avez-vous remarqué, lors d’une nouvelle rencontre, que l’on pose toujours les mêmes questions « Quel est votre nom » et « Que faites vous dans la vie ? », comme si connaître mes noms et activités professionnelles permettait de me connaître entièrement.

Pourtant, il-y-a tellement de choses qu’on ignore, quand on ne connaît que le métier d’une personne.

Savez-vous vous présenter ?

C’est un constat : en règle générale, lorsque vous rencontrez quelqu’un, vous ne posez que rarement des questions intéressantes. Chaque humain est un être d’une complexité infinie, parfaitement unique, et vous vous contentez de vous enquérir de sa profession. Tristement banal.

Et l’inverse et vrai. Vous ne savez pas vous présenter. À part votre nom et votre métier, vous n’arrivez qu’exceptionnellement à donner d’autres informations pertinentes pour aider votre nouvelle rencontre à mieux vous connaître.

Pourtant, savoir se présenter est une compétence qui me parait importante. Dans le cadre professionnel, en soirée, pour séduire lors d’un speed dating, etc., toute rencontre commence en général par une présentation.

Comme c’est vendredi, je vous propose en guise d’exercice de réfléchir à votre pitch personnel. Imaginez que vous deviez vous « vendre » en quelques phrases, quels éléments voudriez vous mettre en avant ? Sauriez-vous, en deux minutes, résumer qui vous êtes, et donner envie à l’autre de vous connaître mieux (ou d’acheter votre produit) ?

Qu’est-ce qui vous définit

Vous n’êtes pas votre travail, vous n’êtes pas votre compte en banque, vous n’êtes pas votre portefeuille, ni votre putain de treillis.
Fight Club, Tyler Durden

Avant d’expliquer aux autres qui vous êtes, peut-être faut-il que vous vous posiez vous même la question, car bien des gens ont du mal à définir leur propre identité. Se demander « Qui suis-je » reviens à se poser la question « Qu’est-ce qui me définit ? ». Alors, est-ce que c’est…

  • Votre métier ?
  • Votre histoire ?
  • Votre enfance
  • Vos passions ?
  • Votre famille ?
  • Vos valeurs et principes ?
  • Vos idées ?
  • Votre culture
  • Votre nationalité ?
  • Votre ethnie ?
  • Vos talents ?
  • Votre apparence ?
  • Vos vêtements ?
  • Vos expériences ?
  • Vos fantasmes ?
  • Vos projets ?
  • Vos rêves ?
  • Vos peurs ?
  • Vos tics et manies ?
  • Vos coups d’éclats ?
  • Vos voyages ?
  • Vos erreurs ?

La liste est encore longue. Alors, qu’est-ce qui vous définit ? Et bien, probablement un peu de tout ça ! Vous voyez que cela fait beaucoup d’éléments qu’on pourrait mettre en avant.

Lorsque je rencontre des gens, j’aime bien leur poser des questions un peu inhabituelles, du genre « Bon, et vous avez des talents particuliers ? » ou « Alors, quel est votre défaut préféré ? ». Essayez, vous verrez c’est amusant.

Mais revenons à nos moutons…

Les caractérisques d’un bon pitch

Pour remplir son rôle, un bon pitch doit à mon avis répondre à certains critères.

Être sincère

Vous êtes en train de vous présenter. Soyez sincère. Je ne dis pas qu’il ne faille pas vous montrer sous votre meilleur jour, mais n’allez pas jusqu’à mentir en donnant une fausse image de vous.

Être engageant

Donnez envie à votre interlocuteur (trice) de vous connaître plus avant. Soyez-donc engageant et dynamique, souriez, redressez-vous, regardez la personne à qui vous parlez dans les yeux, etc.

Être personnel

Un bon pitch personnel est, comme son nom l’indique, personnel. Qu’est-ce qui fait que vous êtes unique et à nul autre pareil ? Laissez-donc de côté les affirmations trop communes, du genre « je travail dans un bureau et j’aime le sport », et démarquez-vous en mettant en avant des qualités uniques.

Être mémorable

Si votre présentation répond aux critères ci-dessus, alors elle sera probablement mémorable. Si les gens se rappellent de votre introduction, ils se rappelleront de vous, ce qui est une bonne chose1.

Savoir se présenter est une compétence indispensable, et toutes les relations commencent par ce petit rituel. Exercez-vous, et vous augmenterez les chances de marquer les esprits lors d’une nouvelle rencontre.

Au delà de ça, il est toujours intéressant de se poser la question : Qui êtes-vous ? Qui voulez-vous être ?

  1. sauf si vous leur devez de l’argent []
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Compétences sociales Sculpture de Soi

Marre d’être timide ? Suivez le guide !

Je suis un ancien timide. Le genre de timidité suffisamment prononcée pour qu’elle vous pourrisse la vie au quotidien. Vous savez, cette angoisse qui vous prend quand le téléphone sonne ? Ou quand il faut demander sa route à un badaud ? Je l’ai vécue au quotidien, pendant longtemps.

Je détestais être timide, et considérais ma timidité comme un vrai handicap. Je fantasmais sur un moi futur, débarrassé de tout complexe, capable de m’intégrer dans n’importe quel groupe, d’être le centre de l’attention avec panache, et d’emporter le cœur de n’importe quelle femme.

Il y a de ça plusieurs années, j’ai décidé de me prendre en main. Je ne voulais plus être timide. Aujourd’hui, sans correspondre à 100% à l’archétype du « supersocial », je suis plutôt satisfait du résultat. Décrocher mon téléphone n’est plus qu’un acte banal, et je peux me rendre à une soirée ou je ne connais personne et arriver à y prendre du plaisir.

Évidemment, Rome ne s’est pas faite en un jour, et je ne suis pas du genre à vous promettre de vaincre votre timidité en une semaine grâce à un secret bien gardé mais disponible dans mon ebook à 22€. Et puis, je ne suis pas psychologue, et j’imagine qu’il y a autant de timidités différentes que de timides. Toutefois, j’ai eu envie d’écrire cet article, peut-être donnera-t-il le petit coup de pouce à ceux qui en ont besoin.

D’où vient la timidité ?

Qui connaît son ennemi comme il se connaît, en cent combats ne sera point défait.

Comme le recommande le sage Sun Tzu, commençons par tâcher de comprendre notre ennemi. Qu’est-ce que la timidité ? Nous en connaissons les symptômes, mais quelles en sont les causes ?

À mon avis (ce qui va suivre est une définition personnelle), la timidité est un ensemble de comportements et d’émotions d’autoprotection provoqués par une simple névrose : la peur d’être rejeté.

De cette simple peur vont en découler d’autres : peur d’être jugé, peur de prendre des risques, peur de l’échec, peur de la critique. Toutes ces crispations mentales vont conduire le timide à mettre en œuvre les comportements que nous connaissons bien : éviter de se mettre en avant, limiter au maximum les relations avec des inconnus, prendre le moins de risques possibles, etc.

Pourquoi la timidité est-elle un calvaire ?

Être timide est une névrose qui peut devenir terriblement handicapante. Si vous n’en êtes pas (encore) convaincu, voici une liste non exhaustive des risques que encourez si vous ne soignez pas votre timidité.

La paralysie sociale

La timidité nous conduit à éviter au maximum les contacts avec les gens. Par conséquent, votre cercle social sera fatalement réduit, vous manquerez des opportunités de rencontrer des gens intéressantes et utiles.

Un inconfort permanent

Dans la mesure ou la majeure partie de notre vie fait intervenir des relations avec l’autre, votre timidité vous rend la vie difficile et inconfortable, puisque l’angoisse de la timidité marque chaque action de la vie quotidienne.

Rater des opportunités

Dans la mesure ou être timide vous pousse à l’immobilisme, à limiter les risques et les rencontres, vous risquez tout simplement de passer à côté de beaucoup d’opportunités de toutes sortes : professionnelles, amoureuses, etc. Par conséquent, à moins de vous appeler Pierre Richard, vos chances de vivre la vie trépidante dont vous rêviez sont minces.

Devenir trop gentil

Par peur de blesser, d’être jugé et rejeté, le timide n’ose pas dire non, pensant qu’être gentil est le meilleur moyen pour s’assurer la bienveillance de son interlocuteur. Nous savons ce qu’il en est, n’est-ce pas ?

Devenir un sale con

La réaction inverse est également possible. Ayant du mal à être lui-même, le timide ne peut concevoir les relations sociales que sur le mode dominant / dominé. Il devient alors un sale con tyrannique et persécute ceux qui ont le malheur d’être assez proche de lui.

Vivre dans sa bulle

Cantonné dans son inaction, le timide fini parfois par vivre une vie de fantasmes, et perd le sens des réalités. Il idéalise les relations qu’il aimerait vivre avec la jolie secrétaire du service comptable qu’il n’a pas le courage d’aborder, ou le super boulot qu’il pourrait avoir s’il avait le courage de demander une mutation.

Ne pas échanger

En limitant au maximum vos échanges avec vos pairs, vous passez à côté de beaucoup d’opportunités d’échanger avec autrui, d’apprendre de nouvelles choses. Vous préférerez stagner et vous contenter de ce que vous avez plutôt que de prendre des risques pour évoluer.

Je ne veux pas être cette personne là

Quelle personne voulez-vous être ? Quelles sont les qualités que vous souhaiteriez obtenir ? À qui voulez vous ressembler ?

Le minimum, c’est de vous débarasser du sentiment d’inconfort qui entâche tous vos rapports avec les autres. Voyons comment nous y prendre.

Comment vaincre sa timidité ?

J’ai trouvé énormément d’articles sur le web qui traitent de la timidité. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ne sont pas terrible. La plupart professent des banalités en proposant des conseils comme « acceptez-vous tel que vous êtes » ou « n’ayez pas peur du jugement des autres », ou encore « apprenez à contrôler votre anxiété ». Super Albert ! Comment n’y ai-je pas pensé moi même ?!

Vous vous rendez bien compte que ces « conseils » n’ont aucun intérêt, et n’ont jamais aidé personne. Ce qu’il nous faut, c’est de la pratique.

La timidité est une réaction émotionnelle. Instinctive. C’est un conditionnement. Pour s’en débarasser, un seul moyen :

Il faut conditionner le cerveau à ne plus être timide.

Et comment s’y prend-on ma bonne dame ? La théorie est assez simple (mais la pratique l’est moins). Voici une méthode en trois étape.

1) Sortez un pied hors de votre zone de confort

La première étape, c’est de faire quelque chose que vous ne feriez pas d’habitude, par timidité. Il faut sortir de votre zone de confort, et vous mettre en danger de manière à déclencher volontairement une réaction de timidité.

Vous êtes terrorisé par votre téléphone ? Appelez la piscine locale pour demander les horaires d’ouverture. Vous détestez parler à des inconnus ? Arrêtez le premier passant pour lui demander votre chemin (même si vous n’êtes pas perdu. Vous allez voir, c’est amusant). Vous êtes tétanisé à l’idée d’adresser la parole à un membre du sexe opposé ? Profitez d’une file d’attente pour échanger une ou deux banalités avec la personne qui vous précède.

Ne vous mettez pas la pression. Si vous vous fixez des objectifs insurmontable, vous n’allez pas les atteindre, et votre confiance en vous va se dégonfler un peu plus, alors que nous cherchons l’effet inverse. Au fur et à mesure de votre progression, vous pourrez vous lancer des défis plus ardus. En fait, l’idéal serait d’arriver à considérer ça comme un jeu.

Je vous ai compilé une petite liste d’exercices, que vous trouverez plus bas dans l’article.

2) Constatez que vous ne vous en portez pas plus mal

Après chaque petit défi, prenez quelques minutes pour un face à face avec votre cerveau1. Rappelez-vous de votre réaction d’anxiété quelques minutes auparavant, et constatez à quel point elle était irrationnelle, puisque vous êtes manifestement encore vivant, et personne ne vous a ri au nez.

Du simple fait d’avoir réalisé votre objectif, d’être sorti de votre zone de confort, de vous être dépassé, vous devriez ressentir un léger boost de confiance en vous. Vous sentez ? C’est votre timidité qui a reculé, un peu.

En avant pour la troisième étape !

3) Recommencez

Et c’est tout. Je vous avait prévenu que la théorie était facile. Tout ce que vous avez à faire, c’est de vous lancer un défi chaque jour. Chaque jour, faites quelque chose, même une toute petite chose, pour faire reculer de quelques centimètres les frontières de votre timidité.

Cette méthode permet réellement de conditionner le cerveau à ne plus être timide. À force de dépasser vos limites, l’esprit assimile que les conséquences terribles qu’il envisageait sont sans fondement. Dans le même temps, il apprécie ces petits pics de confiance en soi jusqu’à en devenir dépendant.

Au fil du temps, vous sentirez votre anxiété sociale devenir de moins en moins présente, et votre confiance en vous augmenter petit à petit.

Facile à dire, n’est-ce-pas ? Moins facile à faire. Au boulot !

Exercices pratiques

Si vous êtes en manque d’inspiration, voici une petite liste d’exercices que vous pouvez pratiquer au quotidien, dans le cadre de la méthode décrite plus haut. Ils sont plus ou moins triés par ordre de difficulté, n’hésitez pas à en proposer d’autres dans les commentaires.

Visionner « The Power of Vulnerability »

Ok, ce n’est pas vraiment un exercice. Je vous conseille néanmoins de visionner cette magnifique conférence, au cours de laquelle Brené Brown explique trés bien que ce sentiment de vulnérabilité qui peut s’apparenter à de la timidité n’est pas une tare, bien au contraire.

Si une vidéo peut vous convaincre que vous n’avez pas besoin d’être parfait, et que l’imperfection ne doit pas vous empêcher d’agir, c’est bien celle-ci. À titre personnel, cette conférence m’a vraiment touché aux tripes, et aidé à relativiser chaque fois que je me suis senti imparfait.

S’habiller correctement

Dans son désir de passer inaperçu, le timide s’habille souvent de la manière la plus insignifiante possible. Jean, baskets, tee-shirt ou vieux pull. N’importe, du moment qu’il n’attire pas l’attention.

Et si pour une fois vous décidiez de vous habiller avec élégance ? Faites un effort, et habillez-vous d’une manière plus classe que d’habitude. Chemise ? Costume ? Cravate ? Pourquoi pas ?

Certes, vous allez attirer le regard. Certes, cela vous mettra mal à l’aise. C’est parfait, c’est le but. Vous allez vite vous y habituer, et attention, vous ne pourrez plus revenir en arrière.

Note : bien s’habiller ne s’improvise pas. Demander à l’une de vos élégantes connaissances de vous accompagner faire les boutiques pourrait être un autre exercice intéressant.

Rentrer dans une boutique pour demander son chemin

Comme ça, pour le fun, même si vous n’êtes pas perdu. Rentrez dans la première boutique qui passe, et demandez votre chemin. Si la personne qui vous répond se montre avenante (et pas trop occupée), pourquoi ne pas engager la conversation ensuite ?

Adresser la parole a un(e) inconnu(e) dans une file d’attente

Vous poireautez à la Poste ? À la gare ? À la caisse du supermarché ? Profitez de l’opportunité, et adressez la parole avec la personne qui vous suit. Tournez vous, complimentez la sur son joli pull, ou prévenez la que son poireau dépasse et risque de tomber2, souriez et retournez vous. Point bonus si vous entamez une conversation.

Accepter un compliment sans fausse modestie

Le timide qui reçoit un compliment botte en touche. Sachez néanmoins que la fausse modestie est le début de l’orgueil. La prochaine fois que quelqu’un vous adressera un compliment, recevez-le comme un cadeau au lieu de le refuser. Dites quelque chose comme « Merci, cela me va droit au cœur », plutôt que « Oh, vous savez, ce n’était pas grand chose ».

Soutenir le regard d’un inconnu

Voici un petit exercice amusant, pour jouer dans les transports en commun. Établissez un contact visuel avec une personne qui vous entoure, et maintenez ce contact pendant au moins 5 secondes, yeux dans les yeux ou jusqu’à ce que l’autre baisse le regard.

Attention, ce genre de contact peut être perçu comme un acte extrêmement aggressif. Je ne voudrais pas que vous vous fassiez aggresser par ma faute, ou que vous vous retrouviez en taule. Pendant l’exercice, souriez pour ne pas paraître menaçant, et si vous êtes un homme, ne jouez pas à ça avec des femmes. Si vous êtes une femme, vous pouvez jouer à ça avec des hommes, mais vous allez vous faire aborder…

Un jour que je pratiquais cet exercice, je suis tombé sur quelqu’un qui jouait visiblement à la même chose. Nous sommes restés les yeux dans les yeux deux bonnes minutes, visiblement trés embarrassés mais refusant de céder. Les deux minutes les plus inconfortables de toute mon existence.

Raconter un truc personnel

Le timide pense souvent qu’il est trop insignifiant pour intéresser autrui. À la prochaine occasion, lors d’une pause clope, ou autour de la machine à café, racontez un truc personnel à une personne dont vous n’êtes pas spécialement proche (sinon c’est de la triche).

Racontez une anecdote personnelle, votre week-end ou dernière sortie théâtre. N’importe. Pas besoin de savoir parler en public, mais essayez quand même de tenir votre auditoire en haleine une bonne minute.

Pratiquer un art martial

Vous inscrire dans un club d’arts martiaux vous aidera à rencontrer de nouvelles personnes, et vous pourrez vous intégrer dans un groupe hétérogène, peut-être différent des populations que vous fréquentez d’habitude.

Et puis, pratiquer un art martial améliorera votre physique et votre santé, et vous vous sentirez plus à l’aise dans votre esprit à mesure que vous serez mieux dans votre corps. Travailler à libérer les crispations physiques libère aussi les crispations mentales.

Faire du théâtre

Inscrivez vous à un club de théâtre, c’est une chouette occasion de parler en public. Vous allez rencontrer du monde, gagner en aisance orale et en prestance scènique. En plus, c’est amusant. Chouette défi, n’est-ce pas ?

S’inscrire à un club de danse

Quelle meilleure activité pour fréquenter de manière décomplexée des membres du sexe opposé ? Vous inscrire à un club de danse (de préférence une danse de salon) vous fera rencontrer du monde, et vous aurez ensuite l’occasion de vous rendre à de nombreuses soirées.Danser rapproche, au propre comme au figuré.

Et puis, si vous êtes un homme, vous serez sans doute accueilli avec enthousiasme : la plupart des clubs de danse sont en sureffectif féminin.

Le mot de la fin

Ce ne sont que quelques idées d’exercices à réaliser, mais je pense que vous avez saisi le principe.

J’espère que ces quelques conseils vous aideront à vous débarrasser de ce manque de confiance en soi que vous empoisonne. Ça ne se fera pas en un jour, c’est un processus lent et régulier, qui nécessite un travail constant. Soyez tolérant avec vous même, et n’oubliez pas que la vie existe pour en profiter.

Et vous, avez-vous un retour d’expérience à nous communiquer ?

  1. Je sais, ça peut paraître étrange, dit comme ça. []
  2. ou n’importe quelle autre sottise. []
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Trouver des occasions de parler en public

Parler en public est quelque chose d’extrêmement gratifiant. C’est aussi une compétence difficile à maîtriser. La dernière fois, j’ai tenté d’écrire un guide complet sur les meilleures façons de devenir un meilleur orateur. Néanmoins, pour devenir un excellent orateur, la meilleure méthode est encore de pratiquer souvent. Plus vous pratiquerez, plus vous progresserez dans l’art oratoire.

À moins d’être orateur professionnel, enseignant ou politicien, les occasions de parler en public ne sont pas forcément monnaie courante. Voici donc quelques conseils pour trouver des occasions de prendre la parole en public.

Parler en public pour progresser

Donner des cours

Donner un cours est une excellente façon de commencer à parler en public. Beaucoup d’universités et autres établissements de l’enseignement supérieur recherchent des intervenants extérieurs pour assurer quelques cours dans l’année. En fonction de votre spécialité professionnelle et de vos compétences, ce pourrait trés bien être vous.

Renseignez-vous sur les cursus proposés par les universités de votre région, et soyez proactifs : appelez le secrétariat et demandez à parler au responsable pour proposer vos services comme intervenant extérieur.

Au travail

Les occasions de parler en public au travail sont nombreuses : rapports d’activités, réunions, présentation de produits, etc.

Si l’un de vos collègues doit prendre la parole en public, n’hésitez pas à lui proposer de le remplacer. Comme la plupart des gens détestent parler en public, il vous laissera sans doute sa place avec gratitude.

Donner une conférence

Dans beaucoup de domaines d’activités sont organisés des salons, congrés, séminaires et journées de conférence. Certains événements publient des appels à orateurs et recherchent activement des conférenciers. N’hésitez pas à proposer un ou plusieurs sujets. Donner une conférence nécessite énormément de préparation, mais c’est également trés gratifiant, et trés bon pour votre crédibilité professionnelle.

On trouve aussi des cycles de conférences plus ou moins généralistes, organisés par des associations, des mairies ou des organisations privées. De nombreuses villes accueillent des TedX, par exemple. Là encore, des appels à orateurs sont souvent publiés. Renseignez-vous auprès de vos collectivités locales ou médias locaux.

Donner des formations

Donner une formation est également un excellent moyen de parler en public. Si vous pouvez être rémunéré pour ça, c’est encore mieux.

Si vous n’êtes pas formateur de métieur, plusieurs solutions s’offrent à vous. Vous pouvez proposer à votre direction de donner une formation sur un sujet particulier au sein de votre entreprise. Ou contacter des associations locales pour animer bénévolement une formation un week-end. Ou vous inscrire au régime des auto-entrepreneurs, et démarcher les organismes de formation de votre région.

Donner des formations est un métier à part entière, et demande là encore énormément de préparation. Mais parler en public pour transmettre un savoir est quelque chose de trés gratifiant.

Organiser des soirées d’échanges

Notez bien que je ne parle pas d’échangisme…

Pourquoi ne pas organiser, chez vous ou dans un bar local, une soirée d’échange ou chacun serait amené à présenter un sujet ou une idée pendant quelques minutes ? Une bonne occasion de prendre la parole devant un public tolérant et dans une bonne ambiance, tout en évoquant des sujets divers et variés.

Vous inscrire à un club de théâtre

Quel meilleur moyen pour parler en public que de le faire sur une scène de théâtre ? Il est probable que de nombreuses associations de votre région proposent des ateliers ou des cours de théâtre. Vous pourrez alors participer à des pièces, des matchs d’impros, etc.

Préparez un discours lors d’une fête

Que ce soit lors d’une fête, anniversaire, marriage, etc., pourquoi ne pas vous proposer aux organisateurs pour réaliser un petit speech de quelques minutes ?

Se produire lors d’une one-man show

Certains bars ou restaurants organisent des concours de stand-up comedy, ou les volontaires peuvent occuper la scène pendant quelques minutes pour tenter de dérider d’audience. Si vous vous sentez en verve, allez-y !

D’autres soirées vous permettront de vous produire lors de concours de slam, ou d’autres arts oratoires. En plus, vous passerez sans doute un excellent moment.

Inscrivez-vous à des groupes de paroles

Là encore, il vous faudra vous renseigner, mais peut-être certaines associations de votre région organisent des groupes de parole, ou chacun tour à tour est amener à s’exprimer sur un sujet particulier. En fonction du thème retenu, pourquoi ne pas aller y faire un tour ?

Prendre la parole lors d’un meeting politique

À l’époque ou j’étais étudiant, le gouvernement de l’époque avait tenté de faire passer en force quelque mesure impopulaire, ce qui avait déchaîné la rage des étudiants. Mon université avait été bloquée, et le mouvement étudiant avait décidé d’organiser des « assemblées générales », joyeuses foires ou chacun pouvait venir sur l’estrade pour promouvoir ou critiquer le blocage des facs.

Même si mon engagement politique n’était guère prononcé, je pris la décision de venir haranger la foule, avec la simple motivation de ne pas laisser passer une telle occasion de pouvoir parler en public.

Bref ! Les occasions de parler en public sont plus nombreuses que vous ne le pensez, il suffit de les créer. Et vous, avez-vous de bonnes idées pour trouver des occasions de prendre la parole en public ?

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Comment bien parler en public et devenir un orateur charismatique

Parler en public est sans doute l’une des choses les plus gratifiantes qu’il m’ait été donné de faire. Qui n’a pas senti l’adrénaline de l’orateur avant de monter sur l’estrade, le plaisir d’avoir un auditoire suspendu à ses lèvres ne sais pas de quoi je parle.

La communication orale est une compétence que je considère extrèmement importante à maîtriser. Qu’il s’agisse d’enseigner, de motiver ou de convaincre, qui maîtrise l’art oratoire dispose assurément d’un outil extrèmement puissant dans sa trousse à outils d’humain moderne.

J’ai eu l’occasion d’assister à de nombreuses prises de parole en public (cours, conférences, etc.), et je dois dire qu’une bonne conférence donnée par un orateur expérimenté est une expérience trés agréable. En revanche, un mauvais orateur, une conférence soporifiques me donnent envie de m’endormir sur le champ, ou de quitter la salle en rampant discrètement entre les autres auditeurs.

J’ai pu ainsi tenter d’analyser ce qui me plaisait ou pas chez tel ou tel orateur, et tâcher de comprendre les différences fondamentales entre les bons et les mauvais orateurs.

J’ai moi-même eu l’occasion de prendre la parole en public à quelques reprises, devant des publics allant de quelques personnes à plusieurs centaines, pour tenter de mettre en pratique ces découvertes. S’exprimer en public n’est pas une compétence innée, il y a énormément de travail et d’expérience derrière chaque bon orateur.

Vous êtes orateur débutant ? Vous allez bientôt donner un cours ou une conférence pour la première fois ? Un peu inquiet à l’idée de prendre la parole ? Voici un petit guide sur l’art de parler en public, afin de devenir un bon orateur.

Première étape, ne pas se planter d’objectif

Ça-y-est, c’est confirmé : vous allez vous exprimer en public. Avant toute chose, la première question à se poser est la suivante :

Quel est l’objectif de mon intervention ?

Pourquoi allez vous prendre la parole en public ? Est-ce pour informer ? Motiver ? Divertir ? Convaincre ? Votre objectif ne sera pas le même selon que vous interveniez pour une conférence, un meeting politique, une réunion professionnelle, un one-man show, un discours de mariage, etc.

Si vous ne savez pas trés clairement dés le départ pourquoi vous allez intervenir, vous pouvez être certain que vous allez vous planter. Prenez donc le temps de répondre à cette simple question.

Comprendre la mission de l’orateur

Si la plupart des orateurs sont ennuyeux au possible, c’est parce qu’ils commettent une erreur fondamentale : ils ne comprennent pas quelle est la mission fondamentale de l’orateur.

Faire passer un message de la manière la plus plaisante possible.

D’abord, vous devez faire passer votre message. Que ce soit une émotion, une information, une idée, une compétence, cela dépend de votre objectif. Mais dans tous les cas, vous devez apporter quelque chose à votre audience.

Ensuite, vous devez divertir votre audience. Votre prestation doit être agréable à regarder, votre public doit passer un bon moment. D’aucuns considèrent qu’il est de la responsabilité de l’auditeur d’être attentif. Pour ma part, j’estime qu’il est de la responsabilité de l’orateur de donner envie à l’auditeur d’être attentif.

Si votre message est intéressant, mais que vous êtes barbant, le public aura plus de mal à s’en souvenir. De même, si vous réalisez un véritable show, mais que vous ne faites pas passer un bon message, c’est un échec.

Au final, à la fin de votre prestation, vos auditeurs doivent répondre positivement à ces deux questions :

  • Est-ce que j’ai appris quelque chose ? (dans le cas d’une conférence, par exemple)
  • Est-ce que j’ai passé un bon moment ?

Comment réaliser cet exploit ? Nous l’allons voir plus loin.

Pour illustrer mon propos, je vous propose de regarder l’une des trés bonne vidéos de Franck Lepage, qui mélange avec talent conférence et spectacle comique, donnant ainsi à son message une forme particulièrement mémorable.

Partir sur de bonnes bases

Avant d’entamer la préparation de votre intervention, il vous faut réunir toutes les informations nécessaires qui vous permettront de vous adapter au mieux à la situation lorsque vous allez prendre la parole.

Comment sera le public ? Hétérogène ? Spécialisé ? Quelle sera sa moyenne d’âge ? À quelles genres de références sera-t-il sensible ? Combien seront-ils ? Quelle sera son niveau de connaissance du sujet que vous allez aborder ?

À quelle heure allez vous prendre la parole ? Tôt le matin alors que tout le monde est encore endormi ? En fin de journée alors que tout le monde sera surexité et aura plus de mal à se concentrer ? Juste après un repas, pendant que le public digère ?

Quel est le format de votre intervention ? Sa durée ? Y aura-t-il une séance de questions ? Y aura-t-il d’autres conférences sur le même sujet avant ou après vous ?

Quelle est la disposition de la salle ? Quel matériel aurez vous à disposition ? Devrez-vous amener votre propre télécommande ? Quel format est acceptable pour le support visuel ? Y aura-t-il un accès au réseau ?

Croyez-moi, rien de pire que d’arriver le jour J après des semaines de préparation pour découvrir que le matériel disponible ne permettra pas de diffuser votre support visuel. Évitez ce genre de déconvenues, posez vous ces questions dés le départ.

Bien définir son message

Commençons par nous intéresser au fond de votre intervention. Comment définir au mieux votre message ? Quelle est l’idée principale que vous voulez faire passer ?

Pour vous aider à structurer votre pensée, posez vous la question suivante :

Si je devais résumer mon intervention en une seule phrase, quelle serait-elle ?

Ce n’est pas un exercice de style. Écrivez vraiment cette phrase. Écrivez-la et réécrivez la tant que vous n’en êtes pas satisfait. Si vous ne parvenez pas à résumer votre propos en une seule phrase, c’est que le message que vous devez faire passer n’est pas suffisamment clairement défini dans votre tête.

Faites ensuite le test avec un proche : lisez-lui cette simple phrase. S’il ne la trouve pas claire et intelligible, repartez pour un tour.

L’avantage de cet exercice, c’est qu’il va vous permettre de simplifier au maximum votre discours. Par pitié, ne faites pas comme 95% des orateurs : essayer de trop en dire. Vous devez dire une chose et une seule. Allez droit au but, laissez le reste de côté. Si votre message est simple et clair, il sera mémorable. Si vous partez dans tous les sens, personne ne comprendra ce que vous avez voulu dire.

Structurer sa présentation

Vous avez clairement défini votre message, et vous savez que toute phrase qui ne servira pas directement votre propos devra être élaguée sans pitié.

Voyons maintenant comment structurer votre prise de parole en public.

Pouvez-vous résumer votre message en trois phrases ? Trois idées qui doivent suivre un enchaînement logique et amener naturellement vers la conclusion de votre discours ?

Ces trois phrases peuvent d’ores et déjà constituer votre conclusion, mais également les trois idées principales qui constitueront le fil de votre discours. Ainsi, vous allez dérouler ces trois idées principales pour les résumer en guise de conclusion.

L’esprit humain est doté d’une faculté d’absorption limitée. En découpant votre présentation en trois points, vous créez un canevas, une structure simple et cohérente, que vos auditeurs vont pouvoir suivre beaucoup plus facilement.

La technique des trois phrases peut-être répétée pour vous aider à détailler chaque sous-partie, puis chaque sous-sous-partie jusqu’à ce que vous obteniez le niveau de détail souhaité.

Ce n’est pas la seule façon de créer une structure pour votre prise de parole, mais je trouve celle ci la plus intéressante et facile à mettre en œuvre.

Réussir sa conclusion

La conclusion est d’une importance vitale lorsqu’il s’agit de prendre la parole en public. C’est le moment où l’enchaînement logique que vous avez mis en place va se cristalliser en un message simple, clair et cohérent. C’est également la dernière image que gardera de vous votre public.

En fait, ce n’est pas trop grave si vous bafouillez ou perdez quelque peu le fil pendant votre présentation. Par contre, votre conclusion doit être irréprochable.

Que doit contenir une conclusion ? D’abord, votre conclusion doit reprendre l’essentiel de votre message. Après avoir entendu votre conclusion, et uniquement votre conclusion, votre auditeur moyen doit avoir compris de quoi vous avez parlé, et capté la substantifique moëlle de votre propos.

En fonction des cas, vous pouvez également terminer par un appel à l’action (en définitive, je vous demande de…), ou une ouverture (et si la solution, c’était…).

En fait, la conclusion est tellement importante que c’est la première chose que je prépare. Ce n’est qu’une fois que j’ai le script clair et précis de ma conclusion que je passe au reste de l’intervention.

Une bonne introduction

Après la conclusion, je passe en général à l’introduction, qui est l’autre moment clé d’une prise de parole en public.

L’introduction est le moment ou vous allez capter l’intérêt du public. En quelques secondes, vous devez le réveiller, le séduire, l’intriguer. Nous sommes véritablement dans une relation de séduction.

Voici un exemple d’une (trés) mauvaise introduction (à lire d’une voix égale et monotone) :

Bonjour, je m’appelle Antoine, je travaille chez Zimbabwe Télécom, et je vais vous parler de l’impact des migrations de pigeons sur la qualité des signaux téléphoniques. En petit un, nous étudierons les habitudes migratoires du pigeon moyen, et en petit deux de quelles manières les pigeons qui se posent sur les câbles téléphoniques perturbent les signaux de communication.

Boooooouuuuh !!! Est-ce que vous ne dormez pas déjà ? Comment peut-on espérer retenir l’attention d’un public comme ça ? Aucun mystère ! Aucun sens théâtral ! Zéro pointé.

Lorsque vous allez prendre la parole, ne rentrez pas tout de suite dans le vif du sujet. Il vous faut d’abord capter l’attention de votre public. Certains commencent par un sondage (ya-t-il dans cette salle des gens qui…). C’est une techique un peu convenue, qui peut donner de bons résultats si elle est réalisée avec talent, ce qui n’est presque jamais le cas.

La meilleure façon de commencer à séduire votre public, c’est de lui raconter une histoire. Racontez une anecdote qui vous est arrivée personnellement, qui a priori n’a rien à voir avec le sujet, pour intriguer. Puis petit à petit, amenez votre propos sur le terrain qui vous intéresse.

Les meilleurs orateurs sont capables de commencer à raconter une histoire des plus légère, puis de dériver petit à petit vers les sujets les plus techniques sans aucune transition, et sans que vous ne vous en rendiez compte. Et pourtant, vous êtes toujours suspendu à leurs lèvres.

Une autre méthode est de commencer en annonçant d’emblée une information ou une statistique extraordinaire en rapport avec votre sujet. « Au cours des 18 prochaines minutes pendant lesquelles je donnerai ma présentation, quatre américains qui sont présentement vivant seront morts à cause de la nourriture qu’ils mangent. » — sont les premiers mots de Jamie Oliver lorsqu’il parle des ravages de l’obésité. Notez comme il a capté l’attention du public en moins de 10 secondes : on entend les mouches voler.

Le storytelling est un sujet à part entière, il serait hors-sujet de le traiter ici. Je vous recommande de visualiser comment font les autres orateurs, pour trouver de l’inspiration. Toutefois, vous avez saisi l’idée d’une bonne introduction : captiver votre public, et l’amener vers votre sujet de la manière la plus subtile possible.

Maintenir un rythme

L’humain moyen ne peut pas rester concentré plus de quelques minutes d’affilé. Si votre présentation est monotone, vous allez perdre et ennuyer 95% de la salle. Vous ne pouvez pas vous contenter de balancer une bonne blague au début puis de débiter votre contenu non-stop.

Conserver l’intérêt de son auditoire nécessite de maintenir un rythme dans votre présentation. Prévoyez de « relâcher la pression » toutes les quelques minutes, en entrecoupant des jeux de mots, des blagues, des anecdotes, en posant une question, etc. La fréquence dépendra de la fatigue du public, son niveau de concentration, de la technicité du sujet, etc.

N’hésitez pas à engager votre public : posez-lui des questions (rhétoriques, ne vous interrompez pas), apostrophez-le, parlez-lui. Votre public doit sentir que vous êtes là pour lui.

Si vous le pouvez, essayez plutôt de limiter vos prises de parole à 25 à 30 minutes. À mon sens, une conférence d’une heure est une totale hérésie. De plus, cela vous forcera à simplifier votre discours et à aller à l’essentiel.

Un bon support visuel

Aujourd’hui, il est plutôt rare d’assister à une conférence ou un cours magistral sans support visuel. Comme son nom l’indique, un support n’est qu’un support, il ne doit pas contenir l’intégralité du script de votre conférence !

Si vous imposez à votre public une diapositive qui contient du texte, celui ci lira le texte et arrêtera de vous écouter. Par pitié, par pitié, je vous en conjure ! Ne commettez pas cette erreur. Pas plus de 6 ou 7 mots par diapo.

Évitez également les présentations type « Listes à puce de mémé ». Il n’y a pas de moyen plus sûr d’indiquer à vos auditeurs qu’ils vont se faire ch**er comme des rats morts. Un support visuel est censé être visuel ! Au final, tâchez de produire quelque chose d’engageant. Je vous conseille d’aller vous balader dans la section des meilleures présentations sur Slideshare, pour trouver de l’inspiration.

Évitez la surabondance de diapos : une par minute me parait une bonne moyenne.

Les répétitions

Une règle d’or : répétez souvent, et répétez beaucoup. La communication orale s’accommode mal de l’improvisation, à moins que vous ne soyez vraiment bon dans ce domaine. Dites vous que les conditions le jour J ne seront pas les mêmes que lorsque vous êtes tout seul tranquillement chez vous.

Lorsque vous allez monter sur l’estrade pour parler en public, vous allez être stressé, nerveux. Vous devez connaître votre intervention sur le bout des doigts, et avoir répété de nombreuses fois pour pouvoir parer à toute éventualité.

Répétez seul jusqu’à être capable de débiter votre conférence avec et sans support visuel. Puis répétez devant des proches, et prenez en compte leur retour. Vous devez également savoir à quel moment précisément vous devez faire avancer votre support.

Si votre intervention est limitée à une durée fixe, répétez jusqu’à ce que vous puissiez tenir le timing. Gardez à l’esprit que le jour J, vous allez probablement avancer un peu moins vite, il faut en tenir compte. Vous ne pouvez pas vous permettre d’être interrompu et chassé de l’estrade avant votre conclusion, parce que vous n’avez pas tenu vos délais.

Seul un entraînement intensif vous donnera l’aisance et la confiance nécessaires le jour J.

Quelques recommandations pour le jour J

Soyez-en forme, frais et dispos. Couchez-vous tôt la veille, et tâchez de passer une bonne nuit.

Insistez pour vérifiez dans quelles conditions se déroulera votre intervention : la disposition de la salle, le matériel, etc.

Vérifiez que votre support visuel est prêt, accessible (vous en aurez fait des copies de sécurité un peu partout), et fonctionne sur le matériel disponible.

Si vous devez utiliser votre propre ordinateur, assurez-vous d’avoir bien fermé tout logiciel qui pourrait gêner le déroulement de votre prestation. Vous ne voulez pas d’une notification intempestive sur laquelle 500 personnes liront que votre maman embrasse son gros poussin.

Ne changez plus rien. À ce stade, vous devez être prêt. Résistez à l’envie de modifier votre support ou votre script. Vous avez fait au mieux, n’allez pas tenter ce genre de manœuvre hasardeuse. Vous êtes fin prêt pour prendre la parole en public.

Pendant la présentation

Votre langage corporel en dira long sur vous. Campez-vous sur vos deux pieds, tenez vous bien droit, respirez profondément et calmement, contentez-vous de toiser votre auditoire tant que vous n’aurez pas le silence et l’attention du public. Vous êtes détendu. Maître de la situation. Heureux d’être là. Montrez-le.

Le début de l’intervention doit être net. Avant, vous n’aviez pas commencé. Après, vous avez commencé. Lancez-donc un « Bonjour ! » franc et clair, avant d’enchaîner.

Évitez de vous cacher derrière un éventuel pupitre. N’ayez pas peur de vous exposer, après tout vous êtes là pour ça. Avancez-vous et occupez au maximum l’espace disponible.

Évitez de vous balader pendant votre prestation. Préférez rester campé sur vos deux pieds, et regardez votre auditoire. Vous êtes en train de parler à des gens, la moindre des politesse est de les regarder dans les yeux. Et sortez les mains de vos poches.

Ne regardez pas vos notes. D’ailleurs, vous n’avez même pas de notes, vous n’en avez pas besoin. Vous connaissez votre sujet.

Étivez de prêter attention aux légères perturbations qui pourraient survenir dans la salle (personne qui arrive en retard, etc.). Si vous portez votre attention sur un élément extérieur, votre public le fera aussi, et vous allez le distraire inutilement.

Si une perturbation devient vraiment trop importante et risque de distraire votre auditoire, tirez-en partie et lancez une blague, pour rester maître de la situation. Attendez d’avoir l’attention de l’assistance avant de reprendre.

Parlez haut et clair, d’une voix forte et distincte. Ne parlez pas trop vite, ni trop lentement. L’entraînement vous aidera à trouver le bon rythme.

Si vous êtes bien préparé, et avez suivi tous les conseils précédents, tout devrait bien se passer. Profitez du plaisir d’être là. Des centaines de personnes sont ici pour écouter ce que vous avez à dire. Éclatez-vous !

La séance de question

Dans le cas de cours ou conférence vient ensuite la séance de question. Réservez les questions pour la fin. Dans le cas ou vous êtes interrompu par une question pendant votre prestation, expliquez que vous y répondrez à la fin.

Plusieurs situations ici :

La personne qui pose une vraie question, et à laquelle vous connaissez la réponse : répondez, puis demandez si vous avez bien répondu. Facile.

la personne qui pose une vraie question, mais dont vous ne connaissez pas la réponse : avouez que vous ne savez pas, que la question est intéressante, et que vous allez vous renseigner. Il n’y a pas de mal à ne pas tout savoir.

La personne qui pose une question hostile, aggressive, ou qui conteste vos propos : surtout, ne répondez jamais, jamais de manière aggressive, car vous risqueriez de voir le public se tourner contre vous. Au contraire, utilisez la sympathie de vos auditeurs à votre égard pour désamorcer la situation, et isoler le contestataire. Restez courtois et répondez de votre mieux. Si la personne insiste, expliquez que vous êtes tout disposé à en discuter ensuite, mais que vous préférez garder du temps pour d’autres questions.

La personne qui introduit sa question en parlant pendant 15 minutes, voire qui ne pose même pas de question du tout : que ce soit en tant qu’orateur ou auditeur, je supporte mal ce genre de cuistre. Dites vous que les gens sont venus pour vous écouter vous, pas lui. Si vous avez un bon contact avec le public, n’hésitez pas à interrompre ce rustre dés que vous sentez qu’il va s’épancher trop longtemps :

Pardonnez moi de vous interrompre monsieur1, j’ai une mémoire de poisson rouge, pouvez-vous poser votre question sans emphase, sinon je ne pourrai pas me rappeler de tout ce que vous avez dit, et je ne pourrai pas répondre.

S’il insiste, interrompez-le encore, et qu’il sente la lanière de votre fouet cingler ses épaules de butor :

Écoutez, je vois que vous avez un avis intéressant sur la question, j’aimerais beaucoup en discuter avec vous ensuite, mais si cela ne vous dérange pas, j’aimerais réserver le temps des questions aux gens qui ont de vraies questions et que je pourrais aider.

Si cet animal ne part pas immédiatement se terrer dans quelque terrier putride, c’est qu’il est définitivement dépourvu d’une quelconque faculté émotionnelle.

Après votre prestation

Vous venez de prendre la parole en public. Vous vous en êtes tiré haut la main. Prenez quelques minutes pour apprécier les applaudissements, les retours appréciateurs et les félicitations que ne manqueront pas de vous addresser vos auditeurs, sans parler de votre nouvelle popularité. Vous l’avez bien mérité.

Mais ne vous endormez pas sous vos lauriers, car il est déjà temps de penser à votre prochaine prestation. Si votre discours a été filmé, tâchez de vous en procurer une copie, et regardez votre propre conférence de bout en bout. Notez les lenteurs, les bafouilles, les tics.

Demandez explicitement des retours négatifs, pour avoir des idées des éléments à corriger pour la prochaine fois.

Car il y aura une prochaine fois.

  1. car ce sont souvent des messieurs []
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Sculpture de Soi Séduction

Ce qu’il faut savoir pour enfin avoir la classe

Savez-vous quelle est la bonne longueur d’une manche de chemise ? Le bon cintrage d’une veste ? Comment doit tomber un pantalon ? Si vous ne pouvez répondre avec assurance à ces questions, il est probable que vous portiez vos vêtements trop grands. Si vous voulez arrêter de ressembler à un clown dans vos vêtements, je vous conseille de lire la suite de cet article.

C’est un constat personnel : beaucoup d’hommes sont mal habillés. Pour bien se vêtir, il ne suffit pas d’acheter des vêtements chers, il faut connaître quelques règles élémentaires, et la plus élémentaire des règles, c’est d’acheter des vêtements à sa taille. À choisir, mieux valent des vêtements d’une qualité inférieure, mais qui tombent parfaitement. Dans le cas contraire, vous aurez seulement l’air d’un pingouin riche.

C’est d’autant plus vrai que nombreux sont les hommes qui portent un costume, non par goût, mais par obligation professionnelle. L’effet renvoyé par un costume mal taillé aux manches trop longues est catastrophiques.

En résumé, mieux vaut un homme dans un costume pas cher et bien taillé, qu’un homme dans un costume de luxe taillé comme un parachute.

Même si (bien) vous habiller ne vous intéresse pas, rappelez-vous ce principe élémentaire : vous ne pouvez pas ne pas communiquer. Que vous le vouliez ou non, à travers votre aspect extérieur, et notament vos vêtements, vous communiquez un message, vous exprimez une personnalité. La première impression est unique, autant ne pas la gâcher.

Vous trouverez donc dans ce petit guide toutes les informations nécessaires pour pouvoir acheter des vêtements qui vous vont bien.

Pourquoi vos vêtements ne vous vont pas

Ne dirait-on pas un gamin qui s’amuse à se déguiser en adulte ?

Si vous êtes comme 99% des hommes, vous achetez vos vêtements en prêt-à-porter. Et comme 99% des hommes, votre morphologie est différente de la morphologie type utilisée pour tracer les patrons standardisés utilisés par le prêt-à-porter. Chaque morphologie est unique. Les patrons sont standards. À moins d’une chance extraordinaire, il est donc trés difficile de trouver des vêtements qui correspondent pile à votre silhouette.

De plus, le vendeur de prêt-à-porter lambda n’a pas pour but de vous conseiller au mieux, mais de vous vendre un maximum. Inutile donc d’attendre des conseils avisés de la part de ces vendeurs : peu leur importe que le costume que vous êtes en train d’essayer vous rende ridicule, ils vous soutiendront toujours qu’il vous va trés bien.

Si vous voulez commencer à ressembler à quelque chose dans vos vêtements, vous ne pourrez donc compter que sur vous mêmes.

Comment trouver des vêtements à sa taille ?

Il existe toute une palette de solutions pour trouver des vêtements qui vous vont correctement, plus ou moins onéreuses.

La retouche

La première étape dans votre quête du vêtement correct, c’est de vous trouver un bon retoucheur. Pour une somme modique, un bon retoucheur pourra ajuster vos vêtements pour les faire correspondre à vos mensurations.

Évidemment, il n’est pas question de faire refaire un vêtement de A à Z. Si votre chemise n’est pas de la bonne taille, il n’y a pas grand chose à espérer. Toutefois, si votre chemise a la bonne encolure et tombe correctement aux épaules, mais est trop large au niveau de la taille, vous pourrez toujours aller faire rectifier son cintrage, ou la longueur des manches. Idem pour la longueur d’un pantalon, etc.

Le prêt-à-porter de qualité

Certaines marques, pour une même taille, proposent plusieurs encolures ou longueurs de manches. Si vous vous bornez d’habitude aux enseignes de prêt-à-porter bas de gamme, essayez pour une fois de mettre les pieds dans des magasins plus select. De plus, vous aurez plus de chances d’être mieux conseillés.

La mesure industrielle

De nombreux fabricants utilisent l’appellation sur mesure, qui veut tout et rien dire. En mesure industrielle, les vêtements restent fabriqués à partir de patrons standardisés, mais qui sont adaptés à votre morphologie grâce à des altérations codées. Vous pourrez espérer trouver des costumes d’une qualité correcte pour une somme souvent inférieure à celle de costumes prêt-à-porter de « grande marque ».

Quand aux chemises, de plus en plus de sites web vous proposent de les créer vous même option par option, et de les commander à vos mesures. Le résultat sera plus ou moins heureux, renseignez-vous bien avant, et faites l’expérience sur une seule pièce avant de commander en masse.

La grande mesure

Tout au bout de la chaîne, on trouve le top du top, la grande mesure, ou bespoke. Un tailleur crééra un patron entièrement personnalisé à vos mesures en fonctions de vos goûts et préférences, et vous ne pourrez prendre possession d’un costume qu’après plusieurs essayages et semaines (mois, parfois) d’attente.

Évidemment, à partir de 3500€ le costume, ce n’est pas à la portée de toutes les bourses. Toutefois, une chemise en grande mesure, créée artisanalement par un chemisier se trouve à partir de 200 ~ 250€, ce qui est somme toute raisonnable, dans la mesure ou vous pourrez espérer la garder des années.

Le guide des tailles

Voici venu le moment d’aborder en détail le sujet qui nous intéresse : apprendre la bonne façon dont un vêtement doit tomber.

La chemise

Exemple d’une chemise bien coupée.

Pour une chemise, quelques points sont à considérer en particulier.

La couture des épaules doit tomber pile sur l’os de l’épaule, mais pas plus bas. Une fois le col fermé, vous devez pouvoir glisser juste deux doigts dans l’encolure. Si vous ne pouvez pas tourner la tête sans faire tourner le col, c’est que celui-ci est trop serré.

Lorsque les bras sont au repos, la manche doit couvrir le poignet et tomber sur la naissance de la paume et la base du pouce, mais sans aller jusqu’à la couvrir la moitié de la paume de main. Vous devriez pouvoir étendre vos bras à 90° sans que les manches ne s’écartent du poignet de plus d’un centimètre ou deux. Les manches devraient être juste assez large pour ne pas laisser voir les détails de vos bras (vous ne portez pas un tee-shirt).

Le poignet devrait être juste assez serré pour vous empêcher de l’enlever sans le déboutonner. Vous devriez pouvoir lever les bras et bouger normalement sans que la chemise ne sorte du pantalon à tout bout de champs.

Au niveau de la taille, il devrait y avoir le moins possible de tissu excédentaire. Attention toutefois à ne pas faire l’erreur d’acheter une chemise trop petite, vous ne devez pas vous sentir serré, et on ne doit pas voir apparaitre de plis de tensions sur le tissu. Une chemise trop petite n’est pas « classe », elle est ridicule.

Pensez enfin qu’une chemise n’atteint en général sa taille définitive qu’au bout de quelques lavages. Tenez-en compte pendant l’essayage.

La veste

Exemple d’un costume bien taillé, qui fait toute la différence.

Passons à la veste. Vous devriez vous assurer de porter une chemise bien taillée avant d’aller acheter une veste, car les mesures de la veste et de la chemise doivent s’accorder pour produire une belle harmonie. Là encore, voici le minimum à savoir.

Commençons par la longueur : s’il s’agit d’une veste de costume, elle doit être suffisament longue pour couvrir vos fesses, mais sans descendre plus bas. Si la veste s’arrête au milieu des fesses (voire plus haut !), elle est trop courte.

Trés important également, la longueur des manches. Vos bras au repos, la manche doit s’arrêter juste au niveau des poignets, et donc laisser voir un à deux centimètres du poignet de la chemise (mais pas plus). La plupart des hommes ont des manches trop longues, qui vont jusqu’à la paume, ce qui est trés inélégant, et aussi trés inconfortable.

Autre point important : les épaules. Les épaules doivent être juste assez large pour permettre au tissu des manches de tomber sans plis en haut des bras. Vous devriez également pouvoir croiser les bras et poser chaque main sur l’épaule opposée sans inconfort au niveau du dos et des aisselles. Toutefois, il ne devrait pas y avoir de trou d’air entre votre bras et le tissu de la manche, signe d’une veste trop grande.

Lorque vous vous tenez dans une position naturelle, le col doit rester en contact avec le col de chemise. Si le col est trop lâche, il y aura un écart entre le col de chemise et le col de la veste. Si le col est trop serré, vous allez sentir une tension au niveau de la nuque, et des plis vont se former juste en dessous du col.

De même, le col ne doit pas monter trop haut au point de couvrir le col de la chemise, ni descendre trop bas au point d’exposer plus de 2cm environ du col de la chemise.

Au niveau de la taille, vous devez pouvoir boutonner la veste (dois-je rappeler qu’on ne boutonne jamais le bouton du bas ?) sans que n’apparaissent des plis de tensions en « X », qui indiquent que la veste est trop serrée1. Autres symptômes d’une veste trop serrée : le bas de la veste qui rebique au lieu de tomber naturellement, perpendiculairement au sol, et des revers qui s’écartent au lieu de rester plaqués contre la poitrine.

Veste boutonnée, vous devriez pouvoir glisser votre main à plat sous les revers de la veste. Glisser un poing devrait occasionner une tension sur les boutons. Vous devriez pouvoir écarter l’intérieur de la veste de votre ventre d’environ la largeur d’un poing. Plus serait un autre signe que la veste est trop grande.

Rappelez vous que vous achetez un vêtement censé convenir pour des activités citadines et formelles. Il est donc normal que vous ne puissiez pas gesticuler dans tous les sens : ce n’est pas fait pour. Un costume bien taillé doit néanmoins vous apporter un certain confort et liberté de mouvement.

Le pantalon

Parmi les erreurs les plus courantes, citons les désagréables habitude de porter les pantalons trop large, ou trop longs.

Notez d’abord que les pantalons de costume ne devraient pas se porter trop bas, sur les hanches, mais un peu plus haut au niveau de la taille. Surtout si vous portez des pantalons avec plis.

Au niveau de la ceinture, le pantalon devrait être juste assez serré pour tenir sans ceinture, justement. Si vous ne pouvez le boutonner sans arrêter de respirer, ou sans ressentir d’inconfort, il est trop serré.

Le pantalon ne devrait pas enserrer la jambe au point de créer un inconfort, de laisser apparaitre des plis de tensions, ou de laisser voir le détail des jambes.

Au niveau de la longueur, le pantalon devrait « casser » légèrement sur la chaussures. Ici, il existe différentes écoles. Toutefois, on ne devrait pas voir vos chaussettes quand vous marchez normalement.

Gilet, cravate et autres accessoires

Pour finir, quelques recommandations pour d’autres types de vêtements.

Une cravate a la bonne longueur lorsque sa pointe arrive au milieu de la boucle de ceinture. Plus courte, le proportion n’est pas harmonieuse. Plus longue, la connotation phallique devient par trop évidente.

Une fois enfilée, l’extrémité de la ceinture devrait terminer approximativement au milieu de la distance entre la boucle et le premier passant.

Un gilet devrait être suffisamment long pour ne pas laisser apparaitre la ceinture.

Au plus court, un short devrait arriver juste au dessus des genous. Au plus long, juste en dessous.

Le mot de la fin

J’espère que ces quelques conseils vous aideront à trouver vêtements à votre taille. Évidemment, s’habiller avec élégance requiert d’autres compétence, mais connaitre la bonne taille d’un vêtement est effectivement un premier pas.

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Développement personnel

De l’importance du changement

Pfiouuu ! Que c’est bon. Figurez vous, chères lectrices, chers lecteurs, que je viens juste d’aller courir. C’est la première fois depuis un an. Rien de tel qu’un bon footing en forêt, et une bonne douche fraiche pour se décrasser la carcasse. Surtout quand comme moi on passe beaucoup trop de temps devant son pc.

Les plus attentifs d’entre vous auront remarqué que le rythme de publication sur ce blog a serieusement diminué, depuis quelques temps. D’ailleurs, certains s’en sont même inquiétés par mail (vous êtes trop gentils). Pour tout vous dire, je suis actuellement dans une phase d’intenses changements.

Changement professionnel, d’abord, avec un nouveau job intéressant mais chronophage. Changements personnels, avec un déménagement qui s’annonce. Et puis, bouleversements qui approchent côté familial, aussi (rien de grave, rassurez vous). Bref, tout ceci fait que ce blog est un peu descendu dans la liste de mes priorités. D’autant que je travaille sur plusieurs autres projets personnels (je vous en parlerai, si vous êtes sages). À vrai dire, tous ces changements bouleversent mes habitudes, et je peine à trouver le temps pour tout ce que j’aime.

D’ailleurs, à propos d’habitudes (car je n’écris pas que pour vous raconter ma vie trépidante), j’ai remarqué quelque chose d’amusant, tout à l’heure. Dans le petit bois ou je pratique mon trottinement, je ne suis pas seul. Nous sommes même un paquet à aller courir là bas. Et, fait amusant, 95% des gens courent dans le même sens, à savoir le sens inverse des aiguilles d’une montre.

C’est un phénomène étrange, que j’avais déjà noté lorsque je courais régulièrement au zoo de Montpellier. Là aussi, tous les coureurs avançaient dans le même sens, de façon trés panurgesque, et sans vraie raison valable.

D’un côté, c’était pratique. J’avais pris l’habitude (encore une) de courir dans le sens contraire, car, n’ayant pas sans cesse un coureur devant ou derrière moi, j’étais bien plus tranquille.

Changer ses habitudes

C’est amusant de constater à quel point nos habitudes nous empèchent de nous remettre en question. Quand on est habitué à faire quelque chose, c’est comme si on portait des oeillères. On ne réfléchit plus, on ne se pose plus de questions, on avance machinalement. Il y a danger lorsque nos habitudes nous ammènent à manquer des occasions, ou à perpétuer des erreurs.

Quand un changement survient et bouleverse nos habitudes, c’est comme si on soulevait d’un coup un sac qui avant recouvrait notre tête. Sorti de l’habitude, nous voyons les choses avec un oeil neuf et attentif. Nous pouvons remarquer ce qui, avant, nous était invisible, et agir en conséquences.

C’est pour ça qu’il est bon, de temps en temps, de prendre des cures de changements. Pas la peine de déménager ou divorcer, j’ai plus simple.

Commencez par faire la chasse à vos petites habitudes, celles dont vous n’avez même plus conscience. Par exemple, le matin, je prends toujours mon petit déjeuner après ma douche. D’ailleurs, après cette douche, je m’essuie toujours les parties du corps dans le même ordre. Quand je me brosse les dents, je commence toujours du même côté. Quand j’attends le bus, je me place toujours au même endroit.

Une fois que vous aurez une petite liste d’habitudes, changez les. Pendant une journée, faites tout à l’envers. Ça n’a l’air de rien, de s’attaquer à de si petites choses, mais vous verrez que ça peut être assez déroutant. En fait, l’effet est même impressionnant, comparé à l’insignifiance de la cause.

Après ça, vous découvrirez qu’on est plus attentif, plus ouvert, de la même façon qu’on se sent mieux après un bon footing. Finalement, changer ses habitudes décrasse l’esprit comme courir décrasse le corps.

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Compétences sociales

Vous aussi, vous pouvez dire la bonne aventure

Bonjour chères lectrices, bonjour chers lecteurs. J’espère que tout le monde va bien. Il y a quelques temps, je vous avais expliqué comment les charlatans s’y prenaient pour réaliser des analyses psychologiques criantes de vérité en un coup d’oeil grâce à l’effet Barnum. J’espère avoir démontré qu’il y a arnaque sous roche, et que les tests des magazines ne sont que platitudes et banalités.

Toutefois, cet article n’était qu’un avant goût de ce qui va suivre, car l’effet Barnum n’est qu’une des techniques utilisées par les diseuses de bonne aventure pour soutirer de l’argent à leurs naïves victimes.

La technique complète que je vais vous expliquer se nomme le cold reading, ou lecture à froid en bon français. On parle de lecture à froid lorsqu’on procède sans connaître d’informations au préalable sur la victime. Dans le cas contraire, on parlera de hot reading. Une fois que vous aurez parcouru ce billet, vous comprendrez comment s’y prennent les voyants pour sembler lire dans vos pensées et prédire votre avenir.

Un peu d’éthique

Attention aux charlatans. Il faut savoir que le cold reading est une technique qui n’est pas magique, mais qui n’en reste pas moins trés puissante, et peut fortement impressionner.

Certaines personnes l’emploient pour distraire leur prochain, et utilisent leur art dans un but spectaculaire et amusant. Ils ne profitent pas de la naïveté de la personne en face d’eux, et l’aident même parfois à résoudre ses problèmes, en l’écoutant plus qu’autre chose. Il n’y a alors pas de mal.

D’autres, en revanche, n’ont pas de scrupules, prétendent disposer de super-pouvoirs, et abusent de personnes parfois sans défenses pour leur soutirer d’importantes sommes d’argent.

Autant dire que ces personnes doivent être évitées à tout prix. C’est pour ça qu’il est bon de connaître leur technique pour les démystifier. Aussi, si vous connaissez des gens naïfs qui dépensent de l’argent chez les diseurs de bonne aventure, n’hésitez pas à faire lire cet article, vous leur rendrez service (et vous me ferez de la pub 🙂 ).

Ceci étant dit, êtes vous prêt à pénétrer dans le monde de la voyance et de la bonne aventure ? Nous commencerons pas parler des prérequis nécessaire à une bonne lecture. Ensuite, nous étudierons la technique proprement dite. Suivez le guide.

Batir une relation, établir l’atmosphère

smoke swirls
Crédit photo : Cheekybikerboy

Dans le processus de cold-reading, c’est en fait le sujet lu qui fait tout le travail1 : une bonne lecture ne peut se dérouler sans un totale implication de sa part. Il est nécessaire que le sujet soit confiant vis-à-vis des capactités « extra-lucides » du lecteur, c’est donc à celui-ci d’instaurer la relation nécessaire, et d’acquérir le prestige qui lui permettra de faire son travail.

Pour ce faire, la plupart des lecteurs adoptent un rôle en fonction de leur physique, qui leur permettra de paraître extravagant, ou au moins différent, sans pour autant avoir l’air menaçant. C’est le cliché de la fameuse « madame Irma ».

Les lecteurs auront également intérêt à travailler dans un environnement dédié, théâtralisé, qui saura plonger le sujet dans une ambiance mystérieuse, voire mystique (une roulotte pleine de fumée, par exemple). Ils utiliseront parfois des accessoires (boule de crystal, cartes de tarot, lignes de la main). Ces accessoires participent à l’ambiance, et permettent certains échappatoires. Un lecteur qui réfléchit fera mine d’observer sa boule de crystal.

L’autre avantage de certains accessoires, c’est qu’ils permettent d’orienter la recherche immédiatement, avec des questions comme « Vous préférez que je commence par la ligne de coeur, ou la ligne de richesse ? »

Bref, rappelez vous qu’il est vital d’obtenir l’adhésion totale du sujet avant de commencer. Les sceptiques aggressifs sont les pires sujets, mieux vaut alors tout arrêter.

Vos statistiques sur le bout des doigts

Un bon lecteur à froid se doit de connaître sur le bout des doigts ses… statistiques ! En effet, au cours de la lecture, vous aurez parfois à lancer des prédictions « au pif ». Vous aurez beaucoup plus de chances de viser juste si votre prédiction colle aux stats.

Hum… Je vois une femme. Je vois son nom. Il commence par un N. Nadia. Non, Nathalie !

Hum, voilà un voyant qui ne se mouille pas trop, dans la mesure ou nathalie fait partie des prénoms les plus utilisés dans les années 1960. Allez, levez la main, ceux d’entre vous qui ne connaissent pas au moins une Nathalie ?

Vous aurez compris l’intérêt d’intégrer toutes les données, qui portent sur le mariage, le divorce, la vie de famille, la paternité, la santé, les animaux familiers, les prénoms populaires par année, l’emploi, l’habitat, l’éducation, l’espérance de vie, bref ! Tout ce qui touche à la vie courante.

Ainsi, il vous sera bien utile de savoir que beaucoup de prénoms féminins commencent par un M ou un L, ou que 70% des travailleurs utilisent des ordinateurs.

L’INSEE, L’Institut national de la statistique et des études économiques est votre amie. Et oui, il va falloir potasser. Vous avez entendu dire que la voyance s’apprenait sans effort ?

Un sens de l’observation à tout épreuve

Un bon diseur de bonne aventure se doit de posséder un sens de l’observation à toute épreuve. Il est possible d’obtenir énormément d’informations sur une personne simplement à partir de son apparence.

En quelques secondes, vous devez être capable d’obtenir son âge, sa catégorie socio-professionelle, son appartenance ethnique, son éducation, son statut marital, ses passions, son style de vie, sa religion, son état d’esprit, la hauteur de son salaire, et j’en passe. Les meilleurs lecteurs à froid sont de véritables profilers. Ces informations seront utilisées plus tard, pour orienter la lecture.

Voici quelques éléments à considérer :

  • Les bijoux sont trés révélateurs. Une alliance révelera le statut marital facilement. Une belle bague au doigt d’une jeune femme indique qu’elle est probablement en couple, et vous pouvez estimer ses revenus en fonction du prix de la bague. Certains anneaux ou colliers ont des significations particulières (affiliation, clubs, métier, religion, etc.). Un anneau à l’oreille d’un homme peut signifier qu’il veut paraître plus jeune, ou qu’il est attentif à son apparence. Une montre peut être révelatrice (sportive, chère, digitale ou à aiguille, grosse ou petite, etc.) Une absence totale de bijoux est également significative (personalité introvertie, ou « libérée »)
  • Les vêtements sont également riches en informations. La provenance des vêtements donne une idée du niveau de revenu de la personne. Est-elle décontractée ? Sportive ? Travaille-t-elle dans un bureau ? Est-elle en relation avec des clients ? Est-elle introvertie ou extravertie ? Quelle image veut-elle donner d’elle ? Autant d’informations disponibles.
  • Les accessoires : La personne a-t-elle un portable autour du coup ? Cela pourrait indiquer un besoin de rester connecté aux autres. Une malette en cuir ? Peut-être travaille-t-elle dans un bureau ? Un sac à main à la mode ? Une canne ou des béquilles ? Un sac Fnac ? Des lunettes vieillotes ou au contraire « fashion » ? À vous de déduire ce qu’il y a derrière.
  • Il est important de vous faire une idée assez précise de l’âge de la personne, car les intérêts et les expériences varient au fil du temps (voir plus loin). Une personne qui fait plus jeune que son âge sera trahie par ses pattes d’oies. À l’inverse, certains modes de vies pas trés sains font vieillir avant l’âge.
  • La beauté de la personne, même si le critère est subjectif, donnera des informations précieuses. Les trés belles femmes, par exemples, intimident les hommes, et sont vues comme des menaces par leurs congénères. Elles regrettent de ne pas être appréciées pour leurs autres qualités. Les gens au physique ingrat ont souvent des relations plus difficile.
  • Une personne à l’élocution fluide, au vocabulaire riche a sans doute reçu une bonne éducation, et touche un bon salaire. À l’inverse, une élocution difficile peut signifier de plus faibles facultés intellectuelles, une condition plus difficile, et des soucis d’argent.
  • La taille, le poids, la musculature permettent d’avoir une idée du style de vie de la personne. Est-elle sportive ou pas ? Les gens plus petits ou plus gros que la moyenne en souffrent généralement. Les gens d’allure sportive ont généralement un mode de vie sain, et des revenus confortables.
  • Vous pourrez découvrir quelle image se fait la personne d’elle même en observant son allure, sa toilette. Ses cheveux sont-ils bien coupés ? Est-elle rasée de près ? Du noir sous les ongles ? Elle doit surement travailler manuellement, à l’usine ou dans son jardin ? Des cals sur les paumes ? Travail manuel, c’est sûr. Les cheveux trés courts pour un homme ? Peut-être est-il policier ou pompier ? Des cheveux longs ? Peut-être est-il enseignant, musicien, artiste, etc. ?

En fait, il y a tellement de choses qu’on peut déduire de l’apparence d’une personne qu’il faudrait un livre entier pour tout expliquer. Ensuite, prenez bien en compte qu’il ne s’agit encore que de supposition, d’hypothèses probables, d’indices. Aucun certitude n’est encore possible. Il ne s’agit que d’orienter la lecture.

Être fin psychologue

The eye of the beholder
Crédit photo : Emmanuele Contini

Vous êtes observateur ? C’est bien. Mais il vous faudra d’autres talents pour devenir diseur de bonne aventure. Notamment, un don pour la psychologie. Car si nous sommes tous différents, nous n’en appartenons pas moins à la même espèce, et nous fonctionnons tous plus ou moins de la même façon.

Vous n’avez pas les moyens de faire remplir à votre patient un test de personalité (ça ne ferait pas trés serieux). Il vous faudra donc être malin et avisé pour pénétrer dans son esprit, et vous imprégner de sa personalité.

Carl Jung, un psychiatre suisse, a effectué des travaux importants sur les types psychologiques. Selon sa théorie, notre personalité est déterminée par 4 fonctions (pensée, sentiment, intuition, sensation), et deux attitudes (introversion, extraversion). L’introverti est celui qui tire son énergie de son monde intérieur, d’où une tendance à la solitude et la contemplation. L’extraverti tire son énergie du monde extérieur, d’où une tendance a être plus liant et expansif. Bien entendu, il ne s’agit que de tendances. Ainsi, une personne pourrait être 25% extravertie et 75% introvertie.

Plus tard, Myers et Briggs, reprenant les travaux de Jung, établiront une nouvelle échelle, le MBTI (Myers Biggs Type Indicator), qui est encore trés utilisée de nos jours pour établir des profils psychologiques.

Le MBTI défini trois échelles en plus de l’Introversion – extraversion que nous venons de voir :

  • E = Extraversion <-> I = Introversion : orientation de l’énergie
  • S = Sensation <-> N = iNtuition : définit la manière dont on recueille l’information, intuitivement ou au travers de ses sens
  • T = Thinking (pensée) <-> F = Feeling (sensation) : comment prend-on ses décisions, rationnellement, ou au « feeling »
  • J = Judgement (jugement) <-> P = Perception : définit le mode d’action, la manière dont on est connecté au monde extérieur.

En déterminant dans quelle case se trouve plus ou moins (il ne s’agit toujours que de tendances) votre sujet, vous obtiendrez une aide précieuse pour comprendre de quelle manière il se perçoit, comment il batit sa relation au monde. Bref, vous aurez une bonne idée de ce à quoi peut ressembler sa vie.

L’échelle Introversion – Extraversion est sans doute celle qui vous aidera le plus. Les personnes introverties ont tendance à préferer la solitude à la foule, ont quelques amis de longue date et des activités telle que la lecture, ou passent beaucoup de temps devant leur ordinateur, et se sentent fatigués après quelques échanges sociaux.

Les extravertis préférent les activités communautaires, ont un réseau de connaissances étendu, le contact plus facile, et se sentent seuls et fatigués en cas d’activités solitaires.

Nous ne sommes pas objectifs sur nous mêmes

La classification, c’est bien, mais c’est fastidieux. Pour gagner du temps, vous devez savoir qu’en fait, la plupart des gens ont une opinion trés favorable d’eux même, et s’attribuent toutes les qualités du monde. Si on leur demande, la plupart des gens penseront (même s’ils ne le disent pas) qu’ils sont loin d’être bêtes, sympas, qu’ils ont une bonne faculté pour résoudre les problèmes, qu’on peut leur faire confiance, qu’ils sont honnêtes, capable de fournir beaucoup d’efforts et de travailler dur, observateurs et doués pour juger de la nature humaine, trés sociables et que leur présence est recherchée.

Le sexe de votre sujet influe sur la manière dont il se perçoit. Si c’est une femme, elle sera enchantée si vous lui dites qu’elle est trés attentive aux besoins et sentiments des autres, a une bonne compréhension de la nature humaine, fait souvent passer les besoins des autres (surtout ceux de sa famille et ses proches) avant les siens. Elle ne pourra qu’acquiéscer si vous lui faites remarquer qu’elle n’est pas toujours appréciée à sa juste valeur, tire une grande satisfaction en aidant les autres, et est trés intuitive.

Si c’est un homme, vous obtiendrez son adhésion en lui disant qu’il est confiant, objectif, logique, que dans une certaine mesure, il respecte toujours ses décisions et ses principes, que si il veut vraiment résoudre un problème, il y parviendra, et qu’il est attirant pour les femmes.

Enfin, vous ne vous mouillerez pas trop en devinant que votre sujet n’aime pas agir sans raison ni comprendre ce qu’il fait, n’aime pas le changement sans bénéfices évidents, et n’apprécie pas d’être manipulé ou contrôlé par d’autres.

Les phases de la vie

Old woman with a photo
Crédit photo : kk+

En plus des points mentionnés plus haut, vous devez savoir qu’un autre élément important influe sur nos vies : notre âge. Nos envies, nos rêves, nos aspirations, notre expérience ne sont pas les mêmes à 20, 40 ou 60ans.

Même si chaque vie est unique, nous traversons tous plus ou moins les mêmes phases, et des crises spécifiques surviennent à des âges plus ou moins similaires (la crise d’adolescence, la crise de la quarantaine, ça vous dit quelque chose ?). Il est bon de connaître ces phases. Ainsi, comme vous aurez réussi à évaluer l’âge de votre sujet, vous obtiendrez un indice de plus sur ce que peuvent être ses interrogations et ses doutes.

Vers 20 ans, le jeune est en quête d’indépendance, et cherche à prendre sa place dans le monde des adultes en s’éloignant de ses parents, physiquement et émotionnellement.

De 22 à 30 ans, notre sujet cherchera à prendre sa place dans le monde, et comment accomplir ses rêves.

La période de la trentaine est généralement une phase de remise en questions de ses choix. Les célibataires ressentent le besoin de se caser, ceux en couple ont des envies de libertés. L’existence devient plus structurée (achat d’une maison, etc), la carrière décolle, etc.

35~45ans est une période de transition : les gens découvrent qu’ils entrent dans la deuxième moitié de leur vie. La santé décroit, le corps n’est plus ce qu’il était. Une importante crise d’identité se prépare : les rôles stéréotypés (mari / femme, employé) ne suffisent plus pour définir qui on est. Pour les célibataires sans enfants, une certaine « sensation de la dernière chance » apparait (surtout chez les femmes).

Après 45 ~ 50 ans, la vie tend à se stabiliser. Un renouveau apparait, les enfants s’en vont, les problèmes d’identité sont a peu près résolus.

Et maintenant, la technique

Tout ce que vous avez lu jusqu’à maintenant n’était en quelque sorte q’une introduction2. Maintenant, nous allons aborder la technique du cold reading à proprement parler.

Pour une session réussie de cold reading, vous devez vous poser deux questions :

  1. Quel est le problème du sujet ?
  2. Comment puis-je le rassurer ?

Les gens qui consultent les voyants et diseurs de bonne aventure le font généralement parce qu’ils ont un problème, et veulent savoir ce que l’avenir va leur apporter. Ils ont besoin d’être écoutés, et rassurés. Comme vous n’êtes pas devin (vous vous souvenez ? Personne ne peut lire l’avenir), votre travail se bornera à prédire tout le bonheur et la prospérité du monde. C’est tout ? C’est tout.

Jamais, jamais, jamais un diseur de bonne aventure de vous prédira un divorce, un accident, le malheur ou la solitude. Ce n’est pas ce que les gens veulent entendre. Ils veulent qu’on leur dise que oui, ils rencontreront l’âme soeur. Oui, leur problème de santé finira par se régler. Oui, ils gagneront de l’argent. Oui, ils parviendront à rembourser leurs dettes. Oui, leur enfant réussira son concours. Etc.

Mais s’il veut connaître l’avenir, votre sujet, lui, connait déjà son passé et son présent. Si vous voulez qu’il soit content de vous et que vos prédictions aient de la crédibilité, il va falloir lui prouver que vous aussi, vous pouvez lire son passé et deviner comment il en est arrivé là.

Une session se déroule donc en trois phases. D’abord, vous devez mettre votre sujet en confiance et lui prouver vos dons. Pour ça, vous utiliserez les informations déjà recueillies. Quand il se prend au jeu, vous allez pouvoir commencer à deviner quel est son centre d’intérêt principal. Quand vous aurez posé le doigt dessus, vous entamerez la dernière phase, qui consiste à rassurer votre sujet en lui prédisant tout un tas de bonnes choses.

La première phase est assez simple : il suffit de flatter le sujet en utilisant l’effet barnum. Relisez l’article, ça devrait être une formalité.

La deuxième phase est la plus importante. Vous allez interagir (j’insiste) avec le sujet, pour l’amener à s’ouvrir et à vous donner les informations dont vous avez besoin. Car plus le sujet aura l’impression que vous en savez long sur lui, plus il sera susceptible de vous divulguer d’autres informations.

Pour cela, vous allez utiliser principalement deux techniques :

  1. Le shotgunning (ou tir au fusil à pompe) consiste à proposer à votre sujet une grande quantité d’affirmations floues, et à observer comment il réagit et les interprète. En « tirant au hasard » dans toutes les directions, vous multipliez vos chances de toucher une corde sensible. Voici quelques exemples :

    Je vois une femme dans votre pasé. Elle n’a pas de lien du sang avec vous. Vous ne vous êtes pas toujours entendu avec elle. Je sens qu’elle va bientôt revenir dans votre vie.

    Je vois un problème avec une figure paternelle de votre famille. Votre père, un oncle, un cousin ? Je vois du noir dans sa poitrine.

    Je vois des initiales, un N. Et peut-être un J. J’ai le sentiment qu’une personne dont le nom commence par ces lettres aura un rôle particulier dans votre vie.

    Dans tous les cas, votre sujet sera libre d’interpréter ces informations comme bon lui semble. Au besoin, vous pourrez l’encourager avec une phrase du genre « Je vois des images, elles signifient sans doute plus pour vous que pour moi. Aidez moi, et nous découvrirons de nouvelles choses à votre sujet ».

  2. Le tir au hasard (je ne retrouve plus le nom « officiel ») consiste à émettre des déclarations floues et au pifomètre, de manière à générer une réponse, le plus souvent inconsciente, du sujet. Ces réponses sont une véritable manne d’informations pour le lecteur à froid.

    J’ai le sentiment que vous avez des soucis financiers ces derniers temps.

    J’ai l’impression qu’une personne de votre entourage occupe particulièrement votre esprit en ce moment.

    Vous avez des travaux en cours en ce moment. Quelque chose que vous devez accomplir avant de passer à autre chose.

    De telles déclarations ne sont jamais des affirmations. Elles sont formulées de manière à laisser la place à l’interprétation, et à générer un retour (feedback) de la part du sujet. Celui-ci en effet, sans même s’en rendre compte, va acquiescer, froncer les sourcils, tressaillir, se pencher, dodeliner de la tête, retenir son souffle, rapprocher sa chaise, soupirer, moins cligner des yeux, raidir ses muscles, accélerer sa respiration, etc., indiquant au lecteur attentif s’il brasse du vent ou s’approche de son but. Il vous faudra donc vous entraîner à savoir lire le langage corporel.

    C’est là que ça devient franchement marrant : même si sur 10 déclarations comme celles-ci, 9 sont fausses et une seulement touche au but, c’est celle-là que votre sujet retiendra, grâce à un phénomène psychologique appelé la validation subjective, ou mémoire sélective.

    En mélangeant ces deux techniques, vous pouvez rassembler des informations de plus en plus précises sur votre sujet. Quand vous apprenez un fait nouveau, stockez le sagement et attendez votre heure. Quand vous en saurez assez, ressortez les informations que vous avez stocké, comme si c’était vous qui les révéliez. C’est magique, on croira que vous êtes devin. On se souviendra que vous saviez.

Lost control
Crédit : Emmanuele Contini

Vous découvrirez que la plupart de ceux qui consultent les voyants ont trois principaux centres d’intérêts : le sexe / les relations, la santé, et l’argent. L’immense majorité des problèmes que vous rencontrerez rentre dans une de ces catégories. Le mariage, les rencontres, la solitude, le divorce, l’adultère, les accidents, les maladies, la guérison (de soi ou des proches), les dettes, le jeu, les investissements, les voyages, le vol, les intérêts, sont de trés grands classiques.

Si vous êtes arrivé jusqu’ici, la dernière phase est du gateau. Il vous suffit de faire un récapitulatif de tout ce que vous savez, et à formuler des prédictions positives qui répondent aux interrogations de votre sujet. Bien entendu, ces prédictions doivent rester imprécises.

Bon, et c’est quand même là que l’éthique pointe le bout de son nez. Votre sujet est dans votre poche, à votre merci. Il est de votre responsabilité de ne pas prédire n’importe quoi.

Si un homme vous demande s’il va gagner à la lotterie, répondez lui que vous voyez une rentrée d’argent, mais surement pas grâce au loto. Si une femme vous demande si son mari la trompe, répondez lui que votre impression est qu’elle est parfois un peu trop suspicieuse, et qu’il faut lui laisser le bénéfice du doute à moins d’avoir de vraies preuves. Si une personne vous demande si elle rencontrera son âme soeur, répondez que vous pensez que oui, et qu’il s’agira probablement d’une personne qui ne correspond pas au « type » habituel de votre sujet.

Ces réponses sont positives et ouvrent l’esprit sans encourager à la passivité. Elles créent les conditions mentales les plus susceptibles d’apporter des choses positives dans la vie de vos sujets. N’oubliez pas, à grand pouvoir, grande responsabilité.

Pour conclure, j’espère avoir montré que les voyantes, diseurs de bonne aventure et compagnie, s’ils sont doués d’un talent certain, ne disposent d’aucun pouvoir surnaturel. Retenez bien que personne ne peut prédire l’avenir, même si certains sont passés maîtres dans l’art de le faire croire. Si tous ne sont pas des escrocs, certains cold readers sont de purs charlatans qui profiteront de votre naïveté pour vous soutirer votre argent. Je suis sûr qu’en y réfléchissant, vous pourrier y trouver un meilleur usage, non ?

  1. bon, j’exagère, mais pas tant que ça []
  2. pas mal, pour une introduction, non ? []
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Compétences sociales

Comment lire dans les pensées

Il m’arrive une chose étrange. Depuis que j’écris ce blog, certaines de mes capacités sensorielles se sont développés de façon surprenante. En fait, je dispose maintenant de facultés telles, que j’arrive à lire dans les pensées des gens. Et oui ! Je suis devenu télépathe !

Même vous, là, derrière votre écran, j’arrive à percevoir vos ondes, et je peux déterminer qui vous êtes et ce que vous aimez. Vous ne me croyez pas ? Vous êtes sceptiques ? Je peux pourtant vous décrire avec une grande précision :

Je sais que vous avez besoin d’être aimé et admiré, et pourtant vous êtes critique avec vous-même. Vous avez certes des points faibles dans votre personnalité, mais vous savez généralement les compenser.

Vous avez un potentiel considérable que vous n’avez pas toujours tourné à votre avantage. A l’extérieur vous êtes discipliné et vous savez vous contrôler, mais à l’intérieur vous tendez à être préoccupé et pas très sûr de vous-même.

Parfois vous vous demandez sérieusement si vous avez pris la bonne décision ou fait ce qu’il fallait. Vous préférez une certaine dose de changement et de variété, et devenez insatisfait si on vous entoure de restrictions et de limitations.

Vous vous flattez d’être un esprit indépendant et vous n’acceptez l’opinion d’autrui que dûment démontrée. Vous pensez qu’il est maladroit de se révéler trop facilement aux autres. Par moment vous êtes très extraverti, bavard et sociable, tandis qu’à d’autres moments vous êtes introverti, circonspect, et réservé.

Certaines de vos aspirations tendent à être assez irréalistes.

Pensez vous que ceci décrive votre personalité fidèlement ? Oui ? Alors, vous voyez bien que je peux lire dans vos pensées. Balèze, le télépathe, non ?!

Bon, je vous rassure, chers lecteurs, il ne s’agit pas d’un nouveau poisson d’avril. Non, je n’ai pas développé de super-pouvoirs télépathiques, et non, je ne suis pas en train de péter un cable. Et bien évidemment, je suis incapable de « percevoir vos ondes », et encore plus incapable de lire dans vos pensées.

Pourtant, il y a de trés fortes chances pour que vous sous soyiez reconnu dans le texte plus haut, pas vrai ? Et bien je vais vous expliquer pourquoi. Vous êtes tout simplement victime de l’effet Barnum.

L’effet Barnum

L’effet Barnum est la tendance générale que nous avons à interpréter des affirmations vagues et générales comme étant spécifiques, et à leur donner un sens pour les appliquer à nous même.

C’est le psychologue Bertram Forer qui a mis cet effet en évidence, en réalisant une petite expérience fort amusante. Il soumit tous ses étudiants à un test de personalité. Au lieu de les corriger, il les jeta tout simplement à la poubelle1. En guise de résultat, il leur rendit à tous le même texte, celui que vous avez lu plus haut, et qu’il avait recopié dans un bête magazine.

Il demanda à chaque étudiant d’évaluer la pertinence de l’évalutation sur une échelle de 0 (nulle) à 5 (excellente). Il obtint alors la note moyenne de … 4.2. En moyenne, les étudiants estimaient que les tests étaient trés pertinents.

Le nom de cet effet vient du fondateur du cirque Barnum, auquel on prête deux aphorismes :

Il faut que dans un spectacle, chacun croit qu’il y a un petit peu de quelque chose pour lui

Et…

A chaque minute, il naît un gogo…

L’expérience à également montré que nous avons tendance à nous voir sur un jour favorable, et à accorder beaucoup plus d’importance aux déclarations qui nous sont favorables.

D’ailleurs, je parie que vous avez un grand sens de la justice, pas vrai ? Vous êtes trés doué pour juger la nature humain et vous arrivez trés bien à vous faire des opinions sur les gens. Si vous êtes une femme, vous avez de bonnes capacités relationnelles, et vos amies savent qu’elles peuvent compter sur vous. De plus, il me semble que les gens de votre entourage vous voient un peu comme quelqu’un de doué pour résoudre les problèmes, et vous avez un talent certain pour donner de bons conseils.

Et oui, l’être humain aime beaucoup la flatterie. Décrivez quelqu’un de manière vague et élogieuse, et il sera certain que vous avez résumé sa personalité de manière extrement précise. Facile, ensuite, de le convaincre que vous êtes capable de lire dans les pensées.

horoscope, bonne aventure, et autre charlatans…

L’effet barnum est une sacré aubaine pour un paquet de charlatans, et à fait la bonheur des taromancians, numérologues, mentalistes, diseurs de bonne aventure, etc.

Trouvez vous que l’horoscope que vous lisez dans les magazines est souvent pertinent ? Balivernes ! Soyez certain qu’aucun numérologue ne peut prédire votre avenir personnel.

Les tests de personalité dans les magazines ? De la crotte de pingouin ! Ce ne sont que de bêtes jeux, incapable de mesurer quoi que ce soit.

On trouve souvent, notamment dans les coins touristiques, des petites cartes censées décrire votre personalité en fonction de votre prénom. Vous voyez de quoi je veux parler ?

Robert : vous êtes un homme qui aime qu’on le respecte. Vous savez ce que vous voulez, mais il vous arrive parfois de douter de vous même, etc.

Rebelote ! Effet Barnum.

La prochaine fois que quelqu’un tentera de deviner votre personalité à partir de votre écriture ou d’une boule de crystal, vous saurez pourquoi il faut être prudent. Dans un prochain article, nous étudierons les autres techniques utilisées par les diseuses de bonne aventure pour vous manipuler. En attendant, gare aux charlatans !

  1. Les tests, pas les étudiants []
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Développement personnel

Le bonheur, pour vous, c’est quoi ?

Salut chères lectrices et chers lecteurs. J’espère que vous allez bien. J’espère aussi que vous avez quelques minutes de libre, parce que j’aimerais vous poser une question.

Il y a peu, je planchais sur un article ayant plus ou moins pour thème le bonheur. J’essayais de me visualiser à la fin de ma vie, quand j’aurai un tas de rides et une grande barbe blanche. Je voulais essayer d’imaginer quels genre de souvenirs j’aimerais emporter. Parce que les souvenirs de plus tard, c’est maintenant qu’il faut les forger.

Bref ! Je me demandais si tout le monde, au final, avait plus ou moins la même vision du bonheur. Alors, voilà, chères lectrices et chers lecteurs, la question à laquelle j’aimerais que vous me répondiez :

Le bonheur, pour vous, c’est quoi ?

Comment vous voyez-vous quand vous serez vieux ? Quelle serait la vie idéale selon vous ? Pour quoi voudriez-vous qu’on se souvienne de vous ?

S’il vous plaît, si vous avez le temps, prenez 5 minutes pour réfléchir un peu profondément, et faites nous part de vos idées.

Merci.